18/07/2017

Niklos Koda T15 : Le dernier masque.

niklos koda t15.jpgniklos koda.jpgDessin : Olivier Grenson.
Scénario : Jean Dufaux.
Editeur: Le Lombard.
Sortie : 19 mai 2017.
72 pages.
Genre : Fantastique.

 

 

Le résumé.

Niklos est de retour à Paris tout comme Mlle Ferouz pour retrouver des vieilles connaissances. Mais les apparences sont trompeuses et pleines de mystères.

« Et bien, il en a de la chance notre homme ! Au début, je ne voyais en lui qu’un séducteur, belle gueule, de passage, vite oublié. Il cachait bien son jeu. Il attirait la lumière, le regard des femmes, ça, on ne peut le nier. 
Sauf que…la lumière a disparu, Niklos s’est effacé dans une ombre qui le dévore et je crains que plus personne ne puisse le sauver de ce gouffre où il s’est perdu volontairement. »

Mon avis.
Ce retour en métropole parisienne était de bon augure, on avait l’impression de retrouver l’atmosphère des premiers tomes. On y voyait de la séduction et du charme (ah Aïcha !). Et puis, notre Jean Dufaux national y rajouta ses ingrédients habituels comme l’orgueil, le remord et des illusions et tout a fini par nous échapper. Mais peut-on amadouer quelqu’un qui porte un masque ? Il n’empêche que pour comprendre quelque chose à ces affaires de magie et de spiritisme, il faut se lever tôt ou avoir un décodeur. Un rien regrettable car le scénariste belge reste un maître dans son style littéraire bien caractéristique (et bien supérieur à la moyenne).
Bref, j’ai acheté cet album pour deux bonnes raisons, le dessin d’Olivier « la classe » Grenson et pour compléter ma collection. On ne va pas s’arrêter au tome 14(déjà un album bien mystérieux) alors qu’il s ‘agit de l’ultime tome.
Voilà, bye bye l’énigme Niklos Koda. Par contre Mlle Ferouz vous revenez quand vous voulez.

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Samba.

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07/07/2017

Les trois grognards - tome 2 - suite Autrichienne

les trois grognards t2.jpgles trois grognards t2_pl.jpgScénario : Régis Hautière
Dessin : Fred Salsedo
Éditeur : Casterman
64 pages
Date de sortie :  3 mai 2017
Genre : aventure, humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Pour le meilleur et pour l'Empire !

Honoré Dimanche a du souci à se faire. Manipulé par un mystérieux personnage, il a accepté de servir les intérêts d'un groupe de conjurés antibonapartistes.
Mais sa tâche est singulièrement compliquée par la présence encombrante de deux de ses compagnons d'armes : Denez Kemeneur et Félicien Pépinet. Une aventure pleine de rebondissements, inspirée de faits historiques, par le scénariste de La Guerre des Lulus.

 

 

Mon avis

Les campagnes Napoléoniennes revisitées à la sauce humoristique par Régis Hautière et Fred Salsedo. Les trois anti-héros de la grande armée que le hasard, ou la bonne fortune, a réunis continuent leur bonhomme de chemin dans cette deuxième aventure qui les mènent en Autriche. Rien ne devrait les réunir, ou plutôt, tout devrait les séparer et pourtant ils sont quasiment tout le temps fourrés ensemble. Honoré poursuit sa mission d'espion au service de forces anti napoléoniennes, Célestin, le téméraire et candide novice enquille les boulettes et met régulièrement en échec les plans d'Honoré, et la brute épaisse Kemeneur, un peu ahurie mais bien utile dans les coups tordus qui ne manquent pas ...

L'humour décalé qui est censé animer cette série manquait cruellement de punch dans le premier tome. Sans atteindre des sommets d'hilarité, c'est mieux dans le deuxième et l'on commence à être pris d'affection pour ce trio de bras cassé que tout oppose et qui nous arrache quand même quelques bonnes poilades.

A lire pour passer un bon moment de détente.

