05/09/2017

Michel Ange T.1

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventureMichel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventureLe banquet des damnés, d'après l’œuvre de Didier Convard.

Scénario : Éric Adam
Dessin : Thibault De Rochebrune
Éditeur : Glénat
48
pages
Date de sortie : 31/05/2017
Genre : adaptation, BD ésotérique, intrigue, aventure.

 

Présentation de l'éditeur :

Sous la beauté de l'Art, les secrets de l'Histoire

Milan, 1508. Un matin d'avril, la tête d'un architecte récemment installé en ville est retrouvée dans le baptistère de Saint-Ambroise. Chargé d'enquêter sur cette affaire, le prévôt Vittore, pourtant connu dans toute l'Italie pour sa brillante intelligence, est bien en peine d'en démêler les fils. Rien dans ce meurtre n'est ordinaire. Ni l'attitude de l'évêque de Milan, qui semble redouter le pire des cataclysmes, ni l'arrivée subite du célèbre Michelangelo, qui a dû pour cela abandonner la fresque qu'il est en train de peindre à Rome, dans la chapelle de Sixte. Mais le plus troublant demeure ce plat d'argent où reposait la tête tranchée, et sur lequel sont grossièrement gravés ces trois mots : VENIT IUSTITIAE SOL – Le Soleil de Justice a brillé.

Après Vinci, Didier Convard nous surprend une nouvelle fois avec ce thriller historique formant une évocation saisissante de la Renaissance italienne, période de bouillonnement artistique, politique et religieux. Un diptyque dessiné de main de maître par le trait réaliste et élégant de Thibaud de Rochebrune.

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

Mon avis :

 

Quand j'ai commencé à lire « Michel-Ange », j'ai immédiatement songé aux enquêtes de Guillaume de Basquerville dans « le nom de la Rose ». Cet homme barbu avec son jeune acolyte, dévoilant des mystères, des intrigues complexes, des énigmes... alors quelle ne fut ma surprise en ouvrant les précédents tomes « Vinci » (1 et 2 également paru chez Glénat) et découvrir le portrait fidèle de Sean Connery en la personne d'un abbé, témoin d'une bien étrange aventure.

 

C'est ainsi que je me suis prise d'intérêt pour le prévôt Vittore, héros de cette saga actuellement en 4 tomes (Vinci T.1 et 2, « Le voleur de visage » et Michel-Ange T.1 et 2, « Le banquet des damnés ») et de son bras droit Menanzzo.

 

Dans ce premier volet de « Michel-Ange » : un peu d'histoire. Avant de retrouver les personnages qui ont mené l'enquête dans Vinci, place à la légende de Salomé. Cette belle femme qui demanda qu'on lui offre la tête de Jean-Baptiste sur un plateau d'argent. Pour ensuite retrouver l'artiste incontestable, Michel-Ange, en plein ouvrage à Milan, ville où exerce notre héros Vittore.

 

Pourquoi parler de Salomé ? Simplement parce que son désir d'avoir une tête sur un plateau s'est vu exaucé en l'an de grâce 1508 à Milan ! Certes ce n'était plus Jean Baptiste, mais la comparaison étant facile à faire... elle fut faite. Tous les éléments furent donc réunis : un peu de légende, un artiste de renom, notre duo d'enquêteurs et une énigme pas piquée des vers.

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

Un régal ! (sans faire de jeu de mots avec le sous-titre...)

 

Dommage que le dessin soit un peu fade, tant dans les traits des personnages qui semblent de temps à autre figés (même quand le Prévôt se tord de douleurs des suites d'une maladie) que dans la couleur qui, pour le dire comme cela me vient à l'esprit, ressemble à des dessins d’antan, aux teintes limitées par les connaissances de l'époque, le tout imprimé sur du papier glacé. C'est donc un peu dommage... Heureusement donc que cet ouvrage se lit surtout pour l'aventure en elle-même et la curiosité croissante de découvrir ce qui mêle le grand Michel-Ange à cette sombre affaire ?!

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Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

 

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

 

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

Mais comme on dit « affaire à suivre ». Le dénouement est proche et franchement, malgré le dessin qui laisse à désirer par moments, je peux vous assurer que je suis prête à lire les aventures du prévôt Vittore dans autant d'histoires qu'il y a de grands maîtres venus exercés à Milan !

ShayHlyn.

27/07/2017

999 à l'aube de rien du tout. T1/2

999 à l'aube de rien du tout, Claude Daubercies, Denis-Pierre Filippi, Marco Bianchini, Glénat, adaptation, historique, aventure, initiatique. 999 à l'aube de rien du tout, Claude Daubercies, Denis-Pierre Filippi, Marco Bianchini, Glénat, adaptation, historique, aventure, initiatique. Scénario : Denis-Pierre Filippi, d'après le roman de Claude Daubercies
Dessin : Marco Bianchini
Éditeur : Glénat
48
pages
Date de sortie : 07/06/2017
Genre : adaptation, historique, aventure, initiatique.

