22/05/2017

Space Reich - T2 - Rapaces en orbite

Space Reich, Rapaces en orbite, Soleil, Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic, Uchronie, WunderwaffenSpace Reich, Rapaces en orbite, Soleil, Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic, Uchronie, WunderwaffenScénario : Richard D. Nolane
Dessin : Marko Nikolic
Éditeur : Soleil
48 pages
Date de sortie : 8 mars 2017 
Genre : Uchronie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Space Reich, Rapaces en orbite, Soleil, Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic, Uchronie, WunderwaffenDébut 1948, le ton monte entre les USA et le Reich engagés dans une course à l’espace de plus en plus féroce. Les premiers êtres vivants expédiés dans l’espace par les Allemands survivront-ils aux rayons cosmiques mais surtout à un atterrissage dramatique ? De Gaulle et la France Libre vont-ils devenir un vrai atout pour les Américains alors que Lindbergh commence à montrer une ivresse pour le pouvoir qui n’a pas échappé aux dirigeants nazis ?

 

Mon avis

D’ habitude, j’aime bien les Uchronies… Mais là…

Pourtant, le pitch est génial. La victoire du Reich et la destinée du Monde au lendemain de la 2ème Guerre Mondiale, partagé entre les 2 superpuissances, germanique et américaine, qui luttent sans merci pour une suprématie spatiale essentielle et indispensable à leurs ambitions respectives, c'est dl'a bombe !!! Le problème vient d’un scénario un peu pauvre. L’histoire suit (à peu près) son (nouveau) cours et les événements s’enchaînent logiquement, sans vrais remous ni suspense. C’est dommage. Bien sûr, l’auteur nous place quelques personnages réels qui titillent un peu notre intérêt le temps de quelques cases, mais, sans jeu de mots (enfin, si, quand même un peu, on parle de fusées tout de même), le tout ne décolle pas (mouarf… ! oui, je ris à mes jeux de mots… Et alors, j’ai le droit, non ? De ce côté-ci de Quiévrain on est encore en démocratie au moins pour 5 ans ; j’en profite).

Space Reich, Rapaces en orbite, Soleil, Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic, Uchronie, Wunderwaffen

On pourrait espérer que le dessin relève un peu le niveau… Manifestement, ça ne sera pas pour cette fois… Les visages manquent de détails et ne sont pas toujours ressemblants avec les personnages historiques réels, les attitudes sont figées et Marko Nikolic semble avoir un problème avec les mains et, plus généralement, avec certaines proportions anatomiques. Les couleurs du Digikore Studio ont quelque chose de dérangeant. Je n’arrive pas vraiment à mettre le doigt sur le problème mais le rendu me met mal à l’aise. Notamment dans les cases avec des personnages. On ressent comme un décalage entre les couleurs des personnages et celles des décors dans lesquels ils évoluent, comme s’ils avaient été collés là.

Space Reich, Rapaces en orbite, Soleil, Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic, Uchronie, Wunderwaffen

Les scènes en extérieurs, de combats aériens ou d’engins spatiaux sont beaucoup mieux traitées, mais ne parviennent pas à sauver l’ensemble.

Au final, le goût amer du gâchis me reste dans la bouche après avoir lu cette BD à l’intrigue pourtant bien alléchante.

 

 

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Space Reich, Rapaces en orbite, Soleil, Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic, Uchronie, Wunderwaffen

 

Space Reich, Rapaces en orbite, Soleil, Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic, Uchronie, Wunderwaffen

 

Space Reich, Rapaces en orbite, Soleil, Richard D. Nolane, Maza, Marko Nikolic, Uchronie, Wunderwaffen

 

Odradek

11/05/2017

Adieu monde cruel !

Adieu Monde cruel !,  Grand Angle, Nicolas Delestret, Stéphane MAssard, Jean Rousselot, Suicide collectif, Adieu Monde cruel !,  Grand Angle, Nicolas Delestret, Stéphane MAssard, Jean Rousselot, Suicide collectif, Scénario : Stéphane Massard / Jean Rousselot
Dessin : Nicolas Delestret

Éditeur : Grand Angle
88 pages
Date de sortie : 29 mars 2017 
Genre : Humour (même pas noir)

 

 

 

Présentation de l'éditeur

À la faveur d’une rencontre anonyme sur internet, trois hommes et une femme se donnent rendez-vous à l’aube sur la place d’une grande ville. Sans échanger noms ni prénoms, ils entrent dans une voiture, abandonnent leurs téléphones et quittent la ville.  Le mode opératoire de leur funeste projet, décidé d’un commun accord, semble bien en place : L’endroit, l’ambiance, les derniers mots.  Bref, il y a plus qu’à…Seulement rien ne va se passer comme prévu. Car si vivre seul n’est pas toujours facile, vouloir en finir en groupe est loin d’être simple et peut vous réserver quelques surprises…

Adieu Monde cruel !,  Grand Angle, Nicolas Delestret, Stéphane MAssard, Jean Rousselot, Suicide collectif,