 

Loubrun

 

 

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Le tome 1

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05/07/2017

Mon opéra rock. Une troupe en route vers le succès

monOperaRock.jpgmonOpera-Rock-2.jpgAuteur : Leslie Plée.
Éditeur : Delcourt.
112 pages.
Sortie : 3 mai 2017.
Genre : Humour.





Résumé :

Chaque semaine, une nouvelle comédie musicale voit le jour. On retrouve ainsi Régine dans le rôle de la reine d’Angleterre, des prêtres du Vatican qui décident de percer le secret de la jeunesse éternelle de Madonna ; on entre dans les coulisses de la création de spectacles les plus fous et absurdes les uns que les autres : une parodie et un hommage aux meilleures (et aux pires) comédies musicales.


Mon avis :

Mais quelle bonne idée d'avoir réalisé une BD parodique sur les comédies musicales ! Malgré un dessin dont la nigauderie et l'aisance ne sont franchement pas assez mis en valeur, le scénario est bien fichu, avec une troupe mirifique dont le nom est les "Nouveaux Serge Lama". Ce nom, ils ne vont pas le garder indéfiniment mais je n'en écris pas plus à ce sujet pour ne pas spoiler le récit. Les "Nouveaux Serge Lama" sont composés de trois personnes : un chorégraphe risque-tout, une metteuse en scène moderniste et un producteur utopiste. Vraisemblablement, ce trio n'est jamais dépourvu d'idées. Qui pourrait imaginer Philippe Risoli en vedette d'un biopic sur Jean-François Copé sous la forme d'un opéra rock, le groupe Manau déguisé en astronaute pour un spectacle sur les années 60 ou encore Kendji Girac hanté par le soi-disant fantôme de Jacques Brel ?! Cela semble tiré par les cheveux et pourtant, voilà ce qui a jailli du cerveau de Leslie Plée. À savoir que chaque spectacle est ponctué par une critique drôlette, quelquefois rédigée par l'auteure elle-même. Dommage qu'il ne s'agisse que d'un one-shot. Le prochain album de Madame Plée devrait avoir au moins le même niveau humoristique. Bref, un fourniment d'opéras-comiques atypiques insatiables de public.

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Mister Med.

 

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Écrit par Samba dans Mister Med | Commentaires (0) | Tags : plée, mon opéra rock, bamboo, humour, 052017 |  Facebook | |

04/07/2017

La légende lama blanc T3 : le royaume sous la terre

sans-titre.png81vzcNkWBFL.jpgScénariste : Alejandro Jororowsky

Dessinateur : Georges Bess

Éditeur : Glénat

48 pages - mystique

Sortie : le 31 mai 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

 

Dans son temple au sommet de l'Himalaya, l'esprit de Gabriel le lama blanc vient annoncer une grande nouvelle à ses fidèles : le tyran Chuan-Lao a été assassiné ! Pour autant, le cauchemar n'est pas fini... Car en secret, Hitler et son groupe de nazis cherchent à atteindre les profondeurs de la Terre où se niche une imposante et terrifiante armée, prête à se déverser sur le monde. Seul le Führer a le pouvoir de les réveiller. Le destin du Tibet est-il d'ores et déjà scellé ?

 

Mon avis :

 Des soldats chinois belliqueux exterminent sans pitié les moines issus du monastère sacré. A la recherche du Dalaï Lama, ils se montrent d'une extrême violence face à ceux qui suivent les pas sacrés du Saint homme.

Au même moment, à l'école anglaise de Lhassa, les comptes se règlent : la vieille Léna relate les raisons de son handicap comme quoi 40 soldats l'ont violées en lui laissant des marques à vie. ( avec en prime, une bouteille de whisky introduite complète dans le vagin...)

Alors que dans les montagnes d'Agharta, le roi Lemuriel, aidé des siens kidnappe Hitler ( et oui, le führer avant l'apocalypse), sachant que d'après les oracles, il serait le lien de passage vers un autre monde!

 On a droit ici a du Jodo comme on les aime : melting pot de religion, de mysticisme, de cruauté sanglante, de protagonistes fous,  d'incompréhension qui ne deviennent perceptibles que dans sons univers ainsi que d'un sens pointu d'humour noir!

