05/08/2017

Pandora #3

cov.jpgcov2.jpg36 histoires courtes originales (dont 9 histoires en noir et blanc supplémentaires)

Une quarantaine d’auteurs : dessinateurs et scénaristes de tous les horizons culturels et géographiques

Des noms prestigieux, des débutants, des moins connus

Éditeur : Casterman

264 pages – broché

Parution : 07 juin 2017

 

Présentation :

Un cocktail de genres et de styles

La nouvelle revue 100% bande dessinée, 100% fiction, 100% inédit.

La revue Pandora présente des récits autonomes, des "short stories", et des nouvelles sous forme de bandes dessinées mais aussi de quelques textes littéraires illustrés.
Ouvrir Pandora est une expérience de lecture incomparable : la preuve par l’exemple que la bande dessinée conserve un immense potentiel de séduction et que l’imagination peut apporter une autre vision du monde.
Tous les sujets peuvent être abordés, tous les genres revisités, tous les styles inventés sans aucune thématique imposée. La créativité et le plaisir sont prioritaires.
Pandora s’adresse à tous les lecteurs, qu’ils soient des lecteurs de romans et de bande dessinée ou des spectateurs de films et de séries télé.
La diversité des talents publiés dans Pandora – diversité géographique, narrative et artistique – donne à la revue la dimension d’un panorama extrêmement complet du meilleur de la créativité de la bande dessinée en 2017 !

1.jpg

Mon avis :

Cette troisième livraison de la revue Pandora se présente sous la forme tête-bêche à deux couvertures avec une partie consacrée au strict noir et blanc.

 

Question menu, c’est copieux et tout bon !

En guise d’ouverture, quatre pages de Corto Maltese, signées Canales et Pellejero. Tout en aquarelles, ce mini-récit ultra-condensé, tout comme la couverture très plaisante à l'oeil, donne un bel aperçu de l’ambiance de l’album à paraître en septembre, Equatoria.

4.jpg

Pour la suite, on retrouve des habitués des deux numéros précédents (Jean-Christophe Menu, Killofer, Alfred, Jean-Claude Götting, Johan De Moor, Art Spiegelman, …) et quelques nouveaux (Migueanxo Prado, Tom Tirabosco, Julien Neel, Xavier Mussat, …). Tous font preuve d’un talent remarquable qui laisse place à la découverte, à la surprise et à la virtuosité graphique.

2.jpg

Il y en a pour tous les goûts et tous les styles, ce qui est parfois déroutant pour le lecteur. Le choix étant très large, la revue n’a pas d’identité précise si ce n’est celle de l’éclectisme et de la qualité narrative. Le contenu, très varié, donne un bel aperçu des tendances contemporaines et artistiques de la BD, ce qui en soi relève d’un travail éditorial exigeant et heureux dans le contexte actuel.

 

 

       

Album_R_sf_txt_65px.jpg

       

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy

 

04/08/2017

ALEX+ADA

cov.jpg7.jpgTome 2/3

Scénario : Sarah Vaughn

Dessin : Jonathan Luna

Editeur : Delcourt

128 pages – cartonné

Parution : 05 juillet 2017

Science-fiction

Présentation :

Après avoir accueilli Ada chez lui, Alex se rend compte que l’androïde prend une place qu’il n’imaginait pas… Il choisit de la « déverrouiller » afin qu’elle développe au mieux le potentiel qu’il perçoit en elle. Plus Alex et Ada passent de temps ensemble, plus ils se rapprochent, même si des questions les taraudent tous les deux quant à leur place dans ce monde.

1.jpg

Mon avis :

Entre le Blade Runner (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?) de Philip K. Dick, la série TV Real Humans, ou encore les histoires de robots d’Isaac Asimov, cette trilogie de science-fiction affiche une certaine sensibilité à la question : que signifie être Humain ?

