04/09/2017

Outcast - tome 4 - sous l'aile du diable

outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017Scénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
144 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : horreur, épouvante

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyle Barnes subit les contrecoups des secrets le concernant lui, ses proches, et son passé… En revanche, Kyle et Sydney ont une conversation décisive où des réponses sont apportées… Une conversation qui va TOUT changer. Et en réalité, Kyle n’a jamais été autant en danger que maintenant… Parviendra-t-il à échapper à ce qu’il vit comme une malédiction depuis des années ?

 

"je crois qu'on a tous un peu du diable en nous... T'es pas d'accord ?"

 

 

Mon avis

La tension est à son comble dans ce quatrième épisode. Kyle est retenu prisonnier par Sydney, ce dernier tentant d'en faire son allié. Pourquoi ? Le mystère subsiste même si des bribes d'infos sont distillées dans ce volume 4. Kyle semble être indispensable aux desseins et au destin de Sydney et de la communauté des possédés. Mais au fait ! Sydney est-il vraiment le diable ? Kyle et le révérend ont-ils vraiment le pouvoir d'exorciser ? Quels est la nature des liens qui semblent indéfectibles entre Kyle "le banni" et Sydney "le démon" ? Au fur et à mesure que le voile se lève furtivement sur ces étranges évènements de possession de masse, on se rend compte que Kirkman nous emmène soit sur des fausse pistes soit dans des impasses. Assailli de doutes et de questions sur les desseins des protagonistes, le lecteur est alors encore plus en proie aux frissons et à l'angoisse que procure cette histoire démoniaque.

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Ce genre, thriller horrifique, n'est pas facile à aborder en BD. Parce que, comme au cinéma, la BD montre les choses. A la différence du roman où chaque lecteur imagine son propre univers, la BD impose des images avec lesquelles le lecteur doit composer. Or, tout l'art du genre consiste à suggérer plus qu'a montrer pour mettre les nerfs du lecteur en pelote. Ça, Robert Kirkman et Paul Azaceta le font avec brio. L'ambiance est toujours pesante, l'angoisse transpire de chaque case, et l'alternance entre calme et violence extrême est savamment dosée. Pas de surenchère de monstres ou d'effets spéciaux. Toute l'ambiance étouffante repose sur les dialogues, les attitudes et les comportements des personnages. Le style graphique de Paul Azaceta est à ce titre sublime. Il s'en tient à l'essentiel, montre juste ce qu'il faut et sa mise en scène ponctuée de petites vignettes carrées faisant le focus sur les réactions des personnages ou un détail de la scène, donne un relief intéressant à la narration.

Finalement, je crois que c'est Kirkman le diable en personne et qu'il est train de tous nous posséder avec Outcast !

 

Loubrun

 

 

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Les autres tomes de la série

 

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15/08/2017

Harrow county - tome 3 - charmeuse de serpents

harow county,bunn,crook,mc neil,christenson,glénat comics,épouvante,horreur,sorcellerie,sorcière,610,062017harow county,bunn,crook,mc neil,christenson,glénat comics,épouvante,horreur,sorcellerie,sorcière,610,062017Scénario : Cullen Bunn
Dessin : Tyler Crook ; Carla Speed Mc Neil ; Hannah Christenson
Éditeur : Glénat Comics
128 pages dont 28 de bonus
Date de sortie :  juin 2017
Genre : épouvante

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le garçon décharné tente de comprendre les mystères de son passé, et Emmy enquête sur une ancienne demeure en décomposition. Pendant ce temps, un serpent malveillant sème la folie et la malice dans l’esprit des résidents de Holler. Seule Bernice parvient à lui résister grâce à l’aide du ténébreux Lovely Belfont. Mais ce soutien ne va-t-il pas la confronter à un danger plus terrible encore ?

Le suspense et les mystères ne faiblissent pas dans la suite de ce récit très « southern gothic » à la fois terrible et beau. Un classique en puissance adoubé par les grands Mike Mignola et Mark Millar !

