13.05.2012
BRAVO LES BROTHERS

Dessin & scénario : André Franquin
Editions Dupuis
Collection « Dupuis patrimoine »
Sortie : 06/04/2012
88 pages
Prix conseillé : 24,00 €
ISBN : 9782800151687
Aventures, Humour
Résumé (de l’éditeur) : Qu'offrir à Fantasio pour son anniversaire ? Gaston a trouvé une réponse à la hauteur de son légendaire talent pour créer des catastrophes : il lui a dégoté un trio de singes savants ! De quoi rendre mémorable cette rencontre rare entre l'univers de Gaston et celui de Spirou et Fantasio.
Mon avis : Je cite les éditions Dupuis dans sa présentation de ce livre événement :
« Pour la première fois, "Bravo les Brothers" bénéficie d'une édition digne de "l'histoire favorite d'André Franquin". Une version recolorisée, augmentée de dessins inédits, commentée par José-Louis Bocquet et Sergio Honorez, avec la participation d'Isabelle Franquin, la fille de l'auteur. On y découvre tout le talent graphique de Franquin dans les fac-similés des planches originales, et un commentaire planche à planche, dans une version remastérisée par Frédéric Jannin. »
Le décor est planté ! Cinq ans après le décès d’André Franquin, l’aura du génial dessinateur ne fait que grandir. Bientôt, sa cote de popularité, tant dans le cœur des lecteurs que des collectionneurs de bandes dessinées, vaudra bien celle de son illustre prédécesseur Hergé. La sortie de l’album « Gringos Locos » de Schwartz et Yann (qui parle du voyage de Jijé, Franquin et Morris aux Etats-Unis et au Mexique en 1948-1949) et la polémique qui a précédé sa sortie, fait partie de cet important courant d’intérêt et de sympathie pour l’œuvre de Franquin. C’est d’autant plus remarquable qu’en général la mort d’un artiste est suivie par une période de « purgatoire » d’une bonne dizaine d’années. Le public se désintéresse un peu de l’œuvre pour mieux revenir vers celle-ci par après. Jijé en est la victime actuellement mais ce n’est pas du tout le cas de Franquin. C’est ce qui caractérise les tout grands ! Tout cela pour dire que Dupuis a vraisemblablement senti venir le vent et en a profité pour revisiter ses archives et nous sortir une petite pépite, une perle qui n’avait jamais été publiée à ce jour en album. « Bravo les Brothers » est parue initialement dans le journal de Spirou à partir du n°1435 daté du 14 octobre 1965. La publication va s’étaler jusqu’au n°1455 du 3 mars 1966.Il s’agit de la seule histoire où Spirou et Gaston cohabitent dans le même récit. Gaston y fait en réalité une courte apparition. C’est lui qui est à l’origine de l’arrivée des Brothers à la rédaction du journal de Spirou. Mais en fin de compte, il reste très zen devant les événements alors Fantasio, De Mesmaeker, Boulier et Spirou lui-même deviennent rapidement hystériques devant le bordel énorme provoqué dans la rédaction par le trio des singes savants.
L’histoire est très drôle. On retrouve l’humour ravageur de Franquin ainsi que son « coup de patte » au niveau du dessin. Je ne vais pas aller dans le détail. Franquin, c’est comme l’œuf de Christophe Colomb. Tous les vrais amateurs de BD connaissent ! Cette histoire est courte, elle fait une vingtaine de planches. A la suite, vous aurez droit aux commentaires d’usage en vis-à-vis des planches originales en noir et blanc. Très instructif!
Cet album risque de devenir rapidement une pièce que tout amateur de bandes dessinées se devra de posséder chez lui. C’est un bel album qui vaut vraiment le détour!
Graphisme : 9,0/10
Scénario : 9,0/10
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (0) | Tags : capitol, bravo les brothers, franquin, dupuis, 910, aventures, humour, 042012 |
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12.05.2012
GRINCOS LOCOS -Tome 1.
