24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

22/04/2017

L'Apache et la Cocotte

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.Tome 2 sur 2 : Cléo

Scénario : Stéphane Betbeder
Dessin : Hervé Duphot
Éditeur : Glénat
56
pages
Date de sortie : 22/03/2017
Genre : Romance, historique, tranche de vie.



Présentation de l'éditeur :

Destins croisés dans un Paris violent et agité

1907. Cléo a appris tout ce qu’elle avait à savoir de la Contessa et revient en France. Fréquentant les Folies Bergères, le Moulin Rouge, elle se montre au tout-Paris, gagne en popularité et devient une courtisane incontournable, apte à gagner les faveurs des grands de ce monde. Pour Ange, le visage de la capitale a bien changé. Après un séjour en prison, il réintègre la pègre et découvre que ce ne sont plus les Apaches mais les Brigades du Tigre de Clémenceau qui font désormais la loi. Les deux amants continuent de se voir, mais en secret. Les moments qu’ils passent ensemble sont comme des parenthèses enchantées. Mais ils ne tardent pas à être rattrapés par le destin. Alors que la Première Guerre Mondiale s’annonce, Ange est victime d’un piège et doit fuir le pays. Mais avant de partir, il décide de passer voir Cléo. Ils le savent, cette nuit sera leur dernière ensemble...

Stéphane Betbeder et Hervé Duphot concluent leur grand mélodrame social et romanesque : l’histoire d’un amour impossible au cœur du Paris turbulent de la Belle époque.

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.

Mon avis :

Autant vous dire que j'attendais ce tome afin de me forger une opinion sur l'ensemble du diptyque plutôt que séparément. Quoique... ce second volet – et dernier – marque la surprise. Bien que sachant que la trame principale était « un amour impossible », je n'imaginais pas qu'il serait à ce point là (mais chut, c'est un secret).

Hervé Duphot maintient son style pourtant un peu plus net dans les décors. Hormis la couverture qui reste dans le style Claude Monet comme j'aime à le dire, le reste est plus franc et toujours précis dans les gros plans. Peut-être pas assez de détails par moments, mais ça reste intéressant à regarder. D'autant plus quand nous sommes amenés à découvrir la mode des années passant...

Les tenues, les coiffures : tout est visiblement étudiés, voire peut-être dicté par un scénariste très à cheval sur son histoire. Un film qui se joue dans sa tête et que Duphot a réussit à mettre sur papier : joignant l'image au texte qui se veut respectueux de l'époque et de l'âge des protagonistes.

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.

Toutefois, le scénario de Betbeder m'a étonnée ! Pas dans la forme, non. Mais dans le fond ! Moi qui craignait encore un mélodrame comme on en voit 100 à la seconde, j'ai apprécié poursuivre la trame principale et m'attrister pour les deux amoureux. C'est là un point non négligeable qui n'était pas prévisible dans le premier tome. Ainsi, nous passons du noir au blanc d'un tome à l'autre, comme ces interludes « musicales » qui prennent un certain sens quand on découvre Cléo aux Folies Bergères.

Qui aurait cru qu'une jeune fille de joie, trémoussant ses charmes sur les trottoirs du vieux Paris puisse monter sur les planches des cabarets au succès grandissant dans les années Folles, après avoir été éduquée de mains de maître (ou devrais-je dire Maîtresse) de haut standing voguant de part le monde ?!

Sans oublier le pan d'histoire qui défile, sans pour autant le remarquer véritablement (si ce n'est grâce aux dessins). Entre les rues de Paris qui changent de mains soit des truands, soit de la police ; la mode qui évolue et ce jargon toujours un peu brut de décoffrage, surtout quand il sort de la bouche d'une jolie demoiselle comme Cléo.

L'Apache et la Cocotte, Tome 2 : Cléo, Stéphane Betbeder, Hervé Duphot, Glénat, Romance, historique, tranche de vie.

Et puis ce retour aux sources pour notre jolie Cocotte que personne ne semble avoir oubliée, mais dont tout le monde s'étonne de revoir aussi changée. Une évolution marquée par la qualité de ses atours. Un peu comme si elle avait manqué au tout Paris, alors que personne ne la connaissait avant les cabarets... si ce n'est d'autres prostituées et ses anciennes fréquentations.

 

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J'ai donc bien fait d'attendre ce tome 2 qui met en valeur la série complète.

Comme quoi, il ne faut pas se fier aux premières impressions... pas en BD en tout cas !

ShayHlyn.

20/04/2017

Anita Bomba T.1

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionAnita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionLe journal d'une emmerdeuse

Scénario : Éric Gratien
Dessin : Cromwell
Éditeur : Akiléos
168 pages
Date de sortie :  27 avril 2017
Genre : Aventure, Action, Science-fiction.

