24/02/2017

BLACK PRINCE & WHITE PRINCE T.1

BLACK PRINCE & WHITE PRINCE T.1, MAKINO, Soleil, shôjo, romance, comédie, teenagersBLACK PRINCE & WHITE PRINCE T.1, MAKINO, Soleil, shôjo, romance, comédie, teenagersScénario : MAKINO
Dessin : MAKINO
Éditeur : Soleil 
192 pages
Date de sortie : 11 janvier 2017
Genre : shôjo, romance, teenagers, comédie.

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Entre l’ange blanc et le démon noir il est parfois difficile de choisir, heureusement ce manga est là pour nous rappeler qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences…

Comme toutes les filles, Yû a flashé sur la coqueluche de l’école, le « white prince » Shirakawa. Autrefois renfermée, elle a dû faire beaucoup d’efforts pour devenir la jeune femme affirmée qu’elle est aujourd’hui. Suite à la mutation de ses parents, elle va devoir intégrer l’internat où vit Shirakawa. Mais si Yû pensait profiter de son nouveau logement pour se rapprocher du jeune homme, c’est raté ! Car Kurosaki le « black prince », aussi beau qu’insupportable, a bien décidé de venir gâcher le tableau…

 

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Mon avis :

Quoi de mieux pour un bon shôjo qu'un triangle amoureux ?! C'est, à ma connaissance, la recette la plus vendeuse et cette nouvelle série nous le prouve encore une fois. Avec des similitudes avec le très célèbre « Hana Yori Dango » (chez Glénat) qui marqueront peut-être les fans du genre et surtout de l’œuvre pré-citée qui a eu son heure de gloire tant à la télévision nippone que coréenne avec deux séries qui sont souvent reprises dans les top 10 des grandes romantiques fans de dramas (=séries télévisées asiatiques) sans compter toutes les autres adaptations asiatiques que je n'ai pas vue...

 

BLACK PRINCE & WHITE PRINCE T.1, MAKINO, Soleil, shôjo, romance, comédie, teenagers

Ainsi nous retrouvons Yû, charmante demoiselle aux prises avec des sentiments complexes entre le prince blanc, Shirakawa, et le meilleur ami de celui-ci, Kurosaki dit le prince noir. Autant dire le yin et le yang entre ces deux jeunes hommes que tout oppose et qui sont pourtant les meilleurs amis du monde ! Le prince blanc est gentil, toujours souriant tandis que son ami est aussi ténébreux que grognon. Un duo au milieu duquel la jolie Yû se retrouve bien malgré elle, en voulant s'approcher de l'un, c'est l'autre qui lui tombe sur le dos au point de la troubler.

 

Bingo ! Nous avons donc un scénario classique, mais qui se tient. Petit bémol peut-être à cause de cette énorme ressemblance avec « Hana Yori Dango », rien que dans le nom de plume de la mangaka « Makino » qui s'avère être le prénom de l'héroïne de HYD. Autre clin d’œil, peut-être involontaire (je ne me suis pas entretenue avec l'auteure) : en guise de punition, Yû doit arracher les mauvaises herbes du pensionnat. De toutes les corvées possibles et inimaginables, il a fallu que ce soit les mauvaises herbes qui se disent « Tsukushi » en japonais et qui est, je vous le donne en mille, le nom de famille de Makino... encore dans HYD.

 

J'arrête où on continue ? Je continue avec le dernier point flagrant : Dans HYD, Makino est amoureuse d'un jeune homme qui s'habille toujours – ou en tout cas souvent – en blanc, qui est souriant, gentil, mais un brin mystérieux. Qui a pour meilleur ami, une espèce de mufle arrogant et prétentieux que l'héroïne ne peut s'empêcher de détester tout en étant chamboulée par sa présence.

 

Coïncidence ? Cela reste à voir dans les prochains volumes, dans l'espoir que la ressemblance se dissipe pour devenir un vrai shôjo unique en son genre.

 

BLACK PRINCE & WHITE PRINCE T.1, MAKINO, Soleil, shôjo, romance, comédie, teenagers

Quant au dessin : ouf ! Je n'ai pu m'empêcher d'aller dépoussiérer mes quelques tomes de HYD pour faire la comparaison qui – ô joie – n'a rien à voir avec les dessins ici présent. Ceux-ci sont tellement fins, rayonnant, expressifs... que j'en ai presque eu peur de devoir y mettre une mauvaise note pour « recopiage involontaire ». Mais ce n'est pas le cas. Bien que typique du genre shôjo pour attirer les jeunes filles en fleur, le coup de crayon reste propre à Makino (la mangaka, pas l'héroïne de HYD, ne nous emmêlons pas voulez-vous...). Un tramage prononcé pour mettre en valeur les expressions du visage, une profusion de gros plans pour ne pas se perdre dans les décors et parfaitement raccord avec les dialogues.