 

Mon avis

Bon, je ne pensais pas que chroniquer une BD avec une histoire aussi simple serait aussi ardu, voire délicat. J’ai, à vrai dire, beaucoup de difficultés à dire du mal d’une BD. Pas par lâcheté, non, mais tout simplement parce que, quoique je puisse en penser, Les auteurs ont investi du temps, de leur personne et beaucoup de travail pour arriver à produire leur œuvre. Mais bon, je dois bien admettre que « Adieu monde cruel » ne m’a pas vraiment retourné. Le pitch est sympa et possède un bon potentiel mais l’histoire ne décolle pas plus que ça. Une bluette, en quelque sorte…

Adieu Monde cruel !,  Grand Angle, Nicolas Delestret, Stéphane MAssard, Jean Rousselot, Suicide collectif, Les personnages sont un peu caricaturaux et manquent de profondeur. Il y a là le vieux re-lou typique (japonophile, intello et glacial), le jeune prétentieux fêtard et inconséquent, le double quota : black ET handicapé (il est muet, sportif, affublé en permanence d'un casque audio, porte un jogging à capuche et enchaîne les bédos… J’invente rien…), et, last but not least, la fille désargentée, timide mais bien roulé (un peu un côté voisine idéale…). Contrairement à leur arrangement de départ, on va découvrir, un par un, qui ils sont vraiment et pourquoi ils veulent en finir avec la vie. Evidemment, les apparences vont être contredites par les faits et les actes, et la morale sera qu’il ne faut pas juger les gens au premier abord et que c’est toujours mieux d’être à plusieurs plutôt que tout seul (ce que je ne contredis pas, mais bon, je ne sais pas si je lis une BD pour qu’elle me fasse, de manière plus ou moins subtile, la morale). 

L'humour noir annoncé pourrait sauver un peu tout ça, mais lui non plus ne me convainc pas vraiment. Les gags comme le rythme général ne font pas mouche et l'on ne rit ni ne s'esclaffe quasiment jamais.

Mais sinon, je trouve le dessin plutôt sympa et adapté au récit. Les couleurs sont jolies, les cadrages assez dynamiques et le tout est bien agréable à l’œil.

Adieu Monde cruel !,  Grand Angle, Nicolas Delestret, Stéphane MAssard, Jean Rousselot, Suicide collectif,

Pour conclure, je n’aurais qu’un mot : Adieu !

 

 

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Adieu Monde cruel !,  Grand Angle, Nicolas Delestret, Stéphane MAssard, Jean Rousselot, Suicide collectif,

 

Adieu Monde cruel !,  Grand Angle, Nicolas Delestret, Stéphane MAssard, Jean Rousselot, Suicide collectif,

 

Adieu Monde cruel !,  Grand Angle, Nicolas Delestret, Stéphane MAssard, Jean Rousselot, Suicide collectif,

 

Odradek

09/05/2017

BREIZH - Histoire de la Bretagne - 1 - Le Peuple indomptable

breizh - histoire de la bretagne - 1 - le peuple indomptable ; sbreizh - histoire de la bretagne - 1 - le peuple indomptable ; sScénario : Nicolas Jarry / Thierry Jigourel
Dessin : Daniel Brecht
Éditeur : Soleil
60 pages
Date de sortie : 22 mars 2017
Genre : Histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

breizh - histoire de la bretagne - 1 - le peuple indomptable ; sIl y a 2500 ans, les peuples celtiques occupaient les deux tiers de l’Europe. Certains d’entre eux passèrent du continent à la grande île à qui ils donnèrent leur nom : la Bretagne. Les Bretons y vécurent libres jusqu’à l’arrivée des Romains. Malgré la résistance de grandes figures, telles Boudicca, la reine des Icènes, tout le sud de l’île fut assujetti à Rome. Mais à la faveur du morcellement de l’Empire, les Bretons reprennent leur indépendance. Certains d’entre eux sont alors appelés en Armorique pour combattre les pirates saxons. C’est le début des grandes migrations...

 

 

 

Mon avis

breizh - histoire de la bretagne - 1 - le peuple indomptable ; sJe vous préviens, je ne suis pas très porté sur les régionalismes. Ce serait même plutôt le contraire. Cette petite précision faites, je vais essayer de vous parler de ce premier tome de la Série Breizh – Histoire de la Bretagne avec le plus d’objectivité possible.

L’impression générale est globalement positive, avec pourtant quelques bémols. Deux choses sont néanmoins certaines : d’une part les auteurs ont bossé dur, et, d’autre part, ils maîtrisent leur sujet.

Cet ouvrage est donc une narration illustrée de type chronologique et événementiel sur une période d’environ un demi millénaire entre JC (Jules César) et le Vème siècle après JC (l’autre…). C’est d’ailleurs parfaitement assumé et précisé par Thierry Jigourel dans le texte d’introduction. En quelque sorte, on retourne en classe pour réapprendre l’histoire de France… Oups, my (jacobine) mistake… L’histoire de la Bretagne.

