22/09/2017

Infinity 8 - tome 5 - le jour de l'apocalypse

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017Scénario : Lewis Trondheim ; Davy Mourier
Dessin : Lorenzo de Felici
Éditeur : Rue de Sèvres
96 pages
Date de sortie :  13 septembre 2017
Genre : science-fiction, humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Tous aux abris : une horde de zombies décime les passagers de l’Infinity ! Non seulement leur morsure est contagieuse, mais l’arme expérimentale qui les a créés a touché la nécropole et l’a transformée en une inépuisable armée de morts vivants ! Ann Ninurta, élue du capitaine pour cette nouvelle boucle temporelle, échappera-t-elle au coup de dent fatal ? Modèle de droiture et jeune mère célibataire ne boudant pas les rencontres masculines, elle pourrait bien être la première agente à découvrir l’origine du cimetière… Choisira-t-elle sa fille ou sa mission ?

 

" - Tu es amphibie, toi ?

- Non, non, pas du tout. Je m'appelle Mason.

- Euh ... Tu fais de l'humour ?

- Non ... du karaté et des arts martiaux. "

 

 

Mon avis

Vous vous souvenez de ce film avec Bill Muray, Un Jour sans fin, où chaque jour se déroule exactement comme la veille. Infinity 8 pourrait être le pendant BD version space opéra de ce film devenu mythique. Sauf que, si chaque reboot d'Infinity 8 nous ramène au postulat de départ, rien ne se passe ensuite de la même façon et ce pour notre plus grande joie. Nous avons à chaque fois droit à une nouvelle héroïne et une nouvelle situation plus ou moins loufoque, absurde, débile, et dans tous les cas à l'humour potache et pulp totalement assumé, fond de commerce de cette série unique en son genre.

Donc, dans ce 5ème redémarrage, la nécropole gigantesque est toujours là et personne n'a encore réussi à débloquer le vaisseau de cet amas inextricable de tombes et mausolées. On ne doute pas qu'Ann Ninurta y parvienne. Quoique, vu le titre de l'album et le concept de la série, si, finalement on doute ! Après avoir eu affaire à des groupes de psychopathes nécrophages, de néo-nazis, de secte politico-religieuse voilà que nos naufragés de l'espace sont confrontés à une horde de zombies ... le vaisseau est plus que jamais en danger.

Ce cinquième opus, réalisé par Davy Mourier et Lorenzo de Felici, est encore plus déjanté que les autres. Curieusement, le scénario et le niveau de lecture est beaucoup plus binaire que dans les tomes précédents. On a un brin d'explication dans les bonus : ce tome est le premier de la série à avoir été scénarisé. On sent bien que les auteurs se sont défoulés sans retenue et qu'ils ont tiré jusqu'au bout sur la ficelle du concept reboot. C'est du on/off, il y a les méchants zombies, la gentille agente et sa mignonne petite fille et les bras cassés débiles de l'équipe de sécurité. Pas de messages sous-jacent, ça dézingue à tout va dans un rythme effréné de la première à la dernière page. Et franchement, ça a beau être hyper simpliste, on prend un vrai plaisir à lire cette histoire absurde.

Bien entendu, la mission va échouer et une réinitialisation sera nécessaire. Sauf que, quand même, on à droit à un début de semblant d'explication sur le pourquoi du comment de ce que fout cette nécropole en plein milieu de nulle part.

De quoi nous allécher pour le sixième reboot ...

 

Loubrun

 

 

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les autres tomes de la série

infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017infinity 8, trondheim, de felici, mourier, rue de sèvres, science-fiction, space-opera, humour, 6/10, 09/2017

21/09/2017

Jour J T29 et T30 Le prince des ténèbres

sans-titre.pngsans-titre.pngPlancheA_308002.jpgScénaristes : Duval & Pécau

Dessinateur : Kordey

Éditeur : Delcourt, Série B

Genre : Historique , Uchronie

Sortie : le 16 août 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

 

L’histoire suit l’enquête d'un personnage ayant existé, John O'Neill, alias le ""Prince des ténèbres"", un agent du FBI ayant eu l'intuition que Ben Laden préparait une attaque d'envergure contre les USA et qui trouva la mort dans la destruction des tours du World Trade Center. Que se serait-il passé s'il avait eu l'occasion de traquer Ben Laden et s'il avait pu empêcher l'attaque du 11 septembre 2001 ?

