16/01/2018

Jour J T31 Le prince des ténèbres 3/3

Couv_312741.jpgPlancheA_312741.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Igor Kordey

Éditeur : Delcourt Série B

64 pages - Historique

Sortie : le 22 novembre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

À la suite de la déposition de Saddam Hussein par les Irakiens, le pays est devenu une démocratie, déclenchant avant l'heure le printemps arabe. Affaiblis, Ben Laden et Al-Qaïda restent actifs. Bob, l'agent rebelle de la CIA, le sait, mais les USA font la sourde oreille de peur de mettre en péril leurs intérêts pétroliers. Bob et ONeill, devenu entre-temps directeur du FBI, vont alors devoir encore une fois forcer le destin.

Mon avis :

Voici donc venu ce troisième tome du Prince des Ténèbres qui clôt cette trilogie tant espérée. Mis en avant de manière de main de maître par le duo de scénaristes Fred Duval & Jean-Pierre Pécau, on s'attendait à du lourd, voire du très lourd, après ce qu'ils nous ont offerts pour les deux premiers opus.

La fin du second tome montrait l'attentat du 11 septembre 2001 évité de justesse. Ce troisième et dernier volume démarre en 2006 où notre agent fou, Bob de la CIA, de son vrai nom Robert Baer se fait incarcérer suite au meurtre de deux agents policiers du nouvel état démocratique d'Irak.

Bref, on saisit de suite que Baer s'est fichu dans une mouise colossale, évitant la peine de mort, cette dernière abolie, mais risque au minimum une peine de 30 piges, dans des prisons ô combien accueillantes et familiales, particulièrement pour des ricains, qui plus est, si c'est un agent de la CIA.

Il suffit d'un appel téléphonique pour qu'Oneill prenne les devants, bien que la suite risque d'en laisser plus d'un sur place. Certes, Jour J modifie à sa guise l'histoire, parfois de manière subtile, parfois de manière radicale. Mais la manière et l'aisance avec laquelle Baer est délivré des troupes irakiennes est on ne peut plus téléphonée. Tout le monde connait forcément les forces de frappes américaines, et leur démonstration de force dans le domaine, mais on aurait espéré pour le fil de ce scénario, un peu plus de répondant de la part des irakiens. Étrange en effet que les auteurs ne se soient pas pris davantage au jeu. Car une fois Baer délivré, on repart sur un "melting pot" général d'informations sur le printemps arabe pour enfin terminer avec Ben Laden. L'intrigue est réelle, mais il faut pouvoir tenir la cadence avec les événements authentiques et racontés.

Au final, plus d'un lecteur se sentira doublé à un moment donné, bien que ne sachant pas mettre le doigt avec exactitude sur ce détail. Les deux précédents tomes étaient tout de même d'un cran au dessus, à moins bien sûr, qu'il ne faille d'une traite relire la trilogie pour s'en faire une idée plus globale. Qu'à cela ne tienne, vous tenez toutefois entre vos mains, la meilleure époque de Jour J à ce jour.

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Coq de Combat

14/01/2018

Chroniques courtes #157 : Nains T9 ; Attention chien méchant;Les Bidochon

Nains T9 : Dröh des errants

les chroniques courtes, #157, Nains, Dröh des errants, Nicolas Jarry, Jean-Paul Bordier, Soleil, Celtic, Heroic Fantasy les chroniques courtes, #157, Nains, Dröh des errants, Nicolas Jarry, Jean-Paul Bordier, Soleil, Celtic, Heroic Fantasy Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier
Editeur : Soleil Celtic
56 pages
Genre : Heroic Fantasy
Sortie : le 25 octobre 2017

 

Dröh pensait bien faire, revenant sept ans plus tard dans son village avec des capacités à manier les armes. A son retour, bien qu’accueilli par tous, sa famille, sa bien-aimée qui n’a que des pensées pour lui, et d’autres de ses compagnons qui s’émerveillent de sa présence, Dröh semble lasser par son errance. Pourtant, il revient près des siens avec l'espoir de changer son peuple, et de défier l'ordre dominant...sauf que sa famille et les autres de sa caste préfèrent de loin leur sort que verser le sang. Dés lors, Dröh décide une fois encore de laisser ses proches et de faire cavalier seul. Ce neuvième tome est mélancolique bien que nous avons droit à de nombreux combats Nains vs Nains & Nains vs Elfes. Sans toutefois démériter, cet album ne se classe pas non plus parmi les meilleurs de la saga.

