24.05.2012
BLACK CROW - Tome 3: L'arbre aux Hollandais.

Dessin & scénario : Jean-Yves Delitte
Editions Glenat
Sortie : 28/03/2012
48 pages
Prix conseillé : 13,90 €
ISBN : 9782723480468
Aventures
Résumé (de l’éditeur) : Black Crow est un corsaire, car c'est encore le meilleur moyen de rester libre. C'est un métisse, fils d'un blanc et d'une Algonquin assassinés. Il est aussi Samuel Prescott, un homme endeuillé par la mort de la femme qu'il aimait. Black Crow est toujours en Afrique Noire aux côtés de Van Steenvoorde, coincé par le marché qu'ils ont conclu : avec son équipage, il doit l'aider à retrouver un hypothétique trésor, et au bout de la route, le vieux Flamand libérera Jack, le frère de sa bien aimée disparue. Mais entre les manipulations depuis l'Europe et l'exaspération de l'équipage, les chances de réussite s'amenuisent à mesure qu'ils s’enfoncent dans la brousse…
Mon avis : Jean-Yves Delitte, le stakhanoviste de la BD a encore frappé…Comment fait-il pour tenir ce rythme effréné ? Et pourtant, on ne peut pas dire que son dessin soit « bâclé ». Loin s’en faut ! De plus, il nous livre des séries passionnantes et bien développées au niveau du scénario, car il pratique les deux disciplines de façon équivalente et avec brio. Je me remémore ses derniers travaux : Belém, Tanatos, U-boot et Black Crow pour ne citer qu’eux…Ce n’est pas rien ! Son penchant pour les « affaires » maritimes et son titre de « peintre officiel de la marine (belge) » en ont fait un dessinateur à part. Son amour de la mer et des bateaux est pour moi un plaisir renouvelé et un gage de qualité et de sérieux. Voilà pour le préambule.
Et alors ce « Black crow », tome 3 ? Black Crow est bien loin de son bateau ! Il s’est lancé à la poursuite de son commanditaire et dans les profondeurs du continent africain.
On a droit à une réelle aventure à la « Indiana Jones ». Si vous n’avez pas lu le tome précédent, vous allez avoir des problèmes de compréhension! L’un ne va pas sans l’autre ! On en apprend également plus sur la vie antérieure de notre héros, sur son vécu, son histoire personnelle qui l’a façonné avec ses valeurs mais aussi ses rancoeurs, ses failles. Delitte profite donc de cet album pour approfondir le portrait psychologique de Black crow et tirer de cette histoire une morale. La richesse n’est pas toujours là où on le croit et n’est pas toujours ce que l’on croit…
J’ai apprécié aussi la composition des planches où les cases ne sont pas rigides, elles laissent respirer les personnages et les objets qui s’échappent régulièrement du cadre…Une réussite graphique.
Je vous laisse découvrir le final de cet album enlevé. Sans atteindre des sommets, Delitte nous propose cependant une excellente série d’aventure avec un héros décalé mais pas sans valeurs à défendre…
Graphisme : 8.0/10
Scénario : 7.5/10
Moyenne : 7.5/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (0) | Tags : capitol, black crow, delitte, glenat, 7.510, aventure, 032012 |
|
|
23.05.2012
JEREMIAH - Tome 31: Le panier de crabes.
Editions Dupuis
Sortie : 27/01/2012
48 pages
Prix conseillé : 12,00 €
ISBN : 9782800153766
Aventures
Résumé (de l’éditeur) : Pour les remercier d'avoir dépanné Verona, la fille de la maison, Jeremiah et Kurdy sont accueillis dans la somptueuse villa d'un riche antiquaire. Piscine, domestiques, c'est un petit paradis. Sans oublier le charme de Verona ! Mais pas question de se laisser engourdir par trop de volupté... car derrière ces apparences fastueuses se niche un danger bien réel.
Mon avis : Le 31e tome de Jeremiah est sorti au mois de janvier 2012. C’est à l’occasion d’une séance de dédicace au Malmundarium à Malmedy que j’ai eu la joie de me faire dédicacer cet album par Hermann lui-même. Même s’il était un peu souffrant ce jour là, c’est avec courtoisie que le maître s’est exécuté et qu’il a pu brièvement discourir sur ses projets et sa philosophie du travail. Sous un air un peu bourru et du style « je suis un ancien dessinateur mais j’ai toujours un esprit jeune », Hermann alterne les « one-shot » et les « Jeremiah ».31 tomes, cela fait déjà une somme et pourtant la flamme est toujours là !
« Je progresse encore dans mon dessin. J’essaye toujours de me perfectionner. Je ne suis jamais complètement satisfait de mon travail. Et si c’était le cas, alors le moment serait venu pour moi d’arrêter de dessiner…Il faut rester humble devant son travail mais j’aime toujours autant dessiner…À propos de la mise en couleur, il est en recherche permanente. Il va encore changer de technique sur ce plan là dans les prochains albums. Il a été déçu par le rendu des couleurs de l’album « une nuit de pleine lune »…Concernant son cadre de travail, il dit détester le fond sonore permanent du style musique de « grand magasin » faite en grande partie de musique anglo-saxonne sans grand relief. « Parfois, cela fait du bien de travailler dans le silence… » Le silence permet aussi parfois de se ressourcer. Il aime bien la musique mais reste très sélectif à ce sujet. Il dit aussi aimer vivre simplement et profiter de la vie, de la nature, de son environnement…
Pour en revenir à l’album lui-même, j’estime qu’il est plutôt dans la bonne moyenne des Jeremiah. J’avais bien aimé le tome 29, peu apprécié le tome 30. Dans cet album, Hermann met ses personnages dans une situation délicate. Il vont profiter un peu de la vie suite à la rencontre d’une charmante Verona qui ne renâcle pas sur le rapprochement des corps…Mais il y a un règlement de compte auxquels ils vont être mêlé, bien malgré eux…C’est bien amené, c’est bien traité, j’ai apprécié le dessin. Il y a juste au niveau de la morale où ce n’est pas classique. On est loin de la BD franco-belge bien sous tout rapport. Hermann, ces derniers temps, nous donne à lire des scénarios noirs, très noirs où les personnages ne rechignent pas le cas échéant de faire le coup de feu et régler un problème par une issue fatale…Je vous laisse lire cette histoire à la fin peu conventionnelle !
Graphisme : 7,5/10
Scénario : 7,5/10
Moyenne : 7,5/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (2) | Tags : capitol, jeremiah, hermann, 7.510, aventure, 012012 |
|
|
20.05.2012
Sherman T6 : Le pardon Jeannie.

