20/04/2017

Anita Bomba T.1

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionAnita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionLe journal d'une emmerdeuse

Scénario : Éric Gratien
Dessin : Cromwell
Éditeur : Akiléos
168 pages
Date de sortie :  27 avril 2017
Genre : Aventure, Action, Science-fiction.

 

 Présentation de l'éditeur

Bien qu’illettrée, Anita Bomba, cambrioleuse de son état, n’en tient pas moins son journal de bord avec application. L’occasion de (re)découvrir ses “exploits” explosifs…


Anita Bomba – Le Journal d’une emmerdeuse, T. 1” regroupe les trois premiers tomes de la série : “Aussi loin que je me rappelle…”, “C’est pas parce que je suis pauvre…” et “Un jour j’ai arrêté de bosser…” parus au milieu des années 90, ainsi qu’une vingtaine de pages inédites signées Cromwell.

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Mon avis

Totalement novice sur ce coup là (pas que je sois une experte, loin de là), j'ai eu envie de me plonger dans cet univers explosif parce qu'on ne lit pas tous les jours « journal d'une emmerdeuse ». C'est ainsi que j'ai découvert une ville embrumée – par le brouillard, mêlé très certainement aux fumées de la civilisation industrielle. Un parfait exemple de dessins Steampunk.

Des couleurs délavées, salies par l'atmosphère ambiant et pourtant, ... pourtant : la couleur rouge, teinte mettant à l'honneur le sang, le feu et l'action (sans oublier les explosions!) se fait la part belle dans chaque case. Tantôt orangé, tantôt vif. Le rouge est partout, omniprésent et parfois même : on ne voit que lui, surtout quand Anita fait tout péter. BADABOUM !

Dès lors, on ne peut pas dire que le dessin soit beau, en soi. Mais il a du style. J'ai même envie de dire qu'il a « de la gueule » à l'instar de notre anti-héroïne qui a le corps de Sharon Stone et pourtant la tronche d'un Sylvester Stalone dans ses bons jours. Mais on l'aime cette emmerdeuse (du moins : on aime ou on n'aime pas : moi j'ai adoré).

Quant aux décors, ils sont minutieusement détaillés. À tel point qu'on pourrait imaginer faire la maquette des lieux sans problèmes. Chaque pavé, chaque fenêtre, chaque rouage des robots tout aussi présents que le rouge, ... sont tracés sans le moindre faux pas. Quelqu'un pour tenter un film ou un long métrage animé (ça nous changerait des éternels remakes à la mode ces temps ci... et quelle héroïne que cette Anita tout feu tout flamme, prête à tout faire péter pour des pépètes... en or si possible !)

Et enfin, l'histoire : j'aime beaucoup le concept de l'anti-héroïne qui est « belle de loin, mais loin d'être belle » (même si apparemment, dans un futur éloigné / univers parallèle : certains mâles aimeraient se... enfin vous voyez... hum hum), qui ne pourrait même pas vous épeler son prénom mais qui pourtant tient un journal mentalement. Le carnet de bord d'une cambrioleuse qui signe ses méfaits de belles et tonitruantes explosions.

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

Bref, j'ai été conquise par cette emmerdeuse et toute cette aventure, carte au trésor à la main. Cet univers presque post-apocalyptique – franchement Steampunk – avec toutes sortes de créatures hybrides, croisées pour la plupart avec des machines. Anita qui faire mine d'être plus érudite qu'elle n'est, ce mentor qui voit clair dans son jeu, mais qui l'aime bien cette emmerdeuse, ce robot qui les accompagne heureusement plus déglingué du ciboulot que des jointures et tout cet univers sombre, lugubre, ... domaine de l'ex flic mais tout aussi tenace "Mr Bottle" qui pourchassera sans doute Anita jusqu'aux tréfonds de ce monde.

 

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Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

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 Affaire à suivre et/ou redécouvrir

ShayHlyn.

15/03/2016

Bleach- Tome 67

Bleach67.jpgPlancheA_274397.jpgAuteur : Tite Kubo
Éditeur : Glénat
192 pages
Sortie : le 2 mars 2016
Genre : Action

 

 

Avis de l'éditeur :

Le palais royal tremble sous la violence de la bataille entre les Quincy et la Division Zéro. Leurs chefs respectifs se retrouvent face à face, et le combat s'intensifie encore... Le leader de la Division Zéro, Ichibei Hyôsube, passe calmement à  l'action. Son sabre recouvre tout d'un noir profond... 

