04/08/2017

L'homme invisible T2

61XXLPWdvAL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71lYspeBzFL.jpgD'après HG Wells

Scénariste : Dobbs

Dessinateur : Christophe Regnault

Éditeur : Glénat

Science-Fiction

Sortie : le 14 juin 2017

Avis de l'éditeur:

 

Sous ses légers bandages se cache un lourd secret...

Alors que le paisible village d Ipen imagine qu il est hanté par un fantôme, Griffin, l Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra...

 

Mon avis :

 

La partie tant attendue dans le tome 1 arrive enfin. En trouvant refuge chez le médecin Kemp, l'homme invisible - Griffin - dévoile genèse de sa transformation.

Au long de quelques pages aux teintes ambrées du souvenir, il explique comment ses recherches l'ont amenées  à transformer un tissu, puis un chat en molécules transparentes...jusqu'à lui-même cesse de refléter la lumière pour le rendre translucide.

Mais bien que détenteur d'un pouvoir presque divin, être invisible a aussi ses imperfections, comme la nudité qui le rend vulnérable aux aléas de la météo.

Pire encore, le Docteur Kemp réalise combien son ancien camarade d'université est devenu fou. Imbu de lui-même, suite à sa transformation sans précédent, Griffin veut asservir le monde sous sa coupe. Faire régner une atmosphère de terreur, et de mort autour de lui. Ce qui est inadmissible pour l'homme de bien qui l'écoute...les desseins de l'un et de l'autre vont alors prendre forme. Entre l'envie de mort de l'un et la course poursuite de l'autre, pour empêcher la folie humaine de prendre de l'ampleur.

Encore un bel ouvrage mêlant teintes ocres, glauques et sépia. Des personnages soigneusement détaillés, des expressions vivantes et un texte riche.

Ce second tome qui clôture ce diptyque est à la hauteur des espérances exigées par un public admirateur de l’œuvre originale.

 

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Coq de Combat

 

 

25/07/2017

Elfes T17 : le sang noir des sylvains

sans-titre.pngPlancheA_304035.jpgScénariste : Nicolas Jarry

Dessinateur : Gianluca Maconi

Éditeur : Soleil

56 pages

Sortie : le 17 mai 2017

Genre : Heroic Fantasy

 

Avis de l'éditeur :

 

Ilaw a sept ans quand ses parents l'abandonnent. C'est à son oncle, un bâtard de Sylvain et de Bleu, capitaine de navire, que revient la tâche de l'élever. Au fil des années, le jeune elfe oublie tout de sa vie dans la forêt. Après plus d'une décennie passée en mer à voguer de port en port, son oncle se fait tuer. Ilaw est alors livré à lui-même.

 
 
Mon avis :
 
Véritable phénomène incontournable de l'univers de l'Heroic Fantasy, Elfes persévère sur sa belle lancée. Nous voici plongés dans un nouvel arc, suite à celui de la Nécromancienne, qui fût porteur de son lot sanguinaire.
 
Nous suivons le parcours d'Ilaw, un jeune sylvain livré par son propre père à son oncle pour le former dés ses huit ans. Des démons intérieurs relativement puissants le consument peu à peu, laissant germer un cavalier sombre qui tente de le dominer.
 
Un long parcours du combattant l'attend, déchiré entre la tentation de céder à ses penchants ou de résister à la folie.
 
D'un point de vue graphique, Gianluca Maconi privilégie les portraits des personnages aux décors plutôt maigres en consistances. Des héros relativement bien dessinés si ce n'est le personnage central, Ilaw, pas gâté pour un sous.
Ses traits approximatifs et son changement omniprésent d'allure, empêchent radicalement de le mettre en valeur.
 
 
 La série Elfes demeure une valeur sûre, tout comme Nains pour les admirateurs de fantasy.
 

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Coq de Combat
 
 
 
 
 

24/07/2017

Urban T4 : Enquête immobile.

urban t4.jpgurban.jpgDessin : Roberto Ricci
Scénario : Luc Brunschwig.
Editeur : Futuropolis.
Sortie : juin 2017
62 pages.
Genre : anticipation.


Résumé.

