17/11/2017

La belle mort

la belle mort, bablet, ankama, anticipation, fable, science-fiction, 9/2017, 5/10la belle mort, bablet, ankama, anticipation, fable, science-fiction, 9/2017, 5/10Scénario : Mathieu Bablet
Dessin : Mathieu Bablet
Éditeur : Ankama
160 pages
Date de sortie :  septembre 2017 (réédition)
Genre : anticipation

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Entrez dans un monde où des insectes venus de l'espace infini sont maintenant les maîtres de la Terre. Découvrez ce one-shot post-apocalyptique signé Mathieu Bablet (Adrastée et Shangri-la).

A quoi bon résister ? Voilà ce que se répètent jour après jour Wayne, Jeremiah et Scham, uniques survivants de l'invasion dévastatrices d'insectes extra-terrestres. La fin de l'humanité a eu lieu. Cherchant un but, une destinée justifiant leur futile présence dans un monde en ruine, ils ne se doutent pas qu'ils font partie d'un plan bien plus vaste, de quelque chose qui les dépasse complètement et qui implique un autre survivant...

 

Mon avis

Surfant sur le succès de Shangri-la sorti l'an dernier, les éditions Ankama rééditent le premier album de Mathieu Bablet, La belle Mort, paru initialement en 2011.

Récit d'anticipation post apocalyptique, cet album au rythme lent et poétique nous propose une incursion métaphorique sur une planète détruite et en proie à une colonie d'insectes venus de l'espace. Le sujet pourrait prêter à rire, mais Mathieu Bablet engage dans son récit une vraie réflexion sur la survie de l'espèce humaine. Trois personnages errent dans une ville en décomposition sans autre but que de survivre. Et quand ils rencontrent un autre survivant, l'instinct primaire prend souvent le dessus sur le bon sens. Sommes-nous irrémédiablement condamnés à redevenir des bêtes ? En creusant un peu, on peut voir dans cette errance un message plus subtile. L'Homme ne serait-il que de passage sur terre, locataire provisoire d'une planète qu'il aurait été incapable d'entretenir et de préserver ?

On pourrait sans doute trouver tout un tas d'autres métaphores dans cette histoire où finalement il ne se passe pas grand chose. Mais on s'intéresse davantage à cette ville en décrépitude dans la quelle on se sent littéralement aspiré. Personnage à part entière, elle semble vivante, peut-être endormie ou sous le contrôle d'une puissance invisible. Elle est à la fois fascinante par les décors grandioses, et terriblement anxiogène par cette absence d'humain, ce silence assourdissant et cette présence grandissante d'insectes.

Le final est surprenant, déroutant, et nous ramène à nos questions existentielles du début.

Ayant lu cet album après Shangri-la, j'avoue avoir eu un peu plus de mal à accrocher à cet univers. Néanmoins, l'album reste plaisant à lire, chacun pouvant s'y projeter selon ses propres sensibilités et mener ses propres réflexions sur l'existence.

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Les décors urbains de Mathieu Bablet forcent l'admiration. Quel travail ! On imagine le travail monacal du dessinateur qui, avec une précision chirurgicale, entasse des immeubles dans des perspectives ahurissantes, dessine des intérieurs où pas un détail ne manque. C'est proprement hallucinant et vertigineux. En revanche, les personnages laissent vraiment à désirer. Ils sont laids, pas expressifs et sans relief. C'était le défaut relevé sur Shangri-la, mais là, c'est pire.

La belle mort reste un album atypique dans le genre, qui a permis de révéler un auteur complet et talentueux. A découvrir, mais à lire avant Shangri-la.

