17/10/2017

Journal d'un enfant de lune

journal d'un enfant de lune, Chamblain, nalin, kennes editions, enfants de la lune, témoignage, maladie orpheline, xeroderma pigmentosum, chronique sociale, 8/10, 10/2017journal d'un enfant de lune, Chamblain, nalin, kennes editions, enfants de la lune, témoignage, maladie orpheline, xeroderma pigmentosum, chronique sociale, 8/10, 10/2017Scénario : Joris Chamblain
Dessin : Anne-Lise Nalin
Éditeur : Kennes Editions
56 pages
Date de sortie :  11 octobre 2017
Genre : chronique sociale, témoignage

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Avec Journal d'un enfant de lune, Joris Chamblain, le scénariste de la série best-seller Les Carnets de Cerise et de Sorcières Sorcières, propose un récit fort véhiculant des valeurs positives pour un public ado-adulte. Journal d'un enfant de lune a pour thème une maladie rare (l'hypersensibilité de la peau au soleil). Il est scénarisé par Joris Chamblain et dessiné par Anne-Lise Nalin.

 

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Mon avis

Les parents de Morgane, une jeune ado de 16 ans, emménagent dans une nouvelle maison. Difficile pour une ado de changer de vie, de perdre ses copines et de se rerouver dans un nouveau lieu avec pour seul horizon ses parents et son petit frère. Elle râle beaucoup, elle claque les portes et envoie balader un peu tout le monde. Elle est cependant loin de se douter que ce déménagement va changer sa vie, et peut-être même lui faire mettre un premier pied dans le monde adulte.

En déballant ses cartons elle trouve un journal intime caché derrière un radiateur. C'est celui de Maxime, âgé de 17 ans. Il y raconte sa maladie, la Xeroderma Pigmentosum, une de ces maladies génétiques orphelines, appelées maladies rares, qui font doublement souffrir d'une part parce que la maladie en elle même est une souffrance et d'autre part parce que ces maladies orphelines sont difficiles à prendre en charge du fait de la rareté des cas.

Cette maladie interdit à Maxime de s'exposer au soleil sans quoi sa peau serait irrémédiablement détruite par les UVA. Il est donc obligé de se cacher des rayons du soleil en enfilant des combinaisons lourdes, incommodes et inconfortables et n'a pour seul espace de liberté totale que la nuit et lueur de la lune.

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Morgane est tout de suite bouleversée par ce journal plein de noirceur et la description touchante que Maxime fait de sa maladie. Elle veut retrouver l'auteur du journal et le lui rendre. Sa petite enquête la mènera au sein d'une association d'aide aux enfants de la lune où elle y fera du bénévolat durant un été. Cette expérience montrera à Morgane que la vie, faite de peines et de joies, réserve tous les jours son lot de surprises et que l'espoir est un formidable moteur pour avancer et franchir les obstacles.

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Voilà une très belle histoire, touchante, émouvante, intelligente, sensible et utile que nous raconte le scénariste des Carnets de Cerise, Joris Chamblain. Joliment illustré et chaleureusement mis en couleur par Anne-Lise Nalin, ce récit nous fait découvrir avec simplicité cette maladie rare qui bouleverse la vie non seulement de ceux en sont atteint mais aussi de tout leur entourage. Imaginez-vous un instant sortir de chez vous affublé d'une combinaison de spationaute entièrement étanche aux UV. Imaginez les transformations à faire dans votre maison pour chasser les UV : ampoules électriques spéciales, filtres sur les vitres, hectolitres de crème solaire protectrice ... Difficile à imaginer si on y est pas confronté. Sans verser dans le pathos et la sensiblerie larmoyante, nous découvrons avec beaucoup d'émotion le quotidien de ces gens pas comme les autres qui essayent de vivre comme tout le monde.

C'est en partenariat avec l'association "Enfants de la lune" que les éditions Kennes ont mené ce projet éditorial. Plus qu'une mise en lumière – si j'ose dire – de cette maladie rare, cet album a vocation à venir en aide à l'association par le reversement d'une partie des recettes de l'album afin d'aider à la recherche mais aussi et surtout à venir en aide aux familles notamment par l'achat des coûteux équipements.

Une BD belle, intelligente, bouleversante et utile qui touchera les lecteurs de tous âges et qui devrait faire prendre un peu de recul aux ados qui pleurnichent quand ils n'ont plus de wifi...