Dessin : Schwartz – Scénario : Yann
Editions Dupuis
Collection « Dupuis Grand public »
Sortie : 04/05/2012
52 pages
Prix conseillé : 15,50 €
ISBN : 9782800153001
Aventures, Humour
Résumé (de l’éditeur) : Le périple de Jijé, Morris et Franquin à travers les Etats-Unis et le Mexique. Inquiet de l'avancée du communisme en Europe, Jijé décide de quitter le vieux continent avec sa famille. Franquin et Morris ayant décidé de le suivre, tout ce petit monde débarque à New York en 1948. Ayant acquis une veille Ford Hudson, ils sillonnent les Etats-Unis de la côte est à la côte ouest, dans l'espoir de se faire engager par les studios Disney. Peine perdue, en cette période où Disney licenciait plus qu'il n'embauchait. Voyant son visa touristique expirer, Gillain décida de s'installer quelques mois au Mexique avec sa famille, bientôt rejoint par Franquin et Morris.
Mon avis : C’est probablement l’album de bandes dessinées le plus attendu de ce début d’année. Bien avant sa sortie, il a déjà fait parler de lui. Prépublié dans le journal Spirou dans le courant de la l’année 2011, ce n’est que quelques semaines avant sa sortie initiale en janvier 2012 qu’à éclaté la polémique. Les ayant-droits de Jijé et de Franquin s’opposaient à la sortie de l’album, celui-ci ne reflétant pas l’exacte vérité de ce périple aux Amériques…Faut-il envoyer au pilon pour autant près de 45.000 albums ? La sortie est postposée « sine die » dans un premier temps. En coulisses, les éditions Dupuis temporisent et négocient probablement tiraillées entre les familles et les auteurs de l’ouvrage. Ce n’est pas n’importe qui ! Schwartz et Yann, après leur retentissant succès du « Groom vert de gris », s’attaquent au récit picaresque des aventures américaines de trois monuments de la BD franco-belge pour un album qui doit faire date. Les ayant-droits ont d’autre part leur mot à dire sur les droits de parution exploités par Dupuis. Jijé, Franquin et Morris, ce n’est pas rien comme tirages. Il ne faut surtout pas se les mettre à dos…
En fin de compte, après avoir discuté, la raison va triompher. Même si, dès le départ de l’album, les auteurs annonçaient la couleur : « Ce récit est une œuvre de pure fiction, toute ressemblance avec des événements ou des personnages ayant existé ne saurait être que pure coïncidence…Toutefois, les auteurs tiennent à remercier pour leurs précieux témoignages sur ces pures coïncidences :…. » Très humoristique comme mise au point préalable mais je comprends que cela ait quelque peu coincé auprès des familles concernées par leurs glorieux géniteurs…Cela n’a pas fait rire tout le monde…Pour rattraper le coup et faire baisser la pression, Dupuis se fend d’un « avertissement au lecteur » imprimé sur une petite feuille volante. En quelques mots, l’éditeur explique qu’il s’agit « d’une simple fiction bien qu’inspiré de personnages ayant existés ». « Les personnages principaux de l’histoire doivent avant tout à la libre interprétation des narrateurs ». « Les proches parents des personnalités ayant servis de modèle estiment ne pas y reconnaître ceux-ci… ».En fin d’album, un document de 10 pages, réalisé en collaboration avec les familles Gillain et Franquin, sous le titre « Droit de réponse et quelques questions », a pour but de remettre cet aventure dans le contexte du point de vue des familles. Benoît Gillain témoigne sur ce voyage effectué l’année de ses 10 ans.
Il remet certaines choses en place, défend la mémoire de son père. Ce n’était pas un impulsif, raciste, primitif et stupide, ni une grenouille de bénitier comme le laisse penser l’album. Pas du genre à dénigrer la Belgique, l’Europe ou de parler de la vermine communiste. Pour Benoît Gillain, son père était un humaniste tolérant qui avait des principes. Il ne portait pas de béret, pas de bretelles, et encore moins de « marcel »…Je vous conseille de lire attentivement cette brochure illustrée de photos de famille prises pendant le voyage C’est très instructif et permet de se faire une idée réelle des tenants et des aboutissants de cette affaire. Je pense pour en terminer que les éditions Dupuis l’ont joué finement, ont bien manœuvré pour s’en tirer à moindre frais et pour faire de telle manière que cette album sorte à avec l’accord de tous. En fin de compte, c’est le lecteur qui en sort gagnant. Il peut se faire une idée précise de l’ouvrage et prendre du plaisir à la lecture. Car il s’agit bien d’un excellent album, polémique mise à part.
