15/11/2017

Bidou, une vie de chien

Bidou une vie de chien, Eduardo Damasceno, Luis Felipe Garrocho, Glenat, Vents d'ouest,jeunesse, animaux, passion, tranche de vie. Bidou une vie de chien, Eduardo Damasceno, Luis Felipe Garrocho, Glenat, Vents d'ouest,jeunesse, animaux, passion, tranche de vie. Scénario : Eduardo Damasceno
Dessin : Luis Felipe Garrocho
Éditeur : Glénat / Vents d'Ouest
80
pages
Date de sortie : 18/10/2017
Genre : jeunesse, animaux, passion, tranche de vie.

 

 

Présentation de l'éditeur

Bidou, le plus chou de tous les toutous !

Bidou est un petit chien solitaire vivant dans un terrain vague plutôt tranquille. Dormant sur le toit d’une voiture abandonnée, il profite pleinement de sa liberté pour vagabonder dans le voisinage et mener ses petites affaires. Mais un beau matin, sa vie sereine bascule brutalement par l’apparition d’un énorme bouledogue qui le chasse de son territoire ! Après quelques jours d’errance à travers les rues, Bidou est recueilli et placé dans un refuge où il fera la connaissance de nombreux amis. Bien décidé à retrouver sa liberté, Bidou et deux de ses complices parviennent à s’enfuir. Mais après avoir goûté à la vie en communauté, Bidou n’imaginait pas que le retour à la solitude serait si difficile à surmonter. Heureusement, quelque part dans la ville, un jeune garçon n’espère qu’une chose : se trouver un nouvel ami à quatre pattes...

Une belle fable animale sur l’amitié et le courage venue du Brésil, dont le héros est la réinterprétation d’un petit chien créé par le célèbre dessinateur brésilien Mauricio da Sousa.

Bidou une vie de chien, Eduardo Damasceno, Luis Felipe Garrocho, Glenat, Vents d'ouest,jeunesse, animaux, passion, tranche de vie.

Mon avis

En ce moment, les auteurs et dessinateurs brésiliens ont la côte. Souvenez-vous déjà de « Brune », cette petite auto-biographie toute en finesse et poésie. Aujourd'hui, c'est au tour de « Bidou, une vie de chien » de faire la part belle à la douceur et la simplicité sous la plume touchante de Luis Felipe Garrocho et la prose d' Eduardo Damasceno.

« Ce que je vais vous raconter est banal, une histoire où parfois les choses finissent bien et d'autres fois non. Mais c'est la meilleure histoire que je connaisse : elle raconte comment j'ai rencontré mon meilleur ami ! » (Bidou, page 9)

Voici donc le récit de ce petit chien des rues, maître de sa destinée, vivant dans une vieille épave de voiture, chipant sa pitance chaque jour comme il peut. Et de l'autre côté : un petit garçon qui rêve d'avoir un chien. Mais pas n'importe lequel. Sans pouvoir se l'expliquer, malgré tous les chenils visités : il ne rencontre pas celui qui deviendra son meilleur ami.

Et encore une fois, la poésie latine m'a enchantée alors que maître Samba et consort me voyaient déjà en train de me creuser les méninges pour trouver quoi dire. Mais sous ces traits simples, assez typiques de l'Amérique du sud pour ce que j'en sais (beaucoup de courbes dans les représentations humaines, des jeux de couleurs pastelles et pourtant chatoyantes et des visages très expressifs)  et la majeure partie des phylactères remplis d'autres dessins à la place de dialogues : c'était agréable à lire.

Bidou une vie de chien, Eduardo Damasceno, Luis Felipe Garrocho, Glenat, Vents d'ouest,jeunesse, animaux, passion, tranche de vie.

Un ouvrage certainement plus destiné aux enfants qu'aux adultes, mais qui parvient à attendrir les cœurs des amoureux des animaux, avec ce petit toutou qui n'a pas la vie facile à l'instar des jeunes gens vivant dans les favelas. Un petit cabot qui connaîtra la peur de la fourrière, la douleur de croiser les crocs avec un molosse fugueur et sa vision de l'être humain réduite à sa plus simple expression : source de nourriture et/ou de coups.

Mais avec un brin de fantaisie, un peu de magie émanant de l'innocence des enfants et c'est un happy-end qui nous attend.

Album_R_sf_txt_65px.jpg

Bidou une vie de chien, Eduardo Damasceno, Luis Felipe Garrocho, Glenat, Vents d'ouest,jeunesse, animaux, passion, tranche de vie.

Je pense que cet ouvrage peut être un bon tremplin aux parents dont les enfants veulent un animal de compagnie. Une façon d'aborder les lois de l'adoption, de l'amour à apporter à un être qui dépend entièrement de nous et des aléas de la vie quand son meilleur ami à quatre pattes.

Amis parents : laissez-vous tenter.

ShayHlyn.

05/10/2017

Les cochons dingues

Les cochons dingues, Laurent Dufreney, Miss Prickly, Delcourt, humour, jeunesse, animaux, passion.Les cochons dingues, Laurent Dufreney, Miss Prickly, Delcourt, humour, jeunesse, animaux, passion.Scénario : Laurent Dufreney
Dessin : Miss Prickly
Éditeur : Delcourt
Date de sortie : 23/08/2017
Genre : jeunesse, passion, animaux, humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Ils sont très mignons et aiment grignoter, dormir, faire de drôles de petits bruits, grignoter et dormir encore. Ce sont…les cochons d’Inde ! Une BD qui va bouleverser l’idée que l’on se fait de ces adorables rongeurs.

