19.04.2012
CLAIR-OBSCUR DANS LA VALLEE DE LA LUNE

Dessin :Fanny Montgermont- Scénario : Didier Alcante
Editions Dupuis
Collection Air libre
Sortie : 02/03/2012
64 pages
Prix conseillé : 15,50 €
ISBN : 9782800149165
Roman graphique, voyage, société
Résumé (de l’éditeur) : José Suarez, guide touristique dans les haut-plateaux du Chili, est un homme sombre, rongé par un secret qui l'empêche de vivre et d'aimer. Sa rencontre avec Joan, une touriste américaine, va changer sa vie. Une aventure bouleversante au coeur des somptueux paysages d'un pays au passé douloureux.
Mon avis : Cette BD, c’est d’abord une magnifique couverture qui attire l’œil et l’attention du candidat lecteur. En feuilletant l’album chez mon libraire, j’ai eu ensuite un avis plus mitigé…Il est jalonné tout au long de sa lecture de planches sombres et hermétiques puis ensuite de planches plus rayonnantes de couleurs et de clarté. Assez contrasté en fin de compte. Je l’ai quand même acheté avec la conscience de peut-être prendre le risque d’être déçu. Mais la vie est faite d’expérience avec ses moments de déception et ses moments de joie, de découverte.
Je vous rassure de suite : il s’agit d’une découverte tant au niveau graphique qu’au niveau du scénario. Il s’agit en réalité de deux vies en parallèle qui se rencontrent lors d’un voyage au Chili. Le Chili qui a vécu sous la dictature militaire avec la répression qui s’en suivi pour les opposants du régime. José Suarez, le guide touristique, est un rescapé de cette période sombre et il va découvrir, via une cliente américaine, une autre façon d’appréhender la vie, de regarder son magnifique pays. D’où, cette dualité graphique entre les ténèbres et la lumière que Fanny Montgermont parvient à nous rendre merveilleusement. Les sentiments des personnages en sont magnifiés. Alcante nous livre un magnifique scénario qui allie la découverte d’un pays au passé tumultueux et la description de deux trajets de vie radicalement différents mais qui vont devoir cohabiter et grandir ensemble.
Cet album, d’une grande sensibilité, délicat, demande malgré tout de l’attention, surtout au début de l’histoire. Il m’a fallu quelques planches pour bien rentrer dans l’histoire. Par après, c’est un plaisir de lecture. Des planches extraordinaires de beauté, de la poésie, des sentiments, des passés lourds à porter et pourtant un optimisme communicatif en fin d’album. Un grand album, très sensible, à lire d’urgence !
Graphisme : 8,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,0/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (5) | Tags : capitol, clair-obscur dans la vallée de la lune, montgermont, alcante, dupuis, air libre, 810, roman graphique, voyage, société, 032012 |
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05.03.2012
PORTUGAL
Editions Dupuis
Collection Air Libre
Sortie : 16/09/2011
264 pages
Prix conseillé : 35 €
ISBN : 9782800148137
Biographie, société, Portugal
Résumé (de l’éditeur) : Plus vraiment d'inspiration, plus d'envies et pas de projets, l'auteur de BD Simon Muchat végète doucement dans son boulot d'animateur scolaire, et exaspère Claire, sa compagne, qui le voudrait plus investi.
Invité à passer quelques jours au Portugal, dont sa famille est originaire et où il n'était plus allé depuis l'enfance, il va y découvrir une autre façon d'exister et d'être - et peut-être le début d'une nouvelle inspiration ?
