09/03/2017

Woodstock t. 15 - Asada

Woodstock_tome_15.jpgSans titre.pngAuteur : Yukai Asada.
Éditeur : Glénat Manga.
192 pages.
Sortie : 18 janvier 2017.
Genre : Seinen.

 

 


Résumé :

Le pays de l'Oncle Sam va enfin pouvoir découvrir le groupe Charlie, un véritable joyau musical. Mais une fois là-bas, Gaku devra faire face à son ancien partenaire : Psy (pas le chanteur sud-coréen (rires)). Le future du groupe, dont le personnage principal est le leader, dépendra de ces retrouvailles.


Mon avis :

Déjà, pourquoi ce titre, "Woodstock" ? Pour les plus jeunes d'entre nous, c'est en rapport avec une festivité chantante qui s'est tenu sur une propriété agricole de Bethel, dans l'Etat de New York, du 15 au 17 août 1969. Dépourvus de toute expérience, ses quatre promoteurs parviendront néanmoins à réunir le gratin de la scène rock, notamment Jimi Hendrix, Sly and The Family Stone, The Who, The Grateful Dead, Janis Joplin, The Jefferson Airplane, Country Joe and The Fish, Joe Cocker, Santana, Blood, Sweat and Tears, Crosby, Stills and Nash.

Peu de billets ont été vendus mais quelques 400 000 personnes se sont quand même présentées à l'ouverture (à noter que les estimations divergent) demandant pour la plupart à entrer gratuitement, revendication qu'ils allaient voir exaucée en raison de l'absence quasi complète de personnel de sécurité. La pluie battante avait transformé le site du festival en un véritable champ de boue mais le public ne semblait pas y prêter attention et le concert s'est poursuivi le plus naturellement du monde.

Si j'ai trois reproches à faire, petits dans l'ensemble, le premier porte sur les dialogues. C'est assez montagneux. On a de la crème mais, par moments, on a de la daube. Second reproche : quelques détails du dessin mais rien d'alarmant. Quand les musiciens sont en transe, absorbés par leur passion, ils dégoulinent exagérément. À part ça, je n'ai jamais été déçu par le dessin de n'importe quel manga ! Et on y vient, the last but not least, lorsque le groupe joue chez les 'Ricains, on voit beaucoup plus leurs concurrents faire exploser les guitares qu'eux-mêmes. Dommage. Par contre, ce qui n'est pas dommage, c'est la flatterie de l'auteur par des dessins apothéotiques à des artistes comme David Bowie, les Beatles ou même Iggy Pop, pour me limiter à ceux-là. Mélomanes, soyez ravis ; ces mégalomanes font tonner les amplis !

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Mister Med.

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03/01/2017

Quelle Famille Formidable !

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Dessin : Collectif.
Scénario : Jacky Goupil et Christian Godard.

Éditeur : Vents d'Ouest.
96 pages.
Sortie : 9 novembre 2016.
Genre : Humour.


Résumé :

Une famille formidable, c'est quoi ? Des frères, sœurs, belles-mères pas toujours belles, beaux-pères pas toujours beaux, etc. Mais qui sont-ils ? Les connaissez-vous bien ? Peut-on les choisir ? Grâce à cet album de BD, vous allez comprendre la famille, l'accepter et même rigoler avec elle. Un magnifique et hilarant album pour toute la famille !


Mon avis :

À ne pas confondre avec le feuilleton "Une Famille Formidable" qui, grâce à son succès, aura été diffusé durant des années sur certaines chaînes et, particulièrement, sur TF1. La série "Les Super Guides en BD" n'a, une fois de plus, pas chômé en enfantant un nouveau produit humoristique. Hélas, ça ne vaut pas "Les Papas En BD" mais ça ne vaut pas non plus "Maudit Manoir" (pardon pour Manu Boisteau et Paul Martin).

