22/06/2017

Le lendemain du monde

cov.jpg1.jpgScénario : Olivier Cotte

Dessin : Xavier Coste

Editeur : Casterman

152 pages – cartonné

Parution : 07 juin 2017

Anticipation

 

Présentation de l’éditeur :

Le monde a bien changé. La civilisation est revenue à l’âge de la vapeur. Suite à un bug planétaire, tous les appareils électriques ont été infectés, y compris les indispensables implants neuronaux. Qui en est l’instigateur ? Un cyber pirate mégalomane ? Un groupe de terroristes ? Un État voyou ? Les pistes qui mènent à l’origine de cette attaque informatique convergent au fin fond d’une jungle épaisse et reculée. Tout a été tenté, en vain, pour atteindre et réduire à néant le lieu en question. En dernier recours l’armée envoie un vétéran, vierge de tout implant, mener à bien une opération « à l’ancienne ». Son nom : James Graham Keran. Sa mission va se révéler bien plus compliquée que prévu…

3.jpg

Mon avis :

Tout de suite, ce sont le roman Au cœur des ténèbres et le film Apocalypse now qui surgissent comme références dans l’esprit du lecteur. En effet, la base du scénario, la lente remontée d’un fleuve par un tueur qui a accepté une mission suicide pour affronter et éradiquer la source du mal, constitue un voyage intime et envoutant à la manière de Conrad ou de Coppola. Ce récit que l’on pourrait qualifier d’ésotérique est aussi une variation philosophique sur divers sujets comme l’art, la musique, la place de l’humanité, …

4.jpg

Le dessin, magnifique, proche de la peinture, s’épanouit dans des cases pleines pages ou dans de longues suites de planches oniriques. L’aquarelle donne cet aspect irréel à certaines scènes contemplatives.

5.jpg

Par contre, les dérives verbales et les côtés obscurs de l’intrigue font de Le lendemain du monde une œuvre forte, mais cependant difficile à interpréter. A bon lecteur, salut !

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy

15/06/2017

Jardin d'Eden

cov.jpg4.jpgScénario et dessin : Gilbert Hernandez

Editeur : Delcourt

Collection : Erotix

96 pages – broché

Parution : 17 mai 2017

Interprétation biblique

 

Présentation :

Mais comment ont bien pu s’occuper Noé et sa famille durant quarante jours et quarante nuits ?

1.jpg

Mon avis :

Gilbert Hernandez, avec ses frères Jaime et Mario, a participé à la création et au développement, depuis 1982, d’un monument (underground) de l’autobiographie en comics, Love & Rockets. Son intention de répondre aux fantaisistes théories créationnistes qui ont cours aux Etats-Unis trouve ici une approche qui se voudrait joyeusement hédoniste de l’amour, du sexe et de la famille.

2.jpg

En 96 planches, à raison de 2 cases par planche, les scènes de hard-sex alternent avec des paysages bucoliques. Le dessin est dépouillé à l’extrême, les aplats de couleurs réduits à une palette minimale, le tout est au mieux consternant au pire blasphématoire. La frontière entre pornographie et érotisme étant floutée, cette très libérée interprétation de la Bible reste une (pathétique) tentative de provocation qui se voudrait également une réflexion sur la puissance graphique de la représentation de la violence opposée à celle de l’amour physique le plus débridé.

Objectif non atteint, un coup dans l'eau !

3.jpg

Pour lecteurs sérieusement avertis donc !  

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

2_10.png

 

2_10.png

 

2_10.png

 Skippy

14/06/2017

Au pied de la falaise

cov (2).jpg2.jpgScénario et dessin : ByMöko

Editeur : Soleil

Collection : Noctambule

150 pages – cartonné

Parution : 31 mai 2017

Conte graphique

 

Présentation de l’éditeur :

Au pied de la falaise, c’est l’histoire initiatique d’un jeune garçon, Akou, en plein coeur de l’Afrique.

À travers un véritable cycle de vie, Akou n’a de cesse d’apprendre : apprendre l’étroitesse du lien qui unit la vie à la mort lors de la perte de son grand-père ; apprendre aux côtés de son père, chef de village ; apprendre le pouvoir de l’ombre et de la lumière ; apprendre à travers un rituel initiatique à devenir un Homme ; apprendre l’amour, la vie de famille, l’entraide… et apprendre à nouveau à perdre...

