08/01/2016

Muhammad Ali

muhammad ali,titeux de la croix,amazing améziane,le lombard,biographie,biopic,boxe,mohammed ali,cassius clay,malcolm x,droits civiques,racisme,810,092015muhammad ali,titeux de la croix,amazing améziane,le lombard,biographie,biopic,boxe,mohammed ali,cassius clay,malcolm x,droits civiques,racisme,810,092015Scénario : Sybille Titeux de la Croix
Dessin : Amazing Ameziane
Éditeur : Le Lombard
119 pages
sortie : septembre 2015
 genre : biographie

 

 

 

 

"La boxe, ce n'était rien. Cela n'était pas du tout important. La boxe, c'était juste pour me présenter au monde."

 

 

muhammad ali,titeux de la croix,amazing améziane,le lombard,biographie,biopic,boxe,mohammed ali,cassius clay,malcolm x,droits civiques,racisme,810,092015Présentation de l'éditeur

Cassius Clay est un gamin qui s'élance dans la boxe presque par hasard suite au vol de son vélo. Son talent pour ce sport se révèlera aux grands jours lorsqu'il décroche la médaille d'Or aux JO. Devenu alors professionnel puis champion du monde des poids lourds, Clay, devenu Muhammad Ali, n'entendait pas encaisser sans rendre les coups. Militant de la cause noire, contemporain de Martin Luther King et proche de Malcolm X, Ali est devenu une véritable icône du XXème siècle.

 

 

  

Mon avis

De Cassius Clay à Muhammad Ali, la vie de ce personnage iconique du sport mais aussi de l'engagement pour les droits des Afro-américains nous est racontée avec force détails.

Né en 1942 dans une famille modeste, Cassius Clay grandit dans une Amérique encore très ségrégationniste. Très jeune, il sera marqué pour toujours par les discriminations et le racisme ordinaire et extrême que subissent les Afro-américains. La destinée de ce timide adolescent de 12 ans, qui avait peur de sortir du ghetto où il vivait, est tout simplement exceptionnelle et dépasse les frontières du sport et de la boxe en particulier. Converti à l'Islam, Cassius Clay devient Muhammad Ali et s'engage à fond pour la lutte contre les inégalités et les droits civiques des noirs. Il deviendra membre de la controversée Nation of Islam, organisation politico-religieuse aux relents sectaires, où il rencontrera Malcolm X avec qui il se liera d'amitié avant que ce dernier ne quitte l'organisation.

 

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Il croisera la route de Martin Luther King, de Mandela, sera reçu par tous les Présidents des USA jusqu'à Obama (sauf Bush senior), mais aussi celle de personnages moins recommandables comme Mobutu et l'incontournable Don King. Que ce soit dans la boxe ou en politique, son engagement est toujours total, sans reniements, sans compromissions. Ainsi, objecteur de conscience en 1966, il préférera le séjour en prison à l'enrôlement dans l'US army pour la guerre du Vietnam. Non pas pour fuir la guerre, mais bien par conviction politique. Il en perdra sa licence de boxe et son titre de champion du monde.

 

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Mais la boxe est ancrée en lui aussi profondément que ses idées et il ne cessera de se battre sur les rings du sport et de la politique. Ses plus grands combats sont ici relatés dans le détail. Des provocations d'avant combat jusqu'aux déroulés du match, on les suit comme si on y était. La narration se transforme alors quasiment en commentaire sportif et, associée au dessin hyper expressif d' Amazing Ameziane (Bag men, Légal) on se retrouve complètement immergés dans la moiteur du ring, ressentant presque les coups portés.

Sonny Liston, George Foreman, Floyd Patterson... Sa rage de vaincre associée à sa technique très personnelle lui a permis de battre les plus grands champions de l'époque. Mais le plus grand de tous fut Joe Frazier, dont il finira par reconnaitre le talent après son combat le plus dur à Manille.

