06/12/2017

Alix

cov.jpg8.jpgTome 36 - Le Serment du Gladiateur

Scénario : Mathieu Breda

Dessins : Marc Jailloux

Couleurs : Corinne Pleyers

Editeur : Casterman

Parution : 15 novembre 2017

50 pages - cartonné

Peplum

Présentation :

Venu rendre visite à sa cousine Tullia, Alix rencontre le célèbre Lame-serpent, ce gladiateur à la trajectoire peu commune à qui certains prêtent d'étranges pouvoirs. Curieux, il s'intéresse à la vie de cet homme. Pris d'un désir de justice, Alix s'aventure dans les catacombes afin de changer le destin de ce valeureux héros. Mais Alix va apprendre à ses dépens que le destin d'un homme est soumis à de multiples volontés qui le dépassent et l'ensorcèlent.

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Mon avis :

Le mois prochain, à Angoulême, une exposition va commémorer les 70 ans de la série Alix. Qui dit mieux en matière de longévité pour une série historique ? En attendant cet événement, un album vient de sortir. Celui-ci est signé par le tandem Marc Jailloux et Mathieu Bréda qui font revenir notre héros à Pompéi, juste après l’épisode de La griffe noire.

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Le scénario, respectueux des modèles martiniens, permet de pénétrer dans le monde des gladiateurs par le prisme d’une intrigue menée sur un rythme trépidant avec quelques scènes de combats dans de sombres rues, dans un cimetière et, bien sûr, dans l’arène. Le récit est dense, tragique, bien charpenté.

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Marc Jailloux, qui travaille à l’encre de Chine, dans la plus pure tradition classique, donne une version scrupuleuse et fidèle de cet univers antique. Sa documentation est irréprochable, ce qui donne un côté réaliste à ses décors et donne un charme particulier à la lecture : l’inévitable nostalgie avec un petit zeste d’érudition bien distillée.

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Pour couronner la sortie de l’album, dans la série Les Voyages d'Alix, paraît un magnifique volume consacré aux Gladiateurs. Marco Venanzi y illustre de manière spectaculaire les textes érudits d'Eric Teyssier, Maître de conférences en histoire romaine à l'université de Nîmes et, par ailleurs, auteur d’une excellente biographie de Spartacus.

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Skippy

02/01/2017

Alix T35 : L'or de Saturne

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Dessin : Marco Venanzi
Scénario : Pierre Valmour & Marco Venanzi
Éditeur : Casterman
Sortie le 26 octobre 2016
Genre : Historique

 

 

 

Avis de l'éditeur :

Néant

Mon avis :

Pour les fins historiens, la guerre civile romaine n'est pas loin : À vrai dire, Alix se retrouve messager du grand César – qui revient en Italie après la conquête de la Gaulle – afin de pouvoir retrouver sa chère Rome, en tant que consul aux côtés de Pompée. L'Histoire nous apprend que l'un comme l'autre demandaient le démantèlement des armées de chacun, en guise de bonne entente.

Sauf que Pompée, resté trop longtemps seul à la tête de la ville pendant que César conquérait le monde au nom de Rome, n'avait pas envie de voir ce chef de guerre lui voler sa place ! Au contraire, il était prêt à accuser son « ami » d'ennemi d'État pour le rendre personæ non gratta dans tout l'Empire.

Résultat des courses, on se retrouve de stratagèmes en complots : Pompée fit voler tout l'or de Rome en faisant porter le chapeau à César, par l'intermédiaire d' Alix déclaré coupable. (à cause d'une arme laissée sur les lieux du crime ne pouvant appartenir qu'à lui)

C'est ainsi que notre héros se retrouve à mettre en action le très célèbre adage : « il faut rendre à César ce qui appartient à César ». En effet, l'or de l'État, ainsi volé, s'il était restitué à César et que lui-même devenait Consul de Rome, servirait à payer les troupes de César s'en revenant de Gaulle.

Cette épopée relatée, ici, par Alix, a également été revisité sur petit écran dans la célèbre série « Rome » où il est mention également de cet or volé puis ensuite perdu par les hommes de Pompée (et retrouvé par simple hasard, par un homme de César... mais ceci est une autre histoire).

 

L'or de Saturne reprend dans une certaine mesure un ancien album Légions perdues, par le retour de Garofula, avec des scènes se déroulant dans les neiges, pour les adeptes de la première heure.

