20/02/2017

Berserk T38 - Par Kentaro Miura

Berserk.pngBerserk 38.jpgAuteur : Kentaro Miura

Éditeur : Glénat

212 pages

Sortie : le 18 janvier 2017

Genre : Heroic Fantasy

 

 

Avis de l'éditeur :

Rickert et Erika arrivent à Falconia, la cité où règne Griffith. Pendant ce temps, Guts et son équipage atteignent enfin l île des elfes...

 

Mon avis :


De la patience, il en nécessite un maximum concernant le temps d'attente entre deux albums de Berserk. Lorsqu'on sait que le précédent tome datait de mi 2014... 2 ans et demi qui paraissent interminables aux yeux des nombreux adeptes de l'une des séries les plus prometteuses de tous les temps.

Créé par Kentaro Miura, la série Berserk atteindra prochainement ses 3 décennies d'existence. Disons, que les premiers volumes connaissaient une publication plus vivace, ce qui laisse un énorme point d'interrogation quant à la conclusion de la série.

L'univers de Berserk affiche des membranes multiples, variant selon l'évolution de la série. Bien qu'atteignant son 38ème opus, on se demande quand arrivera son dénouement, et si d'ailleurs, nous pourrons un jour lire sa finalité.

Ceci dit, depuis plusieurs tomes déjà, Kentaro Miura embarque le lecteur, contre toute attente, vers des contrées insolites de son univers. Son échiquier semble sans fin. Systématiquement, à chaque fois que l'on se braque sur une situation, un lieu, ou un moment clé, il possède ce don pour nous propulser ailleurs, un ailleurs fort lointain, comparable aux ailes du faucon, la troupe de Guts ou encore ce personnage emblématique qu'incarne Griffith.

 

Mélange de styles absolus, la série se démarque par une avalanche d'éléments, qui une fois superposés ou alignés les uns à la suite des autres, mettent en scène une fiction hors normes!

Notons entre autres la magie, l'univers médiéval, la sorcellerie, les champs de bataille, l'inceste, le viol, la religion, les désirs sexuels, la violence, la pureté, la rédemption ainsi qu'un immense combat du "bien" et du "mal" émergent en permanence à la lecture de Berserk.

Côté protagonistes, une flopée d'individus se remarquent : des démons, des païens, des esclaves, des fermiers, des princesses, des filles de joie, mais nous retiendrons essentiellement 3 héros : Guts, chevalier noir, charismatique, borgne, guerrier fou, fougueux, à la lame surdimensionnée, capable de foudroyer n'importe quel ennemi. Casca, faisant partie de la troupe des Faucons, amnésique depuis son viol ainsi que Griffith, comparable à un messager libérateur de paix, mais totalement affamé de puissance et de gloire.

 

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Graphiquement, difficile de faire mieux! La touche graphique de Kentaro Miura excelle dans bien des domaines. Il s’illustre brillamment et cela depuis les premiers volumes.

Œuvre d'art à parts entières, chaque plan, chaque recoin est affiné dans la perfection même. L'ambiance noirâtre du sujet s'acclimate à l'unisson avec son contexte. Récit et graphisme se marient aisément.

Les couvertures et la qualité du papier ressortent également. Le seul bémol de ce tome (hormis son délai d'attente impensable) consiste à la quasi absence de Guts. On ne suit l'évolution de notre héros que sur quelques pages. Faudra encore attendre pour le contempler en pleine action. Espérons que cela se produise avant 2020!

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Coq de Combat

 

16/02/2017

Higanjima T33

41K1gFbSoML__SX350_BO1,204,203,200_.jpg9782302056077_pg.jpgAuteur : Koji Matsumoto

Éditeur : Soleil

384 pages - Épouvante

Sortie : le 30 novembre 2016

 

 
Avis de l'éditeur :
Personne n'est jamais revenu de île d'Higanjima, petit îlot désert qui cache le plus terrible des secrets : une secte de vampires ! Pourtant Aki et ses amis s’embarquent pour Higanjima, à la recherche d'un frère, disparu deux ans auparavant. Sur l’île, ils découvrent l’horreur absolue et remontent jusqu'à la source du mal. Un des plus grands best-sellers d’horreur, traduit en temps réel avec le Japon, régénère le mythe des vampires en nous offrant un suspense organique et haletant.