2.jpg

Le graphisme, épuré et informatisé, joue sur la redondance et le virtuel. Cela peut déconcerter, avec son côté figé, en tout cas pour certaines scènes, mais l’histoire se dévoile progressivement tout au long d’un récit sans temps morts. L’ensemble reste donc cohérent et agréable à la lecture. Le sujet est sensible et bien dans le ton de nos angoisses contemporaines. Ce comics, bien pensé et bien réalisé ne renouvelle peut-être pas le genre, reste une belle expérimentation narrative, un peu lisse mais totalement en adéquation avec son sujet.

5.jpg

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

jour j,yana,kordey,duval,pécau,delcourt,510,historique,032017

 

jour j,yana,kordey,duval,pécau,delcourt,510,historique,032017

 

Skippy

02/08/2017

Bandette

bandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunessebandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunessePremier volume – Presto

Scénario : Paul Tobin

Dessin : Colleen Coover

Eléonore Paquet Editions

144 pages – cartonné

Parution : 05 juillet 2017

Humour – jeunesse

 

Présentation :

Le plus grand voleur du monde est... une voleuse, une adolescente en costume répondant au charmant pseudonyme de Bandette ! Avec l’aide de ses fidèles Oursins, elle exerce son art parfois au mépris, parfois au service de la loi, et devient ainsi le pire cauchemar de l’inspecteur Belgique comme du monde de la pègre. Mais un jour, un voleur rival fait une découverte qui risque de perturber son petit monde où l’on brise les cœurs d’artichaut et où l’on dérobe les chefs-d’œuvre à tour de bras... Bandette saura-t-elle garder le sourire tandis qu’elle déjoue un plan diabolique pour attenter à sa vie ? 

bandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunesse

Mon avis :

En Californie, à San Diego, les prix Eisner de l'Industrie de la bande dessinée ou Eisner Awards ont été décernés le mois dernier. À cette occasion, deux albums publiés chez EP et Kramiek cette année ont été récompensés. Bandette de Paul Tobin et Colleen Coover a reçu le prix du Meilleur comics numérique. Publiée en ligne sur Comixology depuis 2012 puis reprise en albums chez Dark Horse Books, cette série vient donc de débarquer dans le monde francophone.

bandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunesse

Avec un traitement graphique proche de la BD européenne et un scénario qui se veut un hommage au style franco-belge (Un des personnages, un policier, s’appelle même " Belgique ", et les initiales de ses prénoms sont B.D.), c’est un ramassis de clichés vintage que le lecteur n’a aucun mal à décoder et qui parviendront peut-être à le faire sourire. Le personnage de Bandette, qui porte un masque identique à celui du Spirit, rappelle curieusement cette héroïne des années 60/70 : Fantômette (La Bibiothèque Rose) ! J’avoue avoir eu du mal à partager les critiques dithyrambiques et unanimes qui fleurissent sur la toile : aurais-je perdu mon âme d’enfant ?

bandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunesse

Citations :

« Bandette est tout simplement merveilleuse » - Arsène Lupin

« Bandette, j’en suis tombé amoureux » - Fantômas

« Ah si Bandette n’existait pas … » - Commissaire Maigret

« Bandette ! Un adversaire à ma taille, enfin ! » - Hercule Poirot

« Bandette est aux comics ce que l’absinthe est aux soft drinks » - Arthur Rimbaud

« Le meilleur roman graphique intello au 5ème degré de tous les temps » - Le supplément littéraire du New York Times, Les inrocks et Télérama

bandette, tobin, coover, EP éditions, 05 juillet 2017, comics, humour, jeunesse

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

a05-3e788c9.gif

 

a05-3e788c9.gif

 

a05-3e788c9.gif

 

Skippy

 

31/07/2017

La nuit mange le jour

la nuit mange le jour,hubert,burckel,glénat,1000 feuilles,21 juin 2017,thriller,homosexualitéla nuit mange le jour,hubert,burckel,glénat,1000 feuilles,21 juin 2017,thriller,homosexualitéScénario : Hubert

Dessin : Paul Burckel

Editeur : Glénat

Collection : 1000 feuilles

232 pages - cartonné

Parution : 21 juin 2017

Thriller homo psychologique

 

Présentation :

Certains ont peur d’aimer. D’autres aiment avoir peur.

