08/06/2017

Innocent Rouge T.1

 

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameScénario : Shin'Ichi Sakamoto
Dessin :  Shin'Ichi Sakamoto
Éditeur : Delcourt
208
pages
Date de sortie : 26/04/2017
Genre : Seinen, Histoire, drame

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Dans Innocent Rouge, place à la révolution française vue à travers les yeux de Charles-Henri Sanson.

À l’aube de la Révolution, Charles-Henri Sanson, maître des hautes œuvres de Paris, règne sur la famille des exécuteurs de France. Sa jeune sœur Marie-Josèphe, en charge de l’office de Versailles, devient incontrôlable à la mort d’Alain, son premier amour. Elle se jure de le venger en éliminant son assassin et ne recule devant rien pour renverser le système injuste qui lui a coûté la vie.

 

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Mon avis :

Ça y est, je suis morte, j'ai succombé à la guillotine en première page d' « Innocent Rouge » et je suis au Paradis ! Parce que ce manga, CE MANGA : c'est la classe ultime ! Vous vouliez connaître un ouvrage qui me traverse de part en part, qui ébranle mes sens, me donne la chair de poule et l'inlassable envie de lire la suite. Voilà. C'est ça. C'est INNOCENT !


Innocent rouge est le second volet d'une saga qui traite d'un pan de l'histoire de France. Plus précisément, nous découvrons la vie de celui qui va, le 21 janvier 1793, décapiter Louis XVI, dernier roi de France. Dans « Innocent », Charles Henri Sanson, alors jeune adolescent, se refuse à suivre les traces de son père – bourreau de Paris. Cette fonction de grande importance est également sujet à superstition. Pour le petit peuple, être bourreau, être de la famille Sanson qui exécute les hautes œuvres de la ville de Paris depuis quatre générations, ça porte malheur. Tant aux détenteurs de ce nom qu'à ceux qui toucheraient l'un des membres de cette famille maudite.

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Dans « Innocent rouge », la révolution est en marche. Du moins, elle se dessine. Ça se sent. Ça se voit. Petit à petit, des personnages clés de ceux qui feront l'Histoire apparaissent. Et parmi eux : Marie Josèphe Sanson, sœur de Charles Henri et bourrelle aussi rebelle que son portrait en couverture. Car oui, Messieurs, Dames, c'est une femme en couverture. Fière, farouche, sournoise et machiavélique. Un tempérament qui s'est forgé au fil des années où elle devait lutter pour sa réputation face à son frère toujours plus apprécié et reconnu dans son art. Face à sa situation de femme dans ce monde où les hommes sont les grands seigneurs. Face à l'injustice sous toutes ses formes... comme celle qui mène à la révolution.

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Les textes, les dessins, ... tout est juste PARFAIT. L'innocence peut bien prendre toutes les couleurs de l'arc-en-ciel si cela peut me permettre de me délecter toujours un peu plus du talent de Shin'Ichi Sakamoto. Primé à maintes reprises pour ses différentes œuvres, son style n'est plus à définir. Ses personnages sont élancés, beaux, parfois même – souvent – androgynes et très, très expressifs. Il n'y a parfois pas besoin de mot pour comprendre ce qui traverse l'esprit d'un personnage, ni même de plan pour tenter de reconnaître les lieux qu'il dessine. Shin'Ichi, c'est la méticulosité, c'est le détail, c'est l'élégance et la finesse, tout comme il peut être minutieux dans l'horreur, la torture et le sang.

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Vous l'aurez compris, je ne peux être objective avec Innocent, ni avec Innocent rouge qui ne fait pourtant que débuter. Mais comme parlerait mon cher Coq de Combat : « mais qu'est-ce que c'est bon ! » C'en est presque jouissif de lire un tel manga.

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Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameAlors pour ma part, vite vite la suite !

Ça va être long d'attendre le 7 juin...

euh... attendez voir... mais c'est aujourd'hui !

Du coup, je file. Ne fermez pas les magasins, 

J'arrive !!

