15/01/2018

Carmen

Carmen, Prosper de Mérimée, Benjamin Lacombe, Soleil, adaptation, aventure, romance, graphique.Carmen, Prosper de Mérimée, Benjamin Lacombe, Soleil, adaptation, aventure, romance, graphique.Illustration de l’œuvre originale de Prosper de Mérimée.
Dessin : Benjamin Lacombe
Éditeur : Soleil
Date de sortie : 13/12/2017
Genre : adaptation, romance, aventure, graphique.

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Carmen, Prosper de Mérimée, Benjamin Lacombe, Soleil, adaptation, aventure, romance, graphique.À travers sa maîtrise de la symbolique, Benjamin Lacombe transfigure l’atmosphère passionnée de CarmenCarmen  est une nouvelle de Prosper Mérimée écrite en 1845, dont a été tiré l’opéra homonyme, musique de Georges Bizet, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy (1875). En Espagne, à Séville. Arrêtée à la suite d’une querelle, Carmen, bohémienne au tempérament de feu, séduit le brigadier Don José, et lui promet son amour s’il favorise son évasion...

 

Benjamin Lacombe s’est attaché à mettre à l’honneur l’aura de cette femme fatale à travers ses particularités physiques, avec l’envie de la rendre surnaturelle, envoûtante, quasi satanique. Il a utilisé des huiles et des gouaches pour les images en couleurs et de l’encre de chine pour les cabochons.

Un beau livre qui sublime l’amour tragique et la jalousie amoureuse.

Carmen, Prosper de Mérimée, Benjamin Lacombe, Soleil, adaptation, aventure, romance, graphique.

Mon avis

Quelle beauté ! Non pas uniquement la séduisante Carmen en couverture, mais le livre en lui-même. Ce tissu si soyeux au touché, la dentelle qui représente la mantille de notre héroïne, la douceur et la finesse de ses traits... Qui ne se laisserait pas tenter, envoûter même, par ce grand classique revisité en images seulement – mais quel graphisme ! – par Benjamin Lacombe.

 

Ce texte de Prosper Mérimée a cette « faculté » d’être interprété d’autant de manières qu'il n'a de lecteurs. En opérettes par exemple, quand il est chanté par Maria Callas :

 

« L'amour est enfant de Bohême,
il n'a jamais, jamais connu de loi;
si tu ne m'aimes pas, je t'aime
si je t'aime, prends garde à toi!
Si tu ne m’aimes pas,
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime! 
Mais, si je t’aime,
Si je t’aime, prends garde à toi! »

 

Je vous imagine déjà bien en train de chanter... Mais revenons à l'ouvrage ici illustré par Benjamin Lacombe. Un dessin à la fois fascinant et sombre ; précis et sauvage ; fait de jeux de lumières, de couleurs et d'ombres. Sans oublier les métaphores ! Carmen est le diable pour Mérimée : il est une veuve noire pour Lacombe. Une ensorceleuse qui tisse sa toile autour de celui qu'elle nommera « Canari »  avant d'en faire son amant. Cette araignée au poison qui fait mal, la verve de notre bohémienne, et qui tue son mâle comme Carmen amènera Jose Maria à sa perte.

Carmen, Prosper de Mérimée, Benjamin Lacombe, Soleil, adaptation, aventure, romance, graphique.

Chaque dessin de Benjamin Lacombe est énigmatique à l'instar de son héroïne tandis que je trouve un air candide à Jose Maria. Jeune homme aux traits un peu farouches, mais avec ce petit « je ne sais quoi » de tendre dans le regard. Le canari blond, piégé dès les premiers instants. Gentil petit oiseau emmené au fond de la mine, ici l'enfer du banditisme, pour y mourir.

 

Même si Carmen ne tuera pas de ses propres mains son amant, c’est bien l'amour démesuré, la déchéance et le désespoir de l'avoir tuée qui conduira Don Jose Maria à se rendre à la police afin d'être pendu. Laissant ainsi l'aura de Carmen, accompagnée de la mort, planer sur chaque dessin. Rappel incessant que la Belle reste l’héroïne de cette tragédie amoureuse.

 

Un petit bijou à avoir dans sa bibliothèque, comme chaque œuvre revisitée par Benjamin Lacombe, Si vous aimez avoir un exemplaire des grands classiques de la Littérature.

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Et n’hésitez pas à jeter un œil aux originaux de Lacombe dont l’univers est époustouflant !