 

Mon avis :

Voici certainement l'un des titres les plus réussis de la série Jour J, grâce à cette belle trilogie reprenant à la fois faits réels et tournures hypothétiques si le désastre du 11 septembre 2001 ne s'était pas produit.

On suit le parcours et l'enquête menés par l'Agent O'Neil, appelé le prince des ténèbres car il bosse comme un demeuré et s’habille toujours en noir, de la marque "Gucci". Suite à un attentat en Arabie Saoudite,  faisant 20 victimes américaines de l'Air Force, lui et son équipe, notons Sam Sullivan et sa coéquipière l'Agent Carter, raclent l'entièreté du territoire, tentant d'obtenir de minces indices.

Sur place, ils découvrent que Ben Laden a créé un véritable Royaume, des autoroutes, d'immense palais..., qu'il s'agit d'un entrepreneur du Yemen. Ils découvrent également qu'en 1988, il prête au trésor royal - sans intérêts ; que sa route le mènera de la Mecque à Taif, et que l'Iran utilise du matériel Russe contre le Royaume.

Les agents qualifiés analysent le terrain malgré les prérogatives des saoudiens donnant lieu à un rapport du G2 (Services secrets de l'armée) en provenance d'Allemagne qui démontre que l'attentat de Khobar provient d'Al Quaida. Al Fadl a trahi les siens tandis que les différents organismes (FBI NSA CIA) ont leur idée sur le sujet. L'analyse des experts concernant les bombes utilisées est relativement instructive ( Sentex - TNT...)

Notre équipe menée par l'agent O'Neill se retrouve à Gloucester Building Tyson Corner en Virginie, et découvrent avec stupéfaction qu'ils possèdent des dossiers sur Ben Laden depuis 1993.

La partie historique et remaniée est captivante de bout en bout.

- New York en 1993 : 6 morts et 1000 blessés

- Ethiopie en 1996 : le président égyptien est la cible d'un assassinat

Les attentats de Ben Laden se déroulent sur plusieurs continents avec des moyens de logistique surprenants. Pourtant, à ce stade, seuls l'Agent Oneil et son équipe semblent convaincus de la véritable puissance de l'organisation d'Al Quaida.

Les second tome démarre tout en force avec Obama (sénateur) qui tente de convaincre le Président sur la qualité d'O'Neill et ses arguments, bien que le prince des ténèbres soit entaché par traitrise et indiscipline.

La tournure scénaristique atteint son apogée lorsqu'il se retrouve à l'aide de l'un de ses contacts en Israël, afin de débusquer leur ennemi. 

Un scénario quasi parfait qui malheureusement est accompagné par un dessin de piètre qualité, voir maladroit dans le trait. Une qualité graphique qui frôle la décadence sauf si la volonté de caricaturer chaque personnage à l’extrême est volontaire. Franchement, même les plans rapprochés montrent le manque de netteté. Les protagonistes sont laids, quel dommage avec une trame qui excelle. Quant aux présidents et sénateurs, jugez par vous-mêmes...Fort heureusement, les couleurs nettes recadrent quelque peu la qualité graphique. On aurait pu obtenir un chef-d’œuvre, on récolte un bon album.

L'une des forces du récit se note également par la construction efficace de répliques appropriées :

" Qui veut dîner avec le Diable, doit se munir d'une longue cuillère..."

On se laisse prendre au jeu et au rythme de l'intrigue. Un bon moment de lecture avant l'attente de la fin de cette trilogie !

