01/03/2016

Outcast - Tome 1 - Possession

outcast T1.jpgoutcast T1_pl.jpgScénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
154 pages
Sortie : avril 2015
Genre : horreur, épouvante, fantastique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyles Barnes vit reclus dans sa maison, terrassé par un passé douloureux. Il lutte depuis son enfance contre l'emprise de démons sur sa vie et son entourage. Lorsque le révérend de sa ville natale le sollicite pour l'aider à pratiquer un exorcisme, Kyle commence à faire le lien avec la possession de sa mère. Il est sur le point de dévoiler la véritable nature de ses dons, qui vont s'avérer terrifiants.

 

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Mon avis

Robert Kirkman, le génial créateur de Walking Dead, la série à l'origine du renouveau de la mode Zombie, revient sur le devant de la scène avec une nouvelle série d'horreur. Avec Outcast, Kirkman nous emmène sur le terrain des histoires de possession démoniaque et d'exorcisme. Comme dans Walking dead, il réussit à fusionner les ingrédients classiques de cette thématique et son propre style de narration permettant de sortir ce genre d'histoire de la niche dans laquelle on serait tenté de la laisser.

Tout en nous plongeant d'entrée de jeu dans une ambiance lugubre et sombre, ce premier volume démarre très tranquillement, l'auteur prenant le temps de poser l'intrigue et surtout les caractéristiques des personnages. C'est vraiment la patte de Kirkman que de centrer ses histoires sur les personnages plus que sur les évènements. Ainsi, la révélation progressive des traumas du personnage principal nous fait découvrir petit à petit un personnage torturé, assez complexe mais aussi attachant tant on le sent sans cesse sur le fil du rasoir et meurtri de s'être laissé piégé par des forces qui le dépasse. Autre personnage qui parait aussi ambigu, celui du révérend, exorciste de son état, sur lequel on apprend pas grand chose, mais ou l'on devine de lourdes révélations à son encontre.

Le graphisme de Paul Azaceta contribue grandement à la mise en place des ambiances inquiétantes. Le dessin et les couleurs sont sombres, le trait est gras et les aplats noirs sont judicieusement employés contrastant habilement avec des effets de lumières. Le tout donne une tonalité à la fois réaliste et suggestive au récit.

Voilà donc une nouvelle série très bien lancée avec un premier tome qui ne vous glacera pas d'effroi, mais éveillera sans doute quelques frissons laissant augurer d'une suite très prometteuse.

 

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Loubrun

 

 

29/01/2016

Le chant des Runes - Tome 1/2 - La première peau

le chant des runes,runberg,poupard,glénat,thriller,fantastique,mythologie,scandinave,810,012016le chant des runes,runberg,poupard,glénat,thriller,fantastique,mythologie,scandinave,810,012016Scénario : Sylvain Runberg
Dessin : Jean-Charles Poupard
Éditeur : Glénat
Sortie : 13 janvier 2016
48 pages
Genre : thriller, fantastique

 

 

 A la veille de la célèbre émission musicale PopMasters, l'artiste la plus populaire de suède, Anna Thorqvist, disparait mystérieusement. Sa loge est retrouvée vide, les murs couverts d'étranges inscriptions inscrites en lettres de sang.

C'est la brillante inspectrice Eva Sundström, athlétique et célibataire endurcie, qui est chargée de l'enquête. La consigne est claire : il faut retrouver au plus vite Anna. Alors que l'enquête semble s'orienter tout doucement vers les milieux du show-business et notamment vers l'ex-producteur de la star, Eva croise la route de Josef Worg, un archéologue spécialisé dans la civilisation viking et la mythologie scandinave. L'affaire va brusquement prendre une tout autre tournure ...

 

" Et si Anna Thorqvist avait orchestré tout ce cirque pour faire du buzz ? La favorite des PopMasters qui disparait, et hop ! les ventes de disques explosent !! "

 

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Sylvain Runberg nous emmène avec une assurance quasi désinvolte dans les bas-fond d'un thriller des plus noirs. Il n'en est pas à son coup d'essai et sait assurément s'y prendre pour nous plonger rapidement dans des ambiances glauques à souhait en nous glaçant l'échine. Il capte l'attention du lecteur dès les premières pages et fait tranquillement monter le suspens en distillant avec parcimonie quelques indices. Mais surtout, il agrémente son thriller d'une touche de fantastique en le basant sur une intrigue liée à la mythologie scandinave. C'est rudement bien mené et fort bien construit, jusqu'à la dernière case de l'album qui surprendra le lecteur et le laissera dans l'expectative quant à la suite du récit. Jusqu’à quel point la bascule dans le fantastique se fera ? La réponse dans le second volume.

