13/11/2016

MCM Brussels ComicCon 2016

 Retour sur un événement de qualité pas assez mis en valeur...

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C'est en ce samedi 5 novembre 2016 que Coq de Combat et moi sommes allés à cet événement regroupant les fans de comics et autres BD internationales à l'intérieur du « petit » palais numéro 7 du Brussels Expo, à deux pas de celui qui accueillait les fans de Harry Potter. Mais ni l'un, ni l'autre ne débordait d'une foule exponentielle : seules des petites poignées rentraient ça et là en suivant les barrières prêtes à aligner les gens en rangs d'oignons si nécessaire, comme lors d'autres festivités aux mêmes lieux. Inutiles hélas, pour le MCM Comic Con dont la publicité hors des réseaux sociaux faisait défaut.

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Tant et si bien que la matinée fut calme et la visite des lieux tranquille. Quelques cosplayeurs passant par-ci, par-là et des boutiques d'objets dérivés de comics et de séries en pagaille ! Des jeux de sociétés célèbres tels que Cluedo, Monopoly, Stratego, et j'en passe revus à la mode Game of Thrones, Dr Who et autres stars du petit écran. De quoi en mettre plein les yeux aux collectionneurs et aux fans acharnés.

 Eugene Simon, Ian Beattie

Les invités, aucun hélas pour représenter le 9e art, étaient des artistes pour la plupart anglais, dont Eugene Simon et Ian Beattie (acteurs récurrents des 5 premières saisons de la célèbre série « le trône de fer » interprétant respectivement Lancel Lannister – cousin de la reine et Meryn Trant – garde royale), étaient très abordables lors des séances de dédicaces où bon nombre de visiteurs se contentaient de leur parler plutôt que de payer 25 euros pour une dédicace ; et lors de l'interview en public : tous deux furent un véritable régal de part leur sympathie et leur humour.

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Pour en revenir au salon en lui-même, il y a encore tant à dire et à vous présenter. À savoir, dans un premier temps et au grand dam des petits francophones que Coq de Combat et moi-même sommes (parlant toutefois anglais, heureusement!), il y avait peu, voire pas du tout d'enseigne Belge lors de ce festival. Nous aurions espéré croiser certains commerçants connus de nos rues liégeoises, souvent présents lors de ce genre d'événement, mais non : seule le « reliquaire » (boutique liégeoise de costumes et articles dérivés de films tels que Harry Potter, Le seigneur des anneaux, ...) semblait représenter la Wallonie (sauf erreur de ma part) alors que les autres étaient majoritairement anglais ou néerlandais avec, comme Coq de Combat me l'a fait remarquer « beaucoup de produits identiques où seul le prix, parfois, différait » ainsi que « des boutiques de bandes dessinées anglophones avec néanmoins les mêmes titres que par chez nous » : comme quoi, nous ne sommes ni en avance, ni en retard par rapport au reste de l'Europe.

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De même pour les jeux mis en valeur sur quelques stands, à savoir le nouveau Mariokart savamment présenté dans une petite camionnette aux allures vintages et pourtant équipée de la dernière technologie « game » ainsi qu'une parcelle de palais transformé en champ de bataille pour un laser game qui a ravi petits et grands, qu'on pouvait entendre rire et crier à l'autre bout de l'immense local, tandis que nous dégustions de merveilleux onigiri (gâteaux de riz), laissant de côté les traditionnelles roulottes de frites trop belges pour nous en ce jour.

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Ce qui nous amène lentement mais sûrement à la fin de cet article avec deux stands qui nous ont marqués. L'un assez glauque, avec des bocaux au formol contenant... honnêtement j'ai préféré ne pas regarder de trop près quand j'ai constaté qu'il s'agissait souvent d'embryons d'animaux morts mais qui auraient plu – le stand, pas les bocaux – à nos amis de chez Samba, fans de pin-up, car il y avait quelques tableaux de jolies donzelles des années 40-60. Et enfin un autre artiste venu avec tout son « Imaginarium » : Gary Nicholls, artiste de photographies conceptuelles œuvrant dans un style digne de Dickens et d'histoires « Steampunk » tout en image. Un régal pour l'imaginaire et les yeux, une terreur pour les portefeuilles.