L’on y apprend que le fier et courageux peuple Breton s’est globalement toujours fait agressé par les autres, notamment les romains (puis les saxons), mais que eux, pacifistes et sympas comme tout, bien que vaillants guerriers, se sont régulièrement fait battre et n’ont jamais commencé la bagarre. On apprend également qu’ils ne formaient originellement qu’un seul peuple avec nos voisins d’Outre-Manche et qu’ils se sont réunis et retrouvés plusieurs fois au fil de l’Histoire (cette partie est d’ailleurs très intéressante).

breizh - histoire de la bretagne - 1 - le peuple indomptable ; s

Sans être extraordinaire, le dessin est plutôt pas mal, même si je ne suis pas un fan absolu des ciels « photos » sur lesquels sont « collés » les dessins. Que ce soit pour le scénario comme pour le graphisme, c’est très dense. Beaucoup de cases se superposent mais ce n’est pas gênant. En même temps, on ne raconte pas 5 siècles en 60 pages comme çaLe recours à des cases allongées, panoramiques, est peut-être un peu trop systématique mais correspond au type de récit (narratif et chronologique) utilisé par les auteurs.

Concernant la forme, on peut dire que les éditions Soleil se sont appliqués avec une belle charte graphique, un vernis sélectif pour la couverture et un très beau dos toilé. Une intro et un lexique très fourni encadrent également le récit. Un dernier point : je trouve vraiment dommage que la couverture soit réalisée par un autre dessinateur que celui qui œuvre à l’intérieur, ça fait un peu publicité mensongère, surtout quand on a un superbe visuel à la Rosinski en couverture et un dessin à la « pas Rosinski » à l’intérieur... Accessoirement, la jolie guerrière rousse représentée en couverture (Boudicca) est un personnage d’une importance relative qui n’apparait que sur trois pages et demi quand la BD en compte 60… Une illustration de Conan Meriadeg eût été, à mon sens, plus logique… Moins sexy, certes, mais plus logique… Bref…

breizh - histoire de la bretagne - 1 - le peuple indomptable ; s

Au final, si vous aviez piscine le jour où votre prof a fait un cours d’histoire sur la Bretagne, si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur cette belle région ou encore parfaire votre argumentaire autonomiste cette série est probablement pour vous.

 

 

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Odradek

04/05/2017

Le vétéran - Tome 1

Le Vétéran ; Glénat ; Franck Giroud ; Gilles Mezzomo ; Histoire ; Napoléon ; Martin Guerre ; Amnésie ; schizophrénieLe Vétéran ; Glénat ; Franck Giroud ; Gilles Mezzomo ; Histoire ; Napoléon ; Martin Guerre ; Amnésie ; schizophrénieScénario : Franck Giroud
Dessin : Gilles Mezzomo
Éditeur : Glénat
64 pages
Date de sortie : 15 mars 2017
Genre : Historique, Fiction 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le Vétéran ; Glénat ; Franck Giroud ; Gilles Mezzomo ; Histoire ; Napoléon ; Martin Guerre ; Amnésie ; schizophrénieParis, 1815. Quelques mois après la tragique bataille de Waterloo, le capitaine du 7e Hussards Maxime Danjou, surnommé « Sang de bœuf », termine sa convalescence à l’Hôpital du Val de Grâce. Pris dans une rixe à sa sortie de l’établissement, il se réveille dans un poste de police où une femme vient le chercher. Il ne la reconnait pas mais elle lui assure être sa femme : Maxime s’appellerait en réalité Théodore Brunoy, et serait un ancien colonel de l’armée napoléonienne ! Cette vie serait la sienne et il n’en a pourtant aucun souvenir. Maxime croit devenir fou. Est-il victime d’une manipulation ? D’une forme d’amnésie extrême ? Ou ne s’agit-il que d’un atroce cauchemar ?

Frank Giroud et Gilles Mezzomo se retrouvent pour un thriller psychologique en pleine période napoléonienne. Le parcours d’un homme en quête d’identité, entre paranoïa et désillusions, dans la lignée du Retour de Martin Guerre.

 

 

Mon avis

 

Le Vétéran ; Glénat ; Franck Giroud ; Gilles Mezzomo ; Histoire ; Napoléon ; Martin Guerre ; Amnésie ; schizophrénieWouah la claque ! La bonne claque. De celles qui réveillent et qui font du bien après des lendemains électoraux qui font du (beaucoup) moins bien.

Un excellent scénario de Giroud qui nous entraîne dans une enquête passionnante menée par un homme à qui tout indique qu’il n’est pas celui qu’il croit être. Les indices sont distillés au fur et à mesure du récit avec subtilité et (probablement) une certaine malice. En plus, on termine ce tome 1 sur un cliffhanger totalement inattendu. Vraiment, niveau scénar, c’est du béton !

