24/01/2017

Puppy

 

couverture.jpg001.jpgSouvenirs d’outre-tombe

Auteur : Luz
Éditeur : Glénat BD
160 pages
Date de sortie : 18/01/2017
Genre : Graphisme, Audace du dessin, Roman Graphique, Animaux.

 

Présentation de l'éditeur :

Au cœur d’un cimetière pour animaux de compagnie, une patte émerge des profondeurs : Puppy se réveille, revenu d’entre les morts. Débarrassé de son enveloppe de chair, désormais à l’état de mort-vivant, le petit chien jovial arpente avec maladresse les allées lugubres, sautillant, claudiquant, tombant parfois sur un os. Rex, Vicky, Fritz, Cindy, Charlie... les sépultures qu’il croise sont tout autant des souvenirs qui résonnent dans sa mémoire qu'un terrain de jeu illimité. Jusqu'au moment, où le chiot se retrouve malgré lui projeté dans le monde étrange que les humains ont laissés derrière eux...

Dans un exercice de style sans parole rappelant autant l’esprit des comic strips américains des années 1930 que l’esthétique burtonien de L’Étrange noël de Monsieur Jack, Luz nous embarque dans un univers sombre, dystopique, poétique, absurde et émouvant, où il laisse exploser son trait expressif et virtuose.

Puppy, Luz, Glénat, Graphisme, Audace du dessin, Roman Graphique, Animaux.

Mon avis :

Voilà un défi qu'il fallait oser. Un pavé de 160 pages sans le moindre mot, entièrement en noir et blanc... oui, vraiment ! Il fallait oser. Surtout quand le thème est la mort d'un chien qui se retrouve, tel un zombie, à arpenter le cimetière où il est enterré ainsi qu'un monde d'humains étrange et souvent inquiétant.

Défi relevé ? J'hésite à dire oui. Je tends à dire non... ce qui n'aide pas évidemment. Disons que le côté poétique de cette œuvre, avec ce petit chien cheminant au gré des balles de tennis, de son nez qui se carapate ou encore ces os qu'il propulse de-ci, de-là, ... m'empêche de dire que c'est trop bizarre pour être bien. Respirez-donc maître Luz, vous n'aurez pas un zéro pointé !

Puppy, Luz, Glénat, Graphisme, Audace du dessin, Roman Graphique, Animaux.

Qui plus est, comme l'éditeur, j'ai aussi pensé au petit chien fantôme dans « L'étrange Noël de Mr Jack » de Tim Burton. Le côté macabre sans aucun doute, paradoxal avec la couverture rose. Et puis tout cet univers vu au travers du regard d'un petit chien malicieux, joueur... un peu cabot sur les bords, avec même un petit côté matou face aux jouets de fortunes qu'il rencontre.

C'est donc malgré tout un peu trop bizarre pour moi, surtout quand Puppy se retrouve dans un monde indéniablement humain et pourtant sans le moindre visage, juste des vêtements qui avancent, perdent leur pantoufle ou leurs médicaments pour pimenter la croisade du petit chien fait de lambeaux de chair et d'os. Mais j'applaudis l'audace – car ça n'a pas du être facile – et la poésie qui transparaît au fil des pages. Peut-être pas assez rose à mon goût ? Qui sait... Moi-même je garde un goût mêlant désintérêt et sourire nostalgique en pensant à mes propres animaux perdus.

En résumé, malgré la poésie palpable et qui redore le blason de cette BD, seuls les amateurs du genre et les inconditionnels de Luz y trouveront leur compte...

 

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ShayHlyn

06/01/2017

ALICE DE L'AUTRE CÔTÉ DU MIROIR

 

aliceAutreCoteMiroir.jpg15171162_1343048992381465_2342822922075845615_n.jpgDessin : Benjamin Lacombe.
Scénario : Lewis Carroll.
Éditeur : Soleil / Métamorphose.
164 pages.
Sortie : 30 novembre 2016.
Genre : Classique, fantastique, conte de fées.

 

 

Résumé :

 Après une très belle édition illustrée d’Alice au pays des merveilles, Benjamin Lacombe sublime la distorsion du temps et de l’espace avec De l’autre côté du miroir.

Dans cette suite directe du chef-d’œuvre de Lewis Carroll (traduite par Henri Parisot), Alice décide de passer « de l’autre côté du miroir » et s’y métamorphose ! De pion, elle deviendra reine. Le monde du miroir se présente comme un monde inversé. L’espace et le temps y sont mis à mal... Il faut courir très vite pour rester sur place !

Certaines pages se déplient à la façon d’un plateau de jeu d’échec et accompagnent la bascule d’une dimension à l’autre... ; décors, personnages évoluent littéralement.
Benjamin Lacombe se délecte en proposant ainsi une vision, une interprétation singulière de la beauté étrange d’un monde, bercé par un délicieux mélange de poésie, d’humour et de non sens, qui vise implicitement à former les plus jeunes.

