12/12/2017

Les étoiles du temps

les étoiles du temps, hussenot, gallimard, philosophie, réflexion, roman graphique, documentaire, 09/2017,8/10les étoiles du temps, hussenot, gallimard, philosophie, réflexion, roman graphique, documentaire, 09/2017,8/10Scénario : Victor Hussenot
Dessin : Victor Hussenot
Éditeur : Gallimard
90 pages
Date de sortie :  septembre 2017
Genre : documentaire, philosophie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le temps est mathématique mais aussi aléatoire, subjectif... insaisissable. Pour preuve, plus on vieillit et plus il semble s'accélérer. De raisonnements logiques en déambulations imaginaires, le personnage principal de cette enquête singulière s'interroge sur notre perception du temps et ses représentations. Une quête qui le mène de l'enfance aux divers âges de la vie. Mêlant intime et universel, Victor Hussenot poursuit ici avec brio sa réflexion graphique et poétique sur l'existence humaine.

 

"Je m'apercevais aussi que chacun d'entre nous possède une idée précise du temps... "une" définition personnelle, qu'on invente ! et à laquelle on se réfère comme s'il s'agissait d'une vérité."

 

Mon avis

Plus je vieillis, plus j'ai le sentiment que le temps passe vite ! Je constatais l'autre jour qu'on était déjà début décembre et que je n'avais pas vu passer cette année. Vous n'avez pas cette impression vous, que le temps vous échappe ? En tout cas, Victor Hussenot a lui aussi cette impression du temps qui file. C'est ce qu'il nous explique en se posant en narrateur dans cet album très singulier, tant dans la forme que dans le fond.

 

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Avec un dessin tout en aquarelles, il nous invite à un voyage temporel et une réflexion philosophique et métaphysique sur le temps qui passe. Partant du constat que le temps est insaisissable, L'auteur/narrateur s'interroge sur ce temps qui nous file entre les doigts et sur la perception que chacun en a. Il nous propose alors ses réponses et ses raisonnements que l'on suit avec amusement, étonnement et émerveillement. Même si ses propositions sont parfois un peu complexes à suivre, le dessin est là en support et complément narratif pour offrir au lecteur perdu une branche à laquelle se raccrocher. C'est là aussi la force de cet album qui déroutera sans doute les amateurs de dessin classique (je les invite quand même à sortir des sentiers battus) et qui ravira les adeptes de trouvailles et d'audace graphique. De ce point de vue, on ne peut être qu'admiratif du travail de Victor Hussenot qui joue avec les cases et les pages, démolit les cadres, se joue des codes narratifs et nous fait littéralement voyager au gré de son temps qui passe sur l'océan des souvenirs, le continent révolu, la plaine des commémorations, la chaine des derniers instants, les terres prémonitoires, comme en témoignent sa carte du temps "personnel", construite comme un mind mapping poussé à l'extrême.

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C'est donc avec douceur et volupté qu'on se laisse emporter dans ce va-et-vient entre logique, poésie et onirisme jusqu'à en perdre totalement la notion du temps. Pour preuve, j'ai entamé cette lecture tard le soir et suis arrivé très en retard le lendemain au boulot ...

Voilà donc un magnifique petit précis de philosophie à savourer tranquillement, à l'usage – entre autre - de ceux qui courent toujours partout et n'ont jamais le temps de rien.

 

Loubrun

  

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05/12/2017

Ces jours qui disparaissent

ces jour qui disparaissent, timothé le boucher, glénat, fantastique, roman graphique, 09/2017, 9/10ces jour qui disparaissent, timothé le boucher, glénat, fantastique, roman graphique, 09/2017, 9/10Scénario : Timothé Le Boucher
Dessin : Timothé Le Boucher
Éditeur : Glénat
192 pages
Date de sortie :  septembre 2017
Genre : roman graphique, fantastique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée. Mais petit à petit, l’alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s’évaporant progressivement dans le temps... Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ?

 

"Sérieux ? tu serais assez vicieux pour trafiquer la date partout juste pour gagner ton pari ?"

 

Mon avis

Entre récit fantastique et chronique sociale psychanalytique, ce roman graphique de 192 pages se pose comme un ovni dans les rayonnages des librairies.

Lubin, jeune artiste de cirque s'aperçoit un beau jour qu'il ne vit qu'un jour sur deux. Pourtant, ses amis le voient les jours où il n'est pas là. Ils le voient mais ça n'est pas lui, même si c'est le même corps et s'il habite au même endroit. Cet autre Lubin ne reconnait pas ses amis, n'est pas artiste de cirque et se demande même au début ce qu'il fait là.

