18/08/2017

Le chasseur de rêves - tome 2 - haro sur le tigronimbus !

le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017Scénario : Martin Desbat
Dessin : Martin Desbat
Éditeur : Sarbacane
48 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : jeunesse, humour, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le chasseur et son fidèle Sancho reprennent du service et fourbissent leurs armes. Cette fois, leur traque les mène aux confins du monde des rêves… En bateau, en armure ou en ballon, ils se lancent de nouveaux défis à la hauteur de leurs utopies : traquer le Kraken dans les glaces des pôles, chevaucher un Tigronimbus sous les cieux éthérés, piéger des idées noires et autres créatures imaginaires…

 

le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017

 

 

Mon avis

Voilà une BD jeunesse où règnent en maitres l'absurde, le loufoque, l'aventure et la poésie. Martin Desbat a imaginé un héros qui n'a qu'une idée en tête, celle d'accrocher de nouveaux trophées à son mur. Rien ne l'arrête dans sa quête improbable de trophées toujours plus saugrenus et insolites les uns que les autres : poulpes géants, tigronimbus et autres nuages aux formes évocatrices, et même de tout petits microbes pour chasser un rhume.

Sous ses airs absurdes, cette série ne prend pas les enfants pour des imbéciles. Bourrée de références et de clins d’œil littéraires, la drôlerie l'emporte à toute les pages et ravira petits et grands pour une balade dans un univers merveilleux pour les uns et un retour en enfance apaisant pour les autres.

En passant joyeusement à la moulinette Alice au pays des merveille, Moby Dick, Philémon, Pinocchio ou encore Don Quichotte, l'auteur à créé un univers empreint de poésie fantastique dans lequel les personnages n'ont pour seul moteur que la fantaisie. Les trouvailles et ressorts humoristiques sont bien vus et font mouche à tous les coups. On se plait alors à suivre ces doux dingues dans leurs pérégrinations et à voyager avec eux dans des univers parallèles où le rationnel n'a vraiment pas sa place.

Vous cherchez une BD jeunesse drôle, pleine de fraicheur et surtout laissant une grande place à l'imaginaire (j'ai l'impression que ça se fait de plus en plus rare de nos jours) ? Alors suivez vite les aventures incroyables de ce curieux chasseur et de son fidèle serviteur Sancho.

Loubrun

 

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le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017

 

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le tome 1

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15/08/2017

Harrow county - tome 3 - charmeuse de serpents

harow county,bunn,crook,mc neil,christenson,glénat comics,épouvante,horreur,sorcellerie,sorcière,610,062017harow county,bunn,crook,mc neil,christenson,glénat comics,épouvante,horreur,sorcellerie,sorcière,610,062017Scénario : Cullen Bunn
Dessin : Tyler Crook ; Carla Speed Mc Neil ; Hannah Christenson
Éditeur : Glénat Comics
128 pages dont 28 de bonus
Date de sortie :  juin 2017
Genre : épouvante

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le garçon décharné tente de comprendre les mystères de son passé, et Emmy enquête sur une ancienne demeure en décomposition. Pendant ce temps, un serpent malveillant sème la folie et la malice dans l’esprit des résidents de Holler. Seule Bernice parvient à lui résister grâce à l’aide du ténébreux Lovely Belfont. Mais ce soutien ne va-t-il pas la confronter à un danger plus terrible encore ?

Le suspense et les mystères ne faiblissent pas dans la suite de ce récit très « southern gothic » à la fois terrible et beau. Un classique en puissance adoubé par les grands Mike Mignola et Mark Millar !

 

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dessin de Carla Speed Mc Neil

 

Mon avis

Cullen Bunn continu de nous faire frissonner avec cette histoire de revenants, de sorcières et terres maléfiques. Pourtant, on pouvait craindre après le tome 2 que l'auteur ne tombe dans une routine un peu facile en déroulant des épisodes regorgeant de monstres en tout genre, s'opposant sans cesse à la jeune héroïne du récit et à son étrange compagnon décharné.

