30/03/2013

Sur la piste du Conquistador.

Conquistador (Glénat)2.jpgConquistador (Glénat)2f.jpgConquistador.
On se demande souvent quelle est la part de vérité ou de fiction dans une œuvre. Je vous propose de comparer votre lecture de la BD conquistador avec ces infos pour faire le tri entre imaginaire et réalité.




Les personnages.

Cortes-01.jpgHernán Cortés est un homme de la noblesse. Il a étudié à l'université de Salamanque et il connaît bien la stratégie militaire. Il rêve aussi du Nouveau Monde et veut s'y faire un nom. Il fait un premier voyage en 1504 vers l'île Espagnole (Haïti). Et un second vers Cuba en 1517. Arrivé sur place, il devient rapidement le secrétaire du gouverneur de l'île : Vélasquez. Il peut constater la mainmise sur ces nouvelles terres de quelques nobles et, comme beaucoup d'autres, il se sent spolié. Il estime que les richesses du Nouveau Monde méritent d'être partagées et espère en secret monter sa propre expédition pour changer les choses. Il est informé du succès de Francisco de Hernández de Córdoba vers le Yucatán où il a découvert la ville sacrée de Tulum (à ce propos, la légende raconte que le mot viendrait d'un malentendu : Córdoba aurait demandé aux Indiens qu'il venait de rencontrer là pour la première fois comment ils appelaient leur pays, quelqu'un lui aurait répondu : « Yukatán », ce qui signifie : « je ne comprends pas ce que vous dites »...). On sait maintenant que les îles des Caraïbes cachaient un continent. Et ce continent est immense et la population y est nombreuse. Il faut mener des expéditions d'envergures et bénéficier de l'effet de surprise. Le gouverneur de Cuba, Diego Vélasquez, projette une expédition exemplaire. Il peut aligner 11 navires mais il lui faut un homme de confiance pour la diriger. Il connaît Cortès et il se laisse convaincre par l'enthousiasme du jeune homme : Cortés, il est vrai, n'a que 33 ans... Mais Vélasquez sait que l'entreprise est risquée et quand il se ravise, il est déjà trop tard : Cortès a largué les amarres...
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Portrait-of-Moctezuma-001.jpgMoctezuma (1466 - juin 1520),  dont le nom originel complet en nahuatl est Motecuhzoma Xocoyotzin1, était le neuvième huey tlatoani (souverain) de Mexico-Tenochtitlan. C’est pendant son règne, de 1502 à 1520, qu’a commencé la conquête espagnole de l'empire aztèque.
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Pánfilo de Narváez (né à Valladolid ou Tudela de Duero1 (Espagne) en 1470 – mort en panfilo.jpgFloride en 1528) est un conquistador espagnol connu pour avoir conduit deux expéditions, la première en 1520 contre Hernán Cortés, puis la seconde, dramatique, en Floride en 1527.

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Vous remarquerez que dans la BD , on ne le voit pas mourir , à juste titre donc !







Hernando Royo : personnage fictif de la BD conquistador.

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otomis.jpgLes otomis : Les Otomis (exonyme d'origine nahuatl) sont un groupe ethno-linguistique du Mexique central, dont on s'accorde à souligner l'ancienneté. N'ayant jamais possédé de système d'écriture et n'ayant pas laissé de sites archéologiques, les Otomis n'ont suscité que peu d'intérêt de la part des spécialistes de la Mésoamérique, à l'exception notable de Jacques Soustelle et surtout de Jacques Galinier. Les Otomis se désignent eux-mêmes par le mot « N'yuhu ».
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Les lieux.

1519hernancortez_routeoftravel[12].jpg



Tenochtitlan est l'ancienne capitale de l'empire aztèque. Elle fut bâtie sur une île située Mexico-City-1628.jpgsur le lac Texcoco (dont une grande partie a été asséchée par la suite). Elle était coupée par de longues avenues, traversée par des canaux et reliée au continent par des chaussées. En 1521, les conquistadors espagnols, sous les ordres d'Hernán Cortés, détruisirent une grande partie de la ville, et plus particulièrement tout ce qui pouvait rappeler les cultes idolâtres aztèques, puis y fondèrent Mexico, qui devint la capitale de la vice-royauté de Nouvelle-Espagne.

