22/05/2017

Le Sauveur

cov.jpg1.jpgScénario : Todd McFarlane et Brian Holguin

Dessin : Clayton Crain

Editeur : Delcourt

224 pages – cartonné

Parution : 29 mars 2017

Genre : fantastique

Présentation de l’éditeur :

À la suite d’un crash d’avion, un homme visiblement sans passé ni identité ni mémoire, fait son apparition. Il semble doté de pouvoirs quasi-divins, qui ressemblent à s’y méprendre à ceux d’un mec dont on nous a parlé au catéchisme. Qu’il soit une menace ou un héros, personne ne peut cependant ignorer sa présence. Et si l’homme le plus puissant, donc le plus dangereux, du monde… était aussi celui capable de le sauver ?

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Mon avis :

D’abord mon résumé. Un type à poil, plutôt beau mec, sort indemne du crash d’un avion aux USA, sur la route de Damascus (tiens tiens !). Il est amnésique et semble disposer de pouvoirs tout aussi exceptionnels que difficiles à comprendre ou à cerner : il a sauvé une gamine mais ne veut surtout pas se faire remarquer. Il s'agit d'un miracle. Les autorités piétinent, la presse aussi. Tout le monde veut en savoir plus (comme nous d'ailleurs).

Avec une entrée en matière aussi mystérieuse qu’addictive, on sait que l’on va passer un bon moment de lecture. Et puis ce scénario aux accents messianiques, il est signé Todd (Spawn) McFarlane, s’appuie sur un travail graphique de grande qualité, tout en puissance. Tout est donc prêt, pas seulement pour un bon, mais pour un excellent moment de lecture. Et on n’est pas déçu : intrigue digne d’un thriller parfait, superbe traitement des images, rythme endiablé (haha !), pincée de philosophie sans lourdeur. Que voilà du bon comics !

Vivement la suite ! Ah ben non ! C’est un one-shot avec fin ouverte et ambigüe. Aaarghhh … Non ! Pas possible ? Todd, tu ne nous as pas fait ce coup-là ?  Le coup de la suite qui est quelque part dans l’inachevé ? Si si … Trop fort … Bon, il ne reste plus maintenant à l’humanité qu’à attendre le retour du Sauveur… et relire ce comics (ad aeternam).

 

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Skippy

20/05/2017

Pierre de cristal

cov.jpg5.jpgScénario et dessin : Frantz Duchazeau

Editeur : Casterman

Collection : Ecritures

152 pages – broché

Parution 10 mai 2017

Roman graphique – autofiction

 

Présentation :

Pierre, une dizaine d’années, vit tranquillement dans une bourgade avec ses parents et son grand frère. Le couple parental vacille. Le monde change autour de lui… Pierre s’interroge sur le passé de sa mère, la méchanceté de ses camarades, son premier grand père disparu. La vie en somme…

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- Je sais aussi que je serai triste de ne plus être un enfant.
- Alors je repenserai à ces moments...
- Quand la lumière était belle.

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Mon avis :

Plongée dans l’enfance, histoire intime et autofiction : Frantz Duchazeau nous invite à revivre les sensations du gamin qu’il a été et dont il garde une nostalgie poignante. Curieusement construit autour des réminiscences de « L’âge de cristal », film de science-fiction puis série télévisée de la deuxième moitié des 70’s, le récit dévoile une vision tantôt naïve, tantôt grave mais toujours empreinte d’une grande sensibilité. 

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Le trait vise l’épure et la simplicité, la ligne devient parfois si légère et si fragile qu’elle semble vouloir s’effacer. A l’image de la mémoire. A la lecture, on reste ravi par l’intensité des sensations que l’auteur arrive à communiquer avec une économie de moyens qui laisse une place importante à l’imagination.

 

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 Skippy

17/05/2017

Duel

cov.jpg1.jpgScénario et dessin : Renaud Farace

D’après la nouvelle de Joseph Conrad

Editeur : Casterman

192 pages – cartonné

Aventures historiques

 

Présentation de l’éditeur :

L'affrontement homérique de deux hussards de la Grande Armée.

Alors que Napoléon affronte l'Europe entière dans un bras de fer impitoyable, il veille à préserver toutes ses forces en interdisant les duels qui saignent à blanc sa Grand Armée. Mais deux hussards, pour une obscure affaire d'honneur, s'entête à se défier...
De duel en duel, les frères d'armes devenus ennemis scellent leurs destins et entrent dans la légende.
La haine rendrait-elle immortel ?