Graphiquement, on tient ici avec ce titre, des paysages nets, des couleurs justes et vives,et une dynamique fluide. Certains personnages dessinés à la va-vite sont tout de même à déplorer (et c'est même le cas par moment pour Alix!) Une maladresse, car la majorité du temps, Marco Venanzi assure et déploie l’étendue de son potentiel.

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Coq de Combat.

 

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30/11/2015

Alix : Par-delà le Styx


Picture 007.jpgPicture 011.jpgScénario : Mathieu Bréda

Dessin : Marc Jailloux

48 pages – cartonné

Editeur : Casterman

Sortie : 04 novembre 2015

Aventure - Historique 

 

Présentation de l’éditeur :

Fils d’Adréa et d’Héraklios, derniers souverains de Sparte disparus dans des circonstances tragiques, le jeune Héraklion traverse une grave crise identitaire. Alix, son précepteur, semble impuissant devant ses fugues à répétition qui sonnent comme autant d’appels à l’aide. Après avoir découvert qu’Héraklion entretenait une correspondance avec Astyanax, Alix décide d’emmener le jeune orphelin en Numidie, où l’ancien général de la Garde noire de Sparte, devenu mercenaire, a pris la tête de la puissante armée du roi Juba Ier. Ce dernier, allié de Pompée, s’apprête à attaquer les troupes de César à Thapsus. En organisant une rencontre entre Héraklion et Astyanax, Alix espère provoquer un choc émotionnel chez l’adolescent, le réconcilier avec son passé, et lui permettre d’entrevoir la vie sous un nouveau jour. Après La Dernière conquête et Britannia, qui entraînaient leurs protagonistes respectivement en Bactriane et en Bretagne, Marc Jailloux et Mathieu Breda envoient à nouveau leurs héros vers des horizons lointains.
C’est cette fois la Numidie, théâtre des derniers affrontements sanglants de la guerre civile entre César et Pompée, qui sert de décor à une grande aventure humaine. Car dans Par-delà le Styx, les auteurs s’attaquent pour la première fois aux origines de la mythologie « alixienne ». Comme Alix, le jeune Héraklion est orphelin. Et comme lui, il est forcé de s’intégrer à une société nouvelle qui est, en partie, à l’origine de ses malheurs. Le tout à l’adolescence, un âge où les repères deviennent flous, et où l’instinct prime souvent sur l’acte réfléchi.
Comme pour mieux renforcer la dimension patrimoniale de ce nouvel album, Marc Jailloux et Mathieu Breda multiplient par ailleurs les références à certaines aventures d’Alix devenues mythiques. Ils remplissent ainsi certains vides laissés dans Le Dernier SpartiateLe Dieu sauvage, ou encore Le Cheval de Troie. Et apportent, eux aussi, leur pierre à l’édifice patiemment bâti par Jacques Martin et ses collaborateurs depuis près de 70 ans.

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Mon avis :

Le Styx, c’est le fleuve qui, dans la mythologie gréco-romaine, sépare les enfers du monde terrestre. Par-delà le Styx, titre de ce dernier album des aventures d’Alix, peut s’interpréter de diverses manières : ce fleuve infernal a été traversé il y a longtemps par un héros mort au combat, Heraklios, le père d’Heraklion, le jeune Spartiate rencontré par Alix qui est devenu son tuteur. L’ombre d’Heraklios plane sur le destin de son fils tourmenté. De Par-delà le Styx, nous parvient encore l’écho de la voix de Jacques Martin, l’un des maîtres de l’école de Bruxelles avec Hergé et Jacobs. 

Le pari n’est pas évident : comment conserver l’héritage de Jacques Martin tout en insufflant un nouveau souffle à sa série-phare : Alix ? Comment satisfaire un public de lecteurs de trois générations différentes ? En opérant des choix. Evidemment, mais lesquels ?

Au niveau du scénario, on retrouve donc ici des personnages d’histoires précédentes : Le dernier spartiate, Le dieu sauvage et Le cheval de Troie, ce qui atteste d’une fidélité à la mythologie alixienne, pour reprendre la savoureuse expression que Marc Jailloux a utilisée lors de notre rencontre. Le cahier des charges a été respecté : une aventure personnelle pour Alix, un grand voyage, un contexte historique essentiel. De mon point de vue, il est indispensable de lire ou relire Le dernier spartiate pour apprécier toute la finesse du récit. Mathieu Bréda a construit son histoire autour de cet album et a rempli ainsi certains vides, comme en témoigne l’épisode de la construction de la Citadelle spartiate de la reine Adrea. C’est d’autant plus important que le prochain Alix senator évoquera le même sujet. Pour les fans de la série, le plaisir est certain. Pour ceux qui la découvrent, c’est un tout univers narratif complexe qui s’ouvre à eux et l’occasion de  se plonger dans l’histoire antique. Avec Alix, le lecteur peut rencontrer de grandes figures : Marc-Antoine, Metellus Scipion, Caton, le mercenaire Publius Sittius. On finirait presque par regretter le nombre de 46 planches, la nostalgie des 54 ou 62 planches reste forte tellement les intrigues, les émotions et les aventures paraissent riches de potentialités.

