28/03/2016

Redhand, l’intégrale.

redhand.jpgredhand t3.jpgScénario : Kurt Busiek, Sam Timel
Dessin : Mario Alberti, Bazal
Editeur : Humanoïdes Associés
146 pages.
Sortie : mai 2015

Genre : Science-fiction.

Le résumé.
Des chasseurs découvrent un homme dans un laboratoire d'une autre époque. Cet homme amnésique qu'ils nomment Redhand possède d'étranges techniques de combat. Amené au village des chasseurs, il parvient à se faire accepter par l'ensemble de la communauté, à l'exception du shaman qui reste suspicieux à son égard. Une prophétie n'annonce-t-elle pas qu'un homme sans nom, né adulte, insensible aux pouvoirs des dieux sera un jour leur destructeur ?

Mon avis.
Sur ce coup là, André qui m’a passé ce « tome 3 » m’a bien fait rigoler.
J’ai dû aller chercher loin dans mes souvenirs pour me rappeler avoir déjà lu ce titre Redhand dont le tome 1 était paru en 2004. Mais André me fait savoir que c’est très facile de retomber sur ses pattes pour se remémorer l’histoire. Je m’étonne déjà que ce tome ait un coffret mais quand je découvre qu’il s’agit d’une intégrale, je comprends nettement mieux le coffret et qu’on retombe effectivement facilement sur ses pattes puisqu’on a là toute l’histoire. Je pense initialement qu’André s’est fait avoir (35 euros quand même) mais il n’avait pas vraiment le choix puisque le tome 3 n’existe qu’en format numérique. Il faut aussi savoir que les anciens tomes 1 et 2 ont été modifiés (une version "tunée" en somme) pour permettre au nouveau scénariste de réaliser une fin cohérente. C’était ça ou rien visiblement, soyons déjà contents d’avoir une fin.
Les changements sont assez faciles à distinguer grâce aux différences graphiques entre les deux dessinateurs. J’avais une nette préférence pour le dessin d’Alberti pour sa singularité. J’apprécie toujours un trait qui se dissocie de la masse.
L’ensemble se lit néanmoins avec enthousiasme, c’est un peu comme un film typé Marvel, on en prend plein les yeux et on oublie assez vite les faiblesses du jeu d’acteur des personnages. En parlant de film, c’est un peu comme si Spartacus rencontrait la planète des singes.
Sinon, Redhand, il peut revenir quand il veut casser la gueule à ces lobotomisés de Daesh vu qu’il est trop fortiche pour dégommer tout le monde même les dieux, ça fera plaisir à tout le monde (j’ai écrit cette chronique le 22 mars).
En résumé, du divertissement SF musclé qui a le mérite d’exister (vu les problèmes que les humanoïdes ont traversés).

 

redhand-t2-cover.jpg

a07-3e78901.gifScénario 


a07-3e78901.gifDessin 

a07-3e78901.gifGlobal.

Samba.
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06/07/2015

Biguden T2 Bugul-Noz

biguden.jpgbiguden t2.jpgAuteur : Stan Silas.

Editions : EP(Paquet).

Sortie : 27 mai 2015.

Genre : Jeunesse.

 

Le résumé ….que vous trouverez difficilement sur le net !!

Gaud a rendu son dernier souffle et laisse un folklore breton vacillant, dépendant jusque là de la dernière bigoudène du village .Et pourtant, ce dernier ne s’est jamais aussi bien porté .Il faut dire que Biguden a pris la relève et prend son rôle très au sérieux. Mais les légendes ne comptent pas que de gentilles créatures .Le Bugul-Noz et les enfants imprudents vont en faire l’horrible expérience.

 

«  je ne suis pas là mais vous pouvez me laisser un message après le bip ».

 

Mon avis.

Comme notre spécialiste jeunesse est aux abonnés absents (Bonjour Isa), je me suis dévoué pour réaliser cette chronique. Chez SambaBD , on n’ a peur de rien !

N’ayant pas lu le tome 1, je me suis quand même demandé où j’arrivais.

Cet album, c’est une rencontre entre deux mondes improbables, la culture bretonne et japonaise. Un manga au pays des  fest-noz  en somme. C’est assez étonnant  mais comme le dessin tout en rondeur de Stan Silas est agréable et dynamique à suivre, on se prête vite au jeu.

Les personnages sont assez succulents, une mention spéciale à la maman restauratrice ne sachant pas réaliser les fameuses crêpes bretonnes ! 

On ressent aussi de la candeur, de la découverte  et de l’amitié, ce qui ravira les plus jeunes.

Cet univers décalé est original, il n’empêche que c’est parfois difficile à suivre, je ne sais pas si c’est à cause de mon âge avancé mais c’est  complètement allumé comme truc.

