22/10/2017

Les chroniques courtes #145 : Crueler than dead T2,Splatoon T1, Die & Retry T.2,Hate.

Couv_311139.jpgPlancheA_311139.jpgCrueler than dead T2

Scénario : Tsukasa Saimura
Dessin : Kozo Saimura
Éditeur : Glénat
224 pages
Date de sortie :  23/08/2017
Genre : action

 

Le Tokyo dôme devient un repère pour gens malades où se propagent infections et bactéries en tout genre. Les auteurs soulignent les disproportions sociales entre privilégiés et laissés pour compte. C’est le côté sympa du récit…ni plus, ni moins.

Autant l’annoncer de suite, Crueler than Dead ne vaut pas grand-chose, c’est entièrement réchauffé, n’apportant absolument rien de neuf sur l’univers des zombies. Même la qualité graphique lasse au bout de quelques pages (manque de finition des personnages – répétitions du découpage – sans aucune originalité) Pour une série en seulement deux tomes, on aurait pu s’attendre (surtout avec un tel titre) a du lourd… Car la seule cruauté de cet ouvrage… c’est de s’enliser en le lisant. A éviter !

 

 

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Coq de Combat.
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Splatoon T1
chroniques courtes #145,crueler than dead t2,tsukasa saimura,kozo saimura,glénat,actionchroniques courtes #145,crueler than dead t2,tsukasa saimura,kozo saimura,glénat,actionAuteur : Hinodeya
Editeur : Soleil.
Sortie : octobre 2017.
Genre : Shonen.


Ce n’est pas la première fois ni la dernière fois que la rédaction de SambaBD reçoit des services de presse (des SP dans notre jargon) non demandés. Je me suis quand même posé la question à qui j’allais donner ce manga en pensant lui faire un sale coup, le pauvre ! Vu le sujet, une adaptation d’un jeu en ligne à succès, je ne voyais que mon filleul(Manao) de 10 ans pour me digérer une telle étrangeté. Car oui des êtres mi-hommes mi- calamars qui jouent à une sorte de paintball, je trouve ça bizarre. Et oh miracle, Manao connaissait déjà le concept (décidément, on devient des vieux cons !). Je commence la lecture avec lui comme c’est son premier manga, il faut bien lui expliquer le sens de lecture et je me dis que tout ça ne vole pas très haut, lui trouve ça sympa cette bande de loosers qui essayent de gagner un grand tournoi avec des attaques spéciales (perso j’ai rien compris à ses passages). Par contre, pour une histoire qui parle de recolorer ton nouvel appartement, un manga en noir et blanc, ce n’est vraiment pas idéal !
Je suppose que ce manga essaye de surfer sur le succès du jeu. Comme on dit : l’opportuniste fait le larron !

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Samba.
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tsukasa saimura,kozo saimura,glénat,crueler than dead,action;hinodeya,splatoon,soleil mangatsukasa saimura,kozo saimura,glénat,crueler than dead,action;hinodeya,splatoon,soleil mangaScénario : Abe Masayuki
Dessin : Jun Miura
Éditeur : Delcourt / Tonkam
224
pages
Date de sortie : 20/09/2017
Genre : shônen, aventure, heroic-fantasy

 

Kail, dans son armure de dragon, est de retour 4 ans dans le passé avec sa troupe de futurs héros. Une seconde chance pour changer le futur qui ne s'annonce pas glorieux. Un manga assez banal aux dessins grossiers, sans le moindre souci du détail – à moins que ça m'aie échappé... par contre, impossible de passer outre les techniques de combats, leurs noms et leurs descriptions. Ce qui rend le manga un peu pénible. Sans compter l'aspect « déjà vu » de ce genre d'aventure. Avis aux amateurs uniquement donc... par contre, les romans m'intriguent du coup (car oui, cette série de manga est une adaptation d'une saga héroic-fantasy)

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Quand on lit Samba parlant de faire une sale blague à un chroniqueur en lui refilant un livre non demandé, il devait penser à moi avec ce manga ci, parce que franchement... même si je sais que les jeunes hommes adolescents sont le public cible, faut quand même aimer pour lire Die and Retry. 