Librement adapté du récit de Joseph Conrad, et inspiré de personnages historiques.

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Mon avis :

Tout d’abord, une petite précision : cette longue nouvelle (novella pour les anglo-saxons) d’une cinquantaine de pages avait déjà inspiré le scénario du 1er film de Ridley Scott en 1977 (Les Duellistes). Si Renaud Farace se l'approprie aujourd'hui, en prenant quelques libertés, c’est pour en faire un album aussi magistral que surprenant qui vibre d’un souffle épique et terriblement humain.

Chef d’œuvre ! Réussite totale !

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Démonstration.

Au niveau graphique, par exemple, chaque duel est parfaitement chorégraphié et réalisé avec une arme différente. On y sent, lors de chaque rencontre, la maîtrise parfaite de l’action violente, le respect des codes des arts du combat et le respect teinté d’un curieux mélange d’admiration et de haine que se vouent les deux protagonistes. Toutes ces scènes de duel sont en bichromie noir/rouge alors que le reste de l’album est en noir et blanc. Le trait est, quant à lui, nerveux, tantôt brouillon, tantôt détaillé, toujours plein d’expressivité. Le rythme du découpage donne un souffle narratif particulièrement efficace au point qu’il s’avère impossible d’interrompre la lecture une fois celle-ci commencée.

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Au-delà d’un récit des temps napoléoniens bien documenté et d’une bouillonnante aventure, Duel nuance de façon très intuitive l’approche psychologique de deux monstres représentant la valeur militaire dans toute sa gloire, sa splendeur mais aussi sa déchéance pathétique. Officiers d’Empire, les deux caractères hors-normes qui s’affrontent au gré des évolutions géopolitiques nous font participer à une épopée dont les accents vont continuer longtemps de résonner en nous. Brillant et talentueux, cet album est plus que l’adaptation d’une œuvre littéraire, plus qu’un hommage, c’est un travail qui transcende véritablement son modèle et qui nous donne ce que la BD nous réserve de meilleur : une émotion pure !  

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Le perroquet, Espé, Glénat, Roman graphique, tranche de vie, maladies mentales, famille, autofiction.

 

 

 

Le perroquet, Espé, Glénat, Roman graphique, tranche de vie, maladies mentales, famille, autofiction.

 

 

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Skippy

 

13/05/2017

Résilience

cov.jpg1.jpgTome1/2 – Les terres mortes

Scénario et dessin : Augustin Lebon

Editeur : Casterman

64 pages – cartonné

Parution : 03 mai 2017

Anticipation écologique

 

Présentation de l’éditeur :

Récit d'anticipation écologique, Résilience est au monde des O.G.M. ce que Mad Max est à celui du pétrole.

Septembre 2068, l'Europe est devenue un vaste désert agricole. La puissante multinationale Diosynta exploite 90% des terres et son armée, les F.S.I. (Forces de Sécurité Intérieure), fait implacablement respecter ses droits de propriété. Pour lutter contre la famine et cette hégémonie totalitaire, un vaste réseau clandestin baptisé la Résilience diffuse des semences et des idées libres...

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Mon avis :

Sur fond de message écologique dénonçant l’irresponsabilité consumériste actuelle qui va mener au désastre, Résilience nous livre un récit certes bien ficelé mais qui peine à convaincre. Tout semble aller trop vite, en trop peu de pages. Si le travail graphique est précis, le trait enlevé, les détails soignés et la colorisation impeccable, c’est le scénario qui me semble poser problème. Il y a sans doute, de la part de l’auteur, la volonté de dépasser les clichés du genre, de poser les termes d’un débat intéressant, tout en livrant un récit d’action musclé. L’impression à la lecture laisse pourtant un arrière-goût d’inabouti. Diosynta caricature Monsanto à outrance, les pesticides utilisés provoquent des maladies effrayantes, l’hyper exploitation outrancière génère un fascisme violent, la résistance s’organise en ordres dispersés, … autant de situations qui me paraissent avoir déjà été exploitées. Une bonne surprise reste possible pour le tome 2, compte tenu de la possibilité narrative ouverte par la fin provisoire. Espérons …