1.jpg

Mon avis :

La version BD de ce projet transmédia, http://aupieddelafalaise.com/, convainc dès les premières pages. Les tons lumineux et un dessin soigné, au service d’un scénario linéaire, donnent immédiatement au lecteur un sentiment de bien-être. Les courtes scènes de cette histoire se parcourent donc au fil du plaisir de la lecture.

3.jpg

Il s’agit d’une invitation à pénétrer dans un univers, d’y prendre place et de contribuer à l’enrichir. A la fois étranges et familières, les impressions ressenties baignent alors dans un climat dont l’harmonie qui s’en dégage fait tout le charme de cette aventure. Cette vision d’une Afrique traditionnelle a le mérite de jouer d’abord la carte de la séduction et de la culture au travers d’un récit initiatique qui mêle sagesse, humour et dépassement de soi. Clip vidéo, photos et bande sonore viennent compléter avec bonheur cette possibilité d’immersion dans un monde qui n'a peut-être pas totalement disparu.

Bon voyage!

4.jpg

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 

 

 

 

 

Skippy

10/06/2017

Détectives Tome 7 - Else et la mort

cov.jpgcov2.jpgScénariste : Herik HANNA

Dessin : Sylvain GUINEBAUD

Editeur : Delcourt

Collection : CONQUISTADOR

72 pages – cartonné

Parution : 24 mai 2017

Policier

 

Présentation :

Trois ans après les sombres événements orchestrés par le tueur 7, Nathan Else profite d'une retraite londonienne méritée. John Eaton, son célèbre partenaire, voit néanmoins d'un mauvais oeil la sortie d'un nouveau roman consacré à leurs aventures, un récit macabre prédisant la chute du détective. Alors que Else s'amuse de cette parution, Eaton s'inquiète de nouvelles menaces qui, loin de la fiction, pourraient bien être réelles...

cov3.jpg

Mon avis :

Depuis 2012, cette excellente série nous a plongé dans de délicieuses atmosphères à la Agatha Christie ou à la Conan Doyle. Ce septième et dernier volume apporte un éclairage nouveau sur les six affaires précédentes, autant dire qu’il est plus qu’indispensable aux lecteurs fidèles. Pour les autres, je déconseille vivement de le lire s’ils n’ont pas lu les épisodes précédents. Encore une fois, en refermant l’album, le lecteur est pris d’une frénésie de relecture en jurant : « mais comment est-ce possible que je n’aie pas compris cela ? » Autant dire que le scénario, particulièrement retors, est digne de ses maîtres. Herik Hanna possède en effet une culture du récit policier classique dont il tire ici une matière jubilatoire teintée d’amertume pour une conclusion aussi surprenante que parfaitement en adéquation avec son sujet.

3.jpg

Sylvain Guinebaud avait déjà dessiné le premier tome et c’est logique que ce soit à lui qui revienne la douloureuse tâche de conclure cette longue quête d’une vérité toujours fragile et aléatoire.

Remarquable !

1.jpg

 

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy

09/06/2017

Monument Amour Tome ½ - Chiens de guerre

cov.jpg1.jpgScénario : Didier Quella-Guyot

Dessin : Arnaud Floc’h

Editeur : Bamboo

Collection : Grand Angle

48 pages – cartonné

Parution : 10 mai 2017

Guerre -réalisme – drame - aventure

 

Présentation de l’éditeur :

Au fond de sa tranchée. Camille vit plutôt bien la situation. Le conflit lui a permis d'échapper aux graves ennuis qu'il avait avant-guerre, lorsqu'il était sculpteur. Au moment où il achève de graver un corps de femme sur une douille, un obus l'ensevelit. Extirpé de la terre par un chien, il est hospitalisé, mais il se mure dans le silence, ne parlant qu'à Bounty, son sauveur qui ne le quitte plus. Envoyé en convalescence dans un centre de dressage de chiens de tranchée, il se révèle doué pour cette discipline. Lorsque sonne l'armistice, hommes et chiens sont démobilisés. Camille angoisse. Accompagné de quelques bêtes, il part vers Nantes retrouver son atelier d'artiste, mais aussi son passé qui le hante et que d'autres n'ont pas oublié...

