17/05/2017

Pin-up 229 Sandro Angiolini ou l'art du fumetti érotique made in Italy

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Duel

cov.jpg1.jpgScénario et dessin : Renaud Farace

D’après la nouvelle de Joseph Conrad

Editeur : Casterman

192 pages – cartonné

Aventures historiques

 

Présentation de l’éditeur :

L'affrontement homérique de deux hussards de la Grande Armée.

Alors que Napoléon affronte l'Europe entière dans un bras de fer impitoyable, il veille à préserver toutes ses forces en interdisant les duels qui saignent à blanc sa Grand Armée. Mais deux hussards, pour une obscure affaire d'honneur, s'entête à se défier...
De duel en duel, les frères d'armes devenus ennemis scellent leurs destins et entrent dans la légende.
La haine rendrait-elle immortel ?

Librement adapté du récit de Joseph Conrad, et inspiré de personnages historiques.

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Mon avis :

Tout d’abord, une petite précision : cette longue nouvelle (novella pour les anglo-saxons) d’une cinquantaine de pages avait déjà inspiré le scénario du 1er film de Ridley Scott en 1977 (Les Duellistes). Si Renaud Farace se l'approprie aujourd'hui, en prenant quelques libertés, c’est pour en faire un album aussi magistral que surprenant qui vibre d’un souffle épique et terriblement humain.

Chef d’œuvre ! Réussite totale !

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Démonstration.

Au niveau graphique, par exemple, chaque duel est parfaitement chorégraphié et réalisé avec une arme différente. On y sent, lors de chaque rencontre, la maîtrise parfaite de l’action violente, le respect des codes des arts du combat et le respect teinté d’un curieux mélange d’admiration et de haine que se vouent les deux protagonistes. Toutes ces scènes de duel sont en bichromie noir/rouge alors que le reste de l’album est en noir et blanc. Le trait est, quant à lui, nerveux, tantôt brouillon, tantôt détaillé, toujours plein d’expressivité. Le rythme du découpage donne un souffle narratif particulièrement efficace au point qu’il s’avère impossible d’interrompre la lecture une fois celle-ci commencée.

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Au-delà d’un récit des temps napoléoniens bien documenté et d’une bouillonnante aventure, Duel nuance de façon très intuitive l’approche psychologique de deux monstres représentant la valeur militaire dans toute sa gloire, sa splendeur mais aussi sa déchéance pathétique. Officiers d’Empire, les deux caractères hors-normes qui s’affrontent au gré des évolutions géopolitiques nous font participer à une épopée dont les accents vont continuer longtemps de résonner en nous. Brillant et talentueux, cet album est plus que l’adaptation d’une œuvre littéraire, plus qu’un hommage, c’est un travail qui transcende véritablement son modèle et qui nous donne ce que la BD nous réserve de meilleur : une émotion pure !  

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Le perroquet, Espé, Glénat, Roman graphique, tranche de vie, maladies mentales, famille, autofiction.

 

 

 

Le perroquet, Espé, Glénat, Roman graphique, tranche de vie, maladies mentales, famille, autofiction.

 

 

Le perroquet, Espé, Glénat, Roman graphique, tranche de vie, maladies mentales, famille, autofiction.

 

Skippy

 

Retour sur Belzagor Episode 1/2

retour sur belzagor.jpgretour sur belzagor episode 1.jpgScénario : Philippe Thirault.
Dessin : Laura Zuccheri.
Editeur : les humanoïdes associés.
54 pages
Sortie : avril 2017
Genre : Science-fiction.

 

 

Le résumé.
L'ex-lieutenant Eddie Gundersen revient sur Belzagor où il a laissé naguère ses illusions de jeunesse, la femme de sa vie et un passé honteux de colonisateur. Aujourd'hui la planète a été rendue à ses deux espèces intelligentes : les Nildoror et les Sulidoror. Endossant le rôle de guide d'une expédition scientifique aux confins des terres indigènes, Gundersen va se confronter à ses démons et régler ses comptes avec une planète qui ne lui avait pas livré tous ses secrets.