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Coq de Combat

 

 

 

31/08/2017

Chito Grant - Intégrale

chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017Scénario : Jean-Blaise Djian
Dessin : David Etien
Éditeur : Eléonore Paquet Editions
144 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : western

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le borgne Chito Grant a un vieux compte à régler avec la ville qui lui a enlevé son père adoptif, sa seule famille. Et ce n'est pas la pulpeuse Texas, la reine de cette ville, qui va l'impressionner. Seulement, notre héros ne se doute pas qu'en pénétrant sur les terres de cette femme richissime, c'est son passé qu'il va rencontrer.

 

Mon avis

Publié initialement en 3 tomes de 2004 à 2008 chez EP Editions, ce western classique écrit par Jean-Blaise Djian et dessiné par David Etien refait surface 9 ans plus tard sous forme d'intégrale. Entre temps, de l'eau à coulé sous les ponts. Les éditions EP (EP pour Emmanuel Proust) sont devenues Editions EP (EP pour Eléonore Paquet) en intégrant le groupe Paquet. Subtile hein ! Le nom change tout en restant le même. Toute cette petite cuisine éditoriale ne change pas grand chose pour le lecteur, mais explique le pourquoi de cette intégrale : il y a un fond à faire vivre.

Jean-Blaise Djian a écrit là un chouette western (si on aime le western, et si on est bon public) tout ce qu'il y a de plus classique mêlant vengeance, corruption, pillage de banque, bande organisée et secrets qui refont surface. Tout ça dans un village mené à la baguette par une matrone qui possède tout et "protégé" par un pseudo shériff-barman (ça, j'avais jamais vu) pleutre et lâche comme pas deux.

Rien de bien nouveau sous le soleil, d'autant que depuis, le revival du western en BD nous a délivré quelques belles pépites. Du coup, cette intégrale souffre clairement de la comparaison avec les dernières productions du genre.

Mais qu'a cela ne tienne, si on aime le western on apprécie ici les situations simples et prévisibles ainsi que les dialogues percutant qui sonnent juste tout au long de ces trois tomes, même si l'on peut déplorer un dénouement ultra rapide dans le troisième volume, comme s'il avait fallut vite finir.

C'est en revanche un peu plus compliqué pour le dessin. Très anguleux et assez approximatif quant aux visages des protagonistes, ce dessin ne donne vite plus envie. D'agréable au début avec notamment une colorisation plutôt douce dans des tons pastels, il devient limite supportable dans le tome 3 à cause d'un trait plus grossier et de couleurs criardes à en foutre la migraine à un non-voyant ! On est vraiment à mille lieues des belles planches de la série Les quatre de Baker Street que David Etien a produit par la suite.

C'est là le revers de la médaille des intégrales. On lit tout d'un coup, donc les différences, les évolutions ou régressions nous sautent aux yeux, les fins précipitées se révèlent. Ce qui peut passer en lisant 48 pages tous les deux ans ne passe pas quand on lit 144 pages d'un coup. Pour ça, l'intégrale est impitoyable.

Je vous le disais, de l'eau a coulé sous les ponts.

 

Loubrun

 

 

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chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017

 

chito grant, intégrale, Djian, Etien, EP éditions, paquet, western, 6/10, 05/2017

 

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18/08/2017

Le chasseur de rêves - tome 2 - haro sur le tigronimbus !

le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017Scénario : Martin Desbat
Dessin : Martin Desbat
Éditeur : Sarbacane
48 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : jeunesse, humour, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le chasseur et son fidèle Sancho reprennent du service et fourbissent leurs armes. Cette fois, leur traque les mène aux confins du monde des rêves… En bateau, en armure ou en ballon, ils se lancent de nouveaux défis à la hauteur de leurs utopies : traquer le Kraken dans les glaces des pôles, chevaucher un Tigronimbus sous les cieux éthérés, piéger des idées noires et autres créatures imaginaires…

 

le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017

 

 

Mon avis

Voilà une BD jeunesse où règnent en maitres l'absurde, le loufoque, l'aventure et la poésie. Martin Desbat a imaginé un héros qui n'a qu'une idée en tête, celle d'accrocher de nouveaux trophées à son mur. Rien ne l'arrête dans sa quête improbable de trophées toujours plus saugrenus et insolites les uns que les autres : poulpes géants, tigronimbus et autres nuages aux formes évocatrices, et même de tout petits microbes pour chasser un rhume.