 

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Sybille Titeux de la Croix nous propose une biographie sans complaisance de ce personnage hors du commun. Elle n'hésite pas à égratigner le mythe et révéler une face un peu moins reluisante de l'icône. Un Muhammad Ali à l'ego surdimensionné, d'une arrogance extrême voire haineuse à l'encontre de ses adversaires (Joe Frazier ne se remettra jamais de cette violence verbale et des nombreuses humiliations lancées par Ali) et s'affichant dans un mouvement politico-religieux sectaire.

Ce documentaire très bavard, où presque tout est raconté en voix off, fourmille de détails mis en scène de manière très dynamique par Amazing Ameziane. La diversité des techniques employées selon les évènements racontés et l'utilisation intelligente des effets spéciaux donnent à cet album une identité graphique à part et une envergure digne du champion dont il est question. Les mises en images des combats contre Liston, Foreman et Frazier sont d'une intensité, d'une force et d'une beauté incroyables.

 

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Pas besoin d'être un fan de boxe pour apprécier ce documentaire. Ce bel album s'adresse à tous les curieux amateurs d'Histoire et des personnalités hors normes qui la font.

 

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Loubrun

 

 

Pour en savoir plus sur l'album : http://www.lelombard.com/ali/index.html

A lire également à propos de la lutte pour les droits civiques : Wake up America Tome 1 et Tome 2

15/12/2015

Greenwich Village T1 : Love is in the air.

greenwich village.jpggreenwich.jpgDessinateur : Antonio Lapone.
Scénariste : Gihef.

Editeur : Kennes

Sortie : septembre 2015.

Genre : aventures.

C’était au temps où New York "new-yorkait"
Printemps 1960. Norman Oaks est chroniqueur à la pige pour un journal new-yorkais. Il vit seul mais heureux dans son appartement de Greenwich Village. Sa quiétude est troublée par la jolie Bebe Newman, une hôtesse de l’air particulièrement bruyante qui s’installe un étage au-dessus du sien. Elle aime faire la nouba jusqu’au petit matin ; il aime se coucher et se lever à heures fixes. Elle ne jure que par la modernité ; il préfère la tradition. Bref, tout les oppose. Et pourtant, pour décourager un ex aussi collant que peu recommandable, Bebe convainc Norman de se faire passer pour son compagnon et de partager avec lui le même appartement. Une cohabitation qui s’annonce explosive!
Mon avis.
J’ai toujours eu un faible pour le dessin d’Antonio Lapone et son style graphique si particulier (que certains appellent « ligne claire » mais que j’appellerais plutôt «  style expo 58 ») . On aime ou on n’aime pas .Antonio est un illustrateur italien marié à une belge et il vit entre Namur et Huy. Il se distingue par son style graphique et participe à de nombreuses expositions dans des galeries connues à Bruxelles, Paris et Londres…
Ses albums sont un complément à son travail. Greenwich Village c’est le prototype même de cet environnement de travail qui m’a franchement plu. Reste à voir si le lecteur « lambda » accrochera à ce style si singulier.
Pour ma part, j’apprécie ce style car il est peu fréquent et difficilement imitable.
Ajoutez-y un scénariste qui commence à faire parler de lui, Gihef et une coloriste de talent Anne-Claire Thibaut-Jouvray, vous voyez directement que cet album a des atouts pour se faire remarquer en cette fin d’année 2015 chez l’éditeur Kennes, un éditeur ambitieux.

L’histoire racontée dans ce tome 1 se suffit déjà à elle-même.
A mettre sous l’arbre de Noel.

a07-3e78901.gifScénario 

a09-3e78912.gifDessin 

a08-3e78906.gif global.


Pour rappel, l’interview d’Antonio Lapone dans la rubrique interview de SambaBD .

Capitol.