S'instaure alors un dialogue entre les deux Lubin via une webcam. Les deux se découvrent, apprennent à se connaitre, à cohabiter. Ils s'organisent. Tout va bien jusqu'au jour où l'autre Lubin prend de plus en plus de place et de jours au vrai Lubin. Mais finalement, qui est le vrai Lubin ?

La frontière entre le fantastique et la schizophrénie s'étiole au fil des pages et de l'histoire. Timothé Le Boucher lance une foule de questions existentielles en décrivant par le détail le quotidien de ses personnages, les ancrant avec force dans la vie réelle. On voit naitre alors le conflit entre les deux Lubin qui ont des personnalités radicalement différentes et opposées. Les contraires souvent s'attirent et parfois s'opposent et se repoussent.

Le malaise est grandissant au fil des pages, pour les personnages et pour le lecteur qui finissent par se demander qui est le vrai Lubin.

L'auteur n'apporte pas vraiment de réponse, c'est là tout l'intérêt et l'essence même de ce livre. Les questionnements sur l'identité, la place dans la société, l'aliénation du travail et l'ambition, le regard des autres et l'utilité que la société veut bien accorder à l'un ou à l'autre, la culpabilité, occupent de plus en plus d'espace dans le récit et dans la tête du lecteur.

Sommes-nous bien à notre place dans la société, et sommes-nous vraiment ce que nous voulons être ? La société n'exerce-t-elle pas trop de pression sur chacun d'entre nous pour nous mettre dans des cases des quelles ont n'aurait pas trop intérêt à sortir ? Avons-nous tous la même utilité dans la société ? A chacun de trouver sa réponse...

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Les 200 pages s'avalent d'un coup. Timothé le Boucher a trouvé le truc pour simplifier la narration : on ne voit jamais l'autre Lubin, si ce n'est dans les échanges vidéos. Si ce parti pris permet de simplifier la lecture, il permet aussi de semer le doute auprès du lecteur sur la dualité et la vraie personnalité du personnage. C'est très fort, et jusqu'à la dernière case le doute subsiste. L'autre point fort est l'art de l'ellipse poussé à son paroxysme. J'ai rarement vu dans une BD les blancs entre les cases avoir autant d'importance et prendre autant de place dans le récit. L'ellipse est un élément majeur de la narration en BD, et elle est ici maitrisée à la perfection.

C'est d'un trait léger, fin et aéré que Timothée Le Boucher met son histoire en images. Sans fioritures il décrit un univers précis donnant à son récit une dimension très réaliste. Avec ce style, il installe une autre dualité dans la lecture : un dessin léger et épuré pour une histoire complexe et grave.

Avec Ces jours qui disparaissent , Timothé Le Boucher nous offre l'un des plus intrigants albums de cette année, mais aussi l'un des plus réussit.

 

 Loubrun

 

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21/11/2017

A la vie à la mort - tome 1 - Pierrot le fou

à la vie à la mort, rodolphe, séjourné, verney, soleil, pierrot le fou, gangsters, banditisme, histoire, gang des tractions, polar, aventure, 09/2017, 6/10à la vie à la mort, rodolphe, séjourné, verney, soleil, pierrot le fou, gangsters, banditisme, histoire, gang des tractions, polar, aventure, 09/2017, 6/10Scénario : Rodolphe
Dessin : Gaël Séjourné
Éditeur : Soleil
58 pages
Date de sortie :  septembre 2017
Genre : policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

1946, L’ennemi public numéro 1 s’appelle le Gang des Tractions Avant. Parmi leurs membres, Jo Attia et Pierrot Le Fou terrorisent la France de l’après-guerre. Voici leur singulière histoire.

La guerre est finie et la France, en reconstruction, retrouve le goût de vivre. Deux anciens Bat’ d’Af’, ces bataillons de militaires, sanctionnés durant leur service et engagés dans l’infanterie d’Afrique, se retrouvent pour ne plus se quitter et faire alliance. Mais leur passé violent et leur goût prononcé pour les armes à feu et l’argent, vont rapidement décider de la direction que va prendre cette alliance…

 

"Petit, je sais pas d'où tu débarques, mais tu vas y retourner ... Ici tu fous la merde et c'est pas bon pour mes affaires !"