 

Côté dessin, Jean-Charles Poupard est dans le registre classique. Pas besoin d'être révolutionnaire pour être efficace. Le trait réaliste est élégant, les personnages sont expressifs et les ambiances très bien rendues. Tout cela contribue à la dynamique du récit et à l'immersion du lecteur.

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Le chant des Runes, c'est un genre de True Detective venu du froid, à savourer sans modération au coin du feu et toutes portes fermées...

 

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Loubrun

02/07/2015

Un petit livre oublié sur un banc 2/2

un petit livre oublié sur un banc, jim, mig, bamboo, grand angle, comédie romantique, bookcrossing,7.5/10,06/2015un petit livre oublié sur un banc, jim, mig, bamboo, grand angle, comédie romantique, bookcrossing,7.5/10,06/2015Scénario : Jim

Dessin : Mig

Éditeur : Bamboo

54 pages

date de sortie : mai 2015

genre : comédie romantique

 

 

 

Résumé (éditeur)

Depuis qu’elle a mis la main sur ce livre oublié sur un banc, Camélia s’est retrouvée dans un petit jeu du chat et de la souris… La souris c’est elle, mais qui est le chat ? Qui est ce mystérieux amoureux qui lui écrit des messages dans son livre ? Et surtout, comment expliquer qu’une autre femme a le même livre ? Et si elle avait un message à l’intérieur, elle aussi ?

Portrait d’une femme perdue dans une vie qui l’ennuie, en quête d’une vraie passion amoureuse.

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Suite et fin tant attendue de cette enquête romantique imaginée par Jim, le spécialiste des histoires de couple en BD.

La jolie Camélia tient une piste pour démasquer l'inconnu du petit livre oublié sur le banc. Mais surprise ! Il y a un deuxième livre qui circule et qui contient le même genre de messages ... La surprise de Camélia se transforme en déception ; elle qui se voyait au centre d'une grande histoire romanesque s'aperçoit qu'elle n'est pas la seule visée et qu'elle est peut être victime d'une drôle de machination. Comme elle ne peut compter sur son compagnon pour la réconforter, elle continue de plus belle son enquête.

De vraies fausse piste en désillusion, sa traque aboutira sur une drôle de surprise.

 

J'avais bien apprécié le tome 1, mais j'avais trouvé l'intrigue un peu lente et la mise en place un peu longue pour une histoire prévue en deux tomes. J'avais par ailleurs regretté que cette histoire ne se déroule pas sur un seul album avec une pagination plus dense. Ce deuxième volume confirme mon impression de n’avoir eu a faire qu'a une mise en place dans le tome 1 et que tout aurait pu tenir dans un seul gros volume. 

Dans cette deuxième partie, Jim accélère les choses et nous montre une Camelia un peu bringuebalée dans son enquête, mais ayant beaucoup plus d'entrain et beaucoup plus active. Ce livre trouvé sur un banc lui aura finalement servi de détonateur pour prendre en main son destin. En habile conteur des relations humaines, Jim a construit une belle histoire fraiche et romantique dans la quelle il fait une critique à peine déguisée de cette société de plus en plus nombriliste et (dé)connectée. Avec des dialogues qui sonnent juste, des personnages et des situations un peu caricaturales mais crédibles, Jim embarque facilement le lecteur dans cette comédie romantique, jusqu'au dénouement inattendu et surprenant.

Le dessin épuré agrémenté de couleurs chaleureuses contribue à passer un bon moment de lecture en compagnie de Camelia et de son enquête.

Cette seconde partie gomme ma déception ressentie sur le premier volume, et j'ai bien apprécié cette histoire dans son intégralité, en la lisant comme un one shot.

 

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Loubrun

 

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01/07/2015

Un long silence - tome 2 - que la fête commence !

un long silence,stalner,glénat,aventure,new york,règlement de compte,vengeance,immigration,7.510,052015un long silence,stalner,glénat,aventure,new york,règlement de compte,vengeance,immigration,7.510,052015Scénario et dessin : Eric Stalner

Éditeur : Glénat

56 pages

date de sortie : mai 2015

genre : aventure

 

 

 

Résumé (éditeur)

Will sait à présent que l’attentat dans lequel sa mère a disparu n’a pas été perpétré par un groupuscule anarchiste. Il cacherait des raisons beaucoup moins... idéologiques. C’est en tout cas ce que lui a révélé Charly, agonisant, avant d’ajouter une chose : le véritable responsable est bien au Pink Flamingo. Mais qui exactement ? Profitant de son « pouvoir » de sourd-muet, Will mène l’enquête en toute discrétion. Sauf que les membres du cabaret commencent à se méfier... Et s’il n’était qu’un simulateur ?