 

 

Présentation de l'éditeur

Changement de vie pour un changement de millénaire

An 999, à l'aube de rien du tout. Trois enfants vivent près d'une abbaye. Il y a Sylvain qui est l'ami des arbres, Séretta dont on a tous été amoureux à 12 ans et enfin Titène, qui nage très bien et très longtemps sous l'eau, ce qui est normal, puisqu' il a des ouïes à la place des oreilles. Mais lorsque ce dernier recueille un chat agonisant au bord de la rivière, le destin des trois orphelins bascule. Capable de communiquer avec eux par la pensée, Turolde, le félin philosophe, les conduira pour un voyage vers la liberté, à travers un Moyen Âge crasseux où les ecclésiastes constituent le pire danger pour une bande d'enfants vagabonds...

À la veille de l’an 1000, Denis-Pierre Filippi et Marco Bianchini nous plongent dans la quête initiatique de trois jeunes héros à la découverte de l’amour, de la beauté du monde et de la folie des hommes. Une fable truculente et poétique à la langue riche, vivante et belle, adaptée du roman éponyme de Claude Daubercies.

999 à l'aube de rien du tout, Claude Daubercies, Denis-Pierre Filippi, Marco Bianchini, Glénat, adaptation, historique, aventure, initiatique.



Mon avis

 

Je dis souvent qu'une bonne BD inspirée d'un roman peut donner envie de lire celui-ci. « 999 à l'aube de rien du tout » est de celle-là. Je ne connaissais absolument pas le roman initiatique « Crève matin » ou « 999, à l'aube de rien du tout » de Claude Daubercies, mais maintenant je « crève » d'envie de le lire grâce à l'adaptation faite par Denis-Pierre Filippi et Marco Bianchini.

 

Guidés par un chat philosophe, Turolde, qui semble pouvoir traverser les âges : trois enfants entament un périlleux voyage vers la mer. Nés de parents non catholiques et orphelins de surcroît : ils sont des « moins que rien », j'ai presque envie de dire « des riens du tout ». Ils sont là, dans ce Moyen-Âge crasseux et dominé par la religion, à trimer comme des bêtes de somme pour des croûtons de pain, ne pouvant compter que sur eux-mêmes.

 

Pire encore lorsqu'ils se révoltent à la suite de la découverte d'une relique. Ayant causé un trouble sans précédent en place publique : ils sont pourchassés tels de grands criminels. Eux : des enfants innocents. Mais dans leur malheur, ils ont rencontré ce chat savant, ce chat capable de parler avec eux... ce chat qui a décidé d'aller là, en l'an 999 alors qu'au départ, il voulait assister à l'assassinat de Thomas Becket prévu 171 ans plus tard.

999 à l'aube de rien du tout, Claude Daubercies, Denis-Pierre Filippi, Marco Bianchini, Glénat, adaptation, historique, aventure, initiatique.

Cette BD, comme le roman éponyme, est une preuve en images de la folie des hommes. Ces croyances excessives, bernées par des reliques que personnes ne pourra jamais déterminer l'authenticité (du moins, je ne crois pas...). Des riches ecclésiastes prêchant la vertu et qui ne sont pas en mesure de se montrer généreux envers les plus pauvres ; des mots d'enfants qui sont pris comme des armes mortelles ; une jeunesse désabusée face à ce monde obscur et pourtant tellement réel.

 

Une noirceur mise en avant par un dessin précis. Un univers glauque, inquiétant et mystérieux illuminé par les visages innocents des trois enfants, héros de cette histoire. Et ce chat, comme nous autres lecteurs, témoins de cette déchéance. Acteur même, en devenant le guide éclairé de ses trois enfants qui ne connaissent que le labeur pour une maigre pitance.

 

 

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Une superbe découverte dont j'ai hâte de lire la suite.

ShayHlyn.

01/06/2017

Medicis T2 / 5

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, RenaissanceMédicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, RenaissanceLaurent le Magnifique - de père en fils

 

Scénario : Olivier Peru
Dessin : Eduard Torrents
Éditeur : Soleil
56
pages
Date de sortie : 19/04/2017
Genre : adaptation, aventure, histoire, Renaissance

 

 

Présentation de l'éditeur

Une fresque violente et passionnée, mêlant histoire de l’art, guerre et complot, amitiés, amour et trahison. Oubliez les livres d’histoire, écoutez la voix de Florence, revivez l’épopée de ceux qui l’ont écrite... la saga des Médicis.