 

Loubrun

 

 

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la belle mort, bablet, ankama, anticipation, fable, science-fiction, 9/2017, 5/10

 

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26/10/2017

Là où naît la brume

là où nait la brume, gaultier, perrissin, galopin, rue de sèvres, chronique sociale, terre neuve, voyage, dépression, introspection, 08/2017,5/10là où nait la brume, gaultier, perrissin, galopin, rue de sèvres, chronique sociale, terre neuve, voyage, dépression, introspection, 08/2017,5/10Scénario : Christian Perrissin
Dessin : Christophe Gaultier
Éditeur : Rue de Sèvres
72 pages
Date de sortie :  août 2017
Genre : chronique sociale

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Un road movie intimiste, dans lequel Josh affronte son passé et finit par se trouver lui-même. Josh, petite trentaine baroudeuse et tatoué, a récemment quitté la marine. Sac au dos, il trace sa route à travers la campagne de l’île de Terre-Neuve. Le climat y est rugueux, comme la vie sur place. Il part à la recherche de son père qui s'y est installé et a disparu, à défaut d’affronter ses fantômes. à moins que Ruthie-Jane, qui semble plus douée pour la vie que lui, ne le pousse à se rechercher lui-même. Mais les brumes sont tenaces en Terre-Neuve, et la route toujours tentante.

 

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Mon avis

De la grisaille de Fécamp au froid glacial de Terre-neuve, le ton brumeux de ce récit intiatique crépusculaire, et un peu glauque, ne quitte pas un instant les pages et finit par nous foutre le moral à zéro !

On éprouve peu voire pas de sympathie ni empathie pour ce personnage dont on dirait qu'il se complait dans sa dérive. Pas facile il est vrai de grandir et se construire sereinement quand vous avez eu un père qui vous a appris à nager à coup de rame dans la gueule ! La poisse est tombée sur Josh quasiment dès le berceau, et même peut-être avant. Josh trouvera ce qu'il cherche, et même ce qu'il ne cherche pas. Mais au final il restera le même, enfermé dans sa tristesse et se refusant le droit d'accéder au bonheur. Enfin, c'est comme ça que j'interprète ce voyage introspectif qui laisse assez peu de place à l'espoir.

Le dessin charbonneux de Christophe Gaultier contribue a enfoncer le lecteur dans une déprimante mélancolie. Tout est triste, lourd, pesant, sombre, humide et froid. De ce point de vue, on peut dire qu'il est bien raccord avec le récit. Toujours est-il que la lumière a vraiment du mal à entrer dans cet album et l'horizon semble obstinément bouché.

 

Sinon, le scénario est bien construit, bien équilibré, les séquences s'enchainent bien, la lecture n'est pas déplaisante, bien que très rapide, mais l'invitation au voyage habituelle chez Perrissin ne donne ici qu'une envie, celle de rester chez soi et de ne voir personne.

Un conseil quand même : si vous êtes dépressifs ou d'humeur maussade, n'ouvrez pas ce livre.

 

Loubrun

 

 

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12/10/2017

Shadow Banking T4 : Hedge Fund Blues

61Xn7RlavIL__SY346_.jpgPlancheA_310922.jpgScénaristes : Eric Corbeyran & Sylvain Lacaze

Dessinateur : Eric Chabbert

Éditeur : Glénat

Genre : Finances - Politiques

Sortie le 13 septembre 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Après leurs mésaventures en Grèce, Maureen et Mathieu sont plus que jamais décidés à faire éclater le scandale au grand jour : le monde doit savoir qu’une crise financière globalisée et organisée s’annonce. Mais à quel prix ? Cette vérité a déjà coûté la vie de leur ami grec Alecos et de la sœur de Skull, le hacker qui les a aidés à décrypter la clé USB contenant ces informations. À la fois traqués par la police et les tueurs à gage de leurs adversaires, Maureen et Mathieu pourraient bien être les prochains sur la liste.

Mon avis :

Ce quatrième opus de la série démarre avec le personnage de Skull (Mr Honstam), poursuivi par deux hommes de main de l'organisation de l'ombre qui cherche à le neutraliser. Sa pauvre sœur s'est faite assassinée, guise de représailles de s'être mêlé à une affaire qu'il aurait été préférable d'éviter. Suite au suicide du président d'ECB, des informations secrètes ont été révélées, tandis que D'Orval toujours dans la nature est recherché par plusieurs organisations dont notamment les polices internationales.