 

Mon avis

Qui n'a jamais entendu parler du célèbre "Gang des Tractions avant"?! Ce gang créé par Pierre Loutrel dit Pierrot le Fou, fait partie des figures mythiques de l'histoire du grand banditisme en France. Spécialistes des braquages à mains armées, Pierrot le Fou profita du chaos de l'immédiat après-guerre pour constituer sa bande de malfaiteurs hétéroclite. On y trouvait en effet d'anciens résistants, d'anciens collabos de la Gestapo et des voyous résistants de la dernière heure.

Rodolphe adapte ici son propre roman consacré à Pierrot le Fou en apportant une touche un peu plus aventureuse à son récit. L'angle donné à l'album est davantage à l'action qu'à la psychologie des personnages. Ainsi, on y découvre à coups de nombreux flashback et d'ellipses, comment Loutrel a monté son gang et les premiers coups qu'il a mis sur pied.

C'est vraiment bien mené et, même si l'action prime sur les personnages, on ressent bien la violence qui habite ces personnages peu fréquentables. Si l'audace de leur braquages et la minutie de leur préparation peuvent forcer l'admiration, le caractère criminel de ces individus n'est pas édulcoré. Ces braqueurs étaient des tueurs qui n'hésitaient pas à faire usage de leurs armes si nécessaire.

Gaël Séjourné, à travers un dessin classique, nous offre une très belle mise en scène qui répond parfaitement au dynamisme du récit. Son trait réaliste nous plonge directement dans l'ambiance des années 40 et dans l'aventure de cette folle équipée.

Voilà une belle entame sur les méfaits d'un des plus grand gangster français. Prévu en trois tomes, les amateurs de polar adhèreront vite à ce récit bien ciselé dont on connait pourtant déjà la fin et dont l'ambiance qui se dégage n'est pas sans rappeler un certain cinéma de genre.

 Loubrun

 

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16/11/2017

Alice on Border Road T1

alice-on-border-road-1-delcourt.jpgalice-on-border-road-tome-1-delcourt-tonkam-planche5.jpgScénario : Haro Asô

Dessin    : Takayoshi Kuroda

Éditeur   : Delcourt / Tonkam

Genre    : Survival

192 pages

Sortie : le 20 septembre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Une lycéenne introvertie se retrouve, malgré elle, dans un Japon en ruine et post-apocalyptique. Accompagnée d'autres personnes qui sont dans la même situation, ils vont explorer ce monde et découvrir qu'ils sont coincés dans un jeu cruel. Contraints d'y participer pour rester en vie, ils vont vite en découvrir les règles. Les jeux proposés sont symbolisés par des cartes à jouer, et le chiffre sur la carte indique le niveau de difficulté du jeu, tandis que le couleur indique son type.

 

Mon avis :

Des individus issus de Tokyo se réveillent sans le moindre souvenir de ce qui s'est produit récemment dans leur existence. Ils émergent à Kyoto, chacun disposant d'une carte de jeu (Roi - Reine - Valet...)

Un cadre dans une société, un chauffeur poids lourds, un détective privé, des sœurs mystérieuses... ils sont 11, dont Alice, une jeune femme élancée et pleine d'assurance, qui néanmoins déteste la vie dictée par la société. Sa rencontre avec une autre jeune femme, Kina Sato, va les placer sur le centre de l’échiquier de ce jeu intriguant.

Alice on Border Road s'annonce comme étant un énième "survival post apocalyptique". Malheureusement, pour ce premier tome, on ne plane pas réellement, les protagonistes ne se démarquent pas et se prennent bien trop vite au jeu. Certes, ils n'ont aucun souvenir de leur passé immédiat, ont chacun une carte de jeu, mais se sentent conditionnés sans trop réfléchir. Chaque participant, hormis un seul, protège sa carte pensant que c'est le seul moyen de se sortir de leur condition.

 Étrange que le résumé de l'éditeur se porte sur une autre protagoniste qu'Alice car la jeune femme introvertie est Kina, tandis qu'Alice affiche une soif de vivre malgré les apparences, qui peuvent être trompeuses comme elle le relate.

Graphiquement, on se retrouve avec certaines planches de bonnes qualités, sans plus. Les décors arrières-champ manquent de détail, sauf quelques paysages de Kyoto qui valent le détour.

Vous l'aurez compris, ce manga n'est pas l'un des meilleurs de l'année; mais soyons correct, ceci est un tome 1, donc à voir pour les prochains.

