04/06/2017

Chroniques courtes N°133 : Kiss me Host Club, Jean-Norbert T4

Kiss me Host Club

Chroniques courtes, kiss me host club, Nachi Yuki, Soleil, shôjo, romance, jeunesse.

Scénario : Nachi Yuki
Dessin : Nachi Yuki
Éditeur : Soleil
192 pages
Date de sortie : 10/05/2017
Genre : shôjo, romance, jeunesse

 

 

 

Découvrez la vie haute en couleurs de Mako, une lycéenne qui se retrouve plongée malgré elle dans l’univers des hôtes !

 

Kiss me Host Club est composé de plusieurs éléments « gagnants » qui font le succès d'autres shôjo. À savoir : un club d'hôtes dans une école (comme « Ouran High School Host Club »), une école de filles qui accueille depuis peu des élèves masculins (tel le seinen « Prison School ») et une jeune fille qui tient tête à tout ce petit monde. Rien de nouveau sous le soleil donc... Néanmoins, « Kiss Me Host Club » se laisse lire. C'est sympathique, autant que chaque personnage. Bien que, parfois, je me demande si les Host le sont autant qu'ils n'y paraissent... affaire à suivre.

 

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ShayHlyn.

 

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Jean-Norbert - tome 4

chroniques courtes,kiss me host club,nachi yuki,soleil,shôjo,romance,jeunesse.chroniques courtes,kiss me host club,nachi yuki,soleil,shôjo,romance,jeunesse.Scénario : Mark Retera
Dessin : Mark Retera
Éditeur : Kramiek
48 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : humour

 

 

 

46 planches divisées en 4 bandes de 3 à 4 vignettes et autant de gags tous plus débiles les uns que les autres. Mais attention ! C'est du débile de haute volée, de celui qui peut vous faire tout aussi bien tordre de rire ou pleurer de désespoir devant tant de bêtise. Jean-Norbert est le roi de l'humour absurde, de l'humour trash, de l'humour noir avec de temps en temps une toute petite lueur de bon sens. Il se moque des clowns, des lutins et des Schtroumpfs, parce que comme le dit Mark Retera, ce sont « les seules créatures dont on a encore le droit de se moquer ». Voilà !

Si vous en avez marre du politiquement correct et que vous n'avez pas peur des blagues à deux balles, lisez l'absurde quotidien de Jean-norbert qui se retrouve tour à tour dans la peau d'un chef de restaurant, d'un bûcheron, d'un apprenti moine bouddhiste, d'un aventurier explorateur .... et j'en passe des meilleures et des pires.

A savourer sans modération.

Loubrun

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03/06/2017

Ornithomaniacs

 

Ornithomaniacs, Daria Schmitt, Casterman, Fantastique, intimiste, fable, contemporainOrnithomaniacs, Daria Schmitt, Casterman, Fantastique, intimiste, fable, contemporainScénario : Daria Schmitt
Dessin : Daria Schmitt
Éditeur : Casterman
104
pages
Date de sortie : 10/05/2017
Genre : Fantastique, intimiste, fable, contemporain

 

 

Présentation de l'éditeur

Une fable légère et drôle, aux références gothiques, à mi-chemin entre La Famille Adams et les films de Tim Burton.

Niniche est une jeune fille comme les autres, accro au portable, avec une mère insupportable, une copine très bavarde et... des ailes !


Une toute petite paire d'ailes dans le dos, dont elle ne sait comment se servir et qui l'encombrent plus qu'autre chose. Mutation génétique, simple difformité, ou signe évident d'une double nature...
Ses ailes lui ouvrent pourtant les portes d'un monde inattendu, lorsqu'elle rejoint une mystérieuse école et son curieux professeur.

Ornithomaniacs, Daria Schmitt, Casterman, Fantastique, intimiste, fable, contemporain

Mon avis

 

Voici un bouquin qui sort de mes sentiers battus. Un univers sombre, émo, gothique et pourtant captivant. L'histoire d'une jeune fille – Niniche – sur le dos de qui pousse une paire d'ailes. Sa mère, bien trop occupée à accuser le monde moderne de cette excroissance (parce que, malgré toutes vraisemblances, l'histoire est contemporaine avec Internet, téléphones mobiles et malbouffe) ne fait pas attention à sa fille qui est totalement perdue ! On le serrait à moins en même temps. Imaginez vous, jeune ado sans histoire avec soudain deux ailes dans le dos qui semblent ne vous servir à rien si ce n'est faire de vous la risée de votre entourage.

 

C'est ainsi que, guidée par les conseils de sa meilleure amie, Niniche va s'en aller au « château » où elle va être accueillie par le professeur Balaeniceps Rex (plus communément appelé « le bec-en-sabot du Nil » dans la classification ornithologique) et ce qu'il reste d' Icare (oui, oui, celui de la mythologie qui s'est brûlé les ailes) à savoir un squelette aux airs mexicains avec qui elle va tenter de voler, mais aussi d'assumer qui elle est.