Sous ses airs absurdes, cette série ne prend pas les enfants pour des imbéciles. Bourrée de références et de clins d’œil littéraires, la drôlerie l'emporte à toute les pages et ravira petits et grands pour une balade dans un univers merveilleux pour les uns et un retour en enfance apaisant pour les autres.

En passant joyeusement à la moulinette Alice au pays des merveille, Moby Dick, Philémon, Pinocchio ou encore Don Quichotte, l'auteur à créé un univers empreint de poésie fantastique dans lequel les personnages n'ont pour seul moteur que la fantaisie. Les trouvailles et ressorts humoristiques sont bien vus et font mouche à tous les coups. On se plait alors à suivre ces doux dingues dans leurs pérégrinations et à voyager avec eux dans des univers parallèles où le rationnel n'a vraiment pas sa place.

Vous cherchez une BD jeunesse drôle, pleine de fraicheur et surtout laissant une grande place à l'imaginaire (j'ai l'impression que ça se fait de plus en plus rare de nos jours) ? Alors suivez vite les aventures incroyables de ce curieux chasseur et de son fidèle serviteur Sancho.

Loubrun

 

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le chasseur de rêves, Desbat, Sarbacane, jeunesse, aventure, 6/10, 06/2017

 

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le tome 1

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15/08/2017

Harrow county - tome 3 - charmeuse de serpents

harow county,bunn,crook,mc neil,christenson,glénat comics,épouvante,horreur,sorcellerie,sorcière,610,062017harow county,bunn,crook,mc neil,christenson,glénat comics,épouvante,horreur,sorcellerie,sorcière,610,062017Scénario : Cullen Bunn
Dessin : Tyler Crook ; Carla Speed Mc Neil ; Hannah Christenson
Éditeur : Glénat Comics
128 pages dont 28 de bonus
Date de sortie :  juin 2017
Genre : épouvante

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le garçon décharné tente de comprendre les mystères de son passé, et Emmy enquête sur une ancienne demeure en décomposition. Pendant ce temps, un serpent malveillant sème la folie et la malice dans l’esprit des résidents de Holler. Seule Bernice parvient à lui résister grâce à l’aide du ténébreux Lovely Belfont. Mais ce soutien ne va-t-il pas la confronter à un danger plus terrible encore ?

Le suspense et les mystères ne faiblissent pas dans la suite de ce récit très « southern gothic » à la fois terrible et beau. Un classique en puissance adoubé par les grands Mike Mignola et Mark Millar !

 

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dessin de Carla Speed Mc Neil

 

Mon avis

Cullen Bunn continu de nous faire frissonner avec cette histoire de revenants, de sorcières et terres maléfiques. Pourtant, on pouvait craindre après le tome 2 que l'auteur ne tombe dans une routine un peu facile en déroulant des épisodes regorgeant de monstres en tout genre, s'opposant sans cesse à la jeune héroïne du récit et à son étrange compagnon décharné.

Il n'en est rien et l'auteur nous surprend ici avec trois récits courts dans lesquels il nous montre le jeune écorché en quête de son passé, puis Bernice confrontée à des serpents maléfiques, et enfin Emmy qui devra s'occuper d'une maison hantée. Trois récits assez différents mais qui conservent tous cette ambiance lugubre et froide présente depuis le début de la série.