Le führer, dans tous ses états, à l'aube de son éveil...sauf qu'ici, il ne doit son salut que par des êtres maléfiques qui lui donnent plein pouvoir afin de : non exterminer des juifs mais bel et bien l'humanité tout entière.... il ne fait plus dans la dentelle, il décide de vouloir saccager le monde entier et de s'élir Dieu en personne. Un monologue de légende est à noter : "la mort est mon chien!"

Bref, ceux qui ignorent la marche à suivre d'Alejandro Jodorowsky risquent de le prendre d'un drôle d’œil, ne sachant si ils ont affaire à un fou, un illuminé ou un visionnaire.(voire les trois simultanément)

Considéré comme l'un des auteurs les plus prolifiques, sa marque de fabrique reste perceptible à mille lieues!

On se régale par la splendeur de ses idées aussi raffinées qu'insolites.

Médium, cinéaste, avant-gardiste, le génie de quasi 90 ans continue à nous surprendre, et à nous titiller notre inconscient!

Le secret de ses œuvres proviennent d'une vie bien menée, au travers de nombreux projets, défis et voyages...sans parler de ses rencontres avec les shamans, les psychotropes hallucinogènes et les femmes car même si le sexe n'apparait pour ainsi dire pas dans ce titre, c'est une ode à de nombreuses de ses pépites littéraires et cinématographiques.

 

Merci l'Artiste avec un grand A! comme Astronomique!

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Coq de Combat

 

30/06/2017

Les maitres de White Plain - tome 1 - liens de haine

Les maitres de white plain T1.jpgLes maitres de white plain T1_pl.jpgScénario : Edouard Chevais-Deighton
Dessin : Antoine Giner-Belmonte
Éditeur : Bamboo
56 pages
Date de sortie :  17 mai 2017
Genre : western, histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

1839, Henri Berthier, propriétaire de la plantation de White Plain, est sur le point d’être père. Mais alors que son épouse Sally vient d’accoucher, un coup de feu retentit. Treize années plus tard, Charles, l’enfant né ce soir-là est devenu le parfait représentant de sa classe : frondeur et arrogant. Quand il découvre l’étroite relation que sa mère entretient avec un jeune esclave du même âge que lui, son sang ne fait qu’un tour. Des liens de haine se tissent entre les deux adolescents, liens qui vont irrémédiablement les enchaîner l’un à l’autre.

 

" Cessez de croire ceux qui vous promettent une vie meilleure dans le Nord, ils vous mentent ! "

 

Mon avis

A l'aune de la guerre de Sécession, la Louisiane de cette moitié du 19ème siècle est en train de vivre les prémices de la fin d'une époque, celle de l'esclavagisme qui a fait la fortune des propriétaires terriens et le malheur de millions de noirs se tuant à la tache dans les plantations ou sous les coups de fouets des contremaitres cruels, pervers et criminels.

Édouard Chevais-Deighton nous livre une chronique sociale solidement ancrée sur une base historique et nous invite dans l'intimité d'une riche famille qui se déchire, comme se déchirera l’Amérique quelques années plus tard. C'est le conflit entre abolitionnistes et esclavagistes qui s'annonce ici, à l'échelle de la cellule familiale. Une mère trop proche d'un enfant noir, suscitant la jalousie et la haine de son propre fils, un père faussement autoritaire à la réputation salie et méprisé par ses pairs, un fils en manque d'affection qui cherche qui n'aspire qu'a prendre la place du père et qui est prêt à payer le prix le plus fort pour y parvenir, des esclaves fouettés, pendus, violés ... tous les ingrédients sont là pour faire de ce récit une grande aventure mélangeant saga familiale, document historique et chronique sociale.

 

Dommage qu' une narration un peu brouillonne et expéditive quant à la chronologie du récit empêche ce dernier de vraiment décoller. Le lecteur en manque de repères s'essouffle dans une lecture qui devient vite poussive. Prévu en deux tomes, le récit peut être sauvé dans le prochain volume sous réserve de quelques surprises scénaristiques. Les clés de l'intrigue ne sont pas dévoilées mais on a déjà une petite idée de la forme qu'elles pourraient prendre.