 

Bon sinon, j’ai toujours milité pour un résumé en début d’album de quoi permettre à un lecteur lambda de débuter une série même au tome 2. C’est pas grand-chose à faire et ça peut rapporter gros !

Sur ce, j’ai envie d’une bonne crêpe d’un coup.

 

a07-3e78901.gifDessin 

a04-3e788e4.gifScénario 

a05-3e788c9.gifGlobal 

Samba.

stanbiguden.jpg

 

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03/07/2015

Les cinq de Cambridge

les cinq de cambridge,neuray,lemaire,casterman,espionnage,histoire,communisme,philby,blunt,burgess,710,052015les cinq de cambridge,neuray,lemaire,casterman,espionnage,histoire,communisme,philby,blunt,burgess,710,052015Scénario : Valérie Lemaire

Dessin : Olivier Neuray

Éditeur : Casterman

48 pages

date de sortie : mai 2015

genre : Histoire, espionnage, aventure

 

 

 

 

Résumé (éditeur)

Alors que la crise de 1929 a plongé les classes populaires anglaises dans une misère noire et que le fascisme émerge partout en Europe, dans les amphithéâtres de Cambridge, la majorité des étudiants reste indifférente, gonflée par l'assurance d'appartenir à une caste immuable d'élus, pétrie de privilèges et de conservatisme. Mais les certitudes se lézardent pour certains et, au doute, succèdent le dégoût puis la conviction que le Vieux Continent se compromet. Seule l'Union soviétique semble avoir quitté la rive à temps...

De cette prise de conscience naît le plus incroyable réseau d'espions du XXe siècle qui, dans l'ombre, infléchira radicalement, pendant plus de 30 ans, le cours de l'Histoire :

 


"Je ne pensais pas agir au détriment de mon pays, au contraire ! Quant à savoir pourquoi, il n'y a pas qu'une seule raison, il y en a plusieurs ...."

 

 

Auteurs du diptyque Les Cosaques d'Hitler, Valérie Lemaire et Olivier Neuray mettent en scène ici les personnages de leur première série qui racontait la livraison des Cosaques par les Anglais à Staline à la fin de la guerre. L'histoire débute ici au début des années 80 avec leurs descendants qui se voient offrir la possibilité d'obtenir la vérité sur ce drame. Le nom d'Anthony Blunt leur est livré. Celui-ci acceptera de les recevoir et de leur raconter son histoire, liée à la leur.

Nous embarquant dans un long flashback, les auteurs nous font découvrir l'émergence du plus célèbre groupe d'espions du Xxème siècle.

Les cinq de Cambridge, ou quand une poignée de riches fils d’aristocrates Anglais se révoltent contre le système qui les a fait grandir, et vont participer à changer activement la face du monde. Révoltés par les injustices sociales, la montée du fascisme en Europe ainsi que par l'inertie et l'indifférence de la bourgeoisie, Kim Philby , Guy Burgess , Donald Duart Maclean , Anthony Blunt et John Cairncross, brillants étudiants dans la prestigieuse université de Cambridge, sont tous attirés par l'idéologie communiste. Animés d'une foi absolue en cet idéal et persuadés que c'était là la seule opposition possible et radicale au système politique libéral et conservateur de la vieille Angleterre, ces cinq étudiants ont rapidement suscité la convoitise du NKVD Soviétique. L'ancêtre du KGB les a alors recrutés et les cinq de Cambridge sont devenus les espions les plus célèbres, agissant à partir des années 30 et jusque pendant la guerre froide.

Encore une fois, Valérie Lemaire mêle habilement réalité et fiction et nous livre là une histoire passionnante qui ravira tout amateur de roman d'espionnage. Elle y décrit de manière parfaite et précise l'accession des cinq futurs agents doubles à des postes stratégiques dans les hautes sphères de la politique, du renseignement ou du journalisme, leur permettant d'infiltrer au plus haut niveau la société Britannique.

L'histoire, prévue en trois tome, est assez dense et pas toujours évidente à suivre. On a parfois l'impression d'être complètement perdu et d'être en proie à un scénario confus. Mais finalement les évènements s'imbriquent bien et la narration plutôt bavarde donne un ensemble assez clair. C'est un peu le lot de toute bonne histoire d'espionnage où les intrigues sont multiples et les rouages complexes.

Le dessin de style classique d'Olivier Neuray colle bien au caractère aventureux que veut donner Valérie Lemaire à cette fiction Historique, et ce premier tome laisse présager du meilleur pour la suite.