Étant issu d'une famille composée de frères, soeurs, demi-soeurs, beaux-frères, belles-soeurs et même d'une belle-mère (je sais, ça en fait du monde (rires)), je suis censé me sentir concerné. Pourtant, bien que cette bande dessinée traite de façon relativement complète cette thématique, je ne me suis pas boyauté de rire. Je ne me retrouve pas non plus dans la majorité des cases mais ça ne sera peut-être pas le cas des autres bibliomanes.

Inopportunément, le dessin est moyen. Il commence à y en avoir ras-la-casquette de ces albums dont seule la couverture est belle. Pourtant, il y a du monde sur le coup : Patrick Prugne dit Tybo, Cédric Ghorbani et Jean-Christophe Grenon. Sans gracier les coloristes : Camille, Isabelle Lebeau et l'Atelier Cerise (Cynthia Englebert et Gianluca Carboni). Ni, congrûment, le responsable de la couverture : Fabio Lai. Aucune sorte de famille n'est épargnée pour guère de franche rigolade à gorge déployée.

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Mister Med.

26/12/2016

Les Fondus du chocolat

1c.jpgPlancheA_288276.jpgScénario : Hervé Richez et Christophe Cazenove.
Dessin : Bloz.
Couleurs : Alexandre Amouriq et Mirabelle.
Éditeur : Bamboo.
48 pages.
Sortie : 31 août 2016.
Genre : Humour.

 


Résumé :

Saviez-vous que, pour séduire, une boîte de chocolat est plus efficace qu'une boîte de nuit? Que les vertus du chocolat noir prolongent l'espérance de vie? Depuis qu'ils craquent pour le chocolat, Les Fondus sont incollables sur cet aliment. Les Mayas furent les premiers à consommer le cacao et les fondus à en faire une BD.


Mon avis :

Avant toutes choses, j'aimerais confabuler d'une petite surprise de la part des auteurs à ma déférence qui m'a indubitablement touché (vous pouvez considérer ça comme un avant-propos). J'ai eu droit à un petit dessin sur la page qui précède celle du titre. On y voit un homme pignochant une tablette de chocolat et allégeant : "Ouais, ouais, 'vous inquiétez pas, Méhdi va faire sa chronique... Dès qu'on aura terminé de déguster le nouvel arrivage de chocolat! Praliné... Fourré... Ganache... Lait... Noir et tout ça [...] Bonne dégustation". C'est qu'il y avait beaucoup de cette mangeaille à déguster (rires). En tout cas, je ne dis pas du tout que c'était le but mais ça ne m'amadouera pas pour les cotes (re-rires).

Plus sérieusement, le schéma reste le même tant pour le dessin que pour le scénario quand on compare cet album aux autres de la série. Après tout, si la recette a toujours le vent en poupe, à quoi bon en changer les ingrédients?! Surtout lorsqu'il faut intransitivement révoquer, relativement à cette saga, l'aspect humoristique qui est, une fois de plus, au top niveau. Seul pépin, le ludisme. C'est tout à l'honneur de ce trio de ne pas viser à abrutir les bédéphiles que nous sommes, en incluant même un cahier pédagogique, mais trop de ludisme tue le ludisme. Enfin, c'est quand même mieux que d'idiotiser les masses. Une bande dessinée qui fera particulièrement saliver les fanas de cette saveur mais attention : à consommer avec modération pour esquiver l'indigestion.

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Mister Med.

 

23/12/2016

La Banlieue du 20 heures

1c.jpg953595-othmane.pngScénario : Jérôme Berthaut.
Dessin : Helkarava.
Éditeur : Casterman.
164 pages.
Sortie : 31 août 2016.
Genre : Humour, documentaire.




Résumé :

Jeune journaliste, Jimmy Tendini fait ses premières dents au service des faits divers du journal télévisé. On l'envoie donc couvrir la banlieue : il découvre alors comment on fabrique l'information sur ces quartiers populaires.