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14/12/2015

Millenium T6

Couv_252538.jpg20151005111906_t6.jpgScénario : Runberg Sylvain

Dessinateur : Manolot Caro

Éditeur : Dupuis

64 pages

Sortie le 25 septembre 2015

Genre : Policier

 

Avis de l'éditeur :

Niedermann toujours en cavale, Lisbeth qui s'apprête à faire des révélations lors de son procès... les membres de la "section" s'affolent et cherchent à liquider les gêneurs, au premier rang desquels Mikael Blomkvist. Le troisième roman de Stieg Larsson, La reine dans le palais des courants d'air, trouve ici sa conclusion et met en lumière comme jamais Lisbeth, l'héroïne lanceuse d'alerte et libertaire. 

 

Mon avis :

Conclusion de cette trilogie adroitement adaptée par Sylvain Runberg d'après l’œuvre de Stieg Larsson. Cet album questionne sur le sort de la condamnée Lisbeth Salander, cette protagoniste à fière allure autant physiquement par son style endiablé, que par sa personnalité débordante de vitalité. On a droit au rituel de la plaidoirie, ainsi que des éclaircissements jusqu’alors obscurs sur des tomes antérieurs. Le récit est habillement amené, mais il manque ce petit coup de tonus pour franchement décoller.

 

Sylvain Runberg a d'abord tenté sa chance en tant que libraire avant de présenter ses projets pour les Humanoïdes Associés. L'écriture représente pour lui une vocation, et il apprécie de pouvoir partager avec le public ses ressentis. Ses œuvres traduites en plusieurs langues émanent de son vécu personnel qu'il ajuste en fonction de la littérature. N'arborant pas un genre en particulier, il préfère la diversité, et ainsi pouvoir jongler sous différents tableaux. On lui doit ainsi entre autres L'ombre des Shinobis se déroulant en plein Japon médiéval, à la lignée entre Okko et Samurai légendes; Orbital de la SF avant gardiste, mélange subtil entre un Ridley Scott et Jodorowsky; l'écrivain particulièrement éclectique s'avance même sur des terres historiques telles que Les carnets de Darwin se déroulant en Angleterre fin du 19ème.

Au niveau du dessin, Manolot Caro est connu pour "El hombre con miedo" et "Kung fu Kiyo. Son trait s'embarrasse peu de détails, ces derniers étant floutés. Il privilégie les plans rapprochés de face et de profil. Malgré un trait homogène et plutôt de qualité, certains profils font peine à voir. A commencer par la page 4, illustrée au dessus, l'avant dernière case de la planche où l'on aperçoit la copine de Viktor Goransson, celle-ci de dos, parait non seulement être un homme, mais aussi avoir pris 40 ans d'âge en une seconde. Autre exemple marquant se trouve en page 14, avec deux éléments qui frappent d’entrée de jeu : le personnage de Micky sur la 5ème case affiche un rictus disproportionné ainsi que des yeux fermés, or il est en colère, assez troublant que d'émettre un discours sous l'effet de la colère les yeux complètement fermés. Mais bon, d'une manière générale, reconnaissons tout de même le talent de Manolot qui parvient à justifier sa présence pour ce tome. Malheureusement, il n'atteint pas le niveau structuré et minutieux de ses prédécesseurs, auxquels il faut avouer leur parfaite symbiose avec le scénariste.

La palette de couleurs d'Alex et Mirabelle encadrent judicieusement le contenu des bulles. Les couleurs verdâtres comme le montre la couverture, démontrent la justesse de leurs méthodes habilles et raffinées.

Les avis seront certes partagés pour cette conclusion. Certains d'entre vous s'attendaient certainement à un calibre de plus haut niveau, d'autres seront satisfaits sans plus. Un avis moyen pour ce 6ème opus, mais une note élevée pour l’intégralité de cette série culte.