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Trop jeune, fier et belliqueux lors de son début de règne, les premières années de Laurent sont marquées par le sang et le conduisent jusqu’à une guerre ouverte avec le Pape. Lorsqu’il comprend qu’il risque de précipiter Florence vers la ruine, Laurent tente le tout pour le tout afin de sortir d’une situation inextricable. Il réalise alors qu’il doit ruser et agir comme son grand-père, Cosme, pour arriver à ses fins.

 

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Mon avis

J'ai envie de dire qu'on ne change pas une équipe qui gagne. Et grand dieu, qu'est-ce que j'aurais aimé que Olivier Peru continue l'aventure des Medicis avec Giovanni Lorusso comme dans le premier tome traitant de Cosme l'Ancien. Mais commençons par le commencement voulez-vous ?!

 

La couverture en dit long sur les pages qui vont suivre. Laurent de Médicis devra user de force pour remporter une guerre contre... le pape ! Ce n'est pas rien et pourtant, les combats militaires se remarquent peu dans les pages qui défilent. L'accent est clairement mis sur les complots et surtout : le scénario qui tente d'être aussi complet que l'époque historique le demande. Parce que outre être le grand défenseur de sa chère ville Florence, Lorenzo / Laurent de Médicis est également un grand mécène féru d'arts. Notons Botticelli qui apparaît, peignant son bienfaiteur pendant que celui-ci traite de politique avec son frère ; on mentionne le célèbre De Vinci (et j'avoue que j'aurais aimé le voir... mais on ne peut pas tout avoir) et même Michel-Ange.

 

Petite anecdote d'ailleurs concernant ce dernier : comme vous devez le savoir, Michel-Ange a peint les fresques qui recouvrent les plafonds de la chapelle Sixtine. Chapelle qui a été commandée et supervisée par le pape Sixte IV (de son vivant en tout cas... la chapelle ayant été terminée sous le règne du Pape Jules II) qui n'est nulle autre que l'ennemi juré de Laurent de Médicis. J'ose à peine imaginer la tête que ce grand Pontife aurait fait s'il avait su... fin de la petite anecdote.

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Dans les rues de Florence qui se dévergonde de fêtes en célébrations à tendance païenne, on peut même apercevoir face au moine Dominicain Savonarole, le jeune Nicolas Machiavel. L'un fervent catholique à la langue venimeuse envers les Médicis et l'autre, philosophe à l'esprit cynique. Aaaah que j'aimerais des BD qui parlent de tous ces gens (Monsieur Olivier Peru si vous me lisez...).

 

Bref, du beau monde qu'il fallait citer et pour qui il n'y avait pas assez de pages pour s'y étendre : le héros étant Laurent de Médicis. Un pan d'histoire de la Renaissance fort bien écrit et malheureusement pas assez bien dépeint. Même si j'ai pu lire le nom de plusieurs artistes qui ont traversé les âges, la plume de Eduard Torrents n'est, à mon sens, pas assez détaillée, pas suffisamment précise... dès lors, certains visages sont déformés. On ignore si certains rient ou pleurent... c'est dommage et ça déteint en plus sur la colorisation comme, petit détail qui n'engage que moi : un prêcheur dans son église dont la tenue change de couleur selon qu'il est dessiné de près ou de loin.

 

 

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Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

 

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

 

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Mais cette saga reste, avec ce tome 2 sur 5, une belle façon de retracer la vie des grands de ce monde, dont les Médicis pour la Renaissance.

 

ShayHlyn.

30/05/2017

Perséphone (récit complet)

 

persephone.jpgpersephone-1.jpgScénario : Loïc Locatelli-Kournwsky
Dessin : Loïc Locatelli-Kournwsky
Éditeur : Delcourt
144
pages
Date de sortie : 19/04/2017
Genre : Adaptation, fantastique, jeunesse, aventure

 

 

Présentation de l'éditeur :

Le mythe grec de Perséphone et Déméter, revu et corrigé par un jeune auteur expatrié au Japon, dans un univers à mi-chemin de la fantasy, de l’animation japonaise et de l’Amérique des fifties…

Perséphone est une jeune fille ordinaire… et c’est bien son problème : fille adoptive de la célèbre magicienne

 Déméter, elle peine à trouver sa place aux côtés d’une mère qui en prend un peu trop. Poussée par des cauchemars récurrents et une légitime curiosité, elle décide de découvrir la vérité sur des origines qu’on tente de lui cacher. Une décision qui va l'emmener jusqu’aux Enfers, dans une aventure épique dont les enjeux dépassent de loin sa quête personnelle.