Mon avis :


Higanjima, l'île des vampires a démarré voici plus de 10 ans pour sa version française. Certainement l'une des séries horrifiques les plus déstabilisantes parues à ce jour. Rien n'est épargné, monnaie courante pour les Seinen d'épouvante...mais l'île d'Higanjima torture tout autant le lecteur que ses protagonistes, à la petite cuillère, ne faisant pas dans la dentelle.

Démembrements, sacrifices, rituels maléfiques, viols, tortures multiples, cruauté barbares remontant à la nuit des temps, lorsqu'on lit l’œuvre de Koji Matsumoto, on découvre avec quel acharnement il se délecte à nous en mettre plein la vue...jusqu'à déstabiliser.

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Mais qu'on se le dise : il ne s'agit nullement d'une façade quelconque à dédramatiser sa vision de l'horreur. Son récit bien que long, voire trop long sur sa distance, permet toutefois de pénétrer un scénario qui tient la distance. Certes, quelques tomes "inutiles" demeurent, sans réel apport quant à la constitution mis en place par l'auteur, mais qu'importe, on se sent bouleversé intérieurement à la fois par la violence omniprésente autant raffinée qu'atypique, tout en se laissant bercer par une tension jouissive.La maîtrise du récit, ses protagonistes attachants, la qualité graphique (encrage épais, gros plans travaillés au style Found Footage) ainsi que son effet marketing (qualité du papier, plats de couvertures aguicheurs) propulsent l'île d'Higanjima parmi les inconditionnels du genre (sans toutefois appartenir à un genre unique).On y parle de vampires, mais en se détachant littéralement du conventionnel, sous tous ses aspects. Un mélange subtil de Cannibal Holocaust, de Ruggero Deodato, aux films contemporains Cat 3 (Catégorie 3) réservé à un public franchement averti. Du trash stylé, comme les amateurs du genre s'en délecteront.Ce 33ème tome clôt de manière éblouissante le sujet, et les chanceux que vous êtes pourront lire une histoire bonus en fin d'album, tout aussi étrange que malsaine.Vous l'aurez donc compris : l'île d'Higanjima ne s'adresse pas spécialement aux amateurs de vampires, mais plaira  sans  nulle doute aux admirateurs de scénario et du cinéma underground et hardcore.

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Coq de Combat

 

30/01/2017

Ex-Arm T3

Couv_293965.jpgPlancheA_293965.jpgScénariste : Hirock

Dessinateur : Shin-Ya Komi

Éditeur : Delcourt - Tonkam

224 pages - Science-Fiction

Sortie : le 30 novembre 2016

 

 

 

Résumé de l'éditeur

Année 2030, sur le port de Tokyo. Un groupe doté de l'« Ex-Arm » nº08, attaque la policière Minami Uezono et sa co-équipière androïde Alma, alors infiltrées dans la transaction de l'« Ex-Arm », arme inconnue. Jouant le tout pour le tout, nos deux compères vont-elles réussir à initialiser l'« Ex-Arm » nº00 qu'elles ont dérobé à leurs assaillants ?!

 

Mon avis :

 Tout démarre avec un "trancheur", un organisme ultra-développé, à la recherche d'une androïde dans une maison de passes. Une maison close qui offre le plaisir dernier cri : des sexoïdes modernes totalement consentantes pour assouvir les désirs d'hommes richissimes. Mais ce lieu de perversion en tout genre referme un ôté bien obscur et maléfique...

Akira Natsume, ayant fait un bond dans le futur, se retrouve être une machine mécanique et électronique de haut standing. Le jeune homme, totalement dépassé par les événements devient un hacker hors-normes traquant du gros gibier, au solde d'une organisation Ex Arm de la police.

 

Suite à deux premiers volumes plutôt faiblards, on s'attendait à une suite de même acabit. Heureusement pour nous, il n'en est rien. On peut enfin espérer entrevoir une porte de sortie de la galère dans laquelle nous nous trouvions.

Soulignons-le tout de même, bien des mystères demeurent... et la trame parachute le lecteur dans un méli-mélo de tous les diables. Néanmoins, certains passages démontrent (temporairement) qu'Ex Arm a du répondant, et qu'il faut en tenir compte. Espérons que la série conserve dorénavant cette cadence et stimule nos sens.

Ce 3ème opus régale par son trait soigné. Les androïdes rappellent immanquablement l’œuvre de Hajime Sorayama. Élégance et sexy, corps aux formes creusées et rebondies, harmonie du métal et de la chair, fusion de la grâce et de la tendance cyberpunk. Le regard en prend pour se rincer l’œil à outrance.

