11.05.2012

NAMIBIA - épisode 3 (Kenya saison 2).

Dessin : Marchal - Scénario : Léo & Rodolphe

Couv_158433.jpgPlancheA_158433.jpgEditions Dargaud

Sortie : 13/04/2012

48 pages

Prix conseillé : 11,99 €

ISBN : 9782205067842

Aventures, Fantastique, Esotérisme, Espionnage.

 

 

Résumé (de l’éditeur: Ce 3e épisode de Namibie nous replonge en Namibie à la fin des années 1940. On y retrouve Katy Austin qui, depuis son accident, a perdu la mémoire des événements récents. Elle n'est donc pas en mesure de raconter ce qu'elle a vu lors de sa mission, notamment la fameuse base souterraine. Sujette à des cauchemars, elle revit pourtant certaines scènes effrayantes qui, progressivement, lui permettent de retrouver le fil des événements. Au même moment, un mystérieux prophète venu des États-Unis et soi-disant capable d'accomplir des miracles fait de plus en plus parler de lui. Le MI5 est d'autant plus inquiet de cette popularité que ce prophète semble avoir un lien avec les événements de Namibie...

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Mon avis : Ce tome 3 est dans la continuité des deux premiers tomes. Si vous avez aimé, vous aimerez…Que dire de plus ? Au niveau du dessin, comme me le faisait remarquer notre cher Samba, Marchal évolue dans son graphisme, prend son indépendance vis-à-vis de Léo. Son dessin est peut-être moins léché mais il est plus brut, et surtout plus naturel.

Le scénario de Léo et Rodolphe nous tient en haleine et apporte encore de nouveaux éléments qui ne clarifient rien pour le lecteur basique que nous sommes. Sans être extraordinaire, cette série tient bien la route et continue à me captiver. Même si les éléments supranaturels jalonnent cette histoire, elle reste très terre à terre et flirte avec l’espionnage plutôt qu’avec le fantastique.

 

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Je ne vais pas allonger la sauce indéfiniment. Ce qui est court peut être bon ou suffisant.Ce genre de série, je suis preneur…

 

Graphisme :   7,5/10

Scénario :     7,5/10

Moyenne :     7,5/10

 

Capitol.

 

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17.04.2012

Z comme Don Diego, tome 1, Coup de foudre à l'hacienda

2205069419.jpg2205069419_1329491724 copier.jpgUn cavalieeeer qui surgit hors de la nuiiiit (air connu). Tout le monde connaît le héros masqué Zorro ainsi que sa véritable identité Don Diego de la Vega. Z comme comme Don Diego rassemble ses aventures et ses déboires. Don Diego lutte au quotidien pour maintenir l’ordre ainsi que son identité secrète tout en tentant de séduire la belle Sexoualidad.  


 Don Diego affiche un sérieux problème de double personnalité qui donne lieu à de véritables situations burlesques.


 
9782205069419-pjhgtfage3-I400x523 copier.jpgZ comme Don Diego
est une version de Zorro à la sauce vitriol et gag hilarant. On passe du célèbre héros au pitoyable anti héros pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques. Dès les premières pages de l’album, on pense furieusement à la collection poisson-pilote de Dargaud et plus précisément à la série Le retour à la terre de Larcenet et Ferri (thème mis à part) ; le format est identique et on retrouve également des gags en deux strips qui pratiquent avec frénésie l’humour de répétition. Le dessin de Fabrice Erre est à première vue très simple, souple et dégagé du superflu, mais il s’impose progressivement comme une évidence. Les tronches et leurs expressions sont de véritables tremplins pour les gags et les dialogues brillants de Fabcaro.

 

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Z comme Don Diego était dans un premier temps présent sur la plate-forme My Major Company BD mais n’a pas rencontré ses internautes et n’a pas atteint les 10.000 euros minimum pour être édité. Comment retrouve-t-on l’album chez nos libraires aujourd’hui ? MMC BD propose un financement participatif, et pas exclusif, de bande dessinée. Chaque album présent est déjà assuré d’être édité, libre aux internautes de participer à l’aventure ou non. Pour Z comme Don Diego, on se demande ce qui a pu se passer. Vu le style de l’album, on a peine à croire qu’il ne puisse trouver son public, d’autant que Dargaud annonce actuellement deux albums de cette saga par an.

