10/07/2017

Oldman T1/4

oldman.jpgoldman t1.jpgAuteur : Chang Sheng.
Editeur : Kotoji.
Sortie : 29 janvier 2016.
176 pages
Genre : fantastique.

 

 

Le résumé.

Début du XVIIème siècle, dans un lointain royaume. En recueillant et élevant des orphelins, la reine prouve à ses sujets que même les gens du peuple pourront un jour prétendre à la couronne. Les années passent, et la reine, dont le visage aurait dû se couvrir de rides, retrouve une seconde jeunesse. Quel est donc le secret de sa jouvence ? Le magicien OLDMAN, emprisonné par la reine, détient la réponse à ce secret.

« Vous êtes le ministre le plus incompétent que j’aie jamais vu ! Oldman est toujours en vie, comment se fait-il que vous ne soyez pas mort ?»

Mon avis.
C’est la couverture au style très réaliste qui a attiré mon attention sur ce titre. L’intérieur est plus classique au genre mais on y note une élégance naturelle pour les personnages, des regards prenants et un soin tout particulier pour les costumes. On y rencontre aussi des visages connus comme Sean Connery (Oldman) ou comme Cate Blanchett dans le rôle de la vilaine reine…Elisabeth.
Ce tome 1 se révèle particulièrement étrange. Une reine qui ne vieillit pas, un prestidigitateur à la fois arnaqueur et magicien qui en sait visiblement beaucoup mais qui nous dit rien, une femme tronc aux membres de mannequin avec un titre grandiloquent de déesse de la guerre, un docteur grivois et exubérant et enfin, roulement de tambour, une autoproclamée prophétesse.
Avouez que le mélange est détonnant. En plus, on ne peut pas dire que le scénario joue la carte de la crédibilité. Voyez plutôt, le mec, le Oldman, il s’évade des geôles de la reine avec un beau tour de passe-passe. On pourrait croire qu’il la joue profil bas. Mais non, le mec donne un spectacle de magie sous son vrai nom juste à côté du château. On y croit !
L’action devient d’ailleurs vite rocambolesque et c’est avec un œil amusé qu’on termine l’album vu que l’humour y est très présent.
Vraiment un album très étrange qui mélange le burlesque, la magie, la vengeance, la gaudriole dans un univers médiéval assez envoûtant.
Tellement étrange qu’on a envie de continuer l’aventure. Allez savoir pourquoi ?

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Samba.

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10/05/2016

Breizhskin

breizskin.jpgbreizhskin.jpgAuteurs : Dav Guedin et Craoman.
Editeur : Ankama.
Sortie : 8 janvier 2016.
96 pages.
Genre : Société.

 

 

Le résumé.
Yannick est un ado de 16 ans, un peu paumé dans sa Bretagne natale. Avec deux amis, il s’est mis à adopter le look et les manières des skins, les nationalistes fiers de leurs racines. Mais le jour où ils rencontrent un « vrai » skin breton afin de se faire admettre dans ce groupe, ils se rendent compte d’un aspect du mouvement auquel ils n’avaient pas forcément pensé…


« Je suis un vrai skinhead, breton, fier d’être blanc et celte »

Mon avis.

Saint milliard ! En voilà bien une horrible couverture. J’ouvre et je tombe sur un dessin « punk » en noir en blanc avec des grosses têtes disproportionnées  dans le style underground américain.
Les gladiateurs de la chronique vous saluent et j’entame donc ma lecture avec peu d’espoir de survie.
Et puis, on tombe sur l’intro qui explique le sujet. Une sorte de « very bad trip » pour un dépucelage (dans le sens baptême)  de deux skinheads chez une sorte de maitre du mouvement.
D’un coup, on se dit que le trait colle assez bien au récit qui se veut nerveux et sauvage. Pour nos deux jeunes bleus, c’est bienvenue en démence. Pour vous donner un exemple, les chiens du fou furieux s’appellent « Bougnoul-Goebels et Jean-Marie », une belle logique d’anacoluthe.
On ne suit pas vraiment le chemin de la radicalisation d’un individu mais plutôt une tranche de vie avec  option grosse connerie.

Un peu comme les films de guerre  qui montrent la bêtise de ces conflits, Breizhskin  joue sur le même tableau de la démonstration par l’absurde de ces idées infectes.
Un récit percutant et original mais pas transcendant non plus.