 

ShayHlyn.

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Hate - Chroniques de la Haine

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Dépot légal : 05/2017
Editeur : Glénat
ISBN : 978-2-344-02272-6
NB Pages : 280





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Dans un monde où le soleil gèle et la lune brûle, où les forts dévorent les faibles, un héros improbable va se lever pour affranchir Mère Nature de ses chaînes. Son chemin se trouve dans l’ombre. Ses ennemis sont légion. Son destin est celui d'un libérateur, et sa haine va tout ravager !

Un roman graphique de dark fantasy ? Quasi muet ? 280 pages ? En noir et blanc ? Écrit et dessiné par un illustrateur ?

On peut dire que la démarche est « couillu le caribou » et qu’Adrian Smith (plus connu pour ses illustrations chez Games Workshop) s’en sort avec les honneurs.

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JaXoM

12/10/2017

Shadow Banking T4 : Hedge Fund Blues

61Xn7RlavIL__SY346_.jpgPlancheA_310922.jpgScénaristes : Eric Corbeyran & Sylvain Lacaze

Dessinateur : Eric Chabbert

Éditeur : Glénat

Genre : Finances - Politiques

Sortie le 13 septembre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Après leurs mésaventures en Grèce, Maureen et Mathieu sont plus que jamais décidés à faire éclater le scandale au grand jour : le monde doit savoir qu’une crise financière globalisée et organisée s’annonce. Mais à quel prix ? Cette vérité a déjà coûté la vie de leur ami grec Alecos et de la sœur de Skull, le hacker qui les a aidés à décrypter la clé USB contenant ces informations. À la fois traqués par la police et les tueurs à gage de leurs adversaires, Maureen et Mathieu pourraient bien être les prochains sur la liste.

Mon avis :

Ce quatrième opus de la série démarre avec le personnage de Skull (Mr Honstam), poursuivi par deux hommes de main de l'organisation de l'ombre qui cherche à le neutraliser. Sa pauvre sœur s'est faite assassinée, guise de représailles de s'être mêlé à une affaire qu'il aurait été préférable d'éviter. Suite au suicide du président d'ECB, des informations secrètes ont été révélées, tandis que D'Orval toujours dans la nature est recherché par plusieurs organisations dont notamment les polices internationales.

Skull qui a décrypté une clé contenant des informations terrifiantes pour la finance et l'économie mondiale se rend à la brigade financière de Francfort, déclinant la culpabilité de son ami D'Orval, pion d'une mise en scène, d'après ses dires.

Malgré une trame qui tente d'être fluide et efficace, le résultat de cet album est bien maigre en qualité. Certes, la première page de l'ouvrage mentionne trois termes que l'on espère voir développer durant le récit ( Hedge Fund, Banque centrale chinoise et Renminbi (devise chinoise), ce n'est que durant les quelques dernières pages que l'on sent ces informations éclore. Les différents protagonistes voyagent d'un bout à l'autre de la planète, et rencontrent de manière trop évidente leurs contacts, les effets de surprise sont téléphonés.

 

Côté dessin, même constat : classique de bout en bout. Pas spécialement décevant, mais on ne décolle pas réellement non plus. Notons que Chabbert parvient néanmoins a voir juste côté regards des protagonistes, ceux-ci sont nets et perçants.

La fin du tome lance une phrase qui espérons-le dise vrai pour la suite : "La menace actuellement invisible ne le sera pas longtemps et écrasera tout sur son passage"... Car pour le moment, on ne voit pas vraiment ces faits s'accomplir!

 

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Coq de Combat

 

 

10/10/2017

Cavale vers les étoiles

61Qrp2D+eYL__SX357_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_310411.jpgAuteur : Ryôma Nomura

Éditeur : Casterman

336 pages

Genre : Science- Fiction

Sortie le 23 août 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Deux filles, une armée à leurs trousses, un seul objectif : Mars ! Dans un futur uchronique où les implants cybernétiques font partie du quotidien, la Terre est sous le joug de la couronne britannique. Afin de mater la révolte des colonies établies sur Mars, le pouvoir détourne la génétique martienne pour créer des combattants d'un nouveau genre. Échappée du laboratoire militaire où elle a vu le jour, Kinu nourrit un seul but : aller retrouver les siens sur la planète rouge. Contre elle : toute l'armée de l'empire. Avec elle : Roku, une vendeuse de nouilles qui n'a rien demandé à personne.