 

Le + : Une nouvelle série qui démarre sur des chapeaux de roue. Un véritable univers hilarant et bien réapproprié par ses auteurs. Une réussite comme on en voudrait plus souvent.

 

Le - : Cet album est édité comme une œuvre My Major Company BD Dargaud alors qu’il n’en est rien. Il trouverait probablement mieux sa place dans la collection poisson-pilote.

 

 

Infos en vrac

 Série

Parution : avril 2012

Prix : 10,60 euros

Dessin : Fabrice Erre

Scénario : Fabcaro

Couleur : Sandrine Greff

Editions : Dargaud


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W comme William


Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (7) | Tags : z comme don diego, zorro, humour, fabcaro, erre, dargaud | | |

08.04.2012

Tramp T10 : le cargo maudit.

tramp10 d.jpgTramp10.jpgAuteurs :Jusseaume et Kraehn.
Editeur :Dargaud.
Sortie : 03/2012

Marée montante.
Rentré d'Indochine, Yann Calec profite de l'argent de son héritage pour acheter un vieux cargo et se mettre à son compte. Mais ce retour en Normandie ne se fait pas sans heurts : entre la méfiance des armateurs qui voient arriver un concurrent et les manœuvres des syndicats, Yann découvre les « joies » de son indépendance... Tout bascule avec la découverte d'un cadavre dans les soutes de son navire : et si le cargo était maudit ?

C’est la lutte finale….
Tramp10v.jpgVoilà bien une série qui ne m’a jamais déçue  depuis ses débuts grâce notamment à un très bon travail de recherche des auteurs  pour être le plus précis et crédible possible. On peut facilement dire qu’avec Tramp et son valeureux capitaine Calec, on est sûr d’arriver à bon port.
 Avec ce tome dix, c’est un peu un retour aux sources que les auteurs nous proposent en revenant à son port d’attache, Rouen .Un album qui sent bon le polar des années 50.J’ai d’ailleurs cru à plusieurs reprises qu’on apercevrait au détour d’un quai, la silhouette de Jean Gabin. Au milieu de ce puzzle astucieux, JC Kraehn assène quelques bons coups envers les monopoles  des « mafias » légales ne voulant pas perdre leurs privilèges. Vous apprendrez dans ce récit qui de Calec ou du « système » arrivera à toucher au port le premier .Mais cet album, c’est aussi une belle immersion dans la vie des dockers et de la marmar.
La ligne claire est comme d’habitude assurée par le moussaillon Jusseaume .A noter qu’il a dû être remplacé suite à un mal de mer par son acolyte JC Kraehn pour les dernières pages. On s’en aperçoit à peine sauf pour les regards .Ceux de Jusseaume ont vraiment une déferlante en plus.
Le cargo maudit a aussi comme spécificité d’être une histoire complète, pas de TRAMPoline vers une suite, je pense que Yann Calec avec son caractère bien TRAMPé n’avait pas envie d’échouer en vue du port.
Scénario : 9/10
Dessin : 9/10
surprises.smileysmiley.com.9.gif Global.




SAMBA

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (4) | Tags : tramp, jusseaume, kraehn, cargo maudit, polar, dargaud, 032012, 910, maritime, port | | |

31.03.2012

L'EXPEDITION, tome 1, Le lion de Nubie

Mazarano, Frusin, L'expédition, Dargaud, Mazarano, Frusin, L'expédition, Dargaud, Egypte, douze ans après sa conquête par l’empire romain, une barque à la dérive est découverte. Elle contient le cadavre d’un homme qui éveille beaucoup de curiosité.