Il n'en est rien et l'auteur nous surprend ici avec trois récits courts dans lesquels il nous montre le jeune écorché en quête de son passé, puis Bernice confrontée à des serpents maléfiques, et enfin Emmy qui devra s'occuper d'une maison hantée. Trois récits assez différents mais qui conservent tous cette ambiance lugubre et froide présente depuis le début de la série.

La particularité de ce troisième tome est l'arrivée de deux dessinatrices en plus. Le premier chapitre est dessiné par Carla Speed Mc Neil et mis en couleur par Jenn Manley Lee. Le style est assez différent de celui de Tyler Crook . Le trait est plus fin et la couleur beaucoup plus sombre et froide donnant une ambiance forcément plus noire. Ce style est en adéquation parfaite avec le récit très sombre et assez flippant de ce chapitre qui est centré sur le jeune garçon écorché qui se questionne sur son passé.

Le dernier chapitre est quant à lui dessiné et mis en couleur par Hannah Christenson dans un style radicalement différent, pour le coup assez déroutant. Ce changement brutal d'esthétique nuit à l'homogénéité de l'album et casse l'ambiance efficace mise en place depuis le début. Dommage parce que cette histoire de maison hantée autrement dessinée aurait de quoi vraiment faire peur !

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dessin de Hannah Christenson

 

Les bonnes BD d'épouvante n'étant pas légion, Harrow County reste tout de même une série à suivre.

Loubrun

 

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les autres tomes

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Tyler Crook dessine Harrow County

14/08/2017

Le jour où elle a pris son envol.

le jour où elle a pris son envol.jpgle jour ou.PNGScénario : Beka.
Dessin : Marko
Éditeur : Bamboo
Sortie : 23 août 2017
72 pages.
Genre : philosophie.


Le résumé.
Depuis sa rencontre avec Antoine, le sage-épicier, Clémentine a changé pas mal de choses dans sa vie. Mais elle n’a toujours pas trouvé ce qu’elle cherchait : le bonheur et l’apaisement.

« Toutes les décisions comportent un risque...et une possibilité d'être plus heureux. »

Mon avis.

Le jour où elle a pris son envol est donc la suite du jour où le bus était reparti sans elle. Mais ce tome peut se lire individuellement sans trop de soucis. Donc notre Clémentine prend son envol et explose son empreinte écologique vu qu'elle traverse quasiment la moitié du globe. Mais bon, c'est pour la bonne cause, c’est pour entrevoir tous les chemins de la vie possibles qui s'offrent à elle. Une fell-good BD aux accents très optimismes qui fera certainement plaisir aux jeunes femmes. Les autres trouveront tout ça assez bavard et très utopiste surtout d'un point vue pécuniaire( on aurait pu appeler ce tome le jour où elle a explosé son compte en banque) et des obligations sociétales et familiales. Mais bon, quand on est une jeune cadre dynamique sans enfant , rien ne semble impossible. Qui ne rêve pas de visiter notre monde de façon authentique et avoir un petit boulot sympa ?
Bref, une BD toute jolie (tout comme le trait de Marko), positive, magique et spirituelle mais qui m'a laissé au bord de la route avec une sensation d’enfoncer des portes ouvertes.

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Samba.
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08/08/2017

Petit vampire - acte 1 - le serment des pirates

petit vampire, sfar, rue de sèvres, jeunesse, 05/2017petit vampire, sfar, rue de sèvres, jeunesse, 05/2017Scénario : Joann Sfar
Dessin : Joann Sfar
Éditeur : Rue de Sèvres
66 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : jeunesse, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Avoir 10 ans éternellement, c’est vraiment dément !!! Sauf qu'en vivant enfermé dans une grande villa, même entouré d'une joyeuse bande de monstres, de pirates et de morts-vivants, au bout de trois cents ans, on commence à s'ennuyer ! Petit Vampire rêve de découvrir le monde. Mais quand il décide de partir explorer la ville, d'obscures forces se réveillent... Et si les vampires pouvaient finalement être morts-morts ? Petit Vampire aurait-il mis toute sa famille en danger ? 