Le clou du spectacle propose ces corps mi-humains mi-métal tranchés, lacérés par des lames plus puissantes que le titane. C'est ainsi que l'on contemple, des visages sectionnés de leur tronc, des mains délicates voltigeants telles des plumes au vent. Extase de l'horreur confronté au morbide.

 

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Coq de Combat

 

 

27/01/2017

La vie en Doll T2

61ODREcDyvL__SX358_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_289011.jpgAuteur : Junya Inoue

Éditeur : Glénat

224 pages

Sortie : le 16 novembre 2016

Genre : Fantastique

 

Avis de l'éditeur :

 

Depuis la mort de son amie Emi qu'elle n'a pas réussi à secourir, Kasumi déprime. Au même moment, Michael, un agent de l'organisation qui en a après Kasumi, commence à douter des principes et des activités de son employeur, et décide de promettre à la jeune fille de la protéger. Mais le répit est de courte durée, et l'organisation recourt à une autre "vierge" pour s'emparer du miroir et de la bague d'auriculaire de la reine. Voilà qu'un nouvel obstacle bien plus puissant que les précédents se dresse sur la route de Kasumi…
 
Mon avis :
 
La trame débute avec Mademoiselle Hanna qui explose littéralement à elle seule une armée de cancrelats à la solde d'un ponte du pétrole. Une mission comme une autre, semble-t-il. En quelques pages, à peine, une kyrielle de morts s'entassent à la chaîne.
 
On comprend de suite que cette dite organisation, dont fait partie la jeune fille, s'organise à démanteler à sa sauce les dirigeants de multinationales ou autres groupes richissimes, interférant dans leurs propres activités.
 
Partant sur de bonnes bases, on pourrait s'attendre à un récit calibré et ordonné. Malheureusement, le lecteur sombre vite vers un dédale obscur sans réel intérêt. On s'ennuie vite, et cela se ressent pleinement.
 
Malgré qu'il s'agit d'une œuvre de Junya Inoue, autant le scénario que la touche graphique est de loin insuffisante par rapport à ce qu'il nous a déjà proposé de par le passé. Ses protagonistes ont des têtes difformes, des yeux ô combien énormes et globuleux... et que dire du manque de créativité de l'arrière-champ.
 
Au final, ce second tome est à l'instar de son prédécesseur : ceux qui ont apprécié se délecteront, les autres s'ennuieront à mourir. Mais en toute modestie, ce scénario fade n'apporte rien de nouveau sous le soleil.
 

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Coq de Combat

 

 

 

25/01/2017

Dragon Ball SD Tome 4 :L'homme au masque de renard

dragon_ball_sd_4_cover.pngPlancheA_294080.jpgŒuvre originale : Akira Toriyama

Dessinateur pour Version SD : Naho Ohishi

Éditeur : Glénat

185 pages

Sortie : le 16 novembre 2016

Genre : Arts Martiaux

 

Résumé de l'éditeur :

 

Après avoir vaincu l'armée du Red Ribon, il ne manque plus qu'une seule Dragon Ball à Son Goku. Malheureusement, celle-ci n'apparaît plus sur le Dragon Radar… C'est alors que Kamé Sennin leur conseille d'aller voir Baba la voyante…
 
Mon avis :
 
 
Dans le tome précédent, Goku a vaincu à lui seul l'armée du ruban rouge. Cependant, il lui manque encore une boule du dragon pour exaucer son vœu : redonner vie au père de Upa, tué par Tao Pai Pai.
Accompagné de sa troupe d'amis, Goku, et les siens se rendent voir la diseuse de bonne aventure : Baba la voyante, qui n'est entre autres que la sœur de Tortue Géniale.
Puisqu'ils arrivent les mains vides et que Baba ne voit que par l'argent, elle en profite pour tester les compétences arts martiales de nos héros : ils devront à tour de rôle affronter les champions de ces lieux, aussi étranges que morbides.
Entre l'homme invisible et la momie, de curieux combats se déroulent.
 
Cette collection SD offre un panel agrémenté de fous rires. L'humour de Toriyama atteint des sommités.
Conseillé pour tout adepte de la série même si les lecteurs novices devraient s'attaquer directement à l’œuvre originale.
 