 

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Coq de Combat

14/11/2017

Jour J : La Révolution Russe - Edition Spéciale

sans-titre.pngPlancheA_309664.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Florent Calvez

Éditeur : Delcourt Série B

Genre : Historique

Sortie : le 13 septembre 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Le commissaire Blondin est chargé d’escorter Jules Bonnot, lanarchiste, pour assassiner le tsar Nicolas II. Lorsquils arrivent en Russie, Lénine rassemble ses troupes. Mais ils commencent à avoir des doutes : et si les Bolcheviks, une fois au pouvoir, remplaçaient un autocrate par un autre ? Les deux Français se lancent alors dans un pari fou dont le résultat ne sera pas celui attendu par Clemenceau

Mon avis :

Ce récit complet démarre de suite à grande enjambées, en 1917, avec le "Tsar Nicolas" qui négocie avec le "Kaiser". "Georges Clémanceau" panique car il entrevoit déjà les allemands qui pourront ainsi débarquer à Alger et Bône. Puisque les russes négocient, Clémanceau à Alger souhaite renverser le Tsar. Un homme est désigné par le "Tigre" pour cette mission d'envergure : "Blondin" (3 ans au combat + spécialiste de la Brigade du Tigre)

Mais le véritable bonhomme sélectionné par le "Tigre" pour cette aventure périlleuse est un dénommé "Jules Bonnot", un homme au passé nébuleux, laissé pour mort. Seul recours pour sauver la République. Cependant, ce dernier est prisonnier au Château d'If (précédemment à la Roquette où il fût incarcéré) Afin de délivrer ce type, Blondin est secondé par un slave spécialiste et manieur de couteaux, un certain "Josip Broz Tito".

Une fois délivré, notre homme en mission par le Tigre, assiste Blondin, en direction pour la Suisse où ils sont censés rejoindre la Confédération.

Outre le suspense omniprésent, on découvre tant d'éléments : géographiques, historiques ( à ne plus savoir qu'en faire, tellement l'amas d'informations percute à tout-va!) ainsi que sur des avions - voitures de l'époque ( à bord de l'aéroplane Lioré Olivier Leo H-13, puis au volant d'une Delaunay)

Une autre maîtrise de style repose sur les nombreux flashbacks : au tiers de l'album, Bonnot et Blondin se racontent un cours d'histoire :

- Septembre Rouge en 1914, dans la Marne : Tout démarre avec l'assassinat de l'archiduc François Ferdinant. Des alliances se créent ensuite et l'Allemagne lance le plan Schlieffen pour envahir France puis Russie. A la Marne, les français tentent de bloquer les forces allemandes. Au début de 1915, l'Armistice est signée. Et dans le Var, Clémenceau est patron d'une maison d'édition du journal et utilise son réseau de contacts. Du coup, le tigre est rejoint par une partie de la flotte française. La Résistance s'organise.

La seconde partie du récit se déroule à Petrograd en octobre 1917 avec les figures emblématiques Vladimir Ilitch Oubianov ("Lénine") Joseph Vissarionovitch ("Koba") Le Duo Blondin - Bonnot s’associe avec Koba grâce à l'argent dérobé. Trotski - Lénine et les français se retrouvent à coopérer contre les forces secrètes tsaristes. Les règlements de compte défilent, notamment au travers de successions de fusillades sur des places publiques, provoquant bien entendu des dommages collatéraux. 

Certaines répliques sont tout bonnement géniales :

- Bonnot : Ni Dieu, ni Maitre, ni Roi!

- Clémenceau : L'honneur, c'est comme la virginité, ça ne sert qu'une fois!

D'un point de vue graphique, Florent Calvez a un trait percutant! Spectaculaire dans le graphisme -  les vallées en Suisse au col de Forclaz sont magnifiques. Clin d’œil également page 46, où l'on retrouve parmi des personnages secondaires celui de "Tintin" ainsi que des grooms "Spirou".

Certainement l'un des titres de la série les plus concluant.  Une belle opportunité de le (re)lire, puisque étant une réédition des tomes 3 et 4 de la série, repris en un seul volume (avec notamment des bonus historiques)

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 Coq de Combat

 

Jour J : La Révolution Russe - Edition Spéciale

sans-titre.pngPlancheA_309664.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur : Florent Calvez

Éditeur : Delcourt Série B

Genre : Historique

Sortie : le 13 septembre 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Le commissaire Blondin est chargé d’escorter Jules Bonnot, lanarchiste, pour assassiner le tsar Nicolas II. Lorsquils arrivent en Russie, Lénine rassemble ses troupes. Mais ils commencent à avoir des doutes : et si les Bolcheviks, une fois au pouvoir, remplaçaient un autocrate par un autre ? Les deux Français se lancent alors dans un pari fou dont le résultat ne sera pas celui attendu par Clemenceau