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Coq de Combat

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Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (2) | Tags : millenium, runberg, man, dupuis, 092015, policier, 610 |  Facebook | |

27/11/2015

Black Crow Tome6 :L’eldorado.

black crow.jpgblack crow t6.jpgDessin et scénario : Jean-Yves Delitte.
Editeur : Glénat collection Grafica
Date : 30 septembre 2015

 

 

 

 


Résumé.
La forêt d’émeraude... Black Crow et son équipage sont à présent aux Amériques, en quête de l'or des jésuites et de la légendaire cité d'El Dorado. Mais après les périls de l'océan les attendent ceux du fleuve Amazone et de la luxuriante jungle sud-américaine... Que ce soit par la maladie, par les créatures féroces qui rôdent ou par la main de l'homme, nombreux sont ceux qui ont déjà succombé dans cet enfer vert. En spécialiste incontesté du genre, Jean-Yves Delitte nous embarque avec son personnage fétiche Black Crow à bord d'une grande fresque pirate, superbement dessinée, balayée par les vents du large et le souffle de l'aventure.

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Mon avis.
Chacun sait que j’ai toujours bien aimé ce que réalise Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine belge .Il faut préciser belge car certains français croient que la mer n’existe qu’en France …
Il continue de raconter pour mon plus grand plaisir les aventures d’un corsaire amérindien appelé « Black Crow » à la fin du XVIIe siècle. En tant que navigateur amateur, je retrouve certains éléments vécus lors de navigation avec mon club que ce soit sur les rives de la Manche, près des îles anglo-normandes ou en Écosse et en Norvège. Une vie exaltante mais aussi exigeante qui demande précision et endurance.
Nous retrouvons Black Crow et ses compagnons en quête de l’or des jésuites et de la légendaire cité d’El Dorado. Ce périple les amène sur le fleuve Amazone et sa jungle environnante assez menaçante.
L’avantage avec Delitte, c’est qu’il a une capacité de travail étonnante et sa vitesse de production mérite le respect ? Plusieurs albums sortent sur l’année et celui-ci en est un parmi d’autres…
Mais la qualité du dessin reste une constante tant au niveau des décors que des personnages et des bateaux, son point fort. La construction des planches reste toujours très libre et très agréable à lire. On sait qu’au-delà de la trame historique, il y a une solide documentation. Mais Black Crow reste en fin de compte sa série la plus romancée, sa façon la plus libre de raconter une histoire sur fond historique. J’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de cet album. Je vous laisse découvrir les péripéties pour récupérer l’or. L’aventure continuera dans un prochain tome, je vous rassure.
Je rappelle également que J-Y Delitte réalise aussi d’autres séries telles que « Belem », « U-boot » ou « Black Crow raconte », toutes consacrées à la navigation que ce soit à la voile ou sous-marines.
Bonne lecture.


Capitol.

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Écrit par Samba dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : black crow, delitte, glénat, 092015, 810 |  Facebook | |

24/11/2015

Narcisse tome 2.terra Nulius

narcisse.jpgnarcisse t2.jpgDessin et Scénario :Chanouga
Editeur : Paquet
Sortie : Septembre 2015
Le résumé.
Le 30 septembre 1858, à 14 ans et 9 mois, Narcisse Pelletier, mousse de Saint-Gilles-sur-Vie,  meurt sur les plages du Cap direction, pour laisser place à Amglo, aborigène Uuntaalnganu.