 

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dessin de Carla Speed Mc Neil

 

Mon avis

Cullen Bunn continu de nous faire frissonner avec cette histoire de revenants, de sorcières et terres maléfiques. Pourtant, on pouvait craindre après le tome 2 que l'auteur ne tombe dans une routine un peu facile en déroulant des épisodes regorgeant de monstres en tout genre, s'opposant sans cesse à la jeune héroïne du récit et à son étrange compagnon décharné.

Il n'en est rien et l'auteur nous surprend ici avec trois récits courts dans lesquels il nous montre le jeune écorché en quête de son passé, puis Bernice confrontée à des serpents maléfiques, et enfin Emmy qui devra s'occuper d'une maison hantée. Trois récits assez différents mais qui conservent tous cette ambiance lugubre et froide présente depuis le début de la série.

La particularité de ce troisième tome est l'arrivée de deux dessinatrices en plus. Le premier chapitre est dessiné par Carla Speed Mc Neil et mis en couleur par Jenn Manley Lee. Le style est assez différent de celui de Tyler Crook . Le trait est plus fin et la couleur beaucoup plus sombre et froide donnant une ambiance forcément plus noire. Ce style est en adéquation parfaite avec le récit très sombre et assez flippant de ce chapitre qui est centré sur le jeune garçon écorché qui se questionne sur son passé.

Le dernier chapitre est quant à lui dessiné et mis en couleur par Hannah Christenson dans un style radicalement différent, pour le coup assez déroutant. Ce changement brutal d'esthétique nuit à l'homogénéité de l'album et casse l'ambiance efficace mise en place depuis le début. Dommage parce que cette histoire de maison hantée autrement dessinée aurait de quoi vraiment faire peur !

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dessin de Hannah Christenson

 

Les bonnes BD d'épouvante n'étant pas légion, Harrow County reste tout de même une série à suivre.

Loubrun

 

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les autres tomes

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Tyler Crook dessine Harrow County

07/08/2017

Requiem Chevalier Vampire T5 et T6

61m045a+u9L__SX373_BO1,204,203,200_.jpg61EXBCQ4hRL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg9782914420013_pg.jpgScénariste   : Pat Mills

Dessinateur : Olivier Ledroit

Éditeur : Glénat

56 pages / Tome

Genre: Épouvante

Sortie : le 31 mai 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Le bal de Dracula bat son plein. Pourchassés par Otto et ses hordes de dragons sanguinaires, Rebecca et Requiem tentent de retrouver leur amour perdu dans un déluge de feu. Mais lors de l'affrontement, la personnalité de Thurim, combattant légendaire et ancien bras droit du Comte, refait son apparition, permettant aux amants de s'en sortir sans dommage. Pendant ce temps, alors que plane la rébellion de Mortis et Black Sabbath, les goules attaquent une cargaison d'Opium noir afin d'affaiblir les chevaliers vampires...

Mon avis :

Requiem Chevalier Vampire rassemble le gratin des horreurs. Chaque héros ou anti-héros, selon la vision personnelle que l'on a des protagonistes, renferme une identité chaotique, un passé lourd de tribulations, certains voués à la torture éternelle, d'autres aux délices les plus aphrodisiaques.

De suite, à la vue des premières pages, voire même des plats de couverture, le lecteur se sentira poussé ou répulsé par cette lecture sombre et apocalyptique.

C'est la guerre sur Résurrection! L'équipe de médiums noirs est cruellement rationnée, dû au manque d'opium, qui leur permet d'augmenter leurs pouvoirs psychiques.

Des goules, des vampires, des gobelins, des créatures malfaisantes, Dracula et ses nymphomanes diaboliques, de la drogue à outrance...le monde établit par Mills et Ledroit façonnent les enfers comme on souhaiterait certainement le reluquer.

