23/05/2017

La cité sans nom T.1/3

 

La cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureLa cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureTome 1 : Menace sur l'empire Dao

Scénario : Faith Erin Hicks
Dessin : Faith Erin Hicks
Éditeur : Rue de Sèvres
240
pages
Date de sortie : 26/04/2017
Genre : jeunesse, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Cité aux mille noms... et cité sans nom.

Chaque nation qui s’empare de la Cité la renomme. Siècle après siècle, des envahisseurs arrivent, s’installent et la Cité change de nom. Mais ses habitants ne se laissent pas prendre dans ces luttes incessantes : leur ville est la Cité sans nom, et toute personne qui cherche à la renommer est étrangère.

Kaidu est l’un de ces nouveaux arrivants, né d’une famille Dao, le dernier peuple à avoir pris le contrôle de la région. Rat, elle, est originaire de la Cité sans nom, et déteste Dao pour tout ce qu’il représente. La passion de Dao pour sa nouvelle ville, où il fait ses classes de soldat de la Citadelle, est la seule chose qui pourra peut-être les rapprocher. Espérons-le, car tandis que des complots se montent, le sort de la Cité sans nom repose entre leurs mains.

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Mon avis :

À l'instar de « Avatar, le dernier maître de l'air », « La cité sans nom » s'ouvre sur un univers largement inspiré de l'Asie, tout en insufflant un peu de fraîcheur du nouveau monde (sachant que l'auteure est originaire du Canada). Il suffit de voir les portraits du grand maître de la cité qui ressemble à s'y m'éprendre à un empereur nippon. Ou encore la cité en elle-même qui s'inspire largement de la cité interdite de Chine. Ou encore les Dao qui sont l'incarnation de l'armée impériale, ... mais lorsqu'on rencontre Rate, jeune fille des rues de le cité, elle a un « je ne sais quoi » d'amérindien ou Inca peut-être.

 

Cette dualité entre cette jeune fille espiègle et agile et son nouvel ami Kaidu (très typé asiatique) renforce l'affrontement entre le peuple qui a toujours vécu entre ces murs, subissant siècles après siècles toutes sortes d'invasions, et les Dao, derniers envahisseurs en date. Les uns détestent les nouveaux maîtres de la cité tandis que les autres méprisent ces gens qui se laissent envahir sans broncher. Quelle base pour lier une amitié, n'est-ce pas ?

Quoiqu'il en soit, c'est intéressant de voir comment une amitié à première vue impossible va s'instaurer entre ces deux jeunes gens. Une rivalité bon enfant qui va pourtant mener leurs pas vers des problèmes bien plus grands qu'eux. Il en va de la sauvegarde de la cité et de la paix qui y règne.

 

En lisant ces pages, j'ai eu comme l'impression de lire un remake de plusieurs aventures célèbres imbriquées les unes entre les autres. Allez savoir pourquoi. Une jeune Rate qui pourrait interpréter le rôle de Mulan dans cette copie de cité Interdite chinoise, Kaidu qui a tout de l'apprenti soldat qui n'aime pas se battre (ça vous rappelle quelqu'un?) le tout avec une petite intrigue digne de la grande révolution française au cœur de l'Orient.

 

Donc bien que le dessin soit accrocheur et l'idée somme toute assez intéressante, ça reste gentillet et « banal ». Mais, car il y a un MAIS... ce premier tome est clairement un tremplin à tout et n'importe quoi. Tout peut encore arriver ! Ce premier tome a juste servi à mettre chaque élément clé de l'histoire en place. Le rôle de ces deux enfants que tout oppose, la vie au sein de la cité et entre les murs du palais et de sa caserne, la politique en place, les états d'esprits. Donc avec ça en main, je le répète : tout peut encore se jouer et nous pourrions être surpris de la suite des événements... 

 

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à suivre dans le prochain tome bientôt à paraître !

ShayHlyn

19/05/2017

Sa Majesté le chat (histoire complète)

 

Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.Scénario : KIMURA Akihiro
Dessin :  KIMURA Akihiro
Éditeur : Doki Doki
144
pages couleurs
Date de sortie : 5 avril 2017
Genre : jeunesse, biopic, animaux, chat

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

À la maison... le roi, c'est le chat ! 

Chez Akihiro Kimura, auteur de manga, on comprend vite qui commande : ce sont ses chats ! Depuis ce jour où il a ramené chez lui un premier petit chaton tout mignon, les félins règnent sur son foyer ! Ils l'empêchent de travailler, n'en font qu'à leur tête, se battent pour un rien…  Ce sont eux les maîtres, et lui ne semble être là que pour les servir ! Découvrez le quotidien de cinq maîtres chats et de leurs dévoués serviteurs humains… Une vie avec ses joies et ses peines, et surtout pleine d’amour, de gaffes et de ronrons qui feront vibrer le cœur des amoureux des chats.

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Mon avis :

Les mangas qui ont pour héros des chats sont légions.

