22/03/2016

12 rue Royale ou les Sept Défis gourmands

12 rue royale.jpg12-rue-royale-.jpgScénario : Hervé Richez.
Dessin : Efix.
Editeur : Grand Angle.
78 pages.
Sortie : 4 novembre 2015.
Genre : Humour.


Résumé :

Mathieu Viannay, chef et propriétaire du deux étoiles Michelin La Mère Brazier à Lyon, veut agrandir son établissement, mais il se heurte au refus de son voisin de lui vendre l'immeuble attenant. Pourtant, le voisin lui lance un défi : "Accomplissez mes sept travaux du goût et je vous céderai le bâtiment". Armé de la seule puissance de son art, Mathieu Viannay accepte de relever le défi. Un hymne aux sens et aux plaisirs de la table, servi par une galerie de personnages aussi savoureux que la cuisine de la mère Brazier !


Mon avis :
J'avais à peine achevé ma chronique sur les Fondus du Beaujolais Nouveau qu'Hervé Richez a frappé encore plus fort avec cette BD qui confère une toute belle tribune à la gastronomie française. En effet, l'auteur se veut toujours bien inspiré et, dans ce contexte-ci, tout tourne autour d'un restaurant et de son chef.


Nous pouvons examiner deux raisons pour lesquelles ce récit est notable : la première est que Mathieu Viannay et la Mère Brazier auront réellement existé et la deuxième est que cet album n'est logique que s'il s'appuie sur la phrase "90% du goût est dans la tête". Là est toute la finesse de cette histoire : réveiller les papilles gustatives des commensaux moyennant des situations dissonantes. Je suis d'accord pour dire que la narration n'est pas originale. Mine de rien, la façon dont les recettes sont élaborées ont de quoi nous ouvrir l'appétit. A travers cette oeuvre, l'auteur est arrivé à faire vivre les cuisines. On est plus dans un esprit "fun" qu' "old school".

Le dessinateur, lui, peut se féliciter d'un travail graphique remarquable même si le multicolore n'est attribué qu'aux aliments et le tricolore, à tout le reste. Y compris aux personnages forts expressifs, semi-réalistes et ronds.

Vous noterez qu'à la fin du récit, on a droit à la véritable histoire du restaurant ainsi que celles de Mathieu Viannay et la Mère Brazier elle-même suivie de quelques recettes. Malgré un côté caricatural, inutile d'être un expert pour savourer cet humour non pas futile mais "culinaire".


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Mister Med.

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29/02/2016

Les fondus du Beaujolais nouveau

fondus du vin.jpgfondus du vin beaujolais.jpgScénaristes :
Christophe Cazenove et Hervé Richez.

Dessinateur : Grégoire Berquin.
Editeur : Bamboo.
48 pages.
Sortie : 4 novembre 2015.
Genre : Humour.

 

Résumé :

Pour beaucoup, le beaujolais ne se déguste que nouveau et le troisième jeudi de novembre. Pour beaucoup, c’est le vin aux arômes de banane qu’on boit avec un saucisson posé sur un coin de table. Mais pour nos fondus, le beaujolais, c’est bien plus que ça ! Ce sont des crus d’exception qu’on découvre en remontant le cours de la Saône : Brouilly, Morgon, Saint-Amour… C’est un voyage. Un voyage autour d’un monde de saveurs qui fera tourner de son nom tous les moulins à vent de votre cœur.


Mon avis :

Les amateurs de vin n'auront pas de quoi bouder leur plaisir comme, d'ailleurs, je n'aurai pas eu de quoi bouder le mien avec la réédition du troisième volet de cette saga qui diffère de l'édition précédente en ce sens qu'un cahier spécial d'une dizaine de pages "Découverte du vignoble" et une entrée au "Hameau Du Bœuf" sont incluses ainsi qu'une légère modification de la couverture la rendant plus festive. Pour ma part, cette série a été une véritable découverte.