Après l’attaque terroriste qui a plongée la ville de Monplaisir dans le noir, Springy Fool trouve des boucs émissaires à sacrifier pour calme la foule des plaisanciers. Zacchary est mis à pied pour n’avoir pas tué Ronald, le magicien, coupable idéal du meurtre du petit Neil. Chez lui, grâce à son accès à A.L.I.C.E ,le système d’exploitation de Monplaisir, il mène l’enquête qui l’amène à la naissance même du parc d’attraction…

 

« Dorénavant, les robots devront arborer des signes qui les distinguent des humains !»

Mon avis.

Vous allez me prendre pour un fou, mais pour moi Urban, c’est le game of thrones version anticipation. Plusieurs éléments m’ont fait penser à ce rapprochement osé. Il faut dire que j’avais les batteries cérébrales plutôt vides lors de ma lecture.
La violence d’abords, on ne compte plus les scènes où les morts se ramassent à la pelle. Pour info, mangez léger avant la lecture de ce tome 4. Le sexe ensuite est pour le moins explicite, on ne compte plus les belles poitrines exposées. Certains personnages sont plus que détestables, on ne compte plus les bons névropathes qui jalonnent cet album. On est vite pris d’empathie pour les autres, on ne compte plus les « allez buzz » qu’on a assené pendant la lecture. Notre bon Buzz assigné à résidence, ce qui va lui permettre de lever un coin du voile sur pas mal d’informations statistiquement improbables mais oh combien sensibles.
On reconnait vite la touche Luc Brunschwig qui aime tisser sa toile scénaristique méticuleusement vers l’ultime tome 5 et son dénouement de nœuds gordiens.
Mais que serait Urban sans le dessin du talentueux Roberto Ricci ? Pas grand-chose car c’est lui qui a su installer cet ambiance si caractéristique dans cette ville « divertissement » à la fois resplendissante et crasseuse. Sans oublier un décorum soigné et des personnages très typés, on y voit même des super-héros, c’est vous dire !
Bon pour ma part, il est grand temps que je prenne des vacances pour mon plus grand plaisir.

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Samba.

 

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Les Tomes 1-2 et 3 ICI.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : urban, brunschwig, ricci, futuropolis, 062017, 810 |  Facebook | |

21/07/2017

Dragon Ball Z - 7ème partie : le réveil de Majin Boo T6

61mMXZRj+0L__SX321_BO1,204,203,200_.jpgMajin_buu_2.pngAuteur : Akira Toriyama

Éditeur : Glénat

176 pages - Arts Martiaux

Collection Shônen

Sortie : le 7 juin 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Le sacrifice de Végéta a été vain : Majin Boo a ressuscité ! Babidi se sert alors de la puissance du djinn pour retrouver Piccolo, Goten et Trunks afin de se venger.

 

Mon avis :

Nous y voici! Le règne de Majin Boo démarre! Vegeta a néanmoins tenté le tout pour le tout, se faisant exploser littéralement, augmentant son potentiel énergique jusque dans ses retranchements...Le prince des saiyans s'est sacrifié, comme l'aurais fait autrefois, Goku... et pourtant ce diable de Boo se recompose à partir de rien...

Entretemps, Piccolo, Goten et Trunks se réfugient chez Dendé, le très-haut, observant le triste spectacle de loin.

Goku reprend quelques forces après son douloureux combat face à Vegeta, et vu la situation on ne peut plus catastrophique, annonce la triste nouvelle à tous : Gohan et Vegeta sont morts, tués lors de l'affrontement avec Majin Boo.

Il ne reste alors qu'une hypothèse envisageable : la fusion! Fusion qui ne peut être efficace et complète qu'entre deux individus de même gabarit et de niveau semblable. Trunks et Goten feront l'affaire.

La journée de sursis parmi les vivants accordée à Goku s'achève à grand pas...La relève devra prendre place par Piccolo, qui peaufinera la fusion des garçons.

Par contre, en bas, le monde vit presque ses derniers instants. Babidi et Majin Boo saccagent à tout-va!

La fin du tome nous permet de savourer la 3ème transformation de Goku qui cherche à intimider Majin Boo.

Comme toujours, on se délecte face au concept de Toriyama, l'étendue de son univers, son aspect humoristique et tragique.