2.jpg

Mon avis :

Vous allez me dire : « encore une histoire qui se déroule pendant la guerre de 14-18 ! » Eh bien oui, encore une. Et une excellente d’ailleurs ! Le scénariste, Didier Quella-Guyot, a déjà fait ses preuves et remet le couvert avec brio. Son histoire se lit d’une traite. Il faut dire que les ingrédients de son récit (les chiens de tranchées, l’art de la sculpture, une haine mystérieuse, un amour désespéré) se combinent avec beaucoup d’habileté pour nous livrer une intrigue dont la tension psychologique n’a d’égale que la violence des tranchées. A la fois prenant et original, ce premier tome d’un diptyque surprend par son côté maîtrisé dans la montée lente et puissante vers le secret de cet homme taciturne, blessé et terriblement humain. On sent le drame en train de se construire à chaque case.

3.jpg

Ce bel hommage au travail artistique et à la créativité méritait un dessin adapté à son projet. Et là aussi, on peut dire que c’est réussi ! Le trait épais mais académique d’Arnaud Floc’h colle non seulement parfaitement au personnage mais également au climat du contexte de l’après-guerre et aux valeurs esthétiques abordées. De la toute bonne BD classique !

4.jpg

 

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy

06/06/2017

Le Club des prédateurs

cov.jpg2.jpgTome 2 – The Party

Scénario : Valérie Mangin

Dessin : Steven Dupré

Casterman

48 pages – cartonné

Sortie : 24 mai 2017

Thriller horrifique

 

Présentation :

Ainsi donc, le Bogeyman, l’ogre mangeur d’enfants, existe bel et bien dans les bas-fonds de Londres. Ce cuisinier de l’épouvante est au service de gentlemen réunis dans le très select Club des prédateurs où chacun se pare d’effroyables masques d’animaux : loup, ours, rapace …

Liz sait que son père dirige ce Club, Jack doit sauver ses amis retenus prisonniers par le Bogeyman, et les membres du Club ne peuvent courir le risque de se faire prendre.

Un drame se prépare et pour chacun, la vie ne sera jamais plus la même.

Jack.jpg

Mon avis :

 

Suite et fin ce diptyque, l’album nous livre un récit dont le scénario reste essentiellement orienté vers la précipitation macabre des événements. Liz et Jack vont y affronter des adversaires hors-normes en essayant de tirer des griffes des monstres nantis les enfants kidnappés à des fins anthropophagiques et gastronomiques. On bascule alors dans la violence, l’horreur, voire la terreur à l’état pur. Ames sensibles s’abstenir !

3.jpg

La couverture est énigmatique : Liz, la petite fille innocente du premier tome apparaît, la bouche et les mains en sang, installée sur un lit au pied duquel un homme git dans son sang. Elle ne paraît pourtant pas vraiment effrayée.

Le lecteur retrouve ici le dessin semi-réaliste de Steven Dupré, magnifique faire-valoir de l’histoire concoctée par Valérie Mangin, avec ses décors soignés, ses vêtements somptueux et sa pagination originale : des cases superposées sur un décor pleine page ou sur un fond noir.

5.jpg

Le capitalisme immoral de la révolution industrielle et la misère sociale en toile de fond, les contes de fées dans leurs aspects terrifiants, voilà ce qui permettait un excellent défi narratif. L’image de la petite fille emmenée par son père portant un masque de loup vers ce Club de l’abomination a, par ailleurs, un côté très dérangeant qui renforce un climat d’angoisse. Sensations fortes au rendez-vous!

 
 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 

 

 Skippy

 

27/05/2017

L'art du 9e art

cov.jpg2.jpgScénario et dessin : Emmanuel Reuzé

Editeur : Fluide Glacial

128 pages – cartonné

Parution : 17 mai 2017

Humour parodique

 

Présentation :

Les parties de chapitre Apprends la critique de BD sans bosser et La technique pour écrire des critiques qui se la pètent m’ont bien servi. Merci Emmanuel!