Elle me rappelle la BD Polish mais en mieux dessinée, dont l'épouse du personnage principal est quand même moins blasée (est moins dans le fait de subir une passion dévorante) et, certes, avec moins de jeux de mots mais un humour d'un niveau plutôt plus élevé. L'aspect ludique et instructif est aussi très présent, ce qui peut s'avérer utile surtout, par exemple, pour les futurs négociants en vin et/ou les débutants dans cette profession.

Et forcément, il n'y aurait aucun intérêt à ne pas parler de cette bande d'amis qui arborent les strips, avec des traits de caractère très distinctifs qui les rendent attachants. Ce qui constitue une des plus grandes réussites de cet album. Tout est là pour, d'abord, lancer l'appel à un autre regard sur une des plus grandes fiertés françaises : le monde vinicole. Ensuite, pousser le lecteur à s'intéresser aux autres tomes pour continuer de rire tout en s'instruisant d'avantage.

Merci aux scénaristes et au dessinateur pour ce très bon travail, pour cet hommage à plusieurs sortes de vins mais - dans ce cas-ci - au Beaujolais nouveau particulièrement tout en n'oubliant pas que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Quoi qu'on en pense, qu'il soit gouleyant, âpre, capiteux ou madérisé, cet opus vaut la peine d'être dégusté.

 

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Mister Med.

 

16/02/2016

Le mariage pour les nuls

le mariage pour les nuls.jpgLe-mariage-pour-les-nuls-en-bd-le-mariage-pour-les-nuls-en-bd.jpgAuteure : Mademoiselle Caroline
Editeur : Delcourt
96 pages
Sortie : 19 novembre 2015
Genre : Humour

 

 

Résumé :

Mademoiselle Caroline propose différentes options du mariage idéal, selon elle. Les choses à faire et à ne « surtout pas » faire avec beaucoup d’espièglerie et de vrais conseils d’amie. Docteur Caroline Love est en action.  Laissez-vous faire.  Tout va bien se passer !  Yes, you can !

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Mon avis :

Vous en êtes convaincu : vous l'avez trouvé. Votre moitié, votre âme sœur. Cette personne à qui vous voulez faire la promesse publique, solennelle, de la chérir, de la protéger, de lui vouer votre fidélité,... Bref, de l'aimer pour le meilleur et pour le pire durant le reste de votre vie. Toutefois, au moins deux questions se posent : d'abord, comment s'y prendre pour faire une demande en mariage mémorable ; ensuite, si cette requête est réussie, comment préparer, organiser son mariage afin que ce qui est censé être le plus beau jour de votre vie ne soit pas le plus anxiogène ? Pas de panique, Mademoiselle Caroline arrive à votre secours !

Jusqu'à présent, c'est l'ouvrage le plus marrant que j'aurai eu à chroniquer ! Du haut niveau dans ce domaine-là. Mais surtout, très complet, utile, pratique et ludique. A mettre absolument entre les mains de tous ceux et celles qui veulent sceller leur union via cette institution vieille comme le monde. En effet, cet ensemble d'illustrations et de texte est un guide mais en mieux. Même si l'auteure s'adresse plus à un public féminin, ça n'a pas empêché l'homme que je suis d'avoir passé un bon moment en contemplant ce "manuel hilarant" dont j'ai également appris beaucoup de choses.

Autre reproche qu'on pourrait faire à cette BD (et là, par contre, il s'agit d'un vrai reproche), c'est le style d'écriture que l'on retrouve dans les bulles et qui rappelle, par exemple, l'Iliade et l'Odyssée façon Soledad Bravi. Cette "anti" ou "contre-calligraphie" demande parfois des efforts de lecture particuliers. C'est dommage, moi qui étais prêt à mettre un dix ! Ce sera peut-être pour une prochaine fois. Sans oublier le dessin, qui laisse à désirer mais ça vaut mieux pour le caractère humoristique de l'oeuvre.