Un Must incontournable!

 

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Coq de Combat

06/07/2017

Btooom T21

61ffgoMO0mL__SX359_BO1,204,203,200_.jpgPlancheA_305455.jpgAuteur : Junya Inoue

Éditeur : Glénat

Genre : Survival

194 pages

Sortie : le 7 juin 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

Iida et Perrier mettent enfin en oeuvre leur plan d attaque. Pour neutraliser Tyrannos Japan, Iida trafique le serveur de l entreprise. Malheureusement, il tombe dans le piège posé par Tomiyo, la subordonnée de Schwaritz... Sur l île, Himiko et Sakamoto sont au bord du gouffre. Cependant, au moment où Ryota s apprête à accepter sa triste réalité, l inattendu se produit... De son côté, Kira est toujours à la recherche de Sakamoto. Il parvient lui aussi à la forteresse, où il sème le désordre. La question est : comment se fait-il qu il ait tant gagné en désir de vaincre et en puissance de frappe ?!

 

Mon avis :


Pris au piège par le duo Seishiro et kenya, Ryota & Himiko doivent se donner en spectacle devant ceux-ci. Prouvant que leur amour est plus fort que tout, ils démontrent leur foi et ne succombent pas à la peur de leurs tyrans.

Situation qui déplaît à Seishiro, celui qui tire les ficelles. Tout proche et déterminé d'en terminer avec Ryota, notre héros ne doit son salut que par l'intervention miraculeuse de Kosuke, armé jusqu'aux dents.

Un deal se met en place entre Ryota jouant le tout pour le tout, avec Seishiro dans l'espoir de contrecarrer les ardeurs du jeune mais coriace Kosuke.

Ce 21ème opus ne place pas idéalement Ryota sous son meilleur profil : tenu prisonnier, Himiko toujours aux mains de l'ennemi, et qui plus est un Kosuke plus déterminé que jamais semblent être autant d'éléments à jongler pour un mieux.

Le fil conducteur se veut crédible car la fatigue et la faim manquent cruellement, ce qui confirme l'handicap visible de Ryota. Les autres protagonistes tout aussi affamés marquent un grand coup grâce à leur quantité de munitions (en l’occurrence leurs BIM) et un second souffle qui émerge par saccades. Réaliste comme le serait un combat acharné entre deux boxeurs, l'un prenant l'ascendant sur l'autre puis vice versa.

 

En parallèle, nous suivons la rébellion de Monsieur Ida, qui aidé par une tierce personne, prend en otages les responsables de ce jeu de la mort. De grands pontes actionnaires et autres financiers sans scrupules qui s'en mettent plein les poches par le processus de Btooom.

Les scènes d'action, par contre deviennent rébarbatives. Ryota vs Kosuke apparait pour la énième fois, on espère vivement voir un macchabée pour de bon. Peut-être qu'à force de s'affronter, ils deviennent partenaires pour la suite des événement.

Nobutaka n'apparait pas la moindre seconde dans ce tome, espérons également qu'il fasse rapidement son grand retour!

 

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Coq de Combat

 

 

04/07/2017

La légende lama blanc T3 : le royaume sous la terre

sans-titre.png81vzcNkWBFL.jpgScénariste : Alejandro Jororowsky

Dessinateur : Georges Bess

Éditeur : Glénat

48 pages - mystique

Sortie : le 31 mai 2017

 

 

Avis de l'éditeur :

 

Dans son temple au sommet de l'Himalaya, l'esprit de Gabriel le lama blanc vient annoncer une grande nouvelle à ses fidèles : le tyran Chuan-Lao a été assassiné ! Pour autant, le cauchemar n'est pas fini... Car en secret, Hitler et son groupe de nazis cherchent à atteindre les profondeurs de la Terre où se niche une imposante et terrifiante armée, prête à se déverser sur le monde. Seul le Führer a le pouvoir de les réveiller. Le destin du Tibet est-il d'ores et déjà scellé ?

 

Mon avis :

 Des soldats chinois belliqueux exterminent sans pitié les moines issus du monastère sacré. A la recherche du Dalaï Lama, ils se montrent d'une extrême violence face à ceux qui suivent les pas sacrés du Saint homme.