Mon avis :

Ce 67ème opus démarre concernant la signification de la dose létale, ce seuil quantitatif d'une substance au-delà duquel celui-ci provoque la mort. Askin détient "The death dealing", un potentiel capable de varier la dose létale à volonté. Mais face à lui, son adversaire Oetsu Nimaiya n'est pas un clampin, et les rôles s'inversent précipitamment. Pas de répit pour Oetsu, devant combattre à la chaine contre un ennemi redoutable, Yhwach, qui a combattu un millénaire de cela contre Genryusai. Les duels s'enchainent, offrant pour la seconde partie du récit, une bagarre survoltée entre Yhwach contre Ichibei Hyosube.

Coté dessin, les protagonistes affichent toujours autant d’entrain et  fière allure, le trait de Tite Kubo est net et précis. L'action et la dynamique constante comblent  les décors inexistants, car hormis quelques  immeubles en ruines, on n'a pas grand chose à se mettre sous la dent pour l'arrière-champ.

Énergie spirituelle, quintessence des sens en éveil, force brute et caractère bien trempé, les différents acteurs de Bleach tentent tous d'immortaliser leur passage. Une série qui continue son bonhomme de chemin et qui s'adresse à un public adolescent.

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Coq de Combat

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Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (0) | Tags : bleach, tite kubo, glénat, 710, action, 022016 |  Facebook | |

15/01/2016

Bleach - Tome 66

51eLNP1mDvL__SX320_BO1,204,203,200_.jpgbleach,tite kubo,glénat,610,action,012016Auteur : Tite Kubo
Éditeur : Glénat
192 pages
Sortie : le 6 janvier 2016
Genre : Action

 

 

Avis de l'éditeur :

Changé en pantin par Gigi, Hitsugaya attaque ses camarades shinigamis. Mais quand son regard vide se pose sur Mayuri, celui-ci a un sinistre sourire aux lèvres… Pendant ce temps, les soldats de la division Zéro, gardiens du palais royal, brandissent sans pitié leurs armes afin de tuer Yhwach, qui y a pénétré !

Mon avis :

Par sa rencontre avec la shinigani Rukia Kuchiki, Ichigo déploie ses pouvoirs de manière exponentielle. Soul City est traquée par les Stern ritter quincy, à la solde du féroce Yhwach. Ikkaku se retrouvant en difficulté face à ses compagnons zombifiés, n'en réchappe que grâce à l'intervention de Mayuri, ressuscité sous forme de zombie des Arrancar, anciennement ennemis de la Soul Society.

Décors en ruines, jets de lumières, combats acharnés, duels à l'épée, le panel présenté est particulièrement éclectique. Ce tome présenté à l'image d'une spirale psychédélique montre Tôshiro qui affronte Mayuri Kurotsuchi . La technique utilisée par Mayuri permet à l'espace temps de se répéter, ce qui procure un éveil à son utilisateur. Tôshiro, réduit à l'impuissance, subit frontalement les chocs, et peine face aux effets secondaires des techniques de l'ennemi.


Bleach, tout comme pour Naruto s'adresse à un public majoritairement adolescent. Série phare ces dernières années, il s'illustre par des combats à la dynamique impressionnante. De par son succès international, de nombreux produits dérivés ont vu le jour. Ce franc succès se constate par un mélange de styles, à savoir humour léger, fantastique, et action tonitruante, le tout couronné par des protagonistes attachants et charismatiques.


Le trait de Tite Kubo ne s'encombre pas de détails, l'artiste va au plus simple sans se préoccuper de remplir l'arrière-champ. Bleach perdure dans le temps et cela par le style agressif de Tite Kubo, qui prend à chaque tome une nouvelle envergure.