Jeune homme peu sûr de lui, Thomas est immédiatement séduit par la puissance physique et spirituelle de Fred. Avec ce nouvel amant, il se découvre, apprend de nouvelles choses sur sa sexualité. Mais il fait surtout la connaissance indirecte de celui qui fut son ex et modèle : Alex. Un être à la beauté surnaturelle, aussi lumineux physiquement que sombre psychiquement, dont le portrait orne les murs du loft de Fred et qui a aujourd’hui mystérieusement disparu. Qui était Alex et pourquoi Fred était-il aussi fou de lui ? Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Peu à peu, Thomas va devenir obnubilé par l’image d’Alex, essayant d’élucider les mystères qui l’entourent. Des mystères qui l’effrayent et l’excitent à la fois...

la nuit mange le jour,hubert,burckel,glénat,1000 feuilles,21 juin 2017,thriller,homosexualité

À travers toute la fougue de cette relation passionnelle, Hubert et Paul Burckel signent un thriller domestique haletant, moderne et original. Alors que Le Bleu est une couleur chaude avait su capter l’essence intime des relations lesbiennes, La Nuit mange le jour offre aujourd’hui une exploration sans précédent dans les faces sombres de la psyché de l’homosexualité masculine. Une plongée captivante et toute en tension à l’intérieur des personnages et de leurs désirs, dans la veine de L’Inconnu du lac d’Alain Guiraudie ou de L’Empire des sens d’Oshima.

la nuit mange le jour,hubert,burckel,glénat,1000 feuilles,21 juin 2017,thriller,homosexualité

Mon avis :

Le scénariste fait preuve ici d’une maîtrise totale de la tension qui transpire littéralement de son récit et se profile comme un des meilleurs de sa catégorie. Il fallait le faire, car ce thriller psychologique à haute densité implicite, mais sexuellement très explicite, n’hésite pas à montrer des scènes franchement pornographiques d’homosexualité masculine tout en gardant le cap narratif d’un récit d’enquête aussi fascinant que dérangeant. Ce qui donne un résultat étonnant : c’est beaucoup plus qu’un porno gay, c’est un suspense d’une subtilité et d’une intensité rare.

la nuit mange le jour,hubert,burckel,glénat,1000 feuilles,21 juin 2017,thriller,homosexualité

Côté dessin, cet épais roman graphique, est un premier travail publié : tout en contrastes de noirs, de gris et de blancs, de clairs et d’obscurs, son aspect simple, voire dépouillé, renforce l’ambiance pesante et dramatique de ce couple homo qui finit par se déchirer.

la nuit mange le jour,hubert,burckel,glénat,1000 feuilles,21 juin 2017,thriller,homosexualité

Comme précisé par l’éditeur au moyen d’un sticker en couverture du livre, cet ouvrage à réserver aux lecteurs et lectrices très très avertis, qui pourront aller au-delà d’images parfois terriblement choquantes vers un récit noir, réaliste et habilement construit.

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

jour j,yana,kordey,duval,pécau,delcourt,510,historique,032017

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy

26/07/2017

Strangers in paradise

Intégrale – volume 1/3cov.jpg

Scénario et dessin : Terry Moore

Editeur : Delcourt

Collection : Contrebande

608 pages – cartonné

Parution : 14 juin 2017

Soap-opera, thriller

 

Présentation :

L’oeuvre culte de Terry Moore va être enfin éditée dans son intégralité. Une édition réalisée en collaboration avec l’auteur et dans un format digne de ce nom. Cette intégrale sera proposée en trois volumes de plus de 600 pages chacun.

Katchoo est une jeune femme à la vie plutôt rangée. Elle est intelligente, indépendante et très fantasque… Elle est aussi très amoureuse de sa meilleure amie, Francine. Mais un jour, Katchoo rencontre David, un jeune homme gentil, et prêt à tout pour gagner le coeur de la jeune fille. Rien n’est simple… Mais plus qu’un soap opera, SIP se révèle très vite être également un thriller haletant !