Mon avis :

Mention ultra spécial à l'auteur! C'est une des meilleures BD que j'ai jamais lu malgré la bassesse du dessin! C'est simple : il y a dans cette bande dessinée ce que je dénonce depuis plus de 14 ans! Les médias mainstreams, dominant (par exemple, en France : TF1, France 2, ... En Belgique : RTL TVI, RTBF, ... En Suisse : RTS, etc.) en prennent pour leur grade! C'est une bonne claque qui leur est adressée. Après, on s'étonne encore que le Brexit ait été voté et que Trump soit élu président. Jimmy, ce journaliste encore frais n'est pas au bout de ses surprises, il est loin d'imaginer dans quoi il s'est embarqué! À tire-d'aile, il ne pourra tirer qu'une seule conclusion de cette expérience : aujourd'hui, ce type de journaliste est un prostitué du système de peur de ne pas se retrouver à la porte. Heureusement, et surtout depuis les années 2000, au pire, il pourrait se reconvertir dans le journalisme libre et indépendant pourvu (ça dépend du média, voire du webmédia) qu'il ne se fasse pas taxer, faute d'intoxication, d'extrême-droitiste. Je salue également le grand courage de l'auteur qui n'a pas eu peur de nous faire passer des messages qu'on ose pas faire passer, surtout en 2016! Peine maximum contre la propagande ; des albums comme ça, on en redemande!

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Mister Med.

16/12/2016

Boulevard des SMS

Boulevard-des-SMS.jpg9782203120006_4.jpgScénario : Brigitte fontaine.
Dessin : Alfred.
Éditeur : Casterman.
100 pages.
Sortie : 21 septembre 2016.
Genre : Roman graphique, poésie.

 


Résumé :

Révoltée contre toutes formes de mort, l'oeuvre de Brigitte Fontaine est ponctuée d'illuminations, de divagations et de vérités trop humaines pour inspirer l'indifférence. Ce ping-pong entre textes et dessins tisse un dialogue inattendu, tour à tour profond et désopilant.


Mon avis :

Le quatre juillet de cette année, à 16h50, je reçois un mail comme j'en reçois habituellement contenant la sélection d'un éditeur quelconque avec un choix considérable d'albums à chroniquer. Ce courriel-ci portait sur le programme des éditions Casterman d'août et septembre. Jusque-là, rien d'anormal. Sauf qu'en zieutant l'éventail, soudain, je me dis "non, Brigitte Fontaine, LA Brigitte Fontaine que la plupart connaît pour sa personnalité très décalée, très atypique (c'est pas rien de le souligner) s'est essayée à la BD". Elle qui est plutôt connue pour être à la fois chanteuse, comédienne, écrivain, dramaturge, parolière et non pas bédéaste. Du coup, quelle résultat pour cette "oeuvre"?

Les bédéphiles que nous sommes, au contraire, la dénommerait séance tenante comme un recueil de citations, maximes, proverbes poétiques illustrés à chaque fois par des dessins tantôt absurdes, tantôt pas. C'est curieusement comme un ouvrage pour enfant mais adapté pour adultes. C'est propre à l'écrivailleuse qui est manifestement plus passionnante à lire qu'à côtoyer (rires). Moi qui aime la poésie, je suis un peu servi. Je ne peux aussi que talocher la profondeur et la part de vérité de ce spicilège, même s'il arrive à la responsable des textes de partir en sucette. C'est à très facilement deviner à quoi elle aura carburé tout au long de sa vie, sans vouloir être méchant.

Concisément et en dépit de tout (surtout du dessin), il y a encore beaucoup de talent comme en témoigne la page 14, pour ne me chaloir que d'elle : "Dans une prison, tout le monde est prisonnier. Mais un geôlier, il ne pense pas à s'échapper".

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Mister Med.

 

Alban Dmerlu T.2 : Du vent dans les voiles

Couv_287827.jpgPlancheA_287827.jpgAuteur : Polpino.
Éditeur : Beaupré.
48 pages.
Sortie : 28 septembre 2016.
Genre : Humour.