Mon avis :

Ce récit complet démarre de suite à grande enjambées, en 1917, avec le "Tsar Nicolas" qui négocie avec le "Kaiser". "Georges Clémanceau" panique car il entrevoit déjà les allemands qui pourront ainsi débarquer à Alger et Bône. Puisque les russes négocient, Clémanceau à Alger souhaite renverser le Tsar. Un homme est désigné par le "Tigre" pour cette mission d'envergure : "Blondin" (3 ans au combat + spécialiste de la Brigade du Tigre)

Mais le véritable bonhomme sélectionné par le "Tigre" pour cette aventure périlleuse est un dénommé "Jules Bonnot", un homme au passé nébuleux, laissé pour mort. Seul recours pour sauver la République. Cependant, ce dernier est prisonnier au Château d'If (précédemment à la Roquette où il fût incarcéré) Afin de délivrer ce type, Blondin est secondé par un slave spécialiste et manieur de couteaux, un certain "Josip Broz Tito".

Une fois délivré, notre homme en mission par le Tigre, assiste Blondin, en direction pour la Suisse où ils sont censés rejoindre la Confédération.

Outre le suspense omniprésent, on découvre tant d'éléments : géographiques, historiques ( à ne plus savoir qu'en faire, tellement l'amas d'informations percute à tout-va!) ainsi que sur des avions - voitures de l'époque ( à bord de l'aéroplane Lioré Olivier Leo H-13, puis au volant d'une Delaunay)

Une autre maîtrise de style repose sur les nombreux flashbacks : au tiers de l'album, Bonnot et Blondin se racontent un cours d'histoire :

- Septembre Rouge en 1914, dans la Marne : Tout démarre avec l'assassinat de l'archiduc François Ferdinant. Des alliances se créent ensuite et l'Allemagne lance le plan Schlieffen pour envahir France puis Russie. A la Marne, les français tentent de bloquer les forces allemandes. Au début de 1915, l'Armistice est signée. Et dans le Var, Clémenceau est patron d'une maison d'édition du journal et utilise son réseau de contacts. Du coup, le tigre est rejoint par une partie de la flotte française. La Résistance s'organise.

La seconde partie du récit se déroule à Petrograd en octobre 1917 avec les figures emblématiques Vladimir Ilitch Oubianov ("Lénine") Joseph Vissarionovitch ("Koba") Le Duo Blondin - Bonnot s’associe avec Koba grâce à l'argent dérobé. Trotski - Lénine et les français se retrouvent à coopérer contre les forces secrètes tsaristes. Les règlements de compte défilent, notamment au travers de successions de fusillades sur des places publiques, provoquant bien entendu des dommages collatéraux. 

Certaines répliques sont tout bonnement géniales :

- Bonnot : Ni Dieu, ni Maitre, ni Roi!

- Clémenceau : L'honneur, c'est comme la virginité, ça ne sert qu'une fois!

D'un point de vue graphique, Florent Calvez a un trait percutant! Spectaculaire dans le graphisme -  les vallées en Suisse au col de Forclaz sont magnifiques. Clin d’œil également page 46, où l'on retrouve parmi des personnages secondaires celui de "Tintin" ainsi que des grooms "Spirou".

Certainement l'un des titres de la série les plus concluant.  Une belle opportunité de le (re)lire, puisque étant une réédition des tomes 3 et 4 de la série, repris en un seul volume (avec notamment des bonus historiques)

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 Coq de Combat

 

03/11/2017

Samurai Origines T1 : Takeo

Couv_311651.jpgPlancheA_311651.jpgScénariste   : Jean-François Di Giorgio

Dessinateur : Vax

Éditeur : Soleil

Genre : Médiéval - Sabre

Sortie : le 13 septembre 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

 

Takeo n'est qu'un enfant lorsqu'il tue l'horrible Shusaké. Malheureusement, il na pas respecté la voie du Buddho et doit en subir les conséquences. La punition tombe. Il est expulsé du monastère et se retrouve livré à lui-même. Son seul espoir, maintenant, est de suivre l'enseignement de maître Kazé, mais le chemin qui y mène est pavé d'embuches et il avance à travers un territoire très hostile.

 

Mon avis :

Maître Agatamori excelle dans le Budo, l'art du combat sans sabre. Néanmoins ses élèves sont pour le moins dissipés : Ceux-ci se chamaillent à savoir lequel est le plus valeureux, surtout lorsqu'ils apprennent que leur maître se rend à Naha, la ville aux 1000 duels. L'un d'entre eux se démarque particulièrement : "Takeo". Ce dernier a pour maître d'armes "Izameon", un guerrier juste et puissant. Maître Shusaké forme également ce jeune prodige, à sa façon. Car même si Izameon enseigne des techniques plus rusées et fourbes pour sortir victorieux d'un duel, l'homme est plus fiable que son rival Maître Shusaké.

