20/06/2017

Faucheurs de vent T1 : le carrousel des cabochards.

les faucheurs de vent.jpgles faucheurs de vent t1.jpgDessin : Cédric Fernandez.
Scénario : Thierry Lamy.
Éditeur : Glénat.
Sortie : 07 juin 2017.
48 pages.
Genre : Aviation, guerre.

 

 

 

 

1917 sur le front ouest.

Alexandre Marais, as de l’aviation française, a la particularité d’avoir été défiguré (c’est le pilote sur la couverture) et de dissimuler ses blessures sous un masque. Meurtri dans sa chair, il se livre corps et âme dans les combats aériens. Il était le meilleur, jusqu’à ce qu’un jeune pilote fanfaron avide de gloire soit muté dans son escadrille.

« La vache ! Cet enfant de salaud a bien failli me clouer aux pâquerettes… »

Mon avis.
Cet album fait inévitablement penser au pilote à l’edelweiss de Romain Hugault chez Paquet. D’ailleurs, on peut raisonnablement penser que Glénat a envie de marcher sur les plates-bandes de la collection cockpit avec cet ouvrage.

Verso_304838.jpg


En tout cas, l’emballage est soigné avec une couverture certes assez classique mais efficace. On feuillette et on se rend vite compte que le dessin de Cedric Fernandez a tout d’un bon SPAD(Splendide Planche A Dessin). Tel un albatros, il survole le ciel pour illustrer à merveille ce cirque volant des combats aériens de 1917.
On s’attache vite aux deux protagonistes principaux que tout oppose. La lecture est aisée et se Fokkeralise sur l’action mais n’oublie pas une petite Breguette ouverte avec une romance bienvenue, de quoi attiser le Caudron. Mais comme le marin, le retour au Nieuport est plein de surprises car l’espérance de vie est Forman embarquée pour nos valeureux aviateurs (si vous trouvez un jeu de mot avec Morane-Saulnier je suis preneur). Le scénario de Thierry Lamy (faut-il parler de Hell West ?) met surtout l’accent sur la gloriole et le patriotisme avec aussi la souffrance humaine. Par contre, je ne serais pas contre un apport plus technique sur les avions et un point de vue tactique des combats.
Voilà, rien de bien révolutionnaire mais un album solide (bien plus que les avions de l’époque) et joliment illustré. C’est avec plaisir qu’on lira la suite de leurs acrobaties.

les faucheurs de vent glénat.jpg


Samba.

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a06-3e788fc.gif

 

a08-3e78906.gif

 

a07-3e78901.gif


Inscrivez-vous à la newsletter.

19/06/2017

La mémoire dans les poches Troisième partie.

la memoire dans les poches.jpgmemoire dans les poches t3.jpgScénario : Luc Brunschwig.
Dessin : Etienne Le Roux.
Editeur : Futuropolis.
Sortie : 18 mai 2017.
74 pages.
Genre : Saga familiale,drame.

 

 

Le résumé.
Une famille française, apparemment sans histoire. Le père, la mère, le fils aimé. Construit à travers le regard de chacun des trois personnages, La Mémoire dans les poches raconte des vies ordinaires, des choix, des fragilités, des fuites, des impasses. Petits mensonges, discrets arrangements, et autres secrets … Un récit intimiste pour dire aussi les tourments de l’Histoire du XXe siècle.

Un autre regard !

Le scénariste français Luc Brunschwig, auteur de séries à succès a mis le point final à La Mémoire dans les poches, fiction intimiste inspirée de son propre patrimoine familial, une grande histoire d’amour filial forte, et certainement une des histoires les plus personnelles de l’auteur. Il aura fallu 10 ans pour clore ce singulier triptyque. Certainement parce qu’il aura été le texte le plus sensible et le plus difficile à écrire pour lui. Les personnages n’en sont que plus incarnés, singuliers et bouleversants. Il aura fallu passer le temps du deuil. Brunschwig aura dû laisser reposer ses mots, afin de choisir les plus justes, et les plus fidèles à son idée, au croisement de la nostalgie et de la mélancolie.