La particularité de ce troisième tome est l'arrivée de deux dessinatrices en plus. Le premier chapitre est dessiné par Carla Speed Mc Neil et mis en couleur par Jenn Manley Lee. Le style est assez différent de celui de Tyler Crook . Le trait est plus fin et la couleur beaucoup plus sombre et froide donnant une ambiance forcément plus noire. Ce style est en adéquation parfaite avec le récit très sombre et assez flippant de ce chapitre qui est centré sur le jeune garçon écorché qui se questionne sur son passé.

Le dernier chapitre est quant à lui dessiné et mis en couleur par Hannah Christenson dans un style radicalement différent, pour le coup assez déroutant. Ce changement brutal d'esthétique nuit à l'homogénéité de l'album et casse l'ambiance efficace mise en place depuis le début. Dommage parce que cette histoire de maison hantée autrement dessinée aurait de quoi vraiment faire peur !

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dessin de Hannah Christenson

 

Les bonnes BD d'épouvante n'étant pas légion, Harrow County reste tout de même une série à suivre.

Loubrun

 

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les autres tomes

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Tyler Crook dessine Harrow County

14/08/2017

Le jour où elle a pris son envol.

le jour où elle a pris son envol.jpgle jour ou.PNGScénario : Beka.
Dessin : Marko
Éditeur : Bamboo
Sortie : 23 août 2017
72 pages.
Genre : philosophie.


Le résumé.
Depuis sa rencontre avec Antoine, le sage-épicier, Clémentine a changé pas mal de choses dans sa vie. Mais elle n’a toujours pas trouvé ce qu’elle cherchait : le bonheur et l’apaisement.

« Toutes les décisions comportent un risque...et une possibilité d'être plus heureux. »

Mon avis.

Le jour où elle a pris son envol est donc la suite du jour où le bus était reparti sans elle. Mais ce tome peut se lire individuellement sans trop de soucis. Donc notre Clémentine prend son envol et explose son empreinte écologique vu qu'elle traverse quasiment la moitié du globe. Mais bon, c'est pour la bonne cause, c’est pour entrevoir tous les chemins de la vie possibles qui s'offrent à elle. Une fell-good BD aux accents très optimismes qui fera certainement plaisir aux jeunes femmes. Les autres trouveront tout ça assez bavard et très utopiste surtout d'un point vue pécuniaire( on aurait pu appeler ce tome le jour où elle a explosé son compte en banque) et des obligations sociétales et familiales. Mais bon, quand on est une jeune cadre dynamique sans enfant , rien ne semble impossible. Qui ne rêve pas de visiter notre monde de façon authentique et avoir un petit boulot sympa ?
Bref, une BD toute jolie (tout comme le trait de Marko), positive, magique et spirituelle mais qui m'a laissé au bord de la route avec une sensation d’enfoncer des portes ouvertes.

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Samba.
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08/08/2017

Petit vampire - acte 1 - le serment des pirates

petit vampire, sfar, rue de sèvres, jeunesse, 05/2017petit vampire, sfar, rue de sèvres, jeunesse, 05/2017Scénario : Joann Sfar
Dessin : Joann Sfar
Éditeur : Rue de Sèvres
66 pages
Date de sortie :  mai 2017
Genre : jeunesse, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Avoir 10 ans éternellement, c’est vraiment dément !!! Sauf qu'en vivant enfermé dans une grande villa, même entouré d'une joyeuse bande de monstres, de pirates et de morts-vivants, au bout de trois cents ans, on commence à s'ennuyer ! Petit Vampire rêve de découvrir le monde. Mais quand il décide de partir explorer la ville, d'obscures forces se réveillent... Et si les vampires pouvaient finalement être morts-morts ? Petit Vampire aurait-il mis toute sa famille en danger ? 

 

Mon avis

Petit Vampire, c'est une série jeunesse créée par Joann Sfar en 1999 et en sommeil depuis 2005. Elle raconte les relations entre un petit garçon orphelin pas très doué à l'école et un petit vampire sympathique qui réalise pour lui ses devoirs. Déclinée en dessins animés et en romans, cette série a eu son succès et a même fait son entrée à l'école, certains enseignants utilisant le personnage à des fins pédagogiques.