Lors d'un entrainement en situation réelle, munis de véritables sabres, Takeo perd contre Maître Shusaké, alors qu'il menait, certes de manière irrégulière, mais ne put vaincre son adversaire. Suite à ce duel, Shusaké laisse à moitié mort le jeune Takeo, qui endosse une seconde peine : il se voit banni par le Conseil, suite à sa traitrise au combat. Ayant frappé son adversaire lâchement par derrière, même si le rapport de forces était inégal d'entrée de jeu, le jeune prodige est contraint d'abandonner les siens, du moins temporairement pour aller se parfaire chez le grand Kazé, un des plus grands maîtres d'armes du pays.

Accompagné par son véritable maître d'armes Izameon, ils se rendent chez Kazé et découvrent le véritable but de ce voyage : défendre au péril de leur vie une authentique Onna - Bugeisha, la seule capable d'éviter une guerre de clans car le royaume se fragilise, le Keita (le Nord) s'est rallié avec le clan Nasuri.

Samurai Origines, dans la lignée directe avec la série Samurai chez le même éditeur ravira les admirateurs de combats au sabre. Les duels sont magnifiquement orchestrés, comparables à la série de films Baby Kart ou d'excellents films de Tsui Hark.

Le découpage est efficace, tout comme le choix des couleurs pertinent! Les personnages aux traits fins resplendissent autant lors de scènes de pénombres que dans la clarté du jour.

Malgré les tueries, et la voie du guerrier, des amitiés profondes s'installent tout comme le début d'une romance entre le jeune Takeo et sa copine Eiko.

Samurai Origines vaut le détour pour ceux qui ont un véritable attrait au domaine des samurais.

 

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Coq de Combat

 

 

 

24/10/2017

Claudia T1 : La porte des enfers

sans-titre.pngPlancheA_312092.jpgScénariste : Pat Mills

Dessinateur : Franck Tacito

Éditeur : Glénat

48 pages - Fantastique

Sortie le 13 septembre 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Prématurément décédée suite à un sacrifice raté, la gardienne de la porte des enfers renaît dans le chaos de Résurrection où elle est adoubée chevalier vampire sous le nom de Claudia Démona. Tout serait pour le mieux dans le pire des mondes, s il n'y avait la clause de son contrat qui lui impose d'achever dans les six mois ses obligations terrestres. Or personne n'est jamais ressorti des enfers...

 

Mon avis :

Voici venu la réédition d'une série sortie il y a plus ou moins 13 ans. Étant étroitement lié avec l'univers de Requiem, dont les rééditions chez Glénat vont bon train, l'éditeur consacre désormais en parallèle la possibilité de (re)découvrir la vampire aussi belle que dangereuse. L'histoire démarre lorsque Carly, la fille de 18 ans de Claudia revient au domicile familial, retrouvant sa mère en train de cramer, suite à un sacrifice raté. La planche suivante montre la partie funéraire, où tous les pseudo-amis de la défunte se réunissent d'une manière bien étrange : chacun y compris Carly affiche un grand sourire. Un cantique sabbatique embarque la pauvre Claudia dans son dernier voyage avant d'emménager sur Résurrection.

Nue, vicieuse, et prête au combat, elle s'en prend de suite à une horde de zombies locaux, avant de retrouver un autre vampire, Milo, Lord Mortis qui l'emmène rencontrer Sire Cryptus, à la tête des vampires du complexe. Afin de la rendre plus cruelle et diabolique que jamais, elle suit un traitement des plus fins et particulièrement gore. Une fois devenu Chevalier Vampire, elle ne disposera que de six mois pour quitter Résurrection, sacrifier sa fille Carly et revenir...situation plutôt compliquée vu que personne n'est revenu des Enfers.

D'un point de vue graphique, Tacito met le paquet sur son héroïne Claudia. Habillée Sado-Maso tenues écarlates et noires - serrées au corps, bottes, fouets, cravaches, cette vampire femme fatale, cheveux corbeaux, tatouages explicites et regards provocants a le profil parfait de la maitresse bondage. Aussi farouche soit-elle, elle devra cependant être l'esclave de forces supérieures afin de mettre en avant ses pleins pouvoirs.