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Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

 

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Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

Coq de Combat

16/01/2017

Jour J T26 : La ballade des pendus

61ezi0YO88L__SX373_BO1,204,203,200_.jpgjourJT26-2.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Lajos Farkas

Éditeur : Delcourt

64 pages - Hitorique

Sortie : le 16 novembre 2016

 

Avis de l'éditeur :

1473. L'ambassadeur du Mali accoste à Aigues-Mortes pour assister au vote visant à attribuer la nouvelle couronne de France. Deux prétendants se disputent le titre : Louis XI et Charles de Bourgogne. Dans une France dévastée et exsangue, un groupe de mercenaires va conduire sa délégation à Paris. Leur capitaine est une femme : Jeanne, qu'on dit pucelle, et qui, malgré elle, est plongée au cœur des plus sombres intrigues.

 

Mon avis :

En pleine période de la mort noire (la peste), l'ambassadeur de l'empereur Sandaki 2 débarque à l'aide de ses 200 amazones en Provence. Au même instant, en Lorraine, les fléaux de la guerre et de la peste ravagent hommes et bêtes, piétinés par la rudesse du froid. La misère est peinte par un réalisme constant. Le roi du Mali souhaite que les Valois conservent la couronne de France. Jeanne de la compagnie blanche, et ses hommes, tombent dans une embuscade menée par le grand duc du téméraire. Bien que prisonniers, ils sont relâchés pour venir en aide à l'ambassadeur du Mali, attaqué par des mercenaires.

La gamme de couleurs utilisée par Jean-Paul Fernandez est certes adéquate et homogène, on ressent toutefois un manque de clarté et de tonus sur certaines planches. Un brin de luminosité supplémentaire aurait nettement mis en relief le contexte visuel. Un trait graphique qui de manière constante imprègne avec force, si ce n'est hélas, la protagoniste principale, Jeanne, qui à plus d'une reprise se confond avec un homme. Si les auteurs souhaitaient la masculiniser, pourquoi dans ce cas n'ajustent-ils pas en permanence avec ce mode opératoire?

Une fois, elle est présentée de manière très féminine, le plan suivant, ce n'est plus le cas...

Et pourtant, on ne peut qu'admirer le style graphique de Lajos Farkas. Ses traits apparaissent à l’œil telles des toiles à contempler. Du haut standing! Quelle précision, quelle richesse du détail, les angles de vue sont superbes, les cases surchargées n’empêchent nullement de jouir pleinement du résultat!

Concernant Jeanne, justement, comme le stipulent fort bien les auteurs, la Jeanne d'Arc présentée dans cet ouvrage n'est qu'un reflet, une pale copie imaginée, existant dans un autre univers. Les dates historiques dont celle de sa naissance (1412) n'est que simple hypothèse et ignorée de tous. L'histoire ici présentée est donc retravaillée de l'imagination des auteurs.

Un tome au scénario fort compliqué par ses nombreux rebondissements incessants, mais qui graphiquement tient la distance.

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Coq de Combat

09/01/2017

Vectorama - Arthur de Pin's

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Vectorama - Arthur de Pin's

Auteur : Arthur de Pin's
Éditeur : Soleil
Artbook - 224 pages
Sortie : le 7 décembre 2016

 

 

Avis de l'éditeur

Un artbook soigné et moderne , vecteur de l'intimité graphique d'Arthur de Pin's qui s'anime au gré des courbes de Bézier.

 

Mon avis :

Voici un album qui a des chances de satisfaire de nombreux lecteurs, adeptes d'un auteur hors-norme, qui se distingue par bien des manières. Éclectique et polyvalent, l'univers d'Arthur de Pin's s’illustre brillamment par cet artbook du tonnerre.

Celles et ceux qui ont croisé pour la 1ère fois l’œuvre de l'auteur se sont certainement sentis bouleversés par ses images dévoilant des minettes aux formes gracieuses et voluptueuses, des anti-caricatures de la Pin-up filiforme (bien que l'artiste dessine également des dames relativement minces, mais son répertoire se cantonne largement aux courbes idylliques)

224 pages que vous pourrez contempler sous bien des angles. Arthur de Pin's, dans toute sa splendeur, aussi bien pour ses travaux pour magazines, projets publicitaires, ou encore pour des jeux vidéos; l'auteur, animateur et réalisateur, aborde avec un grand humour, les désirs de la chair, (ceci dit, les amateurs de fesses et de nichons risquent de se reconnaitre amplement... et de remercier l'auteur pour assouvir leur goût en matière de luxure).

