18/10/2017

Sept macchabées

Sept macchabées, Delcourt, Henri Meunier, Etienne Le Roux, Pôle Sud, Frankenstein, uchronie, FantastiqueSept macchabées, Delcourt, Henri Meunier, Etienne Le Roux, Pôle Sud, Frankenstein, uchronie, FantastiqueScénario : Henri Meunier
Dessin : Etienne Le Roux
Éditeur : Delcourt
64 pages
Date de sortie : 30 août 2017
Genre : Fantastique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Les empires germanique et britannique sont en compétition pour atteindre le pôle Sud. Sur la route de cette folle conquête, les échecs et les cadavres s’accumulent… Quand les Anglais ont une idée aussi folle que géniale…

Sept macchabées, Delcourt, Henri Meunier, Etienne Le Roux, Pôle Sud, Frankenstein, uchronie, Fantastique

Londres, 1909. Dans le plus grand secret, les autorités britanniques réactivent une technique de réanimation des morts héritée de Victor Frankenstein pour tenter de conquérir l’Antarctique au nez et à la barbe de l’empereur Guillaume II. Ils réunissent avec soin une équipe de sept explorateurs polaires, récemment décédés. Mais la première vie du trépassé ne simplifie pas nécessairement la seconde… Et certains n’ont pas demandé à revenir…

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Mon avis

Sept macchabées, Delcourt, Henri Meunier, Etienne Le Roux, Pôle Sud, Frankenstein, uchronie, FantastiqueLa série Sept s’arrête cette fois-ci sur une conquête uchronico-fantastique du Pôle Sud réalisée par une équipée de mort-vivants (c’est la mode, après tout…). Le pitch est plutôt sympa et les éléments de suspense disséminés çà et là au long de l’histoire sont de nature à attiser la curiosité du lecteur, tout comme, d’ailleurs, la rivalité historique des grandes nations voulant conquérir les ultimes territoires inconnus de notre planète en cette époque d’apogée des empires coloniaux (britannique et français, notamment).

Malheureusement, le déroulé de cette aventure et sa conclusion ne sont pas à la hauteur des attentes suscitées. Les auteurs nous embarquent dans une un scénario un peu lourd (le fil rouge de la femme du médecin, par exemple, n’apporte pas grand-chose à l’histoire, me semble-t-il) où interviennent des personnages réels (Le propre père du Che !) et autre héros de romans (La créature de Frankenstein). Encore, pour cette dernière, pourquoi pas ? En effet, dans le roman de Mary Shelley, le monstre disparaît dans le brouillard et peut très bien « vivre » au Pôle Sud depuis. Le lien est par ailleurs assez logique puisque la technique utilisée pour ramener les morts à la vie est celle de Victor Frankenstein. Mais pour le père du Che, Ernesto Guevara Lynch, j’ai envie de dire : What The Fuck ?!?. Franchement, ça sort de nulle part et ça gâche tous les efforts des scénaristes pour mener cette histoire à son terme. La valeur ajoutée de nous présenter ce personnage comme le père du Che est environ de zéro. Elle ne participe pas spécialement d’un hommage humoristique ou quoique ce soit d’autre et n’a apparemment aucune raison d’être. Au final, je me suis mis à focaliser sur ce détail et me suis désintéressé un peu du reste, à savoir la conclusion de l’histoire. C’est d’autant plus dommage que l’une des portes ouvertes par le scénariste : Le Major Buttler, ce qu’il est devenu, comment il s’est fait remplacer dans la mort, quel genre de salaud était-il vraiment, tout cela est finalement laissé de côté alors qu’il y avait certainement matière à éclairer notre lanterne sur cet absent omniprésent.

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Bon, et puis concernant le dessin, c’est un peu pareil. Ça aurait pu être très bien mais entre des cases aux qualités graphiques inégales (parfois très bonnes mais d'autre fois un peu brouillonnes) et une colorisation numérique un brin pâlotte usant et abusant des horribles dégradés pour les ciels, on n’est finalement pas trop gâté de ce côté-là non plus.