 

Mon avis

Petit Vampire, c'est une série jeunesse créée par Joann Sfar en 1999 et en sommeil depuis 2005. Elle raconte les relations entre un petit garçon orphelin pas très doué à l'école et un petit vampire sympathique qui réalise pour lui ses devoirs. Déclinée en dessins animés et en romans, cette série a eu son succès et a même fait son entrée à l'école, certains enseignants utilisant le personnage à des fins pédagogiques.

 

Voilà donc 12 ans que le Petit Vampire de Joann Sfar a fait sa dernière apparition. C'était alors aux éditions Delcourt et au format album jeunesse de 30 pages (7 tomes parus de 99 à 2005). Las de 10 années de récits adultes, d'une actualité de plus en plus dure qu'il dessine quasi quotidiennement sur différents supports, Joann Sfar a ressenti le besoin « de sortir de ce réel qu'[il] a beaucoup dessiné ». Il ressort donc de ses cartons son petit personnage fétiche pour remettre un pied dans un univers fantastique sans oublier pour autant de donner du fond à son histoire.

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Cette saison 2 qui est prévue en 3 albums, est une sorte de préquelle à la série d'origine. Sfar nous y révèle comment Petit Vampire est devenu Petit Vampire et comment il est devenu ami avec l'orphelin Michel qu'il aide à faire ses exercices de maths. On y retrouve le charme et la tendresse de la série mère avec toutefois plus d'aventure et d'action ainsi qu'une narration un peu moins orientée jeunesse. Ainsi, les références au cinéma et à la littérature de genre sont nombreuses notamment dans les séquences du ciné-club où les films de la Hammer sont projetés.

Côté dessin, avec le style unique et très particulier de Sfar, ça passe ou ça casse. J'en connais plus d'un pour qui ce trait tremblotant et cette impression de dessin enfantin voire brouillon est totalement rédhibitoire. Mais le dessin de Sfar est beaucoup moins simple et simpliste qu'il n'y paraît. Il regorge de détails et d'expressivité. Il faut prendre le temps de regarder et lire ce dessin pour en apprécier la dimension et toute la richesse.

Un retour aux sources assez réussi pour Sfar avec ce Petit Vampire qui s'adresse tout autant aux adultes qu'aux jeunes, même si ces derniers n'auront pas toutes les clés du récit. Mais comme le dit Joann Sfar dans le dossier de presse « ce que je cherche en écrivant pour des enfants, c'est à aborder frontalement les sujets, même les thèmes difficiles comme la mort ou le fait d'être orphelin, sans pathos. Il ne s'agit pas de dédramatiser la souffrance mais d'en parler, simplement, sans la nier ». Voilà la force des histoires de Sfar : pouvoir aborder sans tabous toutes les thématiques de la vie en mélangeant déconnade, poésie, philosophie, religion, dans des histoires de vampires et de pirates.

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Pour ceux qui ont du mal avec son dessin, je vous jure que ça vaut le coup de faire l'effort de passer outre vos appréhensions et de rentrer dans ses merveilleuses histoires.

A suivre avec l'acte 2 en janvier 2018 et l'acte 3 à l'automne 2018.

 

 Loubrun

 

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COMMENT DESSINER PETIT VAMPIRE avec JOANN SFAR from L'Œil à  Mémoires on Vimeo.

 

https://www.instagram.com/joannsfar/

01/08/2017

Marshal Bass - tome 1 - Black & white

marshal bass, Macan, Kordey, desko, Delcourt, western, racisme, esclavage, 6/10, 06/2017marshal bass, Macan, Kordey, desko, Delcourt, western, racisme, esclavage, 6/10, 06/2017Scénario : Darko Macan
Dessin : Igor Kordey
Éditeur : Delcourt
56 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : western

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Arizona, 1875. Un gang d’esclaves affranchis, dirigé par un mystérieux Milord, terrorise tout un état. River Bass, premier afro-américain de l’US Marshal Service, est le seul à pouvoir l’infiltrer. Il a accepté l’étoile pour le respect et l’égalité, mais il ne sera confronté qu’à la cruauté du monde. Bass sera démasqué par le gang infiltré et son combat pour la justice s’arrête là. Commence alors celui pour sa vie…

 

"La seule et unique raison pour laquelle ce colonel blanc veut que tu sois son adjoint, c'est parce que tu es un homme noir et qu'il doit arrêter un gang de noirs. C'est comme envoyer un chien chasser des loups, voilà ce que c'est ..."