Mon avis :

Kinu est d’apparence humaine, jeune fille blonde filiforme... pourtant sous sa petite dégaine se cache le plus abouti des spécimens de martien artificiel. Conçue il y a 6 mois, elle souhaite plus que tout revoir les siens sur Mars, la planète rouge.

Traquée par ses créateurs, diverses organisations et spécialement par l'Armée Britannique qui tient à se l'accaparer pour l'utiliser à ses fins, elle ne doit sa liberté qu'au nombre de cadavres qu'elle laisse derrière elle. Kinu dispose de facultés hors du commun, résiste à quasi chaque douleur et dispose d'un potentiel d'analyse à toute situation.

Son chemin croisera celui de Roku, une jeune fille qui durant son très jeune âge s'est faite abattre, et de ses prothèses actuelles, possède elle aussi des dispositions au combat.

Bien que partenaires sur ce coup, elles ne font que s’engueuler la plupart du temps. La martienne ne prend en compte que le désir de retourner sur Mars, tandis que Roku la suit presque par destinée, sans raison apparente.

D'un point de vue scénaristique, bien que l'action soit présente de manière omniprésente, la trame se répète faisant du sur place, statique & répétitive. Certes, les protagonistes secondaires ont leur rôle à jouer (pour la plupart des androïdes de plus en plus puissants, des arbres génétiquement modifiés..), tout comme un humour bon enfant ressort de cet ouvrage. (notons le passage ou Kinu mange aussi bien les baguettes en bois pour nouilles que les aliments eux- mêmes, ou encore l'allusion aux personnages sur Mars qui ne se nourrissent que de sable et de métaux)

La première partie du récit tient même plutôt la route, sans toutefois réellement se démarquer royalement, mais d'une manière générale, le scénario s'enlise peu à peu, se répète, sans apporter quoi que ce soit de réellement neuf.

La qualité graphique de Ryôma Nomura plaira à ceux ayant appréciés Blame ou Eden, ou verront un quelconque parallélisme avec un manga rétro tel que Vénus Wars. Ce style archaïque ne plaira pas forcément à tout le monde. Maintenant, soulignons la précision de l'auteur pour des plans figés, ou chaque détail est mis en relief. Les scènes d'action bien que dynamiques piétinent et rendent certaines planches brouillonnes. Sans doute du au noir de l'encrage très épais, ce qui engendre un résultat mitigé (planches à leur stade expérimental)

Entre deux gamines (l'une complètement robotisée et l'autre partiellement à l'aide de prothèses), des arbres mutants, des cyborgs étranges, une période glacière qui ravagerait une majorité des êtres restants et l'armée britannique qui s'en mêle, on obtient un manga SF qui vagabonde en eaux troubles... On a tout intérêt qu'elles ses rendent sur Mars, car après 336 pages, on ne souhaite pas vraiment les revoir!

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Coq de Combat

21/09/2017

Jour J T29 et T30 Le prince des ténèbres

sans-titre.pngsans-titre.pngPlancheA_308002.jpgScénaristes : Duval & Pécau

Dessinateur : Kordey

Éditeur : Delcourt, Série B

Genre : Historique , Uchronie

Sortie : le 16 août 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

 

L’histoire suit l’enquête d'un personnage ayant existé, John O'Neill, alias le ""Prince des ténèbres"", un agent du FBI ayant eu l'intuition que Ben Laden préparait une attaque d'envergure contre les USA et qui trouva la mort dans la destruction des tours du World Trade Center. Que se serait-il passé s'il avait eu l'occasion de traquer Ben Laden et s'il avait pu empêcher l'attaque du 11 septembre 2001 ?

 

Mon avis :

Voici certainement l'un des titres les plus réussis de la série Jour J, grâce à cette belle trilogie reprenant à la fois faits réels et tournures hypothétiques si le désastre du 11 septembre 2001 ne s'était pas produit.