Tenochtitlan-Le-Marche-de-Tlatelolco-01.jpg


object91_t_300.JpegVera Cruz:La ville fut fondée le 9 juillet 15191,2 par Hernán Cortés qui, le premier, accoste le 22 avril avec Alonso Hernández de Portocarrero et Francisco de Montejo, et ses hommes sur la plage de Chalchihuecan3. La cité en devenir est nommée « Villa Rica de la Vera Cruz » (« La riche ville de la véritable croix ») : « riche » parce que les autochtones l'accueillent en lui offrant des vivres, de l'or4 et des bijoux1,2,5 (le but de l'expédition de Cortés est de trouver de l'or dans la région1, une première expédition de Juan de Grijalva en 1518 en ayant fait état3) et « Vera Cruz » (« vraie croix ») en raison du jour du débarquement sur ce rivage : un Vendredi saint (jour de la mort de Jésus-Christ sur la croix).

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Le Río Grijalva est un fleuve du Mexique méridional, tributaire du golfe du Mexique, long de 600 km.

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Las Hibueras (actuelle République du Honduras)

Samba



 

29/03/2013

INTERVIEW d'Eric RUCKSTUHL, dessinateur de Sampiero Corso.

Eric, pourrais-tu nous faire une petite présentation pour les lecteurs qui ne te connaitraient pas ?

 

rucksthul,interview,corse,sampiero corso,bagne de la honte,paoli,dcl editionsEric Rückstühl, né à Dijon en 1957 et auteur de bandes dessinées depuis l’âge de 7 ans … époque à laquelle je créais mes premières bandes dessinées sur des petits carnets achetés chez l’ épicier du coin ...

Première expo au lycée   Montchapet (Dijon) à 13 ans…. Première bd à 20 ans prépubliée dans le Bien Public grâce à Gérard Bouchu ….

Ensuite ce sera des parutions nationales , chez Vents d’ Ouest, Rombaldi, puis chez mes éditeurs actuels : DCL éditions et le Sphynx des glaces ….

Quelques prix aussi : celui d'Angoulême en 1999 en tant qu’ intervenant pédagogique ( 1er prix national),  Prix Méditerranée  et le Prix de la ville d’ Ajaccio lors du festival  BD…..

 

Comment arrives-tu à gérer ta carrière professionnelle d’enseignement et ta carrière de dessinateur ?

Par une discipline rigoureuse, lever à 4 heures du matin et une famille fort compréhensive…..L’ aide aussi de l’ Education Nationale …


Pourquoi étant Bourguignon, réalises-tu principalement des bandes dessinées, Paoli, Le bagne de la honte, qui se déroulent en Corse ?

En 1996, lors d’ une expo au festival d’Ajaccio,  j’ ai commencé à dessiner les paysages et les histoires Corses que l’on me racontait ... La rencontre avec mon éditeur DCL et le scénariste journaliste Frédéric Bertocchini  a été déterminante ...


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Comment as-tu procédé pour ton travail de recherches pour Sampiero Corso (DCL Editions) ?

 

Ma formation en histoire de l’art et ma connaissance des peintres de la renaissance m’ont permis de restituer l’ambiance graphique de l’époque.

Pour le reste, le travail de la couleur de Rémy Langlois et sa précision ont achevé la mise en valeur historique de cette BD.

 

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Comment se passe ta collaboration avec Frédéric Bertocchini ? As-tu un droit de regard sur son scénario ?

 

Notre collaboration est toujours passionnante, il aime me surprendre et j’ aime le  surprendre…. Le tout pour  l’ intérêt de la BD en cours de réalisation……..

Mon droit de regard  se situe  dans la  grande liberté que me laisse Frédéric dans la réalisation graphique des planches……

 

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Peux-tu nous expliquer comment tu travailles pour réaliser une planche ?

