21/04/2017

Ter

Couv_301482.jpg1.jpgTome1 – L’étranger

Scénario : Rodolphe

Dessin : Christophe Dubois

Editeur : Daniel Maghen

80 pages - cartonné

Parution : 13 avril 2017

Science fiction

 

Résumé :
Un homme surgit de nulle part, d’un cimetière dans un désert hostile, inhabité, où personne ne peut vivre. Il est découvert par Pip, un jeune filou, pilleur de tombes, qui le récupère endormi au fond d’une sépulture. Il est nu et ne parle pas. Seul signe distinctif : un tatouage figurant une main, qui lui vaudra le surnom de Mandor (« Main d’Or »). Pip l’emmène avec lui à Bas Courtil, bourg primitif accroché à une butte rocheuse. Petit à petit, il apprend à parler et se révèle intelligent car si sa mémoire lui fait toujours défaut, il est incroyablement doué pour réparer toutes les mécaniques fatiguées et remettre en marche les mille et une bricoles que Pip a entassées...

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                            « … Alors surgira un homme des entrailles de TER

                                   Qui montrera à tous le chemin à accomplir…

                                       Il n’aura ni biens, nis vêtements, et son

                                          Seul langage sera celui du silence. »

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Mon avis :

Avec cet album, on frôle la perfection du genre.

Il y a tout d’abord un scénario dont le découpage narratif donne un rythme soutenu à l’histoire. Les thèmes abordés ne surprendront sans doute pas les amateurs de fantasy, science-fiction et fantastique : la prophétie messianique, la quête initiatique, la version post-apocalyptique de notre monde, le héros amnésique, la nature hostile … Mais ce qui frappe le plus à la lecture c’est la cohérence d’un univers original et complexe dont tous les détails, y compris les petits clins d’œil aux auteurs classiques, font sens et viennent structurer le récit.

Par ailleurs, le dessin donne la part belle à des paysages grandiloquents et aux détails minutieux des costumes, des habitations et des objets de la vie quotidienne dans un univers dont la beauté fascine autant qu’elle inquiète. Rodolphe et Christophe Dubois, semblent ici en parfaite harmonie dans leur travail sur le début de cette trilogie.

Le résultat est époustouflant !

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Skippy

18/04/2017

America

america,antico,glénat,1000 feuilles,29 mars 2017,roman graphiqueamerica,antico,glénat,1000 feuilles,29 mars 2017,roman graphiqueAuteure : Nine Antico

Editeur : Glénat

Collection : 1000 Feuilles

64 pages – cartonné

Roman graphique

 

Présentation :

Nouvelle vie au Nouveau Monde

Ça y est, Pauline fait officiellement partie de la catégorie « larguée. » Seulement, la fameuse dépression post-rupture qu’on lui a promis tarde à arriver. En attendant, Pauline s’ennuie ferme. D’autant que c’est le mois d’août à Paris. Tous les bons copains sont partis, il ne reste plus que ceux de seconde zone avec qui partager son malheur. Pauline en a marre, elle a besoin de changer d’air. Sur un coup de tête, elle décide de partir pour les États-Unis. Entre fantasmes et réalité, de New York à San Francisco, Pauline voyage dans les villes qu’elle a rêvées, s’ouvre au monde... mais continue de se faire des films.

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Mon avis :

America est le huitième album de bande dessinée de Nine Antico et le troisième tome des mésaventures de Pauline. Son anti-héroïne voyage aux States et évolue cette fois dans un univers kitsch et pop peuplé de personnages à la superficialité insondable. Les dialogues d’une vacuité qui se pense sans doute humoristique restent autant d’opportunités d’évoquer des sujets fondamentaux comme les filles, les garçons, les boites, le sexe, … De la vulgarité la plus consternante à l’analyse anthropologique la plus basique, rien n’est épargné au lecteur. Cette vision du monde, peinture sidérante d'un microcosme suffisant et contemporain, est évidemment à prendre au deuxième voire au troisième degré sous peine de fracture de neurone. A consommer avec prudence donc …

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Skippy

 

14/04/2017

Face au mur

cov.jpg3.jpgScénario : Jean-Claude Pautot

Dessin : Laurent Astier

Editeur : Casterman

Parution : 29 mars 2017

Biographie - polar

 

Présentation :

Mon métier est inscrit dans mon casier :

Braqueur multirécidiviste.

C’est la seule chose que je sais faire.

Depuis le début, je savais que ça allait mal se terminer.