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Mon avis :

 

Que dire quand la mythologie est ainsi malmenée ?! Loin d'être contre toutes formes de modernismes pour attirer un public plus jeune, j'ai néanmoins du mal à supporter que les histoires d'Antan soient ainsi chamboulées. Ajouté à cela un dessin « pas terrible-terrible »... eh non ! Je me retrouve à vouloir mettre un zéro pointé à cet ouvrage qui aurait pu... aurait... pu... être prometteur.

 

Certes, je le dis souvent, mais j'ai bien aimé la mise en situation, Persephone est assez attachante comme personnage et les décors avaient leur petit charme. Mais cher Loïc Locatelli-Kournwsky : retournez donc réviser vos mythologies !

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Pour la petite histoire, Persephone était la fille de Zeus et de Déméter (sa fille légitime contrairement à cet ouvrage qui en fait sa fille adoptive) et épouse d' Hadès. La légende veut qu'elle passait 6 mois de l'année sur Terre et les autres 6 mois en Enfers où elle y faisait pousser toutes sortes de végétations : donnant ainsi un peu de vie à ce royaume sous-terre. Ça : c'est la vraie histoire !

 

Place maintenant à l'abomination de Sir Locatelli-Kournwsky : Hadès a perdu sa femme et sa tristesse l'a rendu odieux et dictatorial. Je vous imagine vous dire « quoi ? Perspéphone meurt ? » Ah bah non... dans ce récit, elle ne connait même pas Hadès en personne. Elle ne l'a jamais vu et elle a été sauvée par Déméter quand celle-ci a fermé les portes de l'Enfer à tout jamais.

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Dans les vagues souvenirs de la jeune fille qui vit donc sur Terre sans savoir qu'elle est née en Enfer, elle voit un homme Coré et une femme qui tentent de la sauver. On peut donc supposer que ce sont ses vrais parents et qu'il s'agit là de bribes de souvenirs. Sauf que, sachez-le : Perséphone a un autre prénom (selon la région où sa légende est racontée). Elle s'appelle Coré.... ça commence à faire pas mal d'incohérences tout ça, vous ne trouvez pas ?

 

 

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Tellement que finalement je vais en rester là et pleurer sur le sort de Perséphone qui n'aura eu que son don pour la botanique de sauver dans cette histoire. Paix à son âme... et à ceux qui, comme moi, aiment la mythologie.

ShayHlyn

24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

03/04/2017

Verte

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Scénario : Marie Desplechin
Dessin : Magali Le Huche
Éditeur : Rue de Sèvres
72 pages
Date de sortie : 22 mars 2017
Genre : adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.



 

Présentation de l'éditeur :

Des héroïnes irrésistibles pour des aventures hilarantes et... ensorcelantes !

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Mon avis :

Au secours ! À l'aide ! Aidez-moi ! Je ne sais pas quoi écrire sur cet ouvrage que je viens de lire... Déjà, parce que je n'ai pas lu le roman original de Marie Desplechin (qui n'a rien de moins qu'été sélectionné par le ministère de l'Éducation Nationale. Française je présume) et ensuite parce que, ne tournons pas autour du pot : je n'ai franchement pas aimé.

Baf, ça y est, c'est l'embardée... mais comment voulez-vous qu'une adepte du superbe graphique manga (dans la majeure partie du temps) puisse apprécier... ça ! J'ai l'impression de me retrouver à 11 ans, moi aussi, à mon premier cours de dessin au collègue, sans avoir jamais fait autre chose que de ne pas dépasser des lignes en usant de mes crayons dans un livre à coloriage.

Ce dessin est... je vous avoue ne pas trouver les mots. Ce dessin est trop « enfantin », trop « basique », trop « j'en passe et des meilleures ». Du coup, je me suis dit que le texte en vaudrait la chandelle et BAM à nouveau ! Une bonne claque dans la figure, malheureusement pas dans le bon sens du terme. Je sais qu'une sorcière, dans l'esprit du commun des mortels, doit être laide, avec des furoncles, le nez crochu et parler en psalmodiant des incantations saugrenues.. mais autant vous dire que j'aurai préféré.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ma vision dessinée d'une apprentie sorcière, pour moi, c'est... non pas Sabrina ... « Amandine Malabul, sorcière maladroite » ! C'était du noir et blanc, c'était tout ce qu'il faut de détails et ma foi : ça rendait bien. Même si ce n'est pas un récit de cette époque – contrairement à Verte qui est bien contemporaine – au moins, j'appréciais chaque page. Ici, hormis trouver une certaine sympathie pour Verte et sa grand-mère... c'est à peu près tout ce que je peux en dire de bien.