2.jpg

Mon avis :

Terry Moore a commencé sa carrière en créant Stangers in paradise en en 1993 en décidant de s’auto-éditer. Cette aventure s’est terminée en 2007 après 107 numéros et a été primée d’un Eisner Award. Echo (science-fiction) et Rachel rising (horreur-fantastique), deux autres séries, également achevées, ont suivi ainsi que des travaux pour Marvel. Terry Moore est considéré comme un des pionniers du comics indépendant. Depuis 2016, il poursuit sa nouvelle série Motor Girl (humour et science-fiction) qui paraîtra dans sa version française à partir de 2018. Il envisage pourtant de reprendre SIP pour de nouveaux épisodes. Trois éditeurs français s’étaient lancés précédemment dans l’aventure SIP, Le Téméraire, Bulle Dog et Kymera (18 tomes). Seul ce dernier est arrivé au bout. Aujourd’hui, les éditions Delcourt ont repris le flambeau.

3.jpg

Plus de 600 pages en un volume d’1kg500, autant dire que la lecture tient de la performance : la gestion du temps et celle du poids, quelques heures plus tard et une tendinite au poignet, je peux m’autoriser un avis non-définitif car il ne reste pas moins de 1200 pages à lire pour achever le cycle. Que dire ? Les 200 premières pages oscillent entre frasques de copines, vaudeville hétéro ou lesbien, comédie sirupeuse typique des années 90 à la sauce Friends. Puis on passe en mode polar, hard boiled, avec violences, fusillades, prostitution et mafia. A partir de là, c’est lancé et cela ne semble pas vouloir s’arrêter.  En effet, ces deux univers vont se développer en parallèles et parfois se téléscoper brutalement, nous faisant passer de la psychologie aigre douce à la noirceur, voire la terreur, pure. Sans oublier les petits intermèdes musicaux, poétiques, érotiques, littéraires. On se sent tout perdu, une fois arrivé au bout de ce premier volume, Francine, Katchoo et David font désormais tellement partie de la vie du lecteur que l’addiction est proche.

4.jpg

Comme pour toute édition intégrale, la découverte de l’évolution progressive du style de l’auteur saute aux yeux. Ce long chemin vers la maturité fascine que ce soit pour les thématiques traitées, la construction temporelle de l’histoire (les flash-backs sont nombreux), la pertinence des dialogues ou encore la fluidité du dessin.

5.jpg

 « Si j’ai bien appris quelque chose, c’est qu’on ne peut pas toujours rentrer chez soi … ou être réconforté. Que sans amour, nous ne serons jamais que des étrangers au paradis ! ». Dès les premières pages le titre et le ton sont donnés, laissez-vous tenter !

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy

23/07/2017

Les chroniques courtes (139) :Pline, tome 3, Presque jamais

pline,tome3,les griffes de poppée,yamazaki,miki,casterman,manga,21 juin 2017,historique,biographie romancée,presque jamais,valsecchi,castelli,kramiek,24 mai 2017,poème graphiquepline,tome3,les griffes de poppée,yamazaki,miki,casterman,manga,21 juin 2017,historique,biographie romancée,presque jamais,valsecchi,castelli,kramiek,24 mai 2017,poème graphiquePLINE

Tome 3 – Les griffes de Poppée

Scénario : Mari Yamazaki, Tori Miki

Dessin : Mari Yamazaki, Tori Miki

Editeur : Casterman

200 pages – broché

Parution : 21 juin 2017

Manga historique

 

L’Histoire a retenu son nom. Mais que savons-nous du plus grand savant de l’Antiquité ?

Néron est de plus en plus imprévisible et violent, Poppée semble plus dangereuse que jamais et la ville semble s'enfoncer dans le vice et la décadence. Alors qu'une nouvelle religion prônant l'amour de son prochain fédère de plus en plus d'adeptes, Pline décide de reprendre la route pour de nouvelles découvertes.