 

Loubrun

 

le site de l'association Enfants de la Lune

 

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03/10/2017

le photographe de Mauthausen

le photographe de mauthausen, rubio, colombo, le lombard,le photographe de mauthausen, rubio, colombo, le lombard,Scénario : Salva Rubio
Dessin : Pedro J. Colombo
Éditeur : Le Lombard
102 pages
Date de sortie :  29 septembre 2017
Genre : Historique, documentaire

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Comme beaucoup de ses camarades déportés dans le camp de Mauthausen, Francisco Boix ne pensait qu'à survivre à ce cauchemar éveillé. Mais lorsqu'il croise le chemin du commandant Ricken, esthète nazi des plus pervers, qui prend plaisir à photographier l'horreur, le jeune homme comprend qu'il tient là un témoignage unique. A condition de parvenir à faire sortir les photos du camp...
L'histoire vraie d'un témoin à charge du procès de Nuremberg, et de son combat pour la vérité et le souvenir.

 

 

Mon avis

On croit toujours tout savoir sur la seconde guerre mondiale et notamment sur l'horreur des camps de concentration. Mais l'Histoire est faite d'une myriade de petites histoires, de tranches de vies, de faits héroïques et d'une multitude de drames que la postérité n'a pas retenu et plus ou moins laissé tombé dans l'oubli. Aucuns des faits de la seconde guerre mondiale ne doit s'oublier, particulièrement la barbarie nazie.

Cet album contribue au devoir de mémoire en exposant l'action folle et héroïque de Francisco Boix, personnage qui a vraiment existé. Oui, tout ce qui est raconté dans cet album est vrai, ou presque. Seuls les personnages secondaires sont inventés pour faciliter la narration.

Espagnol Républicain ayant fui le régime Franquiste, Francisco Boix, comme nombre de ses compatriotes s'est retrouvé prisonnier dans le camp du Vernet dans l'Ariège. Pour échapper à l'horreur du camp d'internement, le seul moyen était de s'engager "volontairement" dans les compagnies de travailleurs étrangers. Nous sommes alors en 1941 et ce n'est pas dans les intentions du régime de Vichy de venir en aide aux réfugiés Espagnols. Francisco part donc dans les Vosges où il sera fait prisonnier par les Allemands et envoyé dans le camp de Mauthausen en Autriche. Son statu de photographe lui offre une place au service d'identification chargé de photographier tous les prisonniers, toutes les morts suspectes (sic) mais aussi de développer les photos personnelles des soldats. C'est là que le SS Paul Ricken lui accordera sa confiance et en fera son assistant personnel pour exécuter sa morbide passion de photographier les cadavres de ses victimes. Toute l'abomination nazie est consignée en photo, en 5 exemplaires. Un pour le camp, et les autres pour les différentes archives du régime nazi. La situation de Francisco est vue d'un très bon œil par le QG communiste clandestin du camp. Voilà en effet une occasion unique de conserver un témoignage des crimes commis par les SS. Francisco, aidé au début par d'autres républicains espagnols puis finalement tout seul, réussira à faire sortir du camp des milliers de photos qui serviront plus tard de témoignage à charge au procès de Nuremberg.

Malheureusement, ce témoignage n'aura pas la portée attendue par Francisco. Les rares photos qui sont présentées lors du procès servent davantage comme pièce à conviction apportée au dossier qu'a révéler l'horreur du projet nazi.

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Voilà une BD documentaire hors du commun, dont l'histoire glace d'effroi comme a chaque fois qu'on lit des choses sur cette période, et nous fait sentir tout petit devant les épreuves subies par les prisonniers et particulièrement Francisco Boix.

Le dessin réaliste aux couleurs sombres rend bien compte de cette folie, notamment en reproduisant quelques photos volées au commandant SS Ricken.