Le dessin est à la hauteur du scénario. Intéressant et prometteur pour les décors et les ambiances, mais quelque peu maladroit pour les personnages et leurs expressions. C'est là le premier album d'Antoine Giner-Belmonte qui doit à Christian Rossi son entrée en BD. La filiation artistique est perceptible et l'on sent un potentiel intéressant dans ce dessin réaliste même s'il reste encore un long chemin à parcourir pour que l'élève atteigne le niveau du maitre.

Un diptyque non dénué d'intérêt mais qui démarre en demi-teinte et dont le deuxième tome devra être un cran au dessus pour séduire définitivement le lecteur..

Loubrun

 

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29/06/2017

Infinity 8 - tome 4 - Guérilla symbolique

infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10infinity 8, trondheim, kris, trystram, rue de sèvres, science-fiction, space opera, 05/2017, 7/10Scénario : Lewis Trondheim ; Kris
Dessin : Martin Trystram
Éditeur : Rue de Sèvres
90 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : science-fiction

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Cinq ans d’infiltration fichus en l’air d’un seul coup de fil ! Quand le Capitaine de l’Infinity convoque Patty Stardust au risque de griller sa couverture, l’agente est furieuse : sa mission au sein d’un groupuscule politique chéri des réseaux était sur le point d’aboutir ! Tout ça pour explorer une mystérieuse nécropole géante dont trois reboots successifs n’ont pas suffi à déterminer les origines… Et si c’était l’occasion pour le gourou d’offrir aux médias leurs audiences les plus folles ? Mais à quoi mène la course à l’audimat quand le nombre de followers compte plus qu’une vie ?

 

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Mon avis

Nouvelle enquête sur la mystérieuse nécropole qui bloque l'infinty 8 dans son voyage interstellaire. C'est la délicieuse Patty Zimmer/Stardust qui, à son grand dam, est chargée d'investiguer au milieu des débris spatiaux. Elle est furieuse la Patty, parce que depuis 5 ans elle est en mission d'infiltration d'un groupuscule politico sectaire dirigé par une espèce de gourou hippie, roi du happening et financée par un milliardaire magnat des médias.

Les médias, les réseaux sociaux, le buzz, les sectes, la révolution artistique, sont au cœur de ce quatrième reboot de l'Infinity 8, dans une explosion d'imagerie pulp, kitsh et rock'n roll. Les références aux années sex, drugs & rock'n roll sont légions, allant du nom propre de l'héroïne et sa coupe affro faisant penser aux Jakson 5, jusqu'aux guests stars du club des 27 (les artistes morts à 27 ans comme Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain, Janis Joplin ...).

Lewis Trondheim s'adjoint les services de Kris qui apporte sa petite touche personnelle en nous balançant une bonne petite révolution psychédélique servant de base à une réflexion sur les dérives de surpuissants médias et réseaux sociaux dont le but principal n'est plus d'informer mais de faire du profit ou de satisfaire les égos de pseudos stars.

On ne sait toujours pas le pourquoi du comment de cette nécropole géante, mais qu'importe ! Nous n'en sommes qu'a la moitié de la série et Lewis Trondheim réserve sans doute cette information pour la fin.

C'est Martin Trystram qui assure le dessin. Il répond parfaitement au cahier des charges et apporte le ton kitsch et coloré propre à la série tout en proposant un style différent de ce que l'on voit dans les tomes précédents.

A mi-chemin de cette série concept, on peut dire que le pari est réussi. Le fil rouge tient le coup et tous les auteurs qui ont participé à l'aventure ont su y mettre leur touche personnelle avec habileté.

Une série à suivre si vous aimez les récits décalés et un brin déjantés capables aussi d'apporter un fond de réflexion.