En conclusion, ne perdons pas de vue que, même si c'est de plus en plus difficile de nos jours et quelle que soit la différence d'âge, de culture ou encore, de budget consacré à cet événement, la beauté d'un mariage ne tient qu'à la sincérité de l'amour. Donc, par la suite, il restera à savoir si cet acte civil sera semblable à un mille-feuille dont on ne se lassera jamais du goût ou, comme le souligne l'humoriste Olivier de Benoist, dans un de ses sketches, à "un cercueil dont les enfants seront les clous" (rire).

 

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Mister Med.

15/02/2016

Alice au pays des merveilles

aliceAuxPaysDesMerveilles.jpgSCAN_20160209_131903_001.jpgScénario : Lewis Carroll
Dessin : Benjamin Lacombe
Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose BD
296 pages
Sortie : novembre 2015

 

Cet album n'est pas une bande dessinée, c'est une réédition du roman de Lewis Carroll traduit en français par Henri Parisot " qui brille pour les équivalences, trouvées en français, aux nombreux " jeux de mots " de l'oeuvre. Il en donne d'ailleurs les explications en fin de volume dans " Pour franciser les jeux de langage d'Alice".

"A l'heure de commémorer les 150 ans du roman, cette très belle édition inédite, propose une immersion singulière : au fil du récit, les images s'imprègnent d'une envoûtante fantaisie baroque. Grâce à différentes techniques (gouaches, huile et aquarelle), Benjamin Lacombe - auteur phare de la nouvelle illustration française - offre une dimension graphique surréaliste et subversive à un grand classique de la littérature anglaise. "

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Benjamin Lacombe est illustrateur de quelques contes traditionnels de Grimm et de Perrault, et de romans de littérature classique de Victor Hugo et d'Edgar Allan Poe.

Il nous propose un univers romantique assez dramatique avec une Alice un peu diaphane et ingénue.

Ses grands yeux froids et interloqués posent un regard perplexe sur le monde extraordinaire de Lewis Carroll. 

Passant du vert céladon au bleu canard avec des touches de rouge cerise (griotte ?) pour rehausser le visage d'Alice ou pour magnifier la reine de coeur ; c'est une atmosphère assez lourde que proposent les illustrations, presque poisseuse. Le regard souvent vide de l'héroïne fait froid dans le dos.

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Loin des dessins de Disney, cet album rejoint l'univers de Tim Burton. Les lapins albinos pourraient se transformer en monstres sanguinaires ou en prédateurs aiguisés. Parmi tous ces portraits plus ou moins "fumeux" ou "fumant" celui d'Alice est souvent alangui et ses attitudes ressemblent aux portraits de petites filles photographiés par Lewis Carroll lui-même. Elles n'avaient pas l'air de rigoler tous les jours ces fillettes... limite, elles circulent dans les écoles pour la publicité "enfance en danger".

Néanmoins, les dessins de Benjamin Lacombe subliment le dramatique de la situation, c'est sombre et glauque à souhait et très fantasmagorique.                                                                                               

  SCAN_20160209_143640_001.jpgThe-Chess-Players,-Illustration-From-Through-The-Looking-Glass-By-Lewis-Carroll-1832-98-First-Published-1871.jpg

J'aime aussi beaucoup les illustrations noires, blanches et rouges qui ponctuent les pages du roman et qui rappellent les premiers dessins à la plume de Sir John Tenniel.

C'est un très beau volume que cette nouvelle édition d'Alice qui va aller rejoindre les quelques autres déjà en stock dans notre bibliothèque. Un dos en tissu bordeaux, les deuxième et troisième de couverture façon papier ancien sur fond de losanges contenant les 4 couleurs de cartes à jouer et la face du chat du Cheshire, cela donne l'effet d'un livre ancien ou d'un grimoire. Quelques illustrations pliées et des polices différentes pour animer les différentes métamorphoses d'Alice. Et donc très belle collection que cette Métamorphose de Soleil.