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C'est donc néanmoins ravis, d'autant plus quand nous avons vu les familles affluer en masse en début d'après midi pour remplir le palais 7 du Heysel, que nous avons fait le tour de ce salon dans l'espoir que les prochaines éditions marqueront la présence d'artistes de la bande dessinée à rencontrer et des boutiques francophones.

 ShayHlyn (avec la collaboration de Coq de Combat)

Quelques liens utiles :

www.mcmcomiccon.com/belgium

www.lereliquaire.be

www.reddotcommerce.nl

www.lngamesandmovies.nl

www.themoutain.nl

www.liglinister.com

www.gdcstore.be

www.g-n-p.co.uk

 

12/11/2016

Jason et la toison d'or

 

couverture.jpgtoisonor.jpgTome 1/3 : Premières armes

Scénaristes : Didier Poli / Clotilde Bruneau

Dessinateur : Alexandre Jubran

Coloriste : Scarlett Smulkowski

Directeur d'ouvrage : Luc Ferry

Éditions : Glénat

Collection : La sagesse des mythes

56 pages

Genre : Aventure, mythologie, histoire

Parution : le 02 novembre 2016



Avis de l'éditeur :

Héritier du trône d’Iolcos, Jason est le seul survivant d’un massacre perpétré par son oncle, le félon Pélias. Mis en sécurité par sa mère, il parfait son apprentissage auprès du meilleur éducateur de la Grèce : le centaure Chiron. Devenu adulte, Jason part alors accomplir son destin et réclamer son trône. Mais, piégé par son oncle, il se retrouve à devoir entreprendre la plus périlleuse des missions : rapporter la toison d’or, un trésor aussi inestimable qu’inaccessible. Pour s’en emparer, il va devoir s’entourer des meilleurs. Et bâtir un navire capable de traverser le terrible Détroit des Dardanelles. Alors, seulement, le voyage pourra commencer...

Dans ce premier tome d’une trilogie, découvrez la genèse de la quête de Jason, l’un des plus célèbres mythes de la Grèce antique !

Mon avis :

Les aventures des héros grecs ayant été tellement dépeintes de multiples façons, tant au cinéma que sur papier, que j'attendais cet ouvrage avec ardeur et une certaine appréhension. Mais il a suffit de voir la couverture pour déjà comprendre que le contenu – visuel en tout cas – allait m'en mettre plein les yeux. Loin de présenter Jason en capitaine de navire, c'est un portrait presque familiale qui flamboie sous mes yeux : un centaure souriant brandissant un petit guerrier au-dessus de sa tête. Ils sont heureux, ils semblent innocents, … pourtant, le glaive du bambin ne laisse aucun doute : c'est bien le début d'une aventure qui se profile à l'horizon !

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Les couleurs sont chaudes tout au long de l'ouvrage et les personnages dessinés avec grandes minuties, tant et si bien que certains d'entre eux ne peuvent nier de qui ils ont été inspirés. Comme Orphée, que je vous laisse découvrir en feuilletant vous-même l'ouvrage, qui ressemble à s'y méprendre à Jared Leto, chanteur et acteur qu'on a pu retrouver dernièrement dans « Suicid Club » (adaptation d'un comic mettant en scène les anti-héros de Marvel). Et le scénario n'est pas en reste ! Il est évident qu'un fin connaisseur des mythes et légendes se cache derrière les paroles et les descriptions. Si un doute persistait, il suffit de voir les quelques dernières pages beaucoup plus théoriques que Luc Ferry nous réserve pour définitivement comprendre que cette bande dessinée a été réalisée avec minutie.