Skull qui a décrypté une clé contenant des informations terrifiantes pour la finance et l'économie mondiale se rend à la brigade financière de Francfort, déclinant la culpabilité de son ami D'Orval, pion d'une mise en scène, d'après ses dires.

Malgré une trame qui tente d'être fluide et efficace, le résultat de cet album est bien maigre en qualité. Certes, la première page de l'ouvrage mentionne trois termes que l'on espère voir développer durant le récit ( Hedge Fund, Banque centrale chinoise et Renminbi (devise chinoise), ce n'est que durant les quelques dernières pages que l'on sent ces informations éclore. Les différents protagonistes voyagent d'un bout à l'autre de la planète, et rencontrent de manière trop évidente leurs contacts, les effets de surprise sont téléphonés.

 

Côté dessin, même constat : classique de bout en bout. Pas spécialement décevant, mais on ne décolle pas réellement non plus. Notons que Chabbert parvient néanmoins a voir juste côté regards des protagonistes, ceux-ci sont nets et perçants.

La fin du tome lance une phrase qui espérons-le dise vrai pour la suite : "La menace actuellement invisible ne le sera pas longtemps et écrasera tout sur son passage"... Car pour le moment, on ne voit pas vraiment ces faits s'accomplir!

 

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Coq de Combat

 

 

10/10/2017

Cavale vers les étoiles

61Qrp2D+eYL__SX357_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_310411.jpgAuteur : Ryôma Nomura

Éditeur : Casterman

336 pages

Genre : Science- Fiction

Sortie le 23 août 2017

 

Avis de l'éditeur :

 

Deux filles, une armée à leurs trousses, un seul objectif : Mars ! Dans un futur uchronique où les implants cybernétiques font partie du quotidien, la Terre est sous le joug de la couronne britannique. Afin de mater la révolte des colonies établies sur Mars, le pouvoir détourne la génétique martienne pour créer des combattants d'un nouveau genre. Échappée du laboratoire militaire où elle a vu le jour, Kinu nourrit un seul but : aller retrouver les siens sur la planète rouge. Contre elle : toute l'armée de l'empire. Avec elle : Roku, une vendeuse de nouilles qui n'a rien demandé à personne.

Mon avis :

Kinu est d’apparence humaine, jeune fille blonde filiforme... pourtant sous sa petite dégaine se cache le plus abouti des spécimens de martien artificiel. Conçue il y a 6 mois, elle souhaite plus que tout revoir les siens sur Mars, la planète rouge.

Traquée par ses créateurs, diverses organisations et spécialement par l'Armée Britannique qui tient à se l'accaparer pour l'utiliser à ses fins, elle ne doit sa liberté qu'au nombre de cadavres qu'elle laisse derrière elle. Kinu dispose de facultés hors du commun, résiste à quasi chaque douleur et dispose d'un potentiel d'analyse à toute situation.

Son chemin croisera celui de Roku, une jeune fille qui durant son très jeune âge s'est faite abattre, et de ses prothèses actuelles, possède elle aussi des dispositions au combat.

Bien que partenaires sur ce coup, elles ne font que s’engueuler la plupart du temps. La martienne ne prend en compte que le désir de retourner sur Mars, tandis que Roku la suit presque par destinée, sans raison apparente.

D'un point de vue scénaristique, bien que l'action soit présente de manière omniprésente, la trame se répète faisant du sur place, statique & répétitive. Certes, les protagonistes secondaires ont leur rôle à jouer (pour la plupart des androïdes de plus en plus puissants, des arbres génétiquement modifiés..), tout comme un humour bon enfant ressort de cet ouvrage. (notons le passage ou Kinu mange aussi bien les baguettes en bois pour nouilles que les aliments eux- mêmes, ou encore l'allusion aux personnages sur Mars qui ne se nourrissent que de sable et de métaux)

La première partie du récit tient même plutôt la route, sans toutefois réellement se démarquer royalement, mais d'une manière générale, le scénario s'enlise peu à peu, se répète, sans apporter quoi que ce soit de réellement neuf.