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 Après un album d’Orion et deux d’Alix, le dessin de Marc Jailloux est bonne voie vers la maturité. Il repose sur une solide documentation ce qui donne une cohérence historique à la série. Pour cet opus, il a soigné en particulier les costumes militaires, la forme des épées et l’architecture. Regardez attentivement les cases ci-dessous qui mettent en valeur les ex-voto du temple d’Asclépios. Tout est reproduit d’après des vestiges archéologiques. 

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Marc Jailloux travaille sur du papier de format 35X67, il encre à la plume et à l’encre de Chine dans la plus pure tradition. Son implication dans la conception scénaristique est manifeste d’une étroite collaboration avec Mathieu Bréda. Le tout se fait sous la supervision de la fondation Martin qui lui fourni d’ailleurs ce fameux papier. Observez ci-dessous l’art subtil de la citation : un petit cheval de Troie proche de la main d’Enak figure à la devanture du sculpteur.

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Quelques mots à propos de la couverture : ce premier projet a été abandonné jugé peu conforme au contenu, le côté onirico-fantastique n’ayant que peu de rapport avec le réalisme assumé par la série.

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Le côté vintage de l’album et du dessin, les rebondissements de fin de page qui dynamisent le récit, les références à cette fameuse mythologie alixienne, le respect des exigeants codes martiniens, font de ce livre une réussite. Ce qui aura le mérite de concilier les attentes de plusieurs générations de lecteurs des aventures d’Alix.

 

a08-3e78906.gif  Dessin 

 

a08-3e78906.gif  Scénario 

 

a08-3e78906.gif  Moyenne

 

Le site internet des Editions Casterman : ICI

Le blog de Marc Jailloux : ICI

 

Cette chronique a été rédigée suite à une rencontre avec Marc Jailloux dans les locaux des Editions Casterman le vendredi 06 novembre 2015.

Skippy

 

 

 

23/07/2014

ALIX- Tome 33: Britannia.

Alix, Britannia, Martin, Jailloux, Breda, Casterman, 05/2014.Alix, Britannia, Martin, Jailloux, Breda, Casterman, 05/2014.Dessin : Marc Jailloux - Scénario : Matthieu Bréda & Marc Jailloux

Série créée par Jacques Martin

Editions Casterman

Sortie 14/05/2014

48 pages

Prix conseillé : 10,95 €

ISBN : 9782203074019

Antiquité, Rome, Histoire, Aventure.

 

Résumé (de l’éditeur) : Alix et Enak rejoignent le proconsul Jules César à Port Itius dans l’extrême nord de la Gaule, où ils découvrent un gigantesque camp militaire ainsi qu’une armada de bateaux armés, tout prêt à appareiller. Sept légions et des centaines de navires s’apprêtent à traverser la Mare Britanicum (la Manche) pour débarquer en force sur l’île de Britannia toute proche. César entend ainsi parachever ses succès militaires et sa campagne de pacification en Gaule en soumettant les peuples britons, qui, par solidarité entre « cousins » celtiques, continuent à apporter leur soutien aux chefs rebelles gaulois. César tient à ce qu’Alix et Enak l’accompagnent. Ils auront pour compagnon Mancios, un jeune prince de Britannia dépossédé de ses terres par un puissant chef de guerre, et qui s’est offert de guider l’expédition des forces romaines dans l’île en échange d’un soutien pour reconquérir son trône perdu. Mais il y a aussi parmi les alliés Britons du général romain un certain Viridoros, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’inspire guère confiance à Alix…

Alix, Britannia, Martin, Jailloux, Breda, Casterman, 05/2014.

 

Mon avis : Suite au dernier tome « La dernière conquête », très remarqué, Marc Jailloux reprend à nouveau le dessin de la série créée par Jacques Martin. Son dessin est vraiment très proche de celui de Jacques Martin et c’est vraiment un plus pour la pérennité de la série. Le scénario est assuré par Matthieu Bréda avec la collaboration de Marc Jailloux qui cumule les fonctions sur cet album réussi.