 

 Présentation de l'éditeur

Bien qu’illettrée, Anita Bomba, cambrioleuse de son état, n’en tient pas moins son journal de bord avec application. L’occasion de (re)découvrir ses “exploits” explosifs…


Anita Bomba – Le Journal d’une emmerdeuse, T. 1” regroupe les trois premiers tomes de la série : “Aussi loin que je me rappelle…”, “C’est pas parce que je suis pauvre…” et “Un jour j’ai arrêté de bosser…” parus au milieu des années 90, ainsi qu’une vingtaine de pages inédites signées Cromwell.

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Mon avis

Totalement novice sur ce coup là (pas que je sois une experte, loin de là), j'ai eu envie de me plonger dans cet univers explosif parce qu'on ne lit pas tous les jours « journal d'une emmerdeuse ». C'est ainsi que j'ai découvert une ville embrumée – par le brouillard, mêlé très certainement aux fumées de la civilisation industrielle. Un parfait exemple de dessins Steampunk.

Des couleurs délavées, salies par l'atmosphère ambiant et pourtant, ... pourtant : la couleur rouge, teinte mettant à l'honneur le sang, le feu et l'action (sans oublier les explosions!) se fait la part belle dans chaque case. Tantôt orangé, tantôt vif. Le rouge est partout, omniprésent et parfois même : on ne voit que lui, surtout quand Anita fait tout péter. BADABOUM !

Dès lors, on ne peut pas dire que le dessin soit beau, en soi. Mais il a du style. J'ai même envie de dire qu'il a « de la gueule » à l'instar de notre anti-héroïne qui a le corps de Sharon Stone et pourtant la tronche d'un Sylvester Stalone dans ses bons jours. Mais on l'aime cette emmerdeuse (du moins : on aime ou on n'aime pas : moi j'ai adoré).

Quant aux décors, ils sont minutieusement détaillés. À tel point qu'on pourrait imaginer faire la maquette des lieux sans problèmes. Chaque pavé, chaque fenêtre, chaque rouage des robots tout aussi présents que le rouge, ... sont tracés sans le moindre faux pas. Quelqu'un pour tenter un film ou un long métrage animé (ça nous changerait des éternels remakes à la mode ces temps ci... et quelle héroïne que cette Anita tout feu tout flamme, prête à tout faire péter pour des pépètes... en or si possible !)

Et enfin, l'histoire : j'aime beaucoup le concept de l'anti-héroïne qui est « belle de loin, mais loin d'être belle » (même si apparemment, dans un futur éloigné / univers parallèle : certains mâles aimeraient se... enfin vous voyez... hum hum), qui ne pourrait même pas vous épeler son prénom mais qui pourtant tient un journal mentalement. Le carnet de bord d'une cambrioleuse qui signe ses méfaits de belles et tonitruantes explosions.

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

Bref, j'ai été conquise par cette emmerdeuse et toute cette aventure, carte au trésor à la main. Cet univers presque post-apocalyptique – franchement Steampunk – avec toutes sortes de créatures hybrides, croisées pour la plupart avec des machines. Anita qui faire mine d'être plus érudite qu'elle n'est, ce mentor qui voit clair dans son jeu, mais qui l'aime bien cette emmerdeuse, ce robot qui les accompagne heureusement plus déglingué du ciboulot que des jointures et tout cet univers sombre, lugubre, ... domaine de l'ex flic mais tout aussi tenace "Mr Bottle" qui pourchassera sans doute Anita jusqu'aux tréfonds de ce monde.

 

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Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 Affaire à suivre et/ou redécouvrir

ShayHlyn.

18/04/2017

Les Misérables

Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.Scénario : Studio Variety Art Works (adaptation du roman de Victor Hugo)
Dessin : Studio Variety Art Works
Éditeur : Soleil
192 pages
Date de sortie :  08/03/2017
Genre : Seinen, adaptation, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Comprenez de grandes œuvres libératrices de la pensée humaine grâce aux mangas et découvrez avec plaisir les idées fondatrices de nos sociétés !

En mars prochain, les aventures de Jean Valjean, Javert, Thénardier, Cosette et Gavroche prendront une nouvelle forme dans ce récit complet en un volume.

Octobre 1815, Jean Valjean, après 19 années de bagne, revient en France, plein de rancune contre la société. Mais une rencontre va changer sa vie et le transformer en homme de bien. Pourtant en ces années-là, il est difficile de fuir son passé...

 

Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.