Hormis sa figure principale, Tacito crée une ambiance et des protagonistes alléchants. Les démons, et diverses créatures sataniques brillent au firmament. Cependant, malgré l'étendue de son potentiel, aussi fascinant soit son crayonné, il est pourtant loin derrière la qualité graphique de Requiem Chevalier Vampire, dessiné par Olivier Ledroit. Moins de détails visuels, couleurs plus classiques... Notons que le 1er plat de couverture est dessiné par Olivier Ledroit, un maître dans son registre.

Quel bonheur de lire Claudia la fétichiste vampire, avide de sang, de sexe, de pouvoir (et de tout le reste aussi)

 

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Coq de Combat

 

 

 

17/10/2017

Corto Maltese - tome 14 - Equatoria

corto maltese t14.jpgcorto maltese t14_pl.jpgScénario : Juan Diaz Canalès
Dessin : Ruben Pellejero
Éditeur : Casterman
76 pages
Date de sortie :  septembre 2017
Genre : aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

1911, entre Venise et les jungles d'Afrique équatoriale, Corto recherche le « miroir du prêtre Jean », un mystérieux objet rapporté des croisades. Sur sa route, il croise trois jeunes femmes aux destins étrangement complémentaires : Aïda, journaliste entreprenante, Ferida, exploratrice en quête de son père disparu, et Afra, ancienne esclave.

 

"- Je ne vois aucun intérêt à devenir un héros de papier!

- Pauvre Corto ! Comme si on pouvait choisir ... "

 

 

Mon avis

Juan Diaz Canalès et Ruben Pellejero remettent le couvert deux ans après la reprise des aventures de Corto Maltese et leur beau premier album Sous le soleil de Minuit.

S'attaquer à ce mythe de la BD et prendre la succession d'Hugo Pratt n'est pas une chose facile tant le personnage de Corto est devenu une icône même au delà du monde de la BD. Le succès du premier album des deux auteurs Espagnols montre qu'ils ont abordé avec une grande intelligence ce défi éditorial. On peut aussi toutefois relativiser ce succès en le mettant sur le compte de la curiosité. Bah oui ! Un nouveau Corto écrit et dessiné 20 ans après la mort de Pratt, forcément ça suscite la curiosité. On pourrait donc penser que ce premier tome a bénéficié d'un engouement hors norme dû au statut particulier de Corto et de Pratt dans l'univers de la BD.

C'est donc sur le deuxième tome de la reprise – le quatorzième de la série – que l'on va commencer à pouvoir juger du succès ou non de la poursuite des aventures de Corto Maltese par le duo espagnol.

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Prenant le parti dès le départ de la continuité du style originel de la série, autant dans la narration que dans les histoires racontées et dans le graphisme, l'éditeur et les auteurs n'ont pas forcément choisi la voie la plus facile.

Pourtant, avec ce volume ils transforment l'essai de fort belle manière en apportant leur patte personnelle tout en mettant encore un peu plus leurs pas dans ceux du Maître. Dans ce récit d'aventures nonchalantes (il n'y a pas de grandes scènes d'actions ni de grand souffle épique, juste un héros flegmatique qui va où le porte son aventure) on retrouve le ton des premiers albums de la série, notamment La ballade de la mer salée ou Les Ethiopiques.

Il y a de l'aventure bien sûr, mais aussi de la poésie, une once de fantastique et de mystique, des drames humains, quelques bastons avec coups de feu, le tout sur une toile de fond historique puisque Corto Maltese se retrouve ici au centre de tous les trafics du colonialisme et de l'esclavagisme et qu'il va croiser la route d'éminents personnages tels que le jeune politicien Winston Churchill, le trafiquant Henry de Monfreid, ou encore l'esclavagiste Tippo Tip.

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Comme toujours Corto a son idée en tête : la quête d'un trésor improbable (pour Corto la quête est plus importante que le trésor). Quête qui le mène de Venise à Zanzibar et sur le lac Victoria en passant par l’Égypte après avoir frôlé son île natale de Malte. Et Comme souvent, ses plans seront modifiés, contrariés, et il se retrouvera mêlé à des histoires qui à priori ne le concerne pas.

Aventurier, séducteur, pirate, trafiquant, Corto peut tout être tant que c'est lui qui décide de se laisser porter par un vent de liberté qu'il chéri plus que tout.