Coq de Combat 

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Attention chien méchant.

les chroniques courtes,#157,nains,dröh des errants,nicolas jarry,jean-paul bordier,soleil,celtic,heroic fantasyles chroniques courtes,#157,nains,dröh des errants,nicolas jarry,jean-paul bordier,soleil,celtic,heroic fantasyScénario et dessin : Bastien Vivès
Editeur : Casterman
Genre : Jeunesse/enfance
Sortie : le 08 novembre 2017

La première histoire qui fait peur de Bastien Vivès

Oserez-vous entrer dans ce livre ?

Présenté comme un auteur culte parmi les plus reconnus de sa génération, Bastien Vivès se risque à un premier album Jeunesse. Il nous livre un récit ultra-minimaliste (80 pages, 40 dessins, quelques mots et onomatopées) et carrément noir, entièrement capté dans le faisceau bleuâtre d’une lampe-torche. Cela se lit très vite, il faut inférer un contexte et la fin reste ouverte. Bel exercice de style, mais le lecteur se retrouve au final avec un album plutôt léger et un lourd sentiment de frustration. Etait-ce l’effet recherché ?
 

   

 

 

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Antigone, Clotilde Bruneau,Giuseppe Baiguera, Luc Ferry, la sagesse des mythes, Glénat, Histoire, mythologie, drame

 Skippy



Un 5e jour au musée avec les Bidochon .

les chroniques courtes,#157,nains,dröh des errants,nicolas jarry,jean-paul bordier,soleil,celtic,heroic fantasy,attention chien méchant,vivès,casterman,enfance,jeunesse,08 novembre 2017les chroniques courtes,#157,nains,dröh des errants,nicolas jarry,jean-paul bordier,soleil,celtic,heroic fantasy,attention chien méchant,vivès,casterman,enfance,jeunesse,08 novembre 2017Scénario et dessin : Christian Binet
Editeur : Fluide glacial
Commentaires des oeuvres : Patrick Ramade et Pierre Lacôte
96 pages - dos carré et jaquette
Editeur : Fluide glacial
Genre : culture et humour
Sortie : le 16 novembre 2017

 

Dans la catégorie Beaux livres d’art et BD, cet album constitue décidément une excellente surprise, … pour la cinquième fois !

L’objet est luxueux, l’iconographie soignée et l’humour aussi irrésistible que la qualité des commentaires. Le lecteur est convié à une très agréable déambulation patrimoniale tout en appréciant le matérialisme décomplexé de Robert et Raymonde, le couple le plus franco-franchouillard du 9ème art.

Indispensable pour mourir de rire, mais pas idiot !

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Skippy

 

05/01/2018

Solo T3 : Le monde cannibale

516nMHBgvOL__SX373_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_308011.jpgAuteur : Oscar Martin

Éditeur : Delcourt

128 pages

Genre : Survival Animalier

Sortie : le 18 octobre 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

 

Revenant d'une chasse peu fructueuse, Solo rentre dans son camp pour découvrir que Lyra a été enlevée par les humains. N'écoutant que son courage, le héros va alors s'embarquer dans une course désespérée et suicidaire pour sauver celle qu'il aime. En chemin, il affrontera de nombreux adversaires mais se découvrira également un précieux allié, un disciple...

Mon avis :

Vous aimez les personnages torturés, à qui ils arrivent mille et une contrariétés? Vous aimez les héros animaliers, genre des "Toons" qui bondissent et tournent à cent à l'heure? Vous aimez les scénarios post-apocalyptiques, où règnent le chaos et le désordre? Alors la trilogie Solo est faite pour votre plus grand plaisir!

Ici, vous rencontrerez des héros animaliers torturés dans un monde à la Mad Max, autant vous l'annoncez d'entrée de jeu, on adore ou on passe à autre chose. Après quelques pages seulement, le ton est donné, et on se retrouve collé à un aimant, ou non.

Bref, pour les amateurs du genre, vous allez vous régaler, autant par la richesse scénaristique que par l'envoutement des couleurs présentes. La qualité graphique n'est pas en reste, avec de longs panoramas de déserts arides, et des plans rapprochés, montrant les gueules patibulaires franchement réussies.

Son auteur Oscar Martin a travaillé sur le célèbre dessin animé Tom & Jerry ainsi que pour le journal de Mickey. On comprend dés lors son attrait pour des protagonistes animaliers. Sauf que pour le coup, Solo s'adresse à un public plus mature, par son contenu plus ravageur. Boyaux et tripes sont nettement mis en valeur, biceps et adrénaline font des dégâts à quasi chaque page. La trame de ce troisième opus montre le héros Solo, en quête de lui même, tentant de libérer sa compagne, prise par des humains.

Une pépite dans son style, car au-delà de la baston, l'auteur nous mène vers une introspection de son héros, sur le sens de l'existence.

