09/08/2017

Parallèle T2 Donnant donnant.

parallèle.jpgparallèle t2.jpgDessin:Laval Ng
Scénario : Philippe Pelaez.
Éditeur : Sandawé.com
Sortie : 21 juin 2017.
48 pages.
Genre : Science-fiction.

 

 

Le résumé.
Dans le tome 1, on découvrait l'équipage d'un vaisseau spatial, Hybris, attaqué par des monstres sur une planète hostile. Ils avaient réalisé à leur grand effroi qu'ils étaient prisonniers d'un univers parallèle, sur une planète Terre désolée, et que les monstres qu'ils affrontaient... étaient leurs propres doubles.


« -Commandant..Y a-t-il un truc que vous n'ayez jamais fait dans votre vie ?
-Mourir ,je crois ... ! »


Mon avis.
Quand on parcourt le net pour trouver des infos aux sujets de cette série « Parallèle », on tombe sur de très nombreux avis élogieux .
Une brillante variation sur le thème du paradoxe temporel, vibrant hommage aux classiques du genre.
Un récit habile et haletant.
Un dessin époustouflant de virtuosité et une construction en « parallèle » pour la couverture et pour de nombreuses pages à l'intérieur.
C'est certainement ce dernier point qui est le plus marquant. Mais bon ce n'est pas une première, Schuiten par exemple avait utilisé ce procédé d'une façon magistrale dans sa série les terres creuses(NOGEGON).
L'univers post apocalyptique créé par Laval Ng est en effet de plus prenant ( brrr on se gèle les couilles) mais mon dieu que tous ses personnages masculins se ressemblent hormis le chef des zombies. Et oui, encore des morts vivants....ils sont décidément redevenus à la mode ceux là.
Bref, on ne peut pas dire que c'est si original que ça !
Et pour être franc, ça m'a vite ennuyé cette énième lutte pour sauver la veuve et l'orphelin et la Terre par la même occasion surtout que question empathie pour les personnages, mon curseur est resté à zéro.
Ah oui, un détail m'a quand même amusé.On entend nos héros dire de faire attention où ils marchent car l'eau est radioactive . Que croyez-vous qu'ils font deux pages plus loin ?
Pas sûr que Sandawé aie trouvé son 2e Sara Lones avec ce titre ?

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Samba le septique.

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08/06/2017

Back Street Girls T1

album-cover-large-33226.jpgAuteure : Jasmine Gyuh

Éditeur : Soleil

160 pages

Sortie : le 24 mai 2017

Genre : Humour

 

 

Avis de l'éditeur :

Pour les punir d'une faute, un chef yakuza décide de forcer trois de ses hommes à devenir un groupe d'idols. Kentarô, Ryô et Kazu vont alors devenir Chika, Maru et Airi, les Gokudolls !

 

Mon avis :

Ils ont commis l'irréparable! Leur chef les punis magistralement: leur choix est simple : soit ils changent de sexe et deviennent des "idols" pour gagner un  max de fric (qui reviendra de fait au boss), soit ils vendent leurs organes un à un, démembrés et souffrant le martyr...

 

Quel dilemme! Sachant que leur vie bascule du tout au tout, des yakuzas durs de chez durs se retrouvent à jouer à la poupée, boire des jus de fruits multi-vitaminés, et signant des autographes à des types en sueur...

On pourrait presque croire que ce titre est une réussite en soi, puisqu'il a le mérite d'exister...Détrompez-vous, malgré un début d'ouvrage qui mérite un quelconque intérêt, la lassitude s'installe fort vite.

Maintenant, tout dépend du public concerné : classé en tant que seinen, on a droit ici à un manga presque fleur bleue. Démarrant pourtant comme Ladyboy vs Yakuzas (l'excellente série en 5 tomes ou un yakuza ayant trompé la femme du boss, se retrouve métamorphosé dans un corps de femme, plutôt bien foutue, sur une île composée de 100 maniaques à ses trousses - série recommandée par la même occasion!), on constate qu'on atteint avec cette nouvelle série Back Street Girls des sommités de la stupidité.

Donc, oui, peut-être que les jeunes demoiselles pourront trouver un certain entrain à lire cette série, grâce notamment à un humour juvénile, des larmes de crocodile de la part des protagonistes transformés en "idols" et de "héros féminisés". Par contre, on ne peut que finalement se rendre à l'évidence que le public adulte et masculin aura certainement des difficultés à répondre aux attentes.