Il porte des tatouages mystérieux, et transporte avec lui beaucoup de richesses. L’homme semble appartenir à un peuple encore inconnu. D’où vient-il et d’où viennent toutes ces richesses ? Voilà les questions auxquelles tente de répondre Marcus Livius en montant une expédition.

 

 

Mazarano, Frusin, L'expédition, Dargaud,



L’expédition
est, en quelque sorte, le juste milieu entre Murena (Dufaux et Delaby), pour le coté politique et géopolitique romain,  et 300 (Frank Miller), pour l’action. On peut même parler de référence à la BD et au film 300. En effet, l’impression de couleur saturée et le clair/obscur un peu forcé sont deux éléments marquants du visuel de 300, le film, comme dans ce premier tome de L’expédition. La couverture est très explicite à ce sujet, la tache de sang dans le titre est un détail qui ne trompe pas. Ne boudons pas notre plaisir, cette œuvre est un vrai bonheur visuel même s’il n’est pas innovant. Le trait appuyé de Marcelo Frusin ravira un large public. Les expressions, les visages sont durs, sombres. Nous avons droit à un dessin viscéral et un découpage très réussi.

 

mazarano,frusin,l'expédition,dargaudRichard Mazarano est le génial scénariste de Le complexe du chimpanzé chez Dargaud. Un triptyque qui voyait revenir sur terre Neil Armstrong et Buzz Aldrin dans leur capsule spatiale…en 2035.

 



Un premier tome très alléchant pour une saga qui se destine à comporter 4 volumes. D’un point de vue scénaristique, Richard Marazano excelle dans la mise en place de cette expédition. Il parvient à installer un réel climat de mystère sur ce voyage vers l’inconnu, vers d’autres croyances et cultures. Les dialogues sonnent juste sans vraiment atteindre la qualité que l’on trouvait dans Murena mais sont très nettement supérieur à ceux, écrit à la truelle, de Les aigles de Rome (Marini).

 


Le + : Une belle mise en place, une tension et un mystère palpables, un dessin et des couleurs réussis, ce premier tome de L’expédition est une pure réussite.

 

Le - : Rien d’innovant au programme. Ça va être difficile de sortir du lot.

 

Infos en vrac

 

Série, tome 1/4

Prix : 13,99 euros

56 pages

Parution : février 2012

Dessin : Marcelo Frusin

Scénario : Richard Marazano

Editions : DARGAUD


William

Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (5) | Tags : mazarano, frusin, l'expédition, dargaud | | |

17.03.2012

WAYNE SHELTON - Tome 10: La rançon

Couv_143490.jpgPlancheA_143490.jpgDessin : Christian Denayer - Scénario : Jean Van Hamme

Editions Dargaud

Sortie : 04/11/2011

48 pages

Prix conseillé : 11,99 €

ISBN : 978-2-5050-1154-5

Aventure, Polar, Thriller

 

 

Résumé (de l’éditeur: Lieutenant de l'US Army, la fille d'un milliardaire, ami de Wayne Shelton a disparu aux confins de l'Irak. Un message indique qu'elle est l'otage d'un chef de guerre. Celui-ci réclame une fortune en diamants pour sa libération. Shelton accompagne sur place le fiancé de la demoiselle chargé de remettre la rançon. Mais le ravisseur ne se manifeste pas ! Tandis que le comportement du futur gendre se révèle de plus en plus suspect, voici que la prisonnière réapparaît soudain libre comme l'air...

 

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Mon avis : Sacré Wayne ! Tu nous étonneras toujours ! Eclats de rire !...Ou plutôt sacré Jean Van Hamme ! Wayne Shelton n’est-il pas le clone rêvé de Jean Van Hamme mais aussi son havre de paix, sa source de jouvence…On pourrait certainement faire une longue étude psychologique et sociétale du personnage. Mais j’ai franchement l’impression que Jean Van Hamme ne s’est pas fait prier pour reprendre le scénario de cette série dont il avait pourtant juré de s’en défaire pour se consacrer à d’autres projets. « Son Altesse Honesty » avait été un retour remarqué, « La rançon » est dans la même veine. Un album « grand public » avec un dessinateur de métier au graphisme abouti, une histoire sympathique et délassante avec des jolies filles, de l'action et des beaux décors. Au résultat, un album facile et agréable à lire, bouclé en 48 planches, à un prix abordable….Que demande de plus le peuple ?