Car ces enfers là offrent une distraction de premier choix : le pouvoir, l'immortalité, la luxure, les plaisirs, les souffrances... très proche finalement de notre monde humain, avec une touche de fantaisie à l’extrême.

Clin d’œil, à la vampire Claudia, qui s'adonne dans les cales de Satanik à la luxure débauchée, au kamasutra vampirique. Notons que les albums de Claudia auront également leurs versions améliorées d'ici peu, également prévu chez Glénat.

Visuellement, on se reçoit une claque en plein visage, si toutefois on apprécie ce style graphique, fort appréciable pour les admirateurs de séries telles que le Fléau des Dieux ou Arawn aux éditions Soleil.

La fin de chaque album offre un glossaire montrant l'attirail de chaque personnage, en bonus par rapport à la précédente édition.

Mélange d'un porno gore tout à fait immoral : à savourer ou à renier, à vous de voir!

 

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Coq de Combat

16/02/2017

Higanjima T33

41K1gFbSoML__SX350_BO1,204,203,200_.jpg9782302056077_pg.jpgAuteur : Koji Matsumoto

Éditeur : Soleil

384 pages - Épouvante

Sortie : le 30 novembre 2016

 

 
Avis de l'éditeur :
Personne n'est jamais revenu de île d'Higanjima, petit îlot désert qui cache le plus terrible des secrets : une secte de vampires ! Pourtant Aki et ses amis s’embarquent pour Higanjima, à la recherche d'un frère, disparu deux ans auparavant. Sur l’île, ils découvrent l’horreur absolue et remontent jusqu'à la source du mal. Un des plus grands best-sellers d’horreur, traduit en temps réel avec le Japon, régénère le mythe des vampires en nous offrant un suspense organique et haletant.


Mon avis :


Higanjima, l'île des vampires a démarré voici plus de 10 ans pour sa version française. Certainement l'une des séries horrifiques les plus déstabilisantes parues à ce jour. Rien n'est épargné, monnaie courante pour les Seinen d'épouvante...mais l'île d'Higanjima torture tout autant le lecteur que ses protagonistes, à la petite cuillère, ne faisant pas dans la dentelle.

Démembrements, sacrifices, rituels maléfiques, viols, tortures multiples, cruauté barbares remontant à la nuit des temps, lorsqu'on lit l’œuvre de Koji Matsumoto, on découvre avec quel acharnement il se délecte à nous en mettre plein la vue...jusqu'à déstabiliser.

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Mais qu'on se le dise : il ne s'agit nullement d'une façade quelconque à dédramatiser sa vision de l'horreur. Son récit bien que long, voire trop long sur sa distance, permet toutefois de pénétrer un scénario qui tient la distance. Certes, quelques tomes "inutiles" demeurent, sans réel apport quant à la constitution mis en place par l'auteur, mais qu'importe, on se sent bouleversé intérieurement à la fois par la violence omniprésente autant raffinée qu'atypique, tout en se laissant bercer par une tension jouissive.La maîtrise du récit, ses protagonistes attachants, la qualité graphique (encrage épais, gros plans travaillés au style Found Footage) ainsi que son effet marketing (qualité du papier, plats de couvertures aguicheurs) propulsent l'île d'Higanjima parmi les inconditionnels du genre (sans toutefois appartenir à un genre unique).On y parle de vampires, mais en se détachant littéralement du conventionnel, sous tous ses aspects. Un mélange subtil de Cannibal Holocaust, de Ruggero Deodato, aux films contemporains Cat 3 (Catégorie 3) réservé à un public franchement averti. Du trash stylé, comme les amateurs du genre s'en délecteront.Ce 33ème tome clôt de manière éblouissante le sujet, et les chanceux que vous êtes pourront lire une histoire bonus en fin d'album, tout aussi étrange que malsaine.Vous l'aurez donc compris : l'île d'Higanjima ne s'adresse pas spécialement aux amateurs de vampires, mais plaira  sans  nulle doute aux admirateurs de scénario et du cinéma underground et hardcore.