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Skippy

11/05/2017

Une soeur

cov.jpg1.jpgScénario et dessin : Bastien Vivès

Editeur : Casterman

Parution : 03 mai 2017

216 pages – cartonné

Roman graphique intimiste

 

Présentation :

Antoine, 13 ans, passe, comme chaque été, ses vacances sur une île en Bretagne. Il y accompagne ses parents et son jeune frère. Hélène, 16 ans, et sa mère (qui vient de faire une fausse couche) viennent les rejoindre. Entre Antoine et Hélène va naître lentement une amitié complice qui laissera place à des sentiments amoureux et des attirances sexuelles. Antoine va vivre l’intensité douloureuse d’une première histoire d’amour.

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Après Polina, le nouveau roman graphique de Bastien Vivès !

 « – Y a beau avoir plein de monde, j'ai toujours l'impression d'être toute seule.
– Même quand t'es avec nous ?
– Non, avec vous c'est chouette. »

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Mon avis :

Entre deux épisodes de Lastman, son manga à la française, en quatre mois, l’été 2016, Bastien Vivès a réussi un tour de force exceptionnel : un roman graphique épuré, littéralement en apesanteur. Ma première impression à la lecture de cet album fut tout d’abord une lointaine réminiscence cinématographique des années 70. Ce sont des images de « Pauline à la plage » d’Eric Rohmer avec ses variations sur les émois des amours adolescentes qui se sont imposées à mon esprit. Et ensuite, je me suis rappelé avoir admiré l’auteur en dédicace au dernier festival de Bruxelles, sur le stand des éditions Casterman. Il se dégageait alors de sa personne une sérénité grave, une concentration tendue qui abolissait le bruit et la foule qui se pressait dans le chapiteau. Son style reconnaissable au premier coup d’œil (les visages sans yeux) s’imposait sur la page dans un calme quasi surnaturel.

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D’une maîtrise absolue tant de de la simplicité graphique que du rythme narratif, alternant de grands moments d’émotions avec une évidence psychologique imparable, Une sœur touche au plus intime de nos sensations. On y sent tout l’apport personnel de l’auteur, tout son univers, au point de ne plus faire la différence entre autobiographie et autofiction. Impossible de ne pas sentir cette atmosphère tourmentée et ambigüe, de ne pas succomber au charme de ces cases panoramiques et de ces cadrages variés. Bastien Vivès raconte souvent qu’il a passé son enfance à dessiner avec son petit frère, en recopiant des Tortues Ninja, comme sur la planche ci-dessous.

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Une sœur est de ces ouvrages qui continuent de hanter le lecteur longtemps après avoir fermé l’album. C’est un moment magique de lecture, précieux et rare.

 

 

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 La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

 La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Le perroquet, Espé, Glénat, Roman graphique, tranche de vie, maladies mentales, famille, autofiction.

 

Skippy

06/05/2017

Mc Queen

1.jpg2.jpgTome 2/2 - Trois petits singes

Dessin & scénario : Emilio Van der Zuiden

Editions Paquet

Sortie : mars 2017

48 pages –cartonné

Polar, Thriller, Années ’60.

 

Présentation de l’éditeur :

Bouleversé par la mort de son associé, McQueen poursuit le récit de son enquête auprès de sa psychanalyste. Hammett lui ayant proposé de lui livrer la petite Maya en échange de la statuette, McQueen n'a plus le choix : il va tout faire pour mettre la main sur les Trois Petits Singes, tout en protégeant Millie, la nièce de De Crecy.

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Mon avis :

Le détective privé à peau bleue et à face de macaque arrivera-t-il à résoudre le mystère de la statuette des trois singes ?

Réponse dans cet album qui revisite sur un mode citationnel et jubilatoire le polar hard-boiled des sixties.

Après un premier tome paru en 2014, suivi d’une intégrale noir et blanc format comics tirée à seulement 300 exemplaires en 2016, voici la fin de ce diptyque dans sa version couleur.

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Côté scénario, on reste dans la tradition du genre avec son lot de belles femmes fatales, scènes de sexe et de violence, intrigues alambiquées et rebondissements imprévus. Le tout saupoudré d’allusions plus ou moins explicites à un genre littéraire (polar hard-boiled, Chandler, Hammet) et à un contexte historique (1967) bien campés.