 

 


Résumé :

C'est pas le premier venu qui peut s'inscrire au Vendée Globe! Ah ça, non! Il faut faire ses preuves parce que faire le tour du monde en solitaire, c'est réservé aux champions! Alban, lui, a fait la Transat en double et la Route du rhum en même temps!


Mon avis :

Señor Alban Dmerlu est de retour mais, prospérement, pas pour nous jouer des mauvais tours. Précédemment, il avait du sable entre les orteils. Désormais, il a du vent dans les voiles. Pour tout vous expliquer, ce qui devait être pris au deuxième degré l'a été pris au premier. Son ami Roland Goustine, qu'on retrouve dans ce second tome, a involontairement fait jaillir du cerveau de cette vieille canaille d'Alban l'idée de participer - à sa façon - au Vendée Globe. La stupéfaction ne tarde pas d'envahir Roland qui finira par le suivre dans sa lypémanie, particulièrement vu son âge!

Ce deuxième volet reste fidèle au "localisme lexical" et à son trait caricatural qui caractérise bien cette série mais l'humour, lui, commence à s'orienter vers un autre angle. Il se dirige plus vers une habileté aux jeux de mots plus prononcée. De ce point de vue-là, que du positif. Par contre, la leçon n'a pas été retenue pour les minuscules là où il devrait y avoir des majuscules. J'ajouterai aussi qu'on a pas vraiment l'avis de Miss Dmerlu sur cette passade, alors qu'elle a un toujours son caractère assez trempé.

Pour boucler la boucle, dès que j'ai commencé à compulser ce nouveau titre, j'ai eu peur qu'il soit moins désopilant que son prédécesseur. Or, tout compte fait, dans ce domaine, le niveau surnage (c'est le cas de le souligner (rires)). Hugues Aufray avait chanté "... 18 noeuds, 400 tonneaux ;..." Là, c'est plutôt "... Un vieux quinteux, 400 bistrots ;... (Re-rires).

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Mister Med.

 

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10/12/2016

Moyasimon-Il était une fois les microbes T.12

moyasimon-12-glenat.jpg9782344013687_pg.jpgAuteur : Masayuki Ishikawa.
Éditeur : Glénat Manga.
208 pages.
Sortie : 21 septembre 2016.
Genre : Seinen.

 

 


Résumé :

Alors que le séminaire Itsuki s'est enfin attelé à la production de saké, Madoka Nishino, la mystérieuse candidate du professeur à l'élection de Miss Fac Agricole, manifeste un dégoût profond pour cet alcool. C’est alors que Madoka se met en tête d'épouser Sawaki! Les problèmes de la jeune fille vont pousser les étudiants à s’interroger sur leur avenir et sur le sens d’être adulte et faire partie de la société.


Mon avis :

L'auteur nous sert, pour la douzième fois, un manga "cognitif". Si on lit entre les lignes en aspirant à décoder la babillarde qui se muche au revers de l'antienne du saké, on dénichera une élucubration à l'entour du désagrément de déchiffrer les adultes et le corps social. On sent que Masayuki s'évertue à ne pas distendre les choses, à bien les schématiser, à savoir déterminément où il s'achemine et à savoir sonder tout ça sans théâtralisme mais plutôt adéquatement en y assortissant systématiquement sa notule de dérision à laquelle il est tant boulonné.

Et quel en est le couronnement? Un volume hautement attrayant lorsqu'il s'avise à une approche de thématiques en vertu desquelles il a excessivement de choses à déclamer. Sourcilleux de ressortir intact de cette lecture qui est une des plus parachevées mais au summum de l'astreinte et pour cause : sa jaserie! Max Horkheimer, ancien philosophe et sociologue, attestait ceci : "Le développement à cessé d'existé. L'enfant est adulte dès qu'il sait marcher et l'adulte, en principe, reste dans l'invariabilité". À vérifier.

