26/09/2017

Les ailes du singe - tome 2 - Hollywoodland

les ailes du singe, willem, paquet, policier, aventure, animalier, 7/10, 06/2017les ailes du singe, willem, paquet, policier, aventure, animalier, 7/10, 06/2017Scénario : Etienne Willem
Dessin : Etienne Willem
Éditeur : Paquet
48 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : aventure, animalier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Ancien pilote de l’Escadrille Lafayette, Harry Faulkner se retrouve engagé comme cascadeur aérien par Hollywood…Il découvre rapidement que la cité des anges abrite également quelques démons, comme la belle et sulfureuse Clara Palmer.
Et voici notre pilote entrainé dans le scénario macabre d'un film noir, prouvant, une fois de plus, que la réalité est au-delà de la fiction. Une plongée au cœur du Hollywood des années 30, de ses starlettes mais aussi de ses intrigues, dont certaines pourraient changer la face du monde.

 

 

les ailes du singe, willem, paquet, policier, aventure, animalier, 7/10, 06/2017

 

Mon avis

Révélé au grand public avec la série Héroïc médiévale animalière en 4 tomes L'épée d'Ardennois, Étienne Willem continue dans la voie des personnages anthropomorphiques dans la série Les Ailes du Singe. Polar se situant dans les années 30 aux États-Unis et dans le milieu de l'aviation, cette série met en scène un ancien pilote d'avion devenu cascadeur qui se trouve mêlé à des affaires qui le dépassent vite. On est là en pleine BD d'aventure et d'action, au scénario simple et très efficace dont la prétention n'est autre que de divertir. Mission accomplie donc pour ce cascadeur un brin hâbleur qui se retrouve ici dans une sombre histoire d'espionnage sous les strass et paillettes du Hollywood des années 30. Politique, cinéma, prohibition, personnages hauts en couleur comme Howard Hughes, Douglas Fairbanks, ou Cecil B. DeMille, les ingrédients sont réunis pour faire un bon polar. On y ajoute un excellent dessin animalier dans lequel on sent l'influence qu'a eu l'animation sur son auteur, des dialogues percutant et sonnant justes, et on a là une BD très agréable à lire.

Je suis toujours stupéfait de voir dans les séries animalières avec quelle justesse les dessinateurs arrivent à trouver les animaux qui interprètent le mieux les personnages. Il n'y a pas de fausse note. Le tueur un peu débonnaire figuré par un tapir, Douglas Fairbanks représenté par un gros félin, Howard Hughes par un chien aux traits secs et tendus ... des rôles de figurants aux rôles principaux, pas un personnage n'est négligé et ils sont tous réussis. 

Du grand art assurément, du même niveau que Guarnido dans Blacksad, et justement récompensé en août 2017 par le Grand prix du festival Wallonie BD.

Après un tome 1 en demi teinte quant au scénario, voici un tome qui, je pense, devrait installer confortablement la série. Ça ne serait que justice pour un auteur si talentueux, aux nombreux projets avortés, comme en témoigne l'art book d’Étienne Willem que vous je présenterai prochainement.

Loubrun

 

 

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 le tome 1 et l'art book

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11/09/2017

Velvet - tome 3 - l'homme qui vola le monde

velvet, brubaker, epting, delcourt, comics, thriller, espionnage, 8/10,06/2017velvet, brubaker, epting, delcourt, comics, thriller, espionnage, 8/10,06/2017Scénario : Ed Brubaker
Dessin : Stev Epting
Éditeur : Delcourt
128 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : espionnage, thriller

 

 

 

Présentation de l'éditeur

La série mettant en scène une très belle et sexy agent secret imaginée par Ed Brubaker et Steve Epting est de retour pour cette fin de cycle ! Espionnage et film noir se mélangent à merveille sous les talents conjugués de deux maîtres du genre !

Tout ce en quoi Velvet Templeton croyait jusqu’alors a volé en éclat au cours de la pire nuit de sa vie. Après avoir de peu échappé à la mort, elle reprend son destin en main, et est bien décidée à pourchasser ceux qui l’ont trahie. Les pistes qu’elle met à jour la conduisent à nouveau à Washington, au plus près du pouvoir, pour ce qui promet d’être un final explosif !