Mon avis :

C’est une Poppée enceinte et manipulatrice qui pimente cette aventure en tentant d’influencer Néron pour se débarrasser d’Octavie. Voilà pour le contexte politique. Par ailleurs, l’exploration du contexte social et culturel de l’époque continue faire l’objet d’une attention détaillée tant dans les dessins que dans le scénario. On y trouve un bestiaire fantastique, un aperçu des croyances du temps et des pratiques extravagantes des riches Romains. On y voit notre naturaliste célèbre en activité au travers des yeux d’un chat, Gaia. Cette série s’avère une prise de risque passionnante et brillante. A suivre …

   

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 

 

 

 

a08-3e78906.gif

 

 

Skippy

 

 ____________________________________________________________________

pline,tome3,les griffes de poppée,yamazaki,miki,casterman,manga,21 juin 2017,historique,biographie romancée,presque jamais,valsecchi,castelli,kramiek,24 mai 2017,poème graphiquepline,tome3,les griffes de poppée,yamazaki,miki,casterman,manga,21 juin 2017,historique,biographie romancée,presque jamais,valsecchi,castelli,kramiek,24 mai 2017,poème graphiquePresque jamais

Scénario : Tommaso Valsecchi

Dessin : Francesco Castelli

Colorisation : Valentina Grassini

Editeur : Kramiek

48 pages – cartonné

Parution : 24 mai 2017

Présentation :

Un jeune homme raconte à sa grand-mère le rêve qu’il fait inlassablement : il est seul sur une barque à la dérive dans un fleuve. Le courant est fort, il n’a pas de rames, ne sait pas nager, et s’approche de plus en plus d’une tempête.
Cette fois, alors qu’il se laisse porter par la barque, un oiseau y tombe, blessé. L'homme le prend sous son aile, discute avec lui, tente à plusieurs reprises de rejoindre la rive pour les sauver tous les deux - en vain. Son rêve est long, angoissant et pourtant très doux.
Mais est-ce seulement un rêve ?

Mon avis :

Long poème graphique, cet album à l’onirisme affirmé impose un rythme de lecture lent et invite à la réflexion. Le graphisme pictural et la colorisation lumineuse visent d’abord à toucher la sensibilité littéraire et artistique du lecteur. Un bel ouvrage, atypique, qui pousse à la méditation.

 

       

Album_R_sf_txt_65px.jpg

       

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy

22/07/2017

Les nouvelles aventures de Sibylline

cov (2).jpg2.jpgTome 1 - Le secret de Mélanie Chardon

Scénario : François Corteggiani

Dessin : Netch

Editeur : Casterman

Parution : 07 juin 2017

32 pages – cartonné

Jeunesse

Présentation de l'éditeur :

Un matin venteux, Taboum, reçoit en plein museau une affiche sur laquelle on voit le portrait d'une horrible sorcière avec la mention "Recherche Mélanie Chardon, sorcière patentée ! 50 noisettes de récompense" ! Alors que Taboum reste scotché, le regard fixe devant l'affreuse apparition, et que Sibylline a peine à comprendre ce qui lui arrive, une étrange roulotte pénètre dans le bosquet joyeux. Elle est conduite par un certain docteur Typhus et tirée par un chat pelé aux yeux jaunes, répondant au doux nom d'Ekzéma. Typhus est chasseur de sorcières et il traque Mélanie Chardon depuis une éternité. Il explique qu'elle a un immense pouvoir de séduction et que même son image irradie. Sûr que Sibylline ne va pas laisser Taboum sous le charme...