 


" En Irlande déjà, je me réfugiais dans le silence pour me mettre à l'écart du monde"

 

Eric Stalner conclut ici son diptyque de fort belle manière. Son héros sourd et muet use plus que jamais de son pouvoir pour démasquer les responsables de l'attentat ayant coûté la vie à sa mère.

L'auteur plonge le personnage et le lecteur dans une quête de vérité effrénée, où vengeance et trahisons sont de mise. Nous assistons à une sorte de course poursuite ou l'action occupe une place prépondérante et ou rebondissements et surprises maintiennent le lecteur en haleine. Bénéficiant d'une pagination plus importante que le premier tome, ce volume est plus enlevé et beaucoup plus rythmé. Je mettrai juste un bémol sur le choix du diptyque. Stalner aurait pu faire durer le plaisir en développant son histoire sur trois tomes, lui permettant ainsi d'étoffer un peu plus certains personnages. Néanmoins, il arrive quand même à distiller quelques infos permettant de lever le voile sur des interrogations qui se posaient dans le premier volume.

 

A propos du dessin, il n'y a pas grand chose à ajouter par rapport au tome 1. Nerveux, précis, son style réaliste, allié à des cadrages et découpages dynamiques, donne un souffle épique et toujours aussi flamboyant à chaque page.

Voilà un bon diptyque divertissant et magnifiquement mené, jusqu'au dénouement qui réserve son petit lot de surprises.

 

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Loubrun

 

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Maggy Garrisson - tome 2 - l'homme qui est entré dans mon lit

maggy garrisson,trondheim,oiry,dupuis,policier,londres,7.510,042015maggy garrisson,trondheim,oiry,dupuis,policier,londres,7.510,042015Scénario : Lewis Trondheim

Dessin : Stéphane Oiry

Éditeur : Dupuis

48 pages

date de sortie : tome 1 - mars 2014 / tome 2 avril 2015

genre : polar

 

 

Je vais frapper deux coups en un avec cette chronique et rattraper un double retard. Alors qu'en avril 2015 sort le tome 2 de Maggy Garrisson, je m'aperçois que le tome 1 sorti lui, en mars 2014, n'a pas été chroniqué sur Samba BD. Grave erreur, car cette série lancée par Lewis Trondheim est tout simplement d'excellente facture.

Pour nous faire pardonner ce petit ratage, je me fend donc d'un double résumé.

 

Dans le tome 1

Par un beau jour pluvieux Londonien, Maggy Garrisson entame la première journée de son nouveau boulot. Sans emploi depuis un moment, elle a finit par dégoter un job chez Anthony Wight, détective privé. A peine franchi le seuil de sa nouvelle boite, elle trouve son patron avachit sur son bureau, entouré de vapeurs éthyliques. 5 jours plus tard, il est passé à tabac et, de son lit d'hôpital, demande à Maggy de lui apporté fissa son portefeuille. Pas de quoi fouetter un chat ! Pourtant, Maggy est suivie, et le contenu du portefeuille n'est peut être pas si anodin que ça. Son contenu la mènera jusqu'à Brighton en compagnie de bien drôles de loustics.

Dans le tome 2

Maggy, qui n'avait pas le sou, est revenue de Brighton avec un joli pactole en poche. 15 000 livres qu'il va falloir cacher pendant un certain temps pour ne pas éveiller les soupçons. C'est en tout cas ce que lui conseille Alex, son compagnon de fortune. Elle continue donc à mener sa petite vie de détective en menant une enquête sur une sombre histoire de bijoux disparus. L'affaire, plus délicate que prévue, l'oblige à faire appel à Alex et lui fera même remettre les pieds chez son ancien patron.

 

 "Déjà, c'est une pinte pour écouter ton histoire."

 

Cette nouvelle série lancée par Lewis Trondheim en 2014 nous emmène dans l’Angleterre pluvieuse sur les pas d'une espèce d'anti-héroïne des plus attachantes. Maggy Garrisson n'est pas de ces créatures top model qui peuplent nombre de BD ; elle n'est pas non plus dotée de super pouvoirs ou d'un QI supérieur à la moyenne. Elle est juste normale et juste un peu plus maline que les autres. Amatrice de bières, d'un tempérament faussement nonchalant mais affirmé, elle n'a pas la langue dans sa poche et affiche une désinvolture teinté de cynisme face aux événements qu'elle vit. Bref, elle ne s'en fait pas; ou du moins elle ne s'en fait plus.

 

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Les enquêtes qu'elle mène ne rentreront pas dans les annales du polar, mais son rôle à contre emploi la rend plutôt attachante. Lewis Trondheim a créé là un personnage authentique lui faisant vivre de manière ordinaire des situations extraordinaires.