 

C'est donc avec curiosité que j'ai envie de suivre ce manga dans l'espoir qu'il soit digne du très célèbre HYD (60 millions d'exemplaires mine de rien, soit la seconde plus grosse vente de l'année 2007) tout en ayant sa touche personnelle.

 

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BLACK PRINCE & WHITE PRINCE T.1, MAKINO, Soleil, shôjo, romance, comédie, teenagers

 

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Affaire à suivre.

ShayHlyn.

 

 

22/02/2017

CHEEKY LOVE T.1

 

CHEEKY LOVE T.1, Miyuki MITSUBACHI, Delcourt / Tonkam Shôjo,romance, teenagers, comédie, sport Scénario : Miyuki MITSUBACHI
Dessin : Miyuki MITSUBACHI
Éditeur : Delcourt / Tonkam Shôjo
192
pages
Date de sortie : 08/02/2017
Genre : Shôjo, romance, teenagers, comédie, sport

 

 

Présentation de l'éditeur :

Façon comédie romantique, suivez le quotidien d’un petit club de basket, ponctué d’accrochages entre un jeune joueur carrément effronté et sa manager au sérieux olympien. Le début d’une cheeky love story !

Yuki est devenue la manager du club de basket de son lycée dans le but ultime (mais secret) de rester auprès du capitaine de l’équipe. Un jour, Naruse, nouveau membre du club, finit par apprendre le secret de Yuki. Le jeune homme tombe alors amoureux de sa manager et passe son temps à embêter l’héroïne, ce qui a le don de la rendre furieuse…

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Mon avis :

Quand l'amour d'un adolescent populaire devient envahissant !

C'est là tout le nœud du problème pour Yuki, lycéenne perfectionniste dans son rôle de coach sportif. Alors qu'elle est secrètement amoureuse du capitaine de l'équipe de basket, Naruse, nouvel élève de l'école – et de l'équipe – s'avère aussi perspicace que casse-pieds. En moins de deux, il a non seulement démasqué la jeune femme, mais en prime : il lui déclare sa flamme.

De quoi faire frétiller nos jeunes lectrices ! D'autant que le dessin est à croquer, avec la juste dose de fleurs et d'étincelles lors des moments romantiques. Chaque personnage, comme le veut la règle tacite des shôjos, est beau. Chacun dégage un petit « je ne sais quoi » d'attachant, et en bonne fleur bleue que je suis : j'ai moi aussi eu envie de coller des baffes à ce Naruse aussi surprenant que beau gosse.

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En somme : une demoiselle studieuse (et très jolie!), un nouvel élève un brin rebelle, un amour impossible et des prises de têtes incessantes. Voilà qui nous donne un bon shôjo comme on les aime. Avec en prime des athlètes qui se donnent à font lors des matchs pour une petite touche de virilité et le tour est joué pour ravir les adolescentes en fleur.

Entre « je t'aime, moi non plus », on se laisse prendre par ce jeu – particulier – de la séduction.

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CHEEKY LOVE T.1, Miyuki MITSUBACHI, Delcourt / Tonkam Shôjo,romance, teenagers, comédie, sport

 

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Affaire à suivre,

ShayHlyn.

14/02/2017

La guerre des mondes T.1

La guerre des mondes T1, Dobbs, Cifuentes, H.G. Wells, Glénat, Adaptation, grand classique, Science-fiction.La guerre des mondes T1, Dobbs, Cifuentes, H.G. Wells, Glénat, Adaptation, grand classique, Science-fiction.Scénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat 
56 pages
Date de sortie : 11 janvier 2017
Genre : Adaptation, Science-fiction, grand classique

 

 

Présentation de l'éditeur

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogivly a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques. De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes T1, Dobbs, Cifuentes, H.G. Wells, Glénat, Adaptation, grand classique, Science-fiction.

Mon avis

 

Avant toute chose, oubliez les États-Unis qui n'ont pas le monopole des invasions extraterrestres (quoiqu'on en dise), oubliez le film en noir et blanc, oubliez également l'adaptation de Spielberg avec Tom Cruise, oubliez, oubliez, oubliez...

Dobbs est revenu à l'essentiel, à l'original et son partenariat avec Cifuentes est plutôt une réussite !

Le défi était pourtant d'envergure. Car H.G. Wells peut se targuer d'être l'auteur de science-fiction le plus adapté tant en films, qu'en séries ou BD que je connaisse. Il fallait donc être différent de tout ce qu'on connaît déjà. Alors quoi de mieux que de nous faire (re) découvrir « La guerre des Mondes » comme elle fut écrite : en Angleterre, sous l'ère victorienne.