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Coq de Combat

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Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (0) | Tags : bleach, tite kubo, glénat, 610, action, 012016 |  Facebook | |

12/10/2015

OSS 117 - tome 1 - Tequila molotov pour oss 117

oss 117, gihef, rinaldi, bruce, soleil, espionnage, action,09/10,4/10oss 117, gihef, rinaldi, bruce, soleil, espionnage, action,09/10,4/10Scénario : Gihef

Dessin : Pino Rinaldi

Editeur : Soleil

48 pages

date de sortie : septembre 2015

genre : espionnage, adaptation

 

 

 

Résumé éditeur

OSS 117, arrogant agent de la CIA, est un séducteur hors pair et excelle dans les « mises  au poing ». Envoyé en mission secrète dans l’ambassade soviétique de Mexico, il lui faudra user de ses multiples talents pour s’infiltrer en territoire ennemi et découvrir ce qui s’y trame réellement ! Au cœur des sixties, Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, vous embarque dans de tonitruantes aventures ! Séduction et action garanties !

 

oss 117, gihef, rinaldi, bruce, soleil, espionnage, action,09/10,4/10

 

Créé en 1949 par le Français Jean Bruce, OSS 117 est une série de romans d'espionnage comptant 265 volumes. Première série du genre en Europe, bien avant James Bond qui n'apparut qu'en 1953, OSS 117 fut porté à l'écran dès la fin des années 50, puis six fois dans les années 60 par André Hunebelle avant les deux gros succès de Michel Hazanavicius de 2006 et 2009 que tout le monde connait. Les plus jeunes auront donc à l'esprit cette image du personnage interprété par Jean Dujardin. Il faut cependant se détacher de cette interprétation et de ces films qui, aussi bons soient-ils, ne sont que des hommages au cinéma des années 50 et 60 abordés sous l'angle de la comédie.

 

Le vrai personnage créé par Jean Bruce et repris par sa femme puis par sa fille, est un authentique espion de fiction. Beau gosse, athlétique, charmeur, intelligent et brillant. C'est ce personnage que Gihef et Rinaldi mettent en scène ici, en adaptant le roman OSS à Mexico. On va donc avoir une bonne BD d'espionnage !

 

Comme le pitch est alléchant pour qui aime la bonne BD d'aventure ! Il va y avoir du coup de poing et du coup de feu, de la poursuite et du rebondissement, du flirt et certainement plus si affinités. Il y aura aussi très certainement d'épouvantables méchants, des trahisons de rigueur et des décors exotiques à couper le souffle.

Il y a un peu de tout ça assurément, avec même un peu d'humour en plus. Mais bizarrement, la sauce à du mal à prendre tant l'intrigue et les situations sont convenues. L'intrigue manque cruellement de ressorts et le lecteur n'a que très peu d'empathie pour Hubert Bonisseur de la Bath. Dommage. On n'a finalement qu'une petite histoire d'espionnage très (trop) simple à se mettre sous la dent.

Heureusement, le dessin sauve un peu les meubles et est à la hauteur de ce qu'on attend sur ce genre d'album : un trait et une mise en scène classiques avec un découpage insufflant le rythme nécessaire à l'action, nous plongeant assez bien dans l'ambiance sixties.

 

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Ce premier tome reste assez décevant, et il va falloir un tome 2 plus convaincant pour que ce personnage mythique trouve en BD le succès qu'il a eu en romans et à l'écran.

 

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Loubrun

08/09/2015

The Activity - tome 1

the activity T1.jpgthe activity T1_pl.jpgScénario :  Nathan Edmonson

Dessin : Mitch Gerads

Éditeur : Urban Comics

143 pages

date de sortie : 21 août 2015

genre : espionnage, action

 

 

 

Résumé (éditeur)

Les temps changent, et avec l'évolution brutale des moyens de communication, les conflits internationaux prennent une toute autre ampleur. Les États- Unis comptent aujourd'hui dans leurs rangs une force spéciale parfaitement adaptée à cette nouvelle donne : l'ISA, Intelligence Support Activity. Les agents qui la composent ont pour objectifs d'assister, rectifier, et effacer au besoin toutes traces des missions que leurs collègues de la NSA, du FBI et de la CIA n'auraient pas menées à bien.

 

"Croyez-moi sergent Ryan, nous ne vous recruterions pas si nous ne savions pas déjà que vous êtes ce que nous recherchons"

 

Nathan Edmondson (Punisher Now ; Who is Jake Ellis ; Black Widow Now ) et Mitch Gerads, nous entrainent au cœur du plus secret et énigmatique des services de renseignement américain : L'ISA. Cette agence très particulière peut se charger tout autant de missions de renseignement pur que de missions d'actions à l'étranger ou sur le sol US. De la traque de barons de la drogue, à l'effaçage de preuves gênantes en passant par les réparations des dégâts commis par les autres agences de renseignement, rien n'est épargné à ces soldats de l'ombre que l'on suit ici dans diverses opérations.