Mais je ne savais ni où, ni quand. Et encore moins comment.

Et même si quelqu’un me l’avait dit, ça n’aurait rien changé…

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Condamné pour des faits de grand banditisme, Jean-Claude Pautot a raconté la prison, les braquages, les planques et les cavales à Laurent Astier. Dans la tradition des grands auteurs américains, ils ont forgé une fiction inspirée directement du réel.
Une bande dessinée forte comme une vie !

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Mon avis :

En janvier 2012 Laurent Astier anime un atelier bande dessinée à la centrale de Saint Maur, une des trois prisons françaises de haute sécurité. Sur les neuf détenus inscrits, un seul se présente : Jean-Claude Pautot. Une discussion s’engage, une sympathie se dégage, une confiance s’installe entre les deux hommes. Le projet d’une BD nait entre les murs de la prison. Il est vrai que ce détenu possède un sens artistique affirmé puisqu’il peint déjà depuis plusieurs années, mais sur ce coup-là, il devient scénariste. Cela donne un album coup-de-poing, asséné en 8 chapitres, 8 monochromes, 8 moments-clés de la vie de Pautot.

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Le menu est complet : prison, évasion, cavale, traque, planque, casse, violence.

Les décors : les prisons de Lyon ou Belle-île-en-mer, la fuite en Corse, …

Un dossier en fin d’album :  rapports de police, les comptes rendus d’enquête, les coupures de journaux, documents de l’Institut de Recherche Criminelle, les plans d’arrestation, photos des armes saisies…

Le ton est froid, désabusé, le traitement est celui d’une vision clinique, ultra réaliste.

Pour l’amateur de polar, la brutalité de cette fiction authentique devrait s’avérer un grand moment de lecture.

 

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Skippy

 

11/04/2017

Antigone

cov.jpg3.jpgScénario : Sophocle

Dessin : Régis Penet

Editeur : Glénat

88 pages – cartonné

Parution : 15 mars 2017

Adaptation d’une œuvre littéraire

 

Présentation :

Antigone, fille d'Oedipe, s'apprête à braver l'interdit du roi de Thèbes en accomplissant les rites funéraires destinés à son frère, le paria Polynice. Pour ce geste, elle risque la mort. Mais c'est le prix à payer pour ce qu'elle estime être son devoir : envers l'amour qu'elle porte à son frère, envers les dieux. Son propre oncle, le roi Créon, ira-t-il jusqu'à la condamner en dépit des lois divines, non écrites et éternelles ? Antigone, son fiancé Hémon et le devin Tirésias parviendront-ils à le faire changer d'avis ?

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Mon avis :

Classique parmi les classiques de la littérature, le texte de Sophocle connaît ici une adaptation en bande-dessinée qui met en valeur sa dramaturgie tout en gardant l’essentiel de son message philosophique. Particularité de ce travail graphique, c’est qu’il a été entièrement réalisé sur bois : des planches du théâtre aux planches de BD sur planches de bois ! Cela donne au livre une force visuelle étonnante que vient encore renforcer le hiératisme théâtral des personnages, les crayonnés et les couleurs sombres. L’aspect tragique du conflit est ainsi souligné, le jeu des masques magnifié.

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Régis Penet a traité le mythe en allant à l’essentiel du texte et en privilégiant un traitement esthétique d’une grande sobriété. Triomphe de la mort oblige ! Avec son travail sur les tomes 1 et 5 de la série Roma, il se profile comme un auteur incontournable de la transmission de la culture antique via le 9ème art.

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Skippy

10/04/2017

La trilogie de la Citadelle

cov.jpg2.jpgLivre 1 – L’escalier vers les nuages bleus

Scénario : Anne Opotowsky

Dessin : Aya Morton

Editeur : Urban China

304 pages – cartonné

Parution : 23 septembre 2016

Roman graphique

 

Présentation :

Fonctionnaire à la Poste de Hong-Kong, Song Lu est chargé de trier les lettres mortes qui n’ont pas trouvé de destinataire. Décidé à résoudre ces énigmes, il entreprend de livrer un maximum de courrier. Sur son vélo, il parcourt la ville, ses ruelles, les étalages des marchands, les spectacles de rue, … Son enquête le mène à la Citadelle, une indiquée sur aucune carte, refuge des pauvres, criminels et marginaux. Un monde de non-droit où Song Lu rencontre une fabricante de jouets, un facteur de piano, l’homme aux œufs, habitants de maisons égayées par la musique et les lumières, parfois construites dans des arbres, mais dans des conditions difficiles, ignorées des lois chinoises et des colons britanniques.