Alix, Britannia, Martin, Jailloux, Breda, Casterman, 05/2014.

 

Pour ce 33e tome, les auteurs suivent César dans sa conquête de l’Angleterre, une conquête qui ne sera pas vraiment une réussite  car la région est pauvre mais par contre elle va permettre à César de sécuriser la Gaulle, son fief, sa source de richesse. Alix et Enak sont appelés par César pour le seconder dans cette opération des plus risquées car elle demande l’appui d’une flotte et de troupes importantes.

 

Alix, Britannia, Martin, Jailloux, Breda, Casterman, 05/2014.

 

 

Les auteurs nous proposent une galerie de portraits intéressants dont celui de Viridoros que nous retrouverons peut-être par la suite dans d’autres épisodes. Il s’agit du fourbe par excellence, malin, retors, prêt à toutes les extrémités pour arriver à ses fins. L’histoire est bien ficelée et tient la route. Elle s’appuie sur des faits historiques avec quelques accommodements de circonstances. Elle permet de voir que César est en mauvaise posture mais Alix va se lancer dans l’aventure avec détermination…C’est de la grande aventure historique dans la tradition de la série Alix et des productions de Jacques Martin. L’élève propose ici un travail digne du Maître…

 

Dessin :             8,0/10

Scénario :          7,0/10

Moyenne :          7,5/10

 

Liens vers le site des éditions Casterman : ICI.

Concours Alix (jusqu'au 31/12/2014 à 24h00): ICI.

 

Capitol

 

Alix, Britannia, Martin, Jailloux, Breda, Casterman, 05/2014.

 

25/04/2013

ALIX - Tome 32: La dernière conquête.

1304212107220001.JPG1304212048490001.JPGDessin : Marc Jailloux - Scénario: Géraldine Ranouil

D’après Jacques Martin

Editions Casterman

Sortie : 24/04/2013

48 pages

Prix conseillé : 10,95 €

ISBN : 9782203017252

Aventure, Histoire, Antiquité, Rome.

 

 

Résumé (de l’éditeur): À Rome, la guerre civile est sur le point d’éclater entre Pompée, le général qui administre Rome depuis des années et son rival César, qui vient tout juste de rentrer de Gaule en conquérant victorieux, auréolé de gloire. La balance du pouvoir s’apprête à changer de camp…
Mais l’ambitieux César, à qui l’on prête le projet de transformer la république en Empire, ne veut pas se contenter de ses conquêtes occidentales. Fasciné par l’Orient, il confie une mission secrète à Alix : trouver et rapporter l’anneau réputé magique du plus grand conquérant que l’Histoire ait connu, Alexandre.

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1304212050370001.JPGMon avis : Casterman s’est fixé une priorité, elle s’appelle « Alix ». En collaboration avec le comité éditorial chargé du suivi de l’œuvre de Jacques Martin, Casterman a décidé de recadrer la série. Après le lancement réussi de la série spin off « Alix Senator », c’est la série principale qui a droit à un petit lifting. Marc Jailloux a été intronisé comme le successeur officiel de Jacques Martin. Il faut bien dire que les derniers albums étaient d’une qualité fort inégale en fonction des dessinateurs et scénaristes qui se sont succédés. Marc Jailloux a fait ses premières armes avec Gilles Chaillet, formé lui-même par Jacques Martin. Ensuite, il est adoubé par le maître lui-même et réalise le tome 4 de la série Orion intitulé « Les Oracles ».L’album impressionne et est très bien reçu par le public, ce qui va lui mettre le pied à l’étrier. Il est choisi maintenant pour reprendre la série principale. Marc Jailloux décide de s’inspirer du dessin de Jacques Martin mais plutôt celui des « Légions perdues », considéré comme l’âge d’or. Alix est encore dessiné comme un jeune homme et n’est pas encore un homme mûr comme ce fut le cas dans les derniers albums dessiné par Jacques Martin.

Le résultat est à mon avis d’un excellent niveau. J’ai eu l’impression de retrouver au point de vue graphique le dessin des grands moments de la série. Le lifting est donc réussi.