 

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Coq de Combat

03/01/2018

Gantz Perfect Edition T1 & T2

sans-titre.png51X4eIkrR-L__SX350_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_307250.jpgAuteur : Hiroya Oku

Éditeur : Delcourt / Tonkam

Genre : Science-Fiction

408 pages / Tome

Sortie : juillet / Août 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Kei et Masaru, deux anciens amis de primaire, sont écrasés par un train après avoir sauvé un ivrogne tombé sur une voie... Ils ont néanmoins la surprise de se réveiller dans un appartement inconnu, entourés d'autres personnes ayant également connu la mort. Là, une étrange sphère noire appelée "Gantz" ordonne à tout le groupe d'éliminer un certain "homme poireau". Une mystérieuse lutte commence alors !

 

Mon avis :

Considéré comme étant une des références Seinen de science-fiction, Gantz est une série de 37 volumes créé par Hiroya Oku. Le concept étant de permettre à des personnes mortes de retrouver la vie...mais pas à n'importe quel prix. Ceux-ci doivent atteindre 100 unités (ou 100 points) en accomplissant des missions spécifiques - généralement affronter des ennemis et les exterminer.

On suit le parcours, de Kei Kurono, qui tentant de sauver un ami tombé sur les voies ferrées de Tokyo, perd la vie. Dés lors, il se retrouve avec des individus inconnus dans une pièce, au centre de laquelle une sphère noire dicte ses règles. Ce manga joue grandement sur le psychologique des protagonistes, la violence y règne de manière abondante, les scènes crues sont affichées tel un met onctueux. Des clans vont se créer, d'autres se dissoudre, des amitiés se briseront, Gantz est qui plus est détaillé par une richesse graphique de haut standing. Le niveau d'encrage est d'ailleurs si épais, que les émotions transpirent par delà les pages. Tout comme le sang qui gicle en abondance, où les combinaisons de protection de chaque participant, qui émergent par un noir brillant, resplendissant.

Certaines scènes gores tout à fait originales, présentent des morceaux de chairs ou des organes à l'air libre. Sans toutefois se focaliser sur cette ébauche brutale, le lecteur se sent aspiré par la spirale stressante du scénario. Les personnages sont eux aussi pour le moins attachants, et dégagent une aura perceptible, pour la plupart d'entre eux. Certaines planches sont tout bonnement magnifiques par une précision de style proche de la quintessence.

 

Par contre, cette Perfect edition n'apporte en somme rien de neuf au niveau du récit, ce qui peut en décevoir plus d'un. Heureusement, la fin de volume de chaque intégrale présente une interview qui vaut réellement le détour. Des secrets de réalisation, des ficelles sur l'emploi du temps du mangaka, ses outils de travail... Comme le souligne son auteur, Hiroya Oku, de nombreuses heures de préparations ont été nécessaires pour la réalisation de ce projet. Perfectionniste dans l'âme, il recherchait en permanence un coup d'avance sur l'évolution de son script.  Pas toujours évident vu la teneur et la progression de cette trame, ô combien recherchée. La réalisation d' un "Name" (pré-maquette des planches du manga sur laquelle figure les dialogues et les dessins) prenait environ 2 à 3 heures par semaine. Suite à cela, l'auteur et son équipe insèrent les décors infographiés tout en respectant le découpage des planches.

Ceux et celles qui possèdent déjà cette série mythique, ne trouveront certainement pas matière suffisante à se mettre sous la bouche. Par contre, cette version Perfect Edition s'adresse particulièrement à tout lecteur susceptible de se lancer dans cette aventure d'anticipation.

 

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Coq de Combat

21/12/2017

Intégrale Caroline Baldwin T3 & T4

sans-titre.png41NL22rtYlL__SX371_BO1,204,203,200_.jpg71HmsMZYfwL.jpgAuteur : André Taymans

Éditeur : Paquet

208 pages / Intégrale

Policier

Sortie 25 septembre et 27 octobre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Depuis sa première apparition en 1996 dans les pages du magazine (A suivre), Caroline Baldwin a parcouru un sacré bout de chemin. Avec déjà 16 albums traduits dans plusieurs langues dont l'allemand, l'italien, l'espagnol ou le portugais, les aventures trépidantes de la belle enquêtrice imaginée par André Taymans sont aujourd'hui devenues un classique du genre. Dans ce troisième volume, après l'annonce de sa séropositivité, Caroline réapprend à vivre au rythme des thérapies expérimentales qui parfois peuvent s'avérer... mortelles !