Je suis d'ailleurs sûre qu'à la simple évocation du mot « chat » vous pensez inévitablement à Chi qui sans conteste la plus célèbre minette au pays du soleil levant. Dès lors, j'applaudis l'initiative de Akihiro Kimura de se contenter d'un one shot. Pourquoi ? Parce que sinon, ça finirait inévitablement par se ressembler alors qu'il s'agit d'une biopic « véridique ». Et petit bonus non négligeable pour un manga : c'est en couleur ! Ce n'est certes pas le seul, Chi précédemment citée l'est également, mais ça rend encore l'histoire plus attachante.

J'en ai presque eu envie d'aller dans un bar à chats pour faire plein de papouilles à tous les chats... mais perso, je dois faire 100 bornes pour accéder au bar à chats le plus proche.

Comme le témoignage d'un humain qui parle de ses maîtres les chats. Comme je pourrais vous faire un roman sur mes furets ou d'autres qui pourraient vous parler du matin au soir de leurs chiens. Dès lors : c'est mignon ! D'autant que Akihiro Kimura a joué la carte du « chibi » soit la version enfantine des personnages, même des chats. Parce que 18 ans les matous ! (Je veux le secret de longévité de ce mangaka ! Quasi tous ses chats ont approché la vingtaine!)

C'est ainsi que nous découvrons, avec amusement, la vie de ce couple et de ces chats trouvés le plus souvent dans la rue. Comment on peut vite devenir « esclave » consentant de ces petites boules de poils et que, malgré les bêtises : on les aime et on ferait tout pour leur bien être !

Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.

Je ne peux donc QUE recommander ce manga à tous les amoureux des animaux qui, comme Akihiro et sa compagne, sont prêts à tout pour leurs animaux. Même à braver les interdits (à savoir sauver un animal et le garder chez soi alors que c'est interdit dans l'immeuble) ou finir recroquevillé dans son lit car Sasuke, Kurumi, Kohaku, Arashi ou encore Sango – les chats de la maisonnée – ont décidé que le lit leur appartenait ! De même pour un peu tout le mobilier d'ailleurs... je suis sûre que tout ça parle à beaucoup de monde.

 

 

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Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.

Allez : bonne lecture et surtout bon amusement.

ShayHlyn

15/05/2017

Les châteaux de la Loire T.1

Les châteaux de la Loire, Cazenove, Larbier, Bamboo, Histoire, culture général, châteaux, architectureLes châteaux de la Loire, Cazenove, Larbier, Bamboo, Histoire, culture général, châteaux, architectureScénario : Christophe Cazenove
Dessin : Philippe Larbier
Éditeur : Bamboo
48
pages
Date de sortie : 29 mars 2017
Genre : Histoire, culture général, châteaux, architecture

 

 

Présentation de l'éditeur

Chenonceau, Chambord, Chinon, Amboise, Blois, Ussé, Langeais...

Des architectures formidables, du mobilier splendide, des toiles et des tapisseries uniques ne sont pas, loin s’en faut, le seul intérêt des châteaux de la Loire.Dans chacun d’entre eux se sont déroulés tant de faits historiques ! Tant de rois, de reines, de grands personnages s’y sont croisés, y ont comploté, s’y sont aimés, qu’il fallait bien une visite plus que privée pour vous en faire profiter.

Les châteaux de la Loire, Cazenove, Larbier, Bamboo, Histoire, culture général, châteaux, architecture

Mon avis

 

Je ne sais pas pour vous, mais j'ai toujours appliqué le dicton : « une image vaut mieux qu'un long discours ». Bien que j'aime lire de bons gros romans qui pèsent trois tonnes, je dois avouer que pour ce qui est d'expliquer un pan d'histoire, la science ou autres concepts bien pesant si on le théorise par écrit : je préfère que ce soit en images. Soit à l'écran, soit en photos, ... soit en BD comme ici !

 

Les caricatures royales, l'humour parfois grinçant et les décors fidèles à la réalité – il suffit de voir les photos des châteaux à chaque début de chapitre – rendent cette BD très instructive, avec des anecdotes si bien imagées qu'elles restent en mémoire. Je crois bien en avoir appris plus en lisant « Les châteaux de la Loire » par Cazenove et Larbier qu'en fouillant Wikipédia (et croyez-moi, pourtant, Wiki est mon ami!)

 

Certes, il faut aimer le style de Cazenove qui jongle aisément entre BD pour adolescents que pour adultes, sans entrer dans l' « interdit de montrer aux enfants ». Dès lors, même si cet ouvrage vise plutôt les plus de 18 ans (nooooon, il n'y a pas de scènes olé, olé!), tout parent peut aisément faire découvrir l'histoire de ces grands châteaux à leurs enfants et peut-être même éveiller la curiosité pour les sites moins connus. Parce que honnêtement, quand on me dit « châteaux de la Loire », ma culture personnelle s'arrête à Chambord (j'adore!), Saumur, château d'Amboise, de Chenonceau, de Blois... et c'est tout. Du moins l'était-ce avant la lecture de cette bande dessinée.