La qualité graphique de Ryôma Nomura plaira à ceux ayant appréciés Blame ou Eden, ou verront un quelconque parallélisme avec un manga rétro tel que Vénus Wars. Ce style archaïque ne plaira pas forcément à tout le monde. Maintenant, soulignons la précision de l'auteur pour des plans figés, ou chaque détail est mis en relief. Les scènes d'action bien que dynamiques piétinent et rendent certaines planches brouillonnes. Sans doute du au noir de l'encrage très épais, ce qui engendre un résultat mitigé (planches à leur stade expérimental)

Entre deux gamines (l'une complètement robotisée et l'autre partiellement à l'aide de prothèses), des arbres mutants, des cyborgs étranges, une période glacière qui ravagerait une majorité des êtres restants et l'armée britannique qui s'en mêle, on obtient un manga SF qui vagabonde en eaux troubles... On a tout intérêt qu'elles ses rendent sur Mars, car après 336 pages, on ne souhaite pas vraiment les revoir!

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Coq de Combat

09/08/2017

Parallèle T2 Donnant donnant.

parallèle.jpgparallèle t2.jpgDessin:Laval Ng
Scénario : Philippe Pelaez.
Éditeur : Sandawé.com
Sortie : 21 juin 2017.
48 pages.
Genre : Science-fiction.

 

 

Le résumé.
Dans le tome 1, on découvrait l'équipage d'un vaisseau spatial, Hybris, attaqué par des monstres sur une planète hostile. Ils avaient réalisé à leur grand effroi qu'ils étaient prisonniers d'un univers parallèle, sur une planète Terre désolée, et que les monstres qu'ils affrontaient... étaient leurs propres doubles.


« -Commandant..Y a-t-il un truc que vous n'ayez jamais fait dans votre vie ?
-Mourir ,je crois ... ! »


Mon avis.
Quand on parcourt le net pour trouver des infos aux sujets de cette série « Parallèle », on tombe sur de très nombreux avis élogieux .
Une brillante variation sur le thème du paradoxe temporel, vibrant hommage aux classiques du genre.
Un récit habile et haletant.
Un dessin époustouflant de virtuosité et une construction en « parallèle » pour la couverture et pour de nombreuses pages à l'intérieur.
C'est certainement ce dernier point qui est le plus marquant. Mais bon ce n'est pas une première, Schuiten par exemple avait utilisé ce procédé d'une façon magistrale dans sa série les terres creuses(NOGEGON).
L'univers post apocalyptique créé par Laval Ng est en effet de plus prenant ( brrr on se gèle les couilles) mais mon dieu que tous ses personnages masculins se ressemblent hormis le chef des zombies. Et oui, encore des morts vivants....ils sont décidément redevenus à la mode ceux là.
Bref, on ne peut pas dire que c'est si original que ça !
Et pour être franc, ça m'a vite ennuyé cette énième lutte pour sauver la veuve et l'orphelin et la Terre par la même occasion surtout que question empathie pour les personnages, mon curseur est resté à zéro.
Ah oui, un détail m'a quand même amusé.On entend nos héros dire de faire attention où ils marchent car l'eau est radioactive . Que croyez-vous qu'ils font deux pages plus loin ?
Pas sûr que Sandawé aie trouvé son 2e Sara Lones avec ce titre ?

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Samba le septique.

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08/06/2017

Back Street Girls T1

album-cover-large-33226.jpgAuteure : Jasmine Gyuh

Éditeur : Soleil

160 pages

Sortie : le 24 mai 2017

Genre : Humour

 

 

Avis de l'éditeur :

Pour les punir d'une faute, un chef yakuza décide de forcer trois de ses hommes à devenir un groupe d'idols. Kentarô, Ryô et Kazu vont alors devenir Chika, Maru et Airi, les Gokudolls !

 

Mon avis :

Ils ont commis l'irréparable! Leur chef les punis magistralement: leur choix est simple : soit ils changent de sexe et deviennent des "idols" pour gagner un  max de fric (qui reviendra de fait au boss), soit ils vendent leurs organes un à un, démembrés et souffrant le martyr...