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Ma note :

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PS : peut - être que je vais finir par le lire en entier ce bouquin....

Sophie

 

 

05/02/2016

Le Belge - Tome 3 - Le Belge parle aux Français

le belge.jpgle belge t3.jpgScénario : Edgar Kosma
Dessin : Pierre Lecrenier
Editeur : Delcourt
Sortie : 12 novembre 2015
96 pages
Genre : Humour

 

Résumé :

Nos camarades français nous demandent souvent en quoi consiste la spécificité du Belge. Pour simplifier sans généraliser, disons que le Belge est, grosso modo, comme un Français. Mais, en plus belge. Ou en moins français. Enfin, tout dépend du point de vue de chacun.

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Mon avis :

Un recueil parfumé d'un humour à la fois décalé, cocasse, un peu intelligent, absurde (pas étonnant de la part d'un ensemble d'anecdotes à la sauce belge) et naïf. J'ai quand même été miné par un désordre concernant la succession de chaque histoire. Même si certaines se concluent par une moralité joliment poétique, le lecteur risque de se perdre dans ce concentré d'effeuillages.


Si l'on se réfère à l'actualité, sachant que, particulièrement en France, les Belges que nous sommes ne sont pas les bienvenus (en tout cas, pour le moment), espérons au moins que cette BD n'encouragera personne à mettre en application les propos d'Eric Zemmour exprimés sur RTL France, il y a quelques jours disant : il faut bombarder Molenbeek. Evidemment, c'était une façon de parler de ce journaliste et, rassurez-vous, l'ouvrage ne pousse pas du tout à cette action-là (rire). Même si le premier degré jouxte le second.


Les auteurs, on peut clairement le constater, ne se sont pas seulement contentés d'intercaler des moralités poétiques purement textuelles après chaque série d'anecdotes mais aussi quelques pages lexicales au début et à la fin de l'oeuvre reprenant l'une et l'autre fierté, caractéristique nationale, partie du patrimoine national et au dedans de certaines sont exprimées des idées politiques, bien sûr erronées étant donné la complexité des choses. En effet, je comprends la critique de la politique, de la présidence française mais le fait que notre roi Philippe 1er soit mis sur un tel piédestal au point qu'il y ait volonté de faire envier à nos voisins Français la royauté belge, ça m'irrite. Soit, ce n'est que mon point de vue mais tant mieux si ce recueil est loin d'être totalement axé sur ce sujet.


Quitte à devoir parler des personnages, autant dire qu'ils sont, dans l'ensemble, sympathiques mais vides car un peu dépourvus d'expressions, de mimiques. Le dessin, lui, est beau malgré sa petitesse. A présent, je conclurai avec ceci : quand le Belge s'adresse aux Français, le Français a du mal à bien le comprendre. Pourtant, le Français serait surpris - et inversement - de savoir tout ce que du Belge, il peut apprendre.

 

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Mister Med.

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28/01/2016

Alpha Premières armes - Tome 2 - Solo

1c.jpgalbum-page-large-27902.jpgScénario : Emmanuel Herzet

Dessin    : Eric Loutte

Éditeur    :  3ème vague Lombard

Sortie le 27 novembre 2015

Prix : 12 euros

Genre : Espionnage

 

Avis de l'éditeur :

Entraîné par les commandos tactiques de l'armée de l'air, intelligent, observateur, patriote... Le jeune Dwight Tyler a un profil idéal pour rejoindre les services action de la CIA. Mais après que son unité a été mêlée à une prise d'otages aussi sanglante qu'inexplicable, Tyler décide de démissionner et de mener l'enquête... Quitte à défier la toute-puissance de son futur employeur.
Herzet et Loutte nous révèlent les origines d'Alpha avec un brio digne de leurs prédécesseurs. 