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Mon avis :

Ce qui frappe à la première lecture, c’est la profonde originalité du contexte historique choisi et les codes graphiques utilisés. L’objet est imposant, une brique de plus de 300 pages. Les dessins sont simples et partiellement colorés par des aplats d’aquarelle. Il s’en dégage une poésie esthétique évidente dont l’accessibilité demande un certain effort d’adaptation au lecteur.

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Production anglo-saxonne sous influence asiatique, le chaos maîtrisé de L’escalier vers les nuages bleus pourra séduire par la densité envoûtante et étrange d’un long récit mystérieux. La phrase en exergue à la fin de l’ouvrage est un avertissement au lecteur ainsi qu’une invitation :  "Être clair n'est pas une vertu, la beauté réside dans les mystères." Il faudra donc se laisser bercer au rythme improbable d’une quête onirique pour apprécier toute la saveur exotique de cet univers.

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Skippy

08/04/2017

Manifest destiny

cov.jpg1.jpgTome 02 -  Amphibiens et insectes

Scénario : Chris Dinguess

Dessin : Matttew Roberts

Editeur : Delcourt

Collection : Contrebande

144 pages - cartonné

Parution : 15 mars 2017

Western historico-fantastique, tendance horrifique avec scènes gore.

 

Présentation :

Le terme «Manifest Destiny» (La Destinée manifeste ou Le Destin manifeste en français) est une idéologie selon laquelle la nation américaine aurait pour mission divine de répandre la civilisation vers l’ouest. Le terme est apparu en 1845 dans des journaux US au moment de l’annexion du Texas.

En 1804, le Capitaine Meriwether Lewis et le Lieutenant William Clark mettent sur pied une expédition destinée à explorer les territoires inconnus et encore sauvages des Etats-Unis. Ils se heurtent très rapidement à une monstrueuse faune, et voient leurs propres hommes transformés en créatures végétales, après avoir été infectés par une terrible épidémie …

Lewis, Clarck et les quelques survivants qui les accompagnent poursuivent leur avancée vers l’Ouest, mais se heurtent à une mortelle réalité : il est quasiment impossible de s’enfuir lorsque l’on est coincé sur un bateau au beau milieu d’une rivière …

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Mon avis :

Après un premier tome particulièrement accrocheur, le récit atteint maintenant sa vitesse de croisière (mouvementée). L’occasion pour les auteurs de creuser la psychologie des personnages, de distiller un peu plus d’angoisse et de mystère tout en gardant une vision historique détaillée de leur sujet. La tension monte et le lecteur tourne les pages de ce périple avec un plaisir évident.

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Si le scénario imprime un tempo addictif à l’histoire, le dessin réaliste, au trait nerveux, fait la part belle à quelques scènes d’épouvante à l’état pur. Le gore reste bien utilisé, sans excès. Les cinéphiles reconnaîtront, par exemple, une allusion à un classique du genre dans une scène où un insecte géant s’extrait de son hôte en lui perforant l’abdomen.

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Le tome 3, Chiroptères et carnivores, est annoncé pour la fin de l’année. Aux States, le chapitre 30 sortira cet été (12 chapitres parus dans les 2 volumes en français), les critiques y sont bonnes et le public au rendez-vous. Pourquoi bouder son plaisir ?

 

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Skippy

 

06/04/2017

Guirlanda

cov.jpg3.jpgScénario : Jerry Kramsky

Dessin : Lorenzo Mattotti

Editeur : Casterman

392 pages – cartonné

Parution : 08 mars 2017

Conte graphique

 

Présentation :

Un conte initiatique à la fois drôle et poignant.

Sur les pas d’Hyppolite, un peu comme dans un rêve, nous pénétrons au Pays de Guirlanda. C’est une contrée paisible, où les habitants coulent des jours heureux en parfaite harmonie avec la nature. Mais depuis quelques jours Hyppolite est soucieux : sa femme qui doit donner naissance à leur premier enfant a disparu. Après avoir interrogé les Esprits des fumées, il part à sa recherche en suivant le trop fougueux Museau Fripé. En coupant par La Gorge du Mont Rauque, le chemin interdit, il déclenche le courroux du Dieu de la Montagne. Après le déferlement de violence et l’avènement du chaos, l’espoir finira quand même par renaître avec l’arrivée de sa fille.

Un récit flamboyant qui se dévore d’une traite.