Pour réaliser une planche, je commence toujours par la recherche  de documentation … Puis directement sur les planches définitives , je place les personnages ...


rucksthul,interview,corse,sampiero corso,bagne de la honte,paoli,dcl editionsTa précédente BD, Le bagne de la honte (DCL Editions)  parle d’un bagne pour enfants en Corse. Cette BD m’a profondément marqué et remué les tripes. Comment toi en tant qu’auteur as-tu ressenti cette histoire ? Quel retour as-tu eu en Corse vis-à-vis de cette BD ?

 

Cette  histoire   réelle  et  oubliée une fois achevée m’a demandé un temps  de pose, je n’ arrivais  plus  à lâcher mes héros…. En Corse, la mairie d’ Ajaccio m’a  décerné  un prix et cette histoire publiée en intégrale par DCL Editions connait un grand succès.

Une plaque commémorative doit  être apposée sur le lieu où  sont morts les enfants.


Qui sont tes premiers lecteurs ?

Une bd comporte environ 360 dessins et 600 textes, qu’il faut relire afin d’éviter qu’ il y ait trop de fautes d’orthographe……


Mes premiers lecteurs sont d’ abord mes  proches, les professionnel, puis la véritable  « lecture » finale se fait avec le public .

 

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Quels sont tes projets BD  à venir ?

Mes projets bd sont chez DCL Editions : le deuxième tome de Sampiero Corso, une intégrale de la série Paoli, avec une nouvelle couverture et un cahier de 8 planches.

Chez le Sphynx des glaces :

Après les Indes Noires qui sort dans un mois, un autre Jules Verne.

Et enfin, des projets persos que je garde dans mes cartons pour le moment ( plutôt  humoristiques et fantastiques )….


rucksthul,interview,corse,sampiero corso,bagne de la honte,paoli,dcl editionsTes derniers coups de cœurs BD, littérature, cinéma et musicaux ?

Mon dernier coup de cœur bande dessinée est : Ontophage du dessinateur Piskic chez EP…..

Sinon, ma référence absolue reste Forest avec sa Jonque fantôme vue de l’ orchestre.

Au ciné, ce sera plutôt : Elephant man , les Fellini et j’ adore les comédies…..

En littérature, surtout aujourd’ hui des ouvrages rébarbatifs historiques ou documentaires  pour élaborer mes  bandes déssinées.

Enfin en musique : le rock anglais de l’ industriel style Killing Joke , en passant par Joy Division.


Du rock progressif , style king Crimson  ou System of a down on et les Swans ou Isis

Du rock pop  Morrissey, les Smith’s

Du hard de led Zeppelin à ……

Du punk et post punk…..

Et chez les Français : de Manset à Bashung, Murat, Sébastien Tellier et Albert Marcoeur (pillé par  Philippe katerine).


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Merci Eric d'avoir bien voulu consacrer un peu de ton temps si précieux pour répondre à ces quelques questions.


Revedefer


27/01/2013

La casati.

la casati.jpgAuteure : Vinci Vanna
Editeur ;Dargaud.
Sortie :01/2013.


Luisa Casati Amman, passée à la postérité sous le nom de « La Casati », dilapida un immense patrimoine, dans le seul dessein de devenir une œuvre d'art vivante. Ses apparitions sulfureuses, ses tenues choquantes et ses fêtes pharaoniques la firent entrer dans la légende. Un personnage qui marqua les mémoires, sorte de Lady Gaga de la Belle Époque.
Et je propose à la place d’une chronique, une petite visite des lieux  ou des peintures qu’on trouve dans cette BD.

1-La marquise Luisa Casati, par Giovanni Boldini
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2-La marchesa Casati par Martini.
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3- Sa pierre tombale.
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4-Marchesa Luisa Casati by Man Ray
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5- Toujours par Man Ray.
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6 et 7 -Le palais rose du Vésinet.
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8 Casati par Kees van Dongen.
kees_van_dongen__la_marquise_de_casati.jpgkees van dongen.JPG




















9-Le palais Venier Dei Leoni à venise.

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10-Villa Lysis à Capri.
villa Lysis 1.JPGvilla lysis a.JPG




















11- Capri.

capri.jpg

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Voilà quelques exemples de lieux réels ou de peintures que l’on retrouve dans cette BD, il y en a bien d’autres.