En plus de la BD qui explique déjà très en détails les faits, l'album est constitué d'un gros dossier historique reprenant tous les faits depuis la fuite de la guerre civile Espagnole jusqu’à la mort de Boix en 1951. Illustré par de nombreuses photos et dessins, ce dossier approfondit le sujet en expliquant en autre le fonctionnement du camp, la libération, l'après-guerre et le retour impossible des espagnols républicains dans leur pays. On y apprend par exemple que ces derniers, après avoir survécu à l'enfer, deviennent victimes de la folie politicienne. Celle des Alliés qui ne feront pas tomber Franco, rendant impossible tout retour au pays, et celle de Staline qui condamnait à mort tous les communistes qui n'étaient pas morts dans les camps, les considérant soit comme des traitres, soit comme des espions. Les républicains qui se réfugièrent en URSS, furent quasiment tous envoyés au Goulag et les survivants de Mauthausen exclus du parti communiste ...

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Cet album est un vrai documentaire riche d'enseignements qui s'ajoute aux nombreux ouvrages indispensables au devoir de mémoire.

Loubrun

 

 

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14/09/2017

Le chevalier Brayard

le chevalier brayard, porcel, Zidrou, dargaud, humour, chevalier, croisades, moyen-âge, 8/10, 09/2017le chevalier brayard, porcel, Zidrou, dargaud, humour, chevalier, croisades, moyen-âge, 8/10, 09/2017Scénario : Zidrou
Dessin : Francis Porcel
Éditeur : Dargaud
78 pages
Date de sortie :  septembre 2017
Genre : humour, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le seigneur Brayard s'en revient de croisade, accompagné du jeune moine Rignomer. Sur leur chemin, ils croisent la route d'une adolescente, la princesse Hadiyatallah, qui se révèle être une otage en fuite. Brayard n'hésite pas un seul instant : il décide d'escorter la princesse en Orient pour la rendre à son père en échange d'une rançon, et entraîne Rignomer dans l'aventure. C'est le début d'un voyage qui s'annonce particulièrement rocambolesque...

 

"- En revenant de Jérusalem, Lem ! Lem ! ...

- Par les saints tympans de la cathédrale de Chartres, noble chevalier Brayard ! Cela fait 783 lieues que vous braillez cette rengaine ! "

 

Mon avis

Que les chastes oreilles et délicates mirettes s'éloignent de cet album bercé par les comptines paillardes du seigneur Brayard ! En voilà un qui porte bien son nom et qui ne manquera pas de vous faire esquisser un petit sourire grivois lorsqu'il pousse la chansonnette.

"Sur les berges de la Charente, Rente ! Rente ! Elle m'offrira sa ... "

C'est un bien drôle d'équipage qui s'en revient de Jérusalem ! Un chevalier fatigué des combats et content de rentrer au bercail, un moinillon qui rapporte de belles reliques de la sainte patronne de son ordre, et une belle princesse arabe qui pourrait bien rapporter une belle rançon.

"A Montmoreau Saint Cybard, Bard ! Bard ! Elle empoignera mon ..."

Ça tombe bien, le père de la ravissante est prêt à payer pour retrouver sa fille. Ça tombe doublement bien, parce que "le chevalier Brayard aime l'aventure, Ture ! Ture ! Bien plus que la ... " et que le quotidien l'ennui vite (surtout sa femme en fait !).

Bref, les voilà repartis sur les chemins d'Orient affrontant 1000 et un dangers, toujours bercés par les grivoiseries du sieur Brayard.

 

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Scénariste et dialoguiste hors pair, Zidrou semble vraiment à l'aise dans tous les domaines ! Que ce soit dans ses séries jeunesses et humoristiques (l'élève Ducobu, Boule à Zéro, sac à puces...) ou ses récits plus adultes (l'adoption, les beaux étés, Bouffon, Folies Bergères....) il trouve toujours le ton juste et les bonnes recettes pour faire marrer le lecteur ou faire vibrer sa corde sensible. Ici, il fait un peu des deux et nous invite à toucher du bout des doigts l'époque des croisades en nous livrant une bonne farce faite de grosses ficelles, de délicieuses caricatures et de quelques moments d'émotion. On rit quasiment à chaque page de toutes ces situations rocambolesques, on bataille avec eux contre les bandits de grand chemin et les traitres en tous genre, on chantonne avec le chevalier, et dans tous les cas on s'attache à ce trio improbable qui jusqu'au bout nous réserve de drôles de surprises.

Coté dessin, c'est Francis Porcel qui accompagne pour la troisième fois Zidrou. Après Les Folies Bergères et Bouffon, on le découvre ici dans un registre encore diffèrent. Usant d'un style proche de la caricature mais non dénué d'un certaine finesse, il rend une copie en parfaite osmose avec la comédie.