Les foules qui suivent les "idols" ne sont que des types louches. Où sont donc les vrais fans, ces jeunes filles qui en temps normal vivent pour leurs muses? Quant à la qualité graphique, celle-ci également laisse plus qu'à désirer.

On ressent une certaine similitude avec Prison School, (également vivement conseillé!), notamment avec l'effigie du Boss racoleur. Mais la comparaison est de courte durée. Les nanas sont fades, les yakuzas paraissent des empaffés finis. On s'emmerde à jouer avec des oursons...

Certes, nous sommes en plein délire, mais rien ne colle....ou si, justement, tout colle par rapport au titre, au contenu!

Le pire dans ce récit : les anciens yakuzas jouent petit à petit le jeu, deviennent des petites filles bien légères, et on espère presque qu'elle se feront violer dans le second tome (c'est d'ailleurs ce qui est prévu par leur Boss, qui semble être le seul à tirer profit d'un tel carnage!)

Certainement, l'un des pires désastres de ces derniers temps!

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 Coq de Combat

12/05/2017

Jour J T27 : Les ombres de Constantinople

sans-titre.pngPlancheA_296136.jpgScénaristes : Duval & Pécau

Dessinateur : Yana, assisté d'Igor Kordey

Éditeur : Delcourt Série B

56 pages - Historique

Sortie : le 8 mars 2017

 

Avis de l'éditeur :

 1453. Les Turcs assiègent Constantinople, jamais conquise, qui se prépare pour son ultime combat. Cette fois seule une intervention des armées chrétiennes pourrait renverser la situation... Iskander, janissaire déserteur albanais, se lie d'amitié avec Vlad Basarab de la dynastie des Draculea, dit Vlad l Empaleur. Ensemble, ils livrent un combat sans merci pour défendre la Ville. Mais à force de combattre le tigre ne devient on pas tigre soi-même ?

Mon avis :

 Comme énuméré lors des précédentes chroniques de Jour J, il est monnaie courante de se retrouver à moyenne d'une fois sur trois, face à un album de médiocre qualité. Cela se note essentiellement sur la qualité graphique qui pour ce titre détruit littéralement l’œuvre.

Et c'est d'autant dommage de savoir que le récit, quant à lui, tient toutes ses promesses sur un mélange politico-religieux. Vlad 3 (l'empaleur) défend le belle Constantinople des guerriers ottomans, un affrontement de taille entre l'Orient et l'Occident. La lecture est fluide, les dialogues vont de suite à l'essentiel (fort heureusement d'ailleurs, car ces 56 pages se lisent 15 minutes montre en main, dû notamment aux nombreuses planches sans bulles de lectures)

Ce 27ème opus aurait pu être plus que correct, sans ces dessins plus qu'approximatifs, qui déforment les traits des protagonistes. Des visages odieux, ovales, déformés d'une case à l'autre, et que dire du regard des personnages, qui expriment de l'exagération ou de la désinvolture par rapport aux situations.

Notons entre autres les pages 11,13 et 25 qui condamnent cet album. Fort heureusement, soulignons que la seconde partie du récit relève tout de même le niveau graphique; les scènes de guerre parviennent à tenir la cadence, ainsi qu'un final qui laisse planer une suite de meilleur acabit.

 

Loin d'être le meilleur album de la série. Laissons place à une éventuelle surprise quant au 28ème opus.

 

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Coq de Combat

28/04/2017

Le Fulgur T1/3 Au fond du gouffre.

le fulgur.jpgle fulgur t1.jpgScénario : Christophe Bec
Dessin : Dejan Nenadov.
Éditeur : Soleil.
64 pages.
Sortie : 19 avril 2017
Genre : aventure historique.

 

 

Le résumé.
1907. Suite à une tempête, un navire voguant dans le canal du Yucatan sombre dans une fosse sous-marine avec un gros paquet d’or dans ses soutes. Un groupe de savants et d’aventuriers embarque à bord du Fulgur, un sous-marin révolutionnaire, afin de retrouver la cargaison perdue. Leur aventure va vite prendre une tournure inattendue.

« Plus impressionnant encore que Padirac »


Mon avis.