 

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On ne sait pour l'instant pas grand chose des membres de l'équipe. L'auteur distille avec parcimonie les informations sur chacun des protagonistes, enveloppant ses personnages d'un halo de mystère. On suit quand même avec intérêt ce groupe et les rapports entre ses membres qui du jour au lendemain peuvent devenir des machines de guerre. On s'aperçoit alors qu'ils sont entièrement dévoués à leurs missions et que leurs vies ne leur appartiennent quasiment plus.

 

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L'auteur base son récit entre réalité et fiction, parsemant les pages de renvois explicatif sur des sigles, des noms de code ou d'opération. Tout cela donne une assise crédible au récit mais le complique aussi. C'est parfois un peu flou, d'autant qu'il n'y a pas véritablement d'intrigue servant de fil conducteur au récit.

 

Concernant le dessin, Mitch Gerads contribue grandement à nous mettre dans le bain glauque et froid des missions à haut risque. Ambiances pluvieuses, scènes de nuit, huis clos dans un avion ou dans un cachot, a chaque fois son trait réaliste fait mouche.

 

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A l'heure ou le renseignement américain est un sujet assez sensible en Europe, ce premier tome qui se lit presque comme un document, devrait ravir les férus du genre. Pour ma part, maintenant que la caution réaliste est mise en place, j'espère une suite plus centrée sur une intrigue faisant la part belle à la fiction et un recadrage sur les personnages.

Rendez-vous en octobre pour le tome 2 ...

 

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Loubrun

 

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22/04/2015

Area 51 T1 & T2, Masato Hisa, Casterman

9782203090408.jpg9782203090415.jpgh168_169.jpgScénario et Dessin : Masato Hisa

Edition : Casterman

Dépôt Légal : 1er avril 2015

192 pages - Genre : Action fantastique

 

 

Résumé de l'éditeur: Imaginez que toutes les divinités, toutes les créatures mythologiques et folkloriques, toutes les légendes d'hier et d'aujourd'hui existent vraiment... Imaginez encore qu'elles sont parquées dans une ville cachée du monde et forcées d'y mener une existence calquée sur celles des humains...Cette ville a un nom: AREA 51 ! Arpentez ses rues et risquez-vous dans ses bas-fonds sur les traces de McCoy, détective privée qui y a ouvert une agence d'enquête et filature, où elle accueille des clients à l'image de la faune locale.

 

Mon avis :Un monde peuplé d'hybrides, de créatures malfaisantes, où tous les moindres recoins grouillent de bandits patibulaires, de figures mythologiques et autres démons pervers, prêts à occire le premier regard malvenu, un lieu dont l'unique sens consiste à survivre, à renaître et à détruire... Bienvenue à l'AREA 51, l'endroit paradisiaque pour tout malfrat de renom, de la plus belle créature idyllique au monstre hideux - un club de vacances en somme, dans lequel évolue la jolie Tokuko Mc Coy, détective privée qui aime son flingue plus que quiconque. Car son joujou, elle le bichonne, elle y affectionne la plus grande attention, et faites gaffe, ne vous y méprenez pas, car ce n'est pas parce que la minette a ce qu'il faut là où il faut qu'il faut la prendre pour une greluche... sinon elle vous fera tourner la tête et les rotules en moins de temps qu'il ne vous faudra pour cligner des yeux.

Au bout de quelques lignes et de dessins, le ton est donné : ça flingue dans tous les sens, ça crache ferme autant par la bouche que par les armes, les balles sifflent le long des tempes et le son strident que cela résulte provoque un mal de tête que même la plus forte aspirine ne ferait redescendre. Ceux et celles ayant le cœur fragile, autant vous orienter ailleurs, car votre migraine ne cessera d'augmenter; par contre, les autres, et j'en fais partie, tireront certainement allégeance et féliciteront l'auteur par cette magie boulimique autant graphique que scénaristique. 

 

 

L'AREA 51, c'est un no man's land, une zone de quarantaine permanente des États-Unis, un business lucratif où règnent pouvoir, désirs, et corruption.