A la place de recopier le texte du communiqué de presse ou le résumé qui se trouve sur le site de l'éditeur, je vous ai simplement copié l'image de la la quatrième de couverture. Fastoche!

1.jpg

Mon avis :

Si vous êtes amateur de BD, vous connaissez certainement les ouvrages de Scott McCloud dont l’incontournable Art invisible.

Tel le Gainsbard de Gainsbourg, voici le McCrawd de McCloud : en (plus) gros, ce que l’acide est à la limonade !

6.jpg

En 18 chapitres, l’incontestable érudition de l’auteur lui permet de décortiquer tous les travers du (petit) monde de l’art séquentiel. Tout y est passé à la moulinette, tout le monde en prend plein la gueule.

3.jpg

Les thèmes (mal)traités : la nouvelle BD, la BD girly, les critiques de BD, les blogs, les éditeurs, les lecteurs, les libraires, les attachées de presse, les chroniqueurs, les auteurs, … Les sujets (qui fâchent) : la BD et le fric, les arnaques, l’incompétence, les prix, les jurys, les festivals, les adaptations, les remakes, les stéréotypes, …

4.jpg

Cynique, parodique, délirant, facétieux, impertinent, méchant, sadique, mordant, pervers, iconoclaste, décalé, drôle, grinçant, féroce, … Les adjectifs ne pas manquent pour qualifier cet indispensable pavé, excellente synthèse de ce que le 9ème art peut encore signifier (ou pas, ou plus) aujourd’hui. Triomphe de la mauvaise foi, du mauvais goût et de la dérision, selon les points de vue, L’art du 9ème art vous permettra de mieux comprendre (entre autres) la surproduction actuelle ainsi que les rouages de ce phénomène culturel qu’est la BD.

5.jpg

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

7_10.png

 

7_10.png

 

7_10.png

 Skippy

25/05/2017

Demo

cov.jpg3.jpgScénario : Brian Wood

Dessin : Becky Cloonan

Editeur : Glénat

496 pages – broché

Parution : 03 mai 2017

Fantastique

 

Présentation de l’éditeur :

C’est déjà compliqué d’être un ado... alors imaginez avec des pouvoirs !

Par le biais d’histoires courtes indépendantes, Demo raconte les chroniques de jeunes gens aux capacités extraordinaires qui vont devoir, chacun à leur manière, affronter l’amour, la joie, la perte et se frayer un chemin dans un monde où – à l'instar du nôtre – il ne fait pas bon être différent... Une photographie de la jeunesse actuelle où les superpouvoirs forment le prisme révélateur des préoccupations adolescentes.

1.jpg

Mon avis :

Succès critique dès son apparition 2003, Demo est passé du comics indé (AiT/Planet Lar) chez DC (Vertigo) et a été nominé aux Eisner Awards en 2005. La série, constituée de 18 histoires courtes, genre dans lequel les auteurs anglo-saxons excellent, s’est arrêtée en 2010. Elle paraît aujourd’hui en intégralité (+ quelques bonus) dans la traduction française de l’édition complète de Dark Horse Books. Au-delà de ses aventures éditoriales, Demo mérite vraiment le détour : son propos est aussi original que son traitement graphique.

2.jpg

C’est d’abord le regard porté sur l’univers tourmenté de l’adolescence et la difficulté d’assumer ses différences qui touche le lecteur par sa profondeur introspective. Puis, il est fascinant de découvrir l’évolution, au fil du temps, du travail d’une jeune dessinatrice surdouée. Becky Cloonan est, en effet, depuis 2012, la première artiste féminine à dessiner Batman chez DC Comics. De l’influence des mangas dans ses premiers récits, en passant par différents styles comme l’usage d’un trait brut et épais, ou encore un traitement réaliste, on suit sa montée irrésistible vers la maturité.

4.jpg

Le tout forme un épais volume, très dense, d’une intensité progressive, à lire et à relire. Bien sûr, le format court sous-entend une part d’implicite, d’ambiguïté et de non exprimé, ce qui ne nuit ni à la narration ni au rythme de la lecture. Demo est un de ces livres qu’on garde accessible, sous la main, pour s’y replonger à intervalles réguliers.