Cette nouvelle série de Christophe Bec reprend les codes des récits du XIXe siècle, dans l’esprit de 20.000 lieues sous les mers. C’est aussi une œuvre librement adaptée du roman de Paul de Sémant (1910).
Un peu dans la même veine que le château des étoiles d’Alice, on part pour la grande aventure made in Jules Verne avec un cahier des charges bien respecté par l’auteur de Prométhée, de Carthago, d’Olympus Mons et j’en passe et des meilleurs. Mais je dois bien l’avouer si vous connaissez bien ses œuvres et les romans de JV, c’est aussi sans grande surprise qu’on découvre les multiples péripéties que nos héros affrontent. Mais reconnaissons-le, c’est efficace et c’est avec envie qu’on tourne les pages.
Par contre, j’ai toujours un mal fou avec ce style de dessin charbonneux (un peu typique de l’école serbe et consorts). Ce trait me donne une sensation que le travail fut laborieux avec un rendu final très peu dynamique. Néanmoins, le 3e chapitre sauve un peu la mise. Autre point délicat, la typo utilisée pour la narration, il faut avoir des yeux de sioux pour savoir la déchiffrer avec notamment un T qui ressemble surtout à un +. La colorisation est aussi dans la même veine : terne !
En résumé je dirais que Nenadov n’a pas eu de fulgur au poing mais que Bec sauve les meubles en récitant ses gammes habituelles avec ce best-of abyssal.

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Samba

 

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : nenadov, bec, le fulgur, soleil, 042017, 510 |  Facebook | |

27/04/2017

La malédiction de Smenkharê

La malédiction de Smenkharé.jpgLa malédiction de Smenkharé_pl.jpgScénario : Anthony Auffret
Dessin : Anthony Auffret
Éditeur : Casterman
48 pages
Date de sortie :  5 avril 2017
Genre : aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Jeune archéologue parisienne, Alexandra est envoyée en Egypte pour porter un artefact antique au professeur Saul qui a découvert le tombeau de Smenkharê, le prédécesseur de Toutankhamon.A son arrivée sur place, le professeur vient d'être enlevé par des terroristes qui comptent sur son savoir pour accéder aux richesses, et surtout aux puissants pouvoirs, du pharaon maudit.

 

 

"l'office du tourisme devra être créatif s'ils veulent que des étrangers se décident à revenir"

 

 

Mon avis

Des vestiges antiques qui sont pulvérisés à l'explosif, forcément ça évoque les événements tragiques se déroulant ces temps-ci en Syrie et en Iraq. Là, nous sommes en Syrie sur les traces du tombeau d'un pharaon totalement inconnu mais qui a bel et bien existé. Ce qui est pratique avec ce roi d’Égypte, c'est que l'on ne sait quasiment rien de lui et que son histoire est sujette à de nombreuses divergences d'opinions entre les spécialistes. Donc, l'auteur Anthony Auffret, dont c'est ici la première BD, peut imaginer sans complexes tout un tas d'aventure plus loufoques ou invraisemblables les unes que les autres.

Vous l'aurez compris, tout ici n'est que fiction et aventure façon Indiana Jones. Courses-poursuites, rebondissements, retournements de situations, coups d'éclats, l'aventure bat son plein dans un rythme effréné, agrémentée de dialogues concis et percutants, avec parfois une petite touche d'humour.

 

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Côté graphisme, on a sous les yeux un album qui sort de l'ordinaire. Anthony Auffret est un autodidacte en matière de dessin. Son admiration pour l'école belge classique se ressent dans son découpage très rythmé offrant une narration sans temps mort. Il va a l'essentiel et la priorité est toujours accordée à l'action. Mais là où l'auteur nous surprend c'est par son audace graphique. Première réflexion qui m'est venue à l'esprit en feuilletant l'album : "on dirait du Brüno !". Il y a de ça, mais en moins rond et moins souple, avec en plus une petite évocation du style Mike Mignola, mais moins riche en détails et moins fignolé. Anthony Auffret crée son style particulier "à la façon de...", style qui aura quand même beaucoup de mal à rivaliser avec le talent des deux auteurs précités.

Au final, on a un album en demi teinte, où l'aventure est plutôt sympa mais sans plus, avec un graphisme original mais pas parfait et des personnages sur lesquels on ne s'attarde pas plus que ça.

A suivre, ou pas ...