 

C'est donc ainsi que nous découvrons la genèse de la quête de Jason, une partie assez méconnue et qui pourtant comporte son lot de complots et de sang versé. Une première partie de trilogie qui laisse une place de choix aux créatures fantastiques telles que Chiron le centaure qui fera l'éducation de Jason et le bélier à la toison d'or gardée par un dragon féroce.

 

De quoi donner hâte de lire la suite !

Un régal pour tous les amateurs de mythologie !

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ShayHlyn

 

18/10/2016

Mes COP'S

mes cop's,tome 6,plus cop's que nature,cazenove,fenech,bamboo,jeunesse.mes cop's,tome 6,plus cop's que nature,cazenove,fenech,bamboo,jeunesse.Tome 6 : plus cop's que nature
Scénario : Christophe Cazenove
Dessin : Philippe Fenech
Éditions : Bamboo
Genre : jeunesse
48 pages

Parution le 28 septembre 2016


Avis de l'éditeur :

Copine marrante, râleuse ou fofolle… Quelle Cop’s êtes vous ?!
 
Jessica va passer les trois premières semaines des grandes vacances dans la ferme de sa tante et de sa cousine. Ce qui veut dire loin de ses cop’s, et même très très loin de ses meilleures cop’s ! Voici l’occasion pour Jessica de faire le point sur ces questions qu’elle ne s’était encore jamais posée : peut-on être cop’ avec une cousine que l’on déteste ? Comment fait-on pour se trouver de nouvelles amies ? Est-ce que c’est poli de piquer celles de sa cousine ? Et la plus importante d’entre toutes : quand est-ce que je vais revoir mes cop’s ?

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Mon avis :

Mes cop's ou comment sont les adolescentes de nos jours ! Une bonne tranche de rire en lisant ces pages du tome 6 où une pure citadine élevée au smartphone et Internet se retrouve à partir un mois en vacance dans le trou perdu du monde, un petit village de campagne française où le réseau téléphonique n'a pas encore complètement trouvé son chemin au grand damne de Jess, notre héroïne anéantie à l'idée de partir en pleine cambrousse, chez une cousine qui – de mémoire – est la pire fille au monde.

Ô pardon, toi l'adolescent qui passera sur cette chronique, mais oui : « c'est exactement comme ça qu'on vous imagine, nous, ceux que vous traitez de vieux, voire d'ancêtres si nous avons grandit sans le sacro-saint Internet ». Mais en fait, non : c'est sans scrupule que l'idée que vous soyez ainsi amuse la galerie. Plus d'une fois, je me suis dit « oh on dirait une telle », « j'imagine trop bien Machin faire ça », j'en passe et des meilleurs. Le must, c'est sans doute quand une des ados est blonde en prime : alors là, Christophe Cazenove gratine les choses jusqu'à nous en faire craquer l'os zygomatique (et c'est une blonde qui vous l'écrit).

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Bref, une bonne lecture pour les jeunes – et moins jeunes à l'occasion – idéal pour se détendre l'espace d'un instant. Des dessins frais et hilarants, des personnages attachants, drôles et typés. Une série qui mérite encore plusieurs tomes car nos chers adolescents ont encore beaucoup à nous faire découvrir sur leur vie de tous les jours et Cazenove et Fenech assez d'imaginations pour les dépeindre avec beaucoup d'humour. Une série qui a donc encore un bel avenir devant elle, comme nos jeunes !

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ShayHlyn

15/10/2016

L'année de la CHÈVRE ,BERNADETTE

l'année de la chèvre,bernadette,vanyda,duprat,la boite à bulles,hors-champ,tranche de viel'année de la chèvre,bernadette,vanyda,duprat,la boite à bulles,hors-champ,tranche de vieScénariste : Vanyda
Dessinateur : François Duprat
Éditions : La Boîte à Bulles
Collection : Hors-Champ
Genre : Tranche de vie.
112 pages.
Sortie le 5 octobre 2016



Avis de l'éditeur :

Installée dans une routine qui semble lui convenir,Bernadette – celle que Franck avait rencontré 15 ans plus tôt dans L’Année du Dragon – a maintenant 36 ans. Mariée et mère de deux enfants, elle mène une vie rythmée par sa famille et son travail d’enseignante, sans se douter que l’année qui débute marquera un tournant décisif.