 

Voilà donc 12 ans que le Petit Vampire de Joann Sfar a fait sa dernière apparition. C'était alors aux éditions Delcourt et au format album jeunesse de 30 pages (7 tomes parus de 99 à 2005). Las de 10 années de récits adultes, d'une actualité de plus en plus dure qu'il dessine quasi quotidiennement sur différents supports, Joann Sfar a ressenti le besoin « de sortir de ce réel qu'[il] a beaucoup dessiné ». Il ressort donc de ses cartons son petit personnage fétiche pour remettre un pied dans un univers fantastique sans oublier pour autant de donner du fond à son histoire.

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Cette saison 2 qui est prévue en 3 albums, est une sorte de préquelle à la série d'origine. Sfar nous y révèle comment Petit Vampire est devenu Petit Vampire et comment il est devenu ami avec l'orphelin Michel qu'il aide à faire ses exercices de maths. On y retrouve le charme et la tendresse de la série mère avec toutefois plus d'aventure et d'action ainsi qu'une narration un peu moins orientée jeunesse. Ainsi, les références au cinéma et à la littérature de genre sont nombreuses notamment dans les séquences du ciné-club où les films de la Hammer sont projetés.

Côté dessin, avec le style unique et très particulier de Sfar, ça passe ou ça casse. J'en connais plus d'un pour qui ce trait tremblotant et cette impression de dessin enfantin voire brouillon est totalement rédhibitoire. Mais le dessin de Sfar est beaucoup moins simple et simpliste qu'il n'y paraît. Il regorge de détails et d'expressivité. Il faut prendre le temps de regarder et lire ce dessin pour en apprécier la dimension et toute la richesse.

Un retour aux sources assez réussi pour Sfar avec ce Petit Vampire qui s'adresse tout autant aux adultes qu'aux jeunes, même si ces derniers n'auront pas toutes les clés du récit. Mais comme le dit Joann Sfar dans le dossier de presse « ce que je cherche en écrivant pour des enfants, c'est à aborder frontalement les sujets, même les thèmes difficiles comme la mort ou le fait d'être orphelin, sans pathos. Il ne s'agit pas de dédramatiser la souffrance mais d'en parler, simplement, sans la nier ». Voilà la force des histoires de Sfar : pouvoir aborder sans tabous toutes les thématiques de la vie en mélangeant déconnade, poésie, philosophie, religion, dans des histoires de vampires et de pirates.

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Pour ceux qui ont du mal avec son dessin, je vous jure que ça vaut le coup de faire l'effort de passer outre vos appréhensions et de rentrer dans ses merveilleuses histoires.

A suivre avec l'acte 2 en janvier 2018 et l'acte 3 à l'automne 2018.

 

 Loubrun

 

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COMMENT DESSINER PETIT VAMPIRE avec JOANN SFAR from L'Œil à  Mémoires on Vimeo.

 

https://www.instagram.com/joannsfar/

01/08/2017

Marshal Bass - tome 1 - Black & white

marshal bass, Macan, Kordey, desko, Delcourt, western, racisme, esclavage, 6/10, 06/2017marshal bass, Macan, Kordey, desko, Delcourt, western, racisme, esclavage, 6/10, 06/2017Scénario : Darko Macan
Dessin : Igor Kordey
Éditeur : Delcourt
56 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : western

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Arizona, 1875. Un gang d’esclaves affranchis, dirigé par un mystérieux Milord, terrorise tout un état. River Bass, premier afro-américain de l’US Marshal Service, est le seul à pouvoir l’infiltrer. Il a accepté l’étoile pour le respect et l’égalité, mais il ne sera confronté qu’à la cruauté du monde. Bass sera démasqué par le gang infiltré et son combat pour la justice s’arrête là. Commence alors celui pour sa vie…

 

"La seule et unique raison pour laquelle ce colonel blanc veut que tu sois son adjoint, c'est parce que tu es un homme noir et qu'il doit arrêter un gang de noirs. C'est comme envoyer un chien chasser des loups, voilà ce que c'est ..."