On suit le parcours et l'enquête menés par l'Agent O'Neil, appelé le prince des ténèbres car il bosse comme un demeuré et s’habille toujours en noir, de la marque "Gucci". Suite à un attentat en Arabie Saoudite,  faisant 20 victimes américaines de l'Air Force, lui et son équipe, notons Sam Sullivan et sa coéquipière l'Agent Carter, raclent l'entièreté du territoire, tentant d'obtenir de minces indices.

Sur place, ils découvrent que Ben Laden a créé un véritable Royaume, des autoroutes, d'immense palais..., qu'il s'agit d'un entrepreneur du Yemen. Ils découvrent également qu'en 1988, il prête au trésor royal - sans intérêts ; que sa route le mènera de la Mecque à Taif, et que l'Iran utilise du matériel Russe contre le Royaume.

Les agents qualifiés analysent le terrain malgré les prérogatives des saoudiens donnant lieu à un rapport du G2 (Services secrets de l'armée) en provenance d'Allemagne qui démontre que l'attentat de Khobar provient d'Al Quaida. Al Fadl a trahi les siens tandis que les différents organismes (FBI NSA CIA) ont leur idée sur le sujet. L'analyse des experts concernant les bombes utilisées est relativement instructive ( Sentex - TNT...)

Notre équipe menée par l'agent O'Neill se retrouve à Gloucester Building Tyson Corner en Virginie, et découvrent avec stupéfaction qu'ils possèdent des dossiers sur Ben Laden depuis 1993.

La partie historique et remaniée est captivante de bout en bout.

- New York en 1993 : 6 morts et 1000 blessés

- Ethiopie en 1996 : le président égyptien est la cible d'un assassinat

Les attentats de Ben Laden se déroulent sur plusieurs continents avec des moyens de logistique surprenants. Pourtant, à ce stade, seuls l'Agent Oneil et son équipe semblent convaincus de la véritable puissance de l'organisation d'Al Quaida.

Les second tome démarre tout en force avec Obama (sénateur) qui tente de convaincre le Président sur la qualité d'O'Neill et ses arguments, bien que le prince des ténèbres soit entaché par traitrise et indiscipline.

La tournure scénaristique atteint son apogée lorsqu'il se retrouve à l'aide de l'un de ses contacts en Israël, afin de débusquer leur ennemi. 

Un scénario quasi parfait qui malheureusement est accompagné par un dessin de piètre qualité, voir maladroit dans le trait. Une qualité graphique qui frôle la décadence sauf si la volonté de caricaturer chaque personnage à l’extrême est volontaire. Franchement, même les plans rapprochés montrent le manque de netteté. Les protagonistes sont laids, quel dommage avec une trame qui excelle. Quant aux présidents et sénateurs, jugez par vous-mêmes...Fort heureusement, les couleurs nettes recadrent quelque peu la qualité graphique. On aurait pu obtenir un chef-d’œuvre, on récolte un bon album.

L'une des forces du récit se note également par la construction efficace de répliques appropriées :

" Qui veut dîner avec le Diable, doit se munir d'une longue cuillère..."

On se laisse prendre au jeu et au rythme de l'intrigue. Un bon moment de lecture avant l'attente de la fin de cette trilogie !

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Coq de Combat

 

 

 

18/09/2017

Gantz : G T1

51EqeiRnoeL__SX350_BO1,204,203,200_.jpgPlancheS_57552.jpgScénario : Hiroya Oku

Dessinateur : Keita Iikuka

Éditeur : Delcourt / Tonkam

Genre : Science-Fiction

Sortie : le 16 août 2017

 

Avis de l'éditeur :

2005, une tragédie frappe une classe entière au cours d'une sortie scolaire à bord d'un bus. Après une chute d'un pont, les passagers se réveillent dans une école abandonnée et se retrouvent obligés de suivre les ordres d'une étrange sphère noire appelée "Gantz". Ils doivent alors éliminer des visiteurs venus d'un autre monde pour gagner de précieux points qui leur permettront de retrouver leur liberté...