 

Quel dilemme! Sachant que leur vie bascule du tout au tout, des yakuzas durs de chez durs se retrouvent à jouer à la poupée, boire des jus de fruits multi-vitaminés, et signant des autographes à des types en sueur...

On pourrait presque croire que ce titre est une réussite en soi, puisqu'il a le mérite d'exister...Détrompez-vous, malgré un début d'ouvrage qui mérite un quelconque intérêt, la lassitude s'installe fort vite.

Maintenant, tout dépend du public concerné : classé en tant que seinen, on a droit ici à un manga presque fleur bleue. Démarrant pourtant comme Ladyboy vs Yakuzas (l'excellente série en 5 tomes ou un yakuza ayant trompé la femme du boss, se retrouve métamorphosé dans un corps de femme, plutôt bien foutue, sur une île composée de 100 maniaques à ses trousses - série recommandée par la même occasion!), on constate qu'on atteint avec cette nouvelle série Back Street Girls des sommités de la stupidité.

Donc, oui, peut-être que les jeunes demoiselles pourront trouver un certain entrain à lire cette série, grâce notamment à un humour juvénile, des larmes de crocodile de la part des protagonistes transformés en "idols" et de "héros féminisés". Par contre, on ne peut que finalement se rendre à l'évidence que le public adulte et masculin aura certainement des difficultés à répondre aux attentes.

Les foules qui suivent les "idols" ne sont que des types louches. Où sont donc les vrais fans, ces jeunes filles qui en temps normal vivent pour leurs muses? Quant à la qualité graphique, celle-ci également laisse plus qu'à désirer.

On ressent une certaine similitude avec Prison School, (également vivement conseillé!), notamment avec l'effigie du Boss racoleur. Mais la comparaison est de courte durée. Les nanas sont fades, les yakuzas paraissent des empaffés finis. On s'emmerde à jouer avec des oursons...

Certes, nous sommes en plein délire, mais rien ne colle....ou si, justement, tout colle par rapport au titre, au contenu!

Le pire dans ce récit : les anciens yakuzas jouent petit à petit le jeu, deviennent des petites filles bien légères, et on espère presque qu'elle se feront violer dans le second tome (c'est d'ailleurs ce qui est prévu par leur Boss, qui semble être le seul à tirer profit d'un tel carnage!)

Certainement, l'un des pires désastres de ces derniers temps!

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 Coq de Combat

12/05/2017

Jour J T27 : Les ombres de Constantinople

sans-titre.pngPlancheA_296136.jpgScénaristes : Duval & Pécau

Dessinateur : Yana, assisté d'Igor Kordey

Éditeur : Delcourt Série B

56 pages - Historique

Sortie : le 8 mars 2017

 

Avis de l'éditeur :

 1453. Les Turcs assiègent Constantinople, jamais conquise, qui se prépare pour son ultime combat. Cette fois seule une intervention des armées chrétiennes pourrait renverser la situation... Iskander, janissaire déserteur albanais, se lie d'amitié avec Vlad Basarab de la dynastie des Draculea, dit Vlad l Empaleur. Ensemble, ils livrent un combat sans merci pour défendre la Ville. Mais à force de combattre le tigre ne devient on pas tigre soi-même ?

Mon avis :

 Comme énuméré lors des précédentes chroniques de Jour J, il est monnaie courante de se retrouver à moyenne d'une fois sur trois, face à un album de médiocre qualité. Cela se note essentiellement sur la qualité graphique qui pour ce titre détruit littéralement l’œuvre.

Et c'est d'autant dommage de savoir que le récit, quant à lui, tient toutes ses promesses sur un mélange politico-religieux. Vlad 3 (l'empaleur) défend le belle Constantinople des guerriers ottomans, un affrontement de taille entre l'Orient et l'Occident. La lecture est fluide, les dialogues vont de suite à l'essentiel (fort heureusement d'ailleurs, car ces 56 pages se lisent 15 minutes montre en main, dû notamment aux nombreuses planches sans bulles de lectures)

Ce 27ème opus aurait pu être plus que correct, sans ces dessins plus qu'approximatifs, qui déforment les traits des protagonistes. Des visages odieux, ovales, déformés d'une case à l'autre, et que dire du regard des personnages, qui expriment de l'exagération ou de la désinvolture par rapport aux situations.