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J’ai surtout apprécié l’humour décalé du scénario et certaines scènes et répliques qui valent leur pesant d’or. Van Hamme se moque de son personnage Wayne Shelton, beau héros vieillissant, qui doit assumer sur le plan financier et sur le plan physique pour maintenir son rang. D’où cette réplique culte de Honesty à Wayne Shelton : « -Tu vieillis, Wayne Shelton. Il serait temps de penser au fauteuil à bascule et aux pantoufles. » Faut-il vraiment se cotiser pour payer une paire de pantoufles à Jean Van Hamme ? Confortable les pantoufles, hein ! Cet album est très plaisant, aura du succès mais il n’obtiendra pas de prix à Angoulème…

 

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Graphisme :   7,5/10

Scénario :     7,5/10

Moyenne :     7,5/10

 

Capitol.

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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (2) | Tags : capitol, christian denayer, jean van hamme, wayne shelton, dargaud, aventure, polar, thriller | | |

13.03.2012

SHRIMP, tome 1, Le grand large

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Albert, la quarantaine, tient un petit resto dans la capitale belge. Sa spécialité, qui fait son succès auprès des clients, c’est la croquette à la crevette.


Il est secrètement amoureux de Mia, une cliente habituée des lieux. Un soir, en nettoyant son restaurant, il met la main sur un mystérieux billet de voyage et trouve par là l’occasion de suivre secrètement Mia à Las Palmas, du moins c’est ce que pense Albert, car l’aventure ne fait que commencer.

 


Un savoureux mélange de crevette, de Belgique, d’humour, de vaisseau spatial, de chinois et de Mao. Une nouvelle version du cocktail de crevettes !

 


Le pitch de Shrimp attire volontiers l’attention des bédéphiles que nous sommes par son originalité. Dargaud joue sur cet aspect et fait bien, car c’est là le point fort de cet album. La trame principale de cette œuvre My Major Company BD est assez surprenante ; on passe sans concession d’un cadre familier à un dépaysement total. Les scénaristes, Matthieu Donck et Benjamin d’Aoust, ont sûrement fumé de la crevette périmée pour imaginer un tel délire plein de fraicheur et d’originalité. Néanmoins, une fois passée cette trame principale inédite, l’histoire souffre de quelques aspects décousus. Cela ne suffit pas à gâcher un plaisir bien réel à la lecture (trop rapide, 48 pages) de ce qu’on peut appeler une réussite. Maintenant, une petite phrase d’une banalité affligeante s’impose : « Il faut voir la suite ! ».   

 

« - Parce que en fait, moi je devais embarquer pour une petite semaine à la mer et…

 

- Hin hin hin. Le vrai voyage n’a pas de destination. De toute façon, Las Palmas est très surfait. Vous auriez été déçu.

 

-          Hein ? Quoi ? »

 

Extrait de Shrimp 1- Le grand large

 

 

Si le scénario fait preuve d’un certain cachet et d’une singularité indiscutable, le dessin apporte d’avantage d’humour que d’originalité. Le fait est que l’humour qui se dégage de Shrimp vient essentiellement du trait et du découpage du dessinateur Mathieu Burniat. Le dessin est vif, léger, tout en mouvement et souplesse mais ressemble un peu trop au dessin de Manu Larcenet. Toutefois, quand on aime ce dernier, on cède volontiers cette ressemblance.

 

Pour la petite histoire, Shrimp bénéficie du soutien du journal  le soir. En effet, il est publié à raison d’une planche par jour dans le cahier culture  du journal. Et ce fameux coup de pub a démarré avant même que l’album n’ai franchit les 10000 euros, objectif minimum à atteindre sur My Major Company BD pour être publié. Shrimp a fini sa course à 25000 euros, la limite maximum. 