 

Mon avis :

L'univers de Gantz affiche des chiffres explosifs : 21 millions d’exemplaires au Japon pour les 37 tomes de la série originale, des films, une série télé d'animation comprenant 24 épisodes, un jeu Playstation, 2 romans... de nombreux produits dérivés.

Alors que la série de base ressort à raison de deux tomes en un (volume double), l'auteur travaille également sur Last Hero Inuyashiki chez Ki-oon.

Gantz G reprend pour ainsi dire les mêmes ingrédients que pour son prédécesseur. Des jeunes étudiants confrontés à gagner un maximum de points pour ressusciter, ou ressusciter un proche. Le but étant emmagasiner 100 points.

Les premières impressions sont plutôt plaisantes. De suite, on se sent propulsé dans ce monde de science-fiction où se mêlent plusieurs facteurs : oublier instantanément sa vie antérieure (certains adolescents ne comprennent pas de suite le fonctionnement des règles et en pâtissent royalement les circonstances); être vif, et ne pas hésiter à tuer l'ennemi sans concessions, se lier d'amitié avec les éléments forts du groupe, sans toutefois se montrer trop généreux.

Graphiquement, la force majeure se note au niveau des protagonistes. Traits fins (parfois trop lisses), coupes de cheveux parfaites (et ce malgré les pirouettes à 360° de certains participants, monstres réalistes (ici des animaux hybrides issus de différentes dimensions).

La dynamique est constante mais les décors n'existent pour ainsi dire pas du tout. On aimerait davantage pouvoir prétendre à un effet de profondeur de champ...il n'en est rien. On doit se contenter des protagonistes.

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Coq de Combat

06/09/2017

Intégrale Caroline Baldwin T1 & T2

41tEku0WNNL__SX371_BO1,204,203,200_.jpgsans-titre.png71Mtavg6qkL.jpgAuteur : André Taymans

Éditeur : Paquet

Genre : Détective

160 pages / Tome

Sortie : 24 mai 2017 et 28 juin 2017

 

Avis de l'éditeur :

Caroline Baldwin est l'héroïne d'une série de bande dessinée belge créée par André Taymans en 1996. Elle a connu 16 albums, aujourd'hui regroupés dans une série de 4 Intégrales. Un album inédit verra le jour en octobre 2017.

 

Mon avis :

 Les éditions Paquet ont le plaisir de partager les aventures de Caroline Baldwin, cette policière à contre-courant de l’héroïne classique. Chaque reliure de 160 pages reprend quatre titres de cette série emblématique.

Intégrale 1 : Moon River - Contrat 48-A - Rouge Piscine - La dernière danse

Intégrale 2 : Absurdia - Angel Rock - Raison d’État - La Lagune

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Au milieu des années nonante, Taymans fait partie de la génération marquante des auteurs BD des éditions Casterman, essentiellement au répertoire jeunesse. Il crée Caroline Baldwin pour en constituer une héroïne de saga policière où prime la psychologie des protagonistes au-delà d'une intrigue policière pourtant déjà fortement ancrée. Cette femme apparaît d'entrée de jeu comme étant un peu perdue, dépressive, mélancolique, alcoolique...instable sur le plan amoureux. Et pour couronner le tout, elle ressort de ses enquêtes policières encore plus détruite, s'engouffrant vers l'aval.

Loin du cliché de la blonde américaine, refaite de partout, Taymans dévoile une héroïne comme il le conçoit. Une femme multiculturelle, indienne (de par ses voyages au Canada et autres tribus), aux cheveux courts, plutôt typée...ainsi que marquée de taches de rousseur, qui l'a démarquent nettement.

Prépublié dans "A Suivre", "Moon River" sera tiré à 7000 exemplaires dans la collection "Studio" chez Casterman. L"auteur se focalise sur des décors qui justifient amplement l'intérêt porté par cette nouvelle série. Par contre, Taymans ose ce que d'autres auteurs ne peuvent que fantasmer : il brise les normes! Accumulant les scènes osées et sexuelles, il restreint ainsi son public. Cherchant à bousculer le lecteur, il n'apprécie guère les happy ends!