Cette aventure moyenâgeuse est un régal de drôlerie !

Loubrun

 

 

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11/09/2017

Velvet - tome 3 - l'homme qui vola le monde

velvet, brubaker, epting, delcourt, comics, thriller, espionnage, 8/10,06/2017velvet, brubaker, epting, delcourt, comics, thriller, espionnage, 8/10,06/2017Scénario : Ed Brubaker
Dessin : Stev Epting
Éditeur : Delcourt
128 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : espionnage, thriller

 

 

 

Présentation de l'éditeur

La série mettant en scène une très belle et sexy agent secret imaginée par Ed Brubaker et Steve Epting est de retour pour cette fin de cycle ! Espionnage et film noir se mélangent à merveille sous les talents conjugués de deux maîtres du genre !

Tout ce en quoi Velvet Templeton croyait jusqu’alors a volé en éclat au cours de la pire nuit de sa vie. Après avoir de peu échappé à la mort, elle reprend son destin en main, et est bien décidée à pourchasser ceux qui l’ont trahie. Les pistes qu’elle met à jour la conduisent à nouveau à Washington, au plus près du pouvoir, pour ce qui promet d’être un final explosif !

 

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Mon avis

Au jeu du chat et de la souris, les rôles ont parfois vite fait de s'inverser, surtout dans les affaires d'espionnage.

La trame compliquée mise en place dans les deux précédents volume par Ed Brubaker se conclue ici de manière magistrale et explosive. Comme on l'a vu dans le tome 2, Velvet Templeton n'a vraiment pas l'intention d'être le jouet des hommes de l'agence. Aussi, mettra-t-elle en œuvre ses qualités (qui sont presque trop nombreuses !) pour arriver à ses fins : la mise en pièce du complot qui la vise. Stratège et manipulatrice hors pair, elle retrouve dans cet ultime opus son côté glacial et implacable, indispensable à la survie dans ce milieu.

Le récit d'Ed Brubaker est dense, parfois un peu compliqué à suivre, mais d'une richesse et d'un dynamisme absolu. Les rebondissements, les coups bas et les trahisons font le sel de ce récit noir d'espionnage. Cerise sur le gâteau, Ed Brubaker jette une passerelle entre son histoire qui n'était au début que pure fiction et un épisode d'espionnage bien connu de la vraie Histoire.

Alors si vous associez à ce récit parfaitement écrit pour titiller les nerfs du lecteur, un dessin d'un réalisme éblouissant aux traits d'un noir ténébreux et une mise en couleur qui excelle dans le rendu des ambiances, vous obtenez forcément une œuvre hors normes à mettre sur le dessus du panier.

Loubrun

 

 

 

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les tomes 1 & 2

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06/09/2017

Intégrale Caroline Baldwin T1 & T2

41tEku0WNNL__SX371_BO1,204,203,200_.jpgsans-titre.png71Mtavg6qkL.jpgAuteur : André Taymans

Éditeur : Paquet

Genre : Détective

160 pages / Tome

Sortie : 24 mai 2017 et 28 juin 2017

 

Avis de l'éditeur :

Caroline Baldwin est l'héroïne d'une série de bande dessinée belge créée par André Taymans en 1996. Elle a connu 16 albums, aujourd'hui regroupés dans une série de 4 Intégrales. Un album inédit verra le jour en octobre 2017.

 

Mon avis :

 Les éditions Paquet ont le plaisir de partager les aventures de Caroline Baldwin, cette policière à contre-courant de l’héroïne classique. Chaque reliure de 160 pages reprend quatre titres de cette série emblématique.

Intégrale 1 : Moon River - Contrat 48-A - Rouge Piscine - La dernière danse

Intégrale 2 : Absurdia - Angel Rock - Raison d’État - La Lagune

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Au milieu des années nonante, Taymans fait partie de la génération marquante des auteurs BD des éditions Casterman, essentiellement au répertoire jeunesse. Il crée Caroline Baldwin pour en constituer une héroïne de saga policière où prime la psychologie des protagonistes au-delà d'une intrigue policière pourtant déjà fortement ancrée. Cette femme apparaît d'entrée de jeu comme étant un peu perdue, dépressive, mélancolique, alcoolique...instable sur le plan amoureux. Et pour couronner le tout, elle ressort de ses enquêtes policières encore plus détruite, s'engouffrant vers l'aval.