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Mon avis :

Guirlanda, c’est d’abord un objet, un pavé de près de 400 pages de papier offset 120g avec une couverture de carton brut imprimé et un dos toilé noir, les deux marqués au rouge pour le titre. Une esthétique sobre et raffinée à la fois, organique, qui conditionne directement l’approche que le lecteur va pouvoir faire de ce long récit. Sa gestation a pris 14 ans !

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Guirlanda, c’est ensuite une sorte de conte onirique et fantastique, une quête envoûtante pleine de rebondissements. Le texte s’y fait rare, laissant la place à de longues improvisations qui sont autant d’invitations à un calme méditatif. On retrouve alors le concept de ligne fragile par opposition à une ligne claire solidement ancrée (encrée ?) dans la planche. La ligne fragile est un dessin émotionnel. C’est un style qui permet de retranscrire sur le papier l’état dans lequel on se trouve.

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Guirlanda, c’est aussi un étrange effet produit par la lecture, proche de la sidération si on a le bonheur de pénétrer sans a priori dans cet univers qui revisite les mythes et légendes selon une partition extrêmement originale et personnelle. C’est une respiration aux rythmes variés dont se dégage une musicalité complexe, mais accessible.

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Guirlanda, c’est finalement une merveilleuse interrogation face à notre rapport au temps de la lecture, au décodage graphique, à notre capacité de compréhension et d’acceptation d’une œuvre labyrinthique. Le rêve d’un rêve.

 

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Nous avons rencontré les auteurs à la foire du livre de Bruxelles lors d’un déjeuner organisé par l’éditeur Casterman, le vendredi 10 mars. Ils nous ont fait partagé leur vision, toute en épure et en légèreté, qui vise à l’essentiel dans le rythme narratif. Ce fut une très agréable et très belle rencontre.

Skippy et Samba

27/03/2017

Révolution Bande-dessinée

afff.jpgL’affiche de l’exposition est elle-même une oeuvre d’art.


Le dessin représentant le musée de La Boverie est signé de la main du dessinateur belge François Schuiten, lequel publia dans les deux revues.


La police d’écriture nous vient tout droit du graphiste français Etienne Robial, qui a participé à la naissance de Métal Hurlant dont il a composé la maquette du premier numéro ainsi que le logo du magazine.
De même, en 1978, Robial participera à l’aventure (A SUIVRE).

 

 

 

 

Métal Hurlant et (A SUIVRE)

L’idée originale de Michel-Édouard Leclerc et Jean-Baptiste Barbier, commissaire de l’exposition propose une plongée inédite dans le bouillonnement créatif qui agite les auteurs du neuvième art à partir des années 70.

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Fruit d’une étroite collaboration avec Jean-Pierre Dionnet et Benoît Peeters, qui nous racontent ces histoires croisées, l’exposition invite  à découvrir ou redécouvrir la créativité à l’œuvre dans les pages de ces revues emblématiques, Métal Hurlant et (A SUIVRE).

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Cette fabuleuse aventure éditoriale, humaine et artistique se déroule au musée de la Boverie au gré des séquences qui composent l’exposition et organisent la  présentation des oeuvres originales réunies pour l’occasion. Le tout, porté par la parole des auteurs qui nous livrent non seulement les secrets de leurs dessins, tracés et graphismes, de leurs influences et de leurs techniques mais aussi le récit de cette épopée, de leurs engagements et cette folle envie de révolutionner la bande dessinée.

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Mon impression :

Près de 350 planches et dessins originaux exposés dans le très beau musée de La Boverie à Liège, voilà un rendez-vous que tout amateur du neuvième art devra considérer comme incontournable ce printemps. Personnellement j’ai eu l’occasion de suivre Jean-Pierre Dionnet qui commentait les différentes parties de l’exposition et de converser avec Tanino Liberatore. Avec de nombreux autres auteurs, ils étaient présents le jour du vernissage de l’expo. Ce fut pour moi comme un bond dans le temps, j’avais 16 ans lorsque j’ai acheté le 1er numéro de (A suivre) et j’ai ainsi revécu cette étrange rencontre entre littérature et bande-dessinée.

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 Skippy

25/03/2017

L'érection

cov.jpg2.jpgLivre 2/2

Scénario : Jim

Dessin : Lounis Chabane

Editeur : Bamboo

Collection : Grand Angle

72 pages – cartonné

Parution : 08 mars 2017

Théâtre graphique

 

Présentation de l’éditeur :

Jim explore une nouvelle fois le couple à travers l’érosion du désir et le besoin, parfois, de se rassurer.