"Contrat 48-A", le second opus remportera le prix du meilleur album de l'année à Seraing à la "bulle de cristal"...d'autres prix suivront.

Pour le 3ème album, les choses se corsent encore ; D'abord, intitulé Mort d'un nègre", ce titre devient par la suite "Rouge Piscine". Les représentants français refusent de proposer ce titre aux libraires d'où un titre alternatif, pour le moins étrange.

 Un des proches d'André Taymans, son grand-père Robert Beaujean, devient un élément prépondérant durant les aventures de Caroline Baldwin, et ce bien après son décès en 1996. Une figure emblématique pour André, qui s'inspire de lui et de ses nombreux acquis de par les différents métiers de son vivant ( agent d'assurance - publicitaire - vendeur en bureautique...)

Pour le final de l'album "Absurdia", André se remémore ses vols en hélicoptère au dessus de New York, où il tire des photos de Time Square. Et c'est un nouveau tournant, car quelle audace de sa part de créer le doute sur la possibilité que son héroïne ait contracté le virus du VIH... une tournure qui ne lui vaut pas que des amis, mais le début d'"Angel Rock "démarrant sur une citation de Malvaux, tirée de la voie royale, son livre de prédilection durant des années. montre une Introspection de Caroline et ses démons intérieurs, alcool et tendances compulsives...

Le paradoxe étant que plus Caroline touche le fond, plus son auteur jubile, un équilibre dans le déséquilibre parmi les vases communicants. Avec ce titre, Taymans atteint des sommités, peignant des récifs montagneux de toute beauté, et après seulement 15 pages de lecture, le lecteur abasourdit, se sent confronté avec une Caroline, qui a bel et bien contractée le sida. Non sans mal, Caroline décide d'affronter ce mal terrible avec le courage et la détermination d'aller de l'avant. Des pages entières sans scénario, nul besoin, d'ailleurs, tellement le niveau d'émotions est élevée. Le retour du public sera plutôt favorable, consterné par la tournure des événements improbables à leurs yeux.

Enfin, notons que pour le titre "Raison d'Etat", un agent des forces d'intervention Belge propose à Taymans, lors d'une séance de dédicace, de lui détailler le maniement des armes, afin que les aventures de Caroline deviennent nettement plus crédibles sur le plan des armes à feu.

Vous l'aurez compris, ces intégrales représentent une mine d'or pour les admirateurs de l'auteur.

Comme André le stipule fort bien :

"La véritable aventure, il veux la vivre, et de par ses nombreuses destinations, il permet de transmettre à ses lecteurs sa vision de la liberté et sa joie de vivre".

 

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Coq de Combat

17/08/2017

Nains T6 et T7

61JnvVUYZGL__SX362_BO1,204,203,200_.jpg51ylbUOr8bL__SX362_BO1,204,203,200_.jpgScénariste : Nicolas Jarry

Dessinateur : Stéphane Créty

Éditeur : Soleil

56 pages / Tome

Genre : Heroic Fantasy

Sortie : le 19 avril 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Quinze années se sont écoulées depuis l'incendie qui a ravagé Fort Druz. L'ordre du Talion n'a pas été détruit. Le pouvoir a seulement changé de mains, passant de celles des archivistes à celles des seigneurs de la banque de Pierre. Pourchassé par les maîtres assassins de la loge Noire, Ordo a renoncé à sa vengeance... Jusqu'au jour où la belle et mystérieuse Derdhr, l'un des plus puissant seigneurs de la banque de Pierre, vient le trouver pour lui proposer de terminer ce qu'il a commencé...

Mon avis :

Après le ravage de Fort Druz, nous avons droit ici à un récit davantage porté sur des conspirations, une corruption familiale que centré sur une essence fantasy, bien que conservant malgré tout une touche authentique de l'univers Celtic.

Derdhr, un des 7 seigneurs de la Banque de Pierre, deuxième fortune mondiale après Urus d'Ettorn, père d'Ordo, chez qui elle se rend et lui propose un marché.