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Coq de Combat

 

20/09/2016

Freak Island T3

1540-1.jpgPlancheA_287162.jpgAuteur : Masaya Hokazono

Éditeur : Delcourt

160 pages

Épouvante

Sortie : le 17 août 2016

 

 

Avis de l'éditeur :

Les six membres d'un club d'archéologie arrivent sur une île déserte. Mais au lieu d'y trouver des vestiges d'une ancienne civilisation, ils découvrent un monstre à tête de cochon ! Sur cette île oubliée de tous, ils se mettent en mode « survivor » pour échapper à leur poursuivant dont la tronçonneuse à une fâcheuse tendance à déraper !

Mon avis :

Ambiance survoltée avec cette série Freak Island. Imaginez Massacre à la tronçonneuse, version uiltra gore.  Car tout comme un film du genre, le sang gicle à tout va! Les âmes sensibles devront d'ailleurs se tenir plus que tranquilles et éviter ce sujet, sinon leur pauvre cœur risquerait de battre de manière incontrôlée.

Le groupe de jeunes accompagnés par Takaku boivent le bouillon... ou plutôt se vident de leurs entrailles. La famille de dingues qui leur fait face s'adonne à leur sport favori : découper les gens en petits morceaux! Et même si l'espoir rayonne sur les lèvres de ces jeunes gens, il n'en sera que de courte durée, car le final laisse entrevoir une suite encore plus apocalyptique.

Qu'on se le dise : ce manga se lit vite, beaucoup trop vite.Certes, il s'agit d'un survival horrifique, mais, dix minutes montre en main, c'est tout de même peu! Mais bon, le gore parle pour lui-même. Freak Island ne révolutionne pas réellement le genre, mais on se délasse et on espère être agréablement surpris avec la sortie du 4ème tome.

 

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Coq de Combat

 

19/07/2016

Harrow county - tome 1 - spectres innombrables

Harrow county.jpgHarrow county_pl.jpgScénario : Cullen Bunn

Dessin : Tyler Crook

Éditeur : Glénat Comics

99 pages

date de sortie : juin 2016

genre : fantastique, horreur

 

 

 

Dans la petite bourgade du sud des États-Unis de Harrow County, Emmy a toujours su au fond d’elle que les bois qui entourent sa maison étaient peuplés de fantômes, gobelins et autres zombies. Mais le jour de son dix-huitième anniversaire, elle va découvrir qu’elle est connectée à ce lieu, et aux monstres qu’il renferme, d’une façon qu’elle n’aurait jamais imaginée... Peu à peu, elle sent d’étranges pouvoirs naître en elle. Est-elle prête à affronter tous les mystères de Harrow County ?

Désignée meilleure série de l’année 2015 par le légendaire Mike Mignola, Harrow County est la quête initiatique d’une jeune fille dans une société nimbée de surnaturel. Un récit onirique très « southern gothic », réalisé par Cullen Bunn (créateur du hit The Sixth Gun) et illustrée par l’envoûtant Tyler Crook (B.P.R.D.).

 

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Le genre horrifique n'est pas des plus facile à traiter en BD. On tombe soit dans le ridicule, soit dans le fantastique qui tourne au gore, soit tout simplement dans une histoire où les effets ne fonctionnent pas. Un peu comme dans ces films d'horreur où l'on rigole dès qu'on voit apparaitre le monstre, ou encore quand une musique tente de placer une ambiance un peu trop prévisible.

En BD, on se fait soit même sa petite musique d'épouvante et le scénario doit être drôlement bien ficelé pour produire l'effet voulu parce qu'un dessin n'arrivera quasiment jamais à nous foutre les jetons. L'auteur Japonais Junji Ito (Le Tunnel) est très fort dans ce registre et les américains ne sont pas en reste avec notamment Rachel Rising de Terry Moore, Fatale d'Ed Brubaker ou encore les fameux Tales from the crypt des années 50, que les éditions Akileos ont eu la bonne idée de rééditer en intégrales.