ShayHlyn.

05/06/2017

La guerre de Catherine

 La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerreLa guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerreScénario : Claire Fauvel et Julia Billet
Dessin : Claire Fauvel
Éditeur : Rue de Sèvres
112
pages
Date de sortie : 10/05/2017
Genre : Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

 

 

Présentation de l'éditeur :

Une interprétation en images, vibrante et pleine d'empathie, du roman de Julia Billet.

 

1941. Rachel étudie à l’internat de la maison de Sèvres, où ses parents l’ont placée par sécurité. Elle y noue de belles amitiés mais y découvre surtout sa passion, la photographie. Bientôt, les lois contre les Juifs s’intensifient, il n’y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistants organise la fuite des enfants juifs. Du jour au lendemain, ils quittent tout et doivent oublier, le temps de la guerre, tout de leur vie d’avant, à commencer par leurs prénoms. Rachel devient Catherine. Raconte, lui intiment ses professeurs en l’envoyant sur les routes de la zone libre, un appareil photo à la main. C’est ainsi que nous découvrons le quotidien d’une adolescente juive dans la guerre, ses rencontres, ses peurs mais aussi les quelques moments de répit et de grâce que lui offrira son art.

La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

Mon avis :

La guerre. À lui seul, ce mot évoque tellement d'atrocités ! D'autant plus quand celle-ci s'appelle « World War II », la terrible, la sanglante, l'épouvantable seconde guerre mondiale synonyme d'apocalypse pour les juifs. Aucun n'y échappe qu'il s'agisse de vieillards, d'adultes.... ou bien d'enfants. Comme la très célèbre Anne Franck qui n'aura malheureusement pas échappé au camp de concentrations. Et puis aujourd'hui : Rachel renommée Catherine Colin.

 

« La guerre de Catherine » est une fiction, mais qui se base néanmoins sur des faits, des lieux et des gens qui ont réellement existé. Comme Pingouin et Goéland de la Maison de Sèvres, qui ont sauvé beaucoup d'enfants juifs. Mais Catherine, c'est un peu de Tamo Cohen (mère de l'auteure), un peu d'Anne Franck, ... un peu de tous ces enfants et adolescents qui ont dû fuir inlassablement, mettre leurs identités de côté – allant même jusqu'à nier leur foi judaïque – pour échapper aux Nazis et leur envie d'anéantissement totale des juifs sur Terre.

 

C'est ainsi que nous suivons les traces de Catherine, grande amatrice de photos, qui se verra confier la tâche de rendre compte à l'Humanité de la survie des juifs dans cette France en guerre.

 

« Prends des photos, collecte des images, et rapporte-nous tout ça à la fin de la guerre. Va, regarde le monde avec des yeux d'artiste, de citoyenne de la République des Enfants. Ne perds rien. Nous aurons besoin de ces témoignages quand la guerre sera finie. » Goéland à Catherine, page 46.

La guerre de Catherine, Julia Billet, Claire Fauvel, Rue de Sèvres, Historique, jeunesse, tranche de vie, guerre

Avec un dessin simple, Claire Fauvel étant à la base illustratrice de livres pour enfants, le contexte n'en est pas moins fort ! J'ai été subjuguée par les efforts – parfois surhumains pour des petits bouts qui sont forcés de changer de nom entre autres choses – par le courage et par la détermination tant de ces enfants, mais aussi des résistants qui les entourent. Des gens, Français pour la plupart, qui doivent se montrer forts, voire sévères, pour s'assurer de la sécurité de chacun de leur protégé.

 

J'ai donc été marquée par le petit Samuel Levy qui se fait gifler car il n'a pas donné son nom « francisé ». Ou Catherine qui, machinalement, a fait son signe de croix judaïque alors qu'elle est supposée être une étudiante dans un couvent chrétien.

 

Pourtant, l'âge faisant, elle comprend. Catherine, Rachel de son vrai prénom, sait que c'est pour son bien. Si un boche devait arriver à l'improviste, ce simple signe de croix de la main gauche serait un signe évident des origines de la jeune femme. Et non seulement sa vie serait en danger, mais également celle de toutes les personnes vivant sous le même toit.