 

Qui plus est, n'étant pas française : je pourrais compter sur une main les noms des rois de France que je connaissais avant. Mais comme dirait la pub (chuuuut, on ne cite pas de nom) : « ça, c'était avant... ». En caricaturant de la sorte les grands noms de la monarchie française et de leurs contemporains, j'ai pu me faire une petite ligne du temps avec les monarques que je ne connaissais pas. Je n'irai pas jusqu'à dire que j'aurai 20/20 à une interro surprise, là, maintenant, tout de suite : mais j'ai bien appris ma leçon, maîtres Cazenove et Larbier.

Les châteaux de la Loire, Cazenove, Larbier, Bamboo, Histoire, culture général, châteaux, architecture

Donc merci aux artistes et aux éditions Bamboo d'avoir eu l'idée de cette série de bandes dessinées destinées à la culture générale qui, en tout cas pour les châteaux de la Loire, est une franche réussite avec ce tome 1.

 

Certains diraient que le dessin est peut-être un peu trop simple ou grossier, mais dans ce contexte riche en informations, la caricature est certainement la plus efficace. Accompagnée d'une bonne dose d'humour comme on l'aime (ou pas... mais moi j'aimeuuuh) : et vous avez de quoi épater la galerie avec de belles petites histoires à raconter sur les châteaux de la Loire.

 

Une BD que je vous conseille, voire même vous recommande si vous avez des enfants dont l'Histoire passe au-dessus de la tête, car on apprend vachement bien en s'amusant. Parole d'une femme qui a dévoré cet ouvrage.

 

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Les châteaux de la Loire, Cazenove, Larbier, Bamboo, Histoire, culture général, châteaux, architecture

ShayHlyn

PS : quelqu'un peut me dire ce que G. Depardieu fait en page 26 ?


 

12/05/2017

Le dernier envol du Papillon

Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.Scénario : Kan Takahama
Dessin : Kan Takahama
Éditeur : Glénat
164 pages
Date de sortie :  05/04/2017
Genre :  Seinen, historique, romance, intrigue.

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Mémoires d'une geisha


Kicho, la plus belle courtisane de Nagasaki, séduit tous les hommes sans exception. Cependant, du vieux marchand ivrogne au médecin étranger, elle continue à accepter tous les clients, même les plus méprisables. Quel secret cache-t-elle derrière sa douce mélancolie ? Le jeune garçon qui nourrit une haine farouche envers elle détient peut-être les clefs du mystère…
 
Kan Takahama est déjà bien connue en France par les amateurs de romans graphiques pour ses œuvres à mi-chemin entre le manga et la bande dessinée franco-belge : 
L'Eau amère, Sad Girl, Two Expressos ou encore sa collaboration avec Frédéric Boilet sur Mariko Parade
Avec 
Le Dernier Envol du papillon, l'auteur parvient à repousser les limites de son style en nous livrant un beau récit dont la trame scénaristique n'a rien à envier à La Dame aux camélias, tout en gardant la finesse dont elle avait fait preuve dans ses récits intimistes.

 

Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.

 

Mon avis

Le dernier envol du papillon, c'est tout un poème ! Une ode à l'amour, une ode au progrès, une ode à l'Histoire avec un grand H.

En ouvrant ce manga, je m'attendais à voir des samouraïs, des guerriers repus venant festoyer près des belles courtisanes, dans leurs hôtels de haut standing. Mais sous la plume d'une femme, Kan Takahama, l'atmosphère est différent. La mangaka reconnait avoir voulu apporter un autre point de vue à ce pan de l'histoire du pays du Soleil Levant : découvrir non seulement la fin du Shôguna, mais également l'ouverture à l'Occident, sous le regard d'une courtisane... plus communément nommée Geisha.

Une prostituée qui, telle le papillon, se pare de ses plus beaux atours pour accueillir ses clients. Ce papillon qui est toujours présent dans ce livre, sous une forme ou une autre. Alors quoi de plus logique que de lui attribuer le titre de ce manga un peu atypique.

Comme je vous l'ai dit un peu plus haut, voici un manga qui change des récits historiques nippons qui mettent les guerriers à l'honneur. Place à la délicatesse de ces filles de joies, aux métaphores entre ce bel insecte et la beauté de ces femmes, mais également en référence au Japon. Oui, le Japon a un rôle de première importance, même s'il ne joue finalement qu'un second rôle. Le Japon sort enfin de sa chrysalide, il s'ouvre au monde, non sans peine.

Grâce aux différentes rencontres de Kicho, l'héroïne, nous découvrons un large panel de la population d'autrefois au Japon. Les marchands devenus riches avec l'ouverture sur le marché occidental, les Néerlandais venus faire affaire et enseigner leurs sciences en échange du savoir oriental, des soldats qui ont lutés contre cette « intrusion » Européenne, les fervents défenseurs de l'Empereur et du Shogunat, ... Kicho ne refuse aucun client tant qu'il a de quoi payer. Aussi belle que mystérieuse, la jeune femme ressemble à un papillon solitaire qui aurait perdu son compagnon de vol.

Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.

Ne voyons nous pas souvent les papillons batifoler à deux ? Sous ces airs de manga historique finement retranscrit, « Le dernier vol du papillon » est également une histoire d'amour. Le journal intime de cette geisha qui s'offre allègrement aux hommes alors qu'elle pourrait faire la fine bouche. En effet : Kicho est la plus belle femme de la région, et pourtant... même après avoir apuré sa dette, elle est restée dans sa maison close. Alors où est l'amour dans tout ça ? Pourquoi Kicho ne fait-elle pas comme ses consœurs qui se trouvent un fiancé et partent une fois leur dette payée ?

À vous de le découvrir un lisant ce magnifique manga où les cultures se mêlent, au même titre que le style graphique. On ressent les différentes collaborations de Kan Takahama avec la BD franco-belge au travers de chacune de ses planches. Pas vraiment occidentalisée, mais plus tout à fait japonaise non plus. Le dessin est, à l'instar de l'aventure dépeinte, un savant mélange entre l'Orient et l'Occident, là où l'Europe a rencontré le Japon, dans les villes portuaires de ce pays si longtemps resté solitaire. Mais quelle beauté ! J'avoue avoir été un peu déstabilisée par ce style qui emprunte toute la finesse et la magie que les styles tantôt européens, tantôt asiatiques peuvent apporter à cet ouvrage. La colorisation de certaines pages sont d'une pure merveille. Sans oublier la délicatesse dans les étoffes et les coiffures de ces dames.

 

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Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.

 

Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.

 

Le dernier vol du papillon, Kan Takahama, Glenat, Seinen, historique, romance, intrigue.

 

Voici une belle façon de se perdre dans cette ère nouvelle du Japon qui ouvre enfin ses bras au monde. Quoi de plus envoûtant qu'une geisha mystérieuse et des mystères familiaux pour attiser la curiosité des plus romanesques d'entre nous. Bonne lecture !

 

ShayHlyn.

10/05/2017

La vie en doll T.3

La vie en doll, tome 3, Junya Inoue, Glénat, Shônen, Magic-girls, Thriller.La vie en doll, tome 3, Junya Inoue, Glénat, Shônen, Magic-girls, Thriller.Scénario : Junya Inoue
Dessin : Junya Inoue
Éditeur : Glénat
210 pages
Date de sortie : 05/04/2017
Genre : Shônen, magic girl, thriller.

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

L’organisation mystérieuse qui en veut à la vie de Kasumi a pour nom “Chandelier”. Dissimulée dans l’ombre, elle use des pouvoirs magiques des vierges afin d’exercer sa puissance et sa domination sur le monde entier. Lorsque Michael l’invite à se joindre à lui pour lutter contre l’organisation, Kasumi décide de prendre part au combat. C’est alors qu’elle reçoit un coup de téléphone de sa mère hospitalisée qui lui annonce que son père porté disparu est entré en contact avec elle ! Face aux deux nouvelles vierges sommées de les éliminer, Kasumi va devoir faire un choix décisif…

La vie en doll, tome 3, Junya Inoue, Glénat, Shônen, Magic-girls, Thriller.

Mon avis :

Maintenant que nous savons que « La vie en doll » n'est pas comparable au grand succès de Junya Inoue (à savoir Btooom!) – assez souvent mentionné par mon prédécesseur dans les chroniques des tomes 1 et 2 – nous pouvons entrer dans le vif du sujet abordé par ce manga clairement féminin !

La vie en doll, tome 3, Junya Inoue, Glénat, Shônen, Magic-girls, Thriller.

À l'instar de plusieurs héroïnes devenues magic girl par hasard (au fil des mangas traitant de ce thème), Kasumi est donc devenue une « vierge » à la différence qu'elle n'a pas intégré la terrible organisation secrète « Chandelier ». C'est un électron libre qui n'a qu'un seul désir : retrouver son père et comprendre ce qui se passe dans ce monde où des magic gothic lolitas traffiquent dans l'ombre pour avoir la main mise sur le pouvoir international de notre société.

Sauf erreur de ma part, c'est assez rare que les magic girls soient ainsi impliquées dans la politique et l'économie mondiale. Pour reprendre les plus classiques : Sailor Moon est une extra-terrestre venant de la Lune, Emi Magique se transforme en chanteuse pour égayer le monde, Sakura pourchasse des cartes pour devenir une grande magicienne. Jamais – ou alors très rarement – les magic girls se retrouvent imbriquée dans le « monde réel » comme c'est le cas ici. L'organisation « Chandelier » est une énième arme secrète à la solde des plus grands de ce monde.

Ce qui permet de mieux comprendre la profession du père de Kasumi – agent secret – et certainement la raison pour laquelle il a envoyé à sa fille – plutôt qu'à un collègue – les attributs de cette reine des vierges qui permettent donc à la demoiselle de se transformer en son altère ego combative et pleine de ressources magiques.