César, petit cobaye tout gris, débarque de sa campagne pour  arriver dans le parc des cochons d’Inde d’Enzo et Sarah. Ses nouveaux compagnons à poils sont vraiment très étranges… L’un roupille, l’autre râle, un troisième est accroc aux fils électriques. César n’a qu’une idée en tête : s’évader ! En attendant, il faudra bien que tout ce petit monde arrive à cohabiter, malgré des caractères très différents...

Les cochons dingues, Laurent Dufreney, Miss Prickly, Delcourt, humour, jeunesse, animaux, passion.



Mon avis

Excellent !! Moi qui adore les petits animaux, je dois dire que j'ai pu visualiser ces conversations entre cochons d'Inde comme s'ils avaient été les miens (sauf que j'ai des furets et que les deux ensemble, ça ne fait pas bon ménage). Toutes ces petites boules de poils avec tant de points communs et pourtant si différents, ce contraste « cobaye de ville et cobaye de campagne », les centres d'intérêt de chacun...

 

Ceux qui ont des animaux, et mieux encore : qui ont des « chonchons » comme on dit dans le jargon des amoureux des rongeurs, ne peuvent qu'aimer cette BD où les héros n'en loupent pas une !

 

Les cochons dingues, Laurent Dufreney, Miss Prickly, Delcourt, humour, jeunesse, animaux, passion.

Tout commence avec l'arrivée d'un nouveau membre dans la tribu : César, tout droit venu de sa ferme, n'a qu'une idée en tête : s'évader ! Ce qui n'est pas gagné quand il découvre que ses nouveaux camarades sont habitués à la vie en appartement et qu'en prime : ils y trouvent leur bonheur...

 

Des textes désopilants, des cochons d'Inde complètement dingues mais tellement adorables et un dessin clair et net (comme clarinette) avec cette petite touche de « mignonitude » qui donne envie d'avoir un cobaye à soi, lui faire des câlins, des bisous, lui donner à manger et... bref, vous aurez compris : ça rend accro aux petites bêtes !

 

Les cochons dingues, Laurent Dufreney, Miss Prickly, Delcourt, humour, jeunesse, animaux, passion.

Mieux encore, à la fin des aventures tordantes de notre petite troupe, nous retrouvons une partie éducative en fin d'ouvrage qui explique simplement, mais très clairement, ce qu'est un cochon d'Inde, sa nature, ses besoins, ... et pleins d'autres petites informations enrichissantes et qui responsabilisent quiconque craquerait pour un cobaye.

 

Je n'aurai qu'une chose à dire : à quand un prochain tome ou pourquoi pas, un ouvrage aussi délirant sur les furets ? S'il y a besoin d'idée sur le sujet, je suis là !

Album_R_sf_txt_65px.jpg

Les cochons dingues, Laurent Dufreney, Miss Prickly, Delcourt, humour, jeunesse, animaux, passion. 

À bon lecteur (ou bon entendeur, c'est comme vous voulez), salut ! Et à la prochaine chronique.

ShayHlyn.

 

je vous recommande cette chaîne YouTube et tout ce qui va avec. C'est que du bonheur.

19/05/2017

Sa Majesté le chat (histoire complète)

 

Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.Scénario : KIMURA Akihiro
Dessin :  KIMURA Akihiro
Éditeur : Doki Doki
144
pages couleurs
Date de sortie : 5 avril 2017
Genre : jeunesse, biopic, animaux, chat

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

À la maison... le roi, c'est le chat ! 

Chez Akihiro Kimura, auteur de manga, on comprend vite qui commande : ce sont ses chats ! Depuis ce jour où il a ramené chez lui un premier petit chaton tout mignon, les félins règnent sur son foyer ! Ils l'empêchent de travailler, n'en font qu'à leur tête, se battent pour un rien…  Ce sont eux les maîtres, et lui ne semble être là que pour les servir ! Découvrez le quotidien de cinq maîtres chats et de leurs dévoués serviteurs humains… Une vie avec ses joies et ses peines, et surtout pleine d’amour, de gaffes et de ronrons qui feront vibrer le cœur des amoureux des chats.

Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.



Mon avis :

Les mangas qui ont pour héros des chats sont légions.

Je suis d'ailleurs sûre qu'à la simple évocation du mot « chat » vous pensez inévitablement à Chi qui sans conteste la plus célèbre minette au pays du soleil levant. Dès lors, j'applaudis l'initiative de Akihiro Kimura de se contenter d'un one shot. Pourquoi ? Parce que sinon, ça finirait inévitablement par se ressembler alors qu'il s'agit d'une biopic « véridique ». Et petit bonus non négligeable pour un manga : c'est en couleur ! Ce n'est certes pas le seul, Chi précédemment citée l'est également, mais ça rend encore l'histoire plus attachante.

J'en ai presque eu envie d'aller dans un bar à chats pour faire plein de papouilles à tous les chats... mais perso, je dois faire 100 bornes pour accéder au bar à chats le plus proche.

Comme le témoignage d'un humain qui parle de ses maîtres les chats. Comme je pourrais vous faire un roman sur mes furets ou d'autres qui pourraient vous parler du matin au soir de leurs chiens. Dès lors : c'est mignon ! D'autant que Akihiro Kimura a joué la carte du « chibi » soit la version enfantine des personnages, même des chats. Parce que 18 ans les matous ! (Je veux le secret de longévité de ce mangaka ! Quasi tous ses chats ont approché la vingtaine!)

C'est ainsi que nous découvrons, avec amusement, la vie de ce couple et de ces chats trouvés le plus souvent dans la rue. Comment on peut vite devenir « esclave » consentant de ces petites boules de poils et que, malgré les bêtises : on les aime et on ferait tout pour leur bien être !

Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.

Je ne peux donc QUE recommander ce manga à tous les amoureux des animaux qui, comme Akihiro et sa compagne, sont prêts à tout pour leurs animaux. Même à