Évidement, si les noms de Philby, Blunt ou Burgess ne vous évoquent rien, vous aurez du mal à vous intéresser à cette histoire...



a07-3e78901.gif

 

 

Loubrun

 

Les cosaques d'Hitler tome 1, tome 2

 


 

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01/07/2015

Un long silence - tome 2 - que la fête commence !

un long silence,stalner,glénat,aventure,new york,règlement de compte,vengeance,immigration,7.510,052015un long silence,stalner,glénat,aventure,new york,règlement de compte,vengeance,immigration,7.510,052015Scénario et dessin : Eric Stalner

Éditeur : Glénat

56 pages

date de sortie : mai 2015

genre : aventure

 

 

 

Résumé (éditeur)

Will sait à présent que l’attentat dans lequel sa mère a disparu n’a pas été perpétré par un groupuscule anarchiste. Il cacherait des raisons beaucoup moins... idéologiques. C’est en tout cas ce que lui a révélé Charly, agonisant, avant d’ajouter une chose : le véritable responsable est bien au Pink Flamingo. Mais qui exactement ? Profitant de son « pouvoir » de sourd-muet, Will mène l’enquête en toute discrétion. Sauf que les membres du cabaret commencent à se méfier... Et s’il n’était qu’un simulateur ?

 


" En Irlande déjà, je me réfugiais dans le silence pour me mettre à l'écart du monde"

 

Eric Stalner conclut ici son diptyque de fort belle manière. Son héros sourd et muet use plus que jamais de son pouvoir pour démasquer les responsables de l'attentat ayant coûté la vie à sa mère.

L'auteur plonge le personnage et le lecteur dans une quête de vérité effrénée, où vengeance et trahisons sont de mise. Nous assistons à une sorte de course poursuite ou l'action occupe une place prépondérante et ou rebondissements et surprises maintiennent le lecteur en haleine. Bénéficiant d'une pagination plus importante que le premier tome, ce volume est plus enlevé et beaucoup plus rythmé. Je mettrai juste un bémol sur le choix du diptyque. Stalner aurait pu faire durer le plaisir en développant son histoire sur trois tomes, lui permettant ainsi d'étoffer un peu plus certains personnages. Néanmoins, il arrive quand même à distiller quelques infos permettant de lever le voile sur des interrogations qui se posaient dans le premier volume.

 

A propos du dessin, il n'y a pas grand chose à ajouter par rapport au tome 1. Nerveux, précis, son style réaliste, allié à des cadrages et découpages dynamiques, donne un souffle épique et toujours aussi flamboyant à chaque page.

Voilà un bon diptyque divertissant et magnifiquement mené, jusqu'au dénouement qui réserve son petit lot de surprises.

 

a07-3e78901.gif

 

 

Loubrun

 

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30/06/2015

LES NAUFRAGES DU METROPOLITAIN- Tome 1/2: Les Rats de Saint-Eloi.

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015Dessin : Nathalie Berr - Scénario: Patrice Ordas

Sortie : 27/05/2015

Editions Grand Angle

48 pages – Cartonné

Polar, Thriller.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) Paris, janvier 1910. Alors que les eaux de la Seine menacent de déborder, Valentin, apprenti joaillier de la Place Vendôme, se fait appâter par une bande « d’Apaches », des anarchistes détrousseurs de bourgeois. Leur chef, Le Fennec, convoite les bijoux enfermés dans le coffre de l’atelier où l’adolescent apprend son futur métier. Mais Le Fennec ignore qu’il est sous la surveillance de la fameuse Brigade du Tigre du commissaire Sébille. 

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

 

 

« Fric-frac dans Paris sous les eaux ».

 

 

Mon avis : Nouvelle sortie chez « Grand Angle », la branche adulte de l’éditeur « Bamboo ». Il s’agit à nouveau d’un diptyque (très à la mode pour le moment) qui nous fait découvrir l’atelier d’un artisan bijoutier de la Place Vendôme et son personnel aux destinées diamétralement opposées. Vient se greffer là-dessus un casse qui tourne mal dans un Paris sous les eaux de la Seine en janvier 1910 et une surveillance policière qui était déjà en route…

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

Nous retrouvons au dessin Nathalie Berr. Cette illustratrice qui a travaillé dans la pub pour de grandes marques, débute dans la BD en 2001 avec un premier album en collaboration avec Rodolphe. Il s’agit de « La Maison Dieu » chez Albin Michel. Chez Grand Angle, elle a déjà réalisé « Borderline », « Nous Anastasia R. ». Le scénario est de Patrice Ordas, un spécialiste du roman historique qui a déjà été primé. Il fut aussi directeur de l’Ecole de joaillerie de Paris pendant 25 ans. Il a collaboré avec Patrick Cothias pour « L’Ambulance 13 » et « L’œil des dobermans » chez Grand Angle. Il a également signé plus récemment « Hindenburg », « La Rafale », « S.O.S. Lusitania »,  et bien d’autres albums. Ce ne sont donc pas des inconnus…

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

Dès le départ, en ouvrant l’album, j’ai été frappé par la qualité du dessin. Les personnages, leurs expressions, les cadrages sont très bien rendus. La composition des planches reste classique même si le découpage est rythmé et bien étudié. Les décors sont bien rendus. On reconnait bien l’ambiance parisienne du début du siècle.