 

Mon avis :

 

Intégrale 3 :

En fin de l'année 2001, André et son épouse font un périple au Népal, une expédition en solitaires, seulement accompagnés d'un guide et d'un porteur. Un voyage hardi car le conflit opposant les troupes royalistes et les guérillas maoïstes font rage. Mais leur guide ne semble pas rassuré, c'est une première pour lui de s'aventurer dans le "Gamesh Himal". Finalement, des ennemis atteignent le village où André se trouve et ni le porteur ni le guide ne comprennent le dialecte de ces gens. Fort heureusement, André parvient à calmer la situation en donnant au chef un peu d'argent. André est convié par le chef ennemi de se rendre dans une petite maison où il recevra un reçu "Social service from Gutland", portant le numéro 001. Ils partent libres, mais apprennent qu'en fin fin novembre, de nombreux massacres ont lieu, du coup, ils décident de quitter Katmandou pour rejoindre Bruxelles.

 

Taymans aime surprendre son lecteur. Dans le 9ème tome de Caroline, il insert le thème des ovnis de Roswell. Il associe cela avec le contexte des montagnes népalaises. Il relance une autre héroïne, Roxanne, la blonde qui devient "la guest star" de rendez-vous à Katmandou. Avec son nouveau label, l'album inaugure la collection Polar Ligne rouge chez Casterman.

Taymans retourne ensuite au Québec lors d'une tournée de promotion avec Albert Weinberg, Jean-Pierre Talbot et Jean Roba, il profite une fois encore d'animer la Belle Provence au centre des récits. L’héroïne Hélène, dans la série Bleu Lézard chez Glénat croise le chemin de Caroline un bref instant, à la demande de Benoît Roels. L'album est une belle réussite, riche en émotions.

Au Québec, Taymans peut compter sur un réseau d'amis impressionnant. Des auteurs, des libraires, des journalistes ainsi qu'un agent des services secrets qui va l'inspirer pour sa future histoire. Un scénario qui traite des révoltes indiennes. Notons qu'un incident de parcours apparaît lors de la fin de son album "Maison D’État" et la suite de ce diptyque "Le roi du nord" : la vue d'André baisse considérablement.

Sa santé finit par s'améliorer et il travaille avec cet agent spécial, notamment en s'entourant d'agents de la répression des fraudes. Quelques mois après la sortie de son album, il est invité au Liban pour la promotion de sa série. On y relate sa forte amitié avec Albert Weinberg. Les deux hommes ont créé un héros canadien, fortement influencés par Blake et Mortimer. Ils adorent développer le côté humain chez leurs personnages.

Intégrale 4 :

 En 2006, Taymans entreprend un album de Lefranc, donnant lieu à une véritable consécration. Le titre avoisine les 100000 exemplaires, dépassant le dernier Alix. Une première chez Casterman! Du coup, il délaisse temporairement Caroline, e se lance dans un second titre de Lefranc : Après Le Maitre de l'atome, voici Londres en péril.

Après le roi du nord, Taymans se rend chez un spécialiste de la vue et devra porter des lunettes. Son 13ème titre (la nuit du grand marcheur) sera pour lui un véritable supplice. Mais sa vue finira par se stabiliser.  Par contre, dû au succès de Lefranc, Caroline est reléguée au second plan. Le succès de Lefranc a brulé les ailes de Caroline Baldwin!

Avec les jeux olympiques en Chine, et son nouvel album Free Tibet, il tente de relancer son héroïne fétiche, notamment avec des séance de dédicaces et une version limitée de ce titre à 1000 exemplaires (crayonné + cd)

L'ombre de la chouette sort en 2011 mais les fans de la 1ère heure sont déçus par le changement radical (format et modifications éditoriales) Une adaptation d'Angel Rock devait paraitre au grand écran, mais le projet s'enlise, sans résultat. Avec son titre la conjuration de Bohème, cela indique la fin d'une époque de plus de 15 ans avec le même éditeur.

Ils ne fonctionnent plus du tout en cohérence. Mais André se relève et se souvient d'une phrase de Jacques Martin : Les éditeurs passent, les auteurs restent.

Il fait ensuite la connaissance de Jean-Pierre Bertin, directeur d'Universal Pictures en Belgique. Ils tente de transporter Caroline à l'écran. Il écrit deux synopsis : Half Blood et Narco Tango. Mais de nouveau le projet part complètement à la dérive...

Taymans essaye d'encaisser le coup et retourne au Népal pour méditer. Il faut patienter jusqu’à cette année 2017 où il trouvera un compromis et obtiendra les droits complets de sa série Caroline. Il travaille désormais avec Paquet et se lance sur deux récits précédemment écrits pour le cinéma (Narco Tango et Half Blood)

Voici le renouveau de Caroline !