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Le + : Shrimp est un beau cocktail d’originalité et de fraicheur. Ca fait du bien par où ça passe !

 

Le - : Une fois la trame principale percée à jour, le reste du scénario est un peu décousu. Les 48 pages font de cet album une expérience trop courte.

 

Infos en vrac

Série belgo-spatio-crevettière romantico-délirante.

Parution: mars 2012

48 pages

Prix : 11,99 euros

Dessin : Mathieu Burniat

Scénario : Matthieu Donck et Benjamin d’Aoust

Editeur : Dargaud, My Major Company BD

 

 

Monsieur William

Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (2) | Tags : shrimp, fantastique, burniat, dargaud, crevette | | |

01.03.2012

L'ARMURE DU JAKOLASS - Valérian vu par Manu Larcenet

Couv_138245.jpgPlancheA_138245.jpgDessin : Manu Larcenet - scénario : Manu Larcenet, Christin et Mézières

D’après Christin et Mézières

Editions Dargaud

Sortie : 28/10/2011

48 pages - Prix conseillé : 11,99 €

Anticipation, Science fiction, Humour

 

Résumé (de l’éditeur: Avec L'OuvreTemps, nous avions quitté Valerian redevenu enfant dans les rues de Paris. On le retrouve accoudé au comptoir, la clope au bec, dégarni, hirsute et bedonnant. Entre les deux, un cataclysme, un accident majeur dans le continuum espace temps.

 

 

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Mon avis : Valérian n’est pas mort, d’autres auteurs se chargeront de le ressusciter ou de le laisser sous assistance respiratoire ! Manu Larcenet ( Blast, le combat ordinaire,…) se lance dans l’aventure avec la bénédiction des créateurs de la série, Christin et Mézières. Il faut cependant que le récipiendaire s’engage à revisiter la série d’une façon originale et décapante ! Tout un programme. Ah, la belle affaire !... Voyons si Larcenet a bien tenu le pari.

Le dessin, ce n’est pas une imitation de la série ordinaire… Loin de là ! C’est du Larcenet pur jus, un dessin pas très élaboré mais qui tient la route. Ce n’est pas spécialement dans le dessin qu’il faut s’attendre à être surpris par Larcenet, si ce n’est que Larcenet fait du Larcenet. C’est plutôt dans la narration que dans le graphisme que doit se trouver le décapant, cette substance qui va nous faire craquer, nous faire rire, nous esbaudir.

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Voilà donc qu’on retrouve Valérian dans un bistrot à Paris où il n’est plus que l’ombre de lui-même. Avachi, vieilli, on est loin du compte par rapport au Valérian de la série à succès… Mais, c’est plutôt son esprit qui est là dans le corps d’un malheureux terrien qu’il va falloir ramener dans l’espace avec pour mission de réhabiliter l’intégrité physique et mentale de Valérian. En effet, l’enveloppe physique de Valérian se trouve dans une sorte de formol et son esprit a été transplanté bien loin de là, dans le corps de ce terrien qui ne paie pas de mine et qui n’a pas l’air trop futé. C’est un peu iconoclaste comme vue, comme début, mais Larcenet s’y connaît pour laisser vagabonder son imagination… Je vous passe toutes les péripéties.

 

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Je dois bien avouer que j’ai eu du mal à me mettre en route avec cet album. D’abord, au niveau pratique et facilité de lecture, les caractères dans les phylactères sont petits, parfois très petits. Bientôt, Dargaud devra fournir une loupe… Cela m’a franchement géné. Je me suis dit aussi plus d’une fois : « Qu’est ce que Valérian vient faire dans ce foutoir avec Larcenet ? ». D’autant plus que nous n’avons plus le graphisme élégant de Mézières pour nous divertir, nous pousser à aller voir plus loin… Je me suis dit plus d’une fois : « cela ne casse pas la baraque. Comment se fait-il que ce livre a eu tant de bonnes critiques ? ». Et puis petit à petit, la sauce prend. L’histoire se met en place, les calembours, les références et surtout une fin d’histoire inattendue et déconcertante. Je ne m’attendais pas du tout à cette fin d’album. Je dirais même plus, la fin de l’album, nettement supérieure, sauve l’histoire qui a eu du mal à se mettre en place, à prendre sa vitesse de croisière.