 

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Avec Harrow County, on n'échappe pas totalement aux clichés du récit d'horreur, mais comme Cullen Bunn ne cherche pas à en faire des tonnes pour impressionner le lecteur, sa narration fonctionne à merveille. Il nous entraine dans une chasse aux sorcières surprenante et inquiétante en faisant planer une drôle d'ombre sur le village de Harrow county et de ses habitants. L'histoire est assez simple, mais il y a de très bonnes idées qui produisent leur petit effet avec une grande efficacité.

Comme pour le scénario, Tyler Crook ne cherche pas à en faire des tonnes. Grâce à un dessin réaliste simple et une colorisation très maitrisée il rend crédible les scènes fantastiques qui coulent de source dans ce récit à la narration fluide.

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Ce bon premier volume nous montre la noirceur qui règne dans le cœur de certains homme et la jeune Emmy qui prend de l'envergure et gagne en puissance. J'attends avec impatience la suite de cette histoire et suis curieux de voir comment tout cela va tourner et comment les auteurs vont réussir encore à nous faire frissonner d'angoisse.

 

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Loubrun

 

 

Nailbiter

cov (2).jpg1.jpgTome 1 – Le sang va couler

Scénario : Joshua Williamson

Dessinateur : Mike Henderson

Editeur : Glénat Comics

144 pages -  cartonné

Parution : 29 juin 2016

Polar – angoisse -épouvante - horreur

 

Présentation :

L’enfer a un nom...

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Buckaroo, Oregon, a donné naissance à 16 des plus dangereux serial killers des États-Unis. Cette ville nourrit l’obsession de Caroll, profiler au FBI, depuis que le dernier « boucher de Buckaroo », Edward « Nailbiter » Warren, a été acquitté au tribunal et lui a filé entre les doigts. Comment une si petite ville a pu voir émerger tant de meurtriers ? Finch, agent à la NSA, doit rejoindre Caroll pour élucider cette énigme sur place. Mais quand il arrive, son ami a disparu. Et le seul qui peut l’aider à le retrouver n’est autre que le diable en personne : Warren, le sinistre rongeur d’ongles, alias Nailbiter.

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Mon avis :

Joshua Williamson (Ghosted) et Mike Henderson (Venom) ont vu Nailbiter être élu par le magazine USA Today meilleur comics d’horreur 2014. Ce premier tome reprend les 5 premiers chapitres sur les 23 déjà parus aux Etats-Unis. La série est toujours en cours et le succès public et critique est toujours au rendez-vous. Il faut dire que ce mélange de suspens, d’action, d’inquiétante étrangeté, d’enquête policière et de gore est particulièrement bien dosé : les amateurs des genres précités s’y retrouvent.

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Le tout est rehaussé par un graphisme soigné et constant, un découpage (sic) dynamique, une narration fluide et une connaissance aigüe des classiques qui laisse la place belle aux citations, hommages et autres allusions. Ces références n’alourdissent en rien un récit qui se lit d’une traite tout en mixant et revisitant les codes propres à différents genres. Parfois érudit, souvent brillant, jamais ennuyeux : une lecture parfaite pour l’été.

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Le site internet des Editions Glénat : ICI

 

Skippy.

28/06/2016

Requiem, Chevalier Vampire - Tome 3

9782344014011-L.jpglarge-requiem-chevalier-vampire-tome-2-danse-macabre-thumb.jpgScénariste : Pat Mills

Dessinateur : Olivier Ledroit

Éditeur : Glénat

56 pages - épouvante

Sortie : le 25 mai 2016

 

Avis de l'éditeur :

Après un voyage dans ses souvenirs, Requiem se rend compte qu'il est peut-être la réincarnation d'un vampire légendaire, un traître nommé Thurim. Mais le passé attendra. Pour l'heure, toutes les armées vampires sont mobilisées sur le vaisseau amiral de Dracula. Suite à la destruction de sa récolte d'opium noir, le Comte a décidé de contre-attaquer. Une immense bataille se prépare en Lémurie. Et dans le camp adverse, Requiem risque de faire une rencontre inattendue... 