Auteurs : Desberg et Griffo
Editeur : le Lombard (troisième vague)
Sortie : 05/2012
End of the road.
C’est la fin du parcours que le mystérieux ennemi de Jay Sherman a prévu pour lui ! Il a perdu ses biens, sa maison et son fils, et la dernière sur la liste est Jeannie, sa fille. Jeannie qu’il n’a plus revue depuis la seconde Guerre Mondiale, après qu’elle a disparu au sein des services secrets, outrée par les malversations de Jay. Et pourtant, ce dernier n’avait agi que pour la protéger. Aura-t-elle compris ce dernier point ? Viendra-t-elle sauver un père repentant dont elle incarne le dernier espoir… ?
Les traces du passé.
Avec cet ultime tome 6, on va enfin savoir qui cherche des noises à notre héros aux tempes grisonnantes. Dès le début de cet album, j’ai eu la puce à l’oreille grâce aux éléments astucieusement distillés par Stephen Desberg. Et il faut bien avouer que le dénouement est bien pensé et que vous êtes très fort si vous l’aviez deviné avant ce dernier album. Globalement, cette série s’est avérée agréable à suivre même si je ne suis pas enthousiasme à 100% non plus. Je n’ai pas trop apprécié les redites (punaise la scène du téléphone où on annonce à Jay qu’il va tout perdre, on la connait par cœur), ni le ping-pong « passé présent » un peu trop appuyé dans ce tome 6.J’ai eu l’impression d’être comme un boxeur qui reçoit une pluie de coups avec tous ces flashbacks. L’air de rien, le dessin de Griffo souffre aussi du délai très serré entre les différentes parutions. Un peu plus statique qu’à l’habitude, un peu moins de décors ou de peaufinage mais bon, ça reste néanmoins un trait enchanteur à suivre.
Voilà, au final une bonne BD qui ressemble à une série TV US qui ravira certainement un large public. J’ai été parfois un peu dur avec ce Sherman mais on est quand même vachement au dessus d’un scénario à la « Bartoll ».
Scénario : 7.5/10
Dessin : 8/10
7.5/10 Global.