 

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Mon avis

Au jeu du chat et de la souris, les rôles ont parfois vite fait de s'inverser, surtout dans les affaires d'espionnage.

La trame compliquée mise en place dans les deux précédents volume par Ed Brubaker se conclue ici de manière magistrale et explosive. Comme on l'a vu dans le tome 2, Velvet Templeton n'a vraiment pas l'intention d'être le jouet des hommes de l'agence. Aussi, mettra-t-elle en œuvre ses qualités (qui sont presque trop nombreuses !) pour arriver à ses fins : la mise en pièce du complot qui la vise. Stratège et manipulatrice hors pair, elle retrouve dans cet ultime opus son côté glacial et implacable, indispensable à la survie dans ce milieu.

Le récit d'Ed Brubaker est dense, parfois un peu compliqué à suivre, mais d'une richesse et d'un dynamisme absolu. Les rebondissements, les coups bas et les trahisons font le sel de ce récit noir d'espionnage. Cerise sur le gâteau, Ed Brubaker jette une passerelle entre son histoire qui n'était au début que pure fiction et un épisode d'espionnage bien connu de la vraie Histoire.

Alors si vous associez à ce récit parfaitement écrit pour titiller les nerfs du lecteur, un dessin d'un réalisme éblouissant aux traits d'un noir ténébreux et une mise en couleur qui excelle dans le rendu des ambiances, vous obtenez forcément une œuvre hors normes à mettre sur le dessus du panier.

Loubrun

 

 

 

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les tomes 1 & 2

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06/09/2017

Intégrale Caroline Baldwin T1 & T2

41tEku0WNNL__SX371_BO1,204,203,200_.jpgsans-titre.png71Mtavg6qkL.jpgAuteur : André Taymans

Éditeur : Paquet

Genre : Détective

160 pages / Tome

Sortie : 24 mai 2017 et 28 juin 2017

 

Avis de l'éditeur :

Caroline Baldwin est l'héroïne d'une série de bande dessinée belge créée par André Taymans en 1996. Elle a connu 16 albums, aujourd'hui regroupés dans une série de 4 Intégrales. Un album inédit verra le jour en octobre 2017.

 

Mon avis :

 Les éditions Paquet ont le plaisir de partager les aventures de Caroline Baldwin, cette policière à contre-courant de l’héroïne classique. Chaque reliure de 160 pages reprend quatre titres de cette série emblématique.

Intégrale 1 : Moon River - Contrat 48-A - Rouge Piscine - La dernière danse

Intégrale 2 : Absurdia - Angel Rock - Raison d’État - La Lagune

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Au milieu des années nonante, Taymans fait partie de la génération marquante des auteurs BD des éditions Casterman, essentiellement au répertoire jeunesse. Il crée Caroline Baldwin pour en constituer une héroïne de saga policière où prime la psychologie des protagonistes au-delà d'une intrigue policière pourtant déjà fortement ancrée. Cette femme apparaît d'entrée de jeu comme étant un peu perdue, dépressive, mélancolique, alcoolique...instable sur le plan amoureux. Et pour couronner le tout, elle ressort de ses enquêtes policières encore plus détruite, s'engouffrant vers l'aval.

Loin du cliché de la blonde américaine, refaite de partout, Taymans dévoile une héroïne comme il le conçoit. Une femme multiculturelle, indienne (de par ses voyages au Canada et autres tribus), aux cheveux courts, plutôt typée...ainsi que marquée de taches de rousseur, qui l'a démarquent nettement.

Prépublié dans "A Suivre", "Moon River" sera tiré à 7000 exemplaires dans la collection "Studio" chez Casterman. L"auteur se focalise sur des décors qui justifient amplement l'intérêt porté par cette nouvelle série. Par contre, Taymans ose ce que d'autres auteurs ne peuvent que fantasmer : il brise les normes! Accumulant les scènes osées et sexuelles, il restreint ainsi son public. Cherchant à bousculer le lecteur, il n'apprécie guère les happy ends!

"Contrat 48-A", le second opus remportera le prix du meilleur album de l'année à Seraing à la "bulle de cristal"...d'autres prix suivront.