Je dois dire que c'est un concept intéressant et la trame de ce troisième volume m'intrigue quant à l'avenir de cette jeune fille qui se bat « seule » contre cette organisation de grande ampleur.

La vie en doll, tome 3, Junya Inoue, Glénat, Shônen, Magic-girls, Thriller.

Ça se laisse lire et finalement, la magie n'intervient qu'à certains moments, ce qui évite d’alourdir le dessin d'ondes magiques partant dans tous les sens. Les demoiselles sont relativement jolies – merci au charme conféré par le style lolita – et je dois dire que, pour ma part : des magic girls au service d'une organisation secrète intervenant dans l'ombre pour les grands de ce monde (ou comment avoir la main mise sur notre société, telles des mafieuses sans vergogne). J'aime beaucoup ! Ça change des magic girl qui se retrouve dans des « mondes » parallèles ou des aventures n'ayant aucun encrage dans le monde réel tout en se déroulant malgré tout dans la capitale nippone.

 

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La vie en doll, tome 3, Junya Inoue, Glénat, Shônen, Magic-girls, Thriller.

 

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La vie en doll, tome 3, Junya Inoue, Glénat, Shônen, Magic-girls, Thriller.

Mais comme notre ami chroniqueur « Coq de Combat » l'a si bien dit : c'est à peine un Shônen (pour adolescents). Car tout tend à plaire, plutôt, à la gent féminine ou, éventuellement à des accros de miss en jupon néo-victorien comme on peut en voir 30 à la douzaine dans des maid cafés et autres institutions purement nippones où ces messieurs sont accueillis pas des donzelles ainsi parées.

 

ShayHlyn.

08/05/2017

ROMANTIC MEMORIES T.1/4

 

romanticMemoriesT1.jpgVerso_303563.jpgScénario : Yukimo Hoshimori
Dessin :  Yukimo Hoshimori
Éditeur : Soleil Manga
192
pages
Date de sortie : 05/04/2017
Genre : shôjo, jeunesse, romance

 

 

Présentation de l'éditeur :

Il n’y a pas d’âge pour être nostalgique ! D’ailleurs, Sora et ses amis sont heureux de pouvoir se remémorer leurs souvenirs du passé… même les plus romantiques !

Sora est une jeune fille qui croque la vie à pleines dents. Elle aime passer ses journées avec son groupe d’amis qu’elle fréquente depuis le collège. Pour elle, l’amitié compte plus que tout, même plus que l’école et l’amour ! Cependant, elle n’est pas complètement insensible à Hacchi, son meilleur ami toujours perdu dans ses pensées. Il se serait même passé quelque chose entre eux… La nostalgie des bons moments passés avec lui la fera-t-elle craquer à nouveau ?

 

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Mon avis :

 

Qui dit Shôjo dit lycée, premiers amours, premiers ébats... Or, pour changer un peu : il s'avère que notre héroïne a déjà eu un petit ami au collège. Nulle autre que l'un de ses meilleurs amis : Hacchi. Grâce à une petite coccinelle dans ses cheveux, elle s'était rapproché du jeune homme qu'elle connaissait à peine et en moins de temps qu'il faut pour le dire : il formait un petit couple de colégiens tout mignon. Sauf que rien n'était naturel, tout était dicté par les « codes d'usage » en la matière tels que pouvoir s'embrasser, se tenir la main, se consacrer à l'autre. Rien d'étonnant alors pour que Sora, surnommée Ten, décide de mettre un terme à cette amourette... jusqu'à cette rentrée scolaire au lycée ! Et si Hacchi était malgré tout fait pour elle ?

 

Ce n'est pas un style de shôjo que je lis tous les jours. J'ai été surprise. Agréablement. J'ai presque envie de dire que ce manga brise un tantinet les codes du shôjo habituel, du moins dans l'histoire. Car le dessin, ça reste un peu du pareil au même à chaque fois... mais j'aime toujours autant !

 

Dans Romantic Memories, les quatre personnages principaux sont assez typés sans pour autant entrer dans les clichés. Sora, dit Ten, est une jeune fille coquette, aux cheveux courts qui est assez franche dans sa façon d'être et de parler ; sa meilleure amie est tout ce qu'il y a de plus féminine ; un de leurs meilleurs amis est fashion et en quête de première petite amie et enfin Hacchi est beau et mystérieux : de quoi remplir le champ de vision de plein de paillettes, de bulles de savon et de parfum de fleurs.

 

Cela aurait donc été trop simple de remettre les deux amoureux face à face et décider qu'ils allaient recommencer leur histoire d'amour là où ils l'avaient laissé – heureusement d'ailleurs, que ça ne s'est pas passé ainsi, sinon je mourrais. C'est donc face au refus d' Hacchi que Ten va apprendre à mûrir et réfléchir à ses actes. De même que Hacchi va découvrir des faiblesses qu'il lui faudra surmonter s'il veut, comme Ten, aller de l'avant.