Notons entre autres les pages 11,13 et 25 qui condamnent cet album. Fort heureusement, soulignons que la seconde partie du récit relève tout de même le niveau graphique; les scènes de guerre parviennent à tenir la cadence, ainsi qu'un final qui laisse planer une suite de meilleur acabit.

 

Loin d'être le meilleur album de la série. Laissons place à une éventuelle surprise quant au 28ème opus.

 

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Coq de Combat

28/04/2017

Le Fulgur T1/3 Au fond du gouffre.

le fulgur.jpgle fulgur t1.jpgScénario : Christophe Bec
Dessin : Dejan Nenadov.
Éditeur : Soleil.
64 pages.
Sortie : 19 avril 2017
Genre : aventure historique.

 

 

Le résumé.
1907. Suite à une tempête, un navire voguant dans le canal du Yucatan sombre dans une fosse sous-marine avec un gros paquet d’or dans ses soutes. Un groupe de savants et d’aventuriers embarque à bord du Fulgur, un sous-marin révolutionnaire, afin de retrouver la cargaison perdue. Leur aventure va vite prendre une tournure inattendue.

« Plus impressionnant encore que Padirac »


Mon avis.

Cette nouvelle série de Christophe Bec reprend les codes des récits du XIXe siècle, dans l’esprit de 20.000 lieues sous les mers. C’est aussi une œuvre librement adaptée du roman de Paul de Sémant (1910).
Un peu dans la même veine que le château des étoiles d’Alice, on part pour la grande aventure made in Jules Verne avec un cahier des charges bien respecté par l’auteur de Prométhée, de Carthago, d’Olympus Mons et j’en passe et des meilleurs. Mais je dois bien l’avouer si vous connaissez bien ses œuvres et les romans de JV, c’est aussi sans grande surprise qu’on découvre les multiples péripéties que nos héros affrontent. Mais reconnaissons-le, c’est efficace et c’est avec envie qu’on tourne les pages.
Par contre, j’ai toujours un mal fou avec ce style de dessin charbonneux (un peu typique de l’école serbe et consorts). Ce trait me donne une sensation que le travail fut laborieux avec un rendu final très peu dynamique. Néanmoins, le 3e chapitre sauve un peu la mise. Autre point délicat, la typo utilisée pour la narration, il faut avoir des yeux de sioux pour savoir la déchiffrer avec notamment un T qui ressemble surtout à un +. La colorisation est aussi dans la même veine : terne !
En résumé je dirais que Nenadov n’a pas eu de fulgur au poing mais que Bec sauve les meubles en récitant ses gammes habituelles avec ce best-of abyssal.

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Samba

 

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : nenadov, bec, le fulgur, soleil, 042017, 510 |  Facebook | |

27/04/2017

La malédiction de Smenkharê

La malédiction de Smenkharé.jpgLa malédiction de Smenkharé_pl.jpgScénario : Anthony Auffret
Dessin : Anthony Auffret
Éditeur : Casterman
48 pages
Date de sortie :  5 avril 2017
Genre : aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Jeune archéologue parisienne, Alexandra est envoyée en Egypte pour porter un artefact antique au professeur Saul qui a découvert le tombeau de Smenkharê, le prédécesseur de Toutankhamon.A son arrivée sur place, le professeur vient d'être enlevé par des terroristes qui comptent sur son savoir pour accéder aux richesses, et surtout aux puissants pouvoirs, du pharaon maudit.

 

 

"l'office du tourisme devra être créatif s'ils veulent que des étrangers se décident à revenir"

 

 

Mon avis

Des vestiges antiques qui sont pulvérisés à l'explosif, forcément ça évoque les événements tragiques se déroulant ces temps-ci en Syrie et en Iraq. Là, nous sommes en Syrie sur les traces du tombeau d'un pharaon totalement inconnu mais qui a bel et bien existé. Ce qui est pratique avec ce roi d’Égypte, c'est que l'on ne sait quasiment rien de lui et que son histoire est sujette à de nombreuses divergences d'opinions entre les spécialistes. Donc, l'auteur Anthony Auffret, dont c'est ici la première BD, peut imaginer sans complexes tout un tas d'aventure plus loufoques ou invraisemblables les unes que les autres.