Les personnages sont très « typés » à la limite de la caricature, mais j'ai franchement du mal avec ce type de dessin. De même que tout le texte en manuscrit : Allo ?! Je sais que c'est narré par une gamine de 11 ans, mais quand même...

Puis j'ai tenté de relativiser.

Si le roman d'origine a été sélectionné par le ministère de l'Éducation, c'est que ce livre est destiné à des jeunes. Certes. Donc le texte ne doit pas être trop farfelu, même quand on parle de sorcellerie. Du coup, ça peut se tenir. Les jeunes de nos jours savent un minimum ce qu'est de la mandragore grâce à Harry Potter et c'est à peu près tout ce qu'on site de « surnaturel ».

Toujours en me disant : c'est pour des jeunes de l'âge de l'héroïne, j'ai pu concevoir le style d'écriture. Nous sommes face à une gamine qui écrit sa vie avec de temps en temps des phylactères pour les dialogues à la façon dialogue théâtral comme le mentionne Magali Le Huche dans une interview. Donc : admettons. Mais ce dessin ?! C'est Verte aussi qui a dessiné ?

En reconnaissant que les expressions du visage sont bien rendues, le reste c'est... du crayonnage d'enfants un tantinet doué pour son âge, si on suppose ce que dit un enfant à 8 ans.

Ça peut paraître réaliste, certes. On peut imaginer dans quelle rue ça se passe, la déco des maisons, la cour de récré... mais je dis non. Non, NON et NON ! Autant vous dire que je relègue ce type de dessin à du Bob l'éponge, du Gunball et Adventure time à la sauce française.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ça aurait pu... AURAIT PU... être une chouette BD pour enfant s'il y avait eu plus de matière à lire et plus de charme graphique à regarder. Je m'en retourne donc à mes mangas – avec une petite envie quand même de lire le roman original pour me faire une meilleure idée des aventures de Verte – pour oublier ce fiasco pour lequel j'ai quand même écrit plus que je ne l'aurais cru.

 

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Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 ShayHlyn.

28/03/2017

Jane Eyre

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Scénario : Crystal S. Chan (adaptation du roman de Charlotte Brontë)
Dessin : SunNeko Lee
Éditeur : Nobi-Nobi 
336 pages
Date de sortie : 08/02/2017
Genre : adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

 

 

Présentation de l'éditeur :

Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, une femme jalouse qui fait de sa vie un enfer. Aidée par le médecin de famille suite à un malaise, Jane va partir dans le pensionnat de Lowood, une école insalubre où le typhus fait beaucoup de victimes. Rescapée de cet endroit, elle trouve ensuite un emploi de gouvernante dans le manoir de Thornfield. Sa rencontre avec le maître des lieux bouleversera sa vie à tout jamais mais l’indépendance de la jeune femme lui permettra-t-elle d’atteindre ce bonheur longtemps recherché ?

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Mon avis :

Jane Eyre, une héroïne qui partit de rien pour obtenir amour et fortune. Inspirée de la vie même de l'auteure, ce roman fut un grand succès à son époque et il continue encore de faire rêver plusieurs personnes – moi la première. C'est donc fière d'avoir lu l'original, vu les films et les séries que je me suis attaquée à ce manga adapté par Crystal S. Chan et SunNeko Lee.

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Cet ouvrage a tout d'un roman de prime abord : le format (si ce n'est le sens de lecture propre à la majorité des mangas) broché et même le cordon – marque page qui ajoute au charme de ce livre. De quoi donner envie de se caler au coin du feu, ou pelotonnée sous sa couette, pour commencer la lecture de Jane Eyre. Tout y est (sauf erreur de ma part évidemment) ! L’acariâtre tante, le cousin insupportable, … et même la chaise de la honte quand Jane se retrouve accusée de mensonge au pensionnat.

Le tout mettant en avant les personnages plutôt que les décors qui sont souvent de simples tramages. Néanmoins, quelques détails permettent d'accentuer les situations : les arbres dénudés au pensionnat, le luxe du manoir où Jane travaillera par la suite, la simplicité de l'école de village. Mais juste ce qu'il faut pour dépeindre l'atmosphère exprimant tantôt l'état d'esprit d'une seule personne, de l'ensemble des personnages ou simplement la saison de l'année.

Il y a tant à savoir sur les personnages de toutes façons ! Jane est relativement introvertie – la majeure partie du temps – donc elle analyse beaucoup les gens qui gravitent autour d'elle. Une observation minutieuse accentuée par les phylactères laissant parler la narratrice. Nous découvrons ainsi les différences culturelles, la façon de penser à l'époque victorienne et cette « petite elfe » (comme l’appellera souvent Mr. Rochester), Jane, qui ne demande rien à la vie. Juste être heureuse et aimée contrairement à son enfance triste et sans chaleur.