Au même moment, à l'école anglaise de Lhassa, les comptes se règlent : la vieille Léna relate les raisons de son handicap comme quoi 40 soldats l'ont violées en lui laissant des marques à vie. ( avec en prime, une bouteille de whisky introduite complète dans le vagin...)

Alors que dans les montagnes d'Agharta, le roi Lemuriel, aidé des siens kidnappe Hitler ( et oui, le führer avant l'apocalypse), sachant que d'après les oracles, il serait le lien de passage vers un autre monde!

 On a droit ici a du Jodo comme on les aime : melting pot de religion, de mysticisme, de cruauté sanglante, de protagonistes fous,  d'incompréhension qui ne deviennent perceptibles que dans sons univers ainsi que d'un sens pointu d'humour noir!

Le führer, dans tous ses états, à l'aube de son éveil...sauf qu'ici, il ne doit son salut que par des êtres maléfiques qui lui donnent plein pouvoir afin de : non exterminer des juifs mais bel et bien l'humanité tout entière.... il ne fait plus dans la dentelle, il décide de vouloir saccager le monde entier et de s'élir Dieu en personne. Un monologue de légende est à noter : "la mort est mon chien!"

Bref, ceux qui ignorent la marche à suivre d'Alejandro Jodorowsky risquent de le prendre d'un drôle d’œil, ne sachant si ils ont affaire à un fou, un illuminé ou un visionnaire.(voire les trois simultanément)

Considéré comme l'un des auteurs les plus prolifiques, sa marque de fabrique reste perceptible à mille lieues!

On se régale par la splendeur de ses idées aussi raffinées qu'insolites.

Médium, cinéaste, avant-gardiste, le génie de quasi 90 ans continue à nous surprendre, et à nous titiller notre inconscient!

Le secret de ses œuvres proviennent d'une vie bien menée, au travers de nombreux projets, défis et voyages...sans parler de ses rencontres avec les shamans, les psychotropes hallucinogènes et les femmes car même si le sexe n'apparait pour ainsi dire pas dans ce titre, c'est une ode à de nombreuses de ses pépites littéraires et cinématographiques.

 

Merci l'Artiste avec un grand A! comme Astronomique!

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Coq de Combat

 

23/06/2017

Le train des orphelins - tome 8 - Adieux

train des orphelins T8.jpgtrain des orphelins T8_pl.jpgScénario : Philippe Charlot
Dessin : Xavier Fourquemin
Éditeur : Bamboo
48 pages
Date de sortie :  10 mai 2017
Genre : western, Histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Les femmes du train prennent le pouvoir.

Lisa a été élue maire de Cowpoke Canyon par acclamation. Elle désigne la veuve Goswell comme shérif. Au grand désespoir du petit Joey, Lisa se laisse courtiser par le beau Lee, venu construire la maison des orphelins. Mais Lee imagine déjà Lisa en épouse soumise. C’est bien mal la connaître !

Soixante-dix ans plus tard, le vieux Joey a pris la route du Connemara, à la rencontre de la petite Louisa. Il est accompagné par la lumineuse Aileen, dont il continue à douter de l’existence réelle. Devant la situation préoccupante de Louisa, Joey voit un signe envoyé par Lisa et un sens à donner à son histoire.

 

 

"La maison des orphelins qu'elle appelle ça ! C'est bien une idée de femmede gaspiller de l'argent la dedans!"

 

 

Mon avis

Terminus pour ce train qui nous a fait voyager un peu dans le temps et croiser des personnages vraiment attachants. Comme je le disais dans ma chronique du tome 7, le ton de ce dernier cycle est moins enlevé et moins enjoué qu'au début de la série. C'est normal, et surtout très cohérent sur le plan du scénario puisque sur ces huit albums, les personnages ont évolué, grandi et vieilli. Le récit est toujours divisé en deux : d'un côté le petit Joey facétieux et plein d'entrain évoluant aux côtés de la généreuse Lisa et de l'impétueuse Mme Goswel, et d'un autre côté le vieux Joey, seul avec sa mélancolie et ses souvenirs. Ces passages Irlandais contrastent à tout point de vue avec la jeunesse de Joey dans la poussière et la chaleur de Cowpoke Canyon. Le temps ne semble pas se dérouler à la même vitesse, mais qu'importe, puisque Joey a trouvé dans ce pays pluvieux et verdoyant de quoi lui redonner le sourire et la joie de vivre. Comme quand il était petit.