Vous l'aurez compris, tout ici n'est que fiction et aventure façon Indiana Jones. Courses-poursuites, rebondissements, retournements de situations, coups d'éclats, l'aventure bat son plein dans un rythme effréné, agrémentée de dialogues concis et percutants, avec parfois une petite touche d'humour.

 

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Côté graphisme, on a sous les yeux un album qui sort de l'ordinaire. Anthony Auffret est un autodidacte en matière de dessin. Son admiration pour l'école belge classique se ressent dans son découpage très rythmé offrant une narration sans temps mort. Il va a l'essentiel et la priorité est toujours accordée à l'action. Mais là où l'auteur nous surprend c'est par son audace graphique. Première réflexion qui m'est venue à l'esprit en feuilletant l'album : "on dirait du Brüno !". Il y a de ça, mais en moins rond et moins souple, avec en plus une petite évocation du style Mike Mignola, mais moins riche en détails et moins fignolé. Anthony Auffret crée son style particulier "à la façon de...", style qui aura quand même beaucoup de mal à rivaliser avec le talent des deux auteurs précités.

Au final, on a un album en demi teinte, où l'aventure est plutôt sympa mais sans plus, avec un graphisme original mais pas parfait et des personnages sur lesquels on ne s'attarde pas plus que ça.

A suivre, ou pas ...

Loubrun

 

 

 

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15/03/2017

The last contract

the last contract, ankama, brisson, estherren, polar, thriller, tueurs, réglement de comptes, 5/10, 03/2017the last contract, ankama, brisson, estherren, polar, thriller, tueurs, réglement de comptes, 5/10, 03/2017Scénario : Ed Brisson
Dessin : Lisandro Estherren
Éditeur : Ankama
112 pages
Date de sortie :  3 mars 2017
Genre : polar, thriller

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Après une vie passée comme tueur à gages, un vieil homme profite d’une retraite paisible en compagnie de son chien. Mais lorsque la liste de ses contrats pour un boss mafieux est révélée par un mystérieux maître-chanteur, il est obligé de faire face aux démons du passé et de revenir aux affaires. Alors qu’il se bat pour survivre et protéger ceux qui sont exposés par cette liste, le vieux tueur fait tout pour découvrir l’identité du maître-chanteur, sans se soucier de ce qui l’attend au bout du chemin.

 

 

 

"Encore ? J'en ai ma claque de voir des gens sortir des flingues."

 

 

 

Mon avis

 

Après avoir écrit des récits de science-fiction ou d'anticipation (Sheltered, Comeback, Cluster), Ed Brisson, qui a commencé sa carrière d'auteur de BD comme lettreur freelance, se met au bon vieux thriller noir. Mélangeant road trip et histoire de vengeance, cet album est loin de révolutionner le genre mais reste très efficace grâce à une dynamique narrative soutenue, un rythme endiablé et des dialogues bien piquants. Pas un instant de répit n'est accordé aux protagonistes et au lecteur. Les balles fusent, le sang coule allègrement et les actes de violences deviennent quasiment la norme ... Comme dans les films de Tarantino ou de Scorcese, Ed Brisson ne s'embarrasse pas et n'a pas l'intention de faire dans la dentelle. Après tout, c'est bien logique, nous avons affaire à des tueurs de la pire espèce qui même après 20 ans de retraite ont gardé leurs vieux réflexes.

Dommage que dessin et couleur ne soient pas à la hauteur. Le trait approximatif de Lisandro Estherren n'est pas des plus attirants et donne une impression trop brouillonne. Les couleurs blafardes enfoncent le clou et font penser à une BD des années 80 ... Pas top !

The last contract, c'est une histoire de papy flingueur efficace et sanguinolente qui aurait bien supporté une mise en image plus chatoyante.

Loubrun

 

 

 

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