« Ce livre a failli avoir ma peau ! ». A ces mots lourds de sens, je m’interroge et je comprends vite que le scénario de la mémoire dans les poches est fortement inspiré par la propre vie du scénariste. C’est avec cette idée que je reprends ma relecture (à coup de pied dans le cul) des 2 premiers tomes de ce triptyque. Car il ne s’agit pas d’une lecture détente mais d’une lecture « émotionnelle » et qui selon votre vécu vous parlera à un moment ou à un autre. Bref, il faut se mettre en condition pour aborder les chemins sinueux de la famille Letignal.
Hormis quelques petites longueurs (Luc B. aime bien poser ses caractères et présenter ses personnages), j’arrive à ce fameux tome 3. Je suis agréablement surpris par la colorisation proposée. Un peu plus lumineuse que les précédentes, je trouve ce choix vraiment adéquat. On contrebalance ainsi le drame qui s’y joue. Un peu comme la présence du petit Tarik qui égaye un peu les pages.
Je suis aussi assez bluffé par les transitions qui se font vraiment dans une harmonie presque symphonique. Bref, le dessin d'Etienne Le Roux est à la hauteur de nos espérances.
L’histoire elle aussi va vous émouvoir par sa justesse et sa sensibilité. Elle traverse aussi la grande fracture du 20e siècle et son corollaire de drames. Pas mal de tristesse, de regrets ou de résilience dans cet ultime tome qui comme je l’ai dit plus haut fera écho à votre vécu. Vous verrez qu’une fois cette BD déposée, vos pensées iront au pays de la nostalgie et des fractures de la vie.
Merci aux auteurs pour ce moment d’émotion !

la memoire dans les poches.jpg


Samba.

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a08-3e78906.gif

 

a08-3e78906.gif

 

a08-3e78906.gif

 

Liens vers les anciennes chroniques de cette série.Pour le tome 1, on remonte à la genèse du blog !
la memoire dans la poche,brunschwig,le roux,futuropolis,052017,drame familialela memoire dans la poche,brunschwig,le roux,futuropolis,052017,drame familiale

14/06/2017

L’adoption T2 : La Garua.

Couv_305285.jpgPlancheA_305285.jpgDessin : Arno Monin
Scénario : Zidrou.
Éditeur : Grand angle.
Sortie : 31 mai 2017.
72 pages.
Genre : chronique sociale.

 

 

Le résumé.
Qinaya est repartie. Après l’arrestation de ses parents adoptifs pour enlèvement, elle a regagné son Perou natal. Après un an et demi de recherches, Gabriel, son « grand-père » de France, se rend à Lima pour la retrouver. Mais le vieux bourru va aller de désillusion en désenchantement.

« Ruminer, ça aide à mieux digérer »

Revenons à l’essentiel !

On s’attendait à un dénouement en happy end et fatalement émouvant de la part du scénariste de Lydie, la boule à Zéro, Protecto etc. Eh bien, il nous prend à rebrousse-poil pour nous amener où on ne s'y attend pas, vers une sorte de chemin de traverse avec une histoire plus introspective que le primo album. Bref, un 2e tome très différent du premier tome plus tourné vers la tendresse et l’amour. La vie est décidément bien tortueuse pour notre « vieux bourru » mais il faut l’avouer, la fin imaginée par les auteurs s’avère être nettement plus réaliste que le happy end classique hollywoodien.
On finit cet album avec une drôle d’impression, avec une sorte de mélancolie mais aussi une réflexion sur la relation qu’on a avec nos proches.
Question dessin, on ne peut que saluer le talent d’Arno Monin. Un trait léger, poétique et très lumineux illumine les pages de cet album. Assurément une réussite pour le jeune auteur de l’envolée sauvage et de l’enfant maudit.
Sinon, une petite remarque sur le décalage horaire, de Lima vers Paris, on avance les heures et pas le contraire.

Verso_305285.jpg



Samba Lima Charlie.

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a07-3e78901.gif

 

a08-3e78906.gif

 

a07-3e78901.gif

 

Inscrivez-vous à la newsletter.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : l'adoption, monin, zidrou, grand angle, 052017 |  Facebook | |

07/06/2017

Highway to love.

highway to love.jpghighway to love 1.jpgDessin: Zoé Thouron.
Scénario: Jean Chauvelot.
Éditeur : Casterman.
Sortie : 31 mai 2017.
128 pages.
Genre : road movie.