 

Mon avis

J'ai envie de dire « quelle misère ! »

Il est, à mon sens, des œuvres littéraires qu'il faut savoir respecter plus que d'autres et « Les Misérables » en fait partie. Victor Hugo est connu de part le monde, ses romans traduits un nombre incalculable de fois et les mangakas s'arrachent la littérature française pour redorer leur blason, si non celui de l'oeuvre elle-même. Mais est-ce que Cosette et Jean Valjean en ont vraiment besoin ?

Tant d'adaptations, de films, de séries, de spectacles, de comédies musicales, ... j'en passe et des meilleures. Pas plus tard que le mois passé s'achevait la série en 8 tomes « Les Misérables » chez Kurokawa et croyez-moi : quand on a lu la série, il est très, très, très, très, très difficile de ne pas faire la comparaison avec les deux ouvrages.

Déjà le nombre de tomes fait la différence ! 8 chez Kurokawa – 1 chez Soleil... ça laisse sceptique. Pourtant j'ai ouvert ce tome à la couverture en blanc et noir sur fond bleu, en priant comme la petite Cosette sous mes yeux – dans mon cas en espérant que je m'en sorte indemne de cette lecture, mais surtout du spectacle graphique qui m'attendait.

Aïe, aïe, aïe mes yeux : le dessin est tellement simpliste que j'en viens à espérer que Victor Hugo ne va pas se retourner dans sa tombe en voyant comment sont devenus Fantine, Jean Valjean, les Thénardier, Cosette, ... avec un petit « soulagement » pour Javert et le petit Gavroche qui ne s'en sortent pas trop mal tous les deux.

Quant au texte, évidemment : la prose de Hugo ne pouvait pas être contenue en un seul – petit – tome. Il eut fallu au moins 8 tomes (comme chez Kurokawa par exemple... je dis ça, je ne dis rien...) pour respecter le talent de l'artiste. Cet homme de lettres qui a su s'ériger au rang de grand maître de l'art avec « Les Misérables » notamment. Alors comment ne pas déplorer cette adaptation qui réduit tant et si bien (ou mal) que même certaines scènes sont modifiées comme le retour de Marius blessé, des scènes ajoutées carrément, des personnages effacés comme une des filles Thénardier qui meurt par amour pour Marius, pour ne citer qu'elle...

Je ne peux donc pas partager l'enthousiasme de Soleil qui espère, en préface que : « Cette édition des Misérables en manga n'a pas pour but de remplacer l'oeuvre de Victor Hugo (encore heureux !). En aucun cas la lecture de cette bande dessinée ne saurait dispenser le lecteur de lire le roman original si tant est qu'il ait souhaité en découvrir le contenu (c'est un fait, il y a trop d'incohérences). Au contraire, par la lecture de ce manga, nous avons la volonté de provoquer l'envie de lire cette fabuleuse oeuvre dan le texte (mal barrés avec une telle promotion). Quant à ceux qui l'ont déjà lu (oui, présente!), il n'est pas inintéressant d'ouvrir ce manga car il s'agit d'un objet des plus curieux et des plus réussis à la fois (ils se sont trompés de manga, ils parlent sûrement de l'autre, chez la concurrence...) ».

Veuillez excuser mes parenthèses dans la préface de Soleil, mais je me suis permise de penser « tout haut » en lisant cela à voix haute pour tenter de me convaincre que ces éditeurs avaient raison. Que nenni. En essayant de relativiser – et à force, vous devez savoir que je tente de le faire à chaque fois que je lis quelque-chose qui ne me plait pas – je n'ai pas trouvé une once de charme à ce manga. Déjà : il est trop court. Les Misérables de Victor Hugo – roman qui a nécessité pas moins de 2000 pages en éditions de poche – ne pouvait pas finir en 192 pages manga ! Ensuite : le dessin ? Si un ouvrage ne peut compter sur la pagination nécessaire pour en exprimer la force, BON SANG (pour rester polie) : fallait-il en plus le dénaturer avec un dessin enfantin ?

Victor Hugo c'est intense ! C'est riche en vocabulaire ! Ça vous prend aux tripes comme un coup de poing dans le ventre, de Mohammed Ali, alors que vous venez de finir un repas en 5 services le soir de Noël. C'est tout sauf cette mièvrerie en 192 pages.

En supposant... si, je dis bien SI Soleil avait décidé de draguer un jeune publique à la lecture de grands classiques tels que « Les Misérables », j'aurai pu comprendre le dessin parfois bon enfant SI (encore une fois) le dit publique avait 3 ans. C'est simple, ça fait sourire, ça fait rêver d'aventure. Mais les Misérables. Les Misérables ?! Non ! Vraiment non ! Ce roman c'est la crasse humaine, c'est la révolution, c'est... c'est le sang, le feu, la douleur. Ce n'est donc pas pour les enfants. Donc non, même le dessin ne colle pas.