Si vous avez aimé « le groom vert de gris », vous allez aimer ce « Gringos locos ». Bien sûr, c’est caricatural, les auteurs en ont fait « des masses ». Par moment, c’est de la grosse farce. Le tout est souligné par un vocabulaire imagé et plein de truculence à la sauce « brusseleer ». Mais cela fait partie aussi de la légende, puisque cette tranche de vie de ces auteurs de bandes dessinées, et pas n’importe lesquels, fait un peu partie de la légende qui est en train de se construire. Il y a beaucoup d’imprécisions mais est-ce franchement important? C’est le ressort de la légende !…
Je trouve que les auteurs rendent les personnages principaux très sympathiques et racontent un épisode qui va probablement être pour eux une expérience pour la vie, qui va aussi influencer leur façon de voir le monde, de travailler. Par exemple, Franquin n’était pour ainsi dire jamais sorti de chez lui! Cet album est pour moi un vrai bol d’air et une histoire pleine d’humour et de poésie. En tant que lecteur, j’ai vraiment pris mon pied. C’est inventif, délirant par moment, rudement bien torché ! Le dessin est extraordinaire. Une ligne claire très détaillée et très efficace. Le scénario, on a en assez parlé. Très bien pour la forme narrative, à prendre avec du recul pour la réalité historique.
Bon assez radoté ! Achetez-le ! C’est réellement un des bons albums du premier semestre. Vite, la suite…Le second tome est annoncé dans l’album, alors il ne faut pas bouder son bonheur…
Graphisme : 9,0/10
Scénario : 9,0/10
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (0) | Tags : capitol, gringos locos, schwartz, yann, dupuis, 910, aventures, humour, 052012 |
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20.04.2012
LES SCHTROUMPFS - Tome 30: les schtroumpfs de l'ordre.
Dessin :Jeroen De Coninck - Scénario : Alain Jost & Thierry Culliford
Editions Le Lombard
Sortie : 23/03/2012
48 pages
Prix conseillé : 10,60 €
ISBN : 9782803630523
Humour, Tous public
Résumé (de l’éditeur) : La vie des Schtroumpfs est très paisible. S'ils se querellent pour des broutilles, c'est peut-être par ennui ? Mais le Grand Schtroumpf est fatigué de devoir régler leurs conflits. Il lui vient l'idée de créer un « Code Schtroumpf », un règlement accepté par tous. Accepté, mais pas appliqué ! Il nomme alors deux Schtroumpfs de l'ordre, chargés de noter les contraventions et de distribuer des amendes. Pauvre Grand Schtroumpf ! Il ne réalise pas que son idée va avoir des conséquences dramatiques...
Mon avis : Attention ! Cet album est un des plus réussi de ce début d’année 2012 !…
Les Schtroumpfs ? Cette série de BDs pour les enfants qui se vend par cargos entiers au quatre coins du monde ? Le « Mc Do» de la BD ?
Ah, je vous vois venir avec vos gros sabots! J’ai déjà dit à plusieurs reprises que Peyo pouvait être fier de ses enfants et de la pérennité donnée à son œuvre. C’est loin d’être un produit pré mâché, sans goût, incolore et inodore…J’ai toujours eu un faible pour cette série et je pense que cette fidélité est régulièrement récompensée par des albums épatants dont le dessin atteint presque la perfection et surtout le scénario se renouvelle constamment avec de vrais thèmes et de bonnes idées bien exploitées…Plus d’un fois, je me suis pris en flagrant délit (ou délire) de fou rire tellement c’est bien observé, tellement c’est bien dessiné. Tout cela sans violence, avec humour et une tonne de dérision.
Car cet album est une satire de notre société, de ses lois tantôt bienfaisantes, tantôt idiotes et dérisoires, du système mis en place pour les faire respecter, avec ses dérives et ses inepties. Les auteurs y parlent aussi du rapport à l’autorité. Ce système instauré par le Grand Schtroumpf part en eau de boudin. La grogne commence à ce faire entendre. On assiste à une vague de sabotages signés à la façon de la marque jaune par un grand « S ». Bonjour le clin d’œil !...Bien vite on suspecte le schtroumpf « Lampion » (ou lampiste). Ce schtroumpf, c’est celui qui est perdu dans la masse,qui n’a pas de nom bien spécifique, qui ne dit jamais rien, qui ne se plaint jamais de rien et qui installe les lampions lors de l’organisation des fêtes au village des Schtroumpfs. Alors, on l’appelle le schtroumpf « lampion ».Eclats de rire !