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Coq de Combat

 

 

15/12/2017

Millenium T 2/3 : Les nouveaux Spartiates

51b454gmSeL__SX371_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_312268.jpgScénariste : Sylvain Runberg

Dessinateur : Belen Ortega

Éditeur : Dupuis

60 pages

Sortie : le 27 octobre 2017

Genre : Polar

 

Avis de l'éditeur :

 

Livrée à elle-même après les enlèvements ayant touché les membres de son groupe de hackeurs, Lisbeth Salander se lance sur les traces des responsables, un obscur groupuscule aux méthodes radicales nommé "Sparta". Cependant, elle n'est pas seule : Mickael Blomkvist, journaliste controversé de "Millénium", est déterminé à lui venir en aide en échange d'informations sur un candidat électoral aux dangereuses influences. Alors que les deux domaines semblent ne rien partager (entre l'espionnage et le piratage numériques d'un côté, l'extrémisme politique de l'autre), le duo de choc prendra bien vite conscience des liens qui unissent leurs affaires respectives... Jusqu'à révéler de sombres machinations.

 

Mon avis :

 

"Plague", l'un des meilleurs hackers mondiaux se fait kidnapper par un groupe extrémiste. Ils tentent de l'utiliser pour leurs basses besognes.  L’enquête de Lisbeth la mène en terrain miné, chemin qui s'enlise toujours plus en profondeur. Elle découvre qu'un certain "Mark Borrow", soit-disant coach en séduction moderne, utilise des messages de propagande, au travers des réseaux du monde entier. Bien loin de prôner le désir des femmes, il exprime ses idées antiféministes , devenu pour lui une réelle obsession.

Quand au post-it repris dans ce bouquin, il s'agit d'un célèbre hacker qui s'est mis en étroite collaboration avec Plague, sous le pseudo "Télècle", roi grec qui a dirigé la cité spartiate durant l'antiquité. Malheureusement, Lisbeth et le journaliste "Mikael Blonkvist" sont accusés à tord et tentent de démanteler le groupe d'assassins.

 

Graphiquement, on n'est vraiment pas gâté par le travail d'Ortega! Franchement, cela ne fait pas du tout rêver, non seulement la colorisation dégage de manière omniprésente un étalage de nuances exagérée, qui, certes, permet à la qualité graphique d'émerger, de donner du relief...mais malheureusement, la touche graphique explose dans le mauvais sens, ce qui double les dégâts!

Néanmoins, quelques planches plus ordonnées remontent nettement le niveau global : la poursuite à moto dans la pénombre, ainsi que pour la majorité des plans où l’héroïne Lisbeth est mise en valeur, sans oublier quelques décors qui se respectent.  Sinon, le reste du temps, c'est de mauvais goût ou plutôt fade. Les planches 30 et 31 sont particulièrement grotesques, où chaque plan où l'on voit Erika, une protagoniste secondaire du récit, tirer des tronches inacceptables.

On se retrouve avec un scénario plaisant qui intercale des faits de société tels que le "Brexit" ou l'élection de "Donald Trump" avec une intrigue policière comme les scandinaves savent si bien les créer.

 

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Coq de Combat

Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (0) | Tags : ortega, runberg, dupuis, 610, polar, 102017, millenium |  Facebook | |

12/12/2017

Dragon Ball Landmark - Guide Officiel

618xBk+XjaL__SX344_BO1,204,203,200_.jpgSans-titre-5.jpgGuide Officiel : De l'enfance de Goku à Freezer

Auteur : Akira Toriyama

Éditeur : Glénat - 200 pages

Guide officiel - Sortie 4 octobre 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

 

L'univers de Dragon Ball est vaste. Immense même... Dragon Ball Landmark vous propose d'en faire le tour et d'en découvrir les mystères. Géographie de la Terre et de l'Au-delà, duels entre personnages, techniques de combat, quiz, tout y est. Et si cela ne vous suffit pas, vous pourrez même y retrouver une interview inédite d'Akira Toriyama et des illustrations couleurs en hommage à Dragon Ball. Dont une d'un certain... Eiichiro Oda.

 

Mon avis :

Ce guide officiel reprend la période depuis l'enfance de Goku jusqu'à l'arc de Freezer. 200 pages qui permettront d'affiner ses connaissances dans la matière, car plus d'un fan de l'univers de Toriyama se surprendra de (re)découvrir certains passages plus anodins, afin de de devenir incollable sur le sujet.

Les 20 premières pages émettent un éventail concret des grands événements de la saga (répétons-le, il ne s'agit ici que la période de la petite enfance de Songoku jusqu'à son combat contre Freezer sur Namek, déjà pas mal en soit) reprenant les personnages phares : Bulma, Krilin, Piccolo...