Pour le 3ème album, les choses se corsent encore ; D'abord, intitulé Mort d'un nègre", ce titre devient par la suite "Rouge Piscine". Les représentants français refusent de proposer ce titre aux libraires d'où un titre alternatif, pour le moins étrange.

 Un des proches d'André Taymans, son grand-père Robert Beaujean, devient un élément prépondérant durant les aventures de Caroline Baldwin, et ce bien après son décès en 1996. Une figure emblématique pour André, qui s'inspire de lui et de ses nombreux acquis de par les différents métiers de son vivant ( agent d'assurance - publicitaire - vendeur en bureautique...)

Pour le final de l'album "Absurdia", André se remémore ses vols en hélicoptère au dessus de New York, où il tire des photos de Time Square. Et c'est un nouveau tournant, car quelle audace de sa part de créer le doute sur la possibilité que son héroïne ait contracté le virus du VIH... une tournure qui ne lui vaut pas que des amis, mais le début d'"Angel Rock "démarrant sur une citation de Malvaux, tirée de la voie royale, son livre de prédilection durant des années. montre une Introspection de Caroline et ses démons intérieurs, alcool et tendances compulsives...

Le paradoxe étant que plus Caroline touche le fond, plus son auteur jubile, un équilibre dans le déséquilibre parmi les vases communicants. Avec ce titre, Taymans atteint des sommités, peignant des récifs montagneux de toute beauté, et après seulement 15 pages de lecture, le lecteur abasourdit, se sent confronté avec une Caroline, qui a bel et bien contractée le sida. Non sans mal, Caroline décide d'affronter ce mal terrible avec le courage et la détermination d'aller de l'avant. Des pages entières sans scénario, nul besoin, d'ailleurs, tellement le niveau d'émotions est élevée. Le retour du public sera plutôt favorable, consterné par la tournure des événements improbables à leurs yeux.

Enfin, notons que pour le titre "Raison d'Etat", un agent des forces d'intervention Belge propose à Taymans, lors d'une séance de dédicace, de lui détailler le maniement des armes, afin que les aventures de Caroline deviennent nettement plus crédibles sur le plan des armes à feu.

Vous l'aurez compris, ces intégrales représentent une mine d'or pour les admirateurs de l'auteur.

Comme André le stipule fort bien :

"La véritable aventure, il veux la vivre, et de par ses nombreuses destinations, il permet de transmettre à ses lecteurs sa vision de la liberté et sa joie de vivre".

 

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Coq de Combat

05/09/2017

Boulard T.5 : En mode geek

Couv_306013.jpgPlancheA_306013.jpgDessin : Alain Mauricet et Stéphane Dauvin.
Scénario : Gilles Corre.
Editeur : Bamboo.
48 pages.
14 juin 2017.
Genre : Humour, jeunesse.

 


Résumé :

Thierry Boulard est le champion du monde des notes catastrophiques et des ronflements au fond de la classe mais en dehors du lycée, il a aussi une vie trépidante faite de plans drague foireux, de disputes avec son petit frère, de répètes avec son groupe de rock et de séances de farniente sur le canapé. Alors, n'hésitez pas. Venez suivre les aventures du plus mou et du plus cool des rebelles !


Mon avis :

C'est la routine pour ce personnage incarné par Kev' Adams dans le film "Les Profs" (géniteur de la BD Boulard, justement, pour ceux et celles qui ne le savent pas). Il se chamaille toujours autant avec son frère, il s'efforce toujours d'amadouer voire de manipuler ses professeurs en utilisant les astuces, les subterfuges les plus efficaces possibles, il passe toujours autant de temps avec sa copine, Chloé, et son pote, Nintchinsky (je sais : c'est particulier, comme prénom (rires)) avec qui, dès qu'il en a l'occasion, il se vautre sur son canapé avec, à disposition, pizza et soda tout en étant concentré sur un de ses jeux vidéo préférés. Bref, Titi n'est pas le fils qu'on rêve d'avoir et c'est pas rien de le dire !