Tout l’accuse des méfaits mais le Grand schtroumpf culpabilise, veille au grain et va faire son enquête…Eh oui, à l’humour se lie une histoire qui ressemble presque à un polar…C’est plein de références et la lecture peut se faire à plusieurs niveaux. Heureusement, à la fin de l’album, tout s’arrange et chacun en tirera les conclusions. Mais cela reste bon enfant et toujours avec une petite fable où la morale est sauve!
Gros coup de cœur !
Graphisme : 9,0/10
Scénario : 9,0/10
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (8) | Tags : capitol, schtroumpf, peyo, de coninck, jost, culliford, le lombard, 910, humour, tous public, 032012 |
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19.04.2012
Lloyd Singer T7:Psychothérapie.

Auteurs: Luc Brunschwig et Olivier Martin.
Editeur : Grand Angle.
Sortie : 03/2012.
C’est grave docteur ?
Quelques jours à peine se sont écoulés depuis que Lloyd Singer a été libéré, après son enlèvement par le serial killer surnommé "La Chanson Douce". Un court repos avant d'être replongé dans la tourmente, celle de sa sœur, Esther, anorexique, qui use désormais de son corps martyrisé comme d'une arme, pour faire pression sur sa famille.
Seule la psychothérapeute Hannah Horowitz est encore convaincue de pouvoir faire quelque chose pour lui venir en aide. Mais pour cela, elle a besoin de comprendre comment fonctionne le quatuor Singer, et de déterrer les secrets et les non-dits qui pourrissent depuis des années les relations de la famille
Burn out !
Ce 7e tome de Lloyd Singer (Ex Makabi, je rappelle pour permette à tout le monde de bien percuter) commence par une confession étonnante de Luc Brunschwig sur son 40e album. En plus du titre « psychothérapie », il a l’art de plomber l’ambiance notre bon Luc. Je commence donc ma lecture et je me dis que cet album ressemble à une grande confidence pour la famille Singer. On aborde la partie psychanalyse avec un intérêt certain pour connaitre les causes de l’anorexie de la sœur de Lloyd. Pendant que les pièces du puzzle se mettent en pièce, on suit également un vieux tordu qui joue au Wolfgang Priklopil de service. On comprendra bien plus tard ce qui unit ce tueur à la famille de Lloyd. Alors que beaucoup d’auteurs arrivent à nous divertir, Luc Brunschwig arrive lui à nous émouvoir et ils ne sont pas légion dans le monde du 9art à réussir cet exploit .Je ne peux que vous encourager à débuter cette série terriblement « humaine » et prenante. Vous verrez, ça vous changera d’un Largo Winch ou d’un Lanfeust. Osez l’émotion, ça fait du bien.
Sinon, la grande nouveauté vient d’Olivier Martin qui reprend le flambeau d’Olivier Neuray. Pour ce qui est de la continuité graphique, le challenge est relevé avec brio. Il reste quelques variabilités sur les visages et les corps de certains protagonistes mais rien de bien rédhibitoire et qui n’entravera absolument pas votre plaisir de lecture.
La seule déception de cet album : devoir attendre pour connaitre la fin de ce 3e cycle.
Scénario :10/10
Dessin 7/10
Global.
SAMBA
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (10) | Tags : lloyd singer, makabi, brunschwig, martin, grand angle, bamboo, 032012, 910, psychothérapie, polar |
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08.04.2012
Tramp T10 : le cargo maudit.

Auteurs :Jusseaume et Kraehn.
Editeur :Dargaud.
Sortie : 03/2012
Marée montante.
Rentré d'Indochine, Yann Calec profite de l'argent de son héritage pour acheter un vieux cargo et se mettre à son compte. Mais ce retour en Normandie ne se fait pas sans heurts : entre la méfiance des armateurs qui voient arriver un concurrent et les manœuvres des syndicats, Yann découvre les « joies » de son indépendance... Tout bascule avec la découverte d'un cadavre dans les soutes de son navire : et si le cargo était maudit ?
C’est la lutte finale….
Voilà bien une série qui ne m’a jamais déçue depuis ses débuts grâce notamment à un très bon travail de recherche des auteurs pour être le plus précis et crédible possible. On peut facilement dire qu’avec Tramp et son valeureux capitaine Calec, on est sûr d’arriver à bon port.