 

Mon avis :

L'agent spécial Dwight Tyler, spécialiste dans le maniement des armes, athlète pourvu d'une capacité d'exécution rapide et efficace, a été sélectionné par les services secrets pour une mission capitale : la quasi totalité des ordinateurs mondiaux ont été infiltrés par le programme informatique "Thirdnail", dont le but est de s'approprier des informations immédiates à l’échelle mondiale. Dwight, malgré ses compétences, se retrouve piégé par des hommes de terrain, capables également de s'adapter en situations réelles. Vaincu par ses adversaires, il se retrouve démuni, et une fois reprenant ses esprits, se retrouve face à face avec son employeur...

 

Ce second tome d'Alpha Premières Armes nécessite absolument de lire ou relire son prédécesseur, comparable à un tome de Treize, afin de discerner chaque détail minutieusement mis en place par les auteurs. La mine d'informations qui s'agglutine quémande de s'y prendre avec grand soin, certains lecteurs se retrouveront d'ailleurs assommés par les incessants rebondissements, et les nouvelles vérités. Avouons le franchement, la trame concoctée par Emmanuel Herzet se retrouve à plus d'un moment décousue, et celle-ci emprunte des sentiers où même le scénariste semble se perdre. Par contre, côté graphisme, on en reste bouche bée, certaines planches absorbent littéralement le lecteur, qui devient dès lors voyeur d'une esquisse impériale. Les explosions et autres scènes d'action atteignent un tel degré visuel que l'on s'attarde longuement avant de défiler les pages suivantes. Félicitations à Eric Loutte pour son panache. Mais il n'est pas le seul à s'être distingué ! Car son chef-d’œuvre visuel n’atteint finalement son apogée que grâce aux techniques colorées du duo de Didier Ray et de Christian Goussale. La séquence d'action finale comprenant une locomotive et un hélicoptère n'a franchement rien à envier aux meilleurs dessinateurs du genre.

Un scénario en mode puzzle, qui se décortique, comparable à un casse tête décousu et un trait qui mérite le tapis rouge... Bref, ceux qui sont là pour du récit, cherchez ailleurs, mais les pros cherchant la finesse graphique, vous avez sonné à la bonne porte !

 
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Coq de Combat

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18/01/2016

Angry Bird - Tome 5 - L'aigle de Troie

angry bird.jpgangry 5.jpgAuteur : Rovio.

Editeur : Le Lombard.

Sortie : 6 novembre 2015.

48 pages.

Genre : Jeunesse.

Résumé :

Vous les avez catapultés à travers les airs sur vos smartphones et tablettes. Leurs rencontres explosives dans les épisodes du dessin animé vous ont fait rire à vous en décrocher le bec. Mais il est temps de passer aux choses sérieuses car cette fois, c'est certain, les Bad Piggies ont eu la meilleure idée de l'Histoire : l'aigle de Troie ! N'est-ce pas dans les vieilles poêles qu'on prépare les meilleurs oeufs ?


Mon avis :

Je pense que tout le monde, ne serait-ce que quelques secondes, aura déjà joué au moins une fois dans sa vie au jeu virtuel incontournable du même nom. Il faut déjà souligner que, avant l'idée du comic, est née celle du dessin animé. Etait-ce bien raisonnable ? Absolument ! D'ailleurs, actuellement, c'est la chaîne Gulli qui s'en délecte. Donc, pas étonnant que, poussé par un bel élan, on ait voulu donner naissance, au format A4, à ce qui est devenu trois ans après sa création plus qu'un divertissement électronique.

La "colère" de ces "oiseaux" en fait des personnages hauts en couleurs. Elle leur donne aussi assez de caractère, de force pour ne jamais renoncer face aux "méchants cochons" qui n'hésitent pas, cette fois-ci, à user de ruses si bien qu'on perçoit très vite l'hommage au roman à succès d'Alexandre Dumas : les trois mousquetaires. Sinon, une BD bien dessinée qui plaira surtout aux plus petits ; un univers bien coloré où les classiques reprennent vie.