Jusqu'au jour où son père perd son emploi et là, les choses commencent à se bousculer dans la tête de l'ado. Envahit par la peur de subir le même sort que son "vieux", ce cancre, comme on en a un peu tous et toutes connu au moins un à l'école, va devoir prendre ce qui représente pour lui un virage à 180 degrés en décidant d'obtenir son bac ! Seulement voilà : il vient de passer "en mode geek".

On retrouve ce jeune garçon dans des gags pas totalement modernes mais pas nuls non plus. Il est vrai que l'humour de cette série baisse un peu, rien qu'en comparant ce tome avec le précédant dans lequel le personnage principal est diagnostiqué surdoué par une psy (?), mais rien de catastrophique. Et forcément, au sujet du dessin, on aurait du mal à comprendre pourquoi Mauricet aurait envie de casser les codes, de péter les plombs, de partir dans un délire en étant infidèle à son style rythmé et en conformité avec l'univers de cet album. 

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Mister Med.

 

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Écrit par Samba dans Mister Med | Commentaires (0) | Tags : boulard, mauricet, corre, dauvin, bamboo, humour, 062017 |  Facebook | |

04/09/2017

Outcast - tome 4 - sous l'aile du diable

outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017Scénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
144 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : horreur, épouvante

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyle Barnes subit les contrecoups des secrets le concernant lui, ses proches, et son passé… En revanche, Kyle et Sydney ont une conversation décisive où des réponses sont apportées… Une conversation qui va TOUT changer. Et en réalité, Kyle n’a jamais été autant en danger que maintenant… Parviendra-t-il à échapper à ce qu’il vit comme une malédiction depuis des années ?

 

"je crois qu'on a tous un peu du diable en nous... T'es pas d'accord ?"

 

 

Mon avis

La tension est à son comble dans ce quatrième épisode. Kyle est retenu prisonnier par Sydney, ce dernier tentant d'en faire son allié. Pourquoi ? Le mystère subsiste même si des bribes d'infos sont distillées dans ce volume 4. Kyle semble être indispensable aux desseins et au destin de Sydney et de la communauté des possédés. Mais au fait ! Sydney est-il vraiment le diable ? Kyle et le révérend ont-ils vraiment le pouvoir d'exorciser ? Quels est la nature des liens qui semblent indéfectibles entre Kyle "le banni" et Sydney "le démon" ? Au fur et à mesure que le voile se lève furtivement sur ces étranges évènements de possession de masse, on se rend compte que Kirkman nous emmène soit sur des fausse pistes soit dans des impasses. Assailli de doutes et de questions sur les desseins des protagonistes, le lecteur est alors encore plus en proie aux frissons et à l'angoisse que procure cette histoire démoniaque.

outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017

Ce genre, thriller horrifique, n'est pas facile à aborder en BD. Parce que, comme au cinéma, la BD montre les choses. A la différence du roman où chaque lecteur imagine son propre univers, la BD impose des images avec lesquelles le lecteur doit composer. Or, tout l'art du genre consiste à suggérer plus qu'a montrer pour mettre les nerfs du lecteur en pelote. Ça, Robert Kirkman et Paul Azaceta le font avec brio. L'ambiance est toujours pesante, l'angoisse transpire de chaque case, et l'alternance entre calme et violence extrême est savamment dosée. Pas de surenchère de monstres ou d'effets spéciaux. Toute l'ambiance étouffante repose sur les dialogues, les attitudes et les comportements des personnages. Le style graphique de Paul Azaceta est à ce titre sublime. Il s'en tient à l'essentiel, montre juste ce qu'il faut et sa mise en scène ponctuée de petites vignettes carrées faisant le focus sur les réactions des personnages ou un détail de la scène, donne un relief intéressant à la narration.

Finalement, je crois que c'est Kirkman le diable en personne et qu'il est train de tous nous posséder avec Outcast !

 

Loubrun

 

 

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Les autres tomes de la série

 

outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017

23/08/2017

Prométhée - tome 15 - le village

prométhée T15.jpgprométhée T15_pl.jpgScénario : Christophe Bec
Dessin : Stefano Raffaele
Éditeur : Soleil
48 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : science-fiction, Fantastique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

États-Unis, 2019, au "Village" : la résistance s'organise pour faire naître une nouvelle civilisation. Grande Bretagne, 1838 : Teki Turan, naufragé temporel, joue un rôle prépondérant dans l'étude d'un vaisseau alien crashé. Zone 51, 1959 : Hassan Turan et son équipe repartent dans les limbes du temps pour éviter l'apocalypse dont ils ont été témoins. Syracuse, -416 : l'état de siège plonge la ville dans le chaos. Un nouveau défi attend l'Humanité, car le plan alien est plus vaste que ce qu'elle pouvait redouter. 