Notons également l'apparition de nombreux crabes (les vrais!, pas les humains!), directement issus de son travail de réalisateur (la révolution des crabes), ainsi que la marche du crabe (également chez Soleil)

 

 

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Un artbook qui se déguste, se savoure jusqu'à la dernière planche. Maintenant, soyons d'accord, il semble impératif d'être attiré par ce style graphique d’entrée de jeu, afin d'en comprendre son sens....linéaire, homogène, sexuel, fesses, nichons, fesses...

Étant donné les dimensions de l'album ( 285 x 342 mm), il va vous falloir dénicher un endroit spécifique pour entreposer ce titre, pas comme les autres...

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Coq de Combat

02/01/2017

Alix T35 : L'or de Saturne

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Dessin : Marco Venanzi
Scénario : Pierre Valmour & Marco Venanzi
Éditeur : Casterman
Sortie le 26 octobre 2016
Genre : Historique

 

 

 

Avis de l'éditeur :

Néant

Mon avis :

Pour les fins historiens, la guerre civile romaine n'est pas loin : À vrai dire, Alix se retrouve messager du grand César – qui revient en Italie après la conquête de la Gaulle – afin de pouvoir retrouver sa chère Rome, en tant que consul aux côtés de Pompée. L'Histoire nous apprend que l'un comme l'autre demandaient le démantèlement des armées de chacun, en guise de bonne entente.

Sauf que Pompée, resté trop longtemps seul à la tête de la ville pendant que César conquérait le monde au nom de Rome, n'avait pas envie de voir ce chef de guerre lui voler sa place ! Au contraire, il était prêt à accuser son « ami » d'ennemi d'État pour le rendre personæ non gratta dans tout l'Empire.

Résultat des courses, on se retrouve de stratagèmes en complots : Pompée fit voler tout l'or de Rome en faisant porter le chapeau à César, par l'intermédiaire d' Alix déclaré coupable. (à cause d'une arme laissée sur les lieux du crime ne pouvant appartenir qu'à lui)

C'est ainsi que notre héros se retrouve à mettre en action le très célèbre adage : « il faut rendre à César ce qui appartient à César ». En effet, l'or de l'État, ainsi volé, s'il était restitué à César et que lui-même devenait Consul de Rome, servirait à payer les troupes de César s'en revenant de Gaulle.

Cette épopée relatée, ici, par Alix, a également été revisité sur petit écran dans la célèbre série « Rome » où il est mention également de cet or volé puis ensuite perdu par les hommes de Pompée (et retrouvé par simple hasard, par un homme de César... mais ceci est une autre histoire).

 

L'or de Saturne reprend dans une certaine mesure un ancien album Légions perdues, par le retour de Garofula, avec des scènes se déroulant dans les neiges, pour les adeptes de la première heure.

Graphiquement, on tient ici avec ce titre, des paysages nets, des couleurs justes et vives,et une dynamique fluide. Certains personnages dessinés à la va-vite sont tout de même à déplorer (et c'est même le cas par moment pour Alix!) Une maladresse, car la majorité du temps, Marco Venanzi assure et déploie l’étendue de son potentiel.

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Coq de Combat.

 

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30/12/2016

Dead Tube T3

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Dessinateur : Touta Kitakawa
Scénariste   : Mikoto Yamaguchi
Éditeur : Delcourt
192 pages
Sortie le 30 novembre 2016
Genre:Horreur.

 

 

Avis de l'éditeur :

 Deadtube. Les jeunes gens n'ont plus que ce nom de site de partage de vidéos à la bouche. En fonction du nombre de vues, il peut rendre n'importe qui incroyablement riche. Mais seules les vidéos les plus trash, les plus humiliantes ou dangereuses intéressent les gens. Accepter d'y participer, c'est prendre le risque de finir dernier et d’endosser tous les crimes réalisés par les autres prétendants. C'est à ce jeu morbide que vont jouer Mai et Tomohiro...

 

Mon avis :

 Suite directe du 2ème opus pour lequel on s'était attardé sur Eri Betsuki, cette professeur, à priori sans problème, douce et discrète, qui se fait subitement harceler et malmener par certains vauriens de sa classe. Enfermée dans un local, elle se fait sauvagement gang banger à tour de rôle par ses élèves. Aux 1ers abords, on pourrait croire à un viol collectif, la vérité est bien plus troublante : la dame prend littéralement son pied à se faire abuser et maltraiter par ses élèves. Mais contre toute attente, sa vengeance est radicale et sa soif de débauche, sans limite.