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a05-3e788c9.gifDessin 

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SAMBA.

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22/04/2016

Misty Mission T1: Sur la terre comme au ciel.

misty mission.jpgmisty mission t01.jpgAuteur : Michel Koeniguer.
Editeur: Paquet.
Sortie: janvier 2016.
Genre: Aviation, guerre.




Le résumé.
Nick Beaulieu se marie juste avant de partir pour son affectation au sein de L’Air Force comme Pilote sur la base de Phu Cat. Lors de ce mariage, alors qu’il raccompagne sa petite amie, Josh est arrêté par le shériff pour conduite en état d’ivresse. Pour échapper au pénitencier que veut lui infliger le juge, Josh prétend vouloir s’engager pour le Vietnam

« Et il y a les vietnamiens qui nous sourient poliment mais nous détestent sincèrement. »

Mon avis.

Les éditions Paquet étaient presque portées disparues chez SambaBD et puis après un voyage au bout de l’enfer, voilà qu’un gros colis remplis de BD nous arrive parachuté d’on ne sait où.
Un good morning Vietnam m’attend avec ce titre du bon Michel Koeniguer, le dessinateur de Bombroad certainement né un 4 juillet.
Un récit entre ciel et terre qui rend bien le merdier qu’était le Vietnam pour cette génération sacrifiée. On commence par une bonne entame où on présente les 2 frères de guerre que tout oppose. Pas d’outrages pour la suite, l’immersion est réussie et on admire les soldats partir à l’assaut de hamburger hill. Fatalement, ça fait penser à Apocalypse now ou Platoon car on joue ici la carte de l’authenticité, oubliez Rambo donc.
Au final, une très bonne impression que ce premier tome, on attend la suite pour renfiler avec plaisir notre full metal jacket .

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Samba
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21/03/2016

Les dragons de la cité rouge - Tome 1

9782302045019_1_75.jpgdragonsDeLaCiteRougeT1-1.jpgScénariste   : Nicolas Jarry
Dessinateur : David Jouvent
Éditeur : Soleil
48 pages
Sortie : le 27 janvier 2016
Genre : Heroic - Fantasy

 

Avis de l'éditeur :

Alec Deraan et son dragon ont été engagés par un petit seigneur local pour le débarrasser d'un groupe de possédés. Mais ce qu'Alec ignore, c'est que ces créatures, avant d'être ensorcelées, étaient des émissaires royaux chargés de libérer Nathan, le prince héritier de Redfelt, enlevé quelques temps auparavant par des dragonniers. La rançon ? Une épée maudite dont la lame retient captives les âmes des dragons qui ont failli anéantir Redfelt trois siècles plus tôt. Alec, accompagné de son dragon et de Shen Sey, une succube avec qui il a passé un pacte, accepte alors de partir à la recherche du jeune prince.

Mon avis:

Le héros du récit se nomme Alec Deeran, un gitan également chasseur de gibier. Son rôle requiert d'échanger l'épée des dragons pour venir sauver le fils de la Reine de Redfelt. Une aventure forcément semée d’embûches pour laquelle il va devoir montrer sa détermination et sa patience.

Décors somptueux, lumières flashs aveuglantes, nombreux protagonistes variés... un album qui pourrait se savourer à sa juste valeur si ce n'est le manque de coordination de la trame. Un fil conducteur difficile à saisir, prônant certes de l'action, mais celle-ci demeure mal calibrée et répétitive. Et que dire des faciès des personnages, grisés, déterrés au paroxysme, si ce n'est sur quelques plans rapprochés. Des dragons qui apparaissent peu, et qui eux aussi ressentent ce handicap visuel. Vu de loin, on les distingue à peine, et de près, ils n'affichent guère un physique impressionnant. Finalement, la couverture est ce qu'il y a de mieux en termes de qualité de dessin.

Bref,au final, on se retrouve avec un album léger, sans réelle profondeur.