Mon avis :

Attention, chers lecteurs, vous tenez entre vos mains, une pépite du genre. Cette version trash du célébrissime Dracula retentit au delà des frontières, et perce les bulles du temps. Certes, cette série ne s'adresse pas à tout un chacun, et d'ailleurs, les fervents admirateurs d'Olivier Ledroit le savent pertinemment. Ici, tout est démesuré, constatez le scénario sombre à souhait, le dessin hors-normes, ses couleurs vivaces bien que diaboliques. Ceux et celles qui recherchent des sensations extrêmes, soyez les bienvenus!

Et que dire du soin des détails, il suffit de constater la finesse des plats de couverture : net, précis, ajusté. Les persos ont de la vie (bien que la plupart sont morts), et l'arrière-champ est tout simplement superbe, grâce à de la profondeur et de la définition. Les dialogues valent eux aussi le détour, on y cause de mort, de sexe, de vengeance, les thèmes abordés ne surprennent forcément guère, mais tout réside dans la manière, qui excelle.

Ce thème aborde d'une part la relation entre Heimrich et Rebecca, cette fille juive, qu'il traita en catin ainsi que Dame Claudia, protagoniste que l'on retrouve dans une série annexe à son propre nom. Autre Femme de caractère que l'on côtoie, est Vénus, celle qui contribue à une descendance féminine, en castrant de fait les mâles, dés la naissance.

Bien que le public cible s'adresse aux hommes, les femmes seront comblées de constater le pouvoir mis en place par les auteurs à les mettre en première ligne. Mais n'oubliez pas chères dames, le pouvoir de certains guerriers capables de renverser un système mis en place.

Un must dans le genre, qui rappelle Arawn, chez Soleil.

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Coq de Combat

 

 

01/03/2016

Outcast - Tome 2 - Souffrance

outcast,kirkman,azaceta,delcourt,comics,horreur,épouvante,exorcisme,possession,810outcast,kirkman,azaceta,delcourt,comics,horreur,épouvante,exorcisme,possession,810Scénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
154 pages
Sortie : janvier 2016
Genre : horreur, épouvante, fantastique

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyle Barnes est tourmenté par des possessions démoniaques depuis son plus jeune âge. À la lumière de récentes découvertes et en dépit de terribles cauchemars, il semble commencer à comprendre la nature du mal qui le touche, et à entrevoir les réponses qu'il a cherchées toute sa vie. En revanche, la vie du Révérend Anderson, celui qui le soutient depuis toujours, semble sur le point de s'écrouler.

 

 

Mon avis

A peine 10 mois après la sortie du premier volume regroupant les 7 premiers épisodes parus aux États-Unis, nous voilà avec le deuxième tome de Outcast entre les mains. Le tome 1 m'avait laissé une très bonne impression et laissait présager d'une série au succès garanti. Le succès semble être au rendez-vous puisque la série est en cours d'adaptation pour le petit écran et pour une diffusion en 2016.

Ce deuxième opus aura tôt fait de ferrer le lecteur ! Kirkman sait s'y prendre pour distiller juste ce qu'il faut d'informations pour faire avancer le récit et captiver l'attention. Nous en savons un peu plus sur la relation de Kyles avec son ex-femme et l'on découvre un personnage qui semble décidé à prendre un peu plus les choses en mains pour affronter ses démons et ceux des autres, parce qu'il prend conscience qu'il possède un pouvoir particulier. Parallèlement, le personnage du révérend prend plus de place dans l'histoire et commence à révéler une facette de sa personnalité pas très reluisante. Ses motivations ne sont pas tout à fait les mêmes que celles de Kyles et l'on sent des divergences de point de vue poindre entre les deux protagonistes.