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Mister Med.

08/12/2016

La Manufacture des belles enveloppes

manufacture_couv.jpgPlancheA_284788.jpgAuteur : Chris Oliveros.
Éditeur : Delcourt.
104 pages
Sortie : 17 août 2016.
Genre : Drame fantastique.

 

 


Résumé :

Jack Cluthers ne parvient plus à joindre les deux bouts. Effectivement, sa petite entreprise, qui fabrique de très jolies enveloppes, est vouée à disparaître face à la concurrence industrielle.


Mon avis :

C'est un strip bien fouille-au-pot qui nous provient de celui qui est non seulement l'élaborateur de cet effeuillage mais aussi à la tête de la maison d'édition Drawn And Quarterly depuis 26 ans. Grâce à quoi, il daigne à éditer en langue anglaise des auteurs français à l'instar de Baru, David B., Clément Oubrerie et éminemment Guy Delisle. À l'avenant, cette historiette encense la nébulosité, l'ineptie, l'affliction et la résignation.

La "bicolorité" noire et blanche du dessin au bornage de la délicatesse, revêtu de futiles motifs et tressaillements, devient abrupt et récurrent en un tour de main. 484 grammes de pages qui évoquent ces films alanguis, pas folichons pour un sous et qui convient à décrocher hâtivement.

Si l'on doit dogmatiquement se mémorer l'une ou l'autre chose avenue de ces plus de cent pages, c'est que dans les années 1950 (décennie de l'action) et de nouveau aujourd'hui, dans de nombreux pays, il est préférable pour l'homme de demeurer affranchi, en conformité avec les goûts en vigueur afin qu'il puisse subsister au coeur d'un monde sans condescendance. Une fabulation cafouilleuse à l'antithèse d'une affabulation harmonieuse.


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Mister Med.

07/12/2016

Les Papas en BD t. 1 : Papa un jours, papa toujours!

teaserbox_2470738457.jpg1.PNGScénario : Jacky Goupil.
Dessin et couleurs : Dentiblù.
Éditeur : Vents d'Ouest.
40 pages.
Sortie : 2 novembre 2016.
Genre : Humour.


Résumé :

Il y a les papas qui sont occupés, qui font des bisous, qui sont super forts, qui endorment les enfants, qui sont vraiment super cools, qui s'impatientent un peu mais pas trop, qui connaissent des choses,... Tous ces papas étonnant et plein d'autres encore sont réunis dans cet album d'humour parce qu'il ne faut jamais oublier que les papas sont formidables!

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Mon avis :

Rien que la première page est touchante! Déjà, le deuxième de couverture dit ceci : "À compléter et à offrir au meilleur papa du monde"! Mais, de quoi s'agit-il? Eh bien, on en revient à la première page : il est question du diplôme destiné à ce fameux papa. C'est-y-pas mignon (rires)? Et ce n'est pas tout : on retrouve ce même message et ce même diplôme tout à la fin de la BD. L'auteur aurait-il pensé aux parents homosexuels (re-rires)? Ce premier tome commence ET finit fort parce que si on s'intéresse de plus près à ces diplômes (et oui, on est pas au bout de nos surprises), on peut y lire : "compte tenu que Monsieur Untel est beau (si, si), intelligent, sympa, rigolo, qu'il ne laisse pas traîner ses chaussettes sales ni ses vieux slips kangourous et qu'il sait faire des crêpes, le bureau officiel des papas certifie que Monsieur Untel est vraiment un papa trop génial. Fait le xx/xx/xxxx". Force est d'apparoir que l'humour s'impose incessamment!

Je ne peux que valider le formidable taf de Jacky Goupil qui a pu s'inspirer de situations dans lesquelles spécifiquement les papas mais aussi les mamans et les enfants pourraient d'abord identifier les patriarches avant de se reconnaître eux-mêmes. Ce serait oiseux de sortir nos boules de cristal pour savoir si cette série aura du succès tellement elle est aguicheuse!