Moi, j’adore.

ShayHlyn

12/01/2018

999 à l'aube de rien du tout tome 2 (fin)

999 à l'aube de rien du tout, claude daubercies, denis-pierre filippi, marco bianchini, glénat, adaptation, historique, aventure, initiatique.999 à l'aube de rien du tout, claude daubercies, denis-pierre filippi, marco bianchini, glénat, adaptation, historique, aventure, initiatique.Scénario : Denis-Pierre Filippi, d'après le roman de Claude Daubercies
Dessin : Marco Bianchini
Éditeur : Glénat
48
 pages
Date de sortie : 15/11/2017
Genre : adaptation, historique, aventure, initiatique.

 

Présentation de l'éditeur

Changement de vie pour un changement de millénaire

Séretta, Sylvain et Titène ont traversé moult épreuves en compagnie du chat-philosophe Turolde. Mais le pire reste peut-être à venir. Car dans ce moyen-âge obscur traversé par la folie religieuse et la bêtise crasse, le destin d’un homme ne vaut déjà pas grand-chose. Alors celui de trois enfants orphelins...

À la veille de l’an 1000, Denis-Pierre Filippi et Marco Bianchini nous plongent dans la quête initiatique de trois jeunes héros à la découverte de l’amour, de la beauté du monde et de la folie des hommes. Une fable truculente et poétique à la langue riche, vivante et belle, adaptée du roman éponyme de Claude Daubercies.

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Mon avis

C’est dans ce 2ème et dernier tome que le titre « 999 à l’aube de rien du tout » prend tout son sens.

 

Alors que nos 3 jeunes héros ont trouvé le bonheur dans les marais, cela ne pouvait durer... bientôt, il leur fallut partir pour rejoindre la côte. Toujours traqués, il leur fallait fuir, se cacher, pour espérer vivre en paix, se poser avec ceux qu'ils aimaient. Là, au bout du monde; là où il n’y a rien du tout... ou presque.

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Deux couples de très jeunes mariés et un gamin nageant avec les dauphins : ça se remarque. Avec le temps, et la dissipation de la crainte d'être retrouvés, Sylvain, Séréta et Titène en oublièrent même qu'il y avait des risques à se rendre en ville. Et ce qui devait arriver, arriva... l’ecclésiastique à leurs trousses les repéra un jour et... l'aube de rien du tout se leva sur un funeste sort à découvrir dans cet énigmatique diptyque où seul le chat philosophe Turolde assista impuissant.

 

Avec un dessin tantôt splendide, tantôt sombre ; à la fois sobre et détaillé selon les pages et la tension, l’atmosphère souhaitée : Marco Bianchini a su, me semble-t-il , recréer l’ambiance particulière du roman d'origine, tout comme le scénario teinté des pensées fatalistes du chat, narrateur de toute cette histoire.

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De quoi me donner, encore une fois, envie de lire l'œuvre originale de Claude Daubercies « Crève matin ou 999, à l'aube de rien du tout ».

ShayHlyn.

 

(voir aussi la chronique du premier tome)

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29/12/2017

Game of Crowns T.1

Game of Crowns, Lapuss, Baba, Tartuff, Casterman, parodie, humour, adaptation, fantastiqueGame of Crowns, Lapuss, Baba, Tartuff, Casterman, parodie, humour, adaptation, fantastiqueWINTER IS COLD

Scénario : Lapuss'
Dessin : Baba
Éditeur : Casterman
48
pages
Date de sortie : 15/11/2017
Genre : parodie, humour, adaptation, fantastique



Présentation de l'éditeur

Winter is (aussi) rigolo !

Une guerre impitoyable fait rage entre les 7 clans qui règnent sur les 7 royaumes. Leur but ultime : s'emparer des 7 couronnes afin de régner sur tout le territoire !

John Sneeze, Ptyrion, Grodo et la princesse Dénarines comptent sur leurs armées de dragons, de chevaliers ou de zombies pour accomplir leur hobby préféré : fendre le crâne à autrui.

Game of Crowns, Lapuss, Baba, Tartuff, Casterman, parodie, humour, adaptation, fantastique

 

Mon avis

C'était à prévoir que « Game of thrones » aurait un jour sa parodie en bande dessinée. Et tant qu'à faire, autant la publier en début d'hiver car « Winter is coming »... oups, non : ici, l'hiver est (aussi) rigolo. Voire même, « winter is cold » (froid, pour les non anglophones) et même un peu « con-con » selon moi, mais là est tout le charme de la caricature, n'est-il pas ?