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Côté narration graphique, il faut souligner le soin apporté par l’auteur au dessin et à sa mise en page. Les astuces visuelles, les marges noires, les aplats noirs réservés aux pensées et paroles de Mac Queen, les jeux sur les cases et leur format, tout cela produit un effet de réel plaisir à la lecture.

 

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 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

 

05/05/2017

Jazz

jazz,scotto,stoffel,dan,bamboo,grand angle,29 mars 2017,théâtre graphiquejazz,scotto,stoffel,dan,bamboo,grand angle,29 mars 2017,théâtre graphiqueScénario : Serge Scotto et Eric Stoffel

D’après l’oeuvre de Marcel Pagnol

Dessin : A. Dan

Editeur : Bamboo

Collection : Grand Angle

72 pages – cartonné

Parution : 29 mars 2017

Théâtre graphique

 

Présentation de l'éditeur :

Grand Angle adapte en BD l’intégralité de l’oeuvre de Marcel Pagnol.


À 56 ans, Blaise vient de terminer l’étude approfondie d’un texte inédit qu’il attribue à Platon. Cette thèse lui permettra d’accéder à une chaire à la Sorbonne. Mais la révélation par un spécialiste américain des erreurs d’hypothèses qu’il a commises ruine ses espérances.

Alors qu’il a consacré plus de trente ans à ce travail, Blaise réalise qu’il a oublié de vivre sa vie. Une vie qui s’avère désormais sans aucun but. Blaise, dépité et déboussolé, décide de rattraper le temps perdu et de vivre sa jeunesse, à l’âge où il n’est plus temps.

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Mon avis :

Oeuvre moins connue de Marcel Pagnol, « Jazz » dont le succès au théâtre en 1926 fut limité, s’avère pourtant un beau texte, digne d’un bon scénario.  Comédie satirique et désenchantée ponctuée d’un brin de fantastique, Jazz illustre les préoccupations de son époque, ce qui lui donne un petit côté suranné certes, mais plein de charme. Les thèmes, eux, sont universels : les passions dévorantes, la fragilité de l’existence, la vanité des illusions … perdues, bien sûr. La tendresse et la tristesse finissent par tout envahir.

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Le lecteur doit bien prendre conscience que « Jazz » est d’abord la mise en scène d’un microcosme littéraire et universitaire d’un département de Langues Anciennes, mais aussi un véritable manuel clinique de l’art de rater sa vie aux accents psychanalytiques. On y retrouve également cette atmosphère provençale si caractéristique : du chant des cigales on passe à la tragédie grecque.

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Cela fait déjà le 7ème album de cette formidable collection qui va s’enrichir de l’adaptation du « Schpountz » prévue pour le mois prochain et « Le Temps des secrets »  pour novembre.

 

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Skippy

03/05/2017

Strange Fruit

cov.jpg1.jpgScénario : Mark Waid et J.G. Jones

Dessin : J.G. Jones

Editeur : Delcourt

128 pages – cartonné

Parution : 05 avril 2017

Aventures - fantastique

 

Présentation :

Dans la petite ville de Chatterlee, située dans le Mississipi, la Grande Crue de 1927 fut bien plus que la pire inondation survenue au cours de l’histoire de Etats-Unis. Ce fut en réalité l’époque d’un grand changement. Tandis que la rivière montait et que les digues cédaient, ravageant les terres, les villes et les plantations aux alentours, des tensions raciales et sociales éclataient. Si bien que lorsqu’un être littéralement descendu du ciel remit en question tout ce qui pouvait diviser les gens de cette région, cela changea les choses … pour toujours. Car cet être venu d’ailleurs était … noir !

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Mon avis :

Récit engagé en faveur de la cause noire, fondamentalement anti-raciste, Strange Fruit doit son titre à une vieille chanson de Billie Holiday. C’est l’histoire d’une sorte de Superman noir qui fait irruption dans le Sud profond pour intervenir lors d’événements dramatiques. L’idée est en soi très intéressante et le traitement graphique frôle la perfection esthétique. Ce qui fait d’ailleurs tout l’intérêt de l’album. En effet, les couleurs aquarelles directes et le dessin réaliste donnent à chaque case une intensité remarquable. S’il n’y a rien à redire sur la documentation et la reconstitution du contexte historique, l’histoire laisse de nombreuses questions ou hypothèses de lecture sans réponses. Ce qui génère une sensation de trop peu. On a envie d’en savoir plus sur le personnage principal, on voudrait connaître son passé et les circonstances qui l’ont amené à ce moment et à cet endroit. On reste sur sa faim et sur cette fin … ouverte.