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En conclusion, c’est un bon album divertissant mais pas le chef d’œuvre ultime décrit par certains critiques… C’est avant tout un exercice de style pas trop mal réussi mais cela reste un album en marche de la série, tout comme Mystery XIII est en marche de la série XIII.

Ceux qui ont porté aux nues « blast » vont en faire de même avec cet album. On ne se refait pas… Pour ma part, je me permettrai de ne pas crier au génie où alors c’est un « génie sans bouillir »… Gardons les superlatifs pour d’autres albums bien plus novateurs et plus emballants…

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Graphisme :   6,5/10

Scénario :     8,5/10

Moyenne :     7,5/10

 

 

Capitol.

 

 

On en parle sur le Forum : ICI.

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23.02.2012

LE PERROQUET DES BATIGNOLLES - Tome 1: L'énigmatique Monsieur Schmutz.

 

Capitol, Barthélémy Stanislas, Michel Boujut, Jacques Tardi, Dargaud, Le perroquet des Batignolles, Polar, Thriller,France interCapitol, Barthélémy Stanislas, Michel Boujut, Jacques Tardi, Dargaud, Le perroquet des Batignolles, Polar, Thriller,France interDessin : Barthélemy Stanislas 

Scénario: Barthélemy Stanislas, Michel Boujut et Jacques Tardi.

Editions Dargaud

Sortie : 17/06/2011

56 pages

Prix conseillé : 13,99 €

Polar, Thriller

 

Résumé (de l’éditeur: Mais qu'ont donc de particulier ces boîtes à musique en forme de canard ? C'est ce cherchent à comprendre Oscar, preneur de son à Radio France, et sa compagne, Édith, présentatrice de la météo marine, après que la cantatrice qui en parlait à la radio est retrouvée morte, et, surtout, après que, le lendemain de ce meurtre, Édith est elle-même victime d'une agression. Le voleur cherchait le canard-boîte à musique. Mais Oscar parvient à empêcher le larcin, et ils découvrent alors que les canards, puisqu'il y en a plusieurs, contiennent chacun un bout de bande magnétique. La course aux boîtes à musique, pour reconstituer la totalité du message enregistré, est jalonnée d'énigmes, de surprises et de meurtres...

 

 

Capitol, Barthélémy Stanislas, Michel Boujut, Jacques Tardi, Dargaud, Le perroquet des Batignolles, Polar, Thriller,France inter

 

Mon avis : Séance de rattrapage avec cet album sorti en juin 2011…Il s’agit en réalité d’une série inspirée d’un feuilleton radiophonique mis en onde sur France Inter par Jacques Tardi (tout le monde connaît) et Michel Boujut (auteur avec Tardi d’un album intitulé « Un strapontin pour deux », un livre sur le cinéma, paru chez Casterman en 1995). Barthélemy Stanislas est surtout connu pour un album qui a fait beaucoup parler de lui : « Les Aventures d’Hergé ».

Première remarque que je me suis faite en ouvrant l’album, le dessin est dans le genre « série pour enfant » mais le sujet l’est moins. Il s’agit en réalité d’un vrai polar à la sauce des feuilletonistes du siècle dernier, si ce n’est qu’il s’agit d’une adaptation radiophonique en BD ! Le décor est planté.