Dans un bel écrin mat et brillant, aux teintes brunes : l'invasion extraterrestre défile sous mes yeux demandeurs. Bon sang que j'aime ce dynamisme dans un ouvrage. Où les pages volent les une après les autres tant l'action est prenante ! On vit au travers du personnage qui se dessine dans chaque page. On halète quand il s'arrête deux secondes, notre cœur s'emballe quand il court pour se cacher des tripodes assassins, ... on prie, on espère : on l'accompagne dans sa mésaventure.

La guerre des mondes T1, Dobbs, Cifuentes, H.G. Wells, Glénat, Adaptation, grand classique, Science-fiction.

Rien que de l'écrire, je revis ce tome 1 qui n'a certainement qu'un défaut : c'est trop court ! Oh gosh (pour parler un peu anglais comme certains des protagonistes) 56 pages, ce n'est pas assez. On ne peut pas prendre un lecteur en haleine comme ça et lui dire gentiment « à suivre ».

Bref, autant dire que j'ai hâte de lire la suite. De retrouver ce dessin qui exprime tout et rien en une seule case comme cette poupée calcinée pour résumer un massacre de civile, ce soldat qui salue ses troupes en les remerciant d'avoir combattu ensemble quand la mort les emporte de plein fouet, ... et ce personnage principal qu'on ne nomme jamais. Ça pourrait être H.G. Wells en personne, notre père, notre grand-père, une de nos anciennes vies, ...

 

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 Je dis bravo et rendez-vous en mars pour la suite des événements !

ShayHlyn
 

28/01/2017

Le couvent des damnées T1

 

Le couvent des damnées T1, Minoru Takeyoshi, Glénat, Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.Le couvent des damnées T1, Minoru Takeyoshi, Glénat, Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.Auteure : Minoru Takeyoshi
Éditeur : Glénat
224
pages
Date de sortie : janvier 2017
Genre : Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Hérétique et incorruptible !

Au XVIe siècle, dans le Saint-Empire romain, l’inquisition condamnait de nombreux innocents au bûcher. Privée de sa famille, Ella se retrouve envoyée dans un couvent qui rééduque “les filles de sorcières”. Tortures et miracles viendront-ils à bout de la flamme de vengeance qui brûle en elle ?
 
Encensé par Hiromu Arakawa (Fullmetal Alchemist) ou Makoto Yukimura (Vinland Saga), cette première œuvre d’une jeune auteure brille par sa fougue. À l’heure où les héros deviennent chétifs et nonchalants, on a indéniablement envie de suivre cette héroïne forte et indépendante qui n’hésite pas à se salir les mains pour défendre ses idéaux et protéger les siens.

Le couvent des damnées T1, Minoru Takeyoshi, Glénat, Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.

Mon avis :

Époque médiévale, inquisition, sorcières, couvents diaboliques ? Il n'en fallait pas plus pour titiller ma curiosité envers ce manga d'une jeune mangaka déjà encensée par de grands noms tels que l'auteur du célèbre « fullmetal alchemist », Hiromu Arakawa qui déclare être prêt à la suivre jusqu'au bout !

Et je dois dire que... moi aussi !

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Ella n'est pas ce genre d'héroïne qui se renforce avec la multitude d'embûches sur son chemin. Non ! Elle est forte de caractère, c'est inné. Un peu comme les « bonnes copines » dans d'autres mangas qui sont des modèles pour les héroïnes frêles et délicates. Ces seconds rôles qu'on remarque, mais à qui on ne donne pas d'importance à sa juste valeur.

Mais Minoru Takeyoshi l'a fait en mettant en avant Ella, jeune fille vendue par ses parents biologiques car elle leur faisait peur, puis recueillie par une « sage femme » de l'époque qui hélas fut condamnée pour sorcellerie.

Là où d'autres « filles de sorcières » se seraient laissé pendre avec leur mère, Ella pense, réagit, réfléchit à comment rendre justice à cette mère adoptive qui n'avait commis, pour seul crime, que celui de connaître les plantes médicinales.

Avec un dessin très expressif comme j'aime et un décor moyenâgeux, je ne pouvais qu'espérer que « Le couvent des damnées » rencontre mes espérances.

Et il l'a fait ! Ce manga est riche de détails, tant graphiques qu'historiques, une bonne dose de tortures à toutes les sauces et des personnages extrêmement charismatiques, ce qui laisse présager une suite tout aussi haletante entre Ella l'enfant rebelle et le reste du monde dit « bien pensant ».