Dès lors, impossible visiblement pour SunNeko Lee de dessiner un personnage « ordinaire » comme l'héroïne est pourtant décrite dans l'ouvrage original. Au contraire, Jane Eyre a beaucoup – BEAUCOUP – de charmes dans ce manga, tout comme Mr. Rochester qui n'est pas « laid » comme il aime à le dire... juste plus vieux que Jane. Un démarcation qui rend les traits de l'héroïne presque poupins à côté de ceux de son bien-aimé plus sévères.

Mais voilà une superbe adaptation ! Où les passages « chibiesque » m'ont moins interpellés que ceux vu dans « Orgueil et préjugés » (souvenez-vous : voir des étoiles dans les yeux des personnages ou les voir avec des visages grotesques m'agaçait un tantinet). Ici, on peut voir la sagesse de la jeune femme face aux épanchements amoureux de son aîné qui ne se sent plus de joie. Son éloquence est d'autant plus marqué quand il se retrouve des étoiles pleins les yeux et des perles précieuses plein les mains.

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Je mets donc un bon point à ce manga qui magnifie la littérature classique pour le bonheur de ses lecteurs, qu'ils soient amateurs des écrits de Charlotte Brontë ou qu'ils découvrent ces œuvres romanesques pour la première fois.

 

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ShayHlyn.

14/02/2017

La guerre des mondes T.1

La guerre des mondes T1, Dobbs, Cifuentes, H.G. Wells, Glénat, Adaptation, grand classique, Science-fiction.La guerre des mondes T1, Dobbs, Cifuentes, H.G. Wells, Glénat, Adaptation, grand classique, Science-fiction.Scénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat 
56 pages
Date de sortie : 11 janvier 2017
Genre : Adaptation, Science-fiction, grand classique

 

 

Présentation de l'éditeur

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogivly a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques. De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes T1, Dobbs, Cifuentes, H.G. Wells, Glénat, Adaptation, grand classique, Science-fiction.

Mon avis

 

Avant toute chose, oubliez les États-Unis qui n'ont pas le monopole des invasions extraterrestres (quoiqu'on en dise), oubliez le film en noir et blanc, oubliez également l'adaptation de Spielberg avec Tom Cruise, oubliez, oubliez, oubliez...

Dobbs est revenu à l'essentiel, à l'original et son partenariat avec Cifuentes est plutôt une réussite !

Le défi était pourtant d'envergure. Car H.G. Wells peut se targuer d'être l'auteur de science-fiction le plus adapté tant en films, qu'en séries ou BD que je connaisse. Il fallait donc être différent de tout ce qu'on connaît déjà. Alors quoi de mieux que de nous faire (re) découvrir « La guerre des Mondes » comme elle fut écrite : en Angleterre, sous l'ère victorienne.

Dans un bel écrin mat et brillant, aux teintes brunes : l'invasion extraterrestre défile sous mes yeux demandeurs. Bon sang que j'aime ce dynamisme dans un ouvrage. Où les pages volent les une après les autres tant l'action est prenante ! On vit au travers du personnage qui se dessine dans chaque page. On halète quand il s'arrête deux secondes, notre cœur s'emballe quand il court pour se cacher des tripodes assassins, ... on prie, on espère : on l'accompagne dans sa mésaventure.

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Rien que de l'écrire, je revis ce tome 1 qui n'a certainement qu'un défaut : c'est trop court ! Oh gosh (pour parler un peu anglais comme certains des protagonistes) 56 pages, ce n'est pas assez. On ne peut pas prendre un lecteur en haleine comme ça et lui dire gentiment « à suivre ».

Bref, autant dire que j'ai hâte de lire la suite. De retrouver ce dessin qui exprime tout et rien en une seule case comme cette poupée calcinée pour résumer un massacre de civile, ce soldat qui salue ses troupes en les remerciant d'avoir combattu ensemble quand la mort les emporte de plein fouet, ... et ce personnage principal qu'on ne nomme jamais. Ça pourrait être H.G. Wells en personne, notre père, notre grand-père, une de nos anciennes vies, ...

 

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 Je dis bravo et rendez-vous en mars pour la suite des événements !

ShayHlyn
 

24/12/2016

ORGUEIL & PRÉJUGÉS

 

orgueilEtPrejuges.jpgSans titre 1.jpgOrgueil & Préjugés (récit complet)

Scénariste : King Stacy

Illustrateur : PoTse

Éditions : Soleil Manga

Collection : Classiques

Série : ORGUEIL ET PRÉJUGÉS

368 pages

Genre : classique, shôjo, adaptation, romance

Parution le 23 novembre 2016

 

Résumé :

 

Retrouvez le Best-seller de Jane Austen, adoré par des millions de lecteurs à travers le monde, dans une magnifique adaptation manga !