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Mon avis :

Loin de moi l'idée de remettre en cause ou de critiquer cette œuvre majeure qui a facilement deux siècles. Bien au contraire, cette édition splendide m'a permis de relire cet ouvrage ô combien alambiqué, mais tellement « Lewis Carroll ». Qui ne se souvient pas, à l'évocation d'Alice, cette jeune héroïne : de ce lapin blanc galopant à vive allure car il est en retard ? La chanson des fleurs dans le classique de Walt Disney, ou encore plus récemment, Johnny Depp en Chapelier fou ? Ici, pas d'interprétation des mots, pas de personnification simplistes des protagonistes : juste les mots tels qu'ils ont été écrits par le père de cet univers merveilleux et pourtant ô combien étrange.

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Un monde qui se rapproche immanquablement de la perception faite par Benjamin Lacombe. Comme si, depuis des décennies, le pays des merveilles et le monde de l'autre côté du miroir n'attendaient que ce dessinateur pour prendre toute leur ampleur, tout leur mysticisme. Car oui : Benjamin Lacombe partage avec Lewis Carroll, une conception unique de cet « autre univers » pourtant si proche de nous, juste là, dans le fond du jardin ou ... de l'autre côté du miroir. Ce mélange subtil entre candeur et dure réalité ; entre apparence rigide et esprit loufoque ; merveilles et obscurités, ... tant d'oppositions qui se rencontrent dans le texte comme dans l'image et qui rendent cette édition parfaite à mes yeux ! Sans amener les personnages à la limite du grotesque comme certaines adaptations se sont permises de le faire, Benjamin Lacombe a mis l'accent sur l’authenticité, comme s'il avait pu remonter le temps et concevoir en compagnie de l'auteur les dessins appropriés.

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Alors je dis : chapeau bas Monsieur ! J'ai bien fait d'attendre et de vous suivre sur Facebook pour enfin découvrir ce petit bijou de ma bibliothèque.


Un véritable régal pour les yeux !

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ShayHlyn

 

29/12/2016

LES FÉES DE COTTINGLEY

 les fées de cottingley,perez sebastien,de la villefromoit sophie,soleil,métamorphose bd,152 pages,roman illustré,fantaisie,féerie,biographie.les fées de cottingley,perez sebastien,de la villefromoit sophie,soleil,métamorphose bd,152 pages,roman illustré,fantaisie,féerie,biographie.Dessin : de La Villefromoit Sophie
Scénario :
 Perez Sebastien
Éditeur : SOLEIL( Métamorphose)
152 pages
Parution : le 16 novembre 2016
Genre : roman illustré, fantaisie, féerie, biographie.

 

 

Résumé :

Oscillant entre mensonge et vérité, cette revisite de la célèbre affaire des Fées de Cottingley offre une vision peu conventionnelle de ces créatures !

 

Les Fées de Cottingley ou L’Affaire des Fées de Cottingley fait référence à une légendaire série de cinq photographies qui montre deux fillettes, Elsie Wright et Francès Griffith, en compagnie de fées...

 

Cette série de photographies a jadis attiré l’attention de l’illustre écrivain écossais, Sir Arthur Conan Doyle, qui s’en servit pour illustrer plusieurs articles sur le sujet ainsi qu’un livre. Spiritualiste, il mena une enquête passionnée et interpréta ces photographies comme une preuve concrète de la réalité des phénomènes psychique; la réaction du public fut vive et les débats houleux entre ceux qui y croyaient et ceux qui n’y croyaient pas se multiplièrent durant des années.

Alors que cette affaire demeure encore un mystère, cette magnifique édition illustrée, signée Sébastien Perez et Sophie de La Villefromoit, raconte l’histoire de Francès, la plus jeune des fillettes, telle qu’elle aurait pu se produire...

Les Fées de Cottingley, Perez Sebastien, de La Villefromoit Sophie, SOLEIL, Métamorphose BD, 152 pages, roman illustré, fantaisie, féerie, biographie.

Mon avis :

À l'heure de la photo numérique et de la magie des éditeurs d'images, cette énigme n'aurait sans doute pas eu ses heures de gloire, néanmoins, pour tous ceux dont l'âme croit encore à la magie des fées : cette histoire est célèbre.

 

Cette version, illustrée avec autant de mysticisme que l'affaire en a fait preuve, est un savant mélange de « ce qui pu être » et « ce qui fut ». Au lieu de nous mettre immédiatement au pied du mur – ou plutôt de la forêt – où ces demoiselles ont rencontré des fées, Sébastien Perez nous entraîne en Afrique, au plus ancien souvenir de la vie d'enfance de Francès Griffith, l'héroïne de cet ouvrage contrairement à l'affaire initiale qui impliquait également sa cousine Elsie.