Le dessin est très bon également. Le trait, un peu grossier (volontairement, j’imagine), colle bien au personnage un peu brut de Maxime/Théodore ainsi qu’à l’époque plutôt trouble de la restauration. Les extérieurs, les scènes d’actions, les cadrages assez ciné, ainsi que les couleurs, tout se tient, et pas qu’un peu.

En bref, une excellente BD dont j’attends la suite et fin (diptyque) avec une impatience non mesurée, mais à qui je ne pardonnerais pas de me décevoir avec un deuxième tome qui ne serait pas à la hauteur côté dénouement de l'intrigue.

 

 

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Le Vétéran ; Glénat ; Franck Giroud ; Gilles Mezzomo ; Histoire ; Napoléon ; Martin Guerre ; Amnésie ; schizophrénie

 

Le Vétéran ; Glénat ; Franck Giroud ; Gilles Mezzomo ; Histoire ; Napoléon ; Martin Guerre ; Amnésie ; schizophrénie

 

Le Vétéran ; Glénat ; Franck Giroud ; Gilles Mezzomo ; Histoire ; Napoléon ; Martin Guerre ; Amnésie ; schizophrénie

 

Odradek.

 

 

06/04/2017

L'amour est une haine comme les autres

l'amour est une haine comme les autres ; grand angle ; racisme ;l'amour est une haine comme les autres ; grand angle ; racisme ;Scénario : Stéphane Louis
Dessin : Lionel Marty
Éditeur : Grand Angle
72 pages
Date de sortie :  1er février 2017
Genre : Roman graphique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

l'amour est une haine comme les autres ; grand angle ; racisme ;William est un enfant peu doué. À l’inverse, Abelard a des capacités intellectuelles hors normes. Mais il ne peut aller à l’école : les Noirs n’y sont pas acceptés. Entre les deux enfants, un pacte est scellé. Abe aidera William pour ses devoirs, et ce dernier lui trouvera toujours du travail. William gravit ainsi tous les échelons de la société locale, fondant sa propre entreprise dans laquelle Abe, l’homme à tout faire, prend les décisions dans l’ombre. William se décidera-t-il à donner à Abe la place qui lui revient, à placer un « nègre » dans son fauteuil ? Une amitié d’enfant, si forte soit elle, peut-elle survivre à de telles tensions ?

 

Mon avis

C’est un joli numéro d’équilibristes auquel se prêtent les auteurs de cette jolie BD. En effet, comment parler d’un sujet aussi grave et sérieux que le racisme sans tomber dans les clichés et une forme de bons sentiments ? C’est pourtant ce que font assez brillamment Stéphane Louis et Lionel Marty à travers cette histoire d’amitié pas comme les autres.

l'amour est une haine comme les autres ; grand angle ; racisme ;Bien sûr, ne nous y trompons pas, le contexte social et politique de cette Amérique de l'entre-deux-guerres est très, mais alors très défavorable aux afro-américains (c’est un euphémisme !). Mais, pour le reste, rien n’est tout blanc ou tout noir… Le père de Will, s’il est bien une horrible brute raciste, membre du Ku Klux Klan (avec du sang sur les mains), ne porte pas moins un amour paternel très fort à son fils, ce qui tendrait presque (j’ai dit « presque ») à l’humaniser. La mère d’Abe, si elle fait bien partie de la communauté noire maltraitée avec une violence extrême (disparitions, lynchages…) dans cette société américaine dominée par les blancs (on est en Louisiane), n’en est pas moins également raciste, par réaction, certes (et on peut la comprendre), mais raciste tout de même. Je ne vous parlerai pas de la mère de Will qui, durant les quelques cases où elle apparaît, ne donne aucune prise pour la raccrocher au genre humain…

Il s’agit bien là du numéro d’équilibristes dont je parlais un peu plus haut : arriver à raconter cette histoire d’amitié aux allures impossibles entre deux enfants, un blanc et un noir, en gardant le contexte social bien présent, tout en montrant les difficultés de coexister, y compris et surtout pour ceux qui le souhaitent par-dessus tout, mais sans non plus renvoyer dos à dos les deux communautés ce qui serait un mensonge historique. Bref, ce n’est vraiment pas évident. Au risque de me répéter, Louis et Marty semblent y parvenir dans cet ouvrage.

l'amour est une haine comme les autres ; grand angle ; racisme ;

L’histoire d’Abe et Will est servie par le joli dessin de Lionel Marty appuyé par les couleurs de Vera Daviet. Le tout est très agréable à l’œil. Les cadrages sont bien travaillés et la lisibilité est très bonne. Du très bon boulot de ce côté-là également.

l'amour est une haine comme les autres ; grand angle ; racisme ;

En bref, Une BD très sympa sur un sujet pas facile. Un grand bravo aux auteurs.

 

 

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l'amour est une haine comme les autres ; grand angle ; racisme ;

 

l'amour est une haine comme les autres ; grand angle ; racisme ;

 

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 Odradek

 

Et pour pousser un peu plus loin dans cette thématique du racisme aux Etats-Unis d'Amérique, vous pouvez jeter un œil à cette petite vidéo.