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Résultat : je suis mitigée sur ce manga ! C'est mignon – j'aime beaucoup le petit fil conducteur qui revient régulièrement en l'incarnation d'une coccinelle – et bien que le dessin soit plus enfantin que d'autres, me faisant penser un peu à « Peach Girl » de U-Jin, mais vraiment dans les grandes lignes (si ça se trouve, je serais la seule à voir une quelconque ressemblance, même de loin) comme si Yukimo Hoshimori, notre mangaka, s'en était vaguement inspiré pour faire le visage de ses personnages : j'ai un petit goût de « trop simple » en bouche. Mais je peux me tromper car le tome deux semble préparer des petits rebondissements... Comme si l'amour n'était pas déjà assez compliqué en général ! Affaire à suivre...

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ShayHlyn.

 

24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

22/04/2017

L'Apache et la Cocotte

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.Tome 2 sur 2 : Cléo

Scénario : Stéphane Betbeder
Dessin : Hervé Duphot
Éditeur : Glénat
56
pages
Date de sortie : 22/03/2017
Genre : Romance, historique, tranche de vie.



Présentation de l'éditeur :

Destins croisés dans un Paris violent et agité

1907. Cléo a appris tout ce qu’elle avait à savoir de la Contessa et revient en France. Fréquentant les Folies Bergères, le Moulin Rouge, elle se montre au tout-Paris, gagne en popularité et devient une courtisane incontournable, apte à gagner les faveurs des grands de ce monde. Pour Ange, le visage de la capitale a bien changé. Après un séjour en prison, il réintègre la pègre et découvre que ce ne sont plus les Apaches mais les Brigades du Tigre de Clémenceau qui font désormais la loi. Les deux amants continuent de se voir, mais en secret. Les moments qu’ils passent ensemble sont comme des parenthèses enchantées. Mais ils ne tardent pas à être rattrapés par le destin. Alors que la Première Guerre Mondiale s’annonce, Ange est victime d’un piège et doit fuir le pays. Mais avant de partir, il décide de passer voir Cléo. Ils le savent, cette nuit sera leur dernière ensemble...

Stéphane Betbeder et Hervé Duphot concluent leur grand mélodrame social et romanesque : l’histoire d’un amour impossible au cœur du Paris turbulent de la Belle époque.

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.

Mon avis :

Autant vous dire que j'attendais ce tome afin de me forger une opinion sur l'ensemble du diptyque plutôt que séparément. Quoique... ce second volet – et dernier – marque la surprise. Bien que sachant que la trame principale était « un amour impossible », je n'imaginais pas qu'il serait à ce point là (mais chut, c'est un secret).

Hervé Duphot maintient son style pourtant un peu plus net dans les décors. Hormis la couverture qui reste dans le style Claude Monet comme j'aime à le dire, le reste est plus franc et toujours précis dans les gros plans. Peut-être pas assez de détails par moments, mais ça reste intéressant à regarder. D'autant plus quand nous sommes amenés à découvrir la mode des années passant...

Les tenues, les coiffures : tout est visiblement étudiés, voire peut-être dicté par un scénariste très à cheval sur son histoire. Un film qui se joue dans sa tête et que Duphot a réussit à mettre sur papier : joignant l'image au texte qui se veut respectueux de l'époque et de l'âge des protagonistes.

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.

Toutefois, le scénario de Betbeder m'a étonnée ! Pas dans la forme, non. Mais dans le fond ! Moi qui craignait encore un mélodrame comme on en voit 100 à la seconde, j'ai apprécié poursuivre la trame principale et m'attrister pour les deux amoureux. C'est là un point non négligeable qui n'était pas prévisible dans le premier tome. Ainsi, nous passons du noir au blanc d'un tome à l'autre, comme ces interludes « musicales » qui prennent un certain sens quand on découvre Cléo aux Folies Bergères.

Qui aurait cru qu'une jeune fille de joie, trémoussant ses charmes sur les trottoirs du vieux Paris puisse monter sur les planches des cabarets au succès grandissant dans les années Folles, après avoir été éduquée de mains de maître (ou devrais-je dire Maîtresse) de haut standing voguant de part le monde ?!

Sans oublier le pan d'histoire qui défile, sans pour autant le remarquer véritablement (si ce n'est grâce aux dessins). Entre les rues de Paris qui changent de mains soit des truands, soit de la police ; la mode qui évolue et ce jargon toujours un peu brut de décoffrage, surtout quand il sort de la bouche d'une jolie demoiselle comme Cléo.

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.

Et puis ce retour aux sources pour notre jolie Cocotte que personne ne semble avoir oubliée, mais dont tout le monde s'étonne de revoir aussi changée. Une évolution marquée par la qualité de ses atours. Un peu comme si elle avait manqué au tout Paris, alors que personne ne la connaissait avant les cabarets... si ce n'est d'autres prostituées et ses anciennes fréquentations.

 

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J'ai donc bien fait d'attendre ce tome 2 qui met en valeur la série complète.