5.jpg

Mon avis :

Cet album est le fruit d’un travail de passionnés de l’oeuvre de Raymond Macherot, mais plus qu’un hommage nostalgique. Le respect est total tant au niveau graphique qu’à l’esprit et l’ambiance des histoires antérieures. Le ton un peu noir teinté de fantastique s’agrémente de références humoristiques qui émaillent le récit. Un pur produit franco-belge qu’on pourrait croire daté des années 60 tant la fidélité au style est parfaite. A cet égard, la première planche est un condensé habile et une mise en situation très réussie : les longs récitatifs et les petits détails cachés dans les cases nous (re)plongent dans cette ambiance unique de l’univers zoomorphe du Bosquet Joyeux.

1.jpg

Ma secrétaire des chroniques des albums jeunesse, Tatiana (9 ans), à bien apprécié l’histoire. Il m’a fallu un peu de temps et de patience pour lui donner toutes les clés sémantiques et lexicales des textes et pour décoder les références et citations. Nous avons donc eu l'occasion de beaucoup apprendre ensemble. Comme par exemple le magnifique poème de José Maria de Heredia :

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Voilà un album plus subtil qu’il n’y paraît de prime abord.

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy et Tatiana

18/07/2017

L'été en pente douce

cov.jpg3.jpgScénario : Pierre Pelot

Dessin : Jean-Christophe Chauzy

Editeur : Fluide Glacial

112 pages – cartonné

Parution : 07 juin 2017

Polar érotico-psychologique à la française

 

Présentation de l’éditeur :

30 ans après sa sortie en salles, Jean-Christophe Chauzy et Pierre Pelot revisitent L'Été en pente douce, chef-d'oeuvre à l'atmosphère moite et sensuelle.

Fane hérite d'une maison dans un petit village de province lors d'un été caniculaire.
Il hérite également d'une ancestrale querelle de voisinage. La présence de Lilas, magnifique sotte et récente compagne de Fane, aggravera convoitise, jalousie et haine jusqu'au final dramatique et inattendu.

2.jpg


Roman de Pierre Pelot écrit en 1980, L'Été en pente douce est devenu culte grâce au film éponyme (avec Pauline Lafont, inoubliable, Jean-Pierre Bacri et Jacques Villeret) qui fêtera au printemps les 30 ans de sa sortie.

Pierre Pelot s'est prêté au jeu de la réécriture pour cette superbe adaptation dessinée à l'aquarelle par Chauzy.

4.jpg

Mon avis :

Sexe, bêtise et violence : le cocktail d’un été forcément caniculaire dans une France tellement profonde et vintage qu’elle en finit par ressembler aux ambiances d’un western psychologique où un Dylan Stark de temps plus modernes viendrait faire des (ré)apparitions. De tout bons ingrédients pour une recette parfaite et de saison. Même le nom de l’éditeur semble participer à cette transmutation de la littérature populaire, du cinéma et de la BD pour cet album torride et rafraichissant.

 

1.jpg

Les personnages ont été quelque peu modifiés et la fin de l'histoire, revue et corrigée. Point focal du récit, Lilas, passée de blonde à brune, apporte sa surdose de sexualité trouble et irrésistible. Fane est ici défiguré, mais sa trogne n’a rien à envier à celles des autres protagonistes. Le travail à l’aquarelle de Chauzy colle au scénario comme un caramel mou à son emballage resté sur le siège arrière d’une deuche en plein été.

5.jpg

 

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy

15/07/2017

Le kabbaliste de Prague

couv.jpg1.jpgTome 2 - Golem

Scénario : Makyo - Marek Halter

Dessin : Luca Raimondo

Editeur : Glénat

Collection : Grafica

56 pages – cartonné

Parution : 31 mai 2017

Historico-ésotérique

 

Présentation :

Quand on a le pouvoir de créer, on a celui de détruire...

À l’entrée du ghetto de Prague se dresse une statue que ni les Nazis ni les Soviétiques n’ont osé détruire : celle du MaHaRal, le plus grand kabbaliste de tous les temps qui créa le Golem, un être de boue à l’image de l’homme, pour sauver les Juifs de l’anéantissement. Découvrez sa légende...

cov.jpg

Dans Le Kabbaliste de Prague, Marek Halter avait ressuscité en roman ce mythe fondateur du folklore juif d’Europe centrale. Avec cette adaptation en bande dessinée, Makyo et Luca Raimondo donnent vie en images à cette légende et cette créature, inspiratrices d’un nombre incalculable de figures de l’imaginaire moderne – Frankenstein pour ne citer qu'elle.