 

 

Le résumé.

Zède et Ji vont au concert des Freakytiger (qui ?). Elle est fan, lui s’en fout. Ensuite, c’est l’effet fricadelle et tout part en couille.

 

« Putain de chierie de vache de merde ».

 

Mon avis.

Là, il s’agit clairement d’une lecture kamikaze. On pense fatalement au titre d’ACDC « Highway to hell » et effectivement cet album est très rock’n’roll.
J’essaye de faire abstraction du dessin laborieux et nerveux de la lorraine et recluse Zoé Thouron (c’est ainsi qu’on la présente dans le dossier de presse) et je commence ma lecture. Le début est assez accrocheur, on part voir un concert dans un pays étranger…je pense qu’il s’agit de la Gelbique car on y mange de la Fricadelle et qu’on n’a jamais entendu le terme de Picon. Une jatte, une drache, une pinte, un demi, une bonne bière, oui mais jamais un Picon.
C’est la partie marrante de l’album car ensuite … comment dire…ça part en cacahuète. Les auteurs partent dans une sorte de délire suédois assez hystérique où la crédibilité en prend un sérieux coup. Bref, l’histoire s’essouffle pour se terminer dans un délire sans grand intérêt.
#albumàsetaperlescouillesauplafond mais bon on s’en souviendra.
Sinon, c’est quoi ce terme Fligueubück qu’on retrouve quasiment à chaque page ??????

thouron,chevelot,caterman,highway to love,roman graphique,road movie,052017

Sambatatraque.

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a02-3e788b1.gif

 

a02-3e788b1.gif

 

a02-3e788b1.gif



Une génération française T2/6 Populations trahies !

une génération française t2.jpgune génération française 2.jpgScénario : Thierry Gloris
Dessin : Manuel Garcia.
Éditeur : Soleil (Quadrants)
48 pages
Date de sortie : 17 mai 2017.
Genre : récit de guerre 


Le résumé éditeur.

Tanguy Brettin d’Arçonet est fils d’un héros de la grande guerre, issu d’une longue lignée d’officiers français. Anti-démocrate, antirépublicain et germanophobe, il est un monarchiste convaincu. Fidèle à sa devise familiale, « mieux mort que vaincu », le jeune homme ne recule devant rien pour sauver sa conception de la mère patrie. A Sedan, la gabegie du haut commandement Français le pousse au sacrifice ultime…

« Alors, que pouvons-nous faire ?
Rien, il nous reste que l’escarmouche et la débrouille ».

Mon avis.

La bonne impression du tome 1 se confirme avec ce 2e focus individuel sur cette sombre période de 1940-1945. Ce sera un peu à l’instar de la série TV « un village français », une bonne représentation des différents courants d’opinion qui ont traversé (pas les allemands) la France.
On suit ici un militaire pur et dur mais néanmoins pas dupe sur les responsabilités de l’état-major sur la débandade à venir. J’ai vraiment apprécié les dialogues souvent très imagés mais surtout très pertinents de notre dur à cuire.
« Le courage, c’est bien. Mais l’efficacité, c’est mieux »
« Autant attendre le renfort de Jeanne d’Arc »
« Je suis en règle devant Dieu »
« Nous avons baissé nos frocs »
« L’armée a failli »
Pour accompagner cette désastreuse bataille de France, on a appelé un milicien espagnol, le sergent Garcia ! Habitué aux comics, il nous envoie quelques belles salves d’action bien sentie. Tel un Zorro des temps modernes, il nous gratifie d’un cadrage très cinématographique avec néanmoins un trait original jouant particulièrement sur les ombres. A noter aussi une colorisation osée mais réussie jouant essentiellement sur les bruns, rouges et gris.
Voilà, encore une bonne BD sur le sujet. Le seul hic, c’est que ce n’est pas la première du genre. Récemment, on a pu lire « Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIb » ou « champs d’honneur-Dunkerque », « Airborne 44 » etc ... ce n’est pas les titres qui manquent.
Mais bon, cette collection de 6 tomes aura certainement le grand mérite de bien résumer la vie en France de 1940 à 1945 en abordant tous les grands faits historiques mais aussi le choix de vie de 3 destins différents.

une génération française,gloris,garcia,soleil,quadrants,guerre,052017


Sambataille.