 

Masato Hisa déjà connu pour Jabberwocky (chronique que j'ai réalisée récemment) a prouvé son attrait particulier pour l'univers désopilant de Franck Miller. Il y revisite ce style et le gratifie à sa sauce personnelle. L'histoire se compose de mini récits qui apporte à chaque nouveau passage des protagonistes différents. Bigfoot fait une entrée fracassante et marque de par son empreinte, le vampire Bébé possède à sa solde des jeunes esclaves qu'il fait tapiner dans son bordel très particulier et la déesse Amaterasu, plus féline et grâcieuse que jamais tente d'intimider la belle Mc Coy, pour ne citer qu'eux. Un univers palpitant dans lequel Masato Hisa se permet carte blanche tellement les nouveaux individus charismatiques peuvent être accueillis à bras ouverts.

On lui doit plusieurs séries où monstres, grandes figures mythologiques et personnages historiques célèbres ont la part belle. Au nombre de ses influences revendiquées, on compte la série de romans Anno Dracula de Kim Newman, La Ligue des gentlemen extraordinaires d'Alan Moore et Kevin O'Neill ou encore Sin City de Franck Miller.

Au Sushi Bar Innsmouth, on y trouve de la chair de sirène japonaise, un nectar qui rend immortel celui qui a la chance d'en becter!
Allez mon gars, à 50 biffeton le morceau c'est une affaire juteuse! C'est du made in Japan et ça va te requinquer tes entrailles!

Graphiquement, rare sont les séries mangas qui possèdent un tel relief, une dimension dans laquelle le noir et le blanc sont étincelants et marqués à l’extrême. On a droit ici à une œuvre magistrale truffé de détails. En cherchant à maitriser son sujet à la perfection, Hisa Masato brise les normes du conventionnel et soumet l’œil du lecteur à un nouveau regard, le dirige vers des méandres hors-normes et insoupçonnées. L'unique soucis provient du fait que justement, par moments, ce soin du détail prime par rapport à la vue d'ensemble et qu'il faut s'attarder longuement sur certaines planches pour en comprendre leurs sens. Une forme de paysage à décortiquer en quelque sorte... mais une fois découvert, le mystère prend encore davantage d'étoffe. Il nécessite donc pour le lecteur avisé d'user de beaucoup de patience et d'attention à cette lecture pour en décoder tout son génie.

Une série qui au Japon atteint déjà son 9ème tome. Une pépite de légende pour tout "banditos" qui se respecte!

 

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Lien vers la fiche technique de la série chez l'éditeur Casterman: ICI.

 

Coq de Combat.

 

 

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11/01/2015

Gangsta T6

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Gangsta Tome 6

Scénario et Dessin par Kohske

Edition : Glénat

Sortie prévue le 5 novembre 2014

194 pages - Manga Seinen

Action, policier, ésotérisme.

 

 

 

Résumé de l'éditeur :Le récit se déroule dans la ville d'Ergastulum, repère de hors-la-loi, prostituées, gangsters et mafieux. Nicolas et Worick y travaillent comme hommes à tout faire, nettoyeurs en tout genre. Lorsqu'ils vont rencontrer Alex, une prostituée battue, leurs parcours va croiser celui des twilghts, une race de mutants ne faisant pas dans la dentelle.

Alors que Connie est toujours introuvable et que la guilde enterre ses morts, Delico et Yang suivent la piste d Erica, la tueuse de crépusculaires. Mais quand vient l heure de la confrontation, les hommes de Monroe font face à une terrible révélation...

 

Mon avis : Considéré par beaucoup comme l'une des révélations mangas de cette année, Gangsta suscite soit un vif intérêt dés les 1ères pages de lectures, soit laisse perplexe par les nombreux rebondissements du scénario complexe à souhait. Car, même si le titre évoque le monde des gangsters, nous ne nous retrouvons pas ici dans une classique histoire mafieuse où de simples voyous agissent de manière récréative. Gangsta ne s’étale pas sur la durée, le lecteur plonge tout de suite dans le vif du sujet et découvre la complexité des protagonistes qui affichent des attitudes pleines d’expressivité. Les chapitres s’enchaînent avec fluidité, alternant séquences de baston et intrigues bien ficelées. Les scènes d'action sont particulièrement soutenues par un dynamisme omniprésent laissant peu de temps morts.