Avec ce tome dix, c’est un peu un retour aux sources que les auteurs nous proposent en revenant à son port d’attache, Rouen .Un album qui sent bon le polar des années 50.J’ai d’ailleurs cru à plusieurs reprises qu’on apercevrait au détour d’un quai, la silhouette de Jean Gabin. Au milieu de ce puzzle astucieux, JC Kraehn assène quelques bons coups envers les monopoles des « mafias » légales ne voulant pas perdre leurs privilèges. Vous apprendrez dans ce récit qui de Calec ou du « système » arrivera à toucher au port le premier .Mais cet album, c’est aussi une belle immersion dans la vie des dockers et de la marmar.
La ligne claire est comme d’habitude assurée par le moussaillon Jusseaume .A noter qu’il a dû être remplacé suite à un mal de mer par son acolyte JC Kraehn pour les dernières pages. On s’en aperçoit à peine sauf pour les regards .Ceux de Jusseaume ont vraiment une déferlante en plus.
Le cargo maudit a aussi comme spécificité d’être une histoire complète, pas de TRAMPoline vers une suite, je pense que Yann Calec avec son caractère bien TRAMPé n’avait pas envie d’échouer en vue du port.
Scénario : 9/10
Dessin : 9/10
Global.
SAMBA
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07.04.2012
ANA MIRALLES - Carnet d'auteur

Dessin : Ana Mirallès
Editions Snorgleux Editions
Collection carnet d’auteur
Dimension 24 x16 cm
Sortie : 01/2012
48 pages
Prix conseillé : 15,00 €
ISBN : 978-2-36014-019-0
Artbook
Mon avis : Un magnifique petit album qui fera les délices de tous les fans d’Ana Mirallès. Ce carnet sort en deux versions. Une version dite « normale » et une autre « limitée ». La version limitée que j’ai lue, bénéficie d’une couverture distinctive magnifique. Un ex-libris, numéroté (350 exemplaires) et signé par l’auteure, complète cette édition.
Pour ceux qui viennent juste de revenir de la planète Mars, je vous rappelle qu’Ana Mirallès est espagnole. Elle dessine la série vedette « Djinn » scénarisée par Jean Dufaux et éditée chez Dargaud. Elle a encore collaboré à d’autres séries comme « Eva Medusa ». Cet album donne un large éventail des activités graphiques d’Ana Mirallès. Une partie du carnet comporte des dessins en noir et blanc sur un papier blanc de qualité. Une deuxième partie est en quadrichromie sur du papier glacé.
Il en ressort une grande sensibilité, un érotisme de bon aloi et très classe, un regard féminin sans violence sur un monde de volupté troublant, avec une pointe de mystère et de poésie où la suggestion est plus importante que la réalité de la vie.
Bref, un petit bijou d’art graphique qui vaut le détour…
Graphisme : 9,0/10
Scénario : -------
Moyenne : 9,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : capitol, carnet d'auteur, ana mirallès, snorgleux, 910, artbook, 012012 |
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02.04.2012
Wunderwaffen T1 Le pilote du diable.

Auteurs : Nolane et Maza.
Editeur : Soleil.
Sortie : 03/2012
La guerre continue
1946 : Les armes volantes spéciales des Nazis déciment les avions alliés.
Mais le pire reste encore à venir…En cet été 1946, les Japonais ont été battus mais la Seconde Guerre mondiale continue en Europe après l’échec surprise du débarquement allié, le 6 juin 1944.
D’étranges avions à réaction totalement révolutionnaires, surnommés Wunderwaffen (« Armes miracles »), défendent désormais efficacement l’Allemagne. Le major Walter Murnau, tête brûlée, homme d’honneur et talentueux pilote de Wunderwaffen, se retrouve décoré par Adolf Hitler, atrocement mutilé lors d’un attentat, qui lui inspire crainte et dégoût. Le voilà publiquement surnommé « Le pilote du Diable »… Il devient alors l’icône d’un régime qu’il déteste. Sans se douter que même pour le « Pilote du Diable », l’enfer n’est jamais loin...
Le vent en poupe.
