20/03/2017

Les grandes batailles navales, la bataille de Jutland.

les grandes batailles navales la bataille du Jutland.jpgjutland.jpgScénario : Jean-Yves Delitte.
Dessin : Jean-Yves Delitte.
Éditeur : Glénat.
Sortie : 15 mars 2017.
56 pages.
Genre : Guerre.

 

 

Le résumé éditeur.
31 mai 1916. Après plus de deux ans d’attente et plusieurs occasions manquées, la Royal Navy anglaise, dont la Grand Fleet est commandée par le vice-amiral John Jellicoe et l'escadre des croiseurs de bataille par le vice-amiral David Beatty, contraint les Allemands à une grande confrontation navale en mer du Nord au large des côtes danoises du Jutland. 


« N’ayez pas d’inquiétude, mon commandant, aucun fridolin ne pourra approcher notre flotte sans gouter aux obus de notre Charly ! On va vous les pulvériser, tous ces fridolins ! ».

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Mon avis.

Expert en la matière, Jean-Yves Delitte propose avec cette nouvelle collection de vous plonger au cœur des plus grands batailles navales de l’histoire, de l’antiquité à la seconde guerre mondiale.
Privilégiant la narration à travers le regard des anonymes, on nous invite à vivre la fureur de ces combats de l’intérieur.
J-Y Delitte va assurer le scénario et les illustrations de tous les albums et déléguera son rôle de dessinateur sur certain tome de cette collection. Ainsi, Dénis Béchu, Federico, Nardo,Christian Gine, Philippe Adamov et Roger Seiter feront partie de cette aventure.

En fin de chaque album, vous trouverez aussi un cahier didactique de 8 pages illustré par des cartes et documents d’époque pour apporter un éclairage scientifique, tactique et historique.
On débute donc avec la bataille de Jutland qui a été la dernière grande confrontation maritime de la 1ère guerre mondiale.

Une énorme canonnade avec des navires aux allures massives admirablement dessinés par sieur Delitte. Je me suis arrêté sur ses superbes illustrations de navires (parfois en double page). On est aussi servi sur le contenu technique des vaisseaux mais on ne peut pas dire que l’émotion soit de mise.
Dommage !

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Samba.
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Les solitaires

cov.jpg4.jpgScénario et dessin : Tim Lane

Editeur : Delcourt

Collection : Outsider

296 pages – broché

Sortie : 1er mars 2017

Nouvelles graphiques

 

Présentation de l’éditeur :

Tim Lane revient avec des histoires toujours aussi sombres, qui revisitent les grands mythes contemporains de la culture populaire américaine. De la beat generation au punk rock en passant par les gangs de motards.

Après "Noir c'est noir", paru en 2009, Tim Lane poursuit son panorama de l'Amérique des sans-grade, motards rebelles et autres clochards célestes.

Un fan de punk s'enivre dans son pick-up, un gars quitte sa famille et roule jusqu'à un parc d'attractions abandonné, un jeune fugueur se retrouve dans un train de marchandises avec un vieux hobo...

Une quarantaine d’histoires qui se répondent entre elles, dans la lignée d’un Charles Burns.

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Mon avis :

Cet album, pavé de près de 300 pages bien tassées, mérite plusieurs niveaux de lecture. En le parcourant, on sent tout de suite qu’on a affaire à une compilation d’histoires courtes qui ont toutes leurs particularités narratives. Des strips « classiques » alternent avec de longs blocs de textes, des photos, des illustrations pleine page, des figurines en papier à découper, coller et monter, des pages dépliables, des paroles de chansons, des extraits de pseudo vieux fanzines, des fiches techniques, des croquis, … Au total, cela donne un objet à vocation esthétique dont la cohérence s’impose au fil de la lecture.

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Les références à Burns ou Eisner sont évidentes et l’usage des noirs et blancs parfaitement maîtrisé. Il se dégage de l’ensemble une impression de violence vaine et désespérée, parfaite image de dérives dans une médiocrité sombre et mélancolique. De cette noirceur naît une vision poétique de celui qu’on peut qualifier de grand auteur. La fascination du lecteur s’opère progressivement et une inquiétude quasi-philosophique s’installe.

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Skippy

18/03/2017

Alicia

cov.jpg2.jpgAuteur : Juan d’Oultremont

Editeur : Les Editions du Caïd

80 pages – cartonné

Sortie : 19 mars 2017

Roman graphique

 

C’est absolument un roman
C’est totalement une BD
C’est sans doute pour ça que c’est si particulier

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« Alicia » de Juan d’Outremont aux Editions du Caid
A découvrir le dimanche 19 mars 2017.

Deux séances de dédicaces : de 13h à 15h et de 17h à 19h30
chez Cook and Book : Place du Temps Libre 1, 1200 Bruxelles

Dédicaces, performances, ex-libris, polaroïds et Ford Mustang, voilà les ingrédients qui présideront au lancement d’Alicia.

Alicia est une (expérience de) bande dessinée de 64 pages réalisée au moyen de pictogrammes découpés dans les manuels de photographie amateur. Des vignettes qui glissés dans un album pour collection de timbres, finissent par perdre leur abstraction graphique pour se charger d’une épaisseur psychologique.

Le scénario se présente comme un triller métaphysique. Un jeune homme équilibré et promis comme le prétend son père à une brillante carrière dans le difficile secteur de l’outillage se retrouve « irradié » par Alicia. Un prénom de 6 lettres qui recouvre la personnalité fantomatique. Des quelques semaines que dure leur relation, le narrateur garde le souvenir d’un secret lentement dévoilé. Par couches quasi sédimentaires, la véritable personnalité d’Alicia va se préciser, dessinant progressivement les contours d’un être aussi sulfureux que séraphique. Et si cette ex-miss Chypre était la propre fille de…

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Mon avis :

Artiste offrant une certaine résistance à la classification, Juan d’Oultremont nous donne, avec Alicia, un peu de fil à retordre les poncifs de la narrativité romanesque illustrée. C’est que ce collectionneur à la compulsion modérée cherche surtout à nous passionner et nous surprendre. Objectif atteint avec ce phantasme introspectif, aux rares dialogues, sous emballage imitation cuir bleu, skaï de noble facture. Au propre comme au figuré, comme il est possible d’entrer littéralement dans cette histoire et de poser dans une planche géante (à la librairie  Cook and Book), tout lecteur averti ne pourra échapper à l’étrange pouvoir d’attraction de cette nébuleuse expérimentation narrative. Espérons qu’il n’en sorte pas indemne, mais régénéré par ce qui est finalement un exercice de style réussi.

 

Skippy

Le Sumoups du samedi

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Écrit par DePa dans Sumoups | Commentaires (0) |  Facebook | |