 

"gangsta t6",kohske,glénat,710,thriller,112014

 

Graphiquement, les visages affichent des traits vides et décontenancés, tantôt drôles plus subitement hyper- sérieux. Les expressions de faciès ne sont pas réellement au rendez-vous, ce qui gâche quelque peu l'ambiance électrique de la trame. Seules les expressions de panique exprimées par les différents protagonistes sont agréablement calibrées et permettent de savourer pleinement la tension existante. Les décors sont pour ainsi dire inexistants mais d'un point de vue général, cela s'acclimate en fonction de son contexte. L'auteur favorise davantage la description étendue de ses protagonistes, notamment le personnage de Nick et de Warwick, chacun vivant dans la complémentarité de l'autre. Le premier est sourd, introverti et ténébreux, le second, playboy de nature, expansif et imbu de sa personne. Ils forment une paire structurée et complémentaire. Au centre se trouve Alex, ex-prostituée qui tente de sortir de son calvaire subit jusqu'à présent. Ce personnage féminin se veut particulièrement attachant, d'autant plus que l'on comprend et découvre peu à peu sa douleur interne qui est étroitement liée avec la corruption et la débauche qui règne à  Ergastulum. Entouré par la pègre, ils combattent avec la rage au cœur les nombreux adversaires qui sont classés par catégorie...les plaques autour de leur cou indiquent leur niveau de combativité ( à savoir que Nick porte un A/0, ce qui de surcroit fait frémir les rivaux)

Gangsta présente certes des qualités variées mais nous pouvons tout de même regretter quelques imperfections au niveau du dessin, trop conventionnel, pas assez élaboré, qui frôle juste le convenable. 

 

"gangsta t6",kohske,glénat,710,thriller,112014

 

Lien vers le site internet de l’éditeur Dargaud et la fiche technique de l’album: ICI.

 

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Coq de combat.

 

 

04/12/2014

I.R.$. Tome 15. Plus values sur la mort

ir$,desberg,vrancken,plus-values sur la mort,action,trafic d'armesir$,desberg,vrancken,plus-values sur la mort,action,trafic d'armesScénario : Desberg, Stephen
Dessin : Koller, Daniel / Vrancken, Bernard
Couleurs : MiKl
Dépot légal : 10/2014
Estimation : non coté
Editeur : Le Lombard
Collection : Troisième Vague
Planches : 46

Des livraisons d’armes disparaissent et alimentent des réseaux terroristes. Larry B. Max est sur le coup. Il débusque avec ses méthodes « border ligne » des informations sur des citoyens américains, en apparence totalement inoffensifs. Mais rien de mieux que des faux-semblants pour aiguiser la curiosité de Max….surtout quand les instructions de sa hiérarchie lui intiment l’ordre de tout arrêter !

ir$,desberg,vrancken,plus-values sur la mort,action,trafic d'armesJe pourrais vous parler de Larry B Max et de sa croisade contre les fraudeurs

Je pourrais vous parler des démons de Larry B Max et de ses tentatives de les exorciser avec une voix téléphonique féminine

Je pourrais vous parler de l’excellent scénario de Stephen Desberg et de son imagination fertile toujours prompte à nous etonner

Je pourrais vous parler de mon enthousiasme de voir les dessins de Vrancken évoluer vers plus de rondeurs et de détails dans les décors.

Je pourrais vous parler de la surprise de voir arriver dans le trio historique (Vrancken-Desberg), un dessinateur supplémentaire aux crayonnées (Daniel Koller), renforçant ainsi l’encrage

Je pourrais vous dévoiler les nombreux  rebondissements de ce dyptique.

Je pourrais vous parler des femmes, faire valoir pour certaines, héroïnes pour d’autres mais toutes à la plastique irréprochable !

Je pourrais vous transmettre le je-ne-sais-quoi poussant les fans à revenir malgré 15 albums et deux séries spin-off

Je pourrais vous parler de ma surprise de voir un autocolant BFM TV en une de couverture ( ???). Larry B. Max n’a pas besoin de ce genre de « parrain » !

Car I.R.$ c’est tout cela !

Mais non, je voudrais juste vous entrainer à la lecture de ce nouvel opus car le souffle de l’aventure et des cascades sont au rendez-vous ! Rien à dire de plus, Larry B Max est de retour.

 

ir$,desberg,vrancken,plus-values sur la mort,action,trafic d'armes

 

a06-3e788fc.gifScénario 

a06-3e788fc.gifDessin

a06-3e788fc.gifTotal 

Tigrevolant

02/07/2014

CHOC - Première partie: Les fantômes de Knightgrave.