L'authenticité est renforcée par des dialogues incisifs entrecoupés de longs silences qui en disent tout autant que les répliques percutantes des protagonistes.

La narration est par ailleurs remarquable. Usant d'un gaufrier classique hyper séquencé, Trondheim et Oiry nous offrent un découpage cinématographique insufflant du rythme dans une histoire ou action, coup d'éclat ou coup de feu son quasiment absent.

Au final, on a là un polar décalé et drôle dont l'intérêt principal réside plus dans le comportement de l'enquêtrice que dans l'enquête elle même.

 

 

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Loubrun

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26/11/2014

MALOUINES, LE CIEL APPARTIENT AUX FAUCONS - Tome 3: Super-étendard.

Malouines, Taboda, Barron, Paquet, Cockpit, 07/2014Malouines, Taboda, Barron, Paquet, Cockpit, 07/2014Dessin : Walter Taborda - Scénario : Nestor Barron

Editions Paquet

Collection cockpit

Sortie : 02/07/2014

48 pages –cartonné

Prix conseillé : 13,50 €

ISBN : 9782888904922

Histoire, Malouines, aviation.

 

Résumé (de l’éditeur) : 1982. L’Argentine et le Royaume-Uni se disputent la souveraineté des Îles Malouines dans une guerre sans pitié. Cette série retrace le destin de pilotes argentins, qui doivent affronter une aviation supérieure en nombre et en matériel. Le Super-Etendard, avion de conception et construction française, fut l’arme d’attaque des Argentins. Faisant usage de missiles Exocet, ils coulèrent deux navires de la flotte britannique : le HMS Sheffield et le bâtiment logistique Atlantic Conveyor.

 

Malouines, Taboda, Barron, Paquet, Cockpit, 07/2014

 

« Nous nous battons jusqu’au bout car nous croyons en notre combat. »

 

Mon avis : Revenons sur une série parue dans la collection Cockpit de chez Paquet consacrée à l’aviation. La série « Malouines » en quatre tomes est très intéressante car elle raconte une guerre peu conventionnelle qui s’est déroulée en 1982 entre l’Argentine et la Grande-Bretagne à propos de la souveraineté sur les iles Malouines (Falklands en anglais). Maggy Thatcher, la dame de fer, 1ere ministre de l’époque, avait défendu ses droits en ayant faire la guerre à des milliers de kilomètres de Londres. Cette série est remarquable car elle raconte la guerre vue du côté de l’aviation argentine, une aviation dont les connaisseurs ne donnaient pas beaucoup de chance de tirer son épingle du jeu. En effet, cette aviation était modeste et mal équipée. Le côté anglais du conflit est beaucoup mieux connu. Les pilotes argentins ont cependant fait preuve de bravoure et ont suscité auprès de leurs collègues britanniques du respect pour ce qu’ils ont accomplis avec du matériel dépassé et pas vraiment à la pointe de la technologie.

 

Malouines, Taboda, Barron, Paquet, Cockpit, 07/2014

 

Les coups d’éclats de ses pilotes argentins sont racontés dans cette série dessinée par Taborda et scénarisée par Barron. Cette série est pour moi une vraie découverte, un angle de vue novateur pour un conflit un peu oublié de nos jours. Le dessin de Taborda est excellent au niveau des avions et des combats. Les personnages et les postures ont un satisfecit même si parfois les visages sont parfois peu détaillés et pas toujours très expressifs. On se rend compte que les meilleures pages concernent les avions (qui volent) et que c’est ce que demande en priorité les lecteurs de la collection « Cockpit ». Le découpage des planches donne à l’action du punch alors que les couleurs donnent un plus aux scènes de combats aériens.

 Le scénario est la partie novatrice du travail. Il a demandé des recherches approfondies mais plus facile pour les auteurs vus qu’ils sont argentins. Dans ce tome, le scénariste nous explique comment les argentins ont réussi à configurer les missiles français exocets alors qu’ils n’avaient pas eu la formation adéquate pour les utiliser, les instructeurs français s’étant rapidement éclipsés lors de la déclaration de guerre entre les belligérants. On apprend également que leur fonctionnement relève aussi du coup de chance, de même pour les attaques réussies des super-étendards, plutôt dues à la déficience de la technologie anglaise  dans ce cas précis. Il n’empêche que quelques pilotes déterminés vont infliger de lourdes pertes à la flotte anglaise.