SAMBA.
On en parle sur le forum.
Inscrivez-vous à la newsletter.
Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : sherman, griffo, desberg, le lombard, 7.510, 052012, saga familiale |
|
|
11.05.2012
NAMIBIA - épisode 3 (Kenya saison 2).
Dessin : Marchal - Scénario : Léo & Rodolphe
Sortie : 13/04/2012
48 pages
Prix conseillé : 11,99 €
ISBN : 9782205067842
Aventures, Fantastique, Esotérisme, Espionnage.
Résumé (de l’éditeur) : Ce 3e épisode de Namibie nous replonge en Namibie à la fin des années 1940. On y retrouve Katy Austin qui, depuis son accident, a perdu la mémoire des événements récents. Elle n'est donc pas en mesure de raconter ce qu'elle a vu lors de sa mission, notamment la fameuse base souterraine. Sujette à des cauchemars, elle revit pourtant certaines scènes effrayantes qui, progressivement, lui permettent de retrouver le fil des événements. Au même moment, un mystérieux prophète venu des États-Unis et soi-disant capable d'accomplir des miracles fait de plus en plus parler de lui. Le MI5 est d'autant plus inquiet de cette popularité que ce prophète semble avoir un lien avec les événements de Namibie...
Mon avis : Ce tome 3 est dans la continuité des deux premiers tomes. Si vous avez aimé, vous aimerez…Que dire de plus ? Au niveau du dessin, comme me le faisait remarquer notre cher Samba, Marchal évolue dans son graphisme, prend son indépendance vis-à-vis de Léo. Son dessin est peut-être moins léché mais il est plus brut, et surtout plus naturel.
Le scénario de Léo et Rodolphe nous tient en haleine et apporte encore de nouveaux éléments qui ne clarifient rien pour le lecteur basique que nous sommes. Sans être extraordinaire, cette série tient bien la route et continue à me captiver. Même si les éléments supranaturels jalonnent cette histoire, elle reste très terre à terre et flirte avec l’espionnage plutôt qu’avec le fantastique.
Je ne vais pas allonger la sauce indéfiniment. Ce qui est court peut être bon ou suffisant.Ce genre de série, je suis preneur…
Graphisme : 7,5/10
Scénario : 7,5/10
Moyenne : 7,5/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : capitol, namibia, marchal, léo, rodolphe, dargaud, 7.510, aventure, fantastique, esotérisme, espionnage, 042012 |
|
|
03.02.2012
Masqué T1 : Anomalies.

Auteurs : Lehman-Créty-Benjamin Carré.
Editeur : Delcourt (Néopolis).
Sortie : 01/2012.
Super héros ?
Blessé au cours d’une mission dans le Caucase, le sergent Frank Braffort regagne Paris après six ans d’absence. Il découvre une ville en pleine mutation orchestrée par le Préfet Beauregard : Paris-Métropole. Une ville où le gigantisme rétro fait fureur et où se multiplient les “anomalies”, évènements mystérieux que nul ne peut expliquer. Une ville qui va s’emparer de Braffort et lier leurs destins à jamais…
Chez Fantômas.
Un communiqué de Standard and Poor’s vient de tomber affirmant suspendre la cotation de tome 1 de Masqué. Mais pourquoi cette suspension ? Déjà, avoir des actions dans la Lehman Brother’s , c’est un placement à haut risque .Il faut avouer que pour le moment son scénario est assez déconcertant et j’ai terminé cette lecture avec beaucoup d’interrogations. Je veux bien que Braffort soit une ex militaire et qu’il aime bien l’action mais à ce point ne pas se poser des questions, c’est de l’imbécilité. Désolé du terme mais quand on fonce droit dans les ennuis, ce n’est pas très intelligent. Bon, allez savoir si tout ça est bien réel et qu’on ne se retrouve pas dans un monde parallèle bourré de références « comics ». Par contre le triple A est sauvé par le dessin de Créty . Un trait inspiré et lumineux pour une ville lumière tout à fait originale et remarquable .En plus, ces personnages sont attachants (mmmm la sœurette) et donne envie de continuer l’aventure. Bref, pour le moment, je ne sais pas trop sur quel pied danser. Pour vous faire une image, une sorte de sirtaki grec avec Angéla M. Rendez vous avec le tome 2 qui ne tardera pas pour savoir si cette série gardera son AAA+ face à ces sales spéculateurs de SambabD.
Dessin : AAA+
Scénario : A+
On en parle sur le forum.