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Bref, il y avait clairement de quoi faire mieux avec cette BD qui, de fait, n’est pas vraiment une réussite. Dommage !

 

 

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Odradek.

16/10/2017

Largo Winch - Tome 21 - L'Etoile du matin

largo winch,l'étoile du matin,eric giacometti,philippe francq,aventures,dark dinance,anonymouslargo winch,l'étoile du matin,eric giacometti,philippe francq,aventures,dark dinance,anonymousScénario : Eric Giacometti
Dessin : Philippe Francq
Éditeur : Dupuis
48 pages
Date de sortie : 06 octobre 2017
Genre : Aventures

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Les valeurs du Dow Jones chutent de manière spectaculaire. Le groupe Winch est accusé d’avoir manipulé les cours. Qui se cache derrière cette machination ? Qui sont les véritables maîtres de la finance ?

 

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Mon avis

On ne me l’aurait pas dit, je ne l’aurais pas deviné… D’ailleurs, on ne me l’a pas dit ! Largo Winch a (de nouveau) perdu son père. En effet, en arrivant à la sympathique (et bien pourvue en éclairs au chocolat et autre délicieux petits fours) soirée de lancement de ce 21ème tome des aventures du « milliardaire au grand cœur », je remarquai sur le visuel de la couverture affichée un peu partout que le nom de Van Hamme avait été remplacé par celui de Giacometti, Éric de son prénom. Contrairement au premier épisode : « L’Héritier » où Nério Winch mourrait en laissant Largo orphelin, multi-milliardairement riche certes, mais orphelin tout de même, cette fois-ci, son deuxième papa, Philippe Francq (son excellent dessinateur) lui en a trouvé un nouveau, et un très bon, qui plus est. Il s’agit d’un auteur de romans policiers à succès qui fut, accessoirement, journaliste économique pour Le Parisien.

Résultat : On ne me l’aurait pas dit… Je ne l’aurais pas deviné…

La transition - toujours plus délicate quand on change un scénariste que lorsqu’il s’agit d’un nouveau dessinateur - se fait donc tout en douceur. Enfin, c’est du Largo Winch, en douceur certes, mais avec de l’action.

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Sans être « fan » de cette série (je n’aime pas trop ce terme, à part si l’on me parle des Beatles ou du Liverpool Football Club), je l’apprécie énormément et je dois avouer que la façon dont est traité ce nouveau tome est un réel soulagement.

D’abord, comme le rappellent les deux (nouveaux) compères au fil des interviews, il fallait poursuivre et clôturer l’aventure précédente (le diptyque Chassé-croisé et 20 secondes) scénarisée par Jean Van Hamme et qui se terminait sur un « à suivre » un poil inquiétant. Aussitôt dit… Ce nouvel épisode débute donc quelques mois après les évènements de Londres et l’on y retrouve Largo et Simon en train d’essayer de débusquer celui qui se cachait derrière l’attentat manqué contre la tour londonienne du Groupe W. Voilà pour le début.

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Ensuite, on peut dire que Giacometti a bien bossé son sujet. Car oui, tous les éléments d’un bon Largo son présents sans pour autant être hors de propos. En effet, il n’est pas rare de voir des auteurs reprendre une série à succès et se perdre en hommages et autres clins-d ’œil à l’auteur précédent. Giacometti évite cet écueil tout en disséminant les ingrédients auxquels nous sommes habitués : Les amis, Simon et Freddy, les jolies (sublimes et sexy) femmes qui en veulent à Largo, le Big Board du Groupe W, les flashbacks avec Nério Winch, un orientalisme assumé, un contexte réaliste (forum économique et Anonymous), de l’action (des meurtres gratuits ou pas, des avions qui arrivent à point), la banque de Vaduz (la fameuse Zukunft Ansalt), des trahisons et, last but not least, un bon cliffhanger final… Le tout parfaitement intégré à un scénario très bien documenté (saint-Van-Hamme n’est pas loin !) faisant la part belle à l’Economie et la Finance en allant fouiller du côté du Trading Haute Fréquence, des ordinateurs et autres algorithmes qui prennent toujours plus de place dans nos vies.