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Mon avis.
Lors de la sortie du 1er tome de cette série, dans ma chronique, j’avais dit haut et fort qu’il s’agissait d’un album de grande qualité aussi bien au niveau graphique que scénaristique. Bref, Chanouga m’avait fortement impressionné. L’interview qu’il a accordé à l’époque à SambaBD était éclairante et un très bon décodeur.
Quand j’ai appris la sortie du tome 2, j’ai de suite mis l’album sur ma liste des futures lectures et je dois dire directement qu’il ne m’a pas déçu …
La couverture de l’album est déjà un petit bijou et raconte beaucoup en peu d’éléments graphiques. Un bateau à voiles, un ciel chargé et surtout la tête de Narcisse avec son regard fixe et sombre. Cette couverture donne envie d’ouvrir le livre et de commencer la lecture immédiatement.
On y retrouve le style « Chanouga » avec un découpage parfois classique mais aussi inventif et original. L’auteur a encore amélioré son dessin, plus précis et plus détaillé. La mise en couleur suit le même mouvement. On y retrouve une réelle recherche dans les tons et le rendu des ambiances. Le transfert de la civilisation occidentale vers celle des îles est bien rendu même si il revêt un ton qui relève un peu du miracle.
Le lecteur n’aura pas beaucoup de dialogues à se farcir mais une description claire et précise de l’évolution de la vie de Narcisse. C’est par moment fascinant. Au terme du 2e tome, notre personnage principal s’en va comme il est venu, sans fracas. En fin d’album, le lecteur trouvera un chapitre biographique sur l’aventure de Narcisse car ce triptyque est inspiré d’une histoire vraie.
Avec cette série, le groupe Paquet a tapé dans le mille pour tous les amateurs de bateaux et de navigation via cette collection " Cabestan ".

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Capitol.

 

20/11/2015

Les Nombrils - tome 7 - un bonheur presque parfait

les nombrils, delaf, dubuc, dupuis, humour, 09/2015,les nombrils, delaf, dubuc, dupuis, humour, 09/2015,Scénario : Maryse Dubuc & Delaf

Dessin : Delaf

Éditeur : Dupuis

48 pages

date de sortie : septembre 2015

genre : humour, tous publics

 

En 2004, les Québéquois Marc Delafontaine (Delaf) et Maryse Dubuc donnèrent naissance à cette série humoristique qui raconte la vie de trois adolescentes, unies par une amitié à géométrie variable (elles sont pestes !) : Karine, la grande un peu maigre, trop gentille, dont les deux autres se servent comme faire-valoir, mais qui va beaucoup évoluer et s’affirmer au fil des tomes ; Jenny, la bombe rousse au QI de pétoncle ; Vicky, la bombe brune manipulatrice et prétentieuse.

A l’origine, cela devait être un roman. Mais ce fut une BD initialement destinée au public majoritairement masculin du magazine Safarir, avec ses héroïnes hypersexualisées. Et au bout de six planches, cet univers s'est exporté chez Dupuis où il a finalement conquis un large public, enfants, ados, parents. Je découvre que c'est un succès fou, au point qu’un film avec de vrais acteurs ET un film d’animation sont prévus et devraient sortir en 2016 !

Dans le cadre d’une comédie romantique façon soap-opera pour jeunes à savourer en canapé le soir après les cours / en rentrant du boulot, en grignotant des chips et en buvant du coca, les intrigues, qui tournent principalement autour des jeux de séduction entre adolescents, traitent avec un humour décapant cru, bien dans la ligne outre-atlantique, de thèmes qui préoccupent tout un chacun au niveau de son nombril : l’orientation sexuelle, l’être et le paraître, la loyauté et le mensonge (envers soi ou les autres), mais aussi l’alcoolisme, la drogue, le crime…

J'ai été un peu perturbée au début par la définition de la cible et me suis demandé à qui j’avais à faire : des ados ? des adultes ? Je les ai d’abord situés dans la 1ère saison de Friends, avant de pouvoir, après plusieurs pages, les resituer comme les lycéens qu’ils sont et mettre de côté cette ambigüité qui finit par se faire oublier. Chaque lecteur, selon son âge et ses préoccupations, peut trouver là-dedans de quoi se distraire et réfléchir (toujours au niveau de son nombril, s'entend).

Et pour finir, j’avoue, j’aime assez, et même beaucoup. Il y a de la matière, du texte, un dessin plutôt agréable avec plein de détails, c’est souvent drôle, chaque page-gag indépendante s’inscrit comme le nouvel épisode d’une intrigue qui fait évoluer ses personnages… A défaut de s’y reconnaître on peut en sourire… Oui, vraiment, j’aime bien… ça détend !

Bon sang ! Il me faut les saisons précédentes !