2.jpg

Mon avis :

Suite et trop courte fin de cette adaptation qui, à mon avis, aurait mérité 3 ou 4 tomes pour être à la hauteur du roman original. Ceci dit, le travail reste soigné, classique et en accord avec la philosophie du texte. Les mythes du Golem et du Dibbouk deviennent compréhensibles, les vues de Prague donnent envie de découvrir la ville, la culture juive d’Europe Centrale fait l’objet d’une présentation intéressante. Le style académique et le propos didactique font de l’ensemble une bonne BD.

3.jpg

 

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

jour j,yana,kordey,duval,pécau,delcourt,510,historique,032017

 

jour j,yana,kordey,duval,pécau,delcourt,510,historique,032017

 

jour j,yana,kordey,duval,pécau,delcourt,510,historique,032017

Skippy

14/07/2017

James Bond

cov.jpg2.jpgTome 02 - Eidolon

Scénario : Warren Ellis

Dessin : Jason Masters

Editeur : Delcourt

Date de parution : 26 avril 2017

144 pages – cartonné

Espionnage

 

Présentation :

JAMES BOND ! Une icône incontournable de la culture populaire, issue de la littérature et du cinéma, trouve enfin une adaptation en bande dessinée à sa mesure. Deuxième album de cette nouvelle série, écrite par Warren Ellis !

Après la Seconde Guerre mondiale, les agences de renseignements de l'armée créèrent des cellules fantômes - baptisées les « Stay-Behinds » (ceux qui restent à l'arrière) - à travers toute l'Europe, au cas où les pays signataires du Pacte de Varsovie auraient décidé d'agir. L'organisation SPECTRE infiltra alors l'une de ces cellules avec des agents dormants. Et le moment de leur réactivation est venu...

1.jpg

James Bond est pris au piège à Los Angeles au côté d'un autre agent du MI6. Visiblement, quelqu'un en a après eux... au point de vouloir les éliminer. Cependant, la situation n'est pas plus sûre en Grande-Bretagne, où les cadavres ne se comptent plus. Les fantômes y resurgissent alors que se mêlent politique et espionnage...

 

Mon avis :

Le revoilà ! He’s back ! Bond. James Bond. Agent 007. Mais c’est celui de Warren Ellis. Plus littéraire, plus violent, avec moins des gadgets. Plus proche des livres de Fleming que du cinéma. L’intrigue est bien menée avec des scènes d’action percutantes entrecoupées de dialogues parfois bavards et un tantinet compliqués (faites bien la différence entre le MI5 et le MI6 !). Qu’importe, l’important ici est de laisser le charme agir.

3.jpg

Le titre de cet opus n’est pas très clair. Eidolon dont la racine grecque signifie : « fantôme », « apparition » ou encore (bien sûr) « spectre » : le spectre du SPECTRE en quelque sorte.

Côté graphisme, certains choix pourront peut-être paraître discutables : manque d’arrière-plans ou décors limités pour plusieurs cases, tramages, ombrages très (ou peu) marqués. C’est le style choisi par Masters et il me semble relativement pertinent sans nuire à la fluidité et au plaisir de la lecture.

james bond,tome 2,eidolon,delcourt,ellis,masters,26 avril 2017,espionnage

Les personnages de Felix Leiter et Moneypenny ont leur spin-off en comics chez l’éditeur original Dynamite, mais uniquement en langue anglaise dans l’état actuel des choses. Mention plus que très bien pour une Moneypenny, jeune et charmante « black ». Le tome 3 sera confié à des auteurs différents et portera le titre de Black box. Par ailleurs, le même éditeur proposera également les adaptations de deux des  romans de Ian Fleming pour la rentrée. On va être gâtés!

 

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

Skippy