 

 

 

 

 


 

05/04/2017

La dynastie Le Pen - Son univers impitoyable

politique ; La dynastie Le Pen ; Extrême Droite ; Elections Présidentiellespolitique ; La dynastie Le Pen ; Extrême Droite ; Elections PrésidentiellesScénario : Renaud Dély
Dessin : Fred Coicault
Éditeur : Delcourt
144 pages
Date de sortie :  1er mars 2017
Genre : Politique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Renaud Dély connaît bien son sujet. En tant que journaliste de premier plan, il côtoie et observe les Le Pen depuis de nombreuses années et nous livre ici les éléments les plus savoureux de leur ascension politique.

 

politique ; La dynastie Le Pen ; Extrême Droite ; Elections Présidentielles

Mon avis

politique ; La dynastie Le Pen ; Extrême Droite ; Elections PrésidentiellesJe vous avoue que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette BD. Et pourtant, à l’heure où Marine Le Pen est devenue une sérieuse prétendante à l’élection présidentielle de 2017 en France, on pourrait espérer qu’une BD sur l’irrésistible ascension des Le Pen au sein de la vie politique nationale soit d’un accès des plus faciles. Ce n’est malheureusement pas vraiment le cas. Est-ce dû une trop grande ambition des auteurs ? Quoi qu’il en soit il apparaît assez clairement, à la lecture de cet ouvrage, qu’on ne résume pas 66 ans d’une frange de la vie politique du pays en 144 pages, aussi denses soient-elles.

Renaud Dély, s’il « connaît bien son sujet », semble oublier que ce n’est pas forcément le cas de ses lecteurs potentiels. Il prend le parti d’émailler son récit d’anecdotes, d’épisodes constituant les étapes de la vie du FN/Jean-Marie Le Pen, mais sans pour autant préciser le contexte ni même les suites et autres éléments ou évènements connexes qui nous permettraient de resituer le tout dans la période concernée et ainsi prendre un peu de hauteur afin de, peut-être, mieux comprendre l’enchaînement de toute cette histoire.

Pour tempérer ce jugement quelque peu négatif, il est vrai que, au fur et à mesure que le récit avance et qu’il se rapproche de l’époque actuelle, on fait le lien avec sa propre mémoire des évènements (Le « point de détail », le conflit avec Mégret, le 21 avril 2002 ou encore l’ascension de Marine) en tout cas, pour un quadra comme moi plutôt pas mal politisé… Mais ça ne compense tout de même pas l’absence de développements pour la plupart des faits relatés dans cette BD.

politique ; La dynastie Le Pen ; Extrême Droite ; Elections Présidentielles

 

Malgré tout, j’ai apprécié le fait que ce ne soit pas une BD « rentre dedans » et trop ostensiblement anti-FN. Il me semble que les faits et uniquement les faits permettent de nous éclairer sur ce qu’est réellement le clan Le Pen... Je crois, pour ma part, qu'ils se suffisent largement à eux-mêmes…

Cette chronique a peut-être l’air un peu sévère mais c’est uniquement parce que je pense qu’il s’agit d’un sujet TRÈS sérieux et que, en tant que tel, il méritait, à mon humble avis, un autre traitement (plusieurs tomes, par exemple, ou je ne sais quel autre stratagème) qui nous aurait permis de bien comprendre les mécanismes et autres ressorts de cette ascension politique.

Et sinon, le dessin, dans son style, est assez vivant (on sent le sens du mouvement et des expressions du fan de Franquin…) et les personnages (à part Jean-Marie) sont plutôt bien croqués.

Au final, je suis un peu déçu par cette BD car j’attendais beaucoup mieux.

 

 

 

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politique ; La dynastie Le Pen ; Extrême Droite ; Elections Présidentielles

 

la dynastie le pen ; politique ; extrême droite ; elections prés

 

la dynastie le pen ; politique ; extrême droite ; elections prés

 

Odradek

 

 

 

 

 

 

 


 

03/04/2017

Héraclès - La jeunesse du héros

Héraclès - La jeunesse du héros ; Glénat ; Clotilde Bruneau ; Didier Poli ; Annabel ; Luc Ferry : Mythologie grecqueHéraclès - La jeunesse du héros ; Glénat ; Clotilde Bruneau ; Didier Poli ; Annabel ; Luc Ferry : Mythologie grecqueScénario : Didier Poli / Clotilde Bruneau
Dessin : Annabel
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 08 mars 2017 
Genre : Mythologie Grecque, Aventures