« T’as pas intérêt à être revenu pour foutre la merde »


Mon avis.
Attention, drapeau pour tous les fans des mondes d’Aldébaran de Léo. Pourquoi je parle de l’auteur brésilien alors qu’il s’agit ici d’une adaptation d’un roman de Robert Silverberg ? Et bien car on y trouve une flore et une faune très dépaysantes, une planète colonisée par l’homme, des remous sentimentaux, quelques débats sociétaux etc. Bref, hormis les douches tout y est et même le logo fait un clin d’œil à la série de Léo. En tout cas, c’est un plaisir de retrouver le trait de la dessinatrice des épées de verre. C’est réellement un enchantement pour les yeux. On ne peut qu’admirer la beauté et la minutie des décors et son imagination pour créer ce monde mystérieux de Belzagor.
Le personnage principal, Eddie Gunders, ne parait pas très sympathique de prime abord mais son ambiguïté a fini par m’intriguer. On assimile pas mal d’info et aussi un peu de délirium tremens en début de tome mais une fois le voyage « initiatique » commencé, la lecture se fait plus aisée.
Comme anecdote, le personnage de Kurt a pris les traits de son créateur, Silverberg.
Autre point positif, il s’agit d’un diptyque donc pas d’aventures interminables à craindre.
Alors qui est prêt pour embarquer pour la terre de Holman ?

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Samba.

 

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16/05/2017

GERONIMO

geronimo.jpggeronimo jatz.jpgScénario : Matz
Dessin et Couleurs : Jef
Editeur : Rue de Sèvres
Sortie : 15 mars 2017

120 pages
Catégorie : One shot Figure historique

  

 

Le résumé
Sur leurs terres ancestrales du Mexique en 1850, le chef de Mangas Coloradas et ses frères se rendent à Janos effectuer du troc. Sur place, l’atmosphère est tendue, le chaman Goyahkla (l’homme médecine des apaches Bedonkhe) parle à Usen la divinité qui lui dicte de rentrer au camp sans attendre. En effet, l’armée mexicaine avait massacré sans raison les habitants. Le chaman a perdu sa femme, sa mère et ses trois enfants, ivre de colère et profondément silencieux, avec les douze guerriers valides la tribu, il remonte vers le Nord pour tenir un conseil avec d’autres nomades apaches. Le calumet déclenche la guerre sans pitié, l’alliance des tribus se forme avec les Chokonen, et d’autres chefs comme Juh de la tribu Nedni. L’homme blanc trace la frontière mais n’est pas encore hostile, c’est en fuyant qu’un soldat mexicain évoque Saint Jérôme de là naîtra le nouveau nom de Guerre Geronimo. Peu à peu le conflit se déplace vers l’homme blanc.
Les troupes régulières et les chercheurs d’or brûlent les terres pour leur conquête de l’ouest. Lorsque les apaches perdaient des guerriers ils n’étaient pas remplacés à l’inverse des troupes américaines.
En 1871 une centaine d’apaches furent massacrés à Fort Grant et en 1872 épuisé Géronimo se rendit au Général Howard. Dans la réserve, les apaches ne furent pas traités correctement et la révolte éclata. Géronimo a tenu tête avec 38 apaches dans les montagnes contre 5000 soldats dans les plaines jusqu’à sa reddition en 1886 devant le général Miles. Ils furent déportés loin de leurs terres et Géronimo fût le dernier apache sauvage.

 

Mon avis


Après deux collaborations chez rue de Sèvres avec Balles Perdues (une histoire de magot de braquage non partagé à Chicago) en 2015 et Corps et Âmes (où un tueur à gages bascule non pas dans le droit chemin mais dans l’autre sexe sur un San Francisco glauque), un Western c’était une surprise.
Le scénario est particulièrement bien articulé en quatre opus et sans s’embarrasser des détails inutiles : un vrai apache qui tient à l’ocre de sa terre pour y survivre. Les soldats sont des envahisseurs et leurs intentions sont claires. C’est une excellente biographie.

 

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Les dessins sont magistraux lors des scènes de combats, on ressent la rage, la lutte, le sang colle presque aux doigts en tournant les pages. Les pensées de vengeance sont pleinement présentes avec un lancer de couteau digne d’un manga, ou des rythmes. Les paysages sont magnifiques.

 

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Robsy