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

Pour le scénario, Patrice Ordas  a voulu probablement se faire plaisir. Nous faire bénéficier à la fois de son expérience de Directeur de l’Ecole de Joaillerie de Paris et son amour pour l’Histoire de Paris. Il en profite pour mettre l’action lors de l’inondation de 1910, question de mettre du piment dans le récit. Valentin, l’apprenti joaillier, va mal tourner et être à la base du braquage de son propre patron, braquage qui va tourner mal. Pendant ce temps, une autre ouvrière de l’atelier, Madame Pommeraye, va faire la connaissance d’un certain Delaroche, personnage déjanté et atypique, pianiste au Moulin Rouge et accessoirement inspecteur de police.

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

Pour ma part, j’ai apprécié le dessin mais j’ai trouvé le scénario un peu alambiqué. Je me suis demandé plus d’une fois quel était le but des auteurs. Le titre « Les Naufragés du Métropolitain » est tout à fait accessoire par rapport à l’action du premier tome. Soit, nous ne sommes que dans les préliminaires  et il faudra attendre le tome 2 pour connaître les développements ainsi que le fin mot de l’histoire, soit c’est un récit compliqué et très complexe qui dépasse complètement mon petit cerveau fatigué de chroniqueur BD. Je ne vous cache pas que je me suis arrêté plus d’une fois dans ma lecture pour me demander : « où va-t-on avec cette foutue histoire?». En attendant le tome 2 et de voir de quoi sera fait le sauvetage du scénario, j’ai mis ma tenue de survie et j’attends la suite de l’histoire avec l’angoisse du naufragé…

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

 

 

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a06-3e788fc.gifScénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

 

Liens vers la fiche technique de l’album chez Grand Angle : ICI.

 

Capitol.

 

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

 

27/06/2015

Sherlock Hommes Society T1 : L'affaire Keelodge.

album-cover-large-26368.jpgsherlokholmessocietypl02.jpgScénario : Sylvain Cordurié

Dessin   : Stéphane Bervas

Éditeur  : Soleil

Sortie : le 6 mai 2015

56 pages - cartonné

Genre : Détective

 

 

 

Avis de l'éditeur : De 1891 à 1894, Sherlock Holmes s'est fait passer pour mort. Peu de personnes savaient quil avait survécu à son affrontement avec James Moriarty aux chutes de Reichenbach. Pas même le docteur Watson. Puis, après bien des épreuves, Holmes a mis fin à cette duperie et repris son activité de détective-conseil. Il travaille aux côtés de Scotland Yard pour arrêter un copycat de Jack l'Éventreur quand son frère Mycroft vient solliciter son aide. Keelodge, un village enclavé entre la mer et la côte a été isolé. Personne ne peut en sortir. Mycroft explique que les gens du village sont tous devenus fous, sanguinaires et cannibales. Il a besoin de lui sur le terrain car ce drame découle vraisemblablement d'un acte criminel. Commence alors l'enquête la plus sombre que Sherlock Holmes ait connue.

 

 

 

Mon avis : Sherlock Holmes, ce détective charismatique légendaire affiche de multiples visages. Personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle en 1887, il élucide les enquêtes les plus complexes en domaine criminels. Accompagné par son fidèle Docteur Watson, ils forment la paire gagnante grâce à leur flair hors-norme. 

De nombreuses adaptations ont vu le jour en fonction de l'époque et de l'auteur. Notons qu'il existe plus de 260 films dont les principaux demeurent : la version muette de 1900 d'Arthur Marvin; le chien des Baskerville de 1939 avec Richard Greene, la panoplie réalisée par Roy William Neill ainsi que la version plus récente avec Robert Downey Junior. Différentes époques ,exhibant des crimes passionnels avec à chaque fois, une prestation du célèbre détective British qui marque ou non les esprits par rapport à son prédécesseur, comme le ferait en quelque sorte James Bond avec sa panoplie d'acteurs.

 

De nouveau à Scotland Yard, le détective le plus investi dans ses enquêtes reprend le flambeau pour des nouvelles affaires sordides...

 

Et que dire des éditions Soleil, qui proposent une gamme enrichissante qui comblera certainement les plus difficiles des lecteurs. L'univers Sherlock Holmes 1800 parcours le mythe, l'ajuste à sa sauce personnelle, la modernise par un dessin sombre, qui rappelle sans contexte, les grands moments enfouis dans les méandres de l'esprit des lecteurs de la première heure. Scénarisé par Sylvain Cordurié, les tomes se lisent par arcs ou époques : Crimes Alleys, Les vampires de Londres, Le necronomicon... apparait dorénavant le versant Society, programmé en 4 tomes. La série adopte un rythme de parution plus soutenu, à savoir d'un tome par trimestre. Face à des énigmes toujours de plus en plus astreignantes, le détective devra se reposer sur des alliés fiables et durables.