Loin du cliché de la blonde américaine, refaite de partout, Taymans dévoile une héroïne comme il le conçoit. Une femme multiculturelle, indienne (de par ses voyages au Canada et autres tribus), aux cheveux courts, plutôt typée...ainsi que marquée de taches de rousseur, qui l'a démarquent nettement.

Prépublié dans "A Suivre", "Moon River" sera tiré à 7000 exemplaires dans la collection "Studio" chez Casterman. L"auteur se focalise sur des décors qui justifient amplement l'intérêt porté par cette nouvelle série. Par contre, Taymans ose ce que d'autres auteurs ne peuvent que fantasmer : il brise les normes! Accumulant les scènes osées et sexuelles, il restreint ainsi son public. Cherchant à bousculer le lecteur, il n'apprécie guère les happy ends!

"Contrat 48-A", le second opus remportera le prix du meilleur album de l'année à Seraing à la "bulle de cristal"...d'autres prix suivront.

Pour le 3ème album, les choses se corsent encore ; D'abord, intitulé Mort d'un nègre", ce titre devient par la suite "Rouge Piscine". Les représentants français refusent de proposer ce titre aux libraires d'où un titre alternatif, pour le moins étrange.

 Un des proches d'André Taymans, son grand-père Robert Beaujean, devient un élément prépondérant durant les aventures de Caroline Baldwin, et ce bien après son décès en 1996. Une figure emblématique pour André, qui s'inspire de lui et de ses nombreux acquis de par les différents métiers de son vivant ( agent d'assurance - publicitaire - vendeur en bureautique...)

Pour le final de l'album "Absurdia", André se remémore ses vols en hélicoptère au dessus de New York, où il tire des photos de Time Square. Et c'est un nouveau tournant, car quelle audace de sa part de créer le doute sur la possibilité que son héroïne ait contracté le virus du VIH... une tournure qui ne lui vaut pas que des amis, mais le début d'"Angel Rock "démarrant sur une citation de Malvaux, tirée de la voie royale, son livre de prédilection durant des années. montre une Introspection de Caroline et ses démons intérieurs, alcool et tendances compulsives...

Le paradoxe étant que plus Caroline touche le fond, plus son auteur jubile, un équilibre dans le déséquilibre parmi les vases communicants. Avec ce titre, Taymans atteint des sommités, peignant des récifs montagneux de toute beauté, et après seulement 15 pages de lecture, le lecteur abasourdit, se sent confronté avec une Caroline, qui a bel et bien contractée le sida. Non sans mal, Caroline décide d'affronter ce mal terrible avec le courage et la détermination d'aller de l'avant. Des pages entières sans scénario, nul besoin, d'ailleurs, tellement le niveau d'émotions est élevée. Le retour du public sera plutôt favorable, consterné par la tournure des événements improbables à leurs yeux.

Enfin, notons que pour le titre "Raison d'Etat", un agent des forces d'intervention Belge propose à Taymans, lors d'une séance de dédicace, de lui détailler le maniement des armes, afin que les aventures de Caroline deviennent nettement plus crédibles sur le plan des armes à feu.

Vous l'aurez compris, ces intégrales représentent une mine d'or pour les admirateurs de l'auteur.

Comme André le stipule fort bien :

"La véritable aventure, il veux la vivre, et de par ses nombreuses destinations, il permet de transmettre à ses lecteurs sa vision de la liberté et sa joie de vivre".

 

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Coq de Combat

04/09/2017

Outcast - tome 4 - sous l'aile du diable

outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017Scénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
144 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : horreur, épouvante

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Kyle Barnes subit les contrecoups des secrets le concernant lui, ses proches, et son passé… En revanche, Kyle et Sydney ont une conversation décisive où des réponses sont apportées… Une conversation qui va TOUT changer. Et en réalité, Kyle n’a jamais été autant en danger que maintenant… Parviendra-t-il à échapper à ce qu’il vit comme une malédiction depuis des années ?

 

"je crois qu'on a tous un peu du diable en nous... T'es pas d'accord ?"