 

Malouines, Taboda, Barron, Paquet, Cockpit, 07/2014

 

Un quatrième album devrait nous conter la bataille vue par un pilote britannique pour compléter le tableau. A noter qu’un « cahier graphique », que j’appellerai plutôt un « cahier photographique » ponctue cet ouvrage intéressant. L’album est un peu sorti en catimini au début de l’été et mérite d’être mieux mis en lumière car la série fait preuve d’originalité et raconte l’histoire vraie des pilotes de chasse argentins.

 

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a07-3e78901.gifDessin

a07-3e78901.gifMoyenne

 

Lien vers le site de Paquet : ICI.

 

Capitol

 

Malouines, Taboda, Barron, Paquet, Cockpit, 07/2014

Sur la photo: à gauche,le dessinateur Walther Taborda et à droite,le commandant Pablo Marcos Rafael Carballo dont les récits ont largement inspirés les auteurs.

Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : malouines, taboda, barron, paquet, cockpit, 7.510, 072014 |  Facebook | |

13/11/2014

Gloria victis - tome 1: Les fils d'Apollon.

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014Dessin : Mateo Guerrero - Scénario : Juanra Fernandez

Couleurs : Javi Montes

Editions Le Lombard

Sortie : 31/10/2014

56 pages –cartonné

Prix conseillé : 13,99 €

ISBN : 9782803633883

Aventure, Péplum

 

Résumé (de l’éditeur) : Il y eut une époque où certains mortels devinrent des dieux. À cette époque, il y a deux mille ans, des hommes devinrent des légendes en risquant leur vie pour divertir les foules. Des auriges mythiques qui, juchés sur leurs chars et imitant Apollon, s'affrontaient dans l'arène. C'est l'histoire de l'un de ces héros: Aelio Hermeros, peut-être l'un des meilleurs pilotes de char de tous les temps.

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

« Ça, c’est l’odeur du cirque ! Elle est la même dans tout l’empire… »

 

Mon avis : Parlons d’abord de l’album, je veux dire l’objet physique, pas le fichier PDF qui permet de lire sur un écran…Magnifique album avec le titre en lettres dorées du plus bel effet. Belle reliure, beau papier glacé. On a voulu séduire le chaland avec cette nouvelle série !

Deux pages en fin d’album replacent l’histoire dans le contexte historique. Aelio Hermeros a été un des grands auriges (conducteur de char) de l’époque. Par contre, l’histoire de sa vie est plausible quoiqu’imaginaire et le fruit du travail des auteurs. « Panem et circenses », du pain et des jeux, c’était la devise de l’époque. Les jeux du cirque étaient incontournables. C’était un peu la télé-réalité ou le football de l’époque qui déchainaient les passions, parfois les plus folles.

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

Les auteurs sont espagnols. Juanra Fernandez nous livre son premier scénario de bande dessinée mais il a déjà réalisé plusieurs films et écrit trois romans dont un a été primé. Mateo Guerrero a lui, au dessin, déjà une solide expérience. Il a plusieurs styles qui vont des comics aux mangas en passant par le franco-belge. Il a également déjà travaillé aux Etats-Unis. Il a déjà travaillé pour le Lombard dans « Beast » et la série « Turo ». Les couleurs sont de Javi Montes. Son nom est même repris en couverture sur la même ligne et aux côtés du dessinateur et du scénariste. C’est assez rare que pour le souligner car parfois, on a tendance à minimiser le rôle du coloriste, ou d’oublier de citer son travail tout simplement.

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

La série est prévue en 4 tomes d’après le dossier de presse. Chacun se souviendra du film Ben-Hur de William Wyler et de sa mythique course de chars. C’est dans ce décor que les auteurs nous font découvrir cet univers particulier, ce milieu très fermé où il faut survivre. Car ce « sport » n’est pas de tout repos, est très dangereux. Ce premier tome est une introduction. On y voit, dès le début de l’album, le père d’Aelio Hermeros mourir devant lui dans une course de chars de seconde zone, loin de Rome. A partir de là, ce sont des années de galère pour cet enfant puis ce jeune homme réduit à l’esclavage. Grâce à ses dons avec les chevaux, à sa volonté, il va gagner sa condition d’homme libre et puis partir sur les traces de son père…

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

Le scénario est bien ficelé, démarre assez vite et tient le lecteur jusqu’à la fin de l’album avec le but de lui donner envie de lire la suite. Je pense que sur ce point l’objectif devrait être atteint. Le dessin est bien maitrisé. Les personnages, les expressions des visages, les postures sont crédibles. Les chevaux ne sont pas boiteux non plus…On voit bien que Mateo Guerrero est à l’aise dans son travail et domine bien son sujet. Pour moi, le seul bémol est la colorisation. Je l’ai trouvée bien triste et sombre. J’ai eu l’impression qu’elle n’amène pas un plus à l’œuvre, les couleurs sont trop austères. Mais il s’agit d’un avis personnel. Les goûts et les couleurs…

Cette série devrait passionner les adolescents et les adultes à partir de 12 ans. Les latinistes et amateurs de l’antiquité romaine et autres péplum devraient y trouver leur bonheur en cette fin d’année. « Palmam qui meruit Ferat ! » (que celui qui a mérité la palme la porte !).