 

C'est ainsi que nous retrouvons nos héros favoris, sous des noms plus ou moins équivalents – mais totalement délirants – vivant à peu de chose près les mêmes péripéties que dans la saga romanesque/télévisuelle. Et autant vous dire que plus on les aime, plus ils prennent cher. Très cher. Houlà oui, ils en prennent plein leur grade. Que ce soit John Snow (on n'est pas encore à la scène où on voit son popotin dans le tome 1, mais on peut espérer que ce passage soit aussi revu et signé Baba à l'avenir), Kal Drogo (oh le pauvre..), Ned Stark et toute sa famille, sa belle-famille et les autres : c'en est tellement ridiculisé que c'en est drôle.

Game of Crowns, Lapuss, Baba, Tartuff, Casterman, parodie, humour, adaptation, fantastique

Je vous passe tout les « oh le *choisissez le nom d'oiseau qui vous plaira le plus* » que j'ai pu dire au fil des pages. Mais si les parodies débilissimes sont votre dada (parlant de chevaux, j'adore comment ceux de cet ouvrage sont dessinés... y a au moins ça que j'aime dans la caricature), alors Game of Crowns (la guerre des couronnes, en français) est fait pour vous !

 

Puis honnêtement, c'est une façon sympa de se remémorer toute la série en attendant la venue de l'ultime saison à la télévision. Ouh que j'ai hâte moi !

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Donc en attendant de revoir mes héros préférés, tous beaux et biens filmés :

une petite parodie, aux dessins laissant chaque personnage reconnaissable,

ça fait plaisir à lire.

 

ShayHlyn

05/09/2017

Michel Ange T.1

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventureMichel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventureLe banquet des damnés, d'après l’œuvre de Didier Convard.

Scénario : Éric Adam
Dessin : Thibault De Rochebrune
Éditeur : Glénat
48
pages
Date de sortie : 31/05/2017
Genre : adaptation, BD ésotérique, intrigue, aventure.

 

Présentation de l'éditeur :

Sous la beauté de l'Art, les secrets de l'Histoire

Milan, 1508. Un matin d'avril, la tête d'un architecte récemment installé en ville est retrouvée dans le baptistère de Saint-Ambroise. Chargé d'enquêter sur cette affaire, le prévôt Vittore, pourtant connu dans toute l'Italie pour sa brillante intelligence, est bien en peine d'en démêler les fils. Rien dans ce meurtre n'est ordinaire. Ni l'attitude de l'évêque de Milan, qui semble redouter le pire des cataclysmes, ni l'arrivée subite du célèbre Michelangelo, qui a dû pour cela abandonner la fresque qu'il est en train de peindre à Rome, dans la chapelle de Sixte. Mais le plus troublant demeure ce plat d'argent où reposait la tête tranchée, et sur lequel sont grossièrement gravés ces trois mots : VENIT IUSTITIAE SOL – Le Soleil de Justice a brillé.

Après Vinci, Didier Convard nous surprend une nouvelle fois avec ce thriller historique formant une évocation saisissante de la Renaissance italienne, période de bouillonnement artistique, politique et religieux. Un diptyque dessiné de main de maître par le trait réaliste et élégant de Thibaud de Rochebrune.

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

Mon avis :

 

Quand j'ai commencé à lire « Michel-Ange », j'ai immédiatement songé aux enquêtes de Guillaume de Basquerville dans « le nom de la Rose ». Cet homme barbu avec son jeune acolyte, dévoilant des mystères, des intrigues complexes, des énigmes... alors quelle ne fut ma surprise en ouvrant les précédents tomes « Vinci » (1 et 2 également paru chez Glénat) et découvrir le portrait fidèle de Sean Connery en la personne d'un abbé, témoin d'une bien étrange aventure.

 

C'est ainsi que je me suis prise d'intérêt pour le prévôt Vittore, héros de cette saga actuellement en 4 tomes (Vinci T.1 et 2, « Le voleur de visage » et Michel-Ange T.1 et 2, « Le banquet des damnés ») et de son bras droit Menanzzo.

 

Dans ce premier volet de « Michel-Ange » : un peu d'histoire. Avant de retrouver les personnages qui ont mené l'enquête dans Vinci, place à la légende de Salomé. Cette belle femme qui demanda qu'on lui offre la tête de Jean-Baptiste sur un plateau d'argent. Pour ensuite retrouver l'artiste incontestable, Michel-Ange, en plein ouvrage à Milan, ville où exerce notre héros Vittore.