Un autre labeur de précellence est celui des dessinateurs-illustrateurs-coloristes Dentiblù. En vérité, il est question de deux personnes, Stefano Bonfanti et Barbara Barbieri, formant un duo ayant emprunté un pseudonyme. Ils nous font don de couleurs et d'un dessin bien vif, bien clair. Les planches sont même plus belles que la couverture! D'ordinaire, c'est le contraire!

Un bel hommage pour ces papas qui, pour la plupart, rendent peut-être au surplus hommage à Pascal Obispo en chantant à leurs mômes pour qu'ils roupillent : "...Tu es mon millésime, ma plus belle année ; pour ce bonheur en prime que tu m'as donné ; je suis à jamais ta terre ; c'est ça, être père..."


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Mister Med.

 


9 types de papas (Pierre Croce feat... par HUMORESQUE2

10/10/2016

Fort Boyard T.1 : Les Monstres des Océans

fort-boyard-les-monstres-des-oceans.jpgbd-fort-boyard-2016-planche-2.jpgScénario : Benjamin Ferré.
Dessin : Christopher Lannes et Gildas Le Roc'h.
Couleurs : Joël Odone.
Éditeur : Soleil.
48 pages.
Sortie : 29 juin 2016.


Résumé :

Un groupe de cinq jeunes ados vient participer aux jeux du Fort Boyard. Mais un événement incroyable se produit : trois monstres marins venant d’une autre dimension fondent sur le fort dans le but de dérober le trésor de Boyard !

Dès lors, le jeu n’en est plus un : nos cinq héros devront affronter des monstres et des épreuves bien réels pour sauver le Fort Boyard.
Que l’aventure commence !

 

Mon avis :

 

Avant d'être une adaptation en bande dessinée, Fort Boyard, jusqu'à ce jour, reste le jeu télévisé français le plus exporté dans le monde depuis 26 ans ! Ce divertissement est, avant tout et fatalement, un des plus grands succès de l'histoire de la télévision française; dans la lignée d'Intervilles, du Grand Bluff, etc. Avec des pics d'audience allant, en moyenne, de 2.204.857 à 6.162.800 téléspectateurs chaque saison sachant qu'il s'agit de diffusions estivales (sauf cas exceptionnels) !

Si vous vous attendez à voir, lors de la lecture de cette BD, des "stars" du même acabit que Francis Lalanne, Laëticia Milot ou Arnaud Ducret avoir le trouillomètre à zéro en bravant serpents, araignées, cafards ou autres espèces, détrompez-vous. Il est plutôt question de cinq enfants : Liz, brillante et vive d'esprit ; Noa, altruiste et impavide ; Sam, impulsif et courageux ; Lou, vaillante et combative ; Léo, érudit et prudent.

On pousse encore loin le surréalisme enfantin vu le scénario mais le dessin, lui, est nickel avec des Passe-Partout, Passe-Muraille, Passe-temps et autres plus vrais que nature sans oublier un père Fouras plus expressif, vivace et vigoureux que l'original ! Ce qui devrait faire plaisir à Yann Le Gac. Vous l'aurez compris, c'est surtout aux plus jeunes que plaira cette série.

En gros, à travers ce premier numéro, vous verrez le fort le plus célèbre du monde comme vous ne l'avez jamais vu. Rien à voir avec l'authentique parce que là, on est vraiment moulé dans le surnaturel fantastique, l'heroïc-fantasy, avec plus de scènes d'action presque à chaque page que d'énigmes à proprement parler. Pour moi, ça sent quand même le carton sur les planches après le carton télévisuel. Je vous laisse avec cette phrase du père Fouras : "la partie va commencer alors préparez-vous à trembler, car vous êtes loin d'imaginer, ce qui va vous arriver (rires)".

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Mister Med.