Mon avis : Enfin ! Voilà que je viens de lire cette « brique» de 264 pages… J’avais franchement hésité à l’acheter dans un premier temps. Bigre, 35€, c’est un prix ! C’est sûr que si l’on regarde le rapport nombre de pages – prix d’achat, ce n’est pas un prix prohibitif mais il faut quand même les sortir. De plus, ce livre sera-t-il à la hauteur de l’investissement ? Dans un premier temps, je l’ai laissé là, malgré déjà certaines critiques dithyrambiques… Ensuite, Angoulème est passé par là…Premier prix de la BD Fnac 2012.Les tirages se sont déjà envolés et c’est un franc succès en librairie. On parle d’un tirage de 60.000 exemplaires à ce jour…Me voilà donc de retour chez mon libraire pour le commander car le stock est épuisé… « Vous allez quand même le lire ? », ricane t-il gentiment…Et oui, on ne se refait pas…Voyons enfin ce que vaut ce fameux album…
Extérieurement, il s’agit d’un bel album, volumineux et cartonné qui pèse lourd. Je l’ouvre…De suite, ce qui saute aux yeux, c’est le graphisme. Pas franchement abouti mais on sent une « patte ». Pour certaines planches, on a l’impression que le dessin est enfantin alors que pour d’autres, il est beaucoup plus mature. Des planches sont bien finies alors que d’autres ressemblent plus à des brouillons, des croquis jetés négligemment mais sublimés par la mise en couleur. En parlant de couleurs, celles-ci sont déconcertantes. Beaucoup de teintes dans les ocres, les jaunes mais aussi des tons plus en rapport avec l’histoire, le moment de la journée, la qualité ou l’intensité de la lumière, que veulent faire passer l’auteur et sa coloriste (Pedrosa et Ruby). Cela ressemble plus par moment à un laboratoire qu’à quelque chose de totalement maîtrisé…Je dois bien dire que par moment j’ai été un peu déstabilisé et je n’ai pas toujours adhéré…
Reste le scénario…Un dessinateur de bandes dessinées est en mal d’inspiration et sa vie de famille s’en ressent. Sa compagne en a marre et le quitte. Invité au Portugal pour un festival de BD, il va reprendre contact avec des gens de sa famille, puisqu’il est français d’origine portugaise. De fil en aiguille, il va s’intéresser à l’histoire de sa famille et retrouver l’envie de la raconter, de travailler, de créer à nouveau. Pedrosa s’inspire ainsi de son expérience personnelle pour nourrir cet imposant album…C’est bien raconté mais par moment, je dois bien avouer que j’ai un peu décroché. Des dialogues en portugais, des dialogues en caractères de « fourmi » (vraiment petit à lire, faut-il les zapper car sans grande importance ?), et puis des petites longueurs sur 264 pages…A force de décrire des petites scènes de la vie quotidienne, cela devient parfois ennuyant…Bâillements…
En conclusion, je pense qu’il fallait vraiment croire dans le projet pour oser sortir un tel livre. Bravo à Dupuis et à l’auteur qui a dû probablement beaucoup s’investir pour publier une somme de travail pareille. J’ai même lu quelque part que Pedrosa a baissé ses droits d’auteur pour y arriver…mais cela n’a pas été confirmé.
C’est comme je l’ai dit plus haut, il s’agit d’une aventure graphique hors norme, une BD éprouvette qui sort d’un laboratoire artistique. C’est parfois brut, sans concession, mais cela ne manque pas de classe et de qualité. Quand à dire qu’il s’agit de la BD de l’année 2011, je resterai sur ma réserve. J’ai bien aimé mais j’ai trouvé l’album un peu long. C’est le revers de la médaille. J’ai eu l’impression de lire un album fleuve, vrai et sincère, écrit avec ses tripes et son cœur. Mais je pense qu’on aurait pu un peu élaguer ça et là pour éclaircir le récit, le rendre un peu plus concis et sans les temps morts inévitables sur 264 pages. L’histoire en aurait pris encore plus de force…A vous, maintenant, de vous faire votre propre avis…
Graphisme : 7,5/10
Scénario : 7,5/10
Moyenne : 7,5/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (7) | Tags : capitol, portugal, pedrosa, dupuis, air libre, biographie, société, angoulème |
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01.12.2011
LE DERNIER BRAME

Dessin : et scénario : Jean-Claude Servais
Couleurs : Guy Raives
Collection Air Libre
Editions Dupuis
Sortie : 07/10/2011
Prix conseillé : 15,95 €
Genre : Documentaire - Roman graphique
Résumé (de l’éditeur) : Depuis sa rencontre avec le grand écrivain Bernard Chalenton, la vie de Claudine semble s'être arrêtée. Ne compte plus pour elle qu'un livre de cet auteur, Monsieur Blanche, qu'elle lit et relit sans relâche depuis près de vingt ans. Sa fille, Colette, qu'elle a abandonnée à la naissance, décide tout de même d'essayer de communiquer avec cette femme psychologiquement fragile. Étrangère à tout, sauf à l'univers obsessionnel qu'elle a construit autour de ce roman, elle ne manifeste d'intérêt qu'à la création littéraire de sa fille, autre objet de fantasme qu'elle alimente inlassablement. Colette va accepter d'entrer dans la névrose de sa mère pour communiquer avec elle. Mais ce qui n'était au départ qu'un substrat thérapeutique, va prendre une dimension inattendue lorsqu'entre en scène Bernard Chalenton, le fameux écrivain, dont l'aura ne parvient à dissimuler la perversion.