Inscrivez-vous à la newsletter.
28.12.2011
Hugo Pratt, un gentilhomme de fortune T1

Auteur : Paolo Cossi
Editeur : vertige graphic.
Sortie : 05/2010.
Sur les traces….
Maître de la bande dessinée, Hugo Pratt a également une vie plutôt mouvementée. En tout cas à en croire le premier tome, sur trois, de cette biographie romancée du créateur de Corto Maltese. On découvre ici le jeune Hugo, adolescent courageux, coincé avec son père militaire dans un camp italien en Ethiopie. Le garçon fricote avec les Africaines, se rebelle contre la discipline fasciste, complote avec des espions et se laisse guider par son imagination fertile…
Faites l’amour pas la guerre.
Voilà bien un album que j’aurais royalement ignoré sans une séance de dédicace. Je dois avouer que je connais très peu l’œuvre d’Hugo Pratt et encore moins sa vraie vie donc cette série prévue en trois tomes ne m’était pas vraiment destinée au départ. Bien qu’on y trouve des personnages emblématiques, mon ignorance ne m’a pas empêché d’apprécier à sa juste valeur cette belle biographie romancée. L’ensemble est un drôle de mélange nous amenant à découvrir la conquête italienne de l’Ethiopie avec tous ces abus (comme souvent quand on parle de colonisation qui plus est avec un régime fasciste) mais surtout à suivre les aventures assez rocambolesques du jeune Pratt dans une atmosphère assez onirique. C’est souvent avec un grand sourire qu’on lit les frasques de notre Don Juan avide d’émotion. Le tout est sympa à lire car c’est dessiné avec beaucoup de malice et de respect mais manquant aussi d’un peu d’intensité dramatique (on sourit plus qu’autre chose).Attention, Paolo Cossi n’a pas fait du Pratt et heureusement, il s’agit plus d’un hommage pour un compatriote d’exception.
Dessin :7/10
Scénario :8/10
Global:7.5/10

Inscrivez-vous à la newsletter.
Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (1) | Tags : hugo pratt, un gentilhomme de fortune, cossi, vertige graphic, 052010, 7.510, biographie, aventures |
|
|
24.10.2011
Le protocole pelican tome 1
Dessin : Jen-Michel Ponzio
Dargaud
DL : 09/2011
Résumé.
Onze individus sont kidnappés et emmenés dans un lieu inconnu tenant lieu de véritable prison. Subissant un lavage de cerveau en règle, le groupe est victime d’obscurs travaux scientifiques sur l’étude et la compréhension des mécanismes de la pensée humaine. Pourquoi eux ? Ou sont-ils ? Quand vont-ils sortir ? Qui sont ces gens qui les retiennent ?
Mon avis.
Evidemment le scénario semble être assez faible. Avec cet exercice périlleux Richard Marazano nous entraine dans une histoire mille fois rabâchée : huis clos, mise en exergue des différentes personnalités, expérience sur l’humain et sciences cognitives. Rappelez-vous « dix petits nègres » ou le film « cube » ! Pourtant, le lecteur est saisi et se laisse prendre à la narration. Le scénariste prend plaisir à distiller les points de vue : celui des gardiens (" les compagnons"), des scientifiques ("les confidents"). Il est vite perdu. On ne sait plus qui est prisonnier, qui est victime, qui est étudié version rat de laboratoire. Marazano aime ce genre de scénario : interrogation sur le futur de l’humanité et la capacité de l’homme à le gérer. Clairement pour lui, plus l’homme avance dans la science, plus son destin lui échappe. Il aborde ainsi plusieurs thèmes (théorie du complot ; on peut tuer un homme. Peut-on tuer une idée ?) et …nous laisse dans l’expectative.
Ponzio rejoint son complice avec un dessin très épuré : gros plans sur les personnages et très peu de décors, accentuant encore (si besoin est !) le confinement. Son style bien particulier, à coup de couleurs numériques, est inimitable. C’est froid. C’est blafard. Les couleurs vives sont bannies et très diluées à la limite de la transparence. Il est bien en phase avec une histoire d’anticipation peu flatteuse pour l’espèce humaine (thème retrouvé dans les autres collaborations avec Marazano).
Le quatrième de couverture annonce d’emblée la couleur : « une expérience en quatre phases ».…et donne ainsi une histoire en quatre tomes. Cela est bien plaisant de connaitre le nombre de tome. Cependant, espérons que Marazano ne nous laissera pas sur notre faim comme dans « Genetik » ou « le complexe du chimpanzé »
8/10
Tigrevolant .
Écrit par Tigrevolant dans Le retour des tigrevolants. | Commentaires (5) | Tags : protocole, pelican, anticipation, le protocole pélican, théorie du complot, 7.510 |
|
|
06.09.2011
Les Expulsables