Loubrun

 

 

 

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15/03/2017

The last contract

the last contract, ankama, brisson, estherren, polar, thriller, tueurs, réglement de comptes, 5/10, 03/2017the last contract, ankama, brisson, estherren, polar, thriller, tueurs, réglement de comptes, 5/10, 03/2017Scénario : Ed Brisson
Dessin : Lisandro Estherren
Éditeur : Ankama
112 pages
Date de sortie :  3 mars 2017
Genre : polar, thriller

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Après une vie passée comme tueur à gages, un vieil homme profite d’une retraite paisible en compagnie de son chien. Mais lorsque la liste de ses contrats pour un boss mafieux est révélée par un mystérieux maître-chanteur, il est obligé de faire face aux démons du passé et de revenir aux affaires. Alors qu’il se bat pour survivre et protéger ceux qui sont exposés par cette liste, le vieux tueur fait tout pour découvrir l’identité du maître-chanteur, sans se soucier de ce qui l’attend au bout du chemin.

 

 

 

"Encore ? J'en ai ma claque de voir des gens sortir des flingues."

 

 

 

Mon avis

 

Après avoir écrit des récits de science-fiction ou d'anticipation (Sheltered, Comeback, Cluster), Ed Brisson, qui a commencé sa carrière d'auteur de BD comme lettreur freelance, se met au bon vieux thriller noir. Mélangeant road trip et histoire de vengeance, cet album est loin de révolutionner le genre mais reste très efficace grâce à une dynamique narrative soutenue, un rythme endiablé et des dialogues bien piquants. Pas un instant de répit n'est accordé aux protagonistes et au lecteur. Les balles fusent, le sang coule allègrement et les actes de violences deviennent quasiment la norme ... Comme dans les films de Tarantino ou de Scorcese, Ed Brisson ne s'embarrasse pas et n'a pas l'intention de faire dans la dentelle. Après tout, c'est bien logique, nous avons affaire à des tueurs de la pire espèce qui même après 20 ans de retraite ont gardé leurs vieux réflexes.

Dommage que dessin et couleur ne soient pas à la hauteur. Le trait approximatif de Lisandro Estherren n'est pas des plus attirants et donne une impression trop brouillonne. Les couleurs blafardes enfoncent le clou et font penser à une BD des années 80 ... Pas top !

The last contract, c'est une histoire de papy flingueur efficace et sanguinolente qui aurait bien supporté une mise en image plus chatoyante.

Loubrun

 

 

 

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07/02/2017

Alena

alena,kim w andersson,andersson,glénat,fantastique,roman graphique,horreur,harcèlement,homosexualité,différence,510,012017alena,kim w andersson,andersson,glénat,fantastique,roman graphique,horreur,harcèlement,homosexualité,différence,510,012017Scénario : Kim W. Andersson
Dessin : Kim W. Andersson
Éditeur : Glénat
138 pages
Date de sortie : janvier 2017
Genre : horreur, fantastique

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

La vie d’Alena est un enfer. Depuis qu’elle est entrée à l’internat, elle se fait harceler tous les jours par Filippa et les filles de sa bande. Mais Joséphin, sa seule amie, n’a pas l’intention de la laisser subir ce calvaire plus longtemps. Puisqu’Alena ne rend pas les coups, puisqu’elle ne peut pas compter sur l’aide du conseiller d'orientation ou du directeur de cette maudite école, Joséphin va devoir prendre les choses en main elle-même. Mais il y a un problème : ça fait un an que Joséphin est morte.

 

 "Parfois la meilleure défense, c'est l'attaque, Alena. Faut pas que tu les laisses te faire chier"

 

Mon avis

Récompensé en 2012 par le plus prestigieux prix de bande dessinée Suédois, le Adamson Award, Alena est une fausse BD horrifique. Derrière cette couverture sanguinolente aux accents inquiétants, se cache une histoire d'adolescente déboussolée, sans repères et en quête d'une identité propre, se débattant tant bien que mal au milieu d'une basse-cour de donzelles écervelées et pourries par un milieu social plus qu'aisé.