 

Pourquoi parler de Salomé ? Simplement parce que son désir d'avoir une tête sur un plateau s'est vu exaucé en l'an de grâce 1508 à Milan ! Certes ce n'était plus Jean Baptiste, mais la comparaison étant facile à faire... elle fut faite. Tous les éléments furent donc réunis : un peu de légende, un artiste de renom, notre duo d'enquêteurs et une énigme pas piquée des vers.

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

Un régal ! (sans faire de jeu de mots avec le sous-titre...)

 

Dommage que le dessin soit un peu fade, tant dans les traits des personnages qui semblent de temps à autre figés (même quand le Prévôt se tord de douleurs des suites d'une maladie) que dans la couleur qui, pour le dire comme cela me vient à l'esprit, ressemble à des dessins d’antan, aux teintes limitées par les connaissances de l'époque, le tout imprimé sur du papier glacé. C'est donc un peu dommage... Heureusement donc que cet ouvrage se lit surtout pour l'aventure en elle-même et la curiosité croissante de découvrir ce qui mêle le grand Michel-Ange à cette sombre affaire ?!

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Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

 

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

 

Michel Ange, Didier Convard, Eric Adam, Thibault De Rochebrune, Glénat, adaptation, bd ésotérique, intrigue, aventure

Mais comme on dit « affaire à suivre ». Le dénouement est proche et franchement, malgré le dessin qui laisse à désirer par moments, je peux vous assurer que je suis prête à lire les aventures du prévôt Vittore dans autant d'histoires qu'il y a de grands maîtres venus exercés à Milan !

ShayHlyn.

27/07/2017

999 à l'aube de rien du tout. T1/2

999 à l'aube de rien du tout, Claude Daubercies, Denis-Pierre Filippi, Marco Bianchini, Glénat, adaptation, historique, aventure, initiatique. 999 à l'aube de rien du tout, Claude Daubercies, Denis-Pierre Filippi, Marco Bianchini, Glénat, adaptation, historique, aventure, initiatique. Scénario : Denis-Pierre Filippi, d'après le roman de Claude Daubercies
Dessin : Marco Bianchini
Éditeur : Glénat
48
pages
Date de sortie : 07/06/2017
Genre : adaptation, historique, aventure, initiatique.

 

 

Présentation de l'éditeur

Changement de vie pour un changement de millénaire

An 999, à l'aube de rien du tout. Trois enfants vivent près d'une abbaye. Il y a Sylvain qui est l'ami des arbres, Séretta dont on a tous été amoureux à 12 ans et enfin Titène, qui nage très bien et très longtemps sous l'eau, ce qui est normal, puisqu' il a des ouïes à la place des oreilles. Mais lorsque ce dernier recueille un chat agonisant au bord de la rivière, le destin des trois orphelins bascule. Capable de communiquer avec eux par la pensée, Turolde, le félin philosophe, les conduira pour un voyage vers la liberté, à travers un Moyen Âge crasseux où les ecclésiastes constituent le pire danger pour une bande d'enfants vagabonds...

À la veille de l’an 1000, Denis-Pierre Filippi et Marco Bianchini nous plongent dans la quête initiatique de trois jeunes héros à la découverte de l’amour, de la beauté du monde et de la folie des hommes. Une fable truculente et poétique à la langue riche, vivante et belle, adaptée du roman éponyme de Claude Daubercies.

999 à l'aube de rien du tout, Claude Daubercies, Denis-Pierre Filippi, Marco Bianchini, Glénat, adaptation, historique, aventure, initiatique.



Mon avis

 

Je dis souvent qu'une bonne BD inspirée d'un roman peut donner envie de lire celui-ci. « 999 à l'aube de rien du tout » est de celle-là. Je ne connaissais absolument pas le roman initiatique « Crève matin » ou « 999, à l'aube de rien du tout » de Claude Daubercies, mais maintenant je « crève » d'envie de le lire grâce à l'adaptation faite par Denis-Pierre Filippi et Marco Bianchini.

 

Guidés par un chat philosophe, Turolde, qui semble pouvoir traverser les âges : trois enfants entament un périlleux voyage vers la mer. Nés de parents non catholiques et orphelins de surcroît : ils sont des « moins que rien », j'ai presque envie de dire « des riens du tout ». Ils sont là, dans ce Moyen-Âge crasseux et dominé par la religion, à trimer comme des bêtes de somme pour des croûtons de pain, ne pouvant compter que sur eux-mêmes.