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Coq de Combat

 

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14/03/2016

Le Postello

le postello,richez,winoc,bamboo,grand angle,art,edgar degas,peinture,tableaux,enquête,810,012016le postello,richez,winoc,bamboo,grand angle,art,edgar degas,peinture,tableaux,enquête,810,012016Scénario : Hervé Richez
Dessin : Winoc
Éditeur : Bamboo
127 pages
sortie : janvier 2016
genre : roman graphique, art

 

 

présentation de l'éditeur

Passionné d’art pictural, Stéphane K. acquiert un tableau qui ressemble trait pour trait à une célèbre toile de Degas. Il croit d’abord détenir un « modello », oeuvre préparatoire en vue de la réalisation du tableau final. Mais sa toile semble postérieure au chef d’oeuvre du grand maître… Stéphane n’aura alors de cesse que de prouver l’authenticité de son « postello ». C’est le début d’une enquête passionnante dans le monde impitoyable de l’Art et de l’expertise…

 

"- Petit. Note 300.000 francs dans le livre de police pour le buste.

- Putain, 30 barres ! Le mec m'a laissé partir avec un buste à 30 plaques sous le bras rien qu'en entendant ton nom. T'es qui Robert ? Le Pape ?"

 

 

mon avis

Le Postello est né d'une de ces rencontres fortuites que les hasards de la vie nous réservent parfois. Dans une préface alléchante, Hervé Richez nous raconte cette rencontre qu'il a eue avec le personnage principal de cette histoire, Stéphane K. nous invitant à vite découvrir cette curieuse aventure.

C'est au début des années 80 que le destin de ce jeune homme désinvolte et un brin arrogant changera, alors qu'il se trouve devant une sérigraphie d'Andy Wahrol. Ce tableau sera pour lui comme une révélation et le fera entrer dans le milieu de l'art, et plus particulièrement celui des experts, ceux qui déterminent de l'authenticité dune œuvre. Il commence courtier pour un antiquaire et collectionneur d'art, passe par l'école du Louvre, se met à son compte et devient expert en art. Sa vie basculera une deuxième fois, lorsque aux puces, il tombera sur un tableau ressemblant fortement à un Degas. Ce tableau sera au centre de sa vie et durant 20 ans il tentera d'en percer les mystères.

Avec une narration très fluide et très rythmée grâce notamment à des dialogues qui sonnent juste, Hervé Richez nous embarque dans une histoire passionnante, mélange d'enquête et de chasse au trésor. Il nous fait pénétrer dans les coulisses du milieu fermé et donc méconnu du grand public qu'est celui de l'expertise d'art. Et comme un gosse qui cherche un trésor sur une plage, on se prête au jeu de l'enquête et on partage avec le protagoniste tous ses doutes, espoirs et désillusions. Impossible de quitter cette quête de vérité ! Les auteurs arrivent avec légèreté et réalisme à nous faire ressentir l'intensité et la force que dégage le tableau sur son propriétaire et à nous faire comprendre l'obsession qui l'anime.

Le dessin réaliste de Winoc n'est pas des plus léchés, mais il retranscrit malgré tout parfaitement tous les sentiments et émotions que vit Stéphane K. et permet au lecteur de se projeter complètement dans l'histoire.

Enfin, on retrouve en fin d'ouvrage un dossier clair et concis expliquant le fonctionnement de l'expertise des œuvres d'art, nous montrant au passage que cette activité n'est pas une science exacte, malgré l'usage des techniques de pointe qui de plus en plus confortent l’œil des experts.

 

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Loubrun

 

le site de Winoc

 

 

09/03/2016

The beast

the beast.jpgthe beast t1.jpgDessinateur : Chi Tak li
Scénariste : Jean Dufaux.
Editeur : Kana.
194 pages.

Sortie : 29 janvier 2016
Genre : Thriller fantastique.

 


Le résumé.
Chaque jour semble apporter un nouveau meurtre. Le rituel est toujours le même. Le cadavre est systématiquement éventré, car les meurtriers sont à la recherche de… Mais que peuvent-ils bien chercher ? Lucy Wales, la jolie executive woman, et Hakin l’ancien médecin alcoolique, en savent sûrement long…

« Lire dans mes entrailles ah ah ah » .


Mon avis.

Non, vous ne rêvez pas, c’est bien Jean Dufaux aux manettes de ce manga, enfin plutôt de cette BD hybride, et comme on aime les nouvelles technologies chez SambaBD, on l’a testée dans les conditions réelles de VW.
Chi Tak Li est originaire de Hong Kong où il jouit d’une belle réputation. Il lui a fallu 10 ans pour clore ce copieux roman graphique à cause notamment des problèmes de langue (les deux auteurs devant chaque fois passer par des traducteurs) mais aussi à cause d’une conception différente de leur art.