Le point de départ de ce chamboulement hormonal et psychologique chez la jeune Alena, c'est la mort sous ses yeux de sa meilleure amie et sans doute amante, Joséphin. Joséphin, c'était la forte en gueule, celle qui s'affirme, qui n'a pas peur de montrer ses différences et de donner du coup de poing pour se défendre. Sa disparition laisse donc un grand vide autour d'Alena qui subira un harcèlement terrible. Cette dernière trouve la force de se défendre en invoquant Joséphin, invocations qui iront au delà de ses espérances et la dépasseront complètement.

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Ayant pour thématiques le harcèlement, l'homosexualité, le rejet de la différence et la quête d'identité, ce récit est malheureusement plus énervant que dérangeant. Hésitant entre drame psychologique et social, conte fantastique et récit horrifique, l'auteur nous donne le sentiment de ne jamais aller au bout des choses. Au final, on retient davantage les séquences de harcèlement bêtes et méchantes que l'aspect intimiste du récit, qui à mon sens aurait dû prendre le dessus. A la lecture, on a juste envie de donner une bonne paire de claques à toutes ces pouffiasses, et on en oublie les vrais problèmes graves aux quels se confronte Alena.

Au dessin, Kim W. Andersson est dans la veine du comics US : gros plans et plans serrés, peu de décors, un découpage fluide et efficace. Par contre, son trait expressif est parfois exagéré dans certaines attitudes qui en deviennent un peu ridicules. Sans grande surprise ni grands effets, le dessin reste néanmoins correct et en adéquation avec le récit.

Ce roman graphique ne restera pas dans les annales de la BD horrifique ; gageons que son adaptation au cinéma soit plus réussie et plus efficace.

 

Loubrun

 

 

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 le trailer du film sorti en 2015 - VO

 

 

 

 

 

 


 

27/01/2017

La vie en Doll T2

61ODREcDyvL__SX358_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_289011.jpgAuteur : Junya Inoue

Éditeur : Glénat

224 pages

Sortie : le 16 novembre 2016

Genre : Fantastique

 

Avis de l'éditeur :

 

Depuis la mort de son amie Emi qu'elle n'a pas réussi à secourir, Kasumi déprime. Au même moment, Michael, un agent de l'organisation qui en a après Kasumi, commence à douter des principes et des activités de son employeur, et décide de promettre à la jeune fille de la protéger. Mais le répit est de courte durée, et l'organisation recourt à une autre "vierge" pour s'emparer du miroir et de la bague d'auriculaire de la reine. Voilà qu'un nouvel obstacle bien plus puissant que les précédents se dresse sur la route de Kasumi…
 
Mon avis :
 
La trame débute avec Mademoiselle Hanna qui explose littéralement à elle seule une armée de cancrelats à la solde d'un ponte du pétrole. Une mission comme une autre, semble-t-il. En quelques pages, à peine, une kyrielle de morts s'entassent à la chaîne.
 
On comprend de suite que cette dite organisation, dont fait partie la jeune fille, s'organise à démanteler à sa sauce les dirigeants de multinationales ou autres groupes richissimes, interférant dans leurs propres activités.
 
Partant sur de bonnes bases, on pourrait s'attendre à un récit calibré et ordonné. Malheureusement, le lecteur sombre vite vers un dédale obscur sans réel intérêt. On s'ennuie vite, et cela se ressent pleinement.
 
Malgré qu'il s'agit d'une œuvre de Junya Inoue, autant le scénario que la touche graphique est de loin insuffisante par rapport à ce qu'il nous a déjà proposé de par le passé. Ses protagonistes ont des têtes difformes, des yeux ô combien énormes et globuleux... et que dire du manque de créativité de l'arrière-champ.
 
Au final, ce second tome est à l'instar de son prédécesseur : ceux qui ont apprécié se délecteront, les autres s'ennuieront à mourir. Mais en toute modestie, ce scénario fade n'apporte rien de nouveau sous le soleil.
 

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Coq de Combat

 

 

 

16/01/2017

Le règne T1 La saison des démons.

le regne.jpgle regne planches.jpgScénario : Sylvain Runberg
Dessin : Olivier Boiscommun
Éditeur : Le Lombard.
Sortie : 6 janvier 2017
56 pages.
Genre : Science-fiction jeunesse.

 

 

 

Le résumé éditeur


Un tigre, une guéparde, un bouc.
Un trio de mercenaires unis par cette réalité intemporelle : l'union fait la force. Surtout quand le monde dans lequel ils doivent survivre n'a jamais été aussi dangereux. 
Car le règne de l'Humanité est révolu. Et nos trois aventuriers ont à affronter son terrible héritage : des puissances naturelles destructrices...