 

Pire encore lorsqu'ils se révoltent à la suite de la découverte d'une relique. Ayant causé un trouble sans précédent en place publique : ils sont pourchassés tels de grands criminels. Eux : des enfants innocents. Mais dans leur malheur, ils ont rencontré ce chat savant, ce chat capable de parler avec eux... ce chat qui a décidé d'aller là, en l'an 999 alors qu'au départ, il voulait assister à l'assassinat de Thomas Becket prévu 171 ans plus tard.

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Cette BD, comme le roman éponyme, est une preuve en images de la folie des hommes. Ces croyances excessives, bernées par des reliques que personnes ne pourra jamais déterminer l'authenticité (du moins, je ne crois pas...). Des riches ecclésiastes prêchant la vertu et qui ne sont pas en mesure de se montrer généreux envers les plus pauvres ; des mots d'enfants qui sont pris comme des armes mortelles ; une jeunesse désabusée face à ce monde obscur et pourtant tellement réel.

 

Une noirceur mise en avant par un dessin précis. Un univers glauque, inquiétant et mystérieux illuminé par les visages innocents des trois enfants, héros de cette histoire. Et ce chat, comme nous autres lecteurs, témoins de cette déchéance. Acteur même, en devenant le guide éclairé de ses trois enfants qui ne connaissent que le labeur pour une maigre pitance.

 

 

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Une superbe découverte dont j'ai hâte de lire la suite.

ShayHlyn.

01/06/2017

Medicis T2 / 5

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, RenaissanceMédicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, RenaissanceLaurent le Magnifique - de père en fils

 

Scénario : Olivier Peru
Dessin : Eduard Torrents
Éditeur : Soleil
56
pages
Date de sortie : 19/04/2017
Genre : adaptation, aventure, histoire, Renaissance

 

 

Présentation de l'éditeur

Une fresque violente et passionnée, mêlant histoire de l’art, guerre et complot, amitiés, amour et trahison. Oubliez les livres d’histoire, écoutez la voix de Florence, revivez l’épopée de ceux qui l’ont écrite... la saga des Médicis.

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Trop jeune, fier et belliqueux lors de son début de règne, les premières années de Laurent sont marquées par le sang et le conduisent jusqu’à une guerre ouverte avec le Pape. Lorsqu’il comprend qu’il risque de précipiter Florence vers la ruine, Laurent tente le tout pour le tout afin de sortir d’une situation inextricable. Il réalise alors qu’il doit ruser et agir comme son grand-père, Cosme, pour arriver à ses fins.

 

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Mon avis

J'ai envie de dire qu'on ne change pas une équipe qui gagne. Et grand dieu, qu'est-ce que j'aurais aimé que Olivier Peru continue l'aventure des Medicis avec Giovanni Lorusso comme dans le premier tome traitant de Cosme l'Ancien. Mais commençons par le commencement voulez-vous ?!

 

La couverture en dit long sur les pages qui vont suivre. Laurent de Médicis devra user de force pour remporter une guerre contre... le pape ! Ce n'est pas rien et pourtant, les combats militaires se remarquent peu dans les pages qui défilent. L'accent est clairement mis sur les complots et surtout : le scénario qui tente d'être aussi complet que l'époque historique le demande. Parce que outre être le grand défenseur de sa chère ville Florence, Lorenzo / Laurent de Médicis est également un grand mécène féru d'arts. Notons Botticelli qui apparaît, peignant son bienfaiteur pendant que celui-ci traite de politique avec son frère ; on mentionne le célèbre De Vinci (et j'avoue que j'aurais aimé le voir... mais on ne peut pas tout avoir) et même Michel-Ange.

 

Petite anecdote d'ailleurs concernant ce dernier : comme vous devez le savoir, Michel-Ange a peint les fresques qui recouvrent les plafonds de la chapelle Sixtine. Chapelle qui a été commandée et supervisée par le pape Sixte IV (de son vivant en tout cas... la chapelle ayant été terminée sous le règne du Pape Jules II) qui n'est nulle autre que l'ennemi juré de Laurent de Médicis. J'ose à peine imaginer la tête que ce grand Pontife aurait fait s'il avait su... fin de la petite anecdote.