La seconde partie du récit énumère une sélection nominée pour tentatives de suicide. Le réalisme étant aux abonnés présents, il va sans dire, que ce sujet doit être pris avec une entière précaution.

Dead Tube est la rencontre de la débauche et de la violence grandissante. Une version extrême du genre. (Killer Instinct également chez Delcourt est du même acabit, voir même pire!)

Outre cette folie de l'esprit, l'introspection des protagonistes vaut franchement le détour. Victimes ou bourreaux, les deux, voire aucun, un processus et résultat d'une société gangrenée, ou simplement la férocité de l'humain primitif dans toute sa fourberie et sa splendeur.

Certains crieront sans nulle doute à une violence gratuite. Mais comme le stipule fort bien le réalisateur du film indépendant Making off de Cédric Dupuis, rien n'est gratuit en ce bas monde... Chacun demeure libre de lire, ou visionner ce genre de littérature, car oui, c'est de l'art, au même titre que des blockbusters américains ou des séries BD, comprenant plus de 50 tomes.

Certes, il est toute de même judicieux de rappeler que les sujets traités dans Dead Tube, encore il y a peu, tabous ou underground, se révèlent de plus en plus au grand jour.

Phénomènes de société, Dead Tube, en clin d’œil à You Tube, propose de l'inédit, contribue à satisfaire une audience. Réservé à un public plus qu’avertit !

Pour ma part, je clame haut et fort : vivement la suite!

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Coq de Combat

 

22/12/2016

l'Habitant de l'infini T1 et T2 - Edition Anniversaire

414HEt8FlSL__SX354_BO1,204,203,200_.jpgbl8-56129088f1774.jpgAuteur : Hiroaki Samura

Éditeur : Casterman

500 pages

Seinen - Sabres

Sortie : le 2 novembre 2016

 

 

Avis de l'éditeur :

 

Manji est immortel : un ver étrange introduit dans son corps guérit toutes ses blessures. Tuer est son destin de samouraï errant. En réparation des cent innocents qu'il a déjà sacrifiés pour se défendre, il s'engage à massacrer mille scélérats.
 
Mon avis :
 
 Originalement sorti en décembre 1993, les éditions Casterman proposent aux lecteurs de se replonger dans ce manga culte d'Hiroaki Samura. 30 volumes ont vu le jour jusqu'en 2012. Pour cette version anniversaire des 20 ans d'âge, nous avons droit à une version plus luxueuse, cartonnée, reprenant les deux premiers tomes de la saga.
 
Le fil narrateur repose sur le voyage abominable que doit accepter et endurer Manji : tuer 1000 scélérats pour racheter sa mauvaise vie passée.
 
L'habitant de l'infini considéré comme une référence en matière de combats aux sabres, est en quelque sorte le frère cadet de Vagabond de Takehiko Inoue, qui à ce jour, est le seul candidat à détrôner l’œuvre d'Hiroaki Samura. Le trait d'Inoue étant totalement hors normes, proche de la quintessence, il va sans dire qu’obtenir la seconde place sur le podium pour le genre est tout à fait acceptable.
 
 
Car l'Habitant de l'infini excelle en bien des moyens : fil conducteur captivant, encrage épais, protagonistes avec du panache, angles de vues percutants, scènes de sabres réalistes (même si la démesure est toujours accentuée de manière efficace), rebondissements incessants...
 
Rien n'est cependant épargné dans ce manga Seinen : l'hémoglobine coule à flot, membres coupés, têtes éclatées, viols répétitifs, terres brûlées, le trait de l'auteur accentue chacun de ses éléments, les immortalise en quelque sorte.
 
Cette édition a totalement été revue, possédant des illustrations colorisées resplendissantes! Notons également une traduction corrigée ainsi qu'un entretien exclusif d'Hiroaki Samura et de son influence sur Naruto (vous découvrirez également d'autres bonus qui valent le détour!)
 
Un objet à posséder dans sa bibliothèque, autant pour les fans de la 1ère heure que pour les amateurs du genre, qui pourront (re)découvrir le voyage de Manji, le samouraï. Faites vous plaisir ou faites plaisir, c'est l'instant!
 
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Coq de Combat