Et me voilà donc à déblatérer sur un manga que je n'ai même pas aimé.

 

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Franchement, allez chez Kurokawa si vous voulez voir du bon Misérables ou lisez direct l'oeuvre originale.

ShayHlyn.

17/04/2017

Lovely Fridays T.2

 

Lovely Fridays, Arina Tanemura, Delcourt, Tonkam, Shôjo, romance, jeunesse.Lovely Fridays, Arina Tanemura, Delcourt, Tonkam, Shôjo, romance, jeunesse.Scénario : Arina Tanemura
Dessin : Arina Tanemura
Éditeur : Delcourt / Tonkam
192
pages
Date de sortie : 08/06/2016
Genre : Shôjo, romance, jeunesse.

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

L’auteure de Full moon revient aux histoires d’amour pur. Cette fois, elle va se mettre dans la peau de Neko, un jeune garçon qu’elle traite comme un chat jaloux qui cherche comment mettre sa maîtresse dans l’embarras.

Pour Ai, 16 ans, le vendredi est un jour particulier. C’est le jour où elle s’occupe du CDI du lycée. Elle peut y passer du temps avec Serizawa, dont elle est amoureuse. C’est aussi le jour où elle donne des cours particuliers à son jeune cousin Nekota. Mais alors qu’elle était sur le point de se déclarer à Serizawa, Nekota l’en empêche... Il va alors devenir un vrai poison pour elle…

Lovely Fridays, Arina Tanemura, Delcourt, Tonkam, Shôjo, romance, jeunesse.

Mon avis :

Un trait unique, de grand yeux innocents pour les demoiselles, espiègles pour les jeunes hommes : pas de doute, Arina Tanemura est derrière ce dessin aussi appétissant qu'une vitrine de délicates pâtisseries. Des tons pastels, des demoiselles coquettes, des jeunes hommes un brin « bad boy » tout en étant attachant, ... voilà ce qui fait la force des mangas de cette artiste qui cherche toujours une petite particularité dans ses histoires qui les démarques un tantinet des sempiternels « trio amoureux ».

Elle peut pourtant mieux, beaucoup mieux faire quand elle s'en donne le temps et les moyens. Entre mythologies et aventures extraordinaires : Arina Tanemura est sans conteste une reine de la romance au-delà des contes féeriques, qui pour l'occasion est redescendue sur Terre pour ce qui est malgré tout une mignonne petite histoire d'amour comme les fans du genre aiment tant ! 

Ici, la troisième roue du vélo est non seulement plus jeune que l'héroïne, mais est également son cousin. Ce dernier est de toute évidence amoureux d'elle et ce n'est pas sans compliquer les sentiments de la jeune fille dont le cœur balance entre son amour de jeunesse et ce dit cousin !

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Un trio amoureux où même les prénoms ont leur importance. Car oui : il arrive que les mangakas choisissent des prénoms subtiles pour marquer la personnalité des protagonistes. Ainsi Ai qui signifie amour, se retrouve entre son cousin Nekota (de Neko – chat) un adolescent espiègle et rusé comme un félin et Serizawa (de Seri – concurrence). Avec de tels mots clés, nulle doute à se faire. Arina Tanemura joue encore avec les sentiments des adolescents avec brio, bien que ses sagas les plus célèbres soient nettement plus alambiquées. Mais tout est possible finalement, vu que nous en sommes qu'au tome 2 et il y en a encore beaucoup d'autres à lire.

Une histoire encore à fleur de peau, comme Arina Tanemura en a le secret, où l'on se perd dans les troubles des personnages. Que du bonheur pour les yeux et pour les fleurs bleues que beaucoup de nous sommes encore... ou en devenir pour nos plus jeunes lectrices.

 

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ShayHlyn.
Lovely Fridays, Arina Tanemura, Delcourt, Tonkam, Shôjo, romance, jeunesse.
Lovely Fridays, Arina Tanemura, Delcourt, Tonkam, Shôjo, romance, jeunesse.Lovely Fridays, Arina Tanemura, Delcourt, Tonkam, Shôjo, romance, jeunesse.Lovely Fridays, Arina Tanemura, Delcourt, Tonkam, Shôjo, romance, jeunesse.

15/04/2017

Prince & hero T.1

Prince & hero, Daisy Yamada, Delcourt, Tonkam, shôjo, romance, jeunesse.Scénario : Daisy Yamada
Dessin : Daisy Yamada
Éditeur : Delcourt / Tonkam
192 pages
Date de sortie :  15 juin 2016
Genre : shôjo, romance, jeunesse

 

 

Présentation de l'éditeur

Hana choisira-t-elle de se baigner dans la lumière chaude et solaire du prince ou dans celle douce et lunaire du héros ?