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Mister Med.

04/01/2016

Dragon Ball z - 6ème partie - Le tournoi de l'Au-delà

51CHfPmB0pL__SX314_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_259192.jpgAuteur : Akira Toriyama

Éditeur : Glénat

177 pages

Sortie le 18 novembre 2015

Genre : Arts Martiaux

 

Avis de l'éditeur :

Les faits se déroulent juste après la victoire de Gohan sur Cell et avant l’apparition de Boo. Goku, alors au royaume des morts, va participer à un tournoi d’arts martiaux organisé par le grand Kaio. Ce tournoi réunit les meilleurs combattants décédés des quatre galaxies. Le grand vainqueur aura l’honneur d’être entraîné par Dai Kaio en personne. Goku réussira-t-il cet exploit ? Rien n’est moins sûr, car parmi ses rivaux on compte de très étonnants guerriers.

Mon avis :

L'histoire se déroule juste après le combat contre Cell, qui a vu l'anéantissement de ce dernier par Gohan, devenu à ce stade le guerrier le plus puissant. Goku s'étant sacrifié une fois encore pour sauver le monde, se retrouve dans l'Au-delà, accompagné de maitre Kaio, et de ses deux acolytes. La troupe emprunte le chemin interminable du serpent dans l'intention de rencontrer le vénéré Dai Kaio, à la tête des quatre Kaio cardinaux. Une fois sur place, Goku compte participer à un nouveau tournoi d'arts martiaux, regroupant d'illustres combattants de l'Au-delà, issus des quatre coins de l'univers. Des adversaires d'une autre envergure voient le jour, et un dénommé Pai Ku Han se démarque par sa vitesse et sa puissance d'exécution hors-normes. D'un geste, il défie en l'espace d'un moment, le duo de choc composé par Freezer et Cell. Goku n'a qu'à bien se tenir, car son adversaire tient la distance.

Issu des épisodes TV, cette partie ne provient nullement du manga original mais bel et bien d'une création des studios. Tout amateur de DBZ, connaît forcément d'entrée de jeu le déroulement des événements qui s'y produisent. Ce tournoi comparable aux premiers tournois de Dragon Ball, permet davantage de se reposer sur un humour titanesque, que d'assister à de la baston pure souche. Malgré quelques prises adéquates, et un rythme particulièrement boosté, difficile tout de même de savourer ce passage à parts entières. Déjà par le fait que Freezer et Cell sont réduits à l'effigie de menu fretin, vaincus d'une traite par un nouvel arrivant. Insérer des ennemis de plus en plus costauds est certes un des principes du manga de baston, mais la manière prime également. Or, cette phase prônant un tournoi de l'Au-delà, aurait pu être servi de manière plus exemplaire.

Et que dire de la qualité de l'ouvrage?! Colorisé, certes, en provenance directement de l'animé comic. La qualité du papier manque d'épaisseur... résultat des courses : on se retrouve avec des couleurs grotesques et étalées. Bref, pas le résultat escompté. Rien à faire, une version manga noir et blanc aurait davantage dégagé une aura bénéfique. Dragon Ball Z est certes indispensable, mais l'animé comic ne se classe malheureusement pas parmi ces indispensables !

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Coq de Combat

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31/12/2015

L'actu en patates - tome 4 - mieux vaut en rire

Actu en patates T4.jpgPlancheA_261740.jpgAuteur : Martin Vidberg

Éditeur : Delcourt

206 pages

date de sortie : novembre 2015

genre : dessin de presse, humour

 

 

 

 Présentation de l'éditeur

Retrouvez le regard drôle et mordant de Martin Vidberg dans une hilarante rétrospective qui vous fera vivre et revivre les événements de ces dernières années sous le signe de l'humour. Enrichi de nombreux inédits et d'un fil rouge sur le métier de dessinateur de presse, ce best-of 2014-2015 sera l'occasion  de retrouver tous ceux qui ont fait l'actualité pour le meilleur et pour le rire !