 

 

Mon avis

Alors que cette excellente série de science-fiction aurait très bien pu se terminer avec le 12è album du premier cycle (je ne parle pas du tome 13 dont je ne comprends toujours pas l'existence, voir ma chronique), Christophe Bec a décidé de poursuivre l'aventure en démarrant un second cycle dont voici le deuxième opus. L'idée n'était pas mauvaise en soi car il y a de la matière pour un second cycle : monde post-apocalyptique, une poignée de survivants, un monde à reconstruire, des voyages spatio-temporels ... Christophe Bec a développé une œuvre riche et dense offrant beaucoup de possibilités narratives. Le problème c'est qu'on a le sentiment qu'il est prisonnier de son récit dont la trame complexe finit par l'empêcher de véritablement avancer. C'est lent, très lent, et seuls les passages d'une époque à l'autre donne un peu de rythme au récit. Et puis encore une fois, comme dans le tome précédent, c'est trop bavard et parfois très abscons, notamment les séquences se déroulant dans l'antiquité.

C'est dommage, parce qu'il y a un vrai potentiel pour un bon second cycle avec deux bonnes idées : le regroupement des survivants à l'invasion extraterrestre et la reconstruction d'une société dont on sent déjà les futurs travers, ainsi que l'équipage coincé dans les années 50 qui s’apprête à repartir dans le futur. Deux idées qui ne sont pas mises en valeur par ce scénario trop compliqué et une intrigue beaucoup trop lente.

Un bon point quand même pour le dessin réaliste de Stefano Raffaele qui est dans la même veine que sur le reste de la série : des planches bien construites, claires et lisibles (y compris celles surchargées de dialogues) avec une mise en couleur aux tons toujours parfaits.

L'entame de ce second cycle avec le tome 14 ne m'avait pas totalement séduit. Ce tome 15 ne me convainc pas plus et je suis d'autant plus déçu que le premier cycle est, lui, vraiment excellent.

Loubrun

 

 

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prométhée,bec,raffaele,soleil,fantastique,science fiction,062017,4/10

 

prométhée,bec,raffaele,soleil,fantastique,science fiction,062017,4/10

 

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voir les autres tomes de la série

18/08/2017

Le chasseur de rêves - tome 2 - haro sur le tigronimbus !

le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017Scénario : Martin Desbat
Dessin : Martin Desbat
Éditeur : Sarbacane
48 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : jeunesse, humour, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le chasseur et son fidèle Sancho reprennent du service et fourbissent leurs armes. Cette fois, leur traque les mène aux confins du monde des rêves… En bateau, en armure ou en ballon, ils se lancent de nouveaux défis à la hauteur de leurs utopies : traquer le Kraken dans les glaces des pôles, chevaucher un Tigronimbus sous les cieux éthérés, piéger des idées noires et autres créatures imaginaires…

 

le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017

 

 

Mon avis

Voilà une BD jeunesse où règnent en maitres l'absurde, le loufoque, l'aventure et la poésie. Martin Desbat a imaginé un héros qui n'a qu'une idée en tête, celle d'accrocher de nouveaux trophées à son mur. Rien ne l'arrête dans sa quête improbable de trophées toujours plus saugrenus et insolites les uns que les autres : poulpes géants, tigronimbus et autres nuages aux formes évocatrices, et même de tout petits microbes pour chasser un rhume.

Sous ses airs absurdes, cette série ne prend pas les enfants pour des imbéciles. Bourrée de références et de clins d’œil littéraires, la drôlerie l'emporte à toute les pages et ravira petits et grands pour une balade dans un univers merveilleux pour les uns et un retour en enfance apaisant pour les autres.