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Qu’est ce que cela bavarde ! Des bulles en veux-tu, en voilà…Il y a beaucoup à lire dans cette BD. Vous en aurez pour votre argent! Ce n’est pas du Bastien Vivès et cela n’a pas « le goût du chlore » ! Pas de planches faites uniquement de dessin et sans dialogue…Ici, on n’est pas dans contemplatif. Il n’y a que du dialogue à peu de choses près ! C’est normal, c’est une BD radiophonique…On fait donc dans le « parlé », le direct, dans l’expliqué, avec ça et là quelques digressions, quelques moments de suspens bien sentis et bien placés…C’est du feuilleton et il faut relancer l’intérêt du lecteur pour qu’il n’abandonne pas en cours de route. On se croirait de temps en temps au troquet du coin à discuter le bout de gras sur le coin du zinc, de tout et de rien… Et pourtant l’enquête avance…Au début, j’ai un peu calé pour rentrer dans l’histoire et en fin d’album, je suis devenu accro…Quand sort la suite ? Vite !

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Il y a quelques scènes et répliques qui valent la peine comme par exemple la scène du taxi en début d’album. Et le perroquet des Batignolles ? Que vient-il faire dans le jeu de quille ? Pas grand’chose à la fin du tome 1 mais je vous laisse le découvrir à la lecture de l’album…

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En conclusion, un album sympathique, qui va vous prendre un peu de temps à la lecture. Mais au final, même si je ne suis pas un auditeur de France inter, c’est une lecture qui n’est pas rébarbative et que je vous recommande…

 

 

Graphisme :   7,0/10

Scénario :     9,0/10

Moyenne :     8,0/10

 

Capitol.

 


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20.02.2012

LE ROI DU RING, tome 1, Graine de champion

9782205067378-couv-I400x523.jpgle roi du ring planche.jpgAprès La fille de l’eau, voici un autre album My Major Company BD Dargaud qui mérite amplement notre attention.

 

 Nous sommes à Dallas, Tobias a dix ans lorsque son grand-père l’emmène en cachette voir un match de catch. Une révélation pour ce jeune garçon qui décide de devenir champion du monde de catch. Le roi du ring est l’histoire d’un rêve d’enfant que l’on n’abandonne pas malgré les embuches.

 

 Un personnage attachant, voilà le point fort de cet album qui mise avant tout sur les relations humaines plutôt que sur le catch. Tobias dégage rapidement un capital sympathie auprès du lecteur. On sent d’emblée qu’il donnera tout ce qu’il a et qu’il ne nous décevra pas. Le scénariste, Gigault, réussit à transmettre une réelle épaisseur à son histoire et heureusement, car la colonne vertébrale de ce genre d’histoire a déjà été exploitée à de (trop) nombreuses reprises. En bref, c’est Rocky ; sur le ring, on a beaucoup à prouver humainement et à exorciser mais l’important, c’est la famille et les amis.  On peut néanmoins regretter, malgré le côté humain, le manque d’exploitation des aspects sombres du scénario, on survole trop les moments les plus difficiles. Laissons venir le deuxième tome de ce diptyque avant de graver cette critique dans le marbre.

 

 18086-nouvel-article-3.jpgLe dessin simple et sans prétention de cet album semble bien servir le côté humain de ce récit. La technique du dessinateur, Rolland, n’est pas des plus répendues. Il travaille l’encre de chine à la plume et complète avec un lavis. Ses planches, toutes en niveaux de gris, sont ensuite colorisées par ordinateur. Le gris devient alors couleur. Il propose un découpage plutôt réussi et préfère garder une distance constante avec ses personnages, ici peu de gros plans ou de plans très larges.  Finalement, dessin et scénario vont dans un même sens, une lecture rapide. Certains trouveront cette lecture trop rapide ou l’album trop court (48 pages) mais personne ne peut nier le charme que dégage cette œuvre.   

 

Le + : Personne ne peut rester insensible au personnage de Tobias, à son parcours et à l’atmosphère qui se dégage de cet album. Les internautes de My Major Company ont eu le nez fin (encore une fois).  

 

Le - : Le scénario n’exploite pas suffisamment la dimension dramatique de cette histoire. Le deuxième tome de ce diptyque répondra peut-être à nos attentes… Patience.