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Alors, pour reprendre les paroles de l'archéologue du début de manga : qui représente cette vierge de fer (outil de torture : sorte de sarcophage aux traits de la sainte vierge dont l'intérieur est recouvert de pointes acérées pour donner la mort à celle qui y sera enfermée) borgne et loin de ressembler à Sainte Marie ?

J'ai hâte de le découvrir au fil des prochains tomes !

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Le couvent des damnées T1, Minoru Takeyoshi, Glénat, Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.

 

Le couvent des damnées T1, Minoru Takeyoshi, Glénat, Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.

 

Le couvent des damnées T1, Minoru Takeyoshi, Glénat, Seinen, historique, sorcellerie, aventure, intrigue.

ShayHlyn

 

26/01/2017

Perfect Crime T1

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologiquePerfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologiqueScénario : Arata MIYATSUKI
Dessin : Yuuya KANZAKI
Éditeur : DELCOURT/TONKAM SEINEN

Date de sortie : 18 janvier 2017
Genre : Seinen, policier, intrigue psychologique

 

 

Présentation de l'éditeur :

Comment prouver la culpabilité d’un meurtrier capable du crime parfait ? Place à un thriller psychologique particulièrement haletant.

Un homme, Tadashi Usobuki, est repéré à plusieurs reprises sur le lieu de crimes étranges. Toutefois, personne n’arrive à prouver sa culpabilité. Tout le monde l’appelle depuis « l’homme aux crimes parfaits ». Haine… Jalousie… Désir… et amour. Usobuki est capable de répondre à toutes les demandes de meurtre de ses clients. Et méfiez-vous, il ne rôde jamais très loin de vous…

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

Mon avis :

 

Si vous aimez le « Mentalist » (série américaine), les enquêtes criminelles sur fond psychologique : vous devriez aimer « Perfect Crime » ! Parce que si sa technique s'avérait possible – je n'ai pas fouillé le net tant le thème psychologique est vaste – il serait bel et bien l'auteur du crime parfait. D'un simple coup d’œil – rouge, c'est important de le préciser – il peut vous prédire votre mort... en quelque sorte.

C'est ainsi que sur les six chapitres que compte le premier volume, je me suis délectée comme le protagoniste principal – Tadashi Usobuki – de voir chacune de ses victimes tombées dans ses filets ou pire : se croire maître du jeu alors que Usobuki a déjà fait de vous un pion depuis pas mal de pages...

Ce personnage aux antipodes des héros traditionnels – rappelons que c'est un assassin quand même ! – est charismatique, un regard envoûtant (et pour cause !) et une dégaine nonchalante qui devrait ravir quelques demoiselles. Tous les personnages d'ailleurs, qu'ils soient victimes ou bourreaux, sont beaux d'une certaine façon. Beaux parce que le trait de Yuuya Kanzaki est stylé. Détaillé. Son coup de crayon donne vie aux personnages et surtout à leur psyché, nous rendant tantôt empathique, tantôt cruel envers les gens dépeints dans ce premier tome, prometteur pour les suivants...

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologiquePerfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

Va-t-il pouvoir démontrer au monde – voire à vous surtout – la faiblesse de l'être humain ?

Je vous en laisse juge !

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Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

 

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

 

Perfect Crime T1, Arata MIYATSU, Yuuya KANZAKIKI, DELCOURT, TONKAM SEINEN, policier, intrigue psychologique

 

ShayHlyn. 

24/01/2017

Puppy

 

couverture.jpg001.jpgSouvenirs d’outre-tombe

Auteur : Luz
Éditeur : Glénat BD
160 pages
Date de sortie : 18/01/2017
Genre : Graphisme, Audace du dessin, Roman Graphique, Animaux.

 

Présentation de l'éditeur :

Au cœur d’un cimetière pour animaux de compagnie, une patte émerge des profondeurs : Puppy se réveille, revenu d’entre les morts. Débarrassé de son enveloppe de chair, désormais à l’état de mort-vivant, le petit chien jovial arpente avec maladresse les allées lugubres, sautillant, claudiquant, tombant parfois sur un os. Rex, Vicky, Fritz, Cindy, Charlie... les sépultures qu’il croise sont tout autant des souvenirs qui résonnent dans sa mémoire qu'un terrain de jeu illimité. Jusqu'au moment, où le chiot se retrouve malgré lui projeté dans le monde étrange que les humains ont laissés derrière eux...

Dans un exercice de style sans parole rappelant autant l’esprit des comic strips américains des années 1930 que l’esthétique burtonien de L’Étrange noël de Monsieur Jack, Luz nous embarque dans un univers sombre, dystopique, poétique, absurde et émouvant, où il laisse exploser son trait expressif et virtuose.