 

 

Mon avis

Le western est redevenu à la mode et chaque éditeur a à coeur de bien figurer dans cette tendance. La chose n'est pas aisée tant la barre a été placée haute par les deux nouveaux fers de lance du genre de chez Dargaud. Pas facile d'autant que le genre doit répondre à des codes précis souvent attendus des fans, alors que pour sortir du lot, l'originalité est de mise.

Marshal Bass répond à tous les critères. Une histoire assez basique où il est question d'une bande de hors la loi semant mort et terreur pourchassée par un marshal totalement épris de justice mais n'hésitant pas à employer les méthodes fortes. Il y a des grands espaces, des personnages aux tronches pas possibles , des chevaux, de la poussière et surtout de la violence, du sang et des morts. Ça, c'est pour la partie classique avec ce petit plus de violence extrême et très explicite. Pour l'originalité, les auteurs ont choisi de se baser sur des faits historiques en mettant en scène le premier marshal afro-américain, Bass Reeves de son vrai nom. Quand on sait la rudesse de l'ouest américain en cette seconde moitié de 19è siècle, on imagine facilement qu'un noir, esclave affranchi, ne vit pas une sinécure dans cet environnement hostile, a plus forte raison quand il représente la loi. Rejeté par les blancs du bureau du marshal qui voient d'un très mauvais œil l'arrivée d'un noir dans leur équipe, et considéré comme traitre par les anciens esclaves du gang qu'il infiltre lorsqu'il se trouve démasqué, Bass n'a finalement pour lui que la justice et sa soif d'égalité.

Tout ceci nous donne un paquet de bons ingrédients pour faire de Marshal Bass un bon western épique, profond, enlevé, animé par une action et une violence omniprésentes et quelques rebondissements de bon aloi.

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Igor Kordey met tout ça en image assez brillamment. D'un trait puissant et expressif il donne l'ambiance et le ton du récit dans une mise en scène très cinématographique. Dommage que ce trait dynamique soit complètement bouffé par une mise en couleur totalement ratée. Mélangeant tonalités criardes et sombres les planches donnent cette désagréable impression de dégouliner, comme si chaque case était trop chargée en couleur – ce qui est d'ailleurs souvent le cas - et comme si le coloriste avait cherché à éclaircir un dessin naturellement sombre. Le tout manque cruellement d'harmonie ce qui gâche le dessin et un peu la lecture. Finalement, les plus belles planches sont celles figurant les scènes nocturnes où les nuances monochromes de bleus nuit sont du plus bel effet.

Mais les amateurs devraient malgré tout y trouver leur compte grâce au scénario efficace et au personnage principal qui dégage un charisme certain qui sied à tout bon héros de western.

A suivre dans le deuxième tome à paraitre fin 2017.

 

 Loubrun

 

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marshal bass, Macan, Kordey, desko, Delcourt, western, racisme, esclavage, 6/10, 06/2017

 

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marshal bass, Macan, Kordey, desko, Delcourt, western, racisme, esclavage, 6/10, 06/2017

Gung Ho T3 Sexy Beast.

gung ho.jpggung ho3.jpgScénario : Benjamin von Eckartsberg.
Dessin : Thomy von Kummant..
Éditeur : Paquet.
Sortie : juin2017.
84 pages.
Genre : science-fiction.

 

 

Le résumé.
Les enfants obtiennent officiellement le droit de porter des armes et sont donc autorisés à quitter Fort Apache sans adultes. Mais une attaque des Rippers va remettre cette décision en cause.