Outre les protagonistes principaux, ce recueil nous replonge à la quête des boules de cristal - la terrible armée du Ruban Rouge, les tournois d'arts martiaux - l'affrontement contre Satan et enfin, moment crucial : le début de la saga du Z, avec l'arrivée des guerriers de l'espace et surtout une figure emblématique qui persistera jusqu'aux épisodes actuels : en l’occurrence Vegeta, prince de la planète du même nom.

Une fois ces éléments présentés, nous avons droit à une carte géographique de l'étendue du monde conçut par Toriyama : le palais du roi roi Enma - l'enfer - la planète vegeta - planète Freezer - la planète Namek - le paradis - le chemin du serpent - le cosmos - l'univers et bien sûr la Terre. La Terre justement, où se déroulent bon nombre de combats, de tournois et de situations scabreuses. Une carte est également à la disposition du lecteur pour s'y retrouver, au travers de ce dédale sans fin : les quatre points géographiques; les déserts; les montagnes; le palais de Baba la voyante; le château de Pilaf...

Soigné et méticuleux dans l'approche de ce guide, chaque partie est agréablement détaillée avec respect de l’œuvre originale, et présentée de manière claire, que l'on soit fin connaisseur ou moyennement connaisseur. Un minimum de savoir est donc requis pour maîtriser ces informations.

C'est donc de manière progressive et à votre rythme que vous lirez ce recueil. La provenance des Dragon Ball, les différents dragons à leur source, leur limites ou non de pouvoirs, le type de vœux qu'ils exhaussent... tout comme les différentes techniques assimilées, les modes d'entrainements; les combats hors de l'arène; les différents peuples, pour enfin aboutir à la saga des Saiyans, tout d'abord sur Terre et puis sur Namek; lieu où pour la première fois, nous découvrirons le mythe du super guerrier de l'espace.

En bonus, un récapitulatif fort intéressant sur cet auteur de génie qu'est Akira Toriyama, des photos inédites, son évolution de carrière, bref, ce guide officiel, c'est du lourd!

Pour une dizaine d'euros, faites-vous plaisir, et affronter vos connaissances avec ce Landmark (points de repères).

 

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Coq de Combat

 

25/11/2017

Dans l'antre de la pénitence

Couv_312628.jpgPlancheA_312628.jpgScénariste : Peter J.Tomasi

Dessinateur : Ian Bertram

Coloriste : Dave Stewart

Éditeur : Glénat Comics - 192 pages

Genre :Western - Drame

Sortie : le 25 octobre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

1905, San José en Californie. Suite à la perte de son mari et de sa fille, Sarah Winchester se lance dans la construction compulsive de la « Winchester House » : une demeure aussi étrange que démesurée. Un chantier perpétuellement troublé par les lubies de sa commanditaire, qui réveille ses domestiques en pleine nuit, ou ordonne à ses ouvriers de construire des portes et des escaliers ne menant nulle part. On la prétend folle, hantée par les esprits de ses proches disparus. Mais le jour où un étranger fait son apparition sur le pas de sa porte, les démons de Sarah pourraient bien devenir réels...

 

Mon avis :

Vous tenez en vos mains un titre susceptible de se classer parmi les meilleurs albums de cette année 2017. Dans l'antre de la pénitence vous plonge vers les tréfonds de l'âme, de manière subtile et sans retour possible. Ici, tout se résume à la folie, forme de voyage psychédélique, se déroulant essentiellement en huis-clos. Toutefois sachez que les premières pages, voire le premier chapitre, risquent fort d'en décevoir plus d'un...laissez donc sa chance à ce titre qui se veut progressif, pour atteindre un point culminant, pour lequel bien des auteurs devraient s'inspirer.

Deux personnages se rencontrent, chacun au passé douloureux. D'une part, Warren Peck, forme de mercenaire pour l'état qui compte à son actif des dizaines de victimes hommes - femmes et enfants. Il tente néanmoins de trouver refuge pour se remettre d'une sale blessure, suite avec un  duel avec un indien. D'autre part, une femme aussi originale que troublante, qui se nomme Sarah Winchester, figure centrale de ce récit, est l'une des filles du richissime vendeur d'armes, portant le nom célèbre. Bien qu'ayant une fortune colossale, elle ne peut que verser des torrents de larmes sur son sort : une petite fille morte de maladie et son pauvre mari quelques mois plus tard dans des circonstances bouleversantes. Cette veuve vit avec l'espoir de conjurer les mauvais sorts : son défunt mari, certes homme protecteur et richissime gagnait son pain par le sang. Le sang appelle le sang, et Miss Winchester décide non seulement de rénover son château fort dans lequel elle vit, mais est bien décidée à y mettre le prix fort.