 

Concernant les auteurs, nous ne présentons plus Sylvain Cordurié, déjà scénariste sur les anciennes œuvres parues chez Soleil et précitées plus haut. Ayant bossé avec Stéphane Créty chez Delcourt, il intègre par la suite les éditions Soleil par Jean-Luc Istin, pour laquelle, il écrit trois minis-séries de Sherlock Holmes ainsi que Ravermoon, une saga d'héroic-fantasy.

 

Au Dessin, Stéphane Bervas a excellé dans le domaine du jeu vidéo. Provenant de Madagascar, le dessinateur signe le diptyque avant gardiste 2021 avant de se lancer pour ce tome de Sherlock Holmes. Son trait brutal montre à la fois la froideur de ses protagonistes, leurs tendances immorales mais marque également les esprits par une finesse du détail rappelant par moments le style d'Eric Stalner. Chaque nouvel album se verra mis en dessins par un auteur différent, de quoi, ainsi satisfaire un public plus varié. Quant au coloriste, Jean Bastide, ses couleurs claires et grisâtres, s'adaptent au récit, et donnent un sacré coup de fouet, de quoi immortaliser des planches très réalistes.

 

Après lecture de ce volume, de nombreuses questions demeurent sans réelles réponses, est-ce là le désir profond de Sylvain Cordurié de nous faire languir, espérons le. Le fait d'y insérer des zombies justifie un sacré risque, mais au final, suivant la trame riche en rebondissements, ce coup de joker est réussi, du moins pour le moment.

 

Ce premier tome convainc par sa teneur et sa cadence. La suite devrait être du même acabit.

 

 

a08-3e78906.gifMa côte

 

 

 

Coq de combat.

 

sherlokholmessocietypl05.jpg

23/06/2015

JEAN VAN HAMME - Mémoires d'écriture.

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015 Ecrit par Jean Van Hamme

Editions Grand Angle (Bamboo)

Sortie le 27 mai 2015.

112 pages – Cartonné

Scénariste, auto-bibliographie, Van Hamme

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) « Pourquoi vouloir écrire ? Qui ou quoi peut bien vous en donner l’envie ? Pour un certain nombre d’auteurs, ce peut être le désir de raconter un pan de leur vie. Pour d’autres, il s’agit de partir d’un sujet fictif et d’en tirer une histoire à tendance philosophique, sociale, humaniste, sanglante ou tout simplement distrayante. Qu’est-ce qui m’a incité à vouloir vivre de ma plume ? Je dirais que c’était la vaste bibliothèque de mon père. Mon père, ce héros… »

 

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015

 

« Jean Van Hamme : Les mémoires d’écriture d’un des plus grands scénaristes du milieu de la BD. »

 

 

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015 Mon avis : Qui ne connait pas Jean Van Hamme dans le milieu de la BD ? Pas grand monde ou alors, il faut avoir vécu pendant 40 ans sur une île déserte sans communication avec le monde extérieur ! C’est donc un événement de voir sortir un livre consacré exclusivement à Jean Van Hamme, un des plus grands scénaristes de BD. Le dernier remarquable livre en date qui lui était consacré, c’était le livre d’entretiens avec Frédéric Niffle intitulé : « Van Hamme, itinéraire d’un enfant doué », sorti en 2002. Il s’agissait à l’époque de faire la biographie de Jean Van Hamme via des entretiens. Depuis lors 13 ans sont passés et sa production a continué à agrandir l’Oeuvre. C’est Jean Van Hamme lui-même qui a pris l’initiative de faire son propre bilan, une « auto-bibliographie », selon ses propres termes. Il aborde en priorité sa propre bibliographie et parle peu de sa vie privée. Il l’aborde de façon homéopathique, juste pour que le lecteur comprenne ses choix et les événements qui ont jalonné sa carrière de scénariste jusqu’à l’heure actuelle.

 

Pour rappel, Jean Van Hamme est né à Bruxelles en 1939 et est diplômé ingénieur commercial agrégé d’économie politique. Il a un haut poste dans une multinationale lorsqu’il abandonne son job pour se lancer dans l’écriture scénaristique, le cinéma, le roman et la BD. Après quelques années de vaches maigres, il devient le scénariste de best-sellers tels que Thorgal, XIII ou Largo Winch pour ne citer que les plus connus. Il fait également des « one-shot » tels qu’Epoxy, Histoire sans Héros, SOS Bonheur ou Le Grand Pouvoir du Chninkel. Il s’est fait une réputation de scénariste qui dévoile les faces cachées du pouvoir qu’il soit politique ou industriel. C’est enfin un grand voyageur. Il sillonne le monde avec son épouse pour repérer les décors des prochaines aventures de ses héros.