Très belle fin pour cette série d'aventure dont les auteurs ont su maintenir une qualité égale durant huit albums. Qualité que l'on doit à cette belle galerie de personnages attachants et hauts en couleur, aux dialogues enlevés et percutants, à ce savant équilibre entre humour et émotion, à ce dessin semi-réaliste efficace tant dans les mises en scène que dans l'expression des personnages, et à ce sens de la narration qui fait que chaque album nous offre de vrais moment d'évasion.

A l'issu de cet ultime tome, souhaitons un bon repos à Joey, ainsi qu'a ses auteurs. Mais pas trop longtemps hein, parce que si vous avez en tête d'autres belles histoires comme ça, ne trainez pas trop pour nous les faire lire :-)

Loubrun

 

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 Les autres tomes de la série

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19/06/2017

Jour J T28 : L'aigle et le Cobra

sans-titre.pngPlancheA_303591.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur et Coloriste : Fafner

Éditeur : Delcourt Série B

64 pages

Genre : Historique romancé

Sortie : le 3 mai 2017

 

Avis de l'éditeur :

 Menacée par une armée égyptienne menée par Antoine et Cléopâtre, Rome envoie Brutus pour convaincre Jules César d'aller vers les envahisseurs pour négocier. Aujourd'hui aveugle et retiré des affaires du monde, César accepte sans ignorer que Rome reste aux mains de Pompée, son éternel rival, et qu'il devra probablement affronter toutes les traîtrises, y compris celles de ses plus intimes alliés.

Mon avis :

Notons tout d'abord que ce 27ème tome se déroule en parallèle avec le volume 23 "La République des Esclaves", il est donc judicieux de commencer lecture de manière chronologique.

L'action se déroule en 50 AV JC, où nous retrouvons Jules César faisant reparler de lui, malgré sa cécité et le fait qu'il se soit retiré des affaires. Tacticien dans l'âme, il servira de négociateur envers les forces égyptiennes.

Deux protagonistes se démarquent de bout en bout, à savoir César et Cléopâtre.

César grâce à ses talents stratégiques et politiques, son sens irréprochable des affaires, et son humour noir, qui en surprendra plus d'un par certaines répliques qui valent le détour.

La belle Cléopâtre aussi élégante que morbide joue également les troubles fêtes. Posant telle une muse, la Reine est aussi attirante que diabolique.

Les personnages secondaires, quant à eux, ne rayonnent pas au firmament, restant davantage dans l'ombre qu'à la lumière.

La touche graphique de Fafner régale par des paysages de toute beauté. Vues aériennes, profondeur de champ, soin du détail, autant d'éléments qui justifient amplement le talent du dessinateur. La course de chars et les éternels combats valent réellement le détour!

Malheureusement, les visages des héros manquent cruellement de précision, c'est essentiellement le point négatif de l'ouvrage.

Mais de toute évidence, ce 28ème opus est l'un des meilleurs numéros de la série à ce stade.

Deux tomes sortiront prochainement coup sur coup.(le prince des ténèbres et le Dieu vert)

 

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Coq de Combat

16/06/2017

Bleu pétrole

bleu pétrole, Morizur, Montgermont, bamboo, grand angle, histoire, mer, amoco cadiz, pétrolier, naufrage, marée noire, famille, 8/10, 04/2017bleu pétrole, Morizur, Montgermont, bamboo, grand angle, histoire, mer, amoco cadiz, pétrolier, naufrage, marée noire, famille, 8/10, 04/2017Scénario : Gwenola Morizur
Dessin : Fanny Montgermont
Éditeur : Bamboo
87 pages
Date de sortie :  avril 2017
Genre : drame, histoire, société

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Le combat d’un homme pour que les pollueurs soient les payeurs.