Choc, Maltaite, Colman, Will, Rosy, Dupuis, 04/2014.Choc, Maltaite, Colman, Will, Rosy, Dupuis, 04/2014.Dessin : Eric Maltaite - Scénario : Stéphan Colman

Couleurs : Lady C. et Eric Maltaite

Editions Dupuis

Sortie 25/04/2014

88 pages

Prix conseillé : 16,50 €

ISBN : 9782800157573

Aventure, polar, thriller, action.

 

Résumé (de l’éditeur) : Par une matinée glacée de février 1955, le manoir de Knightgrave devient la propriété du marquis Di Magglio, un mystérieux et richissime acquéreur que nul n'a jamais vu. Et pour cause : sous le patronyme du marquis Di Magglio se cache en réalité le non moins mystérieux M. Choc, empereur du crime, aussi redouté qu'insaisissable. À quel plan retors songe-t-il, en achetant cette propriété ? Quelle machination est-il en train de mettre en place ? À moins qu'il ne soit en train d'accomplir un vœu connu de lui seul - et dont nous allons découvrir, par un habile jeu de flash-back, les tenants et les aboutissants. Car c'est bien dans le passé de M. Choc que ce récit va nous plonger...

Choc, Maltaite, Colman, Will, Rosy, Dupuis, 04/2014.

 

Mon avis : Le personnage de Choc, le méchant dont les apparitions sont récurrentes dans le série « Tif et Tondu », a été créé par Rosy et Will en 1955. Mais que sait-on de Choc ? C’est ce que cette série ambitieuse veut nous faire découvrir via Stéphan Colman au scénario et Eric Maltaite (le fils de Will) au dessin. Le premier album est assez volumineux, 88 pages, ce n’est pas rien…

Choc, Maltaite, Colman, Will, Rosy, Dupuis, 04/2014.

 

Dès le départ du récit, le duo Colman-Maltaite plante le décor. C’est sombre, froid comme l’hiver, alors que Choc s’apprête à acheter la propriété de Knightgrave, sous la neige, propriété où il a passé une partie de son enfance. Son enfance a été difficile. Sa mère doit subvenir seule à son éducation et ce n’est pas facile. En plus, il va connaître l’injustice qui va le pousser à passer le pas vers la délinquance et à nourrir sa vengeance. De fil en aiguille, il va devenir ainsi le personnage que le lecteur connait via la série Tif et Tondu.Choc n’est pas seulement le personnage froid et implacable qui arrive toujours à ses fins. C’est aussi un être de chair et de sang, un écorché vif avec ses failles qui va se construire une personnalité autour d’un vécu au départ pas vraiment rose.

Choc, Maltaite, Colman, Will, Rosy, Dupuis, 04/2014.

 

Le dessin et les couleurs restent dans des teintes sombres et froides. Eric Maltaite reproduit bien le personnage et les décors. C’est voulu, comme un vieux film que l’on découvre dans une vieille salle de cinéma, un ciné-club de quartier. Mais surtout, on découvre une profondeur psychologique que l’on ne soupçonne pas dans la série Tif et Tondu. On est ici un peu dans l’action mais surtout dans l’introspectif, dans la psychologie du personnage qui lui donne un autre relief, un peu d’empathie, ce qui est impensable au départ pour un amateur de la série de Rosy et Will.

Choc, Maltaite, Colman, Will, Rosy, Dupuis, 04/2014.

 

A ce propos, Eric Maltaite nous a déclaré sur l’origine de ce projet : « J'ai trop vu mon père en avoir marre de Tif et Tondu sur la fin... ensuite, les personnages sont vraiment datés il aurait fallu les réinventer complètement, alors que Choc l'énigmatique, le super méchant s'imposait naturellement. Les personnages de vrai méchant sont rares, encore plus rares sont ceux qui sont au centre de l'histoire. Comme je possède les droits d'exploitation de CHOC, ne rien en faire aurait été ridicule. »

Choc, Maltaite, Colman, Will, Rosy, Dupuis, 04/2014.

 

Le résultat est très probant et la lecture a été faite d’une seule traite. Ce qui est quand même un indice que le scénario est bien construit et que le dessin est à la hauteur du projet. C’est du très beau travail… Il reste maintenant à attendre la suite. Ce premier tome a jeté la base de la série, une base bien solide avec déjà des pistes de réflexion.