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Dans les rues de Florence qui se dévergonde de fêtes en célébrations à tendance païenne, on peut même apercevoir face au moine Dominicain Savonarole, le jeune Nicolas Machiavel. L'un fervent catholique à la langue venimeuse envers les Médicis et l'autre, philosophe à l'esprit cynique. Aaaah que j'aimerais des BD qui parlent de tous ces gens (Monsieur Olivier Peru si vous me lisez...).

 

Bref, du beau monde qu'il fallait citer et pour qui il n'y avait pas assez de pages pour s'y étendre : le héros étant Laurent de Médicis. Un pan d'histoire de la Renaissance fort bien écrit et malheureusement pas assez bien dépeint. Même si j'ai pu lire le nom de plusieurs artistes qui ont traversé les âges, la plume de Eduard Torrents n'est, à mon sens, pas assez détaillée, pas suffisamment précise... dès lors, certains visages sont déformés. On ignore si certains rient ou pleurent... c'est dommage et ça déteint en plus sur la colorisation comme, petit détail qui n'engage que moi : un prêcheur dans son église dont la tenue change de couleur selon qu'il est dessiné de près ou de loin.

 

 

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Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

 

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

 

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Mais cette saga reste, avec ce tome 2 sur 5, une belle façon de retracer la vie des grands de ce monde, dont les Médicis pour la Renaissance.

 

ShayHlyn.

30/05/2017

Perséphone (récit complet)

 

persephone.jpgpersephone-1.jpgScénario : Loïc Locatelli-Kournwsky
Dessin : Loïc Locatelli-Kournwsky
Éditeur : Delcourt
144
pages
Date de sortie : 19/04/2017
Genre : Adaptation, fantastique, jeunesse, aventure

 

 

Présentation de l'éditeur :

Le mythe grec de Perséphone et Déméter, revu et corrigé par un jeune auteur expatrié au Japon, dans un univers à mi-chemin de la fantasy, de l’animation japonaise et de l’Amérique des fifties…

Perséphone est une jeune fille ordinaire… et c’est bien son problème : fille adoptive de la célèbre magicienne

 Déméter, elle peine à trouver sa place aux côtés d’une mère qui en prend un peu trop. Poussée par des cauchemars récurrents et une légitime curiosité, elle décide de découvrir la vérité sur des origines qu’on tente de lui cacher. Une décision qui va l'emmener jusqu’aux Enfers, dans une aventure épique dont les enjeux dépassent de loin sa quête personnelle.

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Mon avis :

 

Que dire quand la mythologie est ainsi malmenée ?! Loin d'être contre toutes formes de modernismes pour attirer un public plus jeune, j'ai néanmoins du mal à supporter que les histoires d'Antan soient ainsi chamboulées. Ajouté à cela un dessin « pas terrible-terrible »... eh non ! Je me retrouve à vouloir mettre un zéro pointé à cet ouvrage qui aurait pu... aurait... pu... être prometteur.

 

Certes, je le dis souvent, mais j'ai bien aimé la mise en situation, Persephone est assez attachante comme personnage et les décors avaient leur petit charme. Mais cher Loïc Locatelli-Kournwsky : retournez donc réviser vos mythologies !

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Pour la petite histoire, Persephone était la fille de Zeus et de Déméter (sa fille légitime contrairement à cet ouvrage qui en fait sa fille adoptive) et épouse d' Hadès. La légende veut qu'elle passait 6 mois de l'année sur Terre et les autres 6 mois en Enfers où elle y faisait pousser toutes sortes de végétations : donnant ainsi un peu de vie à ce royaume sous-terre. Ça : c'est la vraie histoire !

 

Place maintenant à l'abomination de Sir Locatelli-Kournwsky : Hadès a perdu sa femme et sa tristesse l'a rendu odieux et dictatorial. Je vous imagine vous dire « quoi ? Perspéphone meurt ? » Ah bah non... dans ce récit, elle ne connait même pas Hadès en personne. Elle ne l'a jamais vu et elle a été sauvée par Déméter quand celle-ci a fermé les portes de l'Enfer à tout jamais.

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Dans les vagues souvenirs de la jeune fille qui vit donc sur Terre sans savoir qu'elle est née en Enfer, elle voit un homme Coré et une femme qui tentent de la sauver. On peut donc supposer que ce sont ses vrais parents et qu'il s'agit là de bribes de souvenirs. Sauf que, sachez-le : Perséphone a un autre prénom (selon la région où sa légende est racontée). Elle s'appelle Coré.... ça commence à faire pas mal d'incohérences tout ça, vous ne trouvez pas ?