 

 

Mon avis

La tension est à son comble dans ce quatrième épisode. Kyle est retenu prisonnier par Sydney, ce dernier tentant d'en faire son allié. Pourquoi ? Le mystère subsiste même si des bribes d'infos sont distillées dans ce volume 4. Kyle semble être indispensable aux desseins et au destin de Sydney et de la communauté des possédés. Mais au fait ! Sydney est-il vraiment le diable ? Kyle et le révérend ont-ils vraiment le pouvoir d'exorciser ? Quels est la nature des liens qui semblent indéfectibles entre Kyle "le banni" et Sydney "le démon" ? Au fur et à mesure que le voile se lève furtivement sur ces étranges évènements de possession de masse, on se rend compte que Kirkman nous emmène soit sur des fausse pistes soit dans des impasses. Assailli de doutes et de questions sur les desseins des protagonistes, le lecteur est alors encore plus en proie aux frissons et à l'angoisse que procure cette histoire démoniaque.

outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017

Ce genre, thriller horrifique, n'est pas facile à aborder en BD. Parce que, comme au cinéma, la BD montre les choses. A la différence du roman où chaque lecteur imagine son propre univers, la BD impose des images avec lesquelles le lecteur doit composer. Or, tout l'art du genre consiste à suggérer plus qu'a montrer pour mettre les nerfs du lecteur en pelote. Ça, Robert Kirkman et Paul Azaceta le font avec brio. L'ambiance est toujours pesante, l'angoisse transpire de chaque case, et l'alternance entre calme et violence extrême est savamment dosée. Pas de surenchère de monstres ou d'effets spéciaux. Toute l'ambiance étouffante repose sur les dialogues, les attitudes et les comportements des personnages. Le style graphique de Paul Azaceta est à ce titre sublime. Il s'en tient à l'essentiel, montre juste ce qu'il faut et sa mise en scène ponctuée de petites vignettes carrées faisant le focus sur les réactions des personnages ou un détail de la scène, donne un relief intéressant à la narration.

Finalement, je crois que c'est Kirkman le diable en personne et qu'il est train de tous nous posséder avec Outcast !

 

Loubrun

 

 

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Les autres tomes de la série

 

outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017outcast, kirkman, azaceta, breitweiser, delcourt, épouvante, horreur, possession, 8/10, 06/2017

24/08/2017

Shelton & Felter - tome 1 - la mort noire

Shelton et Felter T1.jpgShelton et Felter T1_pl.jpgScénario : Jacques Lamontagne
Dessin : Jacques Lamontagne
Éditeur : Kennes Editions
56 pages
Date de sortie :  23 août 2017
Genre : policier

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Boston, États-Unis, 1924. Isaac Shelton est un ex-boxeur, jeune journaliste à la plume encore mal dégrossie, qui traque le fait divers à la recherche du scoop qui pourrait booster sa carrière. Thomas Felter est quant à lui un libraire d'un certain âge, vivant seul avec ses chats, grand amateur de littérature policière et qui a aiguisé à travers ses lectures un esprit analytique hors du commun. Quand Shelton rencontre Felter, le premier convainc le second de l'aider à résoudre les grands mystères de la ville, ce qui lui permettra de pondre l'article qui fera de lui un journaliste reconnu.
 

" En fait, je pense que ce respectable monsieur est décédé dans ce commerce, là-bas, au second étage."

 

Mon avis

Voilà 10 ans que le Canadien Jacques Lamontagne essaye de faire vivre ce duo de personnages aussi sympathique qu'improbable. Après plusieurs faux départs et une tentative graphique avortée, il saisi la main tendue par les Editions Kennes et se met seul au charbon. Il donne ainsi vie à ses personnages dans un style semi-réaliste et se fend même de réécrire son scénario après être tombé par hasard sur une émission relatant un épisode dramatique survenu à Boston en 1919 : la grande innondation de mélasse. Curieuse histoire que celle de cette citerne de mélasse qui explosa et répandit ses 9 000 000 de litres de sirop dans la ville et provoquant une vingtraine de morts. Ce fait divers surréaliste inspira Jacques Lamontagne qui décida de s'en servir de base pour l'intrigue du premier tome de Shelton & Felter.

 

Qui sont donc ces deux lascars ? Prenez un zeste de Sherlock Holmes, une once d'Hercule Poirot, une grosse louche de Columbo, ajoutez un duo improbable et parfaitement complémentaire, mixez le tout et vous obtenez une équipe de détectives surprenante, drôle et redoutablement efficace.