Puppy, Luz, Glénat, Graphisme, Audace du dessin, Roman Graphique, Animaux.

Mon avis :

Voilà un défi qu'il fallait oser. Un pavé de 160 pages sans le moindre mot, entièrement en noir et blanc... oui, vraiment ! Il fallait oser. Surtout quand le thème est la mort d'un chien qui se retrouve, tel un zombie, à arpenter le cimetière où il est enterré ainsi qu'un monde d'humains étrange et souvent inquiétant.

Défi relevé ? J'hésite à dire oui. Je tends à dire non... ce qui n'aide pas évidemment. Disons que le côté poétique de cette œuvre, avec ce petit chien cheminant au gré des balles de tennis, de son nez qui se carapate ou encore ces os qu'il propulse de-ci, de-là, ... m'empêche de dire que c'est trop bizarre pour être bien. Respirez-donc maître Luz, vous n'aurez pas un zéro pointé !

Puppy, Luz, Glénat, Graphisme, Audace du dessin, Roman Graphique, Animaux.

Qui plus est, comme l'éditeur, j'ai aussi pensé au petit chien fantôme dans « L'étrange Noël de Mr Jack » de Tim Burton. Le côté macabre sans aucun doute, paradoxal avec la couverture rose. Et puis tout cet univers vu au travers du regard d'un petit chien malicieux, joueur... un peu cabot sur les bords, avec même un petit côté matou face aux jouets de fortunes qu'il rencontre.

C'est donc malgré tout un peu trop bizarre pour moi, surtout quand Puppy se retrouve dans un monde indéniablement humain et pourtant sans le moindre visage, juste des vêtements qui avancent, perdent leur pantoufle ou leurs médicaments pour pimenter la croisade du petit chien fait de lambeaux de chair et d'os. Mais j'applaudis l'audace – car ça n'a pas du être facile – et la poésie qui transparaît au fil des pages. Peut-être pas assez rose à mon goût ? Qui sait... Moi-même je garde un goût mêlant désintérêt et sourire nostalgique en pensant à mes propres animaux perdus.

En résumé, malgré la poésie palpable et qui redore le blason de cette BD, seuls les amateurs du genre et les inconditionnels de Luz y trouveront leur compte...

 

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ShayHlyn

06/01/2017

ALICE DE L'AUTRE CÔTÉ DU MIROIR

 

aliceAutreCoteMiroir.jpg15171162_1343048992381465_2342822922075845615_n.jpgDessin : Benjamin Lacombe.
Scénario : Lewis Carroll.
Éditeur : Soleil / Métamorphose.
164 pages.
Sortie : 30 novembre 2016.
Genre : Classique, fantastique, conte de fées.

 

 

Résumé :

 Après une très belle édition illustrée d’Alice au pays des merveilles, Benjamin Lacombe sublime la distorsion du temps et de l’espace avec De l’autre côté du miroir.

Dans cette suite directe du chef-d’œuvre de Lewis Carroll (traduite par Henri Parisot), Alice décide de passer « de l’autre côté du miroir » et s’y métamorphose ! De pion, elle deviendra reine. Le monde du miroir se présente comme un monde inversé. L’espace et le temps y sont mis à mal... Il faut courir très vite pour rester sur place !

Certaines pages se déplient à la façon d’un plateau de jeu d’échec et accompagnent la bascule d’une dimension à l’autre... ; décors, personnages évoluent littéralement.
Benjamin Lacombe se délecte en proposant ainsi une vision, une interprétation singulière de la beauté étrange d’un monde, bercé par un délicieux mélange de poésie, d’humour et de non sens, qui vise implicitement à former les plus jeunes.

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Mon avis :

Loin de moi l'idée de remettre en cause ou de critiquer cette œuvre majeure qui a facilement deux siècles. Bien au contraire, cette édition splendide m'a permis de relire cet ouvrage ô combien alambiqué, mais tellement « Lewis Carroll ». Qui ne se souvient pas, à l'évocation d'Alice, cette jeune héroïne : de ce lapin blanc galopant à vive allure car il est en retard ? La chanson des fleurs dans le classique de Walt Disney, ou encore plus récemment, Johnny Depp en Chapelier fou ? Ici, pas d'interprétation des mots, pas de personnification simplistes des protagonistes : juste les mots tels qu'ils ont été écrits par le père de cet univers merveilleux et pourtant ô combien étrange.