 

 

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Tellement que finalement je vais en rester là et pleurer sur le sort de Perséphone qui n'aura eu que son don pour la botanique de sauver dans cette histoire. Paix à son âme... et à ceux qui, comme moi, aiment la mythologie.

ShayHlyn

24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

03/04/2017

Verte

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.Scénario : Marie Desplechin
Dessin : Magali Le Huche
Éditeur : Rue de Sèvres
72 pages
Date de sortie : 22 mars 2017
Genre : adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.



 

Présentation de l'éditeur :

Des héroïnes irrésistibles pour des aventures hilarantes et... ensorcelantes !

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Mon avis :

Au secours ! À l'aide ! Aidez-moi ! Je ne sais pas quoi écrire sur cet ouvrage que je viens de lire... Déjà, parce que je n'ai pas lu le roman original de Marie Desplechin (qui n'a rien de moins qu'été sélectionné par le ministère de l'Éducation Nationale. Française je présume) et ensuite parce que, ne tournons pas autour du pot : je n'ai franchement pas aimé.

Baf, ça y est, c'est l'embardée... mais comment voulez-vous qu'une adepte du superbe graphique manga (dans la majeure partie du temps) puisse apprécier... ça ! J'ai l'impression de me retrouver à 11 ans, moi aussi, à mon premier cours de dessin au collègue, sans avoir jamais fait autre chose que de ne pas dépasser des lignes en usant de mes crayons dans un livre à coloriage.

Ce dessin est... je vous avoue ne pas trouver les mots. Ce dessin est trop « enfantin », trop « basique », trop « j'en passe et des meilleures ». Du coup, je me suis dit que le texte en vaudrait la chandelle et BAM à nouveau ! Une bonne claque dans la figure, malheureusement pas dans le bon sens du terme. Je sais qu'une sorcière, dans l'esprit du commun des mortels, doit être laide, avec des furoncles, le nez crochu et parler en psalmodiant des incantations saugrenues.. mais autant vous dire que j'aurai préféré.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ma vision dessinée d'une apprentie sorcière, pour moi, c'est... non pas Sabrina ... « Amandine Malabul, sorcière maladroite » ! C'était du noir et blanc, c'était tout ce qu'il faut de détails et ma foi : ça rendait bien. Même si ce n'est pas un récit de cette époque – contrairement à Verte qui est bien contemporaine – au moins, j'appréciais chaque page. Ici, hormis trouver une certaine sympathie pour Verte et sa grand-mère... c'est à peu près tout ce que je peux en dire de bien.

Les personnages sont très « typés » à la limite de la caricature, mais j'ai franchement du mal avec ce type de dessin. De même que tout le texte en manuscrit : Allo ?! Je sais que c'est narré par une gamine de 11 ans, mais quand même...

Puis j'ai tenté de relativiser.

Si le roman d'origine a été sélectionné par le ministère de l'Éducation, c'est que ce livre est destiné à des jeunes. Certes. Donc le texte ne doit pas être trop farfelu, même quand on parle de sorcellerie. Du coup, ça peut se tenir. Les jeunes de nos jours savent un minimum ce qu'est de la mandragore grâce à Harry Potter et c'est à peu près tout ce qu'on site de « surnaturel ».

Toujours en me disant : c'est pour des jeunes de l'âge de l'héroïne, j'ai pu concevoir le style d'écriture. Nous sommes face à une gamine qui écrit sa vie avec de temps en temps des phylactères pour les dialogues à la façon dialogue théâtral comme le mentionne Magali Le Huche dans une interview. Donc : admettons. Mais ce dessin ?! C'est Verte aussi qui a dessiné ?

En reconnaissant que les expressions du visage sont bien rendues, le reste c'est... du crayonnage d'enfants un tantinet doué pour son âge, si on suppose ce que dit un enfant à 8 ans.

Ça peut paraître réaliste, certes. On peut imaginer dans quelle rue ça se passe, la déco des maisons, la cour de récré... mais je dis non. Non, NON et NON ! Autant vous dire que je relègue ce type de dessin à du Bob l'éponge, du Gunball et Adventure time à la sauce française.

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie. Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

Ça aurait pu... AURAIT PU... être une chouette BD pour enfant s'il y avait eu plus de matière à lire et plus de charme graphique à regarder. Je m'en retourne donc à mes mangas – avec une petite envie quand même de lire le roman original pour me faire une meilleure idée des aventures de Verte – pour oublier ce fiasco pour lequel j'ai quand même écrit plus que je ne l'aurais cru.