• Scénario : Berth
• Dessin : Berth
• Dépot légal : 09/2010
• Editeur : Hoëbeke
• Planches : 64
Résumé de l'album :
Série publiée dans Siné Hebdo constituée de strips de trois cases qui mettent en scène des étrangers de toutes couleurs, des fonctionnaires des services administratifs et des policiers dans des face-à-face et des situations cocasses. Un ton humoristique autour des lois anti-immigration et de l'instauration du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.
Salut à toi :
Y-a des fois, tu vois une image et pleins de souvenirs te reviennent. C’est ce qui m’est arrivé en voyant la couv’ de cet album chez mon libraire à sa sortie. Besançon et sa citadelle, Thierry et le Mag Rockstyle, les concerts au Montjoye, mes années à Radio BIP. Je me suis donc procuré cet ouvrage au demeurant fort sympathique et j’ai entamé sa lecture et là, un fil musical s’est imposé à moi : le rock alternatif/punk Français : Parabellum, OTH, LSD, Les Shériff, et bien sur les Bérus avec leur incontournable « Salut à toi ».
Salut à toi ô mon frère
Salut à toi peuple khmer
Salut à toi l'Algérien
Salut à toi le Tunisien
Salut à toi Bangladesh
Salut à toi peuple grec
Salut à toi petit Indien
Salut à toi punk iranien…….
J’ai adoré cet ouvrage qui traite des lois anti-immigration instituées par le gouvernement Sarkozy, à travers la création du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. Ces lois qui ont généré des situations, absurdes et indignes : membres d'une même famille séparés, expulsion de sans-papier vers un pays d'origine, qu’ils ne connaissent parfois même pas, centres de rétention insalubres…
Berth vise juste et bien tout au long de cet ouvrage. Il met en scène des situations tour à tour cocasses, paradoxales ou hypocrites.
Le dessin est caricatural, les traits sont gros et ronds tout en douceur ce qui tranche avec les propos tenus par certains protagonistes, policier, fonctionnaire zélé, … Les Expulsables est un album, drôle et grinçant qui gratte là où ça fait mal. A vous procurez de toute urgence.

Ma note 7.5 /10 Scénario 8/10 - Dessins 7/10
Revedefer.
Écrit par Samba dans Revede BD | Commentaires (8) | Tags : les expulsables, berth, hoebeke, 092010, humour, 7.510 |
|
|
25.08.2011
Jour J T 6. L'imagination au pouvoir ?