« Et maintenant que nous voilà débarrassés de ces gêneurs, laissez-moi nous présenter ».

 

Mon avis


L’exercice de la chronique BD est rempli d’embûches car vous devez savoir que les premiers lecteurs sont souvent les auteurs. On se doit aussi de ménager les attachés de presse. Bref, on est souvent sur des œufs pour les écrire. Mais mes autres chroniqueurs ne me surnomment pas Samba le sévère pour des prunes. Je serais donc dans la même mouvance que les chroniques de BDgest et Bodoi. Je suis d’ailleurs très sceptique sur la pertinence des autres avis, j’ai même lu « des personnages hyper attachants ». Mouais, que connaît-on de nos 3 mercenaires après ce tome 1 ? Quasi rien, ils sont très forts avec parfois un passé d’ancien esclave et puis c’est tout, comment voulez-vous avoir une once d’empathie pour eux ?
Je classerais même cette série dans la catégorie jeunesse tellement le scénario est simple. Il s’agit de protéger un convoi jusqu’ à une sorte de sanctuaire dans un monde post-apocalyptique (l'héritage de notre « belle » civilisation) en subissant une multitude d’attaques barbares.
Le point positif est la beauté du trait à l’aquarelle d’Olivier Boiscommun pour dessiner ces animaux anthropomorphiques. Là, rien à y redire, c’est réellement du bel ouvrage tout comme la colorisation. Un peu théâtrale par moment mais c’est un peu le genre qui l’impose.
En bref, c’est un bel univers mais malheureusement trop vite lu à cause d’un surplus d’action au détriment d’un manque d’épaisseur et de subtilité pour les personnages.

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Samba.
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12/12/2016

24 heures du Mans 1999 : le choc des titans.

24 heures du mans.jpg24 h du mans 1999.PNGDessin : Robert Paquet et Bad.
Scénario : LF Bollée.
Editeur : Glénat ( collection plein gaz)
Sortie : 30 novembre 2016.
48 page.
Genre : Automobile.

 

 

Revivez en BD les grands moments de la plus célèbre des courses d’endurance !
Le 12 juin 1999, dans la portion d’Indianapolis du circuit des 24 Heures du Mans, la Mercedes CLR n°5 lancée à plus de 300 km/h perd l’appui et commence à décoller, tel un avion, puis tourne trois fois en l’air avant de s’écraser sur les arbres en bord de piste. C’est l’un des accidents les plus célèbres et les plus spectaculaires de la course automobile moderne. 


« C'est une marque Panoz ? »


Mon avis.
Habitant à proximité du circuit de Spa-Francorchamps, le sport automobile m'a vite attiré. Mais paradoxalement, je n'ai jamais été tenté par la lecture de BD automobiles comme Michel Vaillant etc. Cette BD sur les 24H du mans 1999 est l'occasion pour moi de découvrir cet univers si particulier des fans de mécanique en image. Deux choses m'attirent dans cet album, les mythiques 24 H du mans (la course d'endurance par excellence) et JB Bollée, un commentateur sportif de Motors TV que j’apprécie. Mais il est aussi un scénariste BD depuis de nombreuses années ( deadline, XIII mystery, apocalypse mania ...) .
Il aborde cette édition de 1999 comme un passage de flambeau entre un jeune journaliste et son mentor. Étant sur place pour couvrir l'événement,LFB a dû y mettre assez bien de choses personnelles . Le problème, impossible de changer un iota aux faits qui se sont déroulés. On est donc en terrain connu , c'est un peu comme si on regardait le résumé d'une course qu'on a déjà regardé.Une fois le résultat connu, l’intérêt est nettement moindre . C'est donc spectaculaire mais sans surprise. En plus, c'est inévitable avec ce support mais tout ça reste bien figé même quand la Mercedes prend de la hauteur. Le sport automobile, c'est avant tout le bruit , la vitesse ....bref,tout ce qu'une BD n'apporte pas. Il en reste donc pour les amoureux du style « Graton », d’ailleurs on remarque vite que Robert Paquet a travaillé pour son écurie.
Un avis donc très mitigé surtout que j'ai enchaîné avec le tome 1 de « Jacky Ickx » qui m'a nettement plus emballé.

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