 

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Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 

Verte, Marie Desplechin, Magali Le Huche, rue de Sèvres, adaptation, tranche de vie, jeunesse, magie.

 ShayHlyn.

28/03/2017

Jane Eyre

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Scénario : Crystal S. Chan (adaptation du roman de Charlotte Brontë)
Dessin : SunNeko Lee
Éditeur : Nobi-Nobi 
336 pages
Date de sortie : 08/02/2017
Genre : adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

 

 

Présentation de l'éditeur :

Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, une femme jalouse qui fait de sa vie un enfer. Aidée par le médecin de famille suite à un malaise, Jane va partir dans le pensionnat de Lowood, une école insalubre où le typhus fait beaucoup de victimes. Rescapée de cet endroit, elle trouve ensuite un emploi de gouvernante dans le manoir de Thornfield. Sa rencontre avec le maître des lieux bouleversera sa vie à tout jamais mais l’indépendance de la jeune femme lui permettra-t-elle d’atteindre ce bonheur longtemps recherché ?

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Mon avis :

Jane Eyre, une héroïne qui partit de rien pour obtenir amour et fortune. Inspirée de la vie même de l'auteure, ce roman fut un grand succès à son époque et il continue encore de faire rêver plusieurs personnes – moi la première. C'est donc fière d'avoir lu l'original, vu les films et les séries que je me suis attaquée à ce manga adapté par Crystal S. Chan et SunNeko Lee.

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Cet ouvrage a tout d'un roman de prime abord : le format (si ce n'est le sens de lecture propre à la majorité des mangas) broché et même le cordon – marque page qui ajoute au charme de ce livre. De quoi donner envie de se caler au coin du feu, ou pelotonnée sous sa couette, pour commencer la lecture de Jane Eyre. Tout y est (sauf erreur de ma part évidemment) ! L’acariâtre tante, le cousin insupportable, … et même la chaise de la honte quand Jane se retrouve accusée de mensonge au pensionnat.

Le tout mettant en avant les personnages plutôt que les décors qui sont souvent de simples tramages. Néanmoins, quelques détails permettent d'accentuer les situations : les arbres dénudés au pensionnat, le luxe du manoir où Jane travaillera par la suite, la simplicité de l'école de village. Mais juste ce qu'il faut pour dépeindre l'atmosphère exprimant tantôt l'état d'esprit d'une seule personne, de l'ensemble des personnages ou simplement la saison de l'année.

Il y a tant à savoir sur les personnages de toutes façons ! Jane est relativement introvertie – la majeure partie du temps – donc elle analyse beaucoup les gens qui gravitent autour d'elle. Une observation minutieuse accentuée par les phylactères laissant parler la narratrice. Nous découvrons ainsi les différences culturelles, la façon de penser à l'époque victorienne et cette « petite elfe » (comme l’appellera souvent Mr. Rochester), Jane, qui ne demande rien à la vie. Juste être heureuse et aimée contrairement à son enfance triste et sans chaleur.

Dès lors, impossible visiblement pour SunNeko Lee de dessiner un personnage « ordinaire » comme l'héroïne est pourtant décrite dans l'ouvrage original. Au contraire, Jane Eyre a beaucoup – BEAUCOUP – de charmes dans ce manga, tout comme Mr. Rochester qui n'est pas « laid » comme il aime à le dire... juste plus vieux que Jane. Un démarcation qui rend les traits de l'héroïne presque poupins à côté de ceux de son bien-aimé plus sévères.

Mais voilà une superbe adaptation ! Où les passages « chibiesque » m'ont moins interpellés que ceux vu dans « Orgueil et préjugés » (souvenez-vous : voir des étoiles dans les yeux des personnages ou les voir avec des visages grotesques m'agaçait un tantinet). Ici, on peut voir la sagesse de la jeune femme face aux épanchements amoureux de son aîné qui ne se sent plus de joie. Son éloquence est d'autant plus marqué quand il se retrouve des étoiles pleins les yeux et des perles précieuses plein les mains.

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Je mets donc un bon point à ce manga qui magnifie la littérature classique pour le bonheur de ses lecteurs, qu'ils soient amateurs des écrits de Charlotte Brontë ou qu'ils découvrent ces œuvres romanesques pour la première fois.

 

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ShayHlyn.