Comme quoi, il ne faut pas se fier aux premières impressions... pas en BD en tout cas !

ShayHlyn.

20/04/2017

Anita Bomba T.1

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionAnita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionLe journal d'une emmerdeuse

Scénario : Éric Gratien
Dessin : Cromwell
Éditeur : Akiléos
168 pages
Date de sortie :  27 avril 2017
Genre : Aventure, Action, Science-fiction.

 

 Présentation de l'éditeur

Bien qu’illettrée, Anita Bomba, cambrioleuse de son état, n’en tient pas moins son journal de bord avec application. L’occasion de (re)découvrir ses “exploits” explosifs…


Anita Bomba – Le Journal d’une emmerdeuse, T. 1” regroupe les trois premiers tomes de la série : “Aussi loin que je me rappelle…”, “C’est pas parce que je suis pauvre…” et “Un jour j’ai arrêté de bosser…” parus au milieu des années 90, ainsi qu’une vingtaine de pages inédites signées Cromwell.

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Mon avis

Totalement novice sur ce coup là (pas que je sois une experte, loin de là), j'ai eu envie de me plonger dans cet univers explosif parce qu'on ne lit pas tous les jours « journal d'une emmerdeuse ». C'est ainsi que j'ai découvert une ville embrumée – par le brouillard, mêlé très certainement aux fumées de la civilisation industrielle. Un parfait exemple de dessins Steampunk.

Des couleurs délavées, salies par l'atmosphère ambiant et pourtant, ... pourtant : la couleur rouge, teinte mettant à l'honneur le sang, le feu et l'action (sans oublier les explosions!) se fait la part belle dans chaque case. Tantôt orangé, tantôt vif. Le rouge est partout, omniprésent et parfois même : on ne voit que lui, surtout quand Anita fait tout péter. BADABOUM !

Dès lors, on ne peut pas dire que le dessin soit beau, en soi. Mais il a du style. J'ai même envie de dire qu'il a « de la gueule » à l'instar de notre anti-héroïne qui a le corps de Sharon Stone et pourtant la tronche d'un Sylvester Stalone dans ses bons jours. Mais on l'aime cette emmerdeuse (du moins : on aime ou on n'aime pas : moi j'ai adoré).

Quant aux décors, ils sont minutieusement détaillés. À tel point qu'on pourrait imaginer faire la maquette des lieux sans problèmes. Chaque pavé, chaque fenêtre, chaque rouage des robots tout aussi présents que le rouge, ... sont tracés sans le moindre faux pas. Quelqu'un pour tenter un film ou un long métrage animé (ça nous changerait des éternels remakes à la mode ces temps ci... et quelle héroïne que cette Anita tout feu tout flamme, prête à tout faire péter pour des pépètes... en or si possible !)

Et enfin, l'histoire : j'aime beaucoup le concept de l'anti-héroïne qui est « belle de loin, mais loin d'être belle » (même si apparemment, dans un futur éloigné / univers parallèle : certains mâles aimeraient se... enfin vous voyez... hum hum), qui ne pourrait même pas vous épeler son prénom mais qui pourtant tient un journal mentalement. Le carnet de bord d'une cambrioleuse qui signe ses méfaits de belles et tonitruantes explosions.

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

Bref, j'ai été conquise par cette emmerdeuse et toute cette aventure, carte au trésor à la main. Cet univers presque post-apocalyptique – franchement Steampunk – avec toutes sortes de créatures hybrides, croisées pour la plupart avec des machines. Anita qui faire mine d'être plus érudite qu'elle n'est, ce mentor qui voit clair dans son jeu, mais qui l'aime bien cette emmerdeuse, ce robot qui les accompagne heureusement plus déglingué du ciboulot que des jointures et tout cet univers sombre, lugubre, ... domaine de l'ex flic mais tout aussi tenace "Mr Bottle" qui pourchassera sans doute Anita jusqu'aux tréfonds de ce monde.

 

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Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 Affaire à suivre et/ou redécouvrir

ShayHlyn.

18/04/2017

Les Misérables

Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.Scénario : Studio Variety Art Works (adaptation du roman de Victor Hugo)
Dessin : Studio Variety Art Works
Éditeur : Soleil
192 pages
Date de sortie :  08/03/2017
Genre : Seinen, adaptation, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Comprenez de grandes œuvres libératrices de la pensée humaine grâce aux mangas et découvrez avec plaisir les idées fondatrices de nos sociétés !

En mars prochain, les aventures de Jean Valjean, Javert, Thénardier, Cosette et Gavroche prendront une nouvelle forme dans ce récit complet en un volume.

Octobre 1815, Jean Valjean, après 19 années de bagne, revient en France, plein de rancune contre la société. Mais une rencontre va changer sa vie et le transformer en homme de bien. Pourtant en ces années-là, il est difficile de fuir son passé...

 

Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.