 

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Virgule

16/11/2015

La Tour Fantôme T8

9782344008744-G.jpgalbum-page-large-27607.jpgAuteur : Taro Nogizaka

Éditeur : Glénat

224 pages

Sortie : le 23 septembre 2015

Genre : Détective

 

Avis de l'éditeur :

Au plus profond de la Tour fantôme, une pièce circulaire avec douze portes, dont une seule conduit à la salle du trésor. Taïchi a-t-il choisi la bonne ? A-t-il distancé l horloge de la mort ?
Taïchi n est plus le même qu au début de son aventure, mais sa résolution nouvelle sera-t-elle suffisante face à ce terrible ennemi ?

Mon avis :

La Tour Fantôme brille à tous les niveaux, qu'il s'agisse de sa trame exceptionnelle ou de son trait à couper le souffle!

Pour chaque nouveau tome, le niveau d'intensité augmente et de manière considérable! Ce 8ème opus part dans tous les sens : un protagoniste principal décède atrocement,d'une balle en pleine tête, on découvre enfin l'identité de l’Horloge de la Mort, qui connait une fin tragique, mais dont l'auteur préfère le ressusciter en fin d'album, et cela de manière plutôt crédible... car tout assassin qu'il est, le sort qui lui est destiné est pire que la mort. Taïchi, de con côté, connait un second souffle et démontre tout son talent de détective : adroit pour résoudre les énigmes, malin comme un singe à démanteler les crimes! Comme le 1er plat de couverture le souligne, il découvre le fameux trésor et se permet de cultiver désormais des rêves de luxure, assoiffé de pouvoir et de richesse.

Nous soulignerons surtout l'évolution de la relation naissante entre Tetsuo et Marube, et le dessein de ce dernier, qui se la joue finement, tel un diable machiavélique. Le secret finalement, ne provient pas de l'identité de l'Horloge de la Mort, ni même de la découverte du trésor enfouis, mais d'un lien héréditaire, plutôt surprenant!  Sans spoiler quoi que ce soit sur ces événements et leurs origines, Taro Nogizaka continue à surprendre, à hausser son niveau, à divertir de manière exceptionnelle, les lecteurs qui ont tenu jusqu'à ce huitième tome.

La Tour Fantôme incarne le must du genre! Cette série contient tout ce qu'un lecteur passionné attend d'un auteur. On parle ici de quintessence à l'état brut, dont chaque élément, chaque case de lecture frôle avec le génie.

Le dessin, comme à son habitude est parsemé de détails, que l’œil décortique et mémorise à l'infini. Le découpage excelle, il s'acclimate parfaitement en fonction du rituel présenté.

Remercions également la présentation des éditions Glénat ainsi que Yohan Leclerc, pour son travail méticuleux.

Plus qu'un tome avant son dénouement... et quoi qu'il arrive, La Tour Fantôme fait déjà partie du panthéon des Mangas à absolument posséder!

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Coq de Combat

Le fantôme de Gaudi.

le fantome de gaudi.jpgle fantome de gaudi 1.jpgDessinateur : Jésus Alonso Iglésias.

Scénario :El Torres.

Editeur :Paquet (Collection Calamar)

Sortie :30 septembre 2015

Genre :Thriller.

Le résumé

Barcelone est la proie d’atroces meurtres dans des lieux bien précis: les célèbres créations de l’architecte Gaudi. Et les policiers n’ont pas le moindre indice.

Une simple caissière a fait une curieuse rencontre. Le sosie de Gaudi qui l’incite à visiter les lieux juste avant que les crimes soient commis. Une enquête palpitante dans les lieux touristiques mythiques de BARCELONE...

« Préparez-vous à ramasser d’autres cadavres dans les jours qui viennent. »

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Mon avis.

Ce thriller est avant tout une belle immersion dans les œuvres du génial architecte Gaudi dans la ville de Barcelone. Grâce au talent du dessinateur, vous aurez droit à un merveilleux city trip des principales places touristiques de la capitale catalane. Un dessin à la sauce espagnole avec des personnages très typés et expressifs dans une mise en page très vivante.