 

Scénario :           7,5/10

Dessin :             7,5/10

Moyenne :           7,5/10

 

Lien vers le site des éditions Le Lombard : ICI.

 

Capitol.

 

Gloria victis, Fernandez, Guerrero, Montes, Le Lombard, 10/2014

 

14/10/2014

JEREMIAH - Tome 33: Un gros chien avec une blonde.

Jeremiah, un gros chien avec une blonde, Hermann, Dupuis, 09/2014.Jeremiah, un gros chien avec une blonde, Hermann, Dupuis, 09/2014.Dessin & scénario : Hermann

Editions Dupuis

Sortie : 26/09/2014

48 pages –cartonné

Prix conseillé : 12,00 €

ISBN : 9782800160757

Polar, thriller, anticipation.

Résumé (de l’éditeur) : Sûr, Kurdy n'est pas du genre gracieux, avec son casque toujours vissé sur la tête. Mais il est solide, teigneux, armé. Et inséparable de Jeremiah, un type efficace qu'il vaut vraiment mieux avoir de son côté ! Du coup, la bande de bras cassés qui a enlevé Kurdy doit avoir une sacrée bonne raison de le faire. Des diamants, par exemple... À moins que cette femme étrange qui tente de séduire Jeremiah n'ait une idée plus raffinée derrière la tête...

Jeremiah, un gros chien avec une blonde, Hermann, Dupuis, 09/2014.

« Qu’est-ce que je fais encore ici ? Attendre un Kurdy probablement mort. Kidnappé ?...Ha !? Pour en tirer des cacahuètes ?»

 

Mon avis : 33 ! Dites 33 ! Docteur, est-ce que la série Jérémiah se porte bien ? Comme dans toute série, il y a des tomes excellents et d’autres moins bons. C’est humain. On ne peut être toujours au top … Mais je vous rassure, ce tome 33 est plutôt dans le haut de l’échelle, de très bonne facture. Hermann développe régulièrement ces derniers temps des univers sombres, embrumés, avec des personnages particuliers, aussi perturbés que les univers décrits. C’est encore une fois le cas dans cette histoire qui démarre avec le kidnapping de Kurdy.  Jérémiah part à sa recherche car il a trouvé des indices qui ne collent pas avec le comportement de son ami. Viennent se greffer à l’histoire les appétits sexuels d’une riche bourgeoise blonde qui se balade avec un gros chien (d’où le titre). Elle est en couple, son conjoint est parti en voyage d’affaires. Elle se cherche des aventures sexuelles et a jeté son dévolu sur Jérémiah. Elle met sur le coup son bodygard et homme de confiance, un certain Karl qui va faire une proposition indécente à Jérémiah. Notre héros refuse mais est surveillé en permanence par Karl qui attend le moment propice pour l’amener dans le lit de sa patronne. Jérémiah va profiter de la présence de Karl pour retrouver la piste de Kurdy…

Jeremiah, un gros chien avec une blonde, Hermann, Dupuis, 09/2014.

Les deux éléments de base du scénario (kidnapping et proposition sexuelle), improbables au départ, vont se mêler et donner une histoire qui tient la route. Mais en fin de compte, il s’agit surtout pour Hermann d'un alibi pour dessiner des ambiances très bien décrites et pour s’amuser mais aussi amuser le lecteur. Hermann ne veut pas donner de leçon. Pas de grands desseins, pas de messages à faire passer, juste du divertissement. La dernière scène de l’album est d’ailleurs un clin d’œil que je vous laisse découvrir. Jérémiah assume ses engagements…

Jeremiah, un gros chien avec une blonde, Hermann, Dupuis, 09/2014.

La scène de la tentative de libération de Kurdy qui se déroule dans un épais brouillard, dans un environnement de lagune, de pontons et de baraques de pêcheur pourris, est un bel exemple de la virtuosité graphique de Hermann, une scène d’anthologie, digne des meilleurs films d’action. A la lecture de cette scène, on comprend qu’Hermann est bien au sommet de son talent. J’ai bien aimé également les caractères bien typés des personnages. Les kidnappeurs sont une bande de bras cassés au quotient intellectuel proche du zéro. C’est tellement caricatural que cela en devient savoureux.

Jeremiah, un gros chien avec une blonde, Hermann, Dupuis, 09/2014.