 

Mon avis

J'ai envie de dire « quelle misère ! »

Il est, à mon sens, des œuvres littéraires qu'il faut savoir respecter plus que d'autres et « Les Misérables » en fait partie. Victor Hugo est connu de part le monde, ses romans traduits un nombre incalculable de fois et les mangakas s'arrachent la littérature française pour redorer leur blason, si non celui de l'oeuvre elle-même. Mais est-ce que Cosette et Jean Valjean en ont vraiment besoin ?

Tant d'adaptations, de films, de séries, de spectacles, de comédies musicales, ... j'en passe et des meilleures. Pas plus tard que le mois passé s'achevait la série en 8 tomes « Les Misérables » chez Kurokawa et croyez-moi : quand on a lu la série, il est très, très, très, très, très difficile de ne pas faire la comparaison avec les deux ouvrages.

Déjà le nombre de tomes fait la différence ! 8 chez Kurokawa – 1 chez Soleil... ça laisse sceptique. Pourtant j'ai ouvert ce tome à la couverture en blanc et noir sur fond bleu, en priant comme la petite Cosette sous mes yeux – dans mon cas en espérant que je m'en sorte indemne de cette lecture, mais surtout du spectacle graphique qui m'attendait.

Aïe, aïe, aïe mes yeux : le dessin est tellement simpliste que j'en viens à espérer que Victor Hugo ne va pas se retourner dans sa tombe en voyant comment sont devenus Fantine, Jean Valjean, les Thénardier, Cosette, ... avec un petit « soulagement » pour Javert et le petit Gavroche qui ne s'en sortent pas trop mal tous les deux.

Quant au texte, évidemment : la prose de Hugo ne pouvait pas être contenue en un seul – petit – tome. Il eut fallu au moins 8 tomes (comme chez Kurokawa par exemple... je dis ça, je ne dis rien...) pour respecter le talent de l'artiste. Cet homme de lettres qui a su s'ériger au rang de grand maître de l'art avec « Les Misérables » notamment. Alors comment ne pas déplorer cette adaptation qui réduit tant et si bien (ou mal) que même certaines scènes sont modifiées comme le retour de Marius blessé, des scènes ajoutées carrément, des personnages effacés comme une des filles Thénardier qui meurt par amour pour Marius, pour ne citer qu'elle...

Je ne peux donc pas partager l'enthousiasme de Soleil qui espère, en préface que : « Cette édition des Misérables en manga n'a pas pour but de remplacer l'oeuvre de Victor Hugo (encore heureux !). En aucun cas la lecture de cette bande dessinée ne saurait dispenser le lecteur de lire le roman original si tant est qu'il ait souhaité en découvrir le contenu (c'est un fait, il y a trop d'incohérences). Au contraire, par la lecture de ce manga, nous avons la volonté de provoquer l'envie de lire cette fabuleuse oeuvre dan le texte (mal barrés avec une telle promotion). Quant à ceux qui l'ont déjà lu (oui, présente!), il n'est pas inintéressant d'ouvrir ce manga car il s'agit d'un objet des plus curieux et des plus réussis à la fois (ils se sont trompés de manga, ils parlent sûrement de l'autre, chez la concurrence...) ».

Veuillez excuser mes parenthèses dans la préface de Soleil, mais je me suis permise de penser « tout haut » en lisant cela à voix haute pour tenter de me convaincre que ces éditeurs avaient raison. Que nenni. En essayant de relativiser – et à force, vous devez savoir que je tente de le faire à chaque fois que je lis quelque-chose qui ne me plait pas – je n'ai pas trouvé une once de charme à ce manga. Déjà : il est trop court. Les Misérables de Victor Hugo – roman qui a nécessité pas moins de 2000 pages en éditions de poche – ne pouvait pas finir en 192 pages manga ! Ensuite : le dessin ? Si un ouvrage ne peut compter sur la pagination nécessaire pour en exprimer la force, BON SANG (pour rester polie) : fallait-il en plus le dénaturer avec un dessin enfantin ?

Victor Hugo c'est intense ! C'est riche en vocabulaire ! Ça vous prend aux tripes comme un coup de poing dans le ventre, de Mohammed Ali, alors que vous venez de finir un repas en 5 services le soir de Noël. C'est tout sauf cette mièvrerie en 192 pages.

En supposant... si, je dis bien SI Soleil avait décidé de draguer un jeune publique à la lecture de grands classiques tels que « Les Misérables », j'aurai pu comprendre le dessin parfois bon enfant SI (encore une fois) le dit publique avait 3 ans. C'est simple, ça fait sourire, ça fait rêver d'aventure. Mais les Misérables. Les Misérables ?! Non ! Vraiment non ! Ce roman c'est la crasse humaine, c'est la révolution, c'est... c'est le sang, le feu, la douleur. Ce n'est donc pas pour les enfants. Donc non, même le dessin ne colle pas.

Et me voilà donc à déblatérer sur un manga que je n'ai même pas aimé.

 

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Franchement, allez chez Kurokawa si vous voulez voir du bon Misérables ou lisez direct l'oeuvre originale.

ShayHlyn.