La préface est de sa chère Huguette, son épouse et probablement sa première lectrice. Démarre ensuite son récit via ses différentes œuvres. Il plante d’abord le décor de sa jeunesse. Sa mère décède alors que Jean Van Hamme est encore tout jeune, il a 2 ans. Il ne se souvient pas de sa maman. C’est son père qui va l’élever seul car il ne se remariera pas. Jean Van Hamme va cependant vivre une enfance heureuse. Il va surtout profiter de l’immense  bibliothèque de son père. Il va lire, beaucoup, et acquérir ainsi un goût immodéré pour la lecture. Il apprend à lire avec Tintin puis découvre Perrault et Grimm, Jules Verne, Alexandre Dumas,  Fenimore Cooper, Jack London, Maurice Leblanc et bien d’autres…Plus tard, lui viendra l’envie de raconter des histoires.

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015

Copyright Dany.

 

Vient ensuite sa période professionnelle en tant qu’ingénieur commercial. Il grimpe rapidement dans la hiérarchie, il est doué. En même temps, il commence ses premières expériences en tant que scénariste. Jusqu’au jour où il décide de tout plaquer et de se lancer dans une carrière de scénariste.

Jean Van Hamme prend sa biographie dans sa chronologie historique. Au début, les fins de mois sont difficiles. Quelques séries s’arrêtent car elles ne marchent pas fort. D’autres projets tardent à se mettre en route. Jean Van Hamme insiste ainsi auprès de son lectorat pour faire remarquer qu’il n’a pas connu que des succès, loin de là. Il a connu aussi, surtout au départ de sa carrière, de sérieux revers. C’est cela aussi qui forme l’homme. Il développe ainsi toutes les séries et les « one-shot » qui ont construit pas à pas sa carrière et son succès.

Je ne vais pas aller dans le détail, c’est maintenant aux lecteurs de découvrir l’homme à travers son œuvre, via sa bibliographie. L’angle d’attaque est radicalement différent de l’album de Niffle. Il donne cependant encore un éclairage différent de ce qu’on a pu lire sur Jean van Hamme précédemment. J’ai bien aimé cet ouvrage que je vous recommande surtout si vous êtes ouvert à la BD et que vous désirez en savoir plus sur un monument du scénario.

A noter que le Musée de la bande dessinée à Bruxelles a mis sur pied une rétrospective consacrée à Jean Van Hamme qui a lieu du 16 juin au 29 novembre 2015.

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015

 Photo de Daniel Fouss-CBBD.

 

 

a08-3e78906.gifMa cote.

 

Liens vers la fiche technique de l’album chez Grand Angle : ICI.

Liens vers le site internet du Musée de la Bande Dessinée à Bruxelles : ICI.

 

 

Capitol.

 

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015

 

 

22/06/2015

Wake up America - tome 2 - 1960-1963

wake up america,lewis,aydin,powell,rue de sèvres,histoire,droits civiques,racisme,ségrégation,martin luther king,810,052015wake up america,lewis,aydin,powell,rue de sèvres,histoire,droits civiques,racisme,ségrégation,martin luther king,810,052015Scénario : Andrew Aydin, John Lewis

Dessin : Nate Powell

Éditeur :  Rue de Sèvres

189 pages

date de sortie : mai 2015

genre : biographie, Histoire, politique, roman graphique

 

 

 

Wake up America raconte le combat non violent qu'une poignée d'hommes et de femmes déterminés ont initiés à la fin des années 50, pour lutter contre l'infamie ségrégationniste qui avait cours dans les états du sud des États-Unis. C'est John Lewis qui nous raconte l'histoire, alors qu'il s’apprête à participer à la cérémonie d'investiture de Barack Obama en 2009. John Lewis n'est pas n'importe qui ! Né en 1940 dans l'état de l'Alabama, il s'engage très tôt pour le mouvement afro américain des droits civiques et devient rapidement responsable d'un groupe d'étudiants activistes non-violents (le SNCC). Il participe aux sit-in dans les bars des grands magasins pour réclamer l'égalité de traitement avec les blancs, et finira sur la tribune de la Marche sur Washington en 1963, aux côtés de Martin Luther King. Il est aujourd'hui le dernier survivant du "big six", nom donné aux 6 leader des groupes qui ont organisé cette marche historique.