Vous pouvez vous ruer les yeux fermés sur ce très bon album de divertissement. Le Vatican aura peut-être quelque chose à redire sur les mœurs des personnages mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une série d’anticipation…

 

Dessin :              8,0/10

Scénario :           7,0/10

Moyenne :           7,5/10

 

Lien vers le site internet de Dupuis : ICI.

Lien vers le site internet d’Hermann : ICI.

 

Capitol

Jeremiah, un gros chien avec une blonde, Hermann, Dupuis, 09/2014.

23/09/2014

LA MONDAINE -Tome 2/2.

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014 La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014 Dessin : Jordi Lafebre- Scénario : Zidrou

Editions Dargaud

Sortie 29/08/2014

64 pages –cartonné - couleurs

Prix conseillé : 14,99 €

ISBN : 9782505019916

Histoire, 2e guerre mondiale, Policier, Mœurs.

 

Résumé (de l’éditeur) : L'histoire se passe en 1937, mais commence en 1944 à Paris, bombardée par la RFA, dans un abri où se sont réfugiés quelques personnages dont Aimé Louzeau, inspecteur à la Mondaine. Il s'agit d'un long flash-back avec un retour, à la fin de l'album, dans l'abri. Hiver 1937. Aimé Louzeau vit seul avec sa mère et la servante. Il se rend au quai des Orfèvres, à la brigade des mœurs autrement dit "La Mondaine". Travaillant à la Criminelle, Aimé a demandé sa mutation (les crimes passionnels et les coups de couteau dans les impasses, ce n'est décidément pas son truc) et rencontre l'inspecteur principal Séverin. On est tout de suite plongé dans l'ambiance avec l'interrogatoire de Guapito le maquereau et celui d'une prostituée. On va suivre Aimé dans ses enquêtes aux mœurs, dans sa vie de famille un peu particulière (son père est un prêtre défroqué enfermé comme les aliénés) à l'époque précédant la seconde Guerre mondiale. 

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

« -Monsieur le Directeur, il sont plus de 12.000 là-dedans ! –C’est loin des 15.000 Juifs prévus, l’objectif que nous nous étions fixé, je le sais, Séverin.»

 

Mon avis : La sortie du tome 1/2 a été saluée par une majorité de la presse spécialisée comme une réussite incontestable en janvier 2014. C’est donc à la rentrée de septembre que sort ce deuxième et dernier tome pour boucler l’histoire dans un laps de temps réduit, pour ne pas faire trop lanterner les lecteurs avides de connaître la suite de l’histoire.

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

Zidrou nous avait concocté un univers et des personnages particuliers dans une période particulière à savoir la fin des années ’30 et la 2eme guerre mondiale. On retrouve donc tout ce beau monde dans un abri sous les bombes alliées alors que la fin de  l’occupation allemande se précise. C’est la désillusion qui prime, une fin de régime, un changement de cap avec de l’espoir mais parfois aussi des remords par rapport à certains faits ou une certaine apathie. Il est en effet question de la collaboration avec l’occupant ou l’immobilisme vis-à-vis de la barbarie. La rafle du Vel d’Hiv par la police française, aux ordres des Allemands, n’est pas un des fleurons de l’Histoire de France. L’enfermement de plus de 12.000 Juifs puis leur déportation vers les camps de concentration en Allemagne est évoquée dans cet album. Aimé Louzeau, inspecteur de la mondaine, a été le témoin de cette opération et n’a pas voulu prendre le risque de sauver quelqu’un qui lui demandait pourtant  de l’aide…

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

Bref, il n’a pas vraiment le moral. Ce n’est plus les années d’insouciance d’avant la guerre. L’ambiance est plombée. D’autant plus, qu’il doit s’occuper de ses parents qui ne sont pas dans un état de santé resplendissant. Se retrouvant bien vite seul, il veut se marier mais, même à ce moment, rien n’est simple, tout est compliqué. Zidrou nous étale les sentiments de ses personnages. Que c’est compliqué la vie…C’est une étude sociologique et psychologique magnifiquement mis en page par Jordi Lafebre qui fait très bien passer les sentiments des personnages par un dessin expressif tant au niveau des visages que des postures.

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

Un diptyque très réussi même si la fin de l’album m’a un peu laissé sur ma faim. J’ai trouvé que la conclusion du récit est un peu abrupt, un peu court. Les auteurs laissent partir les personnages, les laissent vivre leur vie, leur destin en quelques pages, sans beaucoup d’explications. Un goût de trop peu.

 

Dessin :              8,0/10

Scénario :           7,0/10

Moyenne :           7,5/10

 

 

Capitol

 

La Mondaine, Lafebre, Zidrou, Dargaud, 08/2014

 

01/09/2014

MONSIEUR BERMUTIER.