Initialement, voilà bien un album que j’allais snober par crainte d’un album de plus sur l’aviation sans scénario. Et puis, on feuillette l’album et là c’est la claque, j’ai été séduit par le réalisme des voltiges aériennes dessinées par Maza, on n’est pas loin de celles de Romain Hugault, une fameuse référence non ? Mais ce n’était pas encore gagné car une histoire jouant sur une uchronie, on en a vu beaucoup s’écraser sur l’autel du grand n’importe quoi. Mais non, ici Richard D .Nolane a eu l’intelligence de rendre son histoire la plus crédible possible. Et puis oser aborder son hypothèse du coté des allemands et notamment avec ses dirigeants, il faillait l’oser. Un sujet hautement risqué mais j’ai trouvé son approche très juste, sans excès ni diabolisation excessive avec les idées des uns et des autres qui apportent un plus indéniable. Au fil des pages , j’ai ressenti un grand frisson parcourir tout mon Samba , car aller plus loin dans le cauchemar nazi , c’est une éventualité qu’on ne peut pas décemment admettre .Intelligent, intéressante et percutante , voilà les qualificatifs que je donnerais pour cette excellente surprise .Bon , il faut dire aussi que la guerre et l’aviation me passionnent énormément et que cette BD atterrit en terrien conquis.
A noter, un bonus sur ces fameuses armes miracles que j’ai lu d’un seul coup, c’est vous dire que le sujet me passionne.
Scénario : 9/10
Dessin : 8/10
Global.
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30.03.2012
Zombies 0. La mort et le mourant
- Scénario : Peru, Olivier
- Dessin : Leoni, Luciano Alberto
- Couleurs : Vattani, Matteo/ Garofalo, Gianluca
- Dépot légal : 01/2012
- Editeur : Soleil Productions
- ISBN : 978-2-302-01972-0
- Planches : 46
Résumé de l'album :
Rien n’arrête les morts qui marchent. Ville par ville, ils avancent et dévorent les vivants. La pandémie qui a emporté les pays pauvres se répand maintenant sur le reste du monde. Cependant, les nations développées ne prennent pas la réelle mesure du danger. Lapointe, acteur canadien de série B, pour qui le futile a meilleur goût que l’essentiel, poursuit son existence comme si de rien n’était. Invité d’honneur à un festival de cinéma d’horreur, il se retrouve piégé en Russie. Seul en territoire zombie, il comprend qu’il n’a rien d’un héros quand la réalité rejoint la fiction. Avoir tué des centaines de mort-vivants dans des films ne le rend pas meilleur qu’un autre. Aujourd’hui, plus de scénario, de doublures ou de trucages. Pourtant il doit jouer le rôle de sa vie : Celui de sa survie.
Mon avis :
INDISPENSABLE, GENIAL, MAGNIFIQUE !!!!! Les qualificatifs me manquent pour dire combien j’ai apprécié ce Tome 0 préquel de la série Zombies. Mon premier coup de cœur de l’année 2012. J’avais déjà bien accroché aux deux tomes précédents mais là je suis encore plus enthousiasmé.
Ce Tome 0 apporte un autre éclairage sur Serge Lapointe et nous montre ce personnage sous un autre visage que celui que nous lui connaissions jusque là. Nous trouvons ici la genèse du train de bateau et le pourquoi du comment de l’installation sur une île.
Olivier Péru assume pleinement la comparaison avec Walking Dead d’entrée de jeu en débutant La mort et le mourant par un gros clin d’œil à cette série. Forcement tout au long de la lecture, certaines situations, les humains protégés derrière un grillage, nous rappellent Walking Dead. Mais ici point de plagiat ou de vile copie que nenni. Le scénario est bien construit, dynamique et centré sur Serge Lapointe. Nous voyons comment ce petit acteur de série B va vivre et survivre à sa confrontation en vrai aux zombies qu’il extermine pourtant à tour de bras dans ses films. Oiliver Péru réussit pleinement l’amalgame entre action, réflexion, humour et espoir et il sait rendre ses personnages très attachants.
Les dessins de Leoni n’ont rien à envier à ceux de Cholet. Ils sont aussi aboutis, précis et efficaces. Le rendu des scènes d'actions est parfait !!! Les expressions des différents personnages sont très réussies, ce qui illustre parfaitement la tension et l'horreur présentes dans ce récit.
La mise en couleur avec l’utilisation du sépia est absolument parfaite et apporte le petit plus qui transforme ce tome en réussite complète !!! Rien que pour cela, il vous faut absolument lire cet ouvrage.
Zombies est vraiment une série absolument indispensable dans votre bibliothèque. Le seul risque que vous courrez avec ces ouvrages, c’est d’en devenir mordu ;-))))
Ma note 9/10
Scénario 9/10
Dessin 9/10
Couleur 9/10
Revedefer
18.03.2012
La douceur de l’enfer T2.

Auteur : Grenson.
Editeur : Le Lombard(Signé).