 

"Je soutiens que quiconque enfreint la loi parce que sa conscience la tient pour injuste, puis accepte volontairement une peine de prison afin de soulever la conscience sociale contre cette injustice, affiche en réalité un respect supérieur pour le droit ... "

 

Ce deuxième tome suit la chronologie des évènements de 1960 à 1963. Les sit-in non violents que l'on voit dans le tome 1 ont eu pour effet de révéler à l’Amérique entière la violence des lois ségrégationnistes et de faire évoluer un peu les choses, rendant notamment illégale la ségrégation dans les transports. Cette évolution aussi mince soit-elle est alors testée par les groupes défenseurs des droits civiques qui envoient leurs membres prendre les bus inter-états afin de vérifier l'application de l’arrêt de la cour suprême. Arrivés dans les états du sud, il seront au mieux arrêtés, au pire tabassés par des hordes racistes déchainées refusant l'abolition des lois ségrégationnistes. Orchestrés par le ku klux klan avec bien souvent l'appui de la police, les coups furent extrêmes et animés d'une volonté meurtrière. Mais jamais John Lewis ne renoncera à ses principes de non violence. Ce courage et cette force ont portés tous ces groupes militants vers Washington dans la marche pour les droits civiques de l'été 1963 ayant pour effet un an plus tard l'interdiction de la discrimination et l'abolition de la ségrégation raciale dans les états du sud.

 

Cet album est un véritable livre d'Histoire et nous révèle le pire visage de l’Amérique : celui de la bêtise et de la haine. Avec l'aide de Andrew Aydin qui n'est autre que son attaché parlementaire, John Lewis raconte sans retenue tous ses souvenirs, sans oublier les dissensions et divergences d'opinions qui sont apparues entre les différents groupes.  Il nous fait vivre côté coulisses cet évènement historique ou Martin Luther King prononça son célèbre discours. Il nous fait vivre de l'intérieur les violences que les Noirs ont enduré, ne pouvant nous faire qu'admirer encore un peu plus leur courage à ne pas répondre par la violence. Nate Powell met ce récit en image de manière très dynamique et sa mise en scène très immersive plonge vraiment le lecteur au cœur des évènements. C'est un récit dense et profond qui secouera assurément le lecteur.

 

Malheureusement, 50 ans après, la violence et la haine raciale ne sont pas abolies et la tuerie raciste de Charleston entre tristement en résonance avec cet album.

Aussi, plus qu'un témoignage à caractère historique, ce livre doit faire œuvre de mémoire et le récit de John Lewis est là pour montrer que même devant la résurgence de la crétinerie la plus abjecte, il convient de ne jamais céder à la peur et de ne jamais perdre espoir.

 

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Loubrun

 

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18/06/2015

Gold of the dead One Shot

Couv_248896.jpg9782888904694_pt01.jpgScénario : Fred Weytens

Dessin   : Yan le Pon

Éditeur   : Paquet

64 pages - one-shot

Genre : aventures

 

 

 

Résumé de l'éditeur :

Amérique centrale, 1952. Trois aventuriers sans scrupules attaquent un archéologue et son guide et lui dérobe un trésor Maya en ignorant que ce trésor est maudit. Ils embarquent à bord d’un cargo mixte en partance pour la France où les attendent un acheteur potentiel. Mais un marin, trop curieux, va déclencher la malédiction. Les passagers et les marins vont faire face à des zombies possédés. Mais Jones, le plus salauds des trois aventuriers ne se laissera pas faire !

Ce huis clos maritime, rend hommage aux Pulps, aux histoires de morts vivants et autres esprits frappeurs.

 

 

 Mon avis :

Trois fumiers de 1ère catégorie qui ont roulé leurs billes de par le monde tentent de se lancer à la recherche d'un fameux trésor Maya. L'ayant dérobé à un pauvre malheureux,n'étant plus là pour en parler, ils se rendent en direction de la France afin de revendre leur trouvaille. Prêts à tout pour en découdre, ces assassins sont capables de tuer père et mère pour arriver à leurs fins. Ils se retrouvent à bord d'un cargo de séjour dont l'équipage profite des plaisirs de la vie. Sans se douter un seul instant du danger, chacun fornique à sa façon. L'ornement Maya détenteur d'un pouvoir d’au-delà les âges, va brusquement émettre des vibrations et le danger que guettent les occupants du cargo semble bien réel. Commence dés lors, un déluge de morts à bord du navire dont seuls les plus aguerris pourront s'en sortir vivants...

 

Le 1er plat de couverture parle pour lui-même : Un symbole Maya, 3 guérilleros patibulaires, une brune plutôt bien faite, une vielle gâteuse rongée par la folie; Gold of the dead affiche un scénario insolite truffé d'action pure. On se croirait revenus dans le temps avec ces films séries B, à mi-chemin entre un San-Antonio de Frédéric Darre et histoires sans héros de Van Hamme, le tout accentué par une touche fantastique insérant des zombies en quête de sang frais.