« Il est encore loin, ce putain de poste de sécurité ?. »

Mon avis.
Avant de commencer ma chronique, sachez que je vais vous parler de la version classique, pas du tome 3,1 , ni 3,2 et encore moins du HS . Paquet a eu le nez creux en déclinant cette série sous différentes versions, il a attiré le collectionneur qui sommeille souvent chez un amateur de BD.
Bon, Gung Ho est une série qui doit à mon avis cliver pas mal les différentes générations.
Les jeunes la trouveront certainement géniale. Il faut dire que les ados y ont le beau rôle : intrépides, courageux, épris de justice et cerise sur le gâteau, intègres. Le dessin ( sans encrage apparent) doit aussi participer à cet élan de modernité. Rajoutez y une action quasiment permanente et l’affaire est dans le sac.
Pour les plus vieux, âgés, les grabataires quoi, le graphisme passera normalement sans soucis, l'univers post-apocalyptique version « campagne » est des plus crédibles et franchement l'immersion est réussie. Par contre, ils trouveront les réactions des jeunes assez désinvoltes dénuées de toutes intelligences ou de subtilités. On fonce, point barre et on fait les cons. Mais n'attendez pas que les adultes relèvent le niveau, ils sont aussi dans le même moule des « neurones en moins ». C'est très Amérique profonde comme attitude (oh le cliché Samba !). En plus, j'ai l’impression qu'à l'instar d'un Walking dead que cet univers n'est qu'un prétexte, un danger qui ne sera jamais vraiment expliqué et que la course sera sans véritable but si ce n'est celui de survivre (oh deuxième supposition éhonté Samba !) .
Voilà chef d’œuvre d'anticipation pour les uns ou série B pour les autres.
A vous de choisir votre camp ... retranché.

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Samba.
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26/07/2017

Julia Von Kleist T1 Allemagne 1932.

julia von kleist.jpg9782889320608_pt4.jpgScénario : Jean-Blaise Djian.
Dessin : Bruno Marivain..
Editeur :EP éditions.
Sortie juin 2017.
48 pages.
Genre : historique.

 

 

Le résumé.
Allemagne, 1932. Nous faisons la connaissance d'une famille de riches industriels, les Von Kleist. La femme, Julia Von Kleist, est l'héritière de l'usine et a épousé un jeune aristocrate désargenté et ancien pilote de la Grande Guerre, Ulrich. Ils ont deux enfants, Siegrfred et Baldur, dont l'un est très proche de son père, extrêmement fier de lui. L'autre, plus introverti, est proche de sa mère. Ulrich était, pendant la Première Guerre, un ancien coéquipier de Göring, le futur ministre de la propagande d'Adolf Hitler.

« Nous comptons utiliser ce Hitler pour ramener l’ordre dans l’Allemagne en crise, et écraser les communistes avant qu’ils ne s’emparent de nos usines. »

Mon avis.
EP éditions qui fait maintenant partie du groupe Paquet continue sa série de rééditions de l’ancien catalogue Emmanuel Proust. Julia Von Kleist est sorti initialement en 2009 et a comporté 3 tomes avec une fin bien ouverte comme j’ai pu le lire sur certaine chronique.
Je dois avouer que cette série m’était passée sous le nez à l’époque pourtant avec autant de bottes qui claquent sur la couverture, j’aurais dû l’entendre.
Cette BD historique nous narre l’émergence du nazisme en Allemagne dans les années 20-30 en suivant en parallèle une intrigue sentimentale. Ce pitch ne vous fait pas penser à une autre série ? Bien-sûr que oui, à Amours fragiles surtout que le dessin de Bruno Marivain (Barbara Wolf) est dans la même veine de la ligne claire. Et la comparaison fait un peu mal car aussi bien le scénario que le dessin sont un cran en-dessous de la série éditée chez Casterman.
La lecture est agréable mais on a du mal à cerner les intentions et le jeu des personnages. Le focus sur Hermann Goring est intéressant mais comme on mélange faits historiques et fiction, on n’a du mal à être clairement captivé par cette histoire. En plus, on ne peut pas dire que le dessin transpire d’émotion. Un tome qu’on qualifiera d’introduction, j’attends la suite pour me forger un avis plus approprié sur Julia Von Kleist.
A noter la disparition d’un dossier de 8 pages sur la montée du nazisme par rapport à l’édition originale… dommage !