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Héraclès - La jeunesse du héros ; Glénat ; Clotilde Bruneau ; Didier Poli ; Annabel ; Luc Ferry : Mythologie grecqueMont Olympe. S’il veut pouvoir garantir la paix entre les hommes, Zeus doit envoyer un représentant sur Terre. Mais qui pourrait être à la hauteur ? Sur les bons conseils d’Hermès, le roi des dieux décide d’engendrer un fils avec une mortelle : un demi-dieu, voilà le candidat idéal pour s’acquitter de cette tâche ! L’heureuse élue sera Alcmène, reine de Thèbes et descendante de Persée. Zeus profitera de l’absence de son mari parti à la guerre pour s’unir à elle. Leur fils, Héraclès, deviendra le guerrier ultime, à même d’accomplir les plus grands exploits. Il aura la force et le courage d’un lion. Mais Zeus ignore que l’ombre de la jalousie d’Héra, son épouse, plane sur le destin de ce fils providentiel…

Découvrez la genèse du plus grand héros de la mythologie grecque dans une passionnante trilogie où action, aventure et querelles divines sont rendez-vous. Dès le deuxième tome, Héraclès entamera ses fameux 12 travaux...

 

Mon avis

Ça commence plutôt bien cette trilogie ! Oui, le premier tome des aventures du mythique Héraclès est clairement né sous de bons auspices… Le sujet : un héros de la Mythologie grecque… que dis-je ? Le plus grand héros de la Mythologie grecque, est déjà une promesse à lui tout seul. Encore faut-il bien le traiter.

Héraclès - La jeunesse du héros ; Glénat ; Clotilde Bruneau ; Didier Poli ; Annabel ; Luc Ferry : Mythologie grecqueEn même temps, comme on le comprend rapidement en feuilletant les premières pages, il vaut mieux éviter de maltraiter Héraclès… Manifestement, c’est ce qu’ont dû se dire les auteurs de cette BD.

D’abord, le dessin. La couverture, très soignée, claque vraiment. On regrettera cependant que l’Héraclès de la couverture (terrassant le lion) ne ressemble en rien à celui qui, à l’intérieur du livre, terrasse ce même lion. C’est un peu bizarre, mais bon… Quoi qu’il en soit, le dessin est agréable et les couleurs sont plutôt bien travaillées.

L’histoire, quant à elle, est également bien équilibrée. Les événements marquants de la jeunesse d’Héraclès sont à la fois bien présents et assez développés pour être intéressants, tout en étant assez synthétiques pour éviter de nous embarquer dans les profondeurs de la Mythologie Grecque, aussi extraordinaire et captivante fut-elle.

Ces deux éléments (beau dessin et histoire bien ficelée) concourent à rendre la lecture de cette BD des plus agréables. Du très bon travail donc. Je vais dès maintenant guetter la sortie du tome 2.

En attendant, pour approfondir sur le thème d’Hercule, après le récit, le directeur de la collection La Sagesse des Mythes, Luc Ferry, nous régale de quelques pages où se mêlent des illustrations aux origines variées et une analyse poussée du personnage d’Héraclès et de sa terrible dualité. Tout un programme !

 

 

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Héraclès - La jeunesse du héros ; Glénat ; Clotilde Bruneau ; Didier Poli ; Annabel ; Luc Ferry : Mythologie grecque

 

Héraclès - La jeunesse du héros ; Glénat ; Clotilde Bruneau ; Didier Poli ; Annabel ; Luc Ferry : Mythologie grecque

 

Héraclès - La jeunesse du héros ; Glénat ; Clotilde Bruneau ; Didier Poli ; Annabel ; Luc Ferry : Mythologie grecque

 

 Odradek

 

 

 

 

 

 

 


 

30/03/2017

Nam-Bok

nam bok,grand nord,pirogue,civilisation,voyage,retour,vie sauvage,tribusnam bok,grand nord,pirogue,civilisation,voyage,retour,vie sauvage,tribusScénario : Thierry Martin (adapté d'une nouvelle de Jack London)
Dessin : Thierry Martin
Éditeur : Futuropolis 
104 pages
Date de sortie : 06/04/2017
Genre : Conte philosophique 

 

 

Présentation de l'éditeur


nam bok,grand nord,pirogue,civilisation,voyage,retour,vie sauvage, tribus, progrès, Thierry MartinNam-bok vit dans le Grand Nord, dans une tribu totalement isolée. Un jour, partant à la chasse au phoque dans sa bidarka - son canoë -, il se perd dans l'immensité de l'océan. Des mois, des années plus tard, il réapparaît, au grand étonnement des siens qui le croyaient mort. Il se met à raconter ce qu'il a vécu et découvert au cours de son voyage : les "grands canoës énormes" qu'on appelle "goélettes", et qui peuvent aller "contre le vent", ou les vapeurs qui sont en fer mais ne coulent pas. Il raconte comment, emporté par une lame jusqu'à un rivage, il fut recueilli par une famille qui le nourrit et lui donna ce qu'on appelle de l'argent. Il raconte encore comment il a été conduit, à travers tout le pays, par un monstre de fer, nourri avec des pierres et de l'eau et crachant du feu. Il raconte enfin comment il est arrivé à un village, "le plus grand de tous", où "les toits des maisons montaient jusqu'aux étoiles"... Le retour de Nam-bok pourrait-il bien annoncer l'arrivée du progrès, un progrès aux effets pervers ? Quoi qu'il en soit, les membres de sa tribu ne croient en rien ce que raconte Nam-bok, et finiront par le rejeter.