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Côté graphisme, que dire ? Que Philippe Francq est un orfèvre de la Bande Dessinée, que chacune de ses planches est un trésor d’harmonie, que son trait est précis, ses cadrages millimétrés et que ses compositions frôlent la perfection ? Mais bon, vous le saviez déjà, non ? Les couleurs sont également à tomber. Bien que traitées numériquement, elles gardent un aspect « BD » tout en renforçant le côté réaliste du trait de Francq. C’est d’autant plus appréciable qu’aujourd’hui, nombre de bandes dessinées (je ne citerai pas de noms…) qui paraissent sont colorisées (et même dessinées) à la va-vite, faisant regretter le bon vieux temps des aplats de Tintin ou d’Astérix…

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Bref, si vous aimez Largo Winch, il est plus que probable que, comme moi, non seulement vous appréciez ce tome 21, mais qu’en plus, il vous rassure sur l’avenir de la série. Bienvenue monsieur Giacometti !

 

 

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02/10/2017

L'Homme de L'Année - Tome 12 - Le robot de Metropolis

L'Homme de L'Année, Le robot de Metropolis, Delcourt, Jean-Pierre Pécau, Filip Andronik, Senad Mavric, Jean-Paul Fernandez, Histoire, Cinéma, Fritz LAng, MétropolisL'Homme de L'Année, Le robot de Metropolis, Delcourt, Jean-Pierre Pécau, Filip Andronik, Senad Mavric, Jean-Paul Fernandez, Histoire, Cinéma, Fritz LAng, MétropolisScénario : Jean-Pierre Pécau
Dessin : Filip Andronik et Senad Mavric
Éditeur : Delcourt
64 pages
Date de sortie : 23 août 2017
Genre : Historique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Si le robot de Metropolis est célèbre, qui connaît l’histoire de celle qui lui a donné vie à l’écran ? Au-delà d’un portrait de Brigitte Helm, cet album parle de ce qui est devenu le symbole principal du film de Fritz Lang.

1925, le tournage de Métropolis débute. Le casting a sélectionné nombre de personnes sans aucune expérience du cinéma, comme Brigitte Helm, 19 ans, et l’exigence du réalisateur en a fait une épreuve très éprouvante pour les acteurs… Mais surtout, de par l’époque et le contexte où il est tourné, ce film annonce l’arrivée des totalitarismes qui vont ravager l’Europe et le monde quelques années plus tard.

 

Mon avis

L'Homme de L'Année, Le robot de Metropolis, Delcourt, Jean-Pierre Pécau, Filip Andronik, Senad Mavric, Jean-Paul Fernandez, Histoire, Cinéma, Fritz LAng, MétropolisBon, je n’irai pas par quatre chemins : je n’ai pas vraiment aimé cette BD. Il faut dire qu’entre le scénario assez plat et le dessin d'Andronik et Mavric, ce n’est pas évident d’y trouver son compte.

Le scénario, d’abord. Le titre de l’album est « Le robot de Metropolis » mais l’essentiel de l’histoire se concentre sur Fritz Lang, le réalisateur du film. On voit certes un peu le personnage de l’actrice qui incarne le robot, on se rend plus ou moins compte des difficultés techniques que cela a pu représenter, mais ce n’est qu’en arrière-plan. Le sujet c’est bien Fritz Lang et les problèmes qu’il rencontre avec les nazis. Cette partie de l’histoire me semble par ailleurs assez étrange. On y fait intervenir une société secrète : Consul (les nazis) et une espèce de détective privé super-résistant. Alors qu’Hitler n’accède au pouvoir qu’en 1933, Lang doit « plaire » aux nazis sous peine de ne pas pouvoir tourner son film. Les nazis semblent déjà se trouver à tous les échelons de pouvoir nécessaires au financement et au tournage d’un film, notamment au niveau du financement. Un coup ils veulent le financer en orientant son film puis, le coup d’après, ils ne veulent plus qu’il achève le film. Finalement, ils se débrouillent pour « s’occuper » du montage en amputant 25% du film.