Ayant tout juste quitté sa campagne natale, Hana arrive dans un lycée de Tokyo et découvre très vite le décalage qui existe entre elle et les autres élèves. Son isolement va pourtant être brisé par l’intérêt qu’elle suscite chez Prince, le garçon le plus prisé du lycée, qui est intrigué par sa différence. Tombée amoureuse du beau jeune homme, Hana pourra compter sur le soutien de Hiro, un autre lycéen ténébreux et peu bavard. Mais ce dernier n’est-il qu’un ami ?

 

Prince & hero, Daisy Yamada, Delcourt, Tonkam, shôjo, romance, jeunesse. 

Mon avis :

La magie du trio amoureux a encore frappé sous le titre de Prince & Hero. Car il faut bien l'avouer, à force d'en lire : on a tendance à voir des similitudes entre chaque shôjo. Et pourtant, telles les comédies télévisées – que ce soit des films ou des séries à n'en plus finir – c'est vendeur et les gens en redemandent.

Nous voilà donc embarqués avec Hana dans la jungle Tokyoïte qu'elle découvre tout autant que le premier amour. Particularité de l'ouvrage ? Vous l'aurez compris : c'est le décalage entre paysanne et citadine. Hana est campagnarde jusqu'au bout des ongles – mignonne mais campagnarde. Ce qui se résume, dans ce manga, à des tenues extrascolaires/de ville assez... étranges, et des cadeaux sous formes de fruits et légumes frais, envoyés par les voisins du patelin natal (la tête d'une citadine qui reçoit un radis géant en cadeau, c'est pas mal je dois dire) qui sait combien la vie coûte chère à la capitale.

Prince & hero, Daisy Yamada, Delcourt, Tonkam, shôjo, romance, jeunesse. Prince & hero, Daisy Yamada, Delcourt, Tonkam, shôjo, romance, jeunesse.

 

Une solidarité peu présente chez les tokyoïtes pure souche, surtout quand le Prince de l'école jette son dévolu sur la petite nouvelle. En plus d'être traitée de bouseuse, elle va devenir « la cible à abattre » parce qu'il est impensable qu'une ringarde, comme presque toutes les lycéennes disent, soit la petite amie du Prince ! Pire encore quand le héros de l'école se met, lui aussi, à s'intéresser à Hana.

Comme on peut s'y attendre d'un shôjo, le dessin est pétillant. L'héroïne est adorable et toute timide. De grand yeux et le rouge aux joues facile. Quant aux deux protagonistes masculins principaux, ils sont à l'opposé l'un de l'autre : mais auréolé d'étoiles et de prestances. Un dessin typique donc, mais qui parvient à attendrir les cœurs purs et innocents de nos demoiselles en quête de romances et d'amours de jeunesse.

 

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Prince & hero, Daisy Yamada, Delcourt, Tonkam, shôjo, romance, jeunesse.

 

Prince & hero, Daisy Yamada, Delcourt, Tonkam, shôjo, romance, jeunesse.

 

Aaaaah l'amour, l'amouuuur.

ShayHlyn.

 Autres tomes déjà parus

prince & hero,daisy yamada,delcourt,tonkam,shôjo,romance,jeunesse.prince & hero,daisy yamada,delcourt,tonkam,shôjo,romance,jeunesse.prince & hero,daisy yamada,delcourt,tonkam,shôjo,romance,jeunesse.

13/04/2017

Addiction

Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions Auteurs : Joseph Busquet & Pedro J. Colombo
Éditeur : Akileos
92 pages
Date de sortie : 20/04/2017
Genre : Tranche de vie, psychologie, addictions


 

 

Présentation de l'éditeur :

« Une addiction, aussi minime soit-elle, peut changer ta vie pour toujours ».

Il existe différents types de dépendances... les petites, les fortes, les dangereuses, les bénignes, celles que l’on cache aux autres, celles que l’on affiche et celles contre lesquelles on se bat. Addiction vous entraînera dans les pas de six personnages accrocs au jeu, au sexe, aux nouvelles technologies, au travail... et dont les destins vont se croiser, s’entremêler. Joseph Busquet Pedro et J.Colombo explorent les grandes obsessions de notre temps à travers une narration intuitive, et des dialogues pénétrants.

Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions

Mon avis :

Les addictions. Un sujet à la fois tabou et commun. Qui n'en a jamais entendu parler ? Dans un livre, un film, à la télévision... Généralement, on nous parle de drogue et d'alcool. Mais ce n'est pas tout !