Le scénario joue indéniablement la carte du thriller, une sorte de mélange entre Millénium et Engrenages. Quelques personnages comme l’inspecteur sont bien rendus, malheureusement le coté exalté des « fous » sur l’œuvre de Gaudi rend le récit assez soporifique. On ne rentre pas dans la tête d’un fou sans y perdre ses repères. Bon, j’avoue ne pas être un fana du genre thriller, il faut dire qu’on est plus que rassasié avec les multiples séries US sur le sujet.
Je conseillerais donc cet album aux amoureux de Barcelone, de Gaudi et de thriller à l’européenne.

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Samba.

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03/11/2015

NiourK - tome 3 - Alpha

niourk,vatine,wul,science fiction,écologie,clonage,910,092015niourk,vatine,wul,science fiction,écologie,clonage,910,092015Auteur : Olivier Vatine

Éditeur : Ankama

56 pages

date de sortie : septembre 2015

genre : science-fiction

 

 

 

présentation de l'éditeur

Seul survivant de sa tribu décimée par les radiations, l’enfant noir a enfin atteint Niourk, la ville des dieux. Mais le territoire promis s’avère truffé de pièges et peuplé de créatures de métal que le jeune chasseur combat ou fuit sans savoir qu’elles représentent son unique chance de survie : irradié jusqu’à la moindre de ses cellules, l’enfant ignore qu’il ne lui reste qu’un ou deux jours à vivre.
À moins… À moins que les trois naufragés de Mars dont la navette s’est échouée au milieu des ruines ne parviennent à le capturer… À moins qu’éveillée par les crises de lucidité qui s’intensifient n’émerge une nouvelle conscience, brillante, redoutable… surhumaine.

 

 

niourk,vatine,wul,science fiction,écologie,clonage,910,092015

 

Rappelons brièvement les faits. Au XXVième siècle, la Terre est quasiment inhabitée. Seules subsistent tant bien que mal quelques tribus primitives au milieu de paysages secs et arides et aux abords de villes en ruines, qui leur semblent être un domaine inaccessible, celui des dieux. D'autres êtres vivants sont présents sur la planète. Des créatures monstrueuses sorties des océans et porteuses d'une radioactivité mortelle. C'est dans ce contexte qu'évolue l'enfant noir, paria d'une tribu primitive, au destin messianique.

 

Ce troisième tome clôture de façon magistrale l'adaptation BD par Olivier Vatine du deuxième roman de Stéfan Wul. Ce dernier tome prend une tout autre dimension et magnifie le récit de Wul. D'un récit post-apocalyptique on passe à une histoire de science fiction intelligente prenant appui sur un fond philosophique. C'est le propre des bons récits de SF, et en particulier ceux de Stéfan Wul. Bien au-delà de la simple fable écologique, Niourk pose les questions – toujours d'actualité – sur les options que veut bien prendre l'humanité pour son avenir. En 1957, dans ce petit roman de science-fiction, Stéfan Wul se posait des questions qui ont leur place dans les débats de société d'aujourd'hui. Il y parle de déchets radioactifs, de technologie robotique hyper intrusive, de recherche génétique, de clonage, de religion, de sociétés autocratiques .... autant de thèmes qui n'ont pas pris une ride.

 

Enfin, pour revenir à la BD, on découvre dans Alpha, l'aboutissement du voyage de l'enfant noir et les révélations sur la fin du monde terrien, sur l'origine des poulpes géants, sur l'origine des survivants humains, sur l'histoire de la tribu .... En 56 pages, ce volume est très riche en révélations et rebondissements, jusqu'au final en forme de morale que l'auteur nous fournit de manière assez onirique.

 

Côté dessin, j'avais déjà tout dit sur ma chronique du tome 1. Vatine est au sommet de son art et ses planches sont d'une beauté absolue. Sobriété et efficacité ! Il réussit à faire passer une certaine émotion dans son dessin et sa mise en scène suscite une force tranquille évidente qui se dégage de chacune de ses planches. Tout est beau, même les villes en ruine.