 

 

Mon avis

Le western est redevenu à la mode et chaque éditeur a à coeur de bien figurer dans cette tendance. La chose n'est pas aisée tant la barre a été placée haute par les deux nouveaux fers de lance du genre de chez Dargaud. Pas facile d'autant que le genre doit répondre à des codes précis souvent attendus des fans, alors que pour sortir du lot, l'originalité est de mise.

Marshal Bass répond à tous les critères. Une histoire assez basique où il est question d'une bande de hors la loi semant mort et terreur pourchassée par un marshal totalement épris de justice mais n'hésitant pas à employer les méthodes fortes. Il y a des grands espaces, des personnages aux tronches pas possibles , des chevaux, de la poussière et surtout de la violence, du sang et des morts. Ça, c'est pour la partie classique avec ce petit plus de violence extrême et très explicite. Pour l'originalité, les auteurs ont choisi de se baser sur des faits historiques en mettant en scène le premier marshal afro-américain, Bass Reeves de son vrai nom. Quand on sait la rudesse de l'ouest américain en cette seconde moitié de 19è siècle, on imagine facilement qu'un noir, esclave affranchi, ne vit pas une sinécure dans cet environnement hostile, a plus forte raison quand il représente la loi. Rejeté par les blancs du bureau du marshal qui voient d'un très mauvais œil l'arrivée d'un noir dans leur équipe, et considéré comme traitre par les anciens esclaves du gang qu'il infiltre lorsqu'il se trouve démasqué, Bass n'a finalement pour lui que la justice et sa soif d'égalité.

Tout ceci nous donne un paquet de bons ingrédients pour faire de Marshal Bass un bon western épique, profond, enlevé, animé par une action et une violence omniprésentes et quelques rebondissements de bon aloi.

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Igor Kordey met tout ça en image assez brillamment. D'un trait puissant et expressif il donne l'ambiance et le ton du récit dans une mise en scène très cinématographique. Dommage que ce trait dynamique soit complètement bouffé par une mise en couleur totalement ratée. Mélangeant tonalités criardes et sombres les planches donnent cette désagréable impression de dégouliner, comme si chaque case était trop chargée en couleur – ce qui est d'ailleurs souvent le cas - et comme si le coloriste avait cherché à éclaircir un dessin naturellement sombre. Le tout manque cruellement d'harmonie ce qui gâche le dessin et un peu la lecture. Finalement, les plus belles planches sont celles figurant les scènes nocturnes où les nuances monochromes de bleus nuit sont du plus bel effet.

Mais les amateurs devraient malgré tout y trouver leur compte grâce au scénario efficace et au personnage principal qui dégage un charisme certain qui sied à tout bon héros de western.

A suivre dans le deuxième tome à paraitre fin 2017.

 

 Loubrun

 

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Gung Ho T3 Sexy Beast.

gung ho.jpggung ho3.jpgScénario : Benjamin von Eckartsberg.
Dessin : Thomy von Kummant..
Éditeur : Paquet.
Sortie : juin2017.
84 pages.
Genre : science-fiction.

 

 

Le résumé.
Les enfants obtiennent officiellement le droit de porter des armes et sont donc autorisés à quitter Fort Apache sans adultes. Mais une attaque des Rippers va remettre cette décision en cause.