D'une part, Derdh, la conspiratrice, aussi belle que douée en affaires commerciales veut étendre son pouvoir et pour ce faire utilise le fils pour faire tomber le père - Une alliance scellée dans le sang entre la Loge Noire et la Banque de sang. D'autre part, Ordo de Talion n'est pas née de la dernière pluie. Fin stratagème qui a fréquenté le gratin de haut rang, rois et généraux de tout standing, semble douter de l’honnêteté de son hôte.

Donc, une diablesse qui tente d'utiliser un fin stratège... cela semble astucieux de la part des auteurs.

Néanmoins, malgré une intrigue plutôt efficace, dés les premières pages, on comprend le verdict de ce récit. Nul besoin d'avoir la science infuse pour s'en rendre compte.

Scénario et dessins combinent. La lecture fluide permet de s'attarder longuement sur les détails, même si ce récit offre énormément de bulles de lectures par rapport aux tomes précédents.

La confrontation en paroles entre père et fils (Le Nain du Talion et son fils Ordo) valent le déplacement. Personne n'est blanc comme neige, qu'il s'agisse de la belle Derdhr, ou des autres protagonistes.

Fourberie et corruption sont les maîtres mots de l'histoire.

Certaines répliques telles que : "la gobe-foutre"; une suce-queutar qui se lubrifie le nénuphar au Saint Doux en comparaison avec une bavette, apportent leurs lots d'émotions.

Enfin, notons que la fin d'album est gratifié d'un glossaire avec ces mots, ce jargon , et sa traduction en français courant, afin d'éclairer nos lanternes.

 

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Coq de Combat

 

 

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10/08/2017

Gambling School T1 & T2

51oVkMHHQML__SX345_BO1,204,203,200_.jpg51NZLpsONbL__SX350_BO1,204,203,200_.jpgScénariste: Homura Kawamoto

Dessinateur : Toru Naomura

Éditeur : Soleil

Seinen

240 pages / Tome

Genre : Jeux / Domination

 

Avis de l'éditeur :

Dans cette école, ce ne sont ni les résultats scolaires ni les performances sportives qui comptent, mais les prouesses aux jeux de hasard. Des sommes parfois colossales peuvent être pariées. Les élèves les plus forts sont enviés, les plus faibles persécutés. Yumeko, une nouvelle élève, est immédiatement placée sur la liste des personnalités à surveiller. Étrangement, elle ne semble pas être là pour "gagner", mais par pur amour du jeu et de l'excitation...

Mon avis :

Les japonais ont décidément une obsession à ce qui touche au domaine de domination "Maîtres - Esclaves".

Gambling School en est la preuve unilatérale, poussant le vice dans ses retranchements.

Dans cette école, composée de la future élite du pays, ces jeunes pour la plupart issus de familles riches, s'adonnent aux jeux de hasard, sous toutes ses formes...si bien, que les moins fortunés terminent rapidement au bas de l'échelle, portant autour du cou, une pancarte de chien - chat, en fonction du sexe, totalement dévoués, esclaves à plein temps envers leurs "chefs".

Les terreurs de l'école tiennent les rênes du pouvoir jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle, dont l'attitude décomplexée semble irriter l'assemblée.

Un excellent manga sur le rythme infernal des joueurs et leur attitude autodestructrice, les faisant grimper au paradis ou basculer en enfer.

Le véritable joueur se reconnaîtra dans cette lecture sombre, prenante et diabolique.

L'animé sous son nom officiel "Kakegurui" est vivement conseillé. La 1ère saison compte 12 épisodes.

Adrénaline et sensations fortes garanties pour tout amateur de jeux de hasard!

 

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Coq de Combat

 

07/08/2017

Requiem Chevalier Vampire T5 et T6

61m045a+u9L__SX373_BO1,204,203,200_.jpg61EXBCQ4hRL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg9782914420013_pg.jpgScénariste   : Pat Mills

Dessinateur : Olivier Ledroit

Éditeur : Glénat

56 pages / Tome

Genre: Épouvante

Sortie : le 31 mai 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Le bal de Dracula bat son plein. Pourchassés par Otto et ses hordes de dragons sanguinaires, Rebecca et Requiem tentent de retrouver leur amour perdu dans un déluge de feu. Mais lors de l'affrontement, la personnalité de Thurim, combattant légendaire et ancien bras droit du Comte, refait son apparition, permettant aux amants de s'en sortir sans dommage. Pendant ce temps, alors que plane la rébellion de Mortis et Black Sabbath, les goules attaquent une cargaison d'Opium noir afin d'affaiblir les chevaliers vampires...