16 mars 1978 : le pétrolier Amoco Cadiz s’échoue sur les rochers de Portsall, dans le Finistère. 220 000 tonnes de pétrole brut sont déversées sur près de 400 kilomètres de côtes bretonnes, provoquant l’une des plus grandes marées noires du siècle. Léon, le maire de la petite commune, décide de poursuivre les responsables et engage la lutte contre la firme propriétaire du chargement de l’Amoco, jusqu’aux procès aux États-Unis qui durera quatorze ans. À ses côtés, sa fille Bleu vit de plein fouet la catastrophe et s’en fait le témoin. Elle nous livre ses souvenirs : leur vie de famille et les liens qui les unissent. L’espoir. La persévérance. Bleu Pétrole est leur histoire.

 

"Juste cette immense carcasse flottante et ses plaintes de métal, lancinantes ..."

 

 

Mon avis

Le naufrage de l'Amoco Cadiz et la marée noire qui en a découlé est aujourd'hui encore considéré comme l'une des pires marées noires de l'histoire. C'est aussi la catastrophe qui aura fait "bouger les choses". Après le drame, les sémaphores de l'Aber Wrach et Molène furent modernisés et notamment équipés de radars, le système de prise en charge des navires en détresse fut entièrement repensé et amélioré, la lutte contre les pavillons de complaisance fut plus active, tout comme la chasse aux navires en mauvais état. Ce naufrage aura également fait bougé les choses au plan juridique, grâce à l'obstination du maire de la petite commune de Ploudalmézeau sur les rochers de laquelle le pétrolier s'est fracassé en ce sombre 16 mars 1978. Ce petit paysan Breton du Finistère qui aura mené un combat 14 ans durant contre les gigantesques compagnies pétrolières en mettant en place des structures et en fédérant les élus, a posé les fondations du principe du "pollueur / payeur" et permis l'existence d'organismes tels que Vigipol, qui, à défaut de pouvoir empêcher les catastrophes de se produire, offre les moyens d'y faire face et de mener des actions en justice efficaces contre les pollueurs.

 

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J'avais 10 ans à l'époque de la catastrophe et je me souviens parfaitement de l'émotion qu'avait suscité alors ce drame. Mon monde a changé de couleur ce jour là, quand j'ai vu pour la première fois des images d'oiseaux figés dans des postures affreuses, et quand j'ai compris que ce pétrole qui servait à nous emmener tous les étés sur les côtes bretonnes, pouvait aussi tuer. Pendant des années après, et loin du lieu du drame sur les plages des côtes d'Armor et d'île et Vilaine, on tombait souvent en creusant des trous dans le sable sur des boulettes de "goudron", comme on disait à l'époque. Comme nous le rappelle en préambule Gwénola Morizur, la scénariste et petite fille d'Alphonse Arzel, le maire du village, "n'importe quel Breton peut vous dire où il se trouvait et ce qu'il faisait le jour du naufrage de l'Amoco Cadiz".

Gwénola Morizur ne nous raconte pas l'histoire de ce naufrage, mais l'histoire de sa famille qui a vécu de près le drame et qui est devenu l'acteur principal de la gestion de cette catastrophe. Pour son récit elle change les noms et se permet quelques toutes petites libertés sur son histoire familiale faisant là une fiction basée sur une solide documentation. Elle nous raconte avec simplicité et sensibilité l'ascension politique de son grand-père, le soutien indéfectible de sa famille dans sa lutte difficile contre l'ogre pétrolier, et c'est avec beaucoup d'admiration mêlé de respect que l'on suit l'intimité de cette famille solide et unie.

Cet album est une magnifique chronique sociale, ode à la famille, ode à la lutte pour la justice, ode à la défense de l'environnement, ode à l’opiniâtreté et allégorie de David contre Goliath.

bleu pétrole, Morizur, Montgermont, bamboo, grand angle, histoire, mer, amoco cadiz, pétrolier, naufrage, marée noire, famille, 8/10, 04/2017

Le dessin de Fanny Montgermont, aux teintes aquarelles douces, renforce le réalisme du récit et rend parfaitement les atmosphères et les ambiances. Je suis tombé en arrêt devant la double page effroyablement envoûtante du naufrage, ou l'on voit le tanker brisé en deux, le château arrière arc-bouté contre les déferlantes tandis que la partie avant se laisse caresser par les vagues s'échouant sur le pont, laissant l'eau filer tranquillement d'un bord à l'autre. Et pendant que le blanc des écumes attire l’œil, le noir visqueux se répand inéluctablement des entrailles du monstre de fer et mange peu à peu le vert émeraude de la mer. Une double page à la beauté terrifiante où l'on a l'impression d'assister, impuissant, à la fin d'un monde et qui finit par vous faire monter les larmes aux yeux.