JL'Homme de L'Année, Le robot de Metropolis, Delcourt, Jean-Pierre Pécau, Filip Andronik, Senad Mavric, Jean-Paul Fernandez, Histoire, Cinéma, Fritz LAng, Métropolise ne sais pas si c’est le fruit d’une erreur anachronique, mais je trouve étonnant d’assister à la mise à sac d’un club de musique et strip-tease par des nervis en uniformes et croix gammées en plein Berlin de 1925 alors qu’à cette époque le parti d’Hitler ne compte que 2700 membres dans toute l’Allemagne, qu’il est principalement implanté dans le Sud, en Bavière notamment, et que ce dernier, Adolf, est interdit de parole dans la plupart des Lander. Cette scène, p48 et 49, appartient plutôt aux années 33-39 qu’à l’année 1925. Tout ça me semble un peu confus…

Globalement, je trouve que cette BD ne s’attarde pas assez sur le film lui-même et pourquoi il tient une place si importante dans le patrimoine cinématographique mondial. C’est plus une péri-aventure du tournage d’un monument du cinéma que l’histoire du robot de Metropolis. Je trouve ça dommage… Mais ce n’est que mon avis.

Et puis le dessin… Les attitudes des personnages sont trop statiques (je parle de quand ils sont censés être en mouvement), les détails des visages ne sont pas toujours très beaux et certaines proportions des corps laissent à désirer. Les décors relèvent un peu l’ensemble mais pas assez. Les fonds de cases sont très (trop ?) souvent unis et sans matière. Ce dernier détail donne à l’ensemble de la BD un goût d’inachevé. Si j’étais mauvaise langue, je dirais même bâclé, mais bon n’exagérons rien… Mais tout de même, c’est un peu moyen tout ça… Cerise sur le gâteau, la jolie couverture n’est pas du même dessinateur que la BD, ce qui, dans la notation Odradek est synonyme de malus…

L'Homme de L'Année, Le robot de Metropolis, Delcourt, Jean-Pierre Pécau, Filip Andronik, Senad Mavric, Jean-Paul Fernandez, Histoire, Cinéma, Fritz LAng, Métropolis

Bref, Je n’ai pas aimé. Je ne dis pas que ça sera votre cas, mais bon, je le soupçonne…

 

 

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L'Homme de L'Année, Le robot de Metropolis, Delcourt, Jean-Pierre Pécau, Filip Andronik, Senad Mavric, Jean-Paul Fernandez, Histoire, Cinéma, Fritz LAng, Métropolis

 

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L'Homme de L'Année, Le robot de Metropolis, Delcourt, Jean-Pierre Pécau, Filip Andronik, Senad Mavric, Jean-Paul Fernandez, Histoire, Cinéma, Fritz LAng, Métropolis

 

Odradek

27/09/2017

Les mystères de la Cinquième République – Tome 5 : Au nom de la France

Les mystères de la Cinquième République, Au nom de la France, Histoire, Guerre d'Algérie, France Afrique, Philippe Richelle, François Ravard, glenatLes mystères de la Cinquième République, Au nom de la France, Histoire, Guerre d'Algérie, France Afrique, Philippe Richelle, François Ravard, glenatScénario : Philippe Richelle
Dessin : François Ravard
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 14 juin 2017 
Genre : Historique, Policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Début 1968. L’ex-commissaire Verne poursuit ses investigations pour l’écriture d’un livre sur les intérêts de la France en Afrique de l’Ouest. Il reprend contact avec Moreno, un homme d’affaire rencontré dans la capitale gabonaise de Libreville, impliqué dans des sociétés aux finances obscures et étroitement liées au gouvernement français. Malheureusement, en raison d’un évènement dramatique, son livre n’aboutira jamais... C’est Berlier, son ancien subordonné et nouveau commissaire de la PJ qui reprend l’enquête. En la mémoire de son collègue, pour son ami, il tirera toute cette affaire au clair...

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Mon avis

Par où commencer pour vous dire tout le bien que je pense de ce cinquième tome et, plus généralement, de cette série.