Mon avis :

Requiem Chevalier Vampire rassemble le gratin des horreurs. Chaque héros ou anti-héros, selon la vision personnelle que l'on a des protagonistes, renferme une identité chaotique, un passé lourd de tribulations, certains voués à la torture éternelle, d'autres aux délices les plus aphrodisiaques.

De suite, à la vue des premières pages, voire même des plats de couverture, le lecteur se sentira poussé ou répulsé par cette lecture sombre et apocalyptique.

C'est la guerre sur Résurrection! L'équipe de médiums noirs est cruellement rationnée, dû au manque d'opium, qui leur permet d'augmenter leurs pouvoirs psychiques.

Des goules, des vampires, des gobelins, des créatures malfaisantes, Dracula et ses nymphomanes diaboliques, de la drogue à outrance...le monde établit par Mills et Ledroit façonnent les enfers comme on souhaiterait certainement le reluquer.

Car ces enfers là offrent une distraction de premier choix : le pouvoir, l'immortalité, la luxure, les plaisirs, les souffrances... très proche finalement de notre monde humain, avec une touche de fantaisie à l’extrême.

Clin d’œil, à la vampire Claudia, qui s'adonne dans les cales de Satanik à la luxure débauchée, au kamasutra vampirique. Notons que les albums de Claudia auront également leurs versions améliorées d'ici peu, également prévu chez Glénat.

Visuellement, on se reçoit une claque en plein visage, si toutefois on apprécie ce style graphique, fort appréciable pour les admirateurs de séries telles que le Fléau des Dieux ou Arawn aux éditions Soleil.

La fin de chaque album offre un glossaire montrant l'attirail de chaque personnage, en bonus par rapport à la précédente édition.

Mélange d'un porno gore tout à fait immoral : à savourer ou à renier, à vous de voir!

 

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Coq de Combat

04/08/2017

L'homme invisible T2

61XXLPWdvAL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71lYspeBzFL.jpgD'après HG Wells

Scénariste : Dobbs

Dessinateur : Christophe Regnault

Éditeur : Glénat

Science-Fiction

Sortie : le 14 juin 2017

Avis de l'éditeur:

 

Sous ses légers bandages se cache un lourd secret...

Alors que le paisible village d Ipen imagine qu il est hanté par un fantôme, Griffin, l Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra...

 

Mon avis :

 

La partie tant attendue dans le tome 1 arrive enfin. En trouvant refuge chez le médecin Kemp, l'homme invisible - Griffin - dévoile genèse de sa transformation.

Au long de quelques pages aux teintes ambrées du souvenir, il explique comment ses recherches l'ont amenées  à transformer un tissu, puis un chat en molécules transparentes...jusqu'à lui-même cesse de refléter la lumière pour le rendre translucide.

Mais bien que détenteur d'un pouvoir presque divin, être invisible a aussi ses imperfections, comme la nudité qui le rend vulnérable aux aléas de la météo.

Pire encore, le Docteur Kemp réalise combien son ancien camarade d'université est devenu fou. Imbu de lui-même, suite à sa transformation sans précédent, Griffin veut asservir le monde sous sa coupe. Faire régner une atmosphère de terreur, et de mort autour de lui. Ce qui est inadmissible pour l'homme de bien qui l'écoute...les desseins de l'un et de l'autre vont alors prendre forme. Entre l'envie de mort de l'un et la course poursuite de l'autre, pour empêcher la folie humaine de prendre de l'ampleur.

Encore un bel ouvrage mêlant teintes ocres, glauques et sépia. Des personnages soigneusement détaillés, des expressions vivantes et un texte riche.

Ce second tome qui clôture ce diptyque est à la hauteur des espérances exigées par un public admirateur de l’œuvre originale.

 

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Coq de Combat