Car cette année est celle de la Chèvre, le signe de Bernadette dans l’astrologie chinoise, ainsi que celui de sa fille, Anaïs. Mais les astres n’ont pas prévu d’être cléments envers elles et, petit à petit, le ciel s’obscurcit.

Tandis qu’Anaïs, rêveuse et mal dans sa peau,entre dans l’adolescence, Bernadette se heurte à la lâcheté de son mari et se laisse dangereusement approcher par Samuel, son coach sportif. Sa vie paisible s’effrite : Anaïs se renferme, son couple bat de l’aile, les non-dits persistent dans sa famille, sa mère se remet à boire...

Le doute et le désir de liberté la bousculent.L’herbe ne serait-elle pas plus verte ailleurs ?

Un récit doux et intime sur les doutes de l’âge adulte sans oublier ceux des adolescents, scénarisé par Vanyda.

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Mon avis :

Adepte des biographies, avec un début, un milieu et une fin : il est assez difficile d'entrer dans ce récit qui débute au hasard d'une année, dans la vie d'une famille. Celle de Bernadette en l'occurrence. L'année de la chèvre qui s'avère être le signe astrologique chinois de Bernadette et sa fille Anaïs.

Mais au fil des pages colorées au gré des humeurs de chacun, dépeignant la vie qui nous en fait, elle-même, voir « de toutes les couleurs », on se prends au jeu intimiste qui se dessine agréablement sous nos yeux.

C'est la vie de Monsieur et Madame tout le monde, une famille ordinaire avec Bernadette, institutrice dévouée, mariée et mère de deux enfants, sa sœur qui n'a pas encore fait son coming-out auprès de leurs parents, une mère anciennement alcoolique, un père effacé, un grand père qui se souvient de la bonne époque où il pouvait encore marcher sans déambulateur. Sans oublier le mari, graphiste déçu par sa carrière, Anaïs leur fille de 12 ans en pleine recherche d'elle-même et le petit Eliott qui apprend la vie au détour de contes lus par sa maman chaque soir.

Et pas n'importe quel conte ! Voilà qui est très savamment orchestré que de faire lire « la chèvre de Monsieur Seguin » à Bernadette qui, par la magie de la métaphore va elle-même devenir cette chèvre en quête d'aventures pour briser la monotonie de sa vie. Plus précisément, c'est sous la forme d'une bergère accompagnant la célèbre chèvre décrite dans « Les lettres de Mont Moulin » d'Alphonse Daudet que Bernadette va devoir déjouer les pièges du loup sous les traits d'un satyrique professeur de sport.

Cette comparaison rend l'ouvrage romantique, les couleurs pastels parviennent à réunir le rêve et la réalité ; et case après case : c'est la vraie vie qui défile. Les problèmes de couples, de famille. L'éducation scolaire mais également parentale. La « gestion » de la vieillesse, des addictions. Le stress économique lié à l'emploi, ... tout ce qui peut nous arriver à nous, lecteurs, chaque jour. De quoi se dire parfois « ah oui, c'est vrai, moi aussi » ou encore « je l'ai déjà entendue celle-là » quand Bernadette crie sur ses enfants pour x ou y raison.

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Mais tout cela n'aurait été que « simple histoire » si Vanyda n'avait pas brillamment épilogué le récit. Car Bernadette, lasse de cette routine, a su prendre le taureau... que dis-je : la chèvre !.. par les cornes. Mais pour en savoir plus, il vous faudra lire « L'année de la chèvre » de Vanyda et François Duprat que je vous recommande chaudement.



ShayHlyn