La chambre de ses défunts est pour elle symbolique. Elle leur parle de vive voix, perd la raison, obligeant ses ouvriers de construire des couloirs ne menant nulle part, et des portes face aux murs. Les ouvriers, sans trop se poser de questions obéissent, ils sont logés, nourris et travaillent à coup de marteau qui résonnent en permanence.

Le bruit sec de ces outils de travail reflète l'ambiance glauque de cet ouvrage. 24 heures sur 24, des relèves viennent remplacer les équipes en place pour travailler en ces lieux. Les ouvriers, pour la plupart ont de sacrés antécédents - criminels - voleurs - violeurs, qu'importe, la dame qui les engage ne prête qu'une seule considération : s'atteler à leur tâche, et abandonner à l'instant de leur entrée en ces lieux toutes armes à feu. Miss Winchester se sent responsable des armes utilisées par sa famille, de la richesse acquise, et trouve un nouvel itinéraire dans sa réalité, réalité que n'accepte pas sa sœur, qui tente de l'amadouer...en vain.

Peter Tomasi livre avec "Dans l'antre de la pénitence, une offrande pour nous spectateurs, qui une fois pris au piège de cette lecture carnivore, s’illustre de manière brillante. Le scénariste revient sur une période de la vie de son héroïne, ou celle-ci perd complètement le sens des réalités. Avouons-le, c'est du très grand travail d'auteur même si à plus d'un moment, on perd pied, sans trop comprendre le sens précis requis...force est de constater que le lecteur retrouve son sens d'équilibre et continue la partie dans un dédale parapsychologique, style Hunter S Thompson.

Graphiquement, c'est peut-être là ou le bas blesse le plus. Ina Bertram se cherche, et crée un style proche d'auteurs de la gamme de poissons pilotes. Déstructuré, anarchique, envoutant également, on a l'impression que les protagonistes ont été propulsé d'une balançoire et atterrissent des kilomètres plus en avant. Et que dire de ce sang qui se répand de page en page : chimères de l'esprit torturé, visions d'esprit qui hantent les occupants, ou tout simplement réalité d'un passé tragique. A vous de voir! Quoi qu'il en soit, voici une BD dont des génies comme Fritz Lang, de son vivant ou Jodorowsky pourraient se réjouir.

 

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Coq de Combat

 

22/11/2017

Les Enfants de l'Araignée

51W6tP9ExPL__SX354_BO1,204,203,200_.jpgenfants-araignee-3.jpgAuteur : Mario Tamura

Éditeur : Casterman

Genre : Avant-gardiste

408 pages - Cartonné

Sortie : le 11 octobre 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Dans un futur post-apocalyptique, l'humanité a trouvé refuge dans des villes administrées comme des prisons par une junte militaire. Les enfants de l'araignée rêve d'un avenir meilleur. Ils vont provoquer la rébellion qui fera apparaître au grand jour l'horreur innommable à laquelle ils sont tous promis.

Mon avis :

Lorsque les ados se réveillent au matin, ils entendent résonner une alarme - un compte à rebours leur montrant le temps restant avant de parvenir à l'école, un centre de redressement. Malheureusement pour Sorao et sa bande de potes, les arrivées tardives s'accumulent...ainsi que les sanctions. Placés sur liste noire, ils en sont à leur septième retard, du coup, jetés tels des criminels dans une prison de l'établissement. A la huitième fois, ce sera le trou, un endroit flippant et mystérieux. Découvrant une issue, ils parviennent au dehors de l'enceinte, et suivent la piste d'ombres de squelettes de poissons, se glissant au milieu d'une décharge de frigos usagés. L'un de ces frigos donne accès à un monde souterrain - véritable civilisation, qui vit en marge du monde supérieur.

 

Mario Tamura propose avec les Enfants de l'Araignée un titre poignant. Son scénario avant - gardiste affiche un portrait bien sombre du futur, où tout sans exception est contrôlé par le système supérieur. Tout se voit, tout se sait, tout se dit, l’information est diluée par ondes, même dans les recoins les plus retranchés. Les punitions sont immédiates et généralement pas équitables au mal commis. Les denrées naturelles sont rares, l'humain survit après ce qui semble avoir été plusieurs cataclysmes. Loin de la surconsommation, les gens ont peu mais sont lessivés de l'intérieur.