Mon avis : Jean-Claude Servais, le chantre de la Gaume et des Ardennes, nous reviens avec un nouvel album plein de ressources, tant au niveau du scénario que du dessin. Il met en parallèle le phénomène du « mâle dominant » via deux mondes à la fois différents et pourtant parfois similaires, à savoir le brame du cerf dans les forets d’Ardennes et l’aura d’un écrivain à succès. L’un et l’autre sont des champions dans leur discipline respective. L’un et l’autre vont devoir affronter leur inévitable déclin de l’âge. Il nous parle également de l’obsession d’une groupie pour son écrivain préféré qui vire à la folie. Elle est obnubilé par un but à atteindre : enfanter un écrivain...Elle va précipiter sa perte au niveau mental…
Servais en profite pour donner libre cours à son penchant pour la description de la faune et plus particulièrement des cerfs et des biches pendant la période des brames en automne. Il nous livre un dessin documenté et au summum de son talent. Il nous fait découvrir également via des textes empruntés à des auteurs belges et ardennais, une certaine littérature de terroir qu’il attribue à ses personnages fictifs. Cela nous donne au final un scénario très riche et très original. En fin d’album, vous trouverez un récit didactique sur le brame et une biographie des auteurs dont il a emprunté une petite partie des textes.
Une fois encore, Servais à réussit à m’étonner et à me charmer. Quand on ferme ce livre, on a envie de découvrir les forets ardennaises et la littérature qui s’y rattache. Excellent !
Et pour terminer, comme le fait Cosey, un petit haïku de ma composition (attention, accrochez vous aux bois du cerf !) :
« Servais en Ardennes/Le brame du dernier grand cerf, au début de l’automne. »
Graphisme : 9,0/10
Scénario : 8,0/10
Moyenne : 8,5/10
Capitol.
On en parle sur le Forum : ICI.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (6) | Tags : capitol, jean-claude servais, guy raives, le dernier brame, dupuis, air libre, roman graphique, document, ardennes |
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06.10.2011
STALINGRAD KHRONIKA - Première partie.

Dessin : Franck Bourgeron - Scénario : Sylvain Ricard
Collection : Air libre
Editions Dupuis
Sortie : 19/08/2011
72 pages.
Prix conseillé : 16,95 €
Genre : Histoire/2e guerre mondiale
Résumé (de l’éditeur) : Stalingrad, hiver 1942. Une équipe de tournage est envoyée à Stalingrad, au coeur de la "mère" de toutes les batailles urbaines, pour y filmer la grandeur de l'armée soviétique. Entre les allemands à portée de fusil, les autorités militaires qui ont mieux à faire et le font savoir, un réalisateur médiocre et un assistant caractériel, sans oublier le froid, la neige, la vodka, l'âme russe et l'organisation soviétique, le contexte n'est pas des plus propices pour réaliser ce fameux film...
Confronté à mille tracasseries administratives, dans un système où la suspicion est partout alors que la violence et l'âpreté de la bataille de Stalingrad rendent le quotidien invivable, le commissaire politique Kazimir va devoir composer avec les impératifs militaires et la logique implacable du parti.
Mon avis : Alléché par les bonnes critiques, je me suis fendu de l’achat de cette première partie de « Stalingrad Khronika ».A la lecture de cet album, je ne peux qu’être un peu déçu. Je m’attendais à mieux, je m’en explique…
Le sujet en lui-même est porteur de beaucoup d’espoirs. Le tournage d’un film pendant la bataille de Stalingrad, une des plus grosse boucherie de la seconde guerre mondiale ! En plus de cela, vient se greffer des facteurs humains dont la rigidité de l’administration russe, la Nomenklatura, le passé des protagonistes qui se retrouvent dans cette même aventure, la place de l’artiste dans une société totalitariste,…
Le scénario est la pièce maîtresse de cet ouvrage et c’est lui qui va porter la série. Je lui reproche juste un seul point, c’est la surabondance de dialogue. Cela dialogue beaucoup, peut-être trop.
Reste le dessin. Il est dépouillé, par moment plutôt basique voire squelettique. Beaucoup d’arrières plans blancs (et ce n’est pas seulement la neige) et de décors gris à peine esquissés…J’ai été un peu déçu par le graphisme de cet ouvrage, un goût de trop peu. Peut-être avons-nous une volonté de servir le scénario mais fallait-il pour autant être aussi transparent ? Pourquoi en faire alors une BD puisqu’il s’agit dans ce médium de privilégier l’image dessinée ? Stalingrad Khronika aurait fait un magnifique roman mais quel est la plus value graphique ? Je me pose ces questions…
Je sais que la collection « Air Libre » a pour ambition de créer de nouveaux courants, de nouvelles expériences. Là, franchement, je n’ai pas été entièrement convaincu !...