En passant joyeusement à la moulinette Alice au pays des merveille, Moby Dick, Philémon, Pinocchio ou encore Don Quichotte, l'auteur à créé un univers empreint de poésie fantastique dans lequel les personnages n'ont pour seul moteur que la fantaisie. Les trouvailles et ressorts humoristiques sont bien vus et font mouche à tous les coups. On se plait alors à suivre ces doux dingues dans leurs pérégrinations et à voyager avec eux dans des univers parallèles où le rationnel n'a vraiment pas sa place.

Vous cherchez une BD jeunesse drôle, pleine de fraicheur et surtout laissant une grande place à l'imaginaire (j'ai l'impression que ça se fait de plus en plus rare de nos jours) ? Alors suivez vite les aventures incroyables de ce curieux chasseur et de son fidèle serviteur Sancho.

Loubrun

 

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le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017

 

le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017

 

le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017

 

le tome 1

le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017

15/08/2017

Harrow county - tome 3 - charmeuse de serpents

harow county,bunn,crook,mc neil,christenson,glénat comics,épouvante,horreur,sorcellerie,sorcière,610,062017harow county,bunn,crook,mc neil,christenson,glénat comics,épouvante,horreur,sorcellerie,sorcière,610,062017Scénario : Cullen Bunn
Dessin : Tyler Crook ; Carla Speed Mc Neil ; Hannah Christenson
Éditeur : Glénat Comics
128 pages dont 28 de bonus
Date de sortie :  juin 2017
Genre : épouvante

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le garçon décharné tente de comprendre les mystères de son passé, et Emmy enquête sur une ancienne demeure en décomposition. Pendant ce temps, un serpent malveillant sème la folie et la malice dans l’esprit des résidents de Holler. Seule Bernice parvient à lui résister grâce à l’aide du ténébreux Lovely Belfont. Mais ce soutien ne va-t-il pas la confronter à un danger plus terrible encore ?

Le suspense et les mystères ne faiblissent pas dans la suite de ce récit très « southern gothic » à la fois terrible et beau. Un classique en puissance adoubé par les grands Mike Mignola et Mark Millar !

 

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dessin de Carla Speed Mc Neil

 

Mon avis

Cullen Bunn continu de nous faire frissonner avec cette histoire de revenants, de sorcières et terres maléfiques. Pourtant, on pouvait craindre après le tome 2 que l'auteur ne tombe dans une routine un peu facile en déroulant des épisodes regorgeant de monstres en tout genre, s'opposant sans cesse à la jeune héroïne du récit et à son étrange compagnon décharné.

Il n'en est rien et l'auteur nous surprend ici avec trois récits courts dans lesquels il nous montre le jeune écorché en quête de son passé, puis Bernice confrontée à des serpents maléfiques, et enfin Emmy qui devra s'occuper d'une maison hantée. Trois récits assez différents mais qui conservent tous cette ambiance lugubre et froide présente depuis le début de la série.

La particularité de ce troisième tome est l'arrivée de deux dessinatrices en plus. Le premier chapitre est dessiné par Carla Speed Mc Neil et mis en couleur par Jenn Manley Lee. Le style est assez différent de celui de Tyler Crook . Le trait est plus fin et la couleur beaucoup plus sombre et froide donnant une ambiance forcément plus noire. Ce style est en adéquation parfaite avec le récit très sombre et assez flippant de ce chapitre qui est centré sur le jeune garçon écorché qui se questionne sur son passé.

Le dernier chapitre est quant à lui dessiné et mis en couleur par Hannah Christenson dans un style radicalement différent, pour le coup assez déroutant. Ce changement brutal d'esthétique nuit à l'homogénéité de l'album et casse l'ambiance efficace mise en place depuis le début. Dommage parce que cette histoire de maison hantée autrement dessinée aurait de quoi vraiment faire peur !

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dessin de Hannah Christenson

 

Les bonnes BD d'épouvante n'étant pas légion, Harrow County reste tout de même une série à suivre.