 

Loubrun

 

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Les autres tomes

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26/06/2017

Tizombi - tome 1 - toujours affamé

tizombi, cazenove, william, bamboo, humour, zombie, 4/10, 05/2017tizombi, cazenove, william, bamboo, humour, zombie, 4/10, 05/2017Scénario : Christophe Cazenove
Dessin : William
Éditeur : Bamboo
46 pages
Date de sortie :  31 mai 2017
Genre : humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Même s’il est le plus mignon de tous, Tizombi n’en reste pas moins un zombie à l’appétit insatiable. Véritable trou sans fond, il dévore, avale, gobe et croque tout ce qui passe à portée de sa dentition acérée. Tout, sauf la jeune Margotik qui écrit un livre sur lui : elle est fascinée par celui qui reste le seul zombie à être né zombie !!!

 

 

"- Raconte ma vie en poésie, P'tit steak. Note mes pensées et réflexions ... et je te promet que personnes ici ne te bouffera."

 

 

Mon avis

Jeune ado au look gothique, en rébellion contre ses parents (normal, d'abord elle est ado, et ensuite, ses parents passent leur temps à s'engueuler), Margotik cherche son havre de paix. C'est dans un cimetière qu'elle trouvera refuge et se sentira bien. Elle y fait la rencontre d'étranges créatures mortes vivantes avec qui elle accroche vite : Fat Al, Tékaté et Tizombi. Ce dernier est particulier, c'est le seul Zombie à être né Zombie et il a un appétit plus que vorace. Les trois compères sont pris d'affection pour Margotik qu'ils affublent du délicat surnom de P'tit steak. Charmant.

C'est Cazenove qui tire les ficelles de ces drôles de loustics sur une idée d'origine de William (les sisters).

Malgré quelques clins d’œil sympathiques aux séries et films de zombies, ainsi qu'une référence inévitable à Walking dead, la sauce à vraiment du mal à prendre, à tel point que je ne crois pas avoir ri une seule fois. Tout au plus ai-je souris une ou deux fois.

Bref, c'est de l'humour à la Cazenove, il y a des amateurs vu le nombre d'albums qu'il vend, mais moi je ne suis pas franchement un mordu.

Un bon point quand même pour le dessin limpide de William et la belle mise en couleur d'Elodie Jacquemoire qui donne cette ambiance juste ce qu'il faut de lugubre sans trop verser dans le registre sinistre et gore. Mais quand même, ce Tizombi n'est pas à mettre entre toutes les mains et est plutôt réservé aux ados et adultes.

A noter qu'il existe une version luxe dans un grand format avec 18 pages inédites de recherches graphiques.

Loubrun

 

 

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tizombi, cazenove, william, bamboo, humour, zombie, 4/10, 05/2017

 

tizombi, cazenove, william, bamboo, humour, zombie, 4/10, 05/2017

 

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Le plus marrant finalement, c'est le dossier de presse ...

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23/06/2017

Le train des orphelins - tome 8 - Adieux

train des orphelins T8.jpgtrain des orphelins T8_pl.jpgScénario : Philippe Charlot
Dessin : Xavier Fourquemin
Éditeur : Bamboo
48 pages
Date de sortie :  10 mai 2017
Genre : western, Histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Les femmes du train prennent le pouvoir.

Lisa a été élue maire de Cowpoke Canyon par acclamation. Elle désigne la veuve Goswell comme shérif. Au grand désespoir du petit Joey, Lisa se laisse courtiser par le beau Lee, venu construire la maison des orphelins. Mais Lee imagine déjà Lisa en épouse soumise. C’est bien mal la connaître !

Soixante-dix ans plus tard, le vieux Joey a pris la route du Connemara, à la rencontre de la petite Louisa. Il est accompagné par la lumineuse Aileen, dont il continue à douter de l’existence réelle. Devant la situation préoccupante de Louisa, Joey voit un signe envoyé par Lisa et un sens à donner à son histoire.

 

 

"La maison des orphelins qu'elle appelle ça ! C'est bien une idée de femmede gaspiller de l'argent la dedans!"