• Scénario : Duval, Fred, Pécau, Jean-Pierre et Blanchard, Fred
• Dessin : Mr Fab
• Couleurs : Fernandez, Jean-Paul
• Couverture :Blanchard, Fred et Manchu
• Dépot légal : 05/2011 (Parution le 18/05/2011)
• Editeur : Delcourt
• Collection : Neopolis
Résumé de l'album :
Mai 1968, des malfaiteurs s'emparent de 200 millions de francs issus de la Banque de France. Cinq ans après avoir disparu au moment du partage, l'un des braqueurs revient demander sa part. Mais les choses ont changé : après les évènements de Mai 68, la guerre civile qui s'ensuivit et la reconstruction de Paris, les complices d'hier gravitent désormais dans les cercles proches du pouvoir.
Sous les pavés la plage
Cette histoire débute en mai 68 par un casse et la mort du Général De Gaulle. La France connaît alors des émeutes qui se transforment en guerre civile… Voilà le point de départ cette uchronie joliment racontée par Duval, Pécau et Blanchard, la plus aboutie de la série. Ils avaient déjà bien assurés avec le tome 5 mais là ils transforment l’essai. Ils font comme le bon vin, ils se bonifient avec l’âge.
Ce tome permet aux plus anciens de retrouver pléthores d’hommes politiques Français de leur jeunesse, François Mitterrand, Jacques Chirac, Daniel Cohn-Bendit, Georges Marchais... le tout mâtiné de traitrises, manipulations et complots ceci afin de devenir le Chef de L’Etat.
Je n’en dévoile pas de trop sinon la surprise sera éventée et gâchera votre lecture.
J’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture et les dessins de Mr Fab y sont pour beaucoup. Ils arrivent bien à mêler le Paris ancien et ce modernise « psychédélique » insu de cette révolution de 68.
Bref, un agréable moment de lecture que je vous conseil vivement de vous procurer ou au moins de lire.
Ma note 7.5/10 - Scénario 8/10 - Dessins 7/10

Revedefer.
08.03.2011
Ergün l’errant tome 1: le dieu vivant

Auteur : Didier Comès
Editeur : Casterman
Sortie : 1980
Résumé :
Ergün est un humain qui a fui sa planète d’origine car il n’y trouvait plus sa place... Errant de planète en planète, il finit par échouer sur « Shé », un monde à la végétation luxuriante où les « femmes fleurs », dirigée par leur chef « Pierre de lune », sont pourchassées sans relâche par les « Wakras », une peuplade plus hostile. Ergün a la fibre héroïque et défend aussitôt les femmes fleurs au mépris de sa propre vie. Mais bientôt il fait une étrange découverte, terrifiante : les Wakras ont besoin du sang de ces dernières et ce, pour une raison bien précise… Une raison diabolique qui le mènera à nouveau seul, face à lui-même. Face à ses propres démons, si humains…
Mon avis :
Publié en 1980, « Ergün l’errant » est à l’origine une série de science-fiction inachevée, reprise un temps par Peeters, puis délaissée. Didier Comès a scénarisé et dessiné les deux premiers tomes. Le deuxième est à mon goût le moins réussi des deux (l’éditeur ayant perdu des planches, sa parution a été plus longue et entretemps Comès était passé à autre chose), c’est donc pour cela que je ne chroniquerai que le premier tome.
Ce qui frappe d’emblée dans ce premier album, c’est sa poésie pure et sa naïveté. Bien sûr, Comès n’a pas encore fait « Silence » ou « La belette » (ses grandes œuvres), mais tout de même l’essentiel de ses thèmes est déjà présent : la solitude, la marginalité, la chrétienté critiquée, la mort, l’amour impossible… L’œuvre est romantique à souhait (mais d’un romantisme noir), baroque (n’oubliant n'oublions pas que Comès est né à Sourbrodt, dans le canton germanique belge) et très souvent empreinte de cruauté…
Je me souviens être tombé sur l’un de ses albums il y a de çà des années, au détour d’une bouquinerie poussiéreuse… Le vieux libraire ne lisait plus de bandes dessinées, sauf celles de ce grand monsieur… et l’espace d’un instant, je me suis dit : « qu’a-t-il de si spécial, ce monsieur ? »… Les lectures successives ont suffi à m’en convaincre : Comès est un poète authentique. Un vrai.
Evidemment, pour Ergün, il est en mode rodage, le poète : l’histoire avance bien trop vite et laisse un petit goût d’inabouti, format 48 pages oblige. Mais ce serait oublier encore plus vite le reste que de parler ainsi : son sens du découpage, son talent narratif, ce jeu subtil avec l’ombre et la lumière, qu’il magnifiera par la suite (notamment lors du passage au noir et blanc)… et la justesse de ses dialogues, qui donnent vie à des personnages avant tout humains et donc bourrés de faiblesses, de contradictions… La naissance d’un artiste en devenir, un très grand nom de la bd !
Une note (oui, parce qu’il faut bien, même pour une première création) : 7,5/10
On en parle sur le forum.

Écrit par Samba dans St Nicolas nous parle. | Commentaires (5) | Tags : ergunt l errant, comes, le dieu vivant, casterman, 19680, retro, fantastique, 7.510 |
|
|




