 

Autant vous dire que ce fut toute une aventure. Au fil des pages, le saugrenu rencontre la réalité sans le moindre problème apparent. Une sorte de nouvelle version d' « Alice au pays des merveilles » mais sans le pays des merveilles et sans Alice. Mais Niniche, une jeune fille complètement paumée parce que l'Homme, sachez-le, aime mettre tout dans des cases, classifier, cataloguer... or : dans quelle catégorie mettre une jeune fille qui n'a pas d'apparentée avec les anges du Seigneur et aucun lien de sang avec oiseau ?

 

Une chouette introspection de la vie, de réflexion sur le comportement humain et sur le monde qui nous entoure.

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Quant au dessin, quel style ! C'est à la fois sombre et pourtant tellement vivant ! Cette technique de « dessins aux traits » permet toutes les accentuations, tantôt fourni, sombre, opaque... des traits serrés, tantôt légers pour rendre les personnages plus clairs et les visages remplis d'espoir. Mais ce n'est pas tout ! Daria Schmitt a également joué avec les ombres, parfois noires, parfois blanches pour contraster avec le décor hachuré et pesant. Le tout pour rendre une œuvre unique en son genre, entre « La famille Adams et les films de Tim Burton » comme on peut le lire en 4e de couverture.

 

Une (més)aventure fantastique dans ce monde obscur et décadent.

 

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Je ne peux que vous le conseiller, au moins à lire une fois, feuilleter ces pages si artistiques où on apprend deux ou trois trucs sur les oiseaux, quelques allusions aux rêves humains de voler (comme la machine de De Vinci suspendue dans une pièce ou tout simplement Icare), les créatures fantastiques comme Lapsus le bébé Griffon. Et tant d'autres aspects tantôt graphiques, tantôt scénaristiques, voire juste Humains. Le tout réuni dans ce superbe ouvrage.

 

 

ShayHlyn.

01/06/2017

Medicis T2 / 5

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, RenaissanceMédicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, RenaissanceLaurent le Magnifique - de père en fils

 

Scénario : Olivier Peru
Dessin : Eduard Torrents
Éditeur : Soleil
56
pages
Date de sortie : 19/04/2017
Genre : adaptation, aventure, histoire, Renaissance

 

 

Présentation de l'éditeur

Une fresque violente et passionnée, mêlant histoire de l’art, guerre et complot, amitiés, amour et trahison. Oubliez les livres d’histoire, écoutez la voix de Florence, revivez l’épopée de ceux qui l’ont écrite... la saga des Médicis.

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Trop jeune, fier et belliqueux lors de son début de règne, les premières années de Laurent sont marquées par le sang et le conduisent jusqu’à une guerre ouverte avec le Pape. Lorsqu’il comprend qu’il risque de précipiter Florence vers la ruine, Laurent tente le tout pour le tout afin de sortir d’une situation inextricable. Il réalise alors qu’il doit ruser et agir comme son grand-père, Cosme, pour arriver à ses fins.

 

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Mon avis

J'ai envie de dire qu'on ne change pas une équipe qui gagne. Et grand dieu, qu'est-ce que j'aurais aimé que Olivier Peru continue l'aventure des Medicis avec Giovanni Lorusso comme dans le premier tome traitant de Cosme l'Ancien. Mais commençons par le commencement voulez-vous ?!

 

La couverture en dit long sur les pages qui vont suivre. Laurent de Médicis devra user de force pour remporter une guerre contre... le pape ! Ce n'est pas rien et pourtant, les combats militaires se remarquent peu dans les pages qui défilent. L'accent est clairement mis sur les complots et surtout : le scénario qui tente d'être aussi complet que l'époque historique le demande. Parce que outre être le grand défenseur de sa chère ville Florence, Lorenzo / Laurent de Médicis est également un grand mécène féru d'arts. Notons Botticelli qui apparaît, peignant son bienfaiteur pendant que celui-ci traite de politique avec son frère ; on mentionne le célèbre De Vinci (et j'avoue que j'aurais aimé le voir... mais on ne peut pas tout avoir) et même Michel-Ange.

 

Petite anecdote d'ailleurs concernant ce dernier : comme vous devez le savoir, Michel-Ange a peint les fresques qui recouvrent les plafonds de la chapelle Sixtine. Chapelle qui a été commandée et supervisée par le pape Sixte IV (de son vivant en tout cas... la chapelle ayant été terminée sous le règne du Pape Jules II) qui n'est nulle autre que l'ennemi juré de Laurent de Médicis. J'ose à peine imaginer la tête que ce grand Pontife aurait fait s'il avait su... fin de la petite anecdote.