Léa vient de découvrir que son mari Florent prend du stimulant en cachette pour lui offrir, en cadeau d’anniversaire, une nuit de sexe mémorable. Une bonne surprise pour elle ? Pas si sûr. Florent a-t-il besoin de ça pour lui faire l’amour ? Lorsque la sexy Alexandra s’invite la nuit en pleine crise de couple, que les verres de shots s’enchainent et que Léa, ivre, veut se prouver chez les voisins qu’elle peut encore plaire naturellement, Florent réalise combien la prise d’une petite pilule bleue peut avoir des conséquences insoupçonnables !

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Mon avis :

A la fin de l’acte 3 du Livre 1, en pleine nuit, l’arrivée de la pulpeuse Alexandra en pleine rupture amoureuse et en larmes vient relancer le vaudeville. Et c’est reparti pour quatre actes de théâtre dessiné, avec des dialogues percutants et intimistes, des situations désopilantes mais non dénuées de tendresse. Du pur Jim au scénario donc ! Pas étonnant que plusieurs de ses romans graphiques soient en cours d’adaptation cinématographique. C’est le cas de Une nuit à Rome, mais aussi de L’invitation et de Petites éclipses. Voilà une belle reconnaissance du talent d’un auteur qui ne se lasse pas d’explorer, avec un réel talent, les états des âmes et des corps d’une génération.

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Les dessins et les couleurs sont toujours aussi lumineux et plaisants à l’œil. Les cadrages aussi réussis qu’étudiés, les très beaux décors de Paris sous la neige ainsi que les courbes féminines sensuelles donnent à l’album un charme indéniable. Cette dérive sentimentale, parfois douce-amère,  aborde subtilement les difficultés des couples vieillissants dans leur intimité et leur sexualité tout en gardant un ton léger mais juste.

 

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Skippy

23/03/2017

Wayward

wyward,un nouveau départ,zub,cummings,glénat comics,08 mars 2017,fantastique,aventureswyward,un nouveau départ,zub,cummings,glénat comics,08 mars 2017,fantastique,aventuresTome 1 – Un nouveau départ

Scénario : Jim Zub

Dessin : Steve Cummings

160 pages – cartonné

Parution : 08 mars 2017

Genre : Aventures - Fantastique

 

Présentation de l'éditeur :

Elle s’attendait à changer de vie. Elle ne va pas être déçue.

Rori Lane s’apprête à commencer une nouvelle vie. Fruit d’un amour passionnel et fugace entre un Irlandais et une Japonaise, elle se rend pour la première fois à Tokyo pour rejoindre sa mère. Fascinée par cette nouvelle culture et par l’ampleur de la mégalopole tokyoïte, elle s’amuse à vagabonder dans les rues, jusqu’au jour où elle fait une rencontre inattendue… Attaquée par de monstrueuses créatures sorties tout droit des légendes, elle ne doit son salut qu’à Ayane : une jeune fille, comme elle, mais dotée de super-pouvoirs. Très vite, après cette rencontre, Rori découvre qu’au fond d’elle sommeille aussi un grand pouvoir...

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Mon avis :

Ce qui frappe avec Wayward, c’est la première impression qu’on ressent lorsqu’on a l’album en mains et qu’on le feuillette : la couverture est parfaitement réussie, le dessin impeccable, la colorisation lumineuse. On a tout de suite envie de lire et d’en apprécier tous les détails de cette nouvelle série. Ce premier tome, bien rôdé, constitue la mise en place de l’intrigue et la présentation des personnages principaux. Le travail des auteurs vise à l’efficacité narrative en dévoilant de manière progressive et spectaculaire les pistes de compréhension nécessaires à une histoire beaucoup plus complexe qu’elle ne paraît de prime abord.

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Les thèmes abordés, les mythes et légendes du Japon, les problèmes des adolescents, leurs rapports aux parents, forment un curieux cocktail, un récit de formation original, qui s’avère rapidement addictif. Le dessin de Steve Cummings donne un côté flamboyant à l’ensemble : on sent chez ce dessinateur une expérience tant dans le comics à l’américaine que dans la production franco-belge. J’ai beaucoup apprécié l’approche du Japon contemporain des auteurs et le dossier en fin d’album qui reprend les couvertures US, des crayonnés et des explications sur l’univers de la série. De beaux débuts, à suivre…

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Skippy