Joseph Busquet et Pedro J. Colombo l'ont fort bien présenté dans ce bouquin aux apparences « banales », « communes » sans emphase ni surdosage de couleurs. Juste ce qu'il faut pour réaliser qu'être accro à quelque-chose : ça peut arriver à n'importe qui. Votre père, votre sœur, un voisin, une collègue de bureau, ... personne n'est à l'abri. Je pense même que tout le monde est au moins accro à quelque-chose sans se rendre compte que c'en est presque maladif.

Savez-vous par exemple que si vous buvez plus de trois tasses de café par jour, il est bien possible que vous soyez dépendant ? (ça, c'est pas dit dans le bouquin, mais c'est bon à savoir)

Alors ces 92 pages nous éclairent sur cette vérité aux multiples visages. De l'accro au jeu, jusqu'à la nymphomane compulsive, en passant par la très récente mais non moins fulgurante addiction aux réseaux sociaux, entre autres dérives. Tout un tas de personnes dont la vie s'entrecroise, parfois même des proches – des amies, des membres de la famille – et qui constatent plus souvent le problème des autres plutôt que les siens.

Comme dirait l'adage : « on voit la paille dans l’œil de son voisin mais pas la poutre dans le nôtre ».

Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions

Nos deux artistes nous présentent la dépendance qui va grandissante. Envahissante. Tentaculaire. Toutes ces addictions sont souvent les fruits de pulsions incontrôlables que les « victimes » pensent pourtant pouvoir gérer. Hélas... Certains l'apprendront à leur dépend tandis que d'autres devront apprendre à vivre avec. Ou du moins : gérer. Accepter les mains tendues. Avancer... ou pas !

Je vous laisse découvrir tout cela dans ce bel ouvrage aux couleurs tantôt chaudes, tantôt froides à la limite du terne. Des personnages sans traits vraiment particuliers – Monsieur et Madame tout le monde – un trait simple, juste assez pour qu'on les reconnaisse dans la foule qui déambule sous nos yeux. Des personnages qui se démarquent, malgré tout, des décors par un subtil jeu de dégradé de couleurs, de contrastes et des textes qu'on pourrait attribuer à chacun d'entre nous.

Addiction, Joseph Busquet, Pedro J. Colombo, Akiléos,Tranche de vie, psychologie, addictions

C'est un livre à laisser entre toutes les mains (quoique... attention aux enfants, il y a des scènes olé olé), parce qu'il existe encore bien trop de « dépendants », d' « accros » qui s'ignorent. Des gens qui n'imaginent pas que ce qu'ils aiment faire peut parfois les mener loin, très loin dans la déchéance.

 

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Donc vous l'aurez compris : je vous recommande chaudement cet ouvrage qui ouvre bien des consciences face à ce problème délicat mais qui fait partie intégrante de notre vie de tous les jours, que ce soit nous-même sans le savoir, nos proches, les gens qu'on croise dans la rue.

 ShayHlyn.

05/04/2017

Le merveilleux voyage de Nils Holgersson

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Scénario : Nori Ichikawa d'après l'oeuvre originale de Selma Lagerlöf
Dessin : Nori Ichikawa
Éditeur : Nobi Nobi !
160 pages
Date de sortie :  04/01/2017
Genre : jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

 

 

Présentation de l'éditeur

Nils est un vilain garnement qui préfère jouer des tours et embêter les animaux plutôt que d'étudier sagement. Un jour qu'il s'en prend à un minuscule lutin vivant chez lui, le voilà réduit à la même taille que celui-ci ! Il ne peut alors pas empêcher Martin, le jars de la ferme, de s'envoler avec les oies sauvages... Le jeune garçon va donc l'accompagner malgré lui pour un fabuleux voyage à travers la Suède, à la découverte de la nature et de nouveaux amis. Mais Nils pourra-t-il rentrer chez lui pour que tout redevienne comme avant ? 

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

Mon avis

 

Du jaune chatoyant, des personnages souriant en couverture et cet aspect de « vieux livre » sans en être un. Pas de doute, c'est un conte de fée qui va se jouer sous mes yeux. J'écarte donc la languette marque-page toute dorée pour entamer ma lecture de ce manga prometteur s'il suit correctement la trame du roman dont il est inspiré.

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Sachez-le, le merveilleux voyage de Nils Holgersson n'est pas un simple conte à lire chaque soir aux enfants pour s'endormir. L'oeuvre originale a été spécialement demandée par l' Association Nationale (suédoise) des enseignants à Selma Lagerlöf qui s'exécuta en 1906. L'objectif de ce roman en deux tomes était d'apprendre à nos chères têtes blondes des rudiments de géographie, mais aussi des notions de faune et de flore scandinave de façon plus ludique.