Loubrun

 

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les autres tomes

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Tyler Crook dessine Harrow County

10/08/2017

Gambling School T1 & T2

51oVkMHHQML__SX345_BO1,204,203,200_.jpg51NZLpsONbL__SX350_BO1,204,203,200_.jpgScénariste: Homura Kawamoto

Dessinateur : Toru Naomura

Éditeur : Soleil

Seinen

240 pages / Tome

Genre : Jeux / Domination

 

Avis de l'éditeur :

Dans cette école, ce ne sont ni les résultats scolaires ni les performances sportives qui comptent, mais les prouesses aux jeux de hasard. Des sommes parfois colossales peuvent être pariées. Les élèves les plus forts sont enviés, les plus faibles persécutés. Yumeko, une nouvelle élève, est immédiatement placée sur la liste des personnalités à surveiller. Étrangement, elle ne semble pas être là pour "gagner", mais par pur amour du jeu et de l'excitation...

Mon avis :

Les japonais ont décidément une obsession à ce qui touche au domaine de domination "Maîtres - Esclaves".

Gambling School en est la preuve unilatérale, poussant le vice dans ses retranchements.

Dans cette école, composée de la future élite du pays, ces jeunes pour la plupart issus de familles riches, s'adonnent aux jeux de hasard, sous toutes ses formes...si bien, que les moins fortunés terminent rapidement au bas de l'échelle, portant autour du cou, une pancarte de chien - chat, en fonction du sexe, totalement dévoués, esclaves à plein temps envers leurs "chefs".

Les terreurs de l'école tiennent les rênes du pouvoir jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle, dont l'attitude décomplexée semble irriter l'assemblée.

Un excellent manga sur le rythme infernal des joueurs et leur attitude autodestructrice, les faisant grimper au paradis ou basculer en enfer.

Le véritable joueur se reconnaîtra dans cette lecture sombre, prenante et diabolique.

L'animé sous son nom officiel "Kakegurui" est vivement conseillé. La 1ère saison compte 12 épisodes.

Adrénaline et sensations fortes garanties pour tout amateur de jeux de hasard!

 

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gambling school,naomura,kawamoto,soleil,710,jeux,062017

 

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Coq de Combat

 

09/08/2017

Parallèle T2 Donnant donnant.

parallèle.jpgparallèle t2.jpgDessin:Laval Ng
Scénario : Philippe Pelaez.
Éditeur : Sandawé.com
Sortie : 21 juin 2017.
48 pages.
Genre : Science-fiction.

 

 

Le résumé.
Dans le tome 1, on découvrait l'équipage d'un vaisseau spatial, Hybris, attaqué par des monstres sur une planète hostile. Ils avaient réalisé à leur grand effroi qu'ils étaient prisonniers d'un univers parallèle, sur une planète Terre désolée, et que les monstres qu'ils affrontaient... étaient leurs propres doubles.


« -Commandant..Y a-t-il un truc que vous n'ayez jamais fait dans votre vie ?
-Mourir ,je crois ... ! »


Mon avis.
Quand on parcourt le net pour trouver des infos aux sujets de cette série « Parallèle », on tombe sur de très nombreux avis élogieux .
Une brillante variation sur le thème du paradoxe temporel, vibrant hommage aux classiques du genre.
Un récit habile et haletant.
Un dessin époustouflant de virtuosité et une construction en « parallèle » pour la couverture et pour de nombreuses pages à l'intérieur.
C'est certainement ce dernier point qui est le plus marquant. Mais bon ce n'est pas une première, Schuiten par exemple avait utilisé ce procédé d'une façon magistrale dans sa série les terres creuses(NOGEGON).
L'univers post apocalyptique créé par Laval Ng est en effet de plus prenant ( brrr on se gèle les couilles) mais mon dieu que tous ses personnages masculins se ressemblent hormis le chef des zombies. Et oui, encore des morts vivants....ils sont décidément redevenus à la mode ceux là.
Bref, on ne peut pas dire que c'est si original que ça !
Et pour être franc, ça m'a vite ennuyé cette énième lutte pour sauver la veuve et l'orphelin et la Terre par la même occasion surtout que question empathie pour les personnages, mon curseur est resté à zéro.
Ah oui, un détail m'a quand même amusé.On entend nos héros dire de faire attention où ils marchent car l'eau est radioactive . Que croyez-vous qu'ils font deux pages plus loin ?
Pas sûr que Sandawé aie trouvé son 2e Sara Lones avec ce titre ?

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Samba le septique.

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