Graphisme : 6,0/10
Scénario : 7,5/10
Moyenne : 6,5/10
Capitol.
On en parle sur le Forum : ICI.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (1) | Tags : capitol, franck bourgeron, sylvain ricard, dupuis, air libre, stalingrad khronika, histoire, 2e guerre mondiale |
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02.08.2011
LA PRINCESSE DU SANG - Seconde partie

Dessin : Cabanes - Scénario : Manchette
Editions Dupuis
Collection Air libre
Sortie en 06/05/2011
Prix conseillé : 15.95 €
Genre : Aventure/espionnage
Résumé (de l’éditeur) : Ivy et Alba avancent sans répit à travers la Sierra Maestria, tandis que Victor tente de ralentir la marche des mercenaires lancés à leur poursuite pour les supprimer. Ivy n'a qu'une idée en tête : rejoindre La Havane et ramener Alba à son oncle Aaron Black, dont elle ignore le rôle dans la disparition de la fillette. Impliquée à son insu dans une opération des services du contre-espionnage français, Ivy ne mesure pas encore l'ampleur du danger qu'elle court avec Alba en se mettant sous la protection d'Aaron Black.
Mon avis : Enfin, le deuxième tome tant attendu !…Les lecteurs du premier tome sont probablement restés sur leur faim dans l’attente de la suite, du dénouement. L’attente (près d’un an) fut longue. Parties rapidement les inconnues et les incertitudes du premier tome ! Place maintenant à de l’action et quelle action !. Mais Manchette a su jusqu’au bout garder son lecteur en haleine. Lorsqu’un coin du voile se lève, une autre inconnue apparaît et ainsi de suite. Un vrai thriller bien mené tant au niveau du scénario que du dessin de Cabanes qui nous livre un graphisme de mouvement, aux traits bien visibles, même s’ils ne sont pas toujours fignolés. Il laisse encore de la place à certaines ébauches, qui donnent un effet « brut » mais O combien original et sans faux semblant. La fin de l’histoire m’a laissé un peu sur ma faim mais il reste une porte ouverte pour une éventuelle suite. C’est mon avis personnel… Les personnages principaux en fin de récit ne sont pas dupes. C’est un peu la désillusion et la victoire des organisations occultes contre la volonté des hommes… Très bon album !
8/10
Capitol.
On en parle sur le Forum : ICI.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (4) | Tags : capitol, max cabanes, manchette, la princesse du sang, air libre, dupuis, espionnage, aventure |
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25.03.2011
Quelques jours ensemble

D’Alcante et Fanny Montgermont (collection Air libre des éditions Dupuis, paru fin 2008).
Xavier est un jeune trentenaire dynamique, patron d’une société d’infographie et coureur de jupons invétéré. Souvent irresponsable, voire même carrément inconscient, il n’hésite pas à rouler comme un fou sur les routes au mépris du danger (et avec amendes à la clé !), ou à imposer des délais inconcevables à ses employés ! Ceux-ci ont des petits enfants ? Ah, que des emmerdes les enfants ! Xavier, ce n’est pas son truc les enfants... jusqu’au jour où une ex-petite amie l’appelle sur son portable !… Ils se sont connus il y a bien longtemps : treize années, durant lesquelles un garçon nommé Julien a grandi à l’insu de son papa, puis vieilli... Le fils de Xavier, atteint de la progéria, une maladie génétique rare qui accélère de façon prématurée le vieillissement, la mort survenant généralement vers quinze ans... arrêt cardiaque.
Natacha, la mère de Julien, devant être hospitalisée en urgence, elle ne pourra compter que sur l’aide de Xavier. Son seul « ami ». Le père et le fils, quelques jours ensemble…
Mon avis :
Scénarisé par Alcante, cet album relu par hasard en rangeant ma bibliothèque touche
immédiatement son lecteur. Avec un tel sujet, vous me direz que c’est un peu normal, qu’on pourrait même y aller un peu trop facilement de sa petite larme, etc. etc. Eh bien, pas seulement : Le ton donné ici est juste, les personnages vivent et existent ! D’ailleurs, il est très peu question de la maladie tout au long de la lecture, mais davantage du jeune malade ! Tout est très bien décrit : ses envies, sa rancune, ses blessures… face à un père paradoxalement plus vieux (en âge !), mais à l’apparence bien plus jeune, moderne et libérée (quoique, çà pourrait changer à l’avenir !)… Ils finiront par se parler bien sûr, s’apprivoiser, à mieux être - enfin -, même si la vie peut s’avérer cruelle, quelque soit le chemin !