 

Cet album est une réussite, dans la veine des plus beaux albums de Pratt. Il y aura bien des esprits chagrins pour n'y voir là qu'une bonne mais pâle copie cherchant à appliquer soigneusement une recette ou a suivre un cahier des charges, comme dans la reprise de Blake et Mortimer. Un cahier des charges, il n'y en a pas, comme le révèle le directeur éditorial de Casterman Benoit Mouchart dans le tout nouveau numéro des Cahiers de la BD : "Ni l'ayant droit ni Casterman n'a souhaité imposer un style graphique ou une chronologie dans laquelle l'action doit se dérouler." J'y vois moi en effet un des plus beaux hommages qui soit, en continuant à faire vivre ce héros de papier en l'intégrant de plain pied dans l'univers créé par Hugo Pratt et dont on finit par se demander s'il n'est pas finalement fait aussi d'un peu de chair et de sang.

 

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Ruben Pellejero, qui était déjà bon sur l'album précédent, donne l'impression ici de se glisser dans la peau de Pratt. On n'est pas dans la copie du style – il suffit pour s'en convaincre d'ouvrir en parallèle les premiers albums de Pratt – mais plus dans la reproduction et la réinterprétation d'une ambiance. Il y a bien sûr des attitudes du marin ou des profils qui donnent une impression de "à la manière de", mais à y regarder de près et notamment dans les décors, on s'aperçoit que Pellejero fait bien du Pellejero et ne cherche pas à imiter Pratt. Cet habile mélange de précision et d'épure donne aux planches de Ruben Pellejero une puissance évocatrice assez proche de ce que l'on ressent à la lecture des planches d'Hugo Pratt.

Les puristes préfèreront sûrement la version noir et blanc qui délivre encore plus de force. Ceci étant, la version colorisée ne démérite pas. Les couleurs sont douces, chaleureuses et lumineuses et ne mangent jamais le trait permettant d'en apprécier quand même la puissance évocatrice.

Voilà donc une relance de série très réussie et dont je risque d'attendre avec frénésie chaque nouveau tome.

 

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la version noir et blanc

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12/10/2017

Shadow Banking T4 : Hedge Fund Blues

61Xn7RlavIL__SY346_.jpgPlancheA_310922.jpgScénaristes : Eric Corbeyran & Sylvain Lacaze

Dessinateur : Eric Chabbert

Éditeur : Glénat

Genre : Finances - Politiques

Sortie le 13 septembre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Après leurs mésaventures en Grèce, Maureen et Mathieu sont plus que jamais décidés à faire éclater le scandale au grand jour : le monde doit savoir qu’une crise financière globalisée et organisée s’annonce. Mais à quel prix ? Cette vérité a déjà coûté la vie de leur ami grec Alecos et de la sœur de Skull, le hacker qui les a aidés à décrypter la clé USB contenant ces informations. À la fois traqués par la police et les tueurs à gage de leurs adversaires, Maureen et Mathieu pourraient bien être les prochains sur la liste.

Mon avis :

Ce quatrième opus de la série démarre avec le personnage de Skull (Mr Honstam), poursuivi par deux hommes de main de l'organisation de l'ombre qui cherche à le neutraliser. Sa pauvre sœur s'est faite assassinée, guise de représailles de s'être mêlé à une affaire qu'il aurait été préférable d'éviter. Suite au suicide du président d'ECB, des informations secrètes ont été révélées, tandis que D'Orval toujours dans la nature est recherché par plusieurs organisations dont notamment les polices internationales.

Skull qui a décrypté une clé contenant des informations terrifiantes pour la finance et l'économie mondiale se rend à la brigade financière de Francfort, déclinant la culpabilité de son ami D'Orval, pion d'une mise en scène, d'après ses dires.

Malgré une trame qui tente d'être fluide et efficace, le résultat de cet album est bien maigre en qualité. Certes, la première page de l'ouvrage mentionne trois termes que l'on espère voir développer durant le récit ( Hedge Fund, Banque centrale chinoise et Renminbi (devise chinoise), ce n'est que durant les quelques dernières pages que l'on sent ces informations éclore. Les différents protagonistes voyagent d'un bout à l'autre de la planète, et rencontrent de manière trop évidente leurs contacts, les effets de surprise sont téléphonés.

 

Côté dessin, même constat : classique de bout en bout. Pas spécialement décevant, mais on ne décolle pas réellement non plus. Notons que Chabbert parvient néanmoins a voir juste côté regards des protagonistes, ceux-ci sont nets et perçants.

La fin du tome lance une phrase qui espérons-le dise vrai pour la suite : "La menace actuellement invisible ne le sera pas longtemps et écrasera tout sur son passage"... Car pour le moment, on ne voit pas vraiment ces faits s'accomplir!

 

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