 

Lorsque Monsieur Bingley, jeune homme riche et célibataire vient s’installer à Netherfield accompagné de son ami Monsieur Darcy, c’est Madame Bennet et ses cinq filles à marier les premières averties ! Car chacun sait qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier ! Découvrez cette superbe adaptation en manga du mondialement connu chef-d’œuvre de Jane Austen. Tout l’humour et le romantisme de l’original y sont parfaitement éclairés par un dessin riche et somptueux.

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Mon avis :

 

Il est des lectures qui sont un véritable défi pour les chroniqueurs. Les œuvres qui n'ont pas été aimées, les œuvres majeures et celles qu'on connaît déjà tellement qu'on ne peut plus être entièrement objectif. « Orgueil & préjugés » est de ceux-là pour moi, ô grande fan inconditionnelle de Jane Austen depuis des années !

 

Objectivement, ce petit bijou paré de dorures est un magnifique shôjo dont les auteurs ont su, en prime, respecter l’œuvre originale. J'avoue même que certains personnages, à l'instar de Madame Bennet, Lydia Bennet ou Monsieur Collines qui sont aussi théâtraux qu'on puisse l'imaginer, ont été sondés, décortiqués et donc personnifiés magistralement. Avec néanmoins une touche personnelle de l'illustratrice afin de ne pas être une simple pale copie des films et séries donnant déjà vie à tous ces héros de l'ancienne Angleterre.

 

Et rien ne manque ! Toutes les séquences phares du roman y sont présentes. Le premier bal avec son premier lot de préjugés, les critiques de la haute société, l'orgueil de certaines personnes trop fières pour admettre leurs torts, ... et bien sûr, toutes ces amourettes tragi-comiques ! Le tout savamment orchestré pour que les jeunes femmes de notre époque puissent s'y retrouver sans difficulté.

 

À vous chères lectrices, serez vous la douce et timide Jane ? L'intrépide et fière Lizzy (la véritable héroïne de ce récit), ? Mary peut-être (vraiment ?) si droite et presque déjà acariâtre malgré son jeune âge ? Lydia, excentrique et insouciante ? Ou encore Kitty si jeune et influençable ? Je pense que chaque jeune femme s'y retrouvera et se délectera de ces pages où se succèdent des personnages tellement beaux – du moins presque –, attachants ou méprisables, dans des décors flamboyants ou rêve et réalité parviennent à se mêler pour rendre ce shôjo somptueux. Chaque page est une invitation à la lecture pour nos jeunes filles en fleurs, à n'en pas douter.

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Pour les fans plus âgées, comme moi, je pense que « Orgueil & préjugés » manquera de maturité. Il est clair que ce manga vise nos jeunes adolescentes en quête de grand amour, avec le besoin de voir à quel point c'est réciproque entre deux héros sans pour autant tomber dans la facilité. C'est un cruel dilemme entre Lizzy Bennet et Monsieur Darcy que de vouloir être ensemble malgré tout ce qui les sépare.

 

Je déplore donc, et ce à cause de mon « grand » âge et ma trop grande passion pour l’œuvre originale, ces interludes où les demoiselles aussi belles soient-elles deviennent presque hystériques avec des petits cœurs partout autour quand Cupidon semble les avoir touchées de ses flèches, quand la nervosité les fait bouger dans tous les sens sous les traits de petits chibis (personnages adultes dessinés sous des traits de poupons), ...

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Il faut savoir que le personnage de Lizzy a passé la vingtaine dans le roman de Jane Austen. Un âge où, à cette époque, les jeunes femmes commençaient déjà à se faire « traiter » de vieilles filles. Rappelons qu'à l'époque de Jane Austen, on ne vivait pas aussi vieux qu'aujourd'hui et il était courant pour les demoiselles de se marier avant l'âge de la majorité que nous connaissons. Ce n'était donc plus une adolescente, mais déjà une femme consciente de la difficulté de la vie et de la bienséance, une jeune femme belle et intelligente qui défiait les conventions dans le but de se marier non pas intérêt, mais par amour.

 

C'est donc pourquoi, tout en reconnaissant la qualité de l'ouvrage, la magnificence des dessins et le respect des dialogues, j'ai ressenti un sentiment de légère déception. Infime certes, mais bien présente car j'aurai aimé un manga plus mature à l'instar par exemple de la série « Innocent » qui allie beauté graphique, vocabulaire adapté et maturité de mise dans le cadre historique.

 

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Mais quelle belle façon de faire découvrir ce classique aux plus jeunes !