Bleu pétrole est à lire pour se souvenir, pour voir le chemin parcouru depuis ce drame, et pour honorer la mémoire d'Alphonse Arzel.

 

Loubrun

 

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17 mars 1978

06/06/2017

Oms en série - tome 3 - La vieille-Terr

OMS en série T3.jpgOMS en série T3_pl.jpgScénario : Jean-David Morvan
Dessin : Mike Hawthorne
Éditeur : Ankama
48 pages
Date de sortie :  avril 2017
Genre : science-fiction, adaptation

 

 

 

Présentation de l'éditeur

La suite et fin du triptyque Oms en série, signé Jean-David Morvan et Mike Hawthorne !

Le Continent Sauvage. Désormais loin des Draags, les Oms se reconstruisent. De nouvelles terres, une nouvelle ville, un nouvel espoir… Soudain, l’alerte retentit, un intrus s’approche : c’est Tiwa. Terr ne l’a pas revue depuis qu’il s’est enfui, il y a des années de ça. Il lui conte alors l’épopée des Oms, qui est loin d’être terminée... car des vaisseaux Draags chargés de missiles foncent droit sur eux !

 

 

résumé du tome 2

 

Terr a grandi. Il a pris la tête des Oms libres et a guidé la construction de leur cité clandestine, à l'abri des Draags qui les maintenaient en captivité. Dans ce refuge souterrain se joue l'émancipation de leur espèce : pour atteindre le continent presque vierge d'où leurs anciens maîtres lancent leurs navettes spatiales, les Oms construisent d'immenses navires et préparent la conquête d'un nouveau territoire. Mais les événements s'accélèrent lorsque les Draags repèrent la tanière de ceux qu'ils considèrent encore comme des animaux de compagnie...

 

"Nous ne devons plus de comptes qu'à nous mêmes, mais nous ne pouvons plus compter que sur nous mêmes... "

 

 

Mon avis

Alors que sort enfin le troisième et dernier volume de cette adaptation magistrale de l'oeuvre non moins magistrale de Stephan Wul, je m'aperçois que nous avons omis de chroniquer le tome 2 sorti en 2014. Je me vois donc dans l'obligation de me confondre en excuses, d'autant que cette série, avec le triptyque Niourk, est peut-être une des plus réussies de la collection des univers de Stefan Wul. Ceci étant, cet oubli n'est pas si dramatique, car ces trois albums forment un tout indissociable et je vous invite à en apprécier la lecture dans son ensemble.

Cet ultime volume conclu de manière brillante cette histoire qui voit l'espèce humaine passer du statu d'animal de compagnie à celui de civilisation moderne, maitrisant la technologie de ses anciens maitres. Ce dernier tome est le pendant de la dernière partie du livre et montre la civilisation Oms très évoluée, prête à chercher une nouvelle planète où vivre. La narration originelle étant respectée – plusieurs années séparent chaque album - le personnage principal, Terr, prend une dimension quasi messianique au fil du récit.

Les thématiques abordées dans cette histoire écrite en 1957 sont encore d'actualité et semblent même intemporelles : la décadence des civilisations, la lutte contre l'asservissement, la quête des origines, l'autonomie des peuples, le pouvoir de la technologie... autant de thèmes où se mêlent politique, idéologie, philosophie, religion, tout ce qui fait le sel de la vie.

Le dessin de Mike Hawthorne et la belle mise en couleur d'Isabelle Rabarot contribuent grandement à la qualité de ce triptyque. Dans une mise en scène cinématographique aérée, l'auteur américain nous emmène rapidement à l'essentiel et arrive à créer une ambiance SF à la fois moderne et légèrement surannée.

Je le redis, Oms en série est, avec le triptyque Niourk, la plus belle adaptation des romans de Stefan Wul.

 

 

 Loubrun

 

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les tomes 1 et 2

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