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a07-3e78901.gif

 

a07-3e78901.gif

 

a07-3e78901.gif

Inscrivez-vous à la newsletter.
une génération française,gloris,garcia,soleil,quadrants,guerre,052017

31/05/2017

Les fantômes de Neptune T2 : Rorqual.

les fantomes de neptune.jpgles fantomes de neptune t2.jpgAuteure : Valp.
Éditeur : Delcourt (neopolis).
56 pages.
Sortie : 17 mai 2017
Genre : steampunk.

 

 

 

Le résumé.
Le destin de la jeune Meena est de plus en plus chaotique et semble tracé pour nuire au Kaiser d’une prusse steampunk épris de conquête terrestre mais aussi spatiale. En route pour Neptune.

« Un chantier exoarchéologique sur Neptune ? Alexeï, vous perdez la raison ? »

Mon avis.

Il arrive parfois que les éditeurs nous envoient des albums non demandés (bande de bachi-bouzouks). Normalement, je fais appel à toute mon équipe (et je m’y engage comme Robert Mailleux) pour trouver un chroniqueur à ce titre. Là, rien, silence radio, personne ne veut s’attaquer à ce tome 2(espèce de zouaves interplanétaires !).
Bon Samba va donc s’y coller, heureusement qu’il y a un gros résumé au début de ce tome.
Mille millions de mille sabords quelle histoire débridée, elle a de l’imagination la Valentine Pasche ! Des voyages spatiaux dans une sorte de vaisseau à la Jules Verne, des robots hyper évolués à tendance psychopathe, des entités extra-terrestres venant de Mathusalem (une sorte d’ectoplasme à roulette) et j’en passe et des meilleurs sont au menu de cet album steampunk.
Une sorte de mélange entre Hauteville House et le château des étoiles pour ceux qui suivent les sorties BD. Là, je ne parle pas aux papous des Carpates.
On va dire que c’est rafraîchissant et original mais il faut s’accrocher au bastingage. Un bulldozer à réaction peut sortie à tout moment d’une page.
L’univers créé par la suissesse surprend dans le bon sens et on sent un grand dynamisme dans la construction des pages. Son trait reste néanmoins assez typé jeunesse avec un brin de Disney pour l’expressivité des personnages.
Ce qui m’a frappé (pas l’ectoplasme), c’est que les seconds rôles comme la Lorelei Hoffmann ou le robot Montagne volent littéralement la vedette à la pseudo héroïne (une astronaute d’eau douce).
Le seul reproche que j’ai à dire car je ne veux pas passer pour un bougre de faux-jeton à la sauce tartare, c’est la psychologie parfois trop basique des personnages. On a les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. J’aurais aimé un peu plus de subtilité.
Allez, si vous aimez ce genre d’univers, cette série grand public ne demande qu’à remplir votre bibliothèque.
Bon tchouck-tchouck-nougat à tous.

les fantomes de neptune t2f.jpg


Sambachi-bouzouk.

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a06-3e788fc.gif

  a07-3e78901.gif  

a06-3e788fc.gif

 

 

Les chevaliers d'Héliopolis T1 : Nigredo, l’œuvre au noir.

les chevaliers d'héliopolis.jpgPlancheA_302885.jpgScénario : Jodorowsky
Dessin : Jérémy.
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 17 mai 2017.
Genre : euhhh truc ésotérique, historico-fantastique !

 


 
Le résumé editeur.
Fin du XVIIIe siècle. Dans un monastère au Nord de l’Espagne se dissimule le temple sacré des Chevaliers d’Héliopolis : une assemblée d’alchimistes immortels et coupés du monde. Alors que le disciple Dix-sept s’apprête à compléter sa formation et à intégrer l’ordre, son maitre Fulcanelli dévoile aux autres chevaliers le terrible secret de ses origines. Dix-Sept est en réalité le fils caché de Louis XVI et de Marie-Antoinette : le roi de France Louis XVII ! Héritier de cette destinée, le jeune homme va-t-il réclamer le trône qui lui est dû ou rester dans l’ombre, fidèle aux préceptes millénaires de l’Alchimie ?

heliopolis.PNG

 

« Je te le dis,ce sont des parasites, pas des rois ».