Bon, la série, d’abord. Elle est globalement centrée sur « les évènements » d’Algérie comme on nommait pudiquement cette sale guerre à l’époque. Ce choix n’est pas anodin car il s’agit là de l’un des éléments fondateurs de la Cinquième en ce sens où c’est pour régler le cas de l’Algérie que De Gaulle est rappelé au pouvoir en 1958. Il en profite pour faire voter une nouvelle constitution renforçant les pouvoirs de l’exécutif comme on ne l’avait plus vu depuis la monarchie. Dans la foulée, il déçoit une partie de ceux qui l’ont fait revenir en orientant sa politique vers un règlement définitif du conflit algérien passant nécessairement par l’indépendance de la plus ancienne colonie française. Les coups tordus mis en place à l’époque (les barbouzes, le SAC, la France-Afrique, Jacques Focart, etc.) auront des répercussions sur la politique française durant les 30 à 40 années qui suivront.

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Dans cette série, Richelle mélange savamment des éléments d’évènements ou de personnages réels avec de la fiction sortie tout droit de son imagination mais qui aurait pu arriver. Des passeurs de valises français en direction des maquis algériens aux ratonnades de l’OAS, du racket systématique du FLN pour financer ses actions « terroristes » à la répression sanglante du 17 octobre 61 par la police « républicaine » d’une manifestation contre la guerre, et, encore, des intérêts stratégiques nationaux (le pétrole, encore et toujours) au meurtre d’état, les cinq tomes des Mystères de la Cinquième République couvrent un panel assez complet de ce qu’ont pu être ces années troubles.

Les mystères de la Cinquième République, Au nom de la France, Histoire, Guerre d'Algérie, France Afrique, Philippe Richelle, François Ravard, glenatLa trame narrative est identique aux 2 autres séries parallèles, les mystères de la Troisième et de la Quatrième République. Les premières pages du tome 1 nous présentent le personnage principal dans une situation plus ou moins tendue : condamné à mort, en train d’acheter une arme de poing illégalement ou, comme ici, en train d’écrire un livre explosif sur la France-Afrique. Puis, on nous déroule un flash-back durant les 4 tomes suivant pour arriver au dénouement du cinquième tome. Encore une fois, c’est assez classique mais ça reste très efficace. D’autant plus que les scénarii des épisodes pris individuellement sont de bonne facture et l’on s’ennuie pas du tout en les lisant.

Ensuite, concernant ce tome en particulier, je dis : « chapeau » : -Spoiler Alert- faire mourir le héros de sa série déjà, respect, mais au bout du tiers de la BD, GROS RESPECT. D’autant que ce décès prématuré permet de faire émerger un peu plus un personnage secondaire pas spécialement sympathique (il n’y a qu’à voir comment il parle des « bicots » au long des tomes précédents) le commissaire Berlier. Un peu comme dans les mystères de la troisième république d’ailleurs, Philippe Richelle nous refait le coup de l’inspecteur Lacaze, et ça marche. C’est d’ailleurs l’un des talents de cet auteur que de nous servir des personnages secondaires tout en relief, avec leurs défauts et leurs qualités, auxquels on peut tout même s’attacher, alors que ses héros sont eux un peu plus lisses, humains certes, mais plus lisses. Je ne vous raconte pas la chute finale (je ne vais tout de même pas tout vous dévoiler !) mais ça m’a bien plu.

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Question dessin, j’ai apprécié l’évolution du trait de François Ravard au cours de la série. Passant d’un trait assez épais sur le premier tome à quelque chose de plus affiné sur les tomes suivants. J’ai juste un regret mais il concerne les couleurs. Autant j’apprécie généralement le côté lumineux de la mise en couleur de Claudia Boccato, autant je trouve dommage les fonds numériquement dégradés (notamment certains ciels), qui émaillent cet album. Ça gâche un peu le plaisir.

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Quoiqu’il en soit, les auteurs ont su (une fois de plus pour Richelle) conclure de fort belle manière cette très bonne série.

 

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Odradek