08.02.2011
Saint Kilda T2:L'esprit de l'île.

Auteurs : Bertho et Chandre.
Editeur : Emmanuel Proust.
Sortie : 11/2010.
Temps de lecture : 30 min.
AU LARGE
Darius a disparu ! Les rumeurs les plus folles courent sur la petite île de Saint Kilda. A-t-il été enlevé par les esprits vengeurs ? Ou a-t-il regagné la civilisation, sans prévenir ? Le pasteur Jacob en sait plus long qu’il ne veut le dire… Alors que celui-ci s’apprête à vendre trois jeunes filles de l’île à des maisons closes londoniennes, une mutinerie se prépare…
Autarcie
Le tome 1 était assez « magique » avec la découverte de cette mystérieuse ile peuplée par une communauté bien particulaire. Cette fin de diptyque l’est nettement moins puisque ce n’est plus l’ile le personnage principal mais bien l’arnaque mise en place par le pasteur. C’est donc un album plus classique qui nous montre comment cet homme de dieu arrive en utilisant la peur du tout-puissant et aussi l’incrédulité des gens à faire un commerce des plus honteux. L’attrait principal de ce tome 2 vient surtout de la réaction des iliens face à cette situation nouvelle pour eux. La lecture est toujours aussi fluide, un chouia moins envoutante que le tome initial mais le dépaysement est heureusement toujours bien présent. Le dessin de Chandre fait toujours la part belle aux aquarelles agrémentées de couleurs pastelles lumineuses. En fermant cette BD, je ne sais pas vous, mais j’ai une folle envie de voyage.
On en parle sur le forum.

Inscrivez-vous à la newsletter.
Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (3) | Tags : saint kilda, bertho, chandre, emmanuel proust, aventures, 710, ile |
|
|
27.07.2009
Saint Kilda, la vraie.
Saint-Kilda (Hiort en écossais) est un archipel écossais, isolé dans l'océan Atlantique et situé à 64 km à l'ouest-nord-ouest de l'île de North Uist.

L'île principale est Hirta, dont les falaises maritimes sont les plus hautes du Royaume-Uni.

La population de l'archipel, de langue gaélique, devint inférieure à 100 habitants après 1851 et n'a probablement jamais dépassé 180. Elle fut entièrement évacuée à sa propre demande en 1930 et les seuls habitants sont désormais des militaires.

Dùn, est une île protégeant Village Bay des vents du sud-ouest, mettant ainsi à l'abri le village sur Hirta. Dùn fut à une époque reliée à Hirta par une arche naturelle, et Maclean suggère que celle-ci s'est brisée lorsqu'elle fut percutée par un galion fuyant la défaite de l'invincible Armada; dans une explication plus crédible et moins romantique, Fleming suggère que l'arche fut simplement balayée par une des grosses tempêtes qui secouent les îles chaque hiver.

Le plus haut point de l'archipel, Conachair culmine à 430 m sur Hirta .L'archipel est une zone de reproduction pour de nombreuses espèces d'oiseaux marins, et constitue la seconde plus grande colonie au monde de fous de Bassan mais il n'existe aucun arbre sur cette île.

L'archipel de Saint-Kilda était particulièrement isolé : la seule façon de s'y rendre lorsque Martin Martin le visita en 1697 était en chaloupe, et il fallait ainsi ramer plusieurs jours dans l'océan ce qui rendait le voyage quasiment impossible en automne et en hiver.Ainsi séparés par la distance et la météo, les habitants en savaient peu sur le reste du monde.Une autre particularité caractéristique de la vie sur l'archipel était l'alimentation. Les insulaires gardaient des moutons et quelques bovins, et avaient des cultures limitées d'orge et de pommes de terre sur les terres mieux irriguées de Village Bay. Samuel Johnson observa qu'au XVIIIe siècle, les insulaires faisaient de petits fromages à partir du lait des moutons[33]. Ils évitaient la pêche en raison de mers fortes et d'une météo imprévisible. La principale source de nourriture venait des oiseaux, en particulier les fous de Bassan et les fulmars.Un des aspects majeurs de la vie à Saint-Kilda était le « parlement » journalier : tous les hommes adultes se rassemblaient chaque matin dans l'unique rue du village, après la prière, et décidaient des activités du jour. Cette réunion n'était dirigée par personne en particulier, et tous avaient droit à la parole.D'une certaine façon, malgré les privations, les habitants avaient la « chance » d'être isolés puisque cela leur épargnait les malheurs de la vie ailleurs. Par exemple, nous ne connaissons pas un habitant de St-Kilda qui se soit battu dans une guerre. Martin Martin écrivit également que les habitants avaient l'air « plus heureux que la plupart des hommes, étant presque les seuls dans le monde à sentir la douceur de la véritable liberté ».