  

 

Mon avis

 

J’étais bien embêté quand j’ai dû remplir la ligne « Genre » un peu plus haut. Mais je crois que, finalement, conte philosophique s’applique pas mal. En effet, l’histoire de Nam-Bok, ce pêcheur membre d’une tribu isolée d'un Grand Nord qui pourrait être canadien, groenlandais ou russe, que l’on croyait mort et qui revient après des années d’absence, est bien de celles qui nous donnent à réfléchir. En effet, si sa volonté de transmettre un récit détaillé de ses aventures et de toutes ces choses inouïes qu’il a vues a, semble-t-il, pour but louable d’ouvrir l’esprit des autres membres de sa tribu, on ne peut s’empêcher de craindre les effets potentiellement pervers d’une éventuelle « arrivée » d’une forme de progrès technique et/ou technologique en ces terres reculées et préservées.

 

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D’un autre côté, qui sommes-nous pour juger de ce qui est bon pour certains peuples ou certaines peuplades et ce qui ne l’est pas ? D’autant que les raisons pour lesquelles les membres de la tribu finissent par rejeter Nam-Bok ne sont pas uniquement liées à la crainte des équilibres rompus. C’est avant tout l’ignorance et la peur de l’inconnu qui poussent ses habitants à refuser d’admettre une réalité non conforme à leur vision d’un monde étriqué.

 

« Les choses reprennent leur équilibre et tout est conforme à la loi »

 

Alors, qui a raison ? Nam-Bok et son envie d’accession au progrès pour les membres de son village natal ? Ou bien le conseil du village qui choisit de l’expulser afin que « Les choses reprennent leur équilibre et tout [soit] conforme à la loi » ? En tout cas, c’est bien là une question philosophique.

 

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nam bok,grand nord,pirogue,civilisation,voyage,retour,vie sauvage, tribus, progrès, Thierry MartinQuant à la dimension conte, Thierry Martin nous la fait vivre à travers ses dessins aux lignes et couleurs épurées, aux aplats profonds, dans une ambiance de huis-clos (on est sur une île, dans un tout petit village). On notera d’ailleurs que le dessin semble s’effacer, en quelque sorte, pour toutes les parties de dialogue entre les villageois et Nam-Bok, un peu comme si l’auteur nous incitait à nous concentrer sur la problématique de cette opposition entre son personnage principal et les membres de la tribu. En revanche, les cases et pages illustrant la confrontation de Nam-Bok avec « Le monde moderne » sont plus détaillées, plus grandioses. Elles traduisent ainsi l’extraordinaire impression qu’elles ont dû laisser sur le jeune pêcheur.

 

 

 

 

Le résultat, c'est une BD agréable qui se lit assez vite (malgré les 104 pages) tout en imprégnant le lecteur des problématiques liées au progrès, à la civilisation et au partage du savoir.

  

 

 

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 Odradek

 

 

 

 

 


 

06/03/2017

Au revoir là-haut

Au revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix GoncourtAu revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix GoncourtScénario : Pierre Lemaître
Dessin : Christian De Metter
Éditeur : Rue de Sèvres 
176 pages
Date de sortie : 07 octobre 2015  
Genre : Fiction, Historique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Au revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix Goncourt1919. Au sortir de la guerre, la société française peine à ménager une place aux anciens poilus devenus encombrants, et les trafics les moins glorieux vont bon train. Albert Maillard, modeste comptable qui a sauvé la vie d’Édouard Péricourt, jeune fils de bonne famille, juste avant la fin des combats, tente de les faire vivre de retour à Paris. Édouard, défiguré, refuse de reprendre contact avec les siens et imagine une gigantesque arnaque à la nation pour tenter de se projeter dans une vie nouvelle, ailleurs.

 

  

 

Mon avis

Au revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix GoncourtLes gueules cassées de la première Guerre Mondiale, ce n’est pas un sujet facile. Mais bon, quand le dessinateur est un artiste de la trempe de Christian De Metter ça passe déjà beaucoup mieux. Quand, en plus, on parle de l’adaptation d’un roman pluri-primé (Goncourt 2013, entre autres) de Pierre Lemaître, alors, tout de suite, ça devient plus abordable. Et, dans le cas de cette bande dessinée, on peut le dire sans ambages, c’est une vraie réussite.

Le dessin est en effet magnifique. Des couleurs aux textures, des traits et expressions des personnages aux ambiances froides ou chaudes, on ne peut qu’admirer l’attention manifeste portée par l’auteur à chacune de ses cases. On sent vraiment que De Metter y a mis son maximum pour les rendre graphiquement impeccables et, en même temps, les intégrer parfaitement à son récit. Et d’ailleurs, preuve que le dessin se suffit à lui-même de par sa qualité exceptionnelle, une majorité de cases ne contient pas de phylactères, ce qui allège et fluidifie la lecture de la BD. 