Isaac Shelton, ancien boxeur en reconversion dans le journalisme, grand gaillard costaud que rien n'effraie, et Thomas Felter, libraire de son état, amateur de romans policier, amis des chats, hypocondriaque, doté d'un sens aigu de l'observation frisant parfois l'extra lucidité. Deux personnages anonymes que tout semble opposer et qui vont se révéler au grand jour par leur complémentarité.

shelton & felter, lamontagne, kennes, policier, humour, 8/10, 08/2017

 

Jacques Lamontagne joue sur l'association de deux personnages que tout oppose. C'est classique mais ça fonctionne à merveille et très rapidement on s'attache à ces deux détectives en herbe qui réussissent à nous épater, nous charmer, nous faire rire et nous faire jouer nous-même à l'enquêteur. Car le petit Felter est très fort, et comme lorsque l'on regarde un Columbo, on se prend au jeu de chercher les indices et de les trouver avant lui. Les plus aguerris à l'exercice y arriveront sans trop de mal, mais le scénario est suffisamment bien ficelé pour maintenir le lecteur en haleine jusqu'au dénouement de l'intrigue. Les détails ne manquent pas et les surprises sont de mise.

Le dessin est tout aussi parfait et je me réjouis même de l'abandon des premiers essais réalisés par Denis Goulet, dont on a un aperçu dans le cahier graphique en fin de volume. Avec un style gros nez et un trait rond, le ton et la cible de cette histoire n'auraient assurément pas été les mêmes. Là, avec ce style semi-réaliste passe partout, Jacques Lamontagne s'adresse plus facilement à tous, tout comme avec le scénario : petits pour le côté comique du duo (aspect qui pourrait même être plus poussé à l'avenir) et grands pour le côté enquête policière et recherche des indices. On ajoute à ce dessin aux décors fouillés une mise en couleur chaleureuse très réussie, et l'on obtient un polar léger et rythmé vraiment plaisant à lire dont on a hâte de retrouver les protagonistes.

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Cette nouvelle série démarre très bien et ce premier tome très engageant et prometteur la fait rentrer directement dans la cour des grands.

 

Loubrun

 

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04/08/2017

L'homme invisible T2

61XXLPWdvAL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71lYspeBzFL.jpgD'après HG Wells

Scénariste : Dobbs

Dessinateur : Christophe Regnault

Éditeur : Glénat

Science-Fiction

Sortie : le 14 juin 2017

Avis de l'éditeur:

 

Sous ses légers bandages se cache un lourd secret...

Alors que le paisible village d Ipen imagine qu il est hanté par un fantôme, Griffin, l Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra...

 

Mon avis :

 

La partie tant attendue dans le tome 1 arrive enfin. En trouvant refuge chez le médecin Kemp, l'homme invisible - Griffin - dévoile genèse de sa transformation.

Au long de quelques pages aux teintes ambrées du souvenir, il explique comment ses recherches l'ont amenées  à transformer un tissu, puis un chat en molécules transparentes...jusqu'à lui-même cesse de refléter la lumière pour le rendre translucide.

Mais bien que détenteur d'un pouvoir presque divin, être invisible a aussi ses imperfections, comme la nudité qui le rend vulnérable aux aléas de la météo.

Pire encore, le Docteur Kemp réalise combien son ancien camarade d'université est devenu fou. Imbu de lui-même, suite à sa transformation sans précédent, Griffin veut asservir le monde sous sa coupe. Faire régner une atmosphère de terreur, et de mort autour de lui. Ce qui est inadmissible pour l'homme de bien qui l'écoute...les desseins de l'un et de l'autre vont alors prendre forme. Entre l'envie de mort de l'un et la course poursuite de l'autre, pour empêcher la folie humaine de prendre de l'ampleur.

Encore un bel ouvrage mêlant teintes ocres, glauques et sépia. Des personnages soigneusement détaillés, des expressions vivantes et un texte riche.

Ce second tome qui clôture ce diptyque est à la hauteur des espérances exigées par un public admirateur de l’œuvre originale.