On y retrouve bien évidemment la touche « Dufaux ». On n’est pas loin de l’univers des derniers Koda où on assiste à une lutte du bien contre le mal agrémentée de jeux de pouvoir ou de séduction assez typiques du scénariste belge.
Par contre le ton est nettement plus brutal voire violent. Le récit n’hésite pas à vous malaxer les entrailles et à jeter du sang sur les pages.
Mais l’écueil principal pour un lecteur traditionaliste sera de passer le cap du dessin singulier de Chi Tak Li. Pour décrire son trait, c’est un peu comme mélanger de l’eau avec du feu. C’est à la fois doux mais ça pique aussi aux yeux. Cet antagonisme se retrouve aussi dans la ville décrite, d’un coté la ville lumière (les buildings modernes) et de l’autre la cité interdite, noire et inquiétante. Vous remarquerez aussi de drôles de proportion dans les personnages (souvent avec un grand tronc) et des attitudes assez figées. Néanmoins, les femmes sont réellement un plaisir à voir et on finit par apprécier ce design si original.

Une BD à conseiller aux explorateurs ou aux baroudeurs qui aiment s’aventurer en terrain inconnu.

Faites gaffe quand même au Wurla qui rode !

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a06-3e788fc.gifScénario 

a07-3e78901.gifDessin .

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Samba.

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08/03/2016

Prométhée - Tome 13 - Contacts

prometheeT13.jpgprometheeT13-1.jpgScénario : Christophe Bec
Dessin : collectif *
Éditeur : Soleil
48 pages
sortie : janvier 2016
genre : science-fiction, fantastique

 

 

Présentation de l'éditeur

Au cours de l’Histoire, de nombreux indices ont été disséminés sur toute la surface du globe par l’entité alien mais… personne n’a su les déchiffrer à temps ! L’humanité a par conséquent été méthodiquement exterminée après l’invasion extraterrestre ! Découvrez les signes annonciateurs du désastre dans cet album collectif exceptionnel.

 

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Mon avis

Cet album, présenté comme une préquelle à la série de 12 albums déjà parus, est constitué de 8 récits se déroulant à différentes époques allant de plusieurs dizaines de milliers d'années avant Jésus Christ à nos jours. Chaque histoire est illustrée par un dessinateur différent. De styles différents et de qualité assez inégale, ces histoires se suivent de manière chronologique, nous montrant que la présence extraterrestre ne date pas de la dernière pluie, et qu'à chaque fois cette présence a été vue et jamais comprise.

Christophe Bec a su créer une série de science-fiction originale, inquiétante et pleine de mystères, et a réussi a fasciner le lecteur pendant 12 albums. Avec ce treizième opus, on a un peu le sentiment de se faire arnaquer. Ces historiettes n'apportent rien à l'ensemble de la série, mis à part le très mince fil rouge de l'album se passant de nos jours et dans un futur proche, que l'on peut lire dans le prologue et l'épilogue.

On a le sentiment que Christophe Bec tente ici d'ajouter des éléments qu'il n'a pu glisser dans les 12 albums du premier cycle. Mais, s'il ne les a pas mis avant, c'est qu'il ne les jugeait pas indispensables. Alors pourquoi ce treizième album ? Le chiffre 13 ayant de l'importance dans le scénario, on aurait pu s'attendre à un tome plus consistant du point de vue du scénario comme de celui du dessin.

Fan de la première heure de cette série, j'avoue ne pas comprendre l'existence de ce treizième tome tel qu'il est, si ce n'est de faire patienter le lecteur avant le lancement du deuxième cycle. On aurait pu patienter sans.

Pour finir sur une note positive, notons tout de même la magnifique couverture réalisée par Denis Bajram.

 

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Loubrun

 

* les dessinateurs ayant participé à cet album : Stefano Raffaele, Emmanuel Roudier, Stéphane Servain, Laurent Gnoni, Thierry Démarez, Mario Alberti, Elia Bonetti, Ronan Toulhoat.