Robert Kirkman amène avec habileté les rebondissements et arrive à surprendre le lecteur à chaque nouveau chapitre. La frayeur s'installe peu à peu, lentement mais sûrement, sans surenchère d'effets de possession telles qu'on peut les connaitre dans la filmographie du genre. Ici, les possédés nous effraient parce qu'ils ne sont pas forcément et systématiquement transformés en bêtes immondes proférant des insanités. Ils sont lucides et tant que le démon qui les habite se tient tranquille, ils ne laissent transparaitre qu'un mal être inquiétant.

Visuellement, le travail de Paul Azaceta sur le dessin et d'Elisabeth Breitweiser sur les couleurs est remarquable. Les ambiances créées sont parfois bien flippantes ! La mise en scène et le découpage sont très efficaces avec notamment l'insertion régulière de petites vignettes carrées faisant le focus sur un détail d'une scène. Ce procédé permet l'usage du gros plan pour apporter une nuance ou bien une information complémentaire quant à la scène, sans nuire à la lisibilité de la page. On a d'ailleurs l'impression que ce scénario a été écrit et pensé dès le début pour le cinéma ...

 

Robert Kirkman nous offre là une série accrocheuse qui va nous mettre les nerfs en pelote et avec laquelle il va falloir désormais compter.

 

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Loubrun

 

http://fox.outcasttvseries.com/

 

Outcast - Tome 1 - Possession

outcast T1.jpgoutcast T1_pl.jpgScénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
154 pages
Sortie : avril 2015
Genre : horreur, épouvante, fantastique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyles Barnes vit reclus dans sa maison, terrassé par un passé douloureux. Il lutte depuis son enfance contre l'emprise de démons sur sa vie et son entourage. Lorsque le révérend de sa ville natale le sollicite pour l'aider à pratiquer un exorcisme, Kyle commence à faire le lien avec la possession de sa mère. Il est sur le point de dévoiler la véritable nature de ses dons, qui vont s'avérer terrifiants.

 

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Mon avis

Robert Kirkman, le génial créateur de Walking Dead, la série à l'origine du renouveau de la mode Zombie, revient sur le devant de la scène avec une nouvelle série d'horreur. Avec Outcast, Kirkman nous emmène sur le terrain des histoires de possession démoniaque et d'exorcisme. Comme dans Walking dead, il réussit à fusionner les ingrédients classiques de cette thématique et son propre style de narration permettant de sortir ce genre d'histoire de la niche dans laquelle on serait tenté de la laisser.

Tout en nous plongeant d'entrée de jeu dans une ambiance lugubre et sombre, ce premier volume démarre très tranquillement, l'auteur prenant le temps de poser l'intrigue et surtout les caractéristiques des personnages. C'est vraiment la patte de Kirkman que de centrer ses histoires sur les personnages plus que sur les évènements. Ainsi, la révélation progressive des traumas du personnage principal nous fait découvrir petit à petit un personnage torturé, assez complexe mais aussi attachant tant on le sent sans cesse sur le fil du rasoir et meurtri de s'être laissé piégé par des forces qui le dépasse. Autre personnage qui parait aussi ambigu, celui du révérend, exorciste de son état, sur lequel on apprend pas grand chose, mais ou l'on devine de lourdes révélations à son encontre.

Le graphisme de Paul Azaceta contribue grandement à la mise en place des ambiances inquiétantes. Le dessin et les couleurs sont sombres, le trait est gras et les aplats noirs sont judicieusement employés contrastant habilement avec des effets de lumières. Le tout donne une tonalité à la fois réaliste et suggestive au récit.

Voilà donc une nouvelle série très bien lancée avec un premier tome qui ne vous glacera pas d'effroi, mais éveillera sans doute quelques frissons laissant augurer d'une suite très prometteuse.

 

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Loubrun