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Un monde qui se rapproche immanquablement de la perception faite par Benjamin Lacombe. Comme si, depuis des décennies, le pays des merveilles et le monde de l'autre côté du miroir n'attendaient que ce dessinateur pour prendre toute leur ampleur, tout leur mysticisme. Car oui : Benjamin Lacombe partage avec Lewis Carroll, une conception unique de cet « autre univers » pourtant si proche de nous, juste là, dans le fond du jardin ou ... de l'autre côté du miroir. Ce mélange subtil entre candeur et dure réalité ; entre apparence rigide et esprit loufoque ; merveilles et obscurités, ... tant d'oppositions qui se rencontrent dans le texte comme dans l'image et qui rendent cette édition parfaite à mes yeux ! Sans amener les personnages à la limite du grotesque comme certaines adaptations se sont permises de le faire, Benjamin Lacombe a mis l'accent sur l’authenticité, comme s'il avait pu remonter le temps et concevoir en compagnie de l'auteur les dessins appropriés.

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Alors je dis : chapeau bas Monsieur ! J'ai bien fait d'attendre et de vous suivre sur Facebook pour enfin découvrir ce petit bijou de ma bibliothèque.


Un véritable régal pour les yeux !

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ShayHlyn

 

29/12/2016

LES FÉES DE COTTINGLEY

 les fées de cottingley,perez sebastien,de la villefromoit sophie,soleil,métamorphose bd,152 pages,roman illustré,fantaisie,féerie,biographie.les fées de cottingley,perez sebastien,de la villefromoit sophie,soleil,métamorphose bd,152 pages,roman illustré,fantaisie,féerie,biographie.Dessin : de La Villefromoit Sophie
Scénario :
 Perez Sebastien
Éditeur : SOLEIL( Métamorphose)
152 pages
Parution : le 16 novembre 2016
Genre : roman illustré, fantaisie, féerie, biographie.

 

 

Résumé :

Oscillant entre mensonge et vérité, cette revisite de la célèbre affaire des Fées de Cottingley offre une vision peu conventionnelle de ces créatures !

 

Les Fées de Cottingley ou L’Affaire des Fées de Cottingley fait référence à une légendaire série de cinq photographies qui montre deux fillettes, Elsie Wright et Francès Griffith, en compagnie de fées...

 

Cette série de photographies a jadis attiré l’attention de l’illustre écrivain écossais, Sir Arthur Conan Doyle, qui s’en servit pour illustrer plusieurs articles sur le sujet ainsi qu’un livre. Spiritualiste, il mena une enquête passionnée et interpréta ces photographies comme une preuve concrète de la réalité des phénomènes psychique; la réaction du public fut vive et les débats houleux entre ceux qui y croyaient et ceux qui n’y croyaient pas se multiplièrent durant des années.

Alors que cette affaire demeure encore un mystère, cette magnifique édition illustrée, signée Sébastien Perez et Sophie de La Villefromoit, raconte l’histoire de Francès, la plus jeune des fillettes, telle qu’elle aurait pu se produire...

Les Fées de Cottingley, Perez Sebastien, de La Villefromoit Sophie, SOLEIL, Métamorphose BD, 152 pages, roman illustré, fantaisie, féerie, biographie.

Mon avis :

À l'heure de la photo numérique et de la magie des éditeurs d'images, cette énigme n'aurait sans doute pas eu ses heures de gloire, néanmoins, pour tous ceux dont l'âme croit encore à la magie des fées : cette histoire est célèbre.

 

Cette version, illustrée avec autant de mysticisme que l'affaire en a fait preuve, est un savant mélange de « ce qui pu être » et « ce qui fut ». Au lieu de nous mettre immédiatement au pied du mur – ou plutôt de la forêt – où ces demoiselles ont rencontré des fées, Sébastien Perez nous entraîne en Afrique, au plus ancien souvenir de la vie d'enfance de Francès Griffith, l'héroïne de cet ouvrage contrairement à l'affaire initiale qui impliquait également sa cousine Elsie.

Les Fées de Cottingley, Perez Sebastien, de La Villefromoit Sophie, SOLEIL, Métamorphose BD, 152 pages, roman illustré, fantaisie, féerie, biographie.

Nous découvrons une famille anglaise, vivant des colonies africaines à l'époque où la guerre gronde en Europe, entre la France et l'Allemagne (la 1ère guerre mondiale). Un père qui souhaite défendre sa patrie tout en préservant la sécurité de sa femme et sa fille. Et qui décide donc de rejoindre l'Angleterre pour confier les femmes de sa vie à sa belle-famille. 

 

Voilà comment la petite Francès a rencontré sa cousine Elsie pour la première fois. Comment elle a découvert cette croyance fermement encrée dans l'esprit de beaucoup d'Anglais et comment, pour tirer un pied de nez à son père qu'elle déteste, Elsie a fomenté un stratagème pour que le monde entier croit enfin aux fées (peut-être même sous les recommandations et conseils de la mystérieuse Kate qui arpente les pages du livre).