Mon avis.
Après Jean Dufaux et son Barracuda, Jérémy s’associe avec un autre grand de la BD Alejandro Jodorowsky. L'univers semble tout aussi tordu qu'avec les pirates. C'est du Jodo pur jus. On revisite l'histoire avec la mort de Louis XVII ou celle de Marat, on y rajoute de sexe, du sang, des larmes et aussi un peu de folie et vous obtenez un scénario qui part dans tous les sens. Donc si vous êtes fan de style Jodo , pas de soucis, par contre si vous aimez les récits réalistes, passez votre chemin !
Surtout que voir un ours qui parle, ça peu surprendre. Je me suis aussi demandé à quoi carbure cette bande d'alchimistes immortels avec leurs rites obscurs ou avec leurs quêtes initiatiques ?
Je pense qu'il ne faut pas trop se poser de question et se laisser porter par les seins de la boulangère.
Une boulangère qui entre parenthèses change souvent de physionomie, seul petit bémol au dessin de Jérémy. Un trait toujours aussi racé et d'une élégance rare accompagné d'un excellente colorisation (Felideus).
Voilà, c'est beau, c'est chaud, c'est étonnant mais c'est surtout un album d'introduction, on attend de mieux connaître « 17 » pour partager pleinement ses aventures méta-physiques.


Les chevaliers d'Héliopolis sont prévus en 3 tomes .

Verso_302885.jpg

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a05-3e788c9.gif

 

a08-3e78906.gif

 

a07-3e78901.gif

 

Sambatruc.

Inscrivez-vous à la newsletter.


25/05/2017

Chronosquad T3 : Poulet et cervelle de paon à la romaine.

Poulet-et-cervelle-de-paon-a-la-romaine.jpgChronosquad-T3-.jpegScénario : Giorgio Albertini
Dessin : Grégory Panaccione.
Éditeur : Delcourt.
232 pages
Sortie : 3 mai 2017
Genre : Science-fiction.

 

 

Le résumé.
Les chances de récupérer les deux adolescents perdus au bronze ancien s'amenuisent et la décision de Silverberg de les séparer ne va pas faciliter la tâche des Chronosquads. Alors que l'enquête de Penn et Bloch dans la Rome de Septime Sévère pourrait mettre au jour les agissements d'organisations illégales, Professeur Korais doit s'expliquer auprès du Premier ministre sur les failles de la prison du Dévonien

« Toute personne a le droit inaliénable de jouir de la circulation temporelle »

Mon avis.

A mon avis Grégory Panaccione a trouvé une faille spatio-temporelle pour ralentir son temps présent car dessiner 230 pages en 6 mois, ça relève du miracle ou alors il a une armée d’esclaves à son service. Rappelons que l’esclavagisme est (re)devenu légal suite aux accords de Knossos de 2003. On nage en pleine science-fiction, c’est clair !
Bon je dois avouer que je n’ai pas tout compris à cette affaire. Rien d’étonnant quand on vous pond des phrases pareilles « il n’existe qu’un présent sans fin sur lequel on peut agir en permanence ». Un bon sujet de philo assurément !
Un album avec un ton particulier très loin du burlesque du 1er tome. On enchaîne les longues scènes sans parole (une spécialité de Panaccione) avec d’autres nettement plus chargées en texte. Tout comme on mélange des scènes parfois légères ou désinvoltes voire inutiles avec d’autres nettement plus dramatiques et sérieuses. C’est clairement déroutant.
Un tome 3 donc nettement moins loufoque, plus mature qui se caractérise néanmoins par un final assez confus qui méritera certainement une relecture. Une série qui au final me donne un drôle de sentiment mitigé, l’idée est géniale mais j’ai eu du mal à tout comprendre, perdu dans les limbes temporels certainement.
Je m’attends pour le dernier tome 4 à une phrase célèbre « tu es mon fils » mais sans l’asthmatique de service.  
L'interview des auteurs chez BDgest .

 

bd-planche-chronio-3.jpg


Samba.