Le dessin de Fanny quant à lui, est une vraie merveille : les visages sont expressifs à souhait et les couleurs pastel donnent une jolie touche de nostalgie à l’ensemble ! Chapeau bas pour l’ambiance neigeuse de décembre, ces décors qui semblent rappeler une certaine gare belge, un certain lieu (ne serait-ce là Louvain-la-Neuve ?). Du bel ouvrage et une place méritée dans la collection Air libre.
Ma note : 8,5/10

Nicolas.
Écrit par Samba dans St Nicolas nous parle. | Commentaires (2) | Tags : quelques jours ensemble, alcante, montgermont, air libre, dupuis, 092008, 8.510, roman graphique |
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22.10.2009
LA PRINCESSE DU SANG – Première partie

Dessin : Cabanes- Scénario : d’après le roman de Jean-Patrick Manchette
Adaptation Doug Headline
Collection Air Libre
Editions Dupuis
Résumé (de l’éditeur) : 1950. Sur une plage de l'Atlantique, le kidnapping d'une petite fille tourne au massacre. Maurer, unique survivant de ce sanglant affrontement, disparaît en emmenant la fillette, Alba.1er janvier 1956. Une année de tempêtes commence... Comme tous les ans, la jeune photographe Ivory Pearl vient passer le réveillon en Normandie chez son protecteur, l'ancien officier de la Royal Air Force, Robert Messenger.
À 27 ans, Ivy est une photographe célèbre pour ses reportages violents sur les champs de bataille et pour son mépris du danger. Mais Ivy est fatiguée et elle a décidé de passer l'année dans un endroit isolé. Elle s'y reposera de la violence en photographiant la nature.
Pour des raisons connues de lui seul, Messenger profite de cette occasion et la persuade de partir à Cuba, dans la Sierra Maestria, impliquant Ivy à son insu dans une opération des services du contre-espionnage français visant à mettre hors course Aaron Black, trafiquant d'armes international et oncle d'Alba, qui a commandité le kidnapping de sa nièce 6 ans plus tôt.
Mon avis :
Il s’agit en réalité de l’adaptation d’un roman posthume de Manchette décédé en 1995. L’adaptation du scénario a été faite par son fils Doug Headline et Cabanes s’est appliqué à le transposer en BD. Je ne connais pas le roman original mais d’après ce que j’ai lu à gauche et à droite, l’adaptation est assez fidèle au niveau du découpage et du rythme de narration. Alors, que faut-il penser de ce roman « Air Libre » de chez Dupuis qui n’a pas lésiné pour en faire une bonne publicité ? Le résultat est plutôt bon. Il s’agit d’abord d’un roman noir qui mêle aussi du polard, de l’aventure, de l’action, de la géopolitique (les années 50 : Budapest, Cuba,…). Le problème, c’est que différentes époques se succèdent, différents personnages dont, à la fin du premier tome, on ne sait pas encore quels sont les raisons de leur implication dans l’histoire…Ces éléments peuvent bien entendu désorienter le lecteur mais c’est Manchette qui l’a voulu ainsi et il faut parfois prendre le temps de revenir en arrière pour relire certains passages et bien comprendre ce qui peut être compris à ce moment de l’histoire. Les auteurs nous réclament une exigence de lecture. Il est évident que l’histoire va se décanter dans le second tome et que l’on va pouvoir compléter le puzzle avec les pièces manquantes. C’est le seul bémol de cet ouvrage. Il va falloir attendre la suite. Le dessin de Cabanes, dans le style réaliste, sert très bien l’histoire, le travail graphique est excellent. Par contre, je suis plus circonspect pour l’emploi des couleurs Les aplats saturés (les bleus entre autres) côtoient des couleurs plus douces, plus parcimonieuses. Le résultat est détonnant et très contrasté, pas toujours du meilleur goût…C’est un avis personnel.
Une Bd ambitieuse de 76 planches qui se laisse lire avec plaisir mais dont on attendra le second tome pour se faire un avis définitif.
On en parle sur ton forum.
CAPITOL.

Écrit par Samba dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (2) | Tags : capitol, dupuis, headline, partie, cabanes, 7 10, manchette, la princesse du sang, air libre |
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