ShayHlyn

 

05/12/2016

LE CHATEAU DE MA MERE

le château de ma mère,marcel pagnol,bamboo,grand angle,serge scotto,eric stoffel,morgann tanco,adaptation,littérature,biographiele château de ma mère,marcel pagnol,bamboo,grand angle,serge scotto,eric stoffel,morgann tanco,adaptation,littérature,biographieScénaristes : Serge Scotto, Eric Stoffel
Dessinateur : Morgann Tanco
Éditions : Bamboo
Collection : Grand Angle Marcel Pagnol
80 pages
Genre : littérature, biographie.
Paru le 02 Novembre 2016


Avis de l'éditeur :

2015. À l'occasion du 120e anniversaire de la naissance de Marcel Pagnol, Grand Angle s'est lancé un défi titanesque : adapter les plus grands classiques de l'écrivain. Et par la même, tenter de remettre au goût du jour des textes plusieurs fois adaptés au cinéma, mais qui n'avaient encore jamais connu les honneurs du 9e art !
[...]
Fort du succès du lancement de la collection Pagnol, 2016 sera l'année de la confirmation, puisqu'il s'agira de s'attaquer à l'un des chefs-d’œuvre de l'écrivain, mais aussi l'un des plus évocateurs pour les lecteurs : Le Château de ma mère !

Après la Gloire de mon Père, la suite des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol

La fin de l’été est un drame pour le petit Marcel Pagnol, obligé d’abandonner ses chères collines. Mais la famille monte dorénavant chaque samedi à La Bastide Neuve. Un matin, lors d’une partie de chasse dans la garrigue, Marcel fait la rencontre d’un jeune paysan, Lili des Bellons. Une nouvelle aventure s’offre à lui : celle de l’amitié. Pittoresque et truculent, voici après La Gloire de mon père, le deuxième tome des « Souvenirs d’enfance » de Pagnol.

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Mon avis :


Comme pour beaucoup, moi y compris : Pagnol c'est la Garrigue, c'est Marseille, le soleil, les cigales et l'accent chantant du Sud, mais ce n'est pas tout ! Comme le font très bien remarquer les scénaristes dans la partie « bonus » de l'ouvrage : « C'est ainsi que parfois les zélateurs de Pagnol [...] le confissent en folklore ! Qui le confinent à la carte postale ! [...] Qui le réduisent au régionalisme comme si sa littérature ne valait pas davantage [...] Et c'est ainsi que la pagnolade finit par l'emporter sur le pagnolesque, qualificatif qui conviendrait davantage au plus grand raconteur d'histoires de la littérature populaire du XXe siècle. ».


Car oui, Pagnol est un auteur important de la littérature française, au même titre que d'autres issus de régions moins ensoleillées de Francophonie. Combien n'ont pas eu, dans leur liste de lecture scolaire, à lire ces grands classiques, qui n'a pas fini une soirée devant la tv, en famille, devant une de ses oeuvres ? Tout ça, Serge Scotto, Éric Stoffel et Morgann Tanco l'ont bien compris en revisitant « Le Château de ma mère » pour notre plus grand plaisir.

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Une partie de mon enfance qu'il se fallait de traiter avec le respect qui lui est dû. Et, chapeau aux artistes : ils ont réussi. Le scénario a une grande place dans cet ouvrage, rappelant que Pagnol était un maître des mots avec lesquels ils jonglaient aisément. Des citations qui se retrouvent dans de grands phylactères n'assombrissant néanmoins pas les images gorgées de soleil... ou de pluie quand le temps n'était pas avec notre petit Marcel, découvrant ses chères collines avec son ami Lili.

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Le dessin n'est d'ailleurs pas sans me rappeler, mais cela est évidemment un avis personnel, celui de feu l'artiste Mittéï dans l'adaptation des Lettres de mon Moulin d'Alphonse Daudet (aux éditions Dupuis, octobre 1979) avec une touche plus détaillée, plus précise dans les visages et surtout les expressions des personnages. Ce n'eut pas été Marcel Pagnol si les héros de cette aventure n'avaient pas été expressifs et attachants. Or, Morgann Tanco a réussi à rendre justice à chacun, leur donnant vie tandis que les scénaristes les faisaient parler tantôt en caractère « ordinaires » tantôt avec des lettres manuscrites quand les lèvres restaient closes pour laisser « parler » la plume du petit Marcel.


Bravo donc à cette équipe d'artistes pour m'avoir fait replonger non pas seulement dans l'enfance de Pagnol, mais également la mienne. Dans l'espoir que des plus jeunes découvrent eux aussi, par le biais de cette magnifique bande dessinée, le talent de Marcel Pagnol.

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ShayHlyn