Les Fées de Cottingley, Perez Sebastien, de La Villefromoit Sophie, SOLEIL, Métamorphose BD, 152 pages, roman illustré, fantaisie, féerie, biographie.

Nous découvrons une famille anglaise, vivant des colonies africaines à l'époque où la guerre gronde en Europe, entre la France et l'Allemagne (la 1ère guerre mondiale). Un père qui souhaite défendre sa patrie tout en préservant la sécurité de sa femme et sa fille. Et qui décide donc de rejoindre l'Angleterre pour confier les femmes de sa vie à sa belle-famille. 

 

Voilà comment la petite Francès a rencontré sa cousine Elsie pour la première fois. Comment elle a découvert cette croyance fermement encrée dans l'esprit de beaucoup d'Anglais et comment, pour tirer un pied de nez à son père qu'elle déteste, Elsie a fomenté un stratagème pour que le monde entier croit enfin aux fées (peut-être même sous les recommandations et conseils de la mystérieuse Kate qui arpente les pages du livre).

Cette adaptation si bien ancrée dans l'histoire avec la guerre faisant rage sur le vieux continent, l'allusion au Titanic qui coula quelques années avant que Francès ne prenne la mer à son tour pour rejoindre l'Angleterre, ... et le rationalisme de cette petite fille. Je me suis prise au jeu, comme elle. Entre mystère et enchantement. Entre doute et envie d'y croire. Sans compter les somptueuses « enluminures » sur chaque page et quelles illustrations ! Un style mystique de la part de Sophie de La Villefromoit qui rend l'atmosphère encore plus intriguant au cœur de cette forêt à plusieurs centaines de kilomètres au nord-est de Manchester.

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Un ouvrage qui ne remet aucunement en doute la foi de ces demoiselles ni la magie qui peuple notre monde. Il suffit parfois d'y croire, tout simplement...

Y croyez-vous ? Moi... ? Qui sait...

En tout cas j'ai adoré cet ouvrage !

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ShayHlyn

 

26/12/2016

RUMIC WORLD 1 or W

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Dessin : TAKAHASHI Rumiko
Éditions : DELCOURT
Collection : TONKAM SEINEN
Genres : tranches de vie, histoires courtes, romance, sport
256 pages
Parution le 30 novembre 2016

 Résumé :

1 or W est un recueil d’histoires courtes de Rumiko Takahashi. Il contient 9 récits inédits mettant en scène des personnes qui doivent se sortir d’une situation délicate dans laquelle elles se sont mises de leur plein gré...

Neuf histoires cyniques et drôles sur la société japonaise. On suit par exemple Shoko, une fille qui, afin de pouvoir mettre une somptueuse robe pour danser avec le garçon qu’elle aime, s’embarque dans un stage d’amincissement intensif. Ou encore un garçon qui se transforme en chien à chaque fois qu’il saigne du nez. Un jour, il tombe amoureux de la chef des clubs de sport du lycée et décide de faire de la boxe pour lui plaire…

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Mon avis :

Rumic World ou comment retrouver l'engouement des œuvres de Rumiko Takahashi en l'espace de quelques histoires courtes ! Un délice pour les amateurs de Ranma 1/2 ou encore Juliette, je t'aime !, qui reconnaîtront sans peine la patte de l'artiste : les nez mutins des personnages, leurs grands yeux, leurs coupes de cheveux assez typiques et généralement une personne âgée pour semer le trouble.

C'est le cas de la mamy décédée dans la 3e histoire, qui ne cesse de hanter l'héroïne ou encore le grand père, don Juan du troisième âge, qui roule régulièrement son petit fils afin de pouvoir courtiser de gentes dames encore coquettes passées la soixantaine.

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Une propension, tout au long de ces pages, pour les revenants et autres esprits. La déesse de la beauté, des mamies fantomatiques, des jeunes filles ayant quitté leurs corps trop tôt, ... le tout pour dénoncer subtilement des problèmes de société. C'est le cas du culte de la beauté dans l'histoire « la divinité du régime », ou encore l'endettement et la tentation pour l'argent facile. Il est même question de la famine ou encore des séquelles psychologiques qui peuvent survenir chez les enfants et qui les suivront toute leur vie.

Le tout, bien évidemment, interprété de main de maître par la grande Rumiko dont il est difficile de se lasser. Même s'il ne s'agit que de petites histoires, elles apportent juste ce qu'il faut pour nous laisser réfléchir ; ni trop, ni trop peu. Un juste dosage qui se retrouve également dans l'humour de la mangaka qui fait de RUMIC WORLD 1 or W, un sympathique petit ouvrage pour les nostalgiques de cette artiste.

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ShayHlyn