 

Vraiment, NiourK est un incontournable de la SF !

 

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Loubrun

30/10/2015

Elfes T11

elfesT11.jpgelfes-t11-kastennroc-soleil-extrait.jpgScénario : Jean-Luc Istin

Dessin    : Kyko Duarte

Éditeur   : Soleil

64 pages

Sortie le 23 septembre 2015

Genre  : Fantastique

 

Avis de l'éditeur :

Kastennroc est une forteresse légendaire et imprenable. Les Elfes bleus et les Yrlanais tentent d'y piéger l'Elfe noire Lah'saa qui cherche, forte d'une armée de goules de cent mille têtes, à envahir les terres d'Arran. L'armée des Elfes bénéficie du pouvoir du crystal bleu et d'un des plus puissants guerriers d'Arran : Redwin le nain. La guerre embrase Kastennroc et nul ne sait qui en sortira vainqueur.

 

Mon avis :

Ce 11ème opus de la saga Elfes, créé par le duo Jean-Luc Istin et Kyko Duarte se situe en étroite corrélation avec le tome six de cette même série. Nous y retrouvons pour l'occasion d'anciens protagonistes tels que Lanawyn et Turin. Un autre protagoniste, Redwin le nain s'est déjà mis en avant par sa série personnalisée réalisé par Nicolas Jarry.

 

L'univers du scénariste Istin et de son comparse Kyko Duarte au dessin, posent de leurs marques le contexte d'Heroic fantasy. Ils étoffent et allongent leurs visions des champs de batailles, affichent des monstres et des créatures toujours de plus en plus impressionnantes, et accélèrent le rythme effréné des situations dynamiques.

Ce nouveau tome démarre en branle-bas de combat, l'énergie virulente bouillonne de partout, les victimes s'enchainent et les corps disloqués jonchent à même le sol. Violence et fourberie sont au rendez-vous. A la tête d'une horde de goules sauvages, l'elfe noir Lah'saa nécromancien continue son ascension, détruisant et anéantissant quiconque se dresse sur son passage.

Un parallélisme entre Game of Thrones et le seigneur des anneaux pourrait conclure sur le monde brutal et sanguinaire d'Elfes. La conquête, la destruction et le pouvoir incarnent les maitres mots de cette aventure, qui risque encore d'en surprendre plus d'un! L'album se lit vite, on l'apprécie jusqu'à sa conclusion et on en redemande.

Jean-Luc Istin publie ses premiers albums juste avant l'an 2000. Ses racines pour la Bretagne l'encouragent à créer une collection de contes et légendes, sous le label "Soleil Celtic". Ayant parcouru son bonhomme de chemin il est, à ce jour, directeur de cinq collection où il scénarise : 1800; Anticipation; Abysses; Soleil Ésotérique et Soleil Celtic. Bourré d’idées et de talents, il est particulièrement suivi par une communauté de fans, toujours à l'aguet de ses nouveautés.

Au dessin, nous retrouvons un espagnol, Kyko Duarte, qui réside à Malaga. Il démarre sa carrière relativement tôt pour des journaux et magazines locaux, avant de s'avancer pour des projets internationaux. En 2003, il a publié sa 1ère bande dessinée aux éditions Bamboo, "De sang froid". La saga Elfes, lui a permis de démontrer toute l'étendue de son potentiel, un univers qu'il maitrise relativement bien. Notons également l'effet qu'apporte le coloriste Héban, permettant de donner davantage de relief au trait de Duarte. Une combinaison payante!

Elfes, tout comme chaque série proposée d'Istin, prouve sa place dans le catalogue enrichissant des éditions Soleil.

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Coq de Combat

 

 

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Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (0) | Tags : elfes, istin, duarte, soleil, 710, fantastique, 092015 |  Facebook | |