Graphiquement, un élément particulier frappe l'attention au fil des pages. Certaines planches particulièrement fades et grotesques ternissent le fil conducteur. Essentiellement, les scènes en mouvements, qui certes, apportent du tonus et du dynamisme à l'intrigue mais paradoxalement déforment les traits des personnages. Des séquences d'action au dessin étiré perdent de leur charmes de par leur exagération. Quant aux poses statiques, celles-ci relèvent nettement le niveau, et affichent une précision qui se démarque.

 

La palette des couleurs, quant à elle surprend par ses brillances vives. Les nuances éclairées jaunâtres et orangées mettent le dessin de Yan Le Pon en relief. Malheureusement, les teintes sombres entachent le paysage et grossissent les traits des protagonistes.

 

La fin de l'album est gratifié d'un carnet de croquis de 8 pages, des plus succulents.

Une aventure convenable, on lâche du lest, on prend le bateau avec ses potes, on se perd en mer à affronter des morts-vivants et on se rince l’œil avec une brune et une blonde plutôt peu vêtues. Des arguments qui demeurent un peu faiblard mais en fin de compte, on passe un agréable moment de lecture.

 

 

 

a07-3e78901.gifDessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

 

 

Lien vers la fiche technique de l'album chez Paquet: ICI.

 

 

 

Coq de Combat

 

 

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12/06/2015

Alice Matheson Tome1 : Jour Z.

Alice Matheson1.jpgAlice Matheson1d.jpgDessinateur : Philippe Vandaële.

Scénariste : Jean-Luc Istin.

Editeur : Soleil(Anticipation).

Sortie : 27 mai 2015.

Genre : horreur de 48 pages.

 

On dit que l’enfer est sur terre mais pour Alice, c’est une sorte de paradis...

 

Sexy et brillante infirmière du St Mary Hospital de Londres, Alice Matheson pourrait être chirurgien, elle en a les capacités, les nerfs d’acier, le Q.I, mais ce serait s’exposer inutilement. Car Alice est un ange de la mort, une psychopathe froide et calculatrice qui assassine ses victimes parmi les patients en phase terminale de l’hôpital.

Elle mène une double vie, qui se complique le jour où une de ses victimes se relève malgré la dose mortelle qu’elle vient de lui administrer.

Londres vit alors les premières heures d’une épidémie d’un genre nouveau : les morts marchent. Et même pour un serial-killer, tout cela a quelque chose de perturbant.

L’hôpital est sur le pied de guerre et ce n’est pas peu dire, l’armée investit aussi les lieux pour protéger les vivants des morts. L’hôpital s’organise pour traiter les patients et trouver une solution à l’épidémie.

Avant le jour Z, Alice était une anomalie, désormais, les autres sont de pire en pire.

Finalement, elle ne s’est jamais sentie aussi vivante qu’au milieu des morts."

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« Mais une morte qui se tient debout, c’est pas dans l’ordre des choses »

 

Mon avis.

Le pitch attire l’attention, la couverture interpelle, le dessin enchante et le concept fait peur !

Encore une BD qui surfe sur les zombies me diriez-vous. La liste commence à être bien fournie : WD, la nuit des morts vivants, zombies ,28 jours plus tard etc. Sommes nous si près du gouffre ? Mais ici, on a une  option assez originale, une infirmière psychopathe. Il paraîtrait que ce mélange détonnant est une sorte de Dexter rencontrant Walking dead.

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 L’histoire commence sur les chapeaux de roue, d’une façon tonitruante, on rentre très vite dans le vif du sujet morbide. Je me dis que l’héroïne est bien trop balèze pour avoir peur de 2 ou 3 mort-vivants.  Croisez son chemin sera à vos risques et périls et vu sa « dextérité », pas d’angoisse possible, c’est de la lecture détente au programme.

En plus, elle est joliment dessinée notre tueuse .Philippe Vandaële réalise là un très bon travail. Un petit air de comics, une colorisation clinique, des doubles pages angoissantes pour annoncer les chapitres sont assurément une réussite.

Alice Matheson1s.jpg

 

Par contre, l’avenir me fait un peu plus frémir. J’avoue que je ne sais pas encore sur quel pied danser après cette bonne entame. Six tomes  avec un rythme  de parution d’un album par trimestre réalisés par des auteurs différents. On peut parler de série concept, Jean-Luc Istin va devenir un spécialiste après les elfes, voilà Alice….Et si cette série  fonctionne, on repartira pour une saison II. 

Si ce n’est pas beau tout ça ?

a06-3e788fc.gifScénario

a08-3e78906.gifDessin 

a07-3e78901.gifGlobal.

Alice Matheson1so.jpg

Samba.

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