Sortie : 03/2012.
Le traitre.
Pour honorer la mémoire de son grand-père, tombé au front de la guerre de Corée, Billy summer participe à un voyage organisé par des vétérans, au sein de la célèbre « zone démilitarisée ». C'est là qu'il apprendra la vérité sur cet aïeul qu'il admirait tant : le héros de la guerre est en fait un déserteur qui vit aujourd'hui en Corée du Nord, complice de fait d'un régime dictatorial absurde. La rencontre entre les deux hommes va bouleverser leur vie et faire peu à peu s'effriter leurs certitudes.
La fuite.
Après la lecture de cette fin de diptyque, je me dis que le titre « la douceur de l’enfer » est « on ne peut plus judicieux ». L’enfer pour cette guerre interminable entre les deux Corée, l’enfer psychologique d’une fuite sans retour, d’un secret trop lourd à garder pour un gamin. La douceur grâce à l’amour d’une femme, d’un frère qui vous redonne un brin d’espoir. C’est sur ces deux nuances qu’arrive à magnifiquement jongler, un Olivier Grenson impressionnant de maitrise pour nous croquer la moindre parcelle de sentiment. Mais toujours aussi avec une retenue presque asiatique qui renforce le caractère très posé et sans excès de ces deux hommes « normaux »mais dont la destinée est plutôt exceptionnelle. Si j’aurais un mot pour définir cette BD, ce serait " sensibilité".
C’est rare qu’une BD nous permette de toucher ainsi au plus profond de l’âme des personnages, Olivier Grenson y arrive notamment grâce à son trait fin et magique. Cette BD, c’est aussi l’occasion de faire un voyage en Corée et de découvrir les coulisses d’une frontière des plus étranges. A mon avis, un peu comme pour les derniers jours de Stephan Zweig, on accroche ou pas à ce genre de BD mais si c’est le cas, c’est une invitation aux émotions qui vous attend.
Dessin : 10/10
Scénario : 8/10
Global.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (3) | Tags : la douceur de l'enfer, grenson, le lombard, lombard, signé, corée, 910, 032012, tranche de vie |
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15.03.2012
Africa dreams T2 :Dix volontaires sont arrivés enchainés.

Auteurs : Maryse et JF Charles et Bihel.
Editeur : Casterman.
Sortie :02/2012.
Pour du caoutchouc…
1897. Dans le port d’Anvers, on charge et on décharge les vapeurs qui « font le Congo ». Cargaisons d’ivoire et de caoutchouc d’un côté, d’armes et de chaines de l’autre… Car en dépit du nom officiel de cette lointaine possession africaine – E.I.C., pour Etat Indépendant du Congo –, c’est bien le Roi Léopold qui en est l’unique propriétaire légal. Et sa consigne est claire : rentabiliser au mieux et au plus vite cette immense colonie, quitte à y faire régner l’arbitraire le plus absolu. Loin des regards, un quasi esclavage est imposé aux populations locales, comme l’a constaté depuis sa récente arrivée au Kivu le jeune missionnaire Paul Delisle. En dépit des discours « civilisateurs », éducation et évangélisation ne sont décidément pas les priorités du tyran de Bruxelles.
Cannibalisme littéraire.
Ah nondjidiûuuu , je suis présentement autorisé à vous le dire, les relations privilégiées entre le Congo et la Belgique , c’est terminé . Terminé l’esclavagisme, terminées les chaines, terminées les brimades, terminées les mutilations, terminés les morts pour votre roi hypocrite .Car moi messieurs de la race supérieure, j’ai lu avec intérêt Africa Dreams qui devrait être une lecture obligatoire à toute votre nation Belgique .Un devoir pour bien prendre conscience de votre aveuglement pour sauver l’image d’un roi sans scrupule .Merci au journaliste anglais Morel d’avoir mis à jour cette ignominie. Merci aux époux Charles de nous ouvrir les yeux, merci à Bihel de dessiner si bien notre beau pays. Et attention, je bouffe tout cru le premier qui critique cette BD car arriver à une si belle osmose entre le récit et le graphisme, c’est aussi magnifique que le diamant du Katanga. Je le classe d’ailleurs dans mes coups de cœur.
Désiré Samba.
Scénario :9/10
Dessin :9/10
Global.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (6) | Tags : africa dreams, congo, maryse et jean-françois charles, charles, bihel, casterman, 022012, 910, histoire |
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