Cette adaptation si bien ancrée dans l'histoire avec la guerre faisant rage sur le vieux continent, l'allusion au Titanic qui coula quelques années avant que Francès ne prenne la mer à son tour pour rejoindre l'Angleterre, ... et le rationalisme de cette petite fille. Je me suis prise au jeu, comme elle. Entre mystère et enchantement. Entre doute et envie d'y croire. Sans compter les somptueuses « enluminures » sur chaque page et quelles illustrations ! Un style mystique de la part de Sophie de La Villefromoit qui rend l'atmosphère encore plus intriguant au cœur de cette forêt à plusieurs centaines de kilomètres au nord-est de Manchester.

Les Fées de Cottingley, Perez Sebastien, de La Villefromoit Sophie, SOLEIL, Métamorphose BD, 152 pages, roman illustré, fantaisie, féerie, biographie.

Un ouvrage qui ne remet aucunement en doute la foi de ces demoiselles ni la magie qui peuple notre monde. Il suffit parfois d'y croire, tout simplement...

Y croyez-vous ? Moi... ? Qui sait...

En tout cas j'ai adoré cet ouvrage !

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ShayHlyn

 

26/12/2016

RUMIC WORLD 1 or W

rumic world 1 or w,rumiko takahashi,delcourt,tonkam seinen,histoires courtes,romances,tranches de vie,sportrumic world 1 or w,rumiko takahashi,delcourt,tonkam seinen,histoires courtes,romances,tranches de vie,sportScénariste : TAKAHASHI Rumiko
Dessin : TAKAHASHI Rumiko
Éditions : DELCOURT
Collection : TONKAM SEINEN
Genres : tranches de vie, histoires courtes, romance, sport
256 pages
Parution le 30 novembre 2016

 Résumé :

1 or W est un recueil d’histoires courtes de Rumiko Takahashi. Il contient 9 récits inédits mettant en scène des personnes qui doivent se sortir d’une situation délicate dans laquelle elles se sont mises de leur plein gré...

Neuf histoires cyniques et drôles sur la société japonaise. On suit par exemple Shoko, une fille qui, afin de pouvoir mettre une somptueuse robe pour danser avec le garçon qu’elle aime, s’embarque dans un stage d’amincissement intensif. Ou encore un garçon qui se transforme en chien à chaque fois qu’il saigne du nez. Un jour, il tombe amoureux de la chef des clubs de sport du lycée et décide de faire de la boxe pour lui plaire…

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Mon avis :

Rumic World ou comment retrouver l'engouement des œuvres de Rumiko Takahashi en l'espace de quelques histoires courtes ! Un délice pour les amateurs de Ranma 1/2 ou encore Juliette, je t'aime !, qui reconnaîtront sans peine la patte de l'artiste : les nez mutins des personnages, leurs grands yeux, leurs coupes de cheveux assez typiques et généralement une personne âgée pour semer le trouble.

C'est le cas de la mamy décédée dans la 3e histoire, qui ne cesse de hanter l'héroïne ou encore le grand père, don Juan du troisième âge, qui roule régulièrement son petit fils afin de pouvoir courtiser de gentes dames encore coquettes passées la soixantaine.

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Une propension, tout au long de ces pages, pour les revenants et autres esprits. La déesse de la beauté, des mamies fantomatiques, des jeunes filles ayant quitté leurs corps trop tôt, ... le tout pour dénoncer subtilement des problèmes de société. C'est le cas du culte de la beauté dans l'histoire « la divinité du régime », ou encore l'endettement et la tentation pour l'argent facile. Il est même question de la famine ou encore des séquelles psychologiques qui peuvent survenir chez les enfants et qui les suivront toute leur vie.

Le tout, bien évidemment, interprété de main de maître par la grande Rumiko dont il est difficile de se lasser. Même s'il ne s'agit que de petites histoires, elles apportent juste ce qu'il faut pour nous laisser réfléchir ; ni trop, ni trop peu. Un juste dosage qui se retrouve également dans l'humour de la mangaka qui fait de RUMIC WORLD 1 or W, un sympathique petit ouvrage pour les nostalgiques de cette artiste.

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ShayHlyn

 

24/12/2016

ORGUEIL & PRÉJUGÉS

 

orgueilEtPrejuges.jpgSans titre 1.jpgOrgueil & Préjugés (récit complet)

Scénariste : King Stacy

Illustrateur : PoTse

Éditions : Soleil Manga

Collection : Classiques

Série : ORGUEIL ET PRÉJUGÉS

368 pages

Genre : classique, shôjo, adaptation, romance

Parution le 23 novembre 2016

 

Résumé :

 

Retrouvez le Best-seller de Jane Austen, adoré par des millions de lecteurs à travers le monde, dans une magnifique adaptation manga !