Choc, Maltaite, Colman, Will, Rosy, Dupuis, 04/2014.

 

Certains sont circonspects vis-à-vis de série dites « Spin-off », dérivée d’une série à succès, mais qui n’amène rien de plus à cette série d’origine. Ici, il s’agit de beaucoup plus. Il s’agit d’une série qui se veut même plus ambitieuse que la série mère et qui veut prendre son autonomie tout en restant respectueuse de ses origines. Will et Rosy peuvent être fiers de leurs successeurs !

 

Dessin :            8,0/10

Scénario :         8,0/10

Moyenne :         8,0/10

 

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Capitol

 

Choc, Maltaite, Colman, Will, Rosy, Dupuis, 04/2014.

 

22/04/2014

INOXYDABLE

Sébastien Floc’h, Steve Baker, KSTR, Casterman , ActionSébastien Floc’h, Steve Baker, KSTR, Casterman , ActionScénario : Floc'h, Sébastien
Dessin / Couleurs : Baker, Steve
Dépôt légal : 03/2014
Editeur : Casterman
Collection : KSTR
Pages : 100

De nature plutôt taciturne, Harry Rockwell purge sa peine au centre carcéral 103 en compagnie d’un étrange robot à la langue bien pendue, Zip. Au cours d’une tentative d’évasion ratée, le duo se voit dans l’obligation de retrouver le major Pulsor, chevalier du maintien de l’ordre. Mais qui est ce héros télégénique, enlevé par de mystérieux inconnus ? Les masques tomberont et la vérité ne sera pas forcement très belle…

 

Sébastien Floc’h, Steve Baker, KSTR, Casterman , Action

 

Page 102. Fin de l’album. C’est avec une sensation bizarre, un gout pâteux dans la bouche et des interrogations que le lecteur referme cet album de chez Casterman. Pourtant, tout démarre très bien. Une couverture rouge pétante avec une caricature de « captain america » et un titre écrit en lettre capitale métallique : superbe ! Le genre de BD qui attire l’œil dans les bacs avec un label KSTR : c’est du tout cuit ! Un excellent moment en perspective !
Et là, une mauvaise surprise attend le lecteur. En premier lieu le scénario interpelle. Une des ficelles du scénario est l’association de deux héros antinomiques. Ce n’est pas une nouveauté  mais l’utilisation d’un robot est plutôt originale. Cela donne de l’envergure à l’action. Et de l’action y en a. Elle est présente à chaque page sans reprise de souffle. Les cavalcades succèdent aux explosions à un rythme effréné. Trop même ! Doit on rechercher des messages dans ce monde futuriste ? A peine a-t-on le temps de relever une dénonciation du pouvoir des médias, de la propagande ou de la technologie soit disant au service de tous que déjà s’enchainent les rebondissements. Ou finalement cela est-il juste une BD action ?  Tout cela est un peu fouillis et manque d’éclaircissements.

Sébastien Floc’h, Steve Baker, KSTR, Casterman , ActionLes dessins de Steve Baker sont à l’avenant du scénario : surprenants ! Il met en image un monde futur avec tout un bestiaire de créatures extra-terrestres, de véhicules originaux. Le tout est croqué avec un trait vif donnant une sensation de vitesse bien rendue. Le lecteur perçoit une influence des mangas mais aussi des comics. Les couleurs sont chaudes et rendent du volume aux dessins. Malheureusement, le trait ne rend pas assez les émotions avec notamment des yeux vides d’expressions gênant la lecture. Les visages sont ramassés, fermés rendant la distinction entre les différents protagonistes peu aisés.

Tout va vite dans cet album. Trop vite sans doute. Il en résulte une sensation finale d’inachevé pas vraiment aidée par des dessins amoindris dans leurs cases. Si l’objectif des auteurs était de faire passer un ou des messages, ce n’est pas une franche réussite. Si par contre le seul but est de divertir alors le résultat n’est qu’à moitié atteint. Sébastien Floc’h et Steve Baker sont clairement à l’étroit dans ce format et leurs talents ne peut pas pleinement s’exprimer.

Scénario : 5.5/10
Dessins : 5.5/10
Total 5.5/10
Tigrevolant