 

 

Infos en vrac

Diptyque

Tome 1/2

48 pages

Prix : 13,99 euros

Parution : janvier 2012

Dessin et couleurs: Rolland

Scénario : Gigault

Editions : Dargaud, My Major Company BD

 

Monsieur William


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Écrit par William dans Les chroniques de monsieur William. | Commentaires (3) | Tags : rolland, gigault, dargaud, le roi du ring, my major company bd, diptyque | | |

16.02.2012

ATAR GULL ou le destin d'un esclave modèle.

Capitol, Brüno, Fabien Nury, Atar Gull, Long courrier, Dargaud, histoire, esclavage, drameCapitol, Brüno, Fabien Nury, Atar Gull, Long courrier, Dargaud, histoire, esclavage, drameDessin : Brüno - Scénario: Nury

Editions Dargaud

Sortie : 07/10/2011

86 pages

Collection Long Courrier

Prix conseillé : 16,95 €

Histoire, esclavage, drame

 

Résumé (de l’éditeur: 1830, Afrique noire. Atar Gull, un superbe esclave, est chargé sur le bateau du capitaine Benoît pour être vendu aux Antilles. Son prix est élevé : c'est le fils d'un roi, un athlète, un guerrier... Son histoire nous entraînera des soutes d'un négrier jusqu'à la Jamaïque, des marchés aux esclaves au coeur des plantations ; son destin sera tragique...

 

 

Capitol, Brüno, Fabien Nury, Atar Gull, Long courrier, Dargaud, histoire, esclavage, drame

 

Mon avis : C’est souvent le cas pour certains albums, je me pose la question suivante : Pourquoi ne l’ai-je pas lu directement à sa sortie ? Est-ce la couverture qui n’est pas très attirante ? Elle résume pourtant bien différents éléments de l’histoire. Est-ce le graphisme « enfantin » de Brüno qui a fait que le déclic n’a pas eu lieux ? Peut-être…Le graphisme sans être extraordinaire n’en est pas moins efficace au niveau de l’impact sur la lecture. Le découpage en est un des moteurs principaux. Cela me fait un peu penser à la série « miss pas touche »  des Kerascoët ou à leur one-shot « Jolies ténèbres ». Un dessin pas très évolué mais malgré tout un style qui sort de l’ordinaire et reconnaissable au premier coup d’oeil, une force graphique qui doit s’apprivoiser…La liberté de ton, allant jusqu’à des scènes d’horreur, passe mieux avec un dessin plus stylisé qu’avec un dessin réaliste, c’est certain ! Je ne vous donnerai qu’un seul conseil : passez la barrière du graphisme, laissez-vous porter par le scénario…Vous ne le regretterez pas !

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Car si le graphisme peut sembler à première vue rébarbatif à certains, le scénario est un bijou! Vous n’en sortirez pas indemne tant il est direct, original, et d’une violence des sentiments incroyable. Comment est-ce possible d’avoir une telle dualité dans le même personnage? Pourquoi une telle violence se déclenche-t-elle de façon aussi soudaine ? Le lecteur est partagé entre la bienveillance et la rage. Fabien Nury (scénariste de la série à succès « Il était une fois en France », par petites touches, parvient a bien « retenir les chevaux » et à nous donner une finale extraordinaire, qui laisse malgré tout à réfléchir…

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Plusieurs interprétations sont possibles et pourtant l’album se suffit à lui-même. Nury pourrait écrire une suite mais il peut se permettre de laisser ce magnifique one-shot en l’état. Il n’y a rien à ajouter, rien à retirer. A chaque lecteur de se faire sa morale de l’histoire. La dernière planche de l’album nous montre bien toute la force graphique et scénaristique de cet album hors norme. Coup de cœur ! Si vous ne l’avez pas encore lu, allez sans délai chez votre libraire et réclamez-lui ce chef d’œuvre du 9e Art !

 

 

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Graphisme :   8,0/10

Scénario :     10,0/10

Moyenne :     9,0/10

 

Capitol.

 


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