 

 

Mon avis

Terminus pour ce train qui nous a fait voyager un peu dans le temps et croiser des personnages vraiment attachants. Comme je le disais dans ma chronique du tome 7, le ton de ce dernier cycle est moins enlevé et moins enjoué qu'au début de la série. C'est normal, et surtout très cohérent sur le plan du scénario puisque sur ces huit albums, les personnages ont évolué, grandi et vieilli. Le récit est toujours divisé en deux : d'un côté le petit Joey facétieux et plein d'entrain évoluant aux côtés de la généreuse Lisa et de l'impétueuse Mme Goswel, et d'un autre côté le vieux Joey, seul avec sa mélancolie et ses souvenirs. Ces passages Irlandais contrastent à tout point de vue avec la jeunesse de Joey dans la poussière et la chaleur de Cowpoke Canyon. Le temps ne semble pas se dérouler à la même vitesse, mais qu'importe, puisque Joey a trouvé dans ce pays pluvieux et verdoyant de quoi lui redonner le sourire et la joie de vivre. Comme quand il était petit.

Très belle fin pour cette série d'aventure dont les auteurs ont su maintenir une qualité égale durant huit albums. Qualité que l'on doit à cette belle galerie de personnages attachants et hauts en couleur, aux dialogues enlevés et percutants, à ce savant équilibre entre humour et émotion, à ce dessin semi-réaliste efficace tant dans les mises en scène que dans l'expression des personnages, et à ce sens de la narration qui fait que chaque album nous offre de vrais moment d'évasion.

A l'issu de cet ultime tome, souhaitons un bon repos à Joey, ainsi qu'a ses auteurs. Mais pas trop longtemps hein, parce que si vous avez en tête d'autres belles histoires comme ça, ne trainez pas trop pour nous les faire lire :-)

Loubrun

 

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 Les autres tomes de la série

le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710

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21/06/2017

Heidi au printemps (récit complet)

heidiAuPrintemps.jpgheidiAuPrintemps-1.jpgScénario : Marie Spénale
Dessin : Marie Spénale
Éditeur : Éditions Delcourt
128
pages
Date de sortie : 03/05/2017
Genre : introspection, tranche de vie, sexualité

 

 

Présentation de l'éditeur

En reprenant le personnage d’Heidi, devenue jeune femme, Marie Spénale raconte la découverte du corps, les premières relations sexuelles et l’émancipation dans un conte initiatique et explicite sur le passage à l’âge adulte.

Le temps innocent des balades bucoliques dans les Alpes se termine. Heidi est désormais une jeune femme avide de découvertes. De son corps, pour commencer, mais aussi de celui de Peter, le joli chevrier. Entre ces premières fois maladroites et un grand-père qui ne veut pas la voir grandir, entre les désirs et les angoisses, se dessine finalement une grande question : comment devient-on femme ?

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Mon avis

 

Après un rapide résumé de l'histoire originale écrite par Johanna Spyri, nous plongeons dans le rythme saisonnier qui va faire d' Heidi une jeune femme. Ce n'est plus la petite fille du roman célèbre adapté maintes fois en dessins animés, films et séries télévisées. Oh là non ! Ici, place aux premières histoires d'adolescente. Son amie Clara (souvenez-vous, la jeune fille avec qui elle a vécu comme demoiselle de compagnie durant la convalescence de cette dernière) découvre les joies du badinage et des jeux de séduction avec de charmants jeunes hommes rencontrés lors de quelques bals.

 

Quant à Heidi, émoustillée par ces mésaventures sans vraiment comprendre l'intérêt de tout cela, va enfin voir son ami Peter différemment... très, très différemment. Mais ce n'est pas tout !

 

Alors que la jeunesse quitte son âme pour devenir une femme, elle découvre aussi qu'en grandissant, la montagne, ses biquettes et les marguerites : ça ne l'amuse plus autant. Le travail – se lever tôt pour aller sur le marché et vendre son fromage – n'est pas ce qu'il y a de plus palpitant et comme toute femme qui se respecte : son côté râleur, chieuse et j'en passe (y aurait de quoi dire... parole de femme!) s'éveille pour le plus grand désarroi de son grand père.