Au revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix Goncourt

Au revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix GoncourtL’histoire, tout comme le dessin qu’elle a précédé, est également très belle. S’il l’on y trouve un méchant cumulard (je veux dire qu’il cumule grave les tares !), les héros ne sont pas spécialement des gentils. Albert et Edouard sont juste deux types comme il y en eu des millions à travers l’Europe et le monde, embarqués par la folie des hommes dans une boucherie sans nom et aux conséquences indescriptibles. Ils ne sont pas morts. Ils ont survécu. Est-ce mieux ? Quand on voit la souffrance et la gueule d’Edouard, il y a de quoi en douter… Toujours est-il qu’ils doivent faire avec dans un monde qui trouve plus confortable (et plus économique) d’honorer ceux qui sont tombés que ceux qui se sont relevés. Et tant pis pour ces derniers…

En bref, un gros coup de cœur pour cette excellente BD que je vous recommande les yeux fermés !   

 

 

Au revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix Goncourt

 

 

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Au revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix Goncourt

 

Au revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix Goncourt

 

Au revoir là-haut, Christian De Metter, Pierre Lemaître, 1ère guerre Mondiale, Gueules Cassées, Histoire, Prix Goncourt

 

Et voici un petit montage vidéo de quelques cases/pages de Au revoir la-haut ! sur une musique de Pierre Lambotin.


 

 

 Odradek

 

 

 

 


 

03/03/2017

La machine à explorer le temps


La machine à explorer le temps, Dobbs, Mathieu Moreau, science-fiction, voyage temporel, voyage dans le temps, londresLa machine à explorer le temps, Dobbs, Mathieu Moreau, science-fiction, voyage temporel, voyage dans le temps, londresScénario : Dobbs

Dessin : Mathieu Moreau
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 11 janvier 2017  
Genre : Science-fiction 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

 

Prêts pour un voyage dans la 4e dimension ?

 

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Londres, fin du XIXe siècle. Un groupe d’amis écoute les aventures de celui qui prétend être le premier voyageur du temps. Son récit débute en l’an 802 701. La Terre est alors habitée par les Éloïs, descendants des hommes vivant en harmonie, passant leur temps à jouer et à manger des fruits dans un immense jardin d’Eden. Mais derrière ce paradis se cache un terrible secret... Car une autre espèce vit dans les profondeurs de la Terre : les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière du jour à force de vivre dans l’obscurité. La nuit, ils remontent à la surface pour kidnapper et se nourrir des Eloïs...

Mille fois imité, jamais égalé, La Machine à explorer le temps est le premier roman à évoquer la notion de voyage temporel. Il forme également une métaphore fascinante et une critique acerbe des inégalités sociales qui gangrenaient l’Angleterre victorienne, à redécouvrir dans cette adaptation en BD.

 

 

Mon avis

 

la machine à explorer le temps,dobbs,mathieu moreau,science-fiction,voyage temporel,voyage dans le temps,londres« Mille fois imité, jamais égalé ». Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la maison d’édition… C’est également mon sentiment à la lecture de cette (néanmoins) très belle BD. Il faut dire que Glénat semble avoir mis le paquet sur cette collection. De jolis vernis sélectifs sur une couverture toilée (ou en similicuir, on ne sait pas trop, mais ça fait très classe !) et un dessin de grande qualité agrémentent cet ouvrage. Oui, vraiment, le dessin de Mathieu Moreau est particulièrement adapté. La couleur, les textures, les expressions des personnages et ses cadrages cinématographiques font merveilles. Un régal pour les yeux.

En revanche, côté scénario, je suis un peu déçu. Certes, la BD suit globalement et assez fidèlement la trame du roman de Wells en y abordant les problématiques chères à l’auteur, mais ça va trop vite. Disons qu’à la lecture de cette adaptation, on n’a pas le temps de sentir venir les choses que, déjà, elles nous sont expliquées par la voix off du narrateur/personnage central. C’est vraiment ennuyeux car cela empêche une vraie et profonde compréhension des enjeux. C’est là le principal reproche que l’on puisse faire à cette BD. Et c’est d’autant plus dommage qu’une série en trois ou quatre tomes aurait peut-être pu permettre de justement développer ces problématiques et aider ainsi le lecteur à se les approprier. Mais bon, peut-être les auteurs n’ont-ils pas eu cette possibilité.

 

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Ceci dit, cela reste une façon agréable (surtout pour les yeux) de découvrir cette œuvre majeure d’Herbert Georges Wells.

 

 

  

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Et si vous êtes prêts à prendre votre temps (1H) pour bien vous imprégner de The Time Machine et de ce que son auteur y à développé, voici une conférence très intéressante et éclairante sur le sujet.


 

 Odradek