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Martin Vidberg s'est fait connaitre dans le 9è art en 2007 avec le Journal d'un remplaçant, une BD en noir et blanc dans laquelle il racontait les péripéties d'un jeune instituteur remplaçant, catapulté dans un institut de redressement pour élèves ultra violents. Outre la justesse du propos, la particularité de cet album résidait dans son traitement graphique original où tous les personnages avaient la forme d'une patate. Martin Vidberg a fait de ce style sa marque de fabrique et il faut bien avouer que cela a grandement contribué à son succès. Le succès de ce récit autobiographique l'a poussé vers le dessin de presse qu'il exerce depuis 2011 à plein temps.

Il dessine aujourd'hui pour plusieurs revues et sites internet, et tient un blog d'actualités dessinées sur le site du Monde, l'Actu en patates.

Comme tous les blogs à succès, les dessins qui y sont publiés finissent un jour ou l'autre en édition papier. Voilà donc le quatrième opus d'une sélection de dessins et strips publiés sur le blog du Monde mais aussi dans le journal l'équipe et dans la revue le Pharmacien de France.

 

Martin Vidberg traite de tout sur un ton caustique jamais vraiment méchant, souvent assez juste. La rondeur de ses personnages donne un ton globalement assez bon enfant voire gentillet à l'ensemble de ses dessins. Il n'y a pas une once de méchanceté mais plutôt de la moquerie légère, drôle et même parfois tendre. Les personnages toujours représentés en patates se distinguent facilement grâce à quelques accessoires seulement, et c'est là la véritable prouesse de l'auteur. On arrive sans trop de difficultés à reconnaitre toutes ces patates !

Un livre frais qui traite l'actualité avec légèreté, dans le quel on rit de tout sans méchanceté.

 

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Loubrun

 

le blog de l'actu en patates : ICI

 

 

28/12/2015

Wunderwaffen tome 8 : la foudre de Thor.

wunderwaffen t8.jpgwunderwaffen.jpgDessin:  Maza.
Scénario: Richard D.Nolane.
Editeur : Soleil.
Sortie : 25 novembre 2015.
Genre : uchronie fantastique.

Résumé

Pendant que les tous premiers U-boot apportent discrètement d’Argentine de quoi reconstruire la base de Nouvelle-Souabe, Murnau et ses compagnons découvrent, à  mille mètres sous la glace, l’origine réelle de la Foudre de Thor. A l’autre bout du monde, au cœur du Reich, Himmler commence alors à  se dire que son heure a cette fois sonnée pour de bon.

Mon avis.
Il est parfois difficile de parler d’une série alors qu’elle ne manque pas de qualités .Wunderwaffen est ce type de série atypique qui ne laisse pas indifférent.
Les premiers tomes m’ont enthousiasmé avec ce caractère d’uchronie basé sur la 2e guerre mondiale, les prototypes d’avion extraordinaires, les dessous des cartes du pouvoir nazi. Je rappelle que l’uchronie est basée sur une histoire vraie mais où un détail a été changé .Ce détail est déterminant pour la suite des événements. Dans cette série, les alliés ont loupé le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie …
Le problème n’est pas l’idée de base mais que l’on veut rallonger la sauce d’une façon excessive.
Ici, on a clairement basculé dans le fantastique et le procédé finit vite par me fatiguer, par m’ennuyer. Nous voilà partis sur les traces de Thor mais l’action est lente et sans grand ressort. Elle se traine depuis 2 tomes.
Allez courage !
Mon avis sur ce tome est mitigé, vous l’aurez deviné.

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a08-3e78906.gifDessin

a05-3e788c9.gifScénario 

a06-3e788fc.gifGlobal.

Capitol.
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