Samba.

28/12/2012

Interview d'Hamo pour l'envolée sauvage.




L'ENVOLÉE SAUVAGE

Tome 3 : Le Lapin d'Alice
Scénariste : Laurent GALANDON
Dessinateur : HAMO
Paru le 31 Octobre 2012 chez Grand angle.


1942.  Il était une fois deux enfants qui fuyaient la nuit et le brouillard...


Comme des milliers d’autres, Ada et Lucja sont sœurs. Comme des milliers d’autres, Ada et Lucja sont juives. Comme des milliers d’autres, elles furent arrêtées avec leurs parents lors de la terrible rafle du Vel d’hiv’, le 16 juillet 1942.
Commence alors leur course effrénée pour la survie. Une aventure où, pour fuir la réalité et garantir leur sécurité, Ada invente à Lucja un monde où les princesses échappent aux loups à bottes cloutées... Mais jusqu’à quand ?...
 
Un nouveau cycle pouvant se lire indépendamment.


Revedefer a réalisé pour l'occasion l'interview d'Hamo, le nouveau dessinateur du tome 3 .Par contre, la mise en page , c'est Samba qui s'en est occupé.

 

Pourrais-tu nous faire une petite présentation de Hamo pour les lecteurs qui ne te connaitraient pas ?

hamo 4.jpgJe suis né en 1982 à Namur, ville où j’habite toujours namur.jpgactuellement. J’ai commencé le dessin très jeune, ainsi que l’accordéon diatonique. Deux passions que j’ai toujours rêvé d’exercer professionnellement. Plus tard, j’ai étudié l’illustration et la bande dessinée à Saint-Luc à Liège. Suite à quoi j’ai réalisé quelques histoires courtes pour le magasine Spirou (avec Zidrou notamment). Ensuite j’ai réalisé mes premiers albums chez Casterman (3 tomes de « Noirhomme ») et 3 tomes de Special Branch pour Glénat, aux côtés de Roger Seiter. Série que je mène actuellement de front avec L’envolée Sauvage chez Grand Angle (Bamboo).

Pas trop anxieux de reprendre le flambeau après Arno Monin ?

Non pas trop. Plutôt flatté. C’est l’éditeur qui m’a contacté et qui m’a proposé le projet. L’idée était de faire un nouveau cycle, à ma manière. Bref, des conditions idéales. J’apprécie beaucoup le travail d’Arno ; et même si nous ne travaillons pas de la même manière, je pense que nos styles ne sont pas tout à fait incompatibles.

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Comment as-tu procédé pour ton travail de recherches pour l’Envolée Sauvage ?

hamo 2.JPGJ’ai commencé par les recherches de personnages. J’ai assez rapidement compris que même si le contexte historique avait son importance, ce serait l’épaisseur des personnages qui ferait l’intérêt du récit. C’était la première fois que j’avais affaire à des enfants comme personnages principaux. J’ai ensuite réalisé un travail de documentation assez classique, en fonction de ce que le scénario exigeait.

Comment se passe ta collaboration avec Laurent Galandon ?

Nous ne nous connaissions pas. L’éditeur nous a donc assez rapidement invités à nous rencontrer. A ce moment là, j’avais déjà réalisé un storyboard complet de l’album. Ca nous permis de réajuster quelques scènes et de travailler davantage la fluidité de la narration. Ensuite, j’ai réalisé les planches seul, de mon côté (j’habite en Belgique et Laurent en France). Laurent vient laurent galandon.jpegrégulièrement aux nouvelles. Sinon, je le contacte lorsque j’ai besoin d’un avis extérieur. On fonctionne de la même manière avec Hervé, qui est notre éditeur sur ce projet.

Peux-tu nous expliquer comment tu travailles pour réaliser une planche ?