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Skippy

 

29/04/2017

Les casseurs de bois

les casseurs de bois, mittéï, piroton, carin, place du sablon, 02 mars 2017, aventures, aéromodélismeles casseurs de bois, mittéï, piroton, carin, place du sablon, 02 mars 2017, aventures, aéromodélismeScénario : Mitteï

Dessin : Arthur Piroton et Francis Carin

Editeur : Place du Sablon

Parution : 02 mars 2017

96 pages - cartonné

Aventures – aéromodélisme

 

Présentation :

Odon et François sont des passionnés d'aéromodélisme. Croisant des « Casseurs de bois » dont le biplan miniature s'est égaré, c'est presque tout naturellement que ce petit groupe crée un club de petite aviation. Mais les machines toujours plus perfectionnées qu'ils fabriquent n'ont pas fini de leur attirer des ennuis et de les mêler à d'étranges histoires policières...

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Mon avis :

Apparue dans le Spirou 2149, en juin 79, la série "Les Casseurs de bois" n’a vécu qu’une existence éphémère : trois aventures qu'il est possible de redécouvrir avec cette édition définitive et Intégrale. Les planches remises en couleurs sont accompagnées d’un dossier particulièrement bien documenté et illustré. A l’heure où la mode des drones bat son plein, voici un album sur un sujet qui pourra intéresser tout autant les lecteurs nostalgiques de la bande dessinée franco-belge classique que les fondus d’aviation. Au-delà du charme désuet, de ce témoignage d’un temps définitivement révolu, de cette réhabilitation d’un patrimoine BD extrêmement fécond, Les casseurs de bois restent un bon moment de lecture.

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Je vous invite à lire cette interview de Francis Carin qui revient sur ses débuts au journal Spirou.

 

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Skippy

 

 

 

27/04/2017

Phonogram

cov.jpg1.jpgTome 01 - Ex Britannia

Paroles : Kieron Gillen

Musique : Jamie McKelvie

Editeur : Glénat Comics

192 pages – cartonné

Comics musical et branché

 

Présentation :

Dans leur monde, la musique est magique. Littéralement.

Cela fait dix ans que la déesse de la pop Britannia est morte. Dix ans que les méandres de cette affaire hantent les pensées du phonomancien David Kohl. Aujourd'hui, son esprit n'en peut plus. Il est proche de la rupture. Est-il seulement capable de découvrir la vérité tant qu'il lui reste un semblant de raison ? Suivez la quête trouble de ce sorcier du son dans une fable de dark fantasy moderne où la musique est magique, et où une chanson peut sauver votre vie... ou la détruire.

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Mon avis :

Issu de l'imagination de Kieron Gillen et Jamie McKelvie, Phonogram se présente comme le cousin post-punk et underground de leur The Wicked + The Divine. Cela donne une œuvre, de prime abord, obscure, fantastique, philosophique et musicale. Si The Wicked + The Divine aborde la création artistique, Phonogram parle de la consommation de l’art. Tout un programme !

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Ce premier album date de 2006 et il était à l’origine en noir et blanc. Cette version colorisée, très réussie, demande cependant une lecture attentive et exigeante. Si la Britpop des années 90 vous est totalement inconnue, cet album est pour vous. Si vous êtes un connaisseur des courants musicaux du dernier tiers du vingtième siècle, cet album est pour vous. Si vous êtes fans de groupes comme Blur, Oasis, Joy Division, Libertines ou encore Radiohead, ben ... je suppose que vous aviez déjà les floppers anglais. Pour ne pas en dire trop, mais suffisamment pour que vous vous précipitiez chez votre libraire, sachez que Phonogram tient autant de la critique musicale que de l’encyclopédie pop-rock pleine de références, autant d’une créativité désastreuse (les auteurs ont souffert) que d’un génie subtilement distillé qui donne envie de découvrir, d’écouter (merci YouTube) et d’appeler, à s’en déchirer les poumons, les deux opus suivants. 

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