L'individu constamment oppressé se résout à son sort, sans particulièrement montré de la tristesse puisqu'il agit de manière mécanique, répondant par un instinct machinal. La jeunesse que l'on suit au travers de ses pages n'ont pour ainsi dire aucune attache puisqu'ils ont été déplacés de leur bidonville pour atterrir à Gothic Town. Placés contre leur gré au centre de redressement, leur souhait est de retourner vers le bidonville de Juna où ils proviennent.

L'auteur place ses protagonistes comme il le conçoit, sans prétendre à tout relativiser, ni à détailler son fil conducteur. Cela, sera le rôle du lecteur qui créera dans son imagination les cases du puzzle à compléter.

Quant au titre, évocateur et pertinent, il s'analyse par différentes structures. Les prostituées ont une position prédominante dans ce bouquin. Classes, sexy, elles ont du répondant et peuvent être associées à des araignées tissant leurs toiles pour appâter le client. Le premier plat de couverture montre d'ailleurs l'une d'elle reliée par des fils d'une toile. Les jeunes ados en quête de liberté (ne fût-ce qu'imaginaires) s'apparentent également aux araignées du système qui les place là exactement où il le souhaite et l'exige.

 

Enfin, tout ce qui touche à la partie graphique est plus complexe que l'on ne pourrait croire. De prime abord, le visuel tend vers un style rétro désorganisé. Mais en observant de plus près, le lecteur chevronné décèlera des variations impressionnantes du trait de Mario Tamura. Les angles de vue et le découpage se démarquent de bon nombre de mangas, trouvant ici une marque constructive.

Mario Tamura est peint comme un artiste de génie au japon. Ses œuvres publiées dans le "Manga Erotics F" se rapprochent de ceux de Taiyô Matsumoto (Sunny) et de Kiriko nananna (Blue).

En dépit de sa noirceur, voici un visage charmant, pour un manga qui secoue le lecteur, comme on aimerait en contempler plus souvent. Bien entendu, il convient d'avoir un certain regard et une grande patience en lisant ce récit complet, car les informations n’apparaissent que par bribes et certaines pas du tout, c'est à vous de vous mettre en situation et de travailler votre imagination.

 

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Coq de Combat

 

 

16/11/2017

Alice on Border Road T1

alice-on-border-road-1-delcourt.jpgalice-on-border-road-tome-1-delcourt-tonkam-planche5.jpgScénario : Haro Asô

Dessin    : Takayoshi Kuroda

Éditeur   : Delcourt / Tonkam

Genre    : Survival

192 pages

Sortie : le 20 septembre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Une lycéenne introvertie se retrouve, malgré elle, dans un Japon en ruine et post-apocalyptique. Accompagnée d'autres personnes qui sont dans la même situation, ils vont explorer ce monde et découvrir qu'ils sont coincés dans un jeu cruel. Contraints d'y participer pour rester en vie, ils vont vite en découvrir les règles. Les jeux proposés sont symbolisés par des cartes à jouer, et le chiffre sur la carte indique le niveau de difficulté du jeu, tandis que le couleur indique son type.

 

Mon avis :

Des individus issus de Tokyo se réveillent sans le moindre souvenir de ce qui s'est produit récemment dans leur existence. Ils émergent à Kyoto, chacun disposant d'une carte de jeu (Roi - Reine - Valet...)

Un cadre dans une société, un chauffeur poids lourds, un détective privé, des sœurs mystérieuses... ils sont 11, dont Alice, une jeune femme élancée et pleine d'assurance, qui néanmoins déteste la vie dictée par la société. Sa rencontre avec une autre jeune femme, Kina Sato, va les placer sur le centre de l’échiquier de ce jeu intriguant.

Alice on Border Road s'annonce comme étant un énième "survival post apocalyptique". Malheureusement, pour ce premier tome, on ne plane pas réellement, les protagonistes ne se démarquent pas et se prennent bien trop vite au jeu. Certes, ils n'ont aucun souvenir de leur passé immédiat, ont chacun une carte de jeu, mais se sentent conditionnés sans trop réfléchir. Chaque participant, hormis un seul, protège sa carte pensant que c'est le seul moyen de se sortir de leur condition.

 Étrange que le résumé de l'éditeur se porte sur une autre protagoniste qu'Alice car la jeune femme introvertie est Kina, tandis qu'Alice affiche une soif de vivre malgré les apparences, qui peuvent être trompeuses comme elle le relate.

Graphiquement, on se retrouve avec certaines planches de bonnes qualités, sans plus. Les décors arrières-champ manquent de détail, sauf quelques paysages de Kyoto qui valent le détour.

Vous l'aurez compris, ce manga n'est pas l'un des meilleurs de l'année; mais soyons correct, ceci est un tome 1, donc à voir pour les prochains.

 

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Coq de Combat