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Dans les rues de Florence qui se dévergonde de fêtes en célébrations à tendance païenne, on peut même apercevoir face au moine Dominicain Savonarole, le jeune Nicolas Machiavel. L'un fervent catholique à la langue venimeuse envers les Médicis et l'autre, philosophe à l'esprit cynique. Aaaah que j'aimerais des BD qui parlent de tous ces gens (Monsieur Olivier Peru si vous me lisez...).

 

Bref, du beau monde qu'il fallait citer et pour qui il n'y avait pas assez de pages pour s'y étendre : le héros étant Laurent de Médicis. Un pan d'histoire de la Renaissance fort bien écrit et malheureusement pas assez bien dépeint. Même si j'ai pu lire le nom de plusieurs artistes qui ont traversé les âges, la plume de Eduard Torrents n'est, à mon sens, pas assez détaillée, pas suffisamment précise... dès lors, certains visages sont déformés. On ignore si certains rient ou pleurent... c'est dommage et ça déteint en plus sur la colorisation comme, petit détail qui n'engage que moi : un prêcheur dans son église dont la tenue change de couleur selon qu'il est dessiné de près ou de loin.

 

 

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Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

 

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Mais cette saga reste, avec ce tome 2 sur 5, une belle façon de retracer la vie des grands de ce monde, dont les Médicis pour la Renaissance.

 

ShayHlyn.

30/05/2017

Perséphone (récit complet)

 

persephone.jpgpersephone-1.jpgScénario : Loïc Locatelli-Kournwsky
Dessin : Loïc Locatelli-Kournwsky
Éditeur : Delcourt
144
pages
Date de sortie : 19/04/2017
Genre : Adaptation, fantastique, jeunesse, aventure

 

 

Présentation de l'éditeur :

Le mythe grec de Perséphone et Déméter, revu et corrigé par un jeune auteur expatrié au Japon, dans un univers à mi-chemin de la fantasy, de l’animation japonaise et de l’Amérique des fifties…

Perséphone est une jeune fille ordinaire… et c’est bien son problème : fille adoptive de la célèbre magicienne

 Déméter, elle peine à trouver sa place aux côtés d’une mère qui en prend un peu trop. Poussée par des cauchemars récurrents et une légitime curiosité, elle décide de découvrir la vérité sur des origines qu’on tente de lui cacher. Une décision qui va l'emmener jusqu’aux Enfers, dans une aventure épique dont les enjeux dépassent de loin sa quête personnelle.

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Mon avis :

 

Que dire quand la mythologie est ainsi malmenée ?! Loin d'être contre toutes formes de modernismes pour attirer un public plus jeune, j'ai néanmoins du mal à supporter que les histoires d'Antan soient ainsi chamboulées. Ajouté à cela un dessin « pas terrible-terrible »... eh non ! Je me retrouve à vouloir mettre un zéro pointé à cet ouvrage qui aurait pu... aurait... pu... être prometteur.

 

Certes, je le dis souvent, mais j'ai bien aimé la mise en situation, Persephone est assez attachante comme personnage et les décors avaient leur petit charme. Mais cher Loïc Locatelli-Kournwsky : retournez donc réviser vos mythologies !

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Pour la petite histoire, Persephone était la fille de Zeus et de Déméter (sa fille légitime contrairement à cet ouvrage qui en fait sa fille adoptive) et épouse d' Hadès. La légende veut qu'elle passait 6 mois de l'année sur Terre et les autres 6 mois en Enfers où elle y faisait pousser toutes sortes de végétations : donnant ainsi un peu de vie à ce royaume sous-terre. Ça : c'est la vraie histoire !

 

Place maintenant à l'abomination de Sir Locatelli-Kournwsky : Hadès a perdu sa femme et sa tristesse l'a rendu odieux et dictatorial. Je vous imagine vous dire « quoi ? Perspéphone meurt ? » Ah bah non... dans ce récit, elle ne connait même pas Hadès en personne. Elle ne l'a jamais vu et elle a été sauvée par Déméter quand celle-ci a fermé les portes de l'Enfer à tout jamais.

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Dans les vagues souvenirs de la jeune fille qui vit donc sur Terre sans savoir qu'elle est née en Enfer, elle voit un homme Coré et une femme qui tentent de la sauver. On peut donc supposer que ce sont ses vrais parents et qu'il s'agit là de bribes de souvenirs. Sauf que, sachez-le : Perséphone a un autre prénom (selon la région où sa légende est racontée). Elle s'appelle Coré.... ça commence à faire pas mal d'incohérences tout ça, vous ne trouvez pas ?

 

 

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Tellement que finalement je vais en rester là et pleurer sur le sort de Perséphone qui n'aura eu que son don pour la botanique de sauver dans cette histoire. Paix à son âme... et à ceux qui, comme moi, aiment la mythologie.

ShayHlyn