 

Autant vous dire que si d'ordinaire, je m'arrête sur le dessin (parce que j'ai mes goûts très tranchés dans le domaine), autant là : c'est presque mieux ainsi. Ce dessin simple nous permet de se concentrer sur l'essentiel. La vie de cette adolescente, presque femme, qui doit échapper à la mort. De rencontres en nouveaux départs, Catherine traversera tout le pays en gardant son objectif en tête : montrer la vie au sein de la résistance pour qu'il reste une trace de ce cauchemar.

 

 

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Et ce témoignage, c'est mon coup de cœur ! J'ai été profondément touchée par ces gens qui ont donné leur vie pour une juste cause. LA CAUSE. La vie. La liberté. L'égalité. Des ouvrages comme « la guerre de Catherine », ce sont autant de preuves que la guerre est immorale, abjecte et que ceux qui la souhaitent sont d'une répugnance crasse (je pense aux dégénérés qu'on peut voir chaque jour aux infos... et qui s'attaquent aussi bien aux vieillards, qu'aux adultes... qu'aux enfants).

ShayHlyn.

04/06/2017

Chroniques courtes N°133 : Kiss me Host Club, Jean-Norbert T4

Kiss me Host Club

Chroniques courtes, kiss me host club, Nachi Yuki, Soleil, shôjo, romance, jeunesse.

Scénario : Nachi Yuki
Dessin : Nachi Yuki
Éditeur : Soleil
192 pages
Date de sortie : 10/05/2017
Genre : shôjo, romance, jeunesse

 

 

 

Découvrez la vie haute en couleurs de Mako, une lycéenne qui se retrouve plongée malgré elle dans l’univers des hôtes !

 

Kiss me Host Club est composé de plusieurs éléments « gagnants » qui font le succès d'autres shôjo. À savoir : un club d'hôtes dans une école (comme « Ouran High School Host Club »), une école de filles qui accueille depuis peu des élèves masculins (tel le seinen « Prison School ») et une jeune fille qui tient tête à tout ce petit monde. Rien de nouveau sous le soleil donc... Néanmoins, « Kiss Me Host Club » se laisse lire. C'est sympathique, autant que chaque personnage. Bien que, parfois, je me demande si les Host le sont autant qu'ils n'y paraissent... affaire à suivre.

 

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ShayHlyn.

 

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Jean-Norbert - tome 4

chroniques courtes,kiss me host club,nachi yuki,soleil,shôjo,romance,jeunesse.chroniques courtes,kiss me host club,nachi yuki,soleil,shôjo,romance,jeunesse.Scénario : Mark Retera
Dessin : Mark Retera
Éditeur : Kramiek
48 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : humour

 

 

 

46 planches divisées en 4 bandes de 3 à 4 vignettes et autant de gags tous plus débiles les uns que les autres. Mais attention ! C'est du débile de haute volée, de celui qui peut vous faire tout aussi bien tordre de rire ou pleurer de désespoir devant tant de bêtise. Jean-Norbert est le roi de l'humour absurde, de l'humour trash, de l'humour noir avec de temps en temps une toute petite lueur de bon sens. Il se moque des clowns, des lutins et des Schtroumpfs, parce que comme le dit Mark Retera, ce sont « les seules créatures dont on a encore le droit de se moquer ». Voilà !

Si vous en avez marre du politiquement correct et que vous n'avez pas peur des blagues à deux balles, lisez l'absurde quotidien de Jean-norbert qui se retrouve tour à tour dans la peau d'un chef de restaurant, d'un bûcheron, d'un apprenti moine bouddhiste, d'un aventurier explorateur .... et j'en passe des meilleures et des pires.

A savourer sans modération.