Monsieur Bermutier, Casterman, Maarten Vande Wiele, 08/2014Monsieur Bermutier, Casterman, Maarten Vande Wiele, 08/2014Dessin & scénario : Maarten Vande Wiele

D’après Guy de Maupassant

Editions Casterman

Sortie 20/08/2014

96 pages -Broché

Prix conseillé : 18,00 €

ISBN : 9782203078642

Histoires courtes, Guy de Maupassant, polar, société.

 

Résumé (de l’éditeur) : Monsieur Bermutier, figure principale et récurrente de ces courts récits, est un personnage de juge qui évoque ses souvenirs au fil des histoires qui composent le recueil. Des souvenirs criminels pour l’essentiel, qui le conduisent, sur un mode distant et parfois presque badin, à rappeler différentes affaires rencontrées au cours de sa carrière. Racontée à la manière d’enquêtes policières, cette suite de portraits plutôt accablants donne de l’humanité un triste reflet. Mais au fait, qui est Bermutier lui-même, auquel son parcours professionnel a conféré une expertise inégalée en matière de psychoses, vices, déviances et dissimulations en tout genre ?

Monsieur Bermutier, Casterman, Maarten Vande Wiele, 08/2014

 

Monsieur Bermutier, Casterman, Maarten Vande Wiele, 08/2014Mon avis : Samba BD vous a déjà parlé de ce talentueux dessinateur et scénariste flamand, Maarten Vande Wiele, que nous avons découvert grâce à un album  remarquable intitulé : « I fucking love Paris ». Nous avions surtout souligné un dessin très graphique extraordinaire, dans le style « Atome-Atomium ». Le scénario était assez corrosif. C’est une critique du monde de la « jet set » et du milieu de la mode à Paris.

Août 2014.Changement de décor ! Maarten Vande Monsieur Bermutier, Casterman, Maarten Vande Wiele, 08/2014Wiele nous revient avec une adaptation de nouvelles de Guy de Maupassant. Ce n’est pas son œuvre la plus connue mais Maarten Vande Wiele s’en est saisi et l’a adapté à sa sauce et quelle sauce ! On peut d’abord se demander pourquoi un auteur flamand, qui ne pratique pas la langue française régulièrement, s’intéresse à une œuvre littéraire d’Outre-Quiévrain et en plus pas spécialement très connue. Il faudrait lui poser la question. Mais cela fait drôle de lire en début d’album que Maupassant a été traduit du néerlandais et que la publication est publiée avec le concours du « Fonds flamand des Lettres ». Comme quoi, tout n’est pas perdu dans notre chère Belgique !

Monsieur Bermutier, Casterman, Maarten Vande Wiele, 08/2014

 

Monsieur Bermutier est un juge d’instruction à la retraite, bien de sa personne, qui évoque ses souvenirs professionnels et criminels pour l’essentiel. Son ton est détaché, un peu british sur les bords, sérieux, voire distant. On lui donne le bon dieu sans confession. Bref, un type bien, droit, maniant la balance de la Justice avec doigté et de façon irréprochable. Et pourtant, au fil de la narration, le lecteur découvre des détails qui étonnent, font un peu tâche,  un peu de surnaturel aussi… Le lecteur va finir par se poser des questions et découvrir des comportements inattendus, qui laissent perplexe. Je laisse au lecteur la surprise de la fin du récit.

Monsieur Bermutier, Casterman, Maarten Vande Wiele, 08/2014

 

Au niveau du graphisme, c’est vraiment différent par rapport à son premier album paru chez Casterman. On oublie le style  « atome » et on glisse vers un graphisme plus rond, moins anguleux, moins « ligne claire » . Il s’appuie plus sur les couleurs « aquarelles », plus douces mais aussi parfois plus sombres, plus noires en fonction du récit. La note destinée à la presse fait référence à Loustal, une pointure dans le genre.Ca y ressemble en effet même si Loustal est plus caricatural, plus typé et donc plus reconnaissable. Maarten Vande Wiele a ses spécificités même s’il y a des similitudes et des inspirations.

Au final, Casterman nous laisse découvrir une autre facette du talent de l’auteur mais il, est toujours aussi efficace, convainquant et corrosif. Un album qui semble bien gentil au premier abord mais qui garde tout son potentiel détonnant et va encore vous surprendre. A découvrir !

 

Dessin :             7,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          7,5/10

 

Lien vers le site internet de l’éditeur : ICI.

Pour rappel, l'interview de Maarten Vande Wiele à Samba BD: ICI.

 

Capitol.

 

Monsieur Bermutier, Casterman, Maarten Vande Wiele, 08/2014