5.jpg

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

7_10.png

 

7_10.png

 

7_10.png

 Skippy

22/05/2017

Le Sauveur

cov.jpg1.jpgScénario : Todd McFarlane et Brian Holguin

Dessin : Clayton Crain

Editeur : Delcourt

224 pages – cartonné

Parution : 29 mars 2017

Genre : fantastique

Présentation de l’éditeur :

À la suite d’un crash d’avion, un homme visiblement sans passé ni identité ni mémoire, fait son apparition. Il semble doté de pouvoirs quasi-divins, qui ressemblent à s’y méprendre à ceux d’un mec dont on nous a parlé au catéchisme. Qu’il soit une menace ou un héros, personne ne peut cependant ignorer sa présence. Et si l’homme le plus puissant, donc le plus dangereux, du monde… était aussi celui capable de le sauver ?

4.jpg

Mon avis :

D’abord mon résumé. Un type à poil, plutôt beau mec, sort indemne du crash d’un avion aux USA, sur la route de Damascus (tiens tiens !). Il est amnésique et semble disposer de pouvoirs tout aussi exceptionnels que difficiles à comprendre ou à cerner : il a sauvé une gamine mais ne veut surtout pas se faire remarquer. Il s'agit d'un miracle. Les autorités piétinent, la presse aussi. Tout le monde veut en savoir plus (comme nous d'ailleurs).

Avec une entrée en matière aussi mystérieuse qu’addictive, on sait que l’on va passer un bon moment de lecture. Et puis ce scénario aux accents messianiques, il est signé Todd (Spawn) McFarlane, s’appuie sur un travail graphique de grande qualité, tout en puissance. Tout est donc prêt, pas seulement pour un bon, mais pour un excellent moment de lecture. Et on n’est pas déçu : intrigue digne d’un thriller parfait, superbe traitement des images, rythme endiablé (haha !), pincée de philosophie sans lourdeur. Que voilà du bon comics !

Vivement la suite ! Ah ben non ! C’est un one-shot avec fin ouverte et ambigüe. Aaarghhh … Non ! Pas possible ? Todd, tu ne nous as pas fait ce coup-là ?  Le coup de la suite qui est quelque part dans l’inachevé ? Si si … Trop fort … Bon, il ne reste plus maintenant à l’humanité qu’à attendre le retour du Sauveur… et relire ce comics (ad aeternam).

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 

 

 

 

 

Skippy

20/05/2017

Pierre de cristal

cov.jpg5.jpgScénario et dessin : Frantz Duchazeau

Editeur : Casterman

Collection : Ecritures

152 pages – broché

Parution 10 mai 2017

Roman graphique – autofiction

 

Présentation :

Pierre, une dizaine d’années, vit tranquillement dans une bourgade avec ses parents et son grand frère. Le couple parental vacille. Le monde change autour de lui… Pierre s’interroge sur le passé de sa mère, la méchanceté de ses camarades, son premier grand père disparu. La vie en somme…

1.jpg

- Je sais aussi que je serai triste de ne plus être un enfant.
- Alors je repenserai à ces moments...
- Quand la lumière était belle.

4.jpg

Mon avis :

Plongée dans l’enfance, histoire intime et autofiction : Frantz Duchazeau nous invite à revivre les sensations du gamin qu’il a été et dont il garde une nostalgie poignante. Curieusement construit autour des réminiscences de « L’âge de cristal », film de science-fiction puis série télévisée de la deuxième moitié des 70’s, le récit dévoile une vision tantôt naïve, tantôt grave mais toujours empreinte d’une grande sensibilité. 

3.jpg

Le trait vise l’épure et la simplicité, la ligne devient parfois si légère et si fragile qu’elle semble vouloir s’effacer. A l’image de la mémoire. A la lecture, on reste ravi par l’intensité des sensations que l’auteur arrive à communiquer avec une économie de moyens qui laisse une place importante à l’imagination.

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

7_10.png

 

7_10.png

 

7_10.png

 Skippy