Autant vous dire que le manga suit la même logique en s'ouvrant sur une présentation des personnages et une carte de la Suède (ses villes principales, celles où Nils va aller ainsi que les pays limitrophes). Un dessin simple, des textes abordables et un découpage des chapitres qui donne vraiment envie d'en lire un chaque soir aux enfants avant d'aller se coucher.

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

Moi, pour ma part : j'ai tout lu d'une traite ! Indéniablement pour enfants, ce manga possède néanmoins ce côté charmant qui berce les plus âgés de souvenirs et de nostalgie. Au cœur même du folklore scandinave, on se laisse guider par les oies sauvages qui ont accepté l'espiègle garçon devenu « Tom pouce » dans leur périple vers la Laponie.

 

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Un ouvrage que je conseille donc aux parents en manque d'inspiration pour la lecture du soir.

ShayHlyn.

03/04/2017

Verte

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Scénario : Marie Desplechin
Dessin : Magali Le Huche
Éditeur : Rue de Sèvres
72 pages
Date de sortie : 22 mars 2017
Genre : adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.



 

Présentation de l'éditeur :

Des héroïnes irrésistibles pour des aventures hilarantes et... ensorcelantes !

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Mon avis :

Au secours ! À l'aide ! Aidez-moi ! Je ne sais pas quoi écrire sur cet ouvrage que je viens de lire... Déjà, parce que je n'ai pas lu le roman original de Marie Desplechin (qui n'a rien de moins qu'été sélectionné par le ministère de l'Éducation Nationale. Française je présume) et ensuite parce que, ne tournons pas autour du pot : je n'ai franchement pas aimé.

Baf, ça y est, c'est l'embardée... mais comment voulez-vous qu'une adepte du superbe graphique manga (dans la majeure partie du temps) puisse apprécier... ça ! J'ai l'impression de me retrouver à 11 ans, moi aussi, à mon premier cours de dessin au collègue, sans avoir jamais fait autre chose que de ne pas dépasser des lignes en usant de mes crayons dans un livre à coloriage.

Ce dessin est... je vous avoue ne pas trouver les mots. Ce dessin est trop « enfantin », trop « basique », trop « j'en passe et des meilleures ». Du coup, je me suis dit que le texte en vaudrait la chandelle et BAM à nouveau ! Une bonne claque dans la figure, malheureusement pas dans le bon sens du terme. Je sais qu'une sorcière, dans l'esprit du commun des mortels, doit être laide, avec des furoncles, le nez crochu et parler en psalmodiant des incantations saugrenues.. mais autant vous dire que j'aurai préféré.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ma vision dessinée d'une apprentie sorcière, pour moi, c'est... non pas Sabrina ... « Amandine Malabul, sorcière maladroite » ! C'était du noir et blanc, c'était tout ce qu'il faut de détails et ma foi : ça rendait bien. Même si ce n'est pas un récit de cette époque – contrairement à Verte qui est bien contemporaine – au moins, j'appréciais chaque page. Ici, hormis trouver une certaine sympathie pour Verte et sa grand-mère... c'est à peu près tout ce que je peux en dire de bien.

Les personnages sont très « typés » à la limite de la caricature, mais j'ai franchement du mal avec ce type de dessin. De même que tout le texte en manuscrit : Allo ?! Je sais que c'est narré par une gamine de 11 ans, mais quand même...

Puis j'ai tenté de relativiser.

Si le roman d'origine a été sélectionné par le ministère de l'Éducation, c'est que ce livre est destiné à des jeunes. Certes. Donc le texte ne doit pas être trop farfelu, même quand on parle de sorcellerie. Du coup, ça peut se tenir. Les jeunes de nos jours savent un minimum ce qu'est de la mandragore grâce à Harry Potter et c'est à peu près tout ce qu'on site de « surnaturel ».

Toujours en me disant : c'est pour des jeunes de l'âge de l'héroïne, j'ai pu concevoir le style d'écriture. Nous sommes face à une gamine qui écrit sa vie avec de temps en temps des phylactères pour les dialogues à la façon dialogue théâtral comme le mentionne Magali Le Huche dans une interview. Donc : admettons. Mais ce dessin ?! C'est Verte aussi qui a dessiné ?

En reconnaissant que les expressions du visage sont bien rendues, le reste c'est... du crayonnage d'enfants un tantinet doué pour son âge, si on suppose ce que dit un enfant à 8 ans.