 

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Coq de Combat

 

 

25/07/2017

Elfes T17 : le sang noir des sylvains

sans-titre.pngPlancheA_304035.jpgScénariste : Nicolas Jarry

Dessinateur : Gianluca Maconi

Éditeur : Soleil

56 pages

Sortie : le 17 mai 2017

Genre : Heroic Fantasy

 

Avis de l'éditeur :

 

Ilaw a sept ans quand ses parents l'abandonnent. C'est à son oncle, un bâtard de Sylvain et de Bleu, capitaine de navire, que revient la tâche de l'élever. Au fil des années, le jeune elfe oublie tout de sa vie dans la forêt. Après plus d'une décennie passée en mer à voguer de port en port, son oncle se fait tuer. Ilaw est alors livré à lui-même.

 
 
Mon avis :
 
Véritable phénomène incontournable de l'univers de l'Heroic Fantasy, Elfes persévère sur sa belle lancée. Nous voici plongés dans un nouvel arc, suite à celui de la Nécromancienne, qui fût porteur de son lot sanguinaire.
 
Nous suivons le parcours d'Ilaw, un jeune sylvain livré par son propre père à son oncle pour le former dés ses huit ans. Des démons intérieurs relativement puissants le consument peu à peu, laissant germer un cavalier sombre qui tente de le dominer.
 
Un long parcours du combattant l'attend, déchiré entre la tentation de céder à ses penchants ou de résister à la folie.
 
D'un point de vue graphique, Gianluca Maconi privilégie les portraits des personnages aux décors plutôt maigres en consistances. Des héros relativement bien dessinés si ce n'est le personnage central, Ilaw, pas gâté pour un sous.
Ses traits approximatifs et son changement omniprésent d'allure, empêchent radicalement de le mettre en valeur.
 
 
 La série Elfes demeure une valeur sûre, tout comme Nains pour les admirateurs de fantasy.
 

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Coq de Combat
 
 
 
 
 

24/07/2017

Urban T4 : Enquête immobile.

urban t4.jpgurban.jpgDessin : Roberto Ricci
Scénario : Luc Brunschwig.
Editeur : Futuropolis.
Sortie : juin 2017
62 pages.
Genre : anticipation.


Résumé.

Après l’attaque terroriste qui a plongée la ville de Monplaisir dans le noir, Springy Fool trouve des boucs émissaires à sacrifier pour calme la foule des plaisanciers. Zacchary est mis à pied pour n’avoir pas tué Ronald, le magicien, coupable idéal du meurtre du petit Neil. Chez lui, grâce à son accès à A.L.I.C.E ,le système d’exploitation de Monplaisir, il mène l’enquête qui l’amène à la naissance même du parc d’attraction…

 

« Dorénavant, les robots devront arborer des signes qui les distinguent des humains !»

Mon avis.

Vous allez me prendre pour un fou, mais pour moi Urban, c’est le game of thrones version anticipation. Plusieurs éléments m’ont fait penser à ce rapprochement osé. Il faut dire que j’avais les batteries cérébrales plutôt vides lors de ma lecture.
La violence d’abords, on ne compte plus les scènes où les morts se ramassent à la pelle. Pour info, mangez léger avant la lecture de ce tome 4. Le sexe ensuite est pour le moins explicite, on ne compte plus les belles poitrines exposées. Certains personnages sont plus que détestables, on ne compte plus les bons névropathes qui jalonnent cet album. On est vite pris d’empathie pour les autres, on ne compte plus les « allez buzz » qu’on a assené pendant la lecture. Notre bon Buzz assigné à résidence, ce qui va lui permettre de lever un coin du voile sur pas mal d’informations statistiquement improbables mais oh combien sensibles.
On reconnait vite la touche Luc Brunschwig qui aime tisser sa toile scénaristique méticuleusement vers l’ultime tome 5 et son dénouement de nœuds gordiens.
Mais que serait Urban sans le dessin du talentueux Roberto Ricci ? Pas grand-chose car c’est lui qui a su installer cet ambiance si caractéristique dans cette ville « divertissement » à la fois resplendissante et crasseuse. Sans oublier un décorum soigné et des personnages très typés, on y voit même des super-héros, c’est vous dire !
Bon pour ma part, il est grand temps que je prenne des vacances pour mon plus grand plaisir.

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Samba.

 

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Les Tomes 1-2 et 3 ICI.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : urban, brunschwig, ricci, futuropolis, 062017, 810 |  Facebook | |