Loubrun

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03/06/2017

Ornithomaniacs

 

Ornithomaniacs, Daria Schmitt, Casterman, Fantastique, intimiste, fable, contemporainOrnithomaniacs, Daria Schmitt, Casterman, Fantastique, intimiste, fable, contemporainScénario : Daria Schmitt
Dessin : Daria Schmitt
Éditeur : Casterman
104
pages
Date de sortie : 10/05/2017
Genre : Fantastique, intimiste, fable, contemporain

 

 

Présentation de l'éditeur

Une fable légère et drôle, aux références gothiques, à mi-chemin entre La Famille Adams et les films de Tim Burton.

Niniche est une jeune fille comme les autres, accro au portable, avec une mère insupportable, une copine très bavarde et... des ailes !


Une toute petite paire d'ailes dans le dos, dont elle ne sait comment se servir et qui l'encombrent plus qu'autre chose. Mutation génétique, simple difformité, ou signe évident d'une double nature...
Ses ailes lui ouvrent pourtant les portes d'un monde inattendu, lorsqu'elle rejoint une mystérieuse école et son curieux professeur.

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Mon avis

 

Voici un bouquin qui sort de mes sentiers battus. Un univers sombre, émo, gothique et pourtant captivant. L'histoire d'une jeune fille – Niniche – sur le dos de qui pousse une paire d'ailes. Sa mère, bien trop occupée à accuser le monde moderne de cette excroissance (parce que, malgré toutes vraisemblances, l'histoire est contemporaine avec Internet, téléphones mobiles et malbouffe) ne fait pas attention à sa fille qui est totalement perdue ! On le serrait à moins en même temps. Imaginez vous, jeune ado sans histoire avec soudain deux ailes dans le dos qui semblent ne vous servir à rien si ce n'est faire de vous la risée de votre entourage.

 

C'est ainsi que, guidée par les conseils de sa meilleure amie, Niniche va s'en aller au « château » où elle va être accueillie par le professeur Balaeniceps Rex (plus communément appelé « le bec-en-sabot du Nil » dans la classification ornithologique) et ce qu'il reste d' Icare (oui, oui, celui de la mythologie qui s'est brûlé les ailes) à savoir un squelette aux airs mexicains avec qui elle va tenter de voler, mais aussi d'assumer qui elle est.

 

Autant vous dire que ce fut toute une aventure. Au fil des pages, le saugrenu rencontre la réalité sans le moindre problème apparent. Une sorte de nouvelle version d' « Alice au pays des merveilles » mais sans le pays des merveilles et sans Alice. Mais Niniche, une jeune fille complètement paumée parce que l'Homme, sachez-le, aime mettre tout dans des cases, classifier, cataloguer... or : dans quelle catégorie mettre une jeune fille qui n'a pas d'apparentée avec les anges du Seigneur et aucun lien de sang avec oiseau ?

 

Une chouette introspection de la vie, de réflexion sur le comportement humain et sur le monde qui nous entoure.

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Quant au dessin, quel style ! C'est à la fois sombre et pourtant tellement vivant ! Cette technique de « dessins aux traits » permet toutes les accentuations, tantôt fourni, sombre, opaque... des traits serrés, tantôt légers pour rendre les personnages plus clairs et les visages remplis d'espoir. Mais ce n'est pas tout ! Daria Schmitt a également joué avec les ombres, parfois noires, parfois blanches pour contraster avec le décor hachuré et pesant. Le tout pour rendre une œuvre unique en son genre, entre « La famille Adams et les films de Tim Burton » comme on peut le lire en 4e de couverture.

 

Une (més)aventure fantastique dans ce monde obscur et décadent.

 

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Je ne peux que vous le conseiller, au moins à lire une fois, feuilleter ces pages si artistiques où on apprend deux ou trois trucs sur les oiseaux, quelques allusions aux rêves humains de voler (comme la machine de De Vinci suspendue dans une pièce ou tout simplement Icare), les créatures fantastiques comme Lapsus le bébé Griffon. Et tant d'autres aspects tantôt graphiques, tantôt scénaristiques, voire juste Humains. Le tout réuni dans ce superbe ouvrage.

 

 

ShayHlyn.