 

Lorsque Monsieur Bingley, jeune homme riche et célibataire vient s’installer à Netherfield accompagné de son ami Monsieur Darcy, c’est Madame Bennet et ses cinq filles à marier les premières averties ! Car chacun sait qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier ! Découvrez cette superbe adaptation en manga du mondialement connu chef-d’œuvre de Jane Austen. Tout l’humour et le romantisme de l’original y sont parfaitement éclairés par un dessin riche et somptueux.

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Mon avis :

 

Il est des lectures qui sont un véritable défi pour les chroniqueurs. Les œuvres qui n'ont pas été aimées, les œuvres majeures et celles qu'on connaît déjà tellement qu'on ne peut plus être entièrement objectif. « Orgueil & préjugés » est de ceux-là pour moi, ô grande fan inconditionnelle de Jane Austen depuis des années !

 

Objectivement, ce petit bijou paré de dorures est un magnifique shôjo dont les auteurs ont su, en prime, respecter l’œuvre originale. J'avoue même que certains personnages, à l'instar de Madame Bennet, Lydia Bennet ou Monsieur Collines qui sont aussi théâtraux qu'on puisse l'imaginer, ont été sondés, décortiqués et donc personnifiés magistralement. Avec néanmoins une touche personnelle de l'illustratrice afin de ne pas être une simple pale copie des films et séries donnant déjà vie à tous ces héros de l'ancienne Angleterre.

 

Et rien ne manque ! Toutes les séquences phares du roman y sont présentes. Le premier bal avec son premier lot de préjugés, les critiques de la haute société, l'orgueil de certaines personnes trop fières pour admettre leurs torts, ... et bien sûr, toutes ces amourettes tragi-comiques ! Le tout savamment orchestré pour que les jeunes femmes de notre époque puissent s'y retrouver sans difficulté.

 

À vous chères lectrices, serez vous la douce et timide Jane ? L'intrépide et fière Lizzy (la véritable héroïne de ce récit), ? Mary peut-être (vraiment ?) si droite et presque déjà acariâtre malgré son jeune âge ? Lydia, excentrique et insouciante ? Ou encore Kitty si jeune et influençable ? Je pense que chaque jeune femme s'y retrouvera et se délectera de ces pages où se succèdent des personnages tellement beaux – du moins presque –, attachants ou méprisables, dans des décors flamboyants ou rêve et réalité parviennent à se mêler pour rendre ce shôjo somptueux. Chaque page est une invitation à la lecture pour nos jeunes filles en fleurs, à n'en pas douter.

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Pour les fans plus âgées, comme moi, je pense que « Orgueil & préjugés » manquera de maturité. Il est clair que ce manga vise nos jeunes adolescentes en quête de grand amour, avec le besoin de voir à quel point c'est réciproque entre deux héros sans pour autant tomber dans la facilité. C'est un cruel dilemme entre Lizzy Bennet et Monsieur Darcy que de vouloir être ensemble malgré tout ce qui les sépare.

 

Je déplore donc, et ce à cause de mon « grand » âge et ma trop grande passion pour l’œuvre originale, ces interludes où les demoiselles aussi belles soient-elles deviennent presque hystériques avec des petits cœurs partout autour quand Cupidon semble les avoir touchées de ses flèches, quand la nervosité les fait bouger dans tous les sens sous les traits de petits chibis (personnages adultes dessinés sous des traits de poupons), ...

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Il faut savoir que le personnage de Lizzy a passé la vingtaine dans le roman de Jane Austen. Un âge où, à cette époque, les jeunes femmes commençaient déjà à se faire « traiter » de vieilles filles. Rappelons qu'à l'époque de Jane Austen, on ne vivait pas aussi vieux qu'aujourd'hui et il était courant pour les demoiselles de se marier avant l'âge de la majorité que nous connaissons. Ce n'était donc plus une adolescente, mais déjà une femme consciente de la difficulté de la vie et de la bienséance, une jeune femme belle et intelligente qui défiait les conventions dans le but de se marier non pas intérêt, mais par amour.

 

C'est donc pourquoi, tout en reconnaissant la qualité de l'ouvrage, la magnificence des dessins et le respect des dialogues, j'ai ressenti un sentiment de légère déception. Infime certes, mais bien présente car j'aurai aimé un manga plus mature à l'instar par exemple de la série « Innocent » qui allie beauté graphique, vocabulaire adapté et maturité de mise dans le cadre historique.

 

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Mais quelle belle façon de faire découvrir ce classique aux plus jeunes !

ShayHlyn