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Mais il faut bien que jeunesse se passe, et dans les verts pâturages : ça se passe plutôt bien... en tout cas pour Peter. Mais Heidi rêve de plus... mais ça, c'est à vous de le découvrir en lisant ce récit complet, librement inspiré du roman « Heidi » et de l'expérience de femme qu'elle aurait pu avoir. Ma foi, pas déplaisant à lire, mais un peu simple dans le dessin. Simple et pourtant, quelques détails – ne fût-ce que ce positionnement des doigts en couverture... allez, faites un effort et laissez votre esprit tordu parler pour vous – sont implicitement bien rendus. L'imagination de l'héroïne dépeinte est remplie de métaphores et au final, même si je ne suis pas fan du graphisme : Heidi au printemps reste sympathique à lire.

 

 

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Je ne le mettrais peut-être pas dans les mains d'une pré-ado, mais une ado de 15 ou 16 ans, qui découvre son corps et la vie sous toutes ses coutures, ça peut être intéressant.

 

ShayHlyn.

 

PS : en tout cas, je ne verrais plus la Bible et les apôtres de la même façon... ça vous intrigue hein ?! Alors lisez « Heidi au printemps » !

19/06/2017

La mémoire dans les poches Troisième partie.

la memoire dans les poches.jpgmemoire dans les poches t3.jpgScénario : Luc Brunschwig.
Dessin : Etienne Le Roux.
Editeur : Futuropolis.
Sortie : 18 mai 2017.
74 pages.
Genre : Saga familiale,drame.

 

 

Le résumé.
Une famille française, apparemment sans histoire. Le père, la mère, le fils aimé. Construit à travers le regard de chacun des trois personnages, La Mémoire dans les poches raconte des vies ordinaires, des choix, des fragilités, des fuites, des impasses. Petits mensonges, discrets arrangements, et autres secrets … Un récit intimiste pour dire aussi les tourments de l’Histoire du XXe siècle.

Un autre regard !

Le scénariste français Luc Brunschwig, auteur de séries à succès a mis le point final à La Mémoire dans les poches, fiction intimiste inspirée de son propre patrimoine familial, une grande histoire d’amour filial forte, et certainement une des histoires les plus personnelles de l’auteur. Il aura fallu 10 ans pour clore ce singulier triptyque. Certainement parce qu’il aura été le texte le plus sensible et le plus difficile à écrire pour lui. Les personnages n’en sont que plus incarnés, singuliers et bouleversants. Il aura fallu passer le temps du deuil. Brunschwig aura dû laisser reposer ses mots, afin de choisir les plus justes, et les plus fidèles à son idée, au croisement de la nostalgie et de la mélancolie.


« Ce livre a failli avoir ma peau ! ». A ces mots lourds de sens, je m’interroge et je comprends vite que le scénario de la mémoire dans les poches est fortement inspiré par la propre vie du scénariste. C’est avec cette idée que je reprends ma relecture (à coup de pied dans le cul) des 2 premiers tomes de ce triptyque. Car il ne s’agit pas d’une lecture détente mais d’une lecture « émotionnelle » et qui selon votre vécu vous parlera à un moment ou à un autre. Bref, il faut se mettre en condition pour aborder les chemins sinueux de la famille Letignal.
Hormis quelques petites longueurs (Luc B. aime bien poser ses caractères et présenter ses personnages), j’arrive à ce fameux tome 3. Je suis agréablement surpris par la colorisation proposée. Un peu plus lumineuse que les précédentes, je trouve ce choix vraiment adéquat. On contrebalance ainsi le drame qui s’y joue. Un peu comme la présence du petit Tarik qui égaye un peu les pages.
Je suis aussi assez bluffé par les transitions qui se font vraiment dans une harmonie presque symphonique. Bref, le dessin d'Etienne Le Roux est à la hauteur de nos espérances.
L’histoire elle aussi va vous émouvoir par sa justesse et sa sensibilité. Elle traverse aussi la grande fracture du 20e siècle et son corollaire de drames. Pas mal de tristesse, de regrets ou de résilience dans cet ultime tome qui comme je l’ai dit plus haut fera écho à votre vécu. Vous verrez qu’une fois cette BD déposée, vos pensées iront au pays de la nostalgie et des fractures de la vie.
Merci aux auteurs pour ce moment d’émotion !

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Samba.

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Liens vers les anciennes chroniques de cette série.Pour le tome 1, on remonte à la genèse du blog !
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