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a05-3e788c9.gif

 

a07-3e78901.gif

 

a06-3e788fc.gif

18/05/2017

Centaurus Tome3 : Terre de folie.

centaurus tome 3.jpgcentaurus t3.jpgScénario : Leo et Rodolphe
Dessin : Zoran Janjetov.
Editeur : Delcourt(neopolis).
48 pages.
Sortie : 3 mai 2017
Genre : science-fiction

 

 

Le résumé.
L’équipe de reconnaissance qui a débarqué sur la planète Véra se retrouve face à un mont Saint-Michel fidèlement reconstitué mais totalement abandonné. Les mystères autour de cette planète se font de plus en plus étranges et les dangers de plus en plus grands.

« Plus nous avançons, plus les mystères nous tombent dessus »

Mon avis.
Visiblement le dessinateur des Technopères ne s’est pas croisé les bras pour la couverture. Elle intrigue et donne envie de lire ce 3e opus. Par contre, je suis toujours un peu surpris par l’attitude figée des personnages avec leurs bras le long du corps. Je dirais presque que les bras m’en tombent. Les visages aussi restent un peu bourrus mais sinon le reste est adopté à bras le corps. Avec comme bras droit, une très bonne colorisation et une faune vraiment effrayante. Le bras de fer contre « les crevettes » ne m’a pas fait tomber dans les bras de Morphée, ça c’est certain.
Sinon, pour l’intrigue, on ne va pas baisser les bras avant le tome 5, on veut savoir, sommes-nous de retour sur terre ? J’espère que les aventuriers auront le bras long car les dangers semblent de plus en plus nombreux.
L’air de rien, Leo et Rodophe enchaînent les scénarios à tour de bras ces derniers temps avec quelles collaborations bras dessus, bras dessous.
Allez, Centaurus a un grand mérite, celui de nous tenir en haleine et comme le cliffhanger est imparable, il vous sera impossible de ne pas continuer cette série. Désolé mais ça va vous coûter un bras !

centaurus.jpg


.
Sambras.

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a08-3e78906.gif

 

a07-3e78901.gif

 

a08-3e78906.gif

 

17/05/2017

Retour sur Belzagor Episode 1/2

retour sur belzagor.jpgretour sur belzagor episode 1.jpgScénario : Philippe Thirault.
Dessin : Laura Zuccheri.
Editeur : les humanoïdes associés.
54 pages
Sortie : avril 2017
Genre : Science-fiction.

 

 

Le résumé.
L'ex-lieutenant Eddie Gundersen revient sur Belzagor où il a laissé naguère ses illusions de jeunesse, la femme de sa vie et un passé honteux de colonisateur. Aujourd'hui la planète a été rendue à ses deux espèces intelligentes : les Nildoror et les Sulidoror. Endossant le rôle de guide d'une expédition scientifique aux confins des terres indigènes, Gundersen va se confronter à ses démons et régler ses comptes avec une planète qui ne lui avait pas livré tous ses secrets.


« T’as pas intérêt à être revenu pour foutre la merde »


Mon avis.
Attention, drapeau pour tous les fans des mondes d’Aldébaran de Léo. Pourquoi je parle de l’auteur brésilien alors qu’il s’agit ici d’une adaptation d’un roman de Robert Silverberg ? Et bien car on y trouve une flore et une faune très dépaysantes, une planète colonisée par l’homme, des remous sentimentaux, quelques débats sociétaux etc. Bref, hormis les douches tout y est et même le logo fait un clin d’œil à la série de Léo. En tout cas, c’est un plaisir de retrouver le trait de la dessinatrice des épées de verre. C’est réellement un enchantement pour les yeux. On ne peut qu’admirer la beauté et la minutie des décors et son imagination pour créer ce monde mystérieux de Belzagor.
Le personnage principal, Eddie Gunders, ne parait pas très sympathique de prime abord mais son ambiguïté a fini par m’intriguer. On assimile pas mal d’info et aussi un peu de délirium tremens en début de tome mais une fois le voyage « initiatique » commencé, la lecture se fait plus aisée.
Comme anecdote, le personnage de Kurt a pris les traits de son créateur, Silverberg.
Autre point positif, il s’agit d’un diptyque donc pas d’aventures interminables à craindre.
Alors qui est prêt pour embarquer pour la terre de Holman ?

belzagor.jpg

 


Samba.

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a07-3e78901.gif

 

a09-3e78912.gif

 

a08-3e78906.gif