Je pars d’un storyboard A4, qui est déjà assez poussé. Tout y est (les bulles avec le texte, la structure des personnages, un semblant de perspective…) sauf le détail. Sur ce projet, j’ai fait le choix de réaliser l’intégralité des pages sur ordinateur. Je scanne donc ces storyboard, que je retravaille ensuite à l’aide de la palette graphique (un écran sur lequel je dessine directement). Le côté informatique peut rebuter certains, mais en gros je reproduis une méthode assez classique (je crayonne et puis j’encre). Sauf qu’ici, tout se passe directement dans l’ordinateur. Ensuite viennent les couleurs, infographiques, elles aussi. Sur les pages « du conte »  (puisque le récit va et vient entre la dure réalité de la guerre et l’univers des contes que nos jeunes héroïnes s’inventent), j’ai entièrement réalisé le dessin au crayon sur du papier à grain, car ces passages fantastiques nécessitaient un graphisme différent et bien identifiable.

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Comment réalises-tu les couleurs ?

Sur ordinateur. De manière assez classique : je démarre avec des aplats de couleurs, auxquels j’ajoute ensuite des ombres et quelques lumières. Sur la partie conte, la couleur est faite sur ordinateur aussi, mais avec un aspect de type « lavis ». Un peu comme une aquarelle, dans les tons gris-bleus.

Qui sont tes premiers lecteurs ?

Les premiers à acheter l’album Sourire . A part le scénariste et l’éditeur, je ne fais lire à personne mes albums avant qu’ils ne sortent.

J’ai lu que tu étais aussi musicien. De quel instrument joues-tu ?

Oui, je joue de l’accordéon diatonique depuis l’âge de 6 ans. Pour le moment, je joue principalement avec Camping Sauvach, un projet de chanson française rock festif que j’ai monté en 2003 avec Matthieu Hendrick, un ami guitariste (www.campingsauvach.com). Mais aussi Ratigan trio, un projet plus intimiste, axé autour de mes compos instrumentales et acoustiques (www.ratigan.be)

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Quels sont tes projets BD  et musicaux pour l’année 2013 ?

Je travaille actuellement sur le tome 4 de l’envolée sauvage, qui clôturera ce deuxième cycle. Ensuite j’enchainerai sur une nouvelle enquête de Robin et Charlotte, les héros de « Special Branch ». Nous avions développé une première enquête en 3 albums. Cette fois, nous partons sur des one-shot. C’est une idée qui m’emballe beaucoup ! Sortie prévue début 2014. Et puis il y a d’autres projets dans les tiroirs… On en saura probablement plus d’ici peu.
Côté musique, Camping Sauvach continuera la tournée de son 3ème album « L’oiseau de nuit », qui est sorti début 2012. Pour les fêtes, nous offrons un titre gratuit sur notre site (une reprise du « Pornographe » de Georges Brassens : (www.campingsauvach.com). Nous composons également de nouveaux morceaux pour un futur album, toujours autours des textes de notre chanteur (Matthieu Belette).

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As-tu en tête un projet plus personnel alliant tes deux passions : la musique et la BD ?

Non, pas vraiment. J’ai joué quelques années avec « le Boyz Bande-dessinée », un groupe composé d’auteurs de BD. Janry, Batem, Gihef et Giancarlo (Studio Cerise) continuent l’aventure. Le projet est vraiment sympa, mais je manquais de temps. J’aurai –je l’espère- l’occasion de remonter sur scène avec eux. A part ça, j’aimerais beaucoup enregistrer un album solo, autour de l’accordéon, où j’inviterais des amis, tous horizons confondus… Et que j’illustrerais. Mais bon, comme c’est parti, ce n’est pas pour tout de suite !

Tes derniers coups de cœur BD, cinéma et musicaux ?

Côté BD, je suis toujours sous le charme de « Seuls », de Vehlmann et Gazzotti. J’ai 9782800144139.jpgdécouvert « Jeux d’enfants » de Mickaël Roux, chez Bamboo, excellente série jeunesse. Ou encore le travail de Xavier Fourquemin en général. Cinéma, je suis bon public, je prends de tout, du moment que ça détend. Mais j’ai bien apprécie « Quand je serai petit » de et avec Jean-Paul Rouve. Musique, c’est un peu pareil, je découvre beaucoup de choses mais m’attarde peu. Mais c’est principalement du Rock, qui tourne sur ma playlist quand je travaille.

Merci pour cette interview. Bonnes fêtes de fin d’année à tous les lecteurs !