02/03/2016

Star Wars Icones : Han Solo

cc3ceccce300ef03f244e129272cd606.jpgPlancheA_268226.jpgScénario : Ron Marz
Dessinateur : Jeff Johnson & Joe Corroney + Collectif
Éditeur : Delcourt
128 pages
Sortie : le 13 janvier 2016
Genre : Science-Fiction

 

 

Avis de l'éditeur :

Qui a tiré le premier ? Han ou Greedo ? Au-delà de cette question qui continue à tarauder l’esprit des fans de Star Wars, Han Solo n'en reste pas moins l'un des personnages emblématiques de la saga, et le contrebandier préféré de ces dames. Retrouvez Han & Chewbacca dans une série de récits inédits en albums.

 

Mon avis :

Les six mini-récits qui composent cet album de la saga de Star Wars mettent en évidence le personnage emblématique d'Han Solo. Ces scénarios se déroulent durant l'Empire, et la panoplie de protagonistes connus répondent pour la plupart présent.

Le récit d'introduction "Coup de bluff" place Han Solo en bien mauvaise posture. Ce dernier prisonnier par Jab Kopatha ne voit son avenir providentiel que par la rescousse de Chewbacca et de Sheel responsable de sa capture. Ce premier volet ne captive pas réellement, et le dessin, plutôt fade, montre des personnages fatigués et sans âme, si ce n'est l'apparition de Vador, partiellement représentatif.

Le second volet "Fraternité et Rébellion" offre déjà un autre standing. Le dessin d'Adriana Melo, davantage soigné, se savoure autrement. La trame particulièrement naïve et expéditive joue sur des lumières éclatantes, et de vifs rebondissements. Les vaisseaux spatiaux plairont aux adeptes du genre.

Nous retiendrons de même l'épisode "Pour quelques miettes de plus", se déroulant quelques mois avant l’épisode 4, un nouvel espoir. Ce gras double de Jabba est à l'honneur. Drôle et captivant, la lecture est fluide et truffée de détails visuels.

La fin d'album est agrémentée d'illustrations de divers auteurs dont Kilian Plunkett et Adam Hugues. Un 1er tome réussi, comprenant différents clins d’œil à cette saga fabuleuse.

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Coq de Combat

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01/03/2016

Outcast - Tome 2 - Souffrance

outcast,kirkman,azaceta,delcourt,comics,horreur,épouvante,exorcisme,possession,810outcast,kirkman,azaceta,delcourt,comics,horreur,épouvante,exorcisme,possession,810Scénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
154 pages
Sortie : janvier 2016
Genre : horreur, épouvante, fantastique

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyle Barnes est tourmenté par des possessions démoniaques depuis son plus jeune âge. À la lumière de récentes découvertes et en dépit de terribles cauchemars, il semble commencer à comprendre la nature du mal qui le touche, et à entrevoir les réponses qu'il a cherchées toute sa vie. En revanche, la vie du Révérend Anderson, celui qui le soutient depuis toujours, semble sur le point de s'écrouler.

 

 

Mon avis

A peine 10 mois après la sortie du premier volume regroupant les 7 premiers épisodes parus aux États-Unis, nous voilà avec le deuxième tome de Outcast entre les mains. Le tome 1 m'avait laissé une très bonne impression et laissait présager d'une série au succès garanti. Le succès semble être au rendez-vous puisque la série est en cours d'adaptation pour le petit écran et pour une diffusion en 2016.

Ce deuxième opus aura tôt fait de ferrer le lecteur ! Kirkman sait s'y prendre pour distiller juste ce qu'il faut d'informations pour faire avancer le récit et captiver l'attention. Nous en savons un peu plus sur la relation de Kyles avec son ex-femme et l'on découvre un personnage qui semble décidé à prendre un peu plus les choses en mains pour affronter ses démons et ceux des autres, parce qu'il prend conscience qu'il possède un pouvoir particulier. Parallèlement, le personnage du révérend prend plus de place dans l'histoire et commence à révéler une facette de sa personnalité pas très reluisante. Ses motivations ne sont pas tout à fait les mêmes que celles de Kyles et l'on sent des divergences de point de vue poindre entre les deux protagonistes.

Robert Kirkman amène avec habileté les rebondissements et arrive à surprendre le lecteur à chaque nouveau chapitre. La frayeur s'installe peu à peu, lentement mais sûrement, sans surenchère d'effets de possession telles qu'on peut les connaitre dans la filmographie du genre. Ici, les possédés nous effraient parce qu'ils ne sont pas forcément et systématiquement transformés en bêtes immondes proférant des insanités. Ils sont lucides et tant que le démon qui les habite se tient tranquille, ils ne laissent transparaitre qu'un mal être inquiétant.