Au niveau du scénario, il a été fait appel à Géraldine Ranouil qui a proposé son premier scénario d’Alix à Casterman. Il fut assez convainquant que pour emporter l’accord des décideurs. Il s’inspire de faits historiques (Alexandre le Grand, le passage du Rubicon par César,…) pour développer un voyage vers l’Orient à la recherche du trésor d’Alexandre le Grand. C’est bien écrit, c’est enlevé et je ne me suis pas ennuyé une seconde à la lecture.

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Le résultat global est assez bluffant et j’ai retrouvé un « vrai » album d’Alix. Casterman y croit et j’en veux pour preuve que l’éditeur de Tournai a fait pour l’occasion un magnifique et luxueux dossier de presse d’une vingtaine de pages. Un futur collector…

On y apprend également que Jailloux travaille déjà sur un prochain album qui sera intitulé « Britannia ». L’histoire racontera la conquête de l’Angleterre par César…

Alix repart du bon pied, excellente nouvelle.

Liens vers le site de l’éditeur Casterman : ICI.

 

Graphisme :      8/10

Scénario :        8/10

Moyenne :        8/10

 

Capitol.

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04/09/2009

ALIX – T28 : La cité engloutie

alix28alix28laciteengloutieDessin : Ferry - Scénario : Patrick Weber
Une série créée par Jacques Martin
Editions Casterman


Résumé (de l’éditeur) : Des légionnaires ont mystérieusement disparu dans les profondes forêts d’Armorique. Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour Rome. Si les Celtes, en effet, n’ont pas réussi à vaincre par les armes leurs adversaires romains, ils ont choisi de poursuivre la lutte par le biais des croyances. Grande est la puissance de leur religion, de leurs dieux, et surtout de leurs druides, dépositaires d’un savoir très élaboré où la pharmacopée occupe une place centrale. En dépit des superstitions attachées à la religion des peuples celtes, et aux pouvoirs magiques que l’on prête aux druides, Alix part sur les traces des soldats disparus.
Mais, ce faisant, c’est aussi à sa propre histoire que le jeune homme est bientôt confronté. Quelles seront les réactions d’un fils de Gaule adopté par la Louve romaine face à ce qui ressemble à un complot des ennemis de César ? Comment mener à bien pareille mission en terre d’Armorique lorsqu’on est, comme Alix, le produit complexe de deux cultures aussi dissemblables?
Pour Alix commence une aventure difficile, éprouvante. Dans une ambiance baignée de mystère, c’est bientôt le choc frontal entre les fils de la «civilisation» et ceux de la «forêt». La tension monte, jusqu’à l’affrontement final au milieu des éléments déchaînés.

Mon avis : J’ai toujours bien aimé cette série mais je dois bien reconnaître que depuis quelques temps j’ai plus difficile à adhérer à certains albums de la série. Que fait encore Jacques Martin dans le processus de création ? C’est déjà à ce niveau que se pose la question cruciale…On sait que son état de santé ne lui permet plus de dessiner. De plus, on a appris que deux équipes se sont formées pour la réalisation des albums de la série. Le scénariste attitré est maintenant Patrick Weber alors que les deux dessinateurs désignés sont Christophe Simon (qui a déjà travaillé sur Alix) et Ferry (Ian Kalédine, les chroniques de Panchrysia,…).Le tome 28 voit donc Ferry et Weber nous raconter une histoire qui se déroule lors de la conquête de la Gaule, couverte par des forêts impénétrables. Patrick Weber semble vouloir redynamiser le scénario en se basant sur des faits historiques remis à la sauce « Alix ». Il faut bien reconnaître que le résultat est plutôt bon au niveau du récit en lui-même mais me laisse plus sur ma faim au niveau du découpage et de la narration graphique en elle-même, même si Alix a toujours été d’un grand académisme. Concernant le dessin, là , j’ai vraiment un problème…Alix et Enak sont en général bien dessinés mais par contre le dessin dans son ensemble me semble plutôt bâclé : des imprécisions dans les attitudes des personnages, dans les proportions, le trait manque de relief, est parfois trop fin ou trop chargé…Pour résumer, ce dessin manque de vie et de mouvement, il donne une impression de « figé »…Je sais que chacun à son style mais je ne retrouve pas non plus une filiation avec le dessin d’une série comme Ian Kalédine…J’ai franchement l’impression que cet album n’est pas assez abouti au niveau du dessin et toute la structure du livre en pâtis. Je veux bien dire que ce n’est pas facile de reprendre une telle série mais là, je suis déçu par ce tome qui aurait mérité mieux, beaucoup mieux…
surprises.smileysmiley.com.6

Capitol.



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