« Il est encore loin, ce putain de poste de sécurité ?. »

Mon avis.
Avant de commencer ma chronique, sachez que je vais vous parler de la version classique, pas du tome 3,1 , ni 3,2 et encore moins du HS . Paquet a eu le nez creux en déclinant cette série sous différentes versions, il a attiré le collectionneur qui sommeille souvent chez un amateur de BD.
Bon, Gung Ho est une série qui doit à mon avis cliver pas mal les différentes générations.
Les jeunes la trouveront certainement géniale. Il faut dire que les ados y ont le beau rôle : intrépides, courageux, épris de justice et cerise sur le gâteau, intègres. Le dessin ( sans encrage apparent) doit aussi participer à cet élan de modernité. Rajoutez y une action quasiment permanente et l’affaire est dans le sac.
Pour les plus vieux, âgés, les grabataires quoi, le graphisme passera normalement sans soucis, l'univers post-apocalyptique version « campagne » est des plus crédibles et franchement l'immersion est réussie. Par contre, ils trouveront les réactions des jeunes assez désinvoltes dénuées de toutes intelligences ou de subtilités. On fonce, point barre et on fait les cons. Mais n'attendez pas que les adultes relèvent le niveau, ils sont aussi dans le même moule des « neurones en moins ». C'est très Amérique profonde comme attitude (oh le cliché Samba !). En plus, j'ai l’impression qu'à l'instar d'un Walking dead que cet univers n'est qu'un prétexte, un danger qui ne sera jamais vraiment expliqué et que la course sera sans véritable but si ce n'est celui de survivre (oh deuxième supposition éhonté Samba !) .
Voilà chef d’œuvre d'anticipation pour les uns ou série B pour les autres.
A vous de choisir votre camp ... retranché.

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Samba.
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26/07/2017

Julia Von Kleist T1 Allemagne 1932.

julia von kleist.jpg9782889320608_pt4.jpgScénario : Jean-Blaise Djian.
Dessin : Bruno Marivain..
Editeur :EP éditions.
Sortie juin 2017.
48 pages.
Genre : historique.

 

 

Le résumé.
Allemagne, 1932. Nous faisons la connaissance d'une famille de riches industriels, les Von Kleist. La femme, Julia Von Kleist, est l'héritière de l'usine et a épousé un jeune aristocrate désargenté et ancien pilote de la Grande Guerre, Ulrich. Ils ont deux enfants, Siegrfred et Baldur, dont l'un est très proche de son père, extrêmement fier de lui. L'autre, plus introverti, est proche de sa mère. Ulrich était, pendant la Première Guerre, un ancien coéquipier de Göring, le futur ministre de la propagande d'Adolf Hitler.

« Nous comptons utiliser ce Hitler pour ramener l’ordre dans l’Allemagne en crise, et écraser les communistes avant qu’ils ne s’emparent de nos usines. »

Mon avis.
EP éditions qui fait maintenant partie du groupe Paquet continue sa série de rééditions de l’ancien catalogue Emmanuel Proust. Julia Von Kleist est sorti initialement en 2009 et a comporté 3 tomes avec une fin bien ouverte comme j’ai pu le lire sur certaine chronique.
Je dois avouer que cette série m’était passée sous le nez à l’époque pourtant avec autant de bottes qui claquent sur la couverture, j’aurais dû l’entendre.
Cette BD historique nous narre l’émergence du nazisme en Allemagne dans les années 20-30 en suivant en parallèle une intrigue sentimentale. Ce pitch ne vous fait pas penser à une autre série ? Bien-sûr que oui, à Amours fragiles surtout que le dessin de Bruno Marivain (Barbara Wolf) est dans la même veine de la ligne claire. Et la comparaison fait un peu mal car aussi bien le scénario que le dessin sont un cran en-dessous de la série éditée chez Casterman.
La lecture est agréable mais on a du mal à cerner les intentions et le jeu des personnages. Le focus sur Hermann Goring est intéressant mais comme on mélange faits historiques et fiction, on n’a du mal à être clairement captivé par cette histoire. En plus, on ne peut pas dire que le dessin transpire d’émotion. Un tome qu’on qualifiera d’introduction, j’attends la suite pour me forger un avis plus approprié sur Julia Von Kleist.
A noter la disparition d’un dossier de 8 pages sur la montée du nazisme par rapport à l’édition originale… dommage !

 

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Samba.

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