Visuellement, le travail de Paul Azaceta sur le dessin et d'Elisabeth Breitweiser sur les couleurs est remarquable. Les ambiances créées sont parfois bien flippantes ! La mise en scène et le découpage sont très efficaces avec notamment l'insertion régulière de petites vignettes carrées faisant le focus sur un détail d'une scène. Ce procédé permet l'usage du gros plan pour apporter une nuance ou bien une information complémentaire quant à la scène, sans nuire à la lisibilité de la page. On a d'ailleurs l'impression que ce scénario a été écrit et pensé dès le début pour le cinéma ...

 

Robert Kirkman nous offre là une série accrocheuse qui va nous mettre les nerfs en pelote et avec laquelle il va falloir désormais compter.

 

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Loubrun

 

http://fox.outcasttvseries.com/

 

29/02/2016

Pire Ouvrier de France

pire ouvrier de france.jpgpire ouvrier de france_pl.jpgScénario : Besseron

Dessin : Frédéric Felder

Éditeur : Audie - Fluide Glacial

56 pages

date de sortie : janvier 2016

genre : humour

 

 

présentation de l'éditeur
Avec Pire Ouvrier de France, on s'attaque au saint des saints : La tradition Française. Chaque corps de métier est méticuleusement passé à la moulinette. Le souffleur de verre confectionne des pipes à crack, l'horloger prépare des bombes avec des coucous suisses, quant au Boucher sa viande provient uniquement du pare-chocs de sa 4L ! Il en ressort un beau mélange bien homogène de catastrophes, de quiproquos et de gags à n'en plus finir.

 


"c'est marrant parce que des fois, être fleuriste, c'est pas loin de sociologue. Si on prend le temps, si on observe attentivement, si on fait bien attention, bin on peut arriver à mieux comprendre notre société."

 

Mon avis
A l'heure où le made in France devient tendance dans l'hexagone, il est absolument indispensable de mettre en avant les artisans qui œuvrent durement pour mettre en avant ce qu'on appelle la tradition artisanale française. L'amour du travail bien fait, du bon produit et du savoir faire, érigés face à l'industrie et aux grandes surfaces. Le consommateur, de plus en plus exigeant, est en quête de références, de garanties, de labels qualité, de normes. En résultent de nombreux prix, médailles et certificats récompensant les meilleurs produits et/ou les meilleurs artisans. C'est fou, d'ailleurs ce qu'on peut voir comme labels "meilleur produit dans sa catégorie". C'est bien, c'est rassurant et les gens sont contents.

Sauf que...

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Olivier Besseron et Frédéric Felder ne sont pas du genre à se fondre dans un conformisme rébarbatif et se foutent pas mal de rassurer les gens en racontant de gentilles histoires sur le bel artisanat français. A l'opposé de la bienséance, ils s'échinent dans une succession de gags en deux pages à présenter une palette de métiers artisanaux de la manière la plus trash possible. Ainsi, du boucher au souffleur de verre, en passant par le maçon, le sculpteur, le prothésiste dentaire ou le fleuriste, et j'en passe, les auteurs nous font l'éloge de ses métiers à leur façon dans une apothéose de giclées liquides de toutes les couleurs.
Attention ! c'est vraiment trash, gore, scabreux, graveleux, scato. Les gags ne feront sûrement pas rire tout le monde, et ne sont pas à mettre entre n'importe quelles mains. Mais ceux qui ne craignent pas ce registre démesurément irrévérencieux et qui n'ont pas la nausée facile se payeront quelques bonnes tranches de rigolade.
Par ailleurs, ce qui donne un peu de consistance à cet humour spécial et du coup l'affine un tant soit peu, c'est le décalage entre les textes narratifs très consensuels et le visuel trash représenté dans un style clair et aéré. On est à l'opposé du style "dessin dégueu" de Vuillemin. Là, on est dans du "crade propre" avec un trait simple et des couleurs tout en aplats (sauf pour les giclées) qui rendent presque supportable l’insupportable.
Pire Ouvrier de France, c'est un gros pied de nez totalement déjanté et bien graveleux fait au made in France. Mais que les âmes sensibles se rassurent, tout cela n'est que pure fiction. La preuve : les personnages n'ont que 4 doigts ...

Allez ! vous en reprendrez bien une petite tranche !

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Loubrun