 

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Samba.

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18/07/2017

Niklos Koda T15 : Le dernier masque.

niklos koda t15.jpgniklos koda.jpgDessin : Olivier Grenson.
Scénario : Jean Dufaux.
Editeur: Le Lombard.
Sortie : 19 mai 2017.
72 pages.
Genre : Fantastique.

 

 

Le résumé.

Niklos est de retour à Paris tout comme Mlle Ferouz pour retrouver des vieilles connaissances. Mais les apparences sont trompeuses et pleines de mystères.

« Et bien, il en a de la chance notre homme ! Au début, je ne voyais en lui qu’un séducteur, belle gueule, de passage, vite oublié. Il cachait bien son jeu. Il attirait la lumière, le regard des femmes, ça, on ne peut le nier. 
Sauf que…la lumière a disparu, Niklos s’est effacé dans une ombre qui le dévore et je crains que plus personne ne puisse le sauver de ce gouffre où il s’est perdu volontairement. »

Mon avis.
Ce retour en métropole parisienne était de bon augure, on avait l’impression de retrouver l’atmosphère des premiers tomes. On y voyait de la séduction et du charme (ah Aïcha !). Et puis, notre Jean Dufaux national y rajouta ses ingrédients habituels comme l’orgueil, le remord et des illusions et tout a fini par nous échapper. Mais peut-on amadouer quelqu’un qui porte un masque ? Il n’empêche que pour comprendre quelque chose à ces affaires de magie et de spiritisme, il faut se lever tôt ou avoir un décodeur. Un rien regrettable car le scénariste belge reste un maître dans son style littéraire bien caractéristique (et bien supérieur à la moyenne).
Bref, j’ai acheté cet album pour deux bonnes raisons, le dessin d’Olivier « la classe » Grenson et pour compléter ma collection. On ne va pas s’arrêter au tome 14(déjà un album bien mystérieux) alors qu’il s ‘agit de l’ultime tome.
Voilà, bye bye l’énigme Niklos Koda. Par contre Mlle Ferouz vous revenez quand vous voulez.

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Samba.

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30/06/2017

Les maitres de White Plain - tome 1 - liens de haine

Les maitres de white plain T1.jpgLes maitres de white plain T1_pl.jpgScénario : Edouard Chevais-Deighton
Dessin : Antoine Giner-Belmonte
Éditeur : Bamboo
56 pages
Date de sortie :  17 mai 2017
Genre : western, histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

1839, Henri Berthier, propriétaire de la plantation de White Plain, est sur le point d’être père. Mais alors que son épouse Sally vient d’accoucher, un coup de feu retentit. Treize années plus tard, Charles, l’enfant né ce soir-là est devenu le parfait représentant de sa classe : frondeur et arrogant. Quand il découvre l’étroite relation que sa mère entretient avec un jeune esclave du même âge que lui, son sang ne fait qu’un tour. Des liens de haine se tissent entre les deux adolescents, liens qui vont irrémédiablement les enchaîner l’un à l’autre.

 

" Cessez de croire ceux qui vous promettent une vie meilleure dans le Nord, ils vous mentent ! "

 

Mon avis

A l'aune de la guerre de Sécession, la Louisiane de cette moitié du 19ème siècle est en train de vivre les prémices de la fin d'une époque, celle de l'esclavagisme qui a fait la fortune des propriétaires terriens et le malheur de millions de noirs se tuant à la tache dans les plantations ou sous les coups de fouets des contremaitres cruels, pervers et criminels.

Édouard Chevais-Deighton nous livre une chronique sociale solidement ancrée sur une base historique et nous invite dans l'intimité d'une riche famille qui se déchire, comme se déchirera l’Amérique quelques années plus tard. C'est le conflit entre abolitionnistes et esclavagistes qui s'annonce ici, à l'échelle de la cellule familiale. Une mère trop proche d'un enfant noir, suscitant la jalousie et la haine de son propre fils, un père faussement autoritaire à la réputation salie et méprisé par ses pairs, un fils en manque d'affection qui cherche qui n'aspire qu'a prendre la place du père et qui est prêt à payer le prix le plus fort pour y parvenir, des esclaves fouettés, pendus, violés ... tous les ingrédients sont là pour faire de ce récit une grande aventure mélangeant saga familiale, document historique et chronique sociale.