Ça peut paraître réaliste, certes. On peut imaginer dans quelle rue ça se passe, la déco des maisons, la cour de récré... mais je dis non. Non, NON et NON ! Autant vous dire que je relègue ce type de dessin à du Bob l'éponge, du Gunball et Adventure time à la sauce française.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ça aurait pu... AURAIT PU... être une chouette BD pour enfant s'il y avait eu plus de matière à lire et plus de charme graphique à regarder. Je m'en retourne donc à mes mangas – avec une petite envie quand même de lire le roman original pour me faire une meilleure idée des aventures de Verte – pour oublier ce fiasco pour lequel j'ai quand même écrit plus que je ne l'aurais cru.

 

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Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 ShayHlyn.

28/03/2017

Jane Eyre

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Scénario : Crystal S. Chan (adaptation du roman de Charlotte Brontë)
Dessin : SunNeko Lee
Éditeur : Nobi-Nobi 
336 pages
Date de sortie : 08/02/2017
Genre : adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

 

 

Présentation de l'éditeur :

Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, une femme jalouse qui fait de sa vie un enfer. Aidée par le médecin de famille suite à un malaise, Jane va partir dans le pensionnat de Lowood, une école insalubre où le typhus fait beaucoup de victimes. Rescapée de cet endroit, elle trouve ensuite un emploi de gouvernante dans le manoir de Thornfield. Sa rencontre avec le maître des lieux bouleversera sa vie à tout jamais mais l’indépendance de la jeune femme lui permettra-t-elle d’atteindre ce bonheur longtemps recherché ?

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Mon avis :

Jane Eyre, une héroïne qui partit de rien pour obtenir amour et fortune. Inspirée de la vie même de l'auteure, ce roman fut un grand succès à son époque et il continue encore de faire rêver plusieurs personnes – moi la première. C'est donc fière d'avoir lu l'original, vu les films et les séries que je me suis attaquée à ce manga adapté par Crystal S. Chan et SunNeko Lee.

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Cet ouvrage a tout d'un roman de prime abord : le format (si ce n'est le sens de lecture propre à la majorité des mangas) broché et même le cordon – marque page qui ajoute au charme de ce livre. De quoi donner envie de se caler au coin du feu, ou pelotonnée sous sa couette, pour commencer la lecture de Jane Eyre. Tout y est (sauf erreur de ma part évidemment) ! L’acariâtre tante, le cousin insupportable, … et même la chaise de la honte quand Jane se retrouve accusée de mensonge au pensionnat.

Le tout mettant en avant les personnages plutôt que les décors qui sont souvent de simples tramages. Néanmoins, quelques détails permettent d'accentuer les situations : les arbres dénudés au pensionnat, le luxe du manoir où Jane travaillera par la suite, la simplicité de l'école de village. Mais juste ce qu'il faut pour dépeindre l'atmosphère exprimant tantôt l'état d'esprit d'une seule personne, de l'ensemble des personnages ou simplement la saison de l'année.

Il y a tant à savoir sur les personnages de toutes façons ! Jane est relativement introvertie – la majeure partie du temps – donc elle analyse beaucoup les gens qui gravitent autour d'elle. Une observation minutieuse accentuée par les phylactères laissant parler la narratrice. Nous découvrons ainsi les différences culturelles, la façon de penser à l'époque victorienne et cette « petite elfe » (comme l’appellera souvent Mr. Rochester), Jane, qui ne demande rien à la vie. Juste être heureuse et aimée contrairement à son enfance triste et sans chaleur.

Dès lors, impossible visiblement pour SunNeko Lee de dessiner un personnage « ordinaire » comme l'héroïne est pourtant décrite dans l'ouvrage original. Au contraire, Jane Eyre a beaucoup – BEAUCOUP – de charmes dans ce manga, tout comme Mr. Rochester qui n'est pas « laid » comme il aime à le dire... juste plus vieux que Jane. Un démarcation qui rend les traits de l'héroïne presque poupins à côté de ceux de son bien-aimé plus sévères.

Mais voilà une superbe adaptation ! Où les passages « chibiesque » m'ont moins interpellés que ceux vu dans « Orgueil et préjugés » (souvenez-vous : voir des étoiles dans les yeux des personnages ou les voir avec des visages grotesques m'agaçait un tantinet). Ici, on peut voir la sagesse de la jeune femme face aux épanchements amoureux de son aîné qui ne se sent plus de joie. Son éloquence est d'autant plus marqué quand il se retrouve des étoiles pleins les yeux et des perles précieuses plein les mains.

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Je mets donc un bon point à ce manga qui magnifie la littérature classique pour le bonheur de ses lecteurs, qu'ils soient amateurs des écrits de Charlotte Brontë ou qu'ils découvrent ces œuvres romanesques pour la première fois.

 

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ShayHlyn.