Vers le début de la Première Guerre mondiale, la Royal Navy installa une station radio sur Hirta, établissant ainsi des communications journalières avec le reste de la Grande-Bretagne pour la première fois dans l'histoire de l'archipel. Répondant tardivement à cette initiative, un sous-marin allemand arriva à Village Bay le 15 mai 1918 et, après avoir donné un avertissement, commença le pilonnage de l'île, tirant 72 obus et détruisant la station radio.

Le presbytère, l'église et le débarcadère furent endommagés mais aucune perte humaine ne fut à déplorer.En réponse à cette attaque, un canon Mark III QF fut érigé sur un promontoire surplombant Village Bay , mais ne fut jamais utilisé militairement. Un impact plus important pour la vie des insulaires était l'introduction d'un contact régulier avec le reste du monde, et le lent développement d'une économie basée sur l'argent. Cela rendit la vie plus facile aux habitants mais diminua également la dépendance qu'ils avaient les uns envers les autres, et ces deux facteurs débouchèrent sur l'évacuation de l'île seulement dix ans plus tard.
Pour encore plus d'info, le site St Kilda.
Écrit par Samba dans Photos | Commentaires (5) | Tags : histoire, photo, ecosse, ile, population, saint kilda |
|
|
26.07.2009
Saint Kilda,les esprits d'Hirta.

Auteurs :Chandre et Bertho.
Editeur : Emmanuel Proust.
Le bannissement.
1860. Dans l'Angleterre industrielle, ce sont les parents qui décident de l'avenir de leurs enfants. Darius Kingley, fils d'un sidérurgiste et étudiant en biologie et naturalisme, est promis à la fille d'un concurrent pour nouer une solide alliance. Ses velléités d'indépendance d'esprit et son ralliement aux théories "fumeuses" de Darwin, lui valent l'annulation de sa thèse et son bannissement : une mission de deux ans dans la communauté de Saint-Kilda. Il débarque dans cette espèce de société utopique sans tabou ni argent. Comment va-t-il être accueilli dans un tel univers ? Quelle leçon va-t-il pouvoir en tirer ?
Ma bougie.
C’est la couverture qui a attiré mon attention et aussi je dois bien l’avouer, le peu de monde devant Chandre qui a fait que je me suis procuré cette BD. Premièrement, j’ai apprécié la dédicace mais allais je aimer le deuxième, le contenu ? Coïncidence incroyable, une panne de courant d’une bonne heure me décide à rentrer dans cette histoire aux lumières des bougies. On y parle d’une ile isolée au large de L’Ecosse vivant en autarcie depuis des lustres. Si ça ce n’est pas se mettre dans les conditions optimales pour cette lecture !
Au début, j’ai été intrigué par cette île mystérieuse qui existe vraiment .Je vous prépare d’ailleurs un poste demain pour en apprendre plus sur cette ile, c’est réellement passionnant. Ensuite, on s’attache vite au héros principal, Darius, qui essaye de faire bonne figure et d’en apprendre plus sur les habitants et leurs meurs. Le style est assez narratif et nous conduit vers une intrigue assez prévisible pour le moment mais pour moi, c’est un détail, j’ai adoré l’atmosphère très particulier de cette BD. C’est un peu une ambiance douce amère qui jaillit des brunes admirablement dessinées par Chandre. Un dessin élégant nous invitant au voyage grâce aussi à de très belles couleurs.
Bref, en voilà une agréable surprise.
PS : Le tome 2 est prévu pour février 2010.
On en parle sur forum.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (5) | Tags : panne, ambiance, ile, emmanuel proust, 8 10, atmospheres, chandre, saint kilda, bertho, les espritrs, hirta |
|
|