 

Dommage qu' une narration un peu brouillonne et expéditive quant à la chronologie du récit empêche ce dernier de vraiment décoller. Le lecteur en manque de repères s'essouffle dans une lecture qui devient vite poussive. Prévu en deux tomes, le récit peut être sauvé dans le prochain volume sous réserve de quelques surprises scénaristiques. Les clés de l'intrigue ne sont pas dévoilées mais on a déjà une petite idée de la forme qu'elles pourraient prendre.

Le dessin est à la hauteur du scénario. Intéressant et prometteur pour les décors et les ambiances, mais quelque peu maladroit pour les personnages et leurs expressions. C'est là le premier album d'Antoine Giner-Belmonte qui doit à Christian Rossi son entrée en BD. La filiation artistique est perceptible et l'on sent un potentiel intéressant dans ce dessin réaliste même s'il reste encore un long chemin à parcourir pour que l'élève atteigne le niveau du maitre.

Un diptyque non dénué d'intérêt mais qui démarre en demi-teinte et dont le deuxième tome devra être un cran au dessus pour séduire définitivement le lecteur..

Loubrun

 

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les maitres de whiteplain,chevais-deighton,giner-belmonte,bamboo,western,histoire,ségrégation,racisme,052017

 

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25/05/2017

Chronosquad T3 : Poulet et cervelle de paon à la romaine.

Poulet-et-cervelle-de-paon-a-la-romaine.jpgChronosquad-T3-.jpegScénario : Giorgio Albertini
Dessin : Grégory Panaccione.
Éditeur : Delcourt.
232 pages
Sortie : 3 mai 2017
Genre : Science-fiction.

 

 

Le résumé.
Les chances de récupérer les deux adolescents perdus au bronze ancien s'amenuisent et la décision de Silverberg de les séparer ne va pas faciliter la tâche des Chronosquads. Alors que l'enquête de Penn et Bloch dans la Rome de Septime Sévère pourrait mettre au jour les agissements d'organisations illégales, Professeur Korais doit s'expliquer auprès du Premier ministre sur les failles de la prison du Dévonien

« Toute personne a le droit inaliénable de jouir de la circulation temporelle »

Mon avis.

A mon avis Grégory Panaccione a trouvé une faille spatio-temporelle pour ralentir son temps présent car dessiner 230 pages en 6 mois, ça relève du miracle ou alors il a une armée d’esclaves à son service. Rappelons que l’esclavagisme est (re)devenu légal suite aux accords de Knossos de 2003. On nage en pleine science-fiction, c’est clair !
Bon je dois avouer que je n’ai pas tout compris à cette affaire. Rien d’étonnant quand on vous pond des phrases pareilles « il n’existe qu’un présent sans fin sur lequel on peut agir en permanence ». Un bon sujet de philo assurément !
Un album avec un ton particulier très loin du burlesque du 1er tome. On enchaîne les longues scènes sans parole (une spécialité de Panaccione) avec d’autres nettement plus chargées en texte. Tout comme on mélange des scènes parfois légères ou désinvoltes voire inutiles avec d’autres nettement plus dramatiques et sérieuses. C’est clairement déroutant.
Un tome 3 donc nettement moins loufoque, plus mature qui se caractérise néanmoins par un final assez confus qui méritera certainement une relecture. Une série qui au final me donne un drôle de sentiment mitigé, l’idée est géniale mais j’ai eu du mal à tout comprendre, perdu dans les limbes temporels certainement.
Je m’attends pour le dernier tome 4 à une phrase célèbre « tu es mon fils » mais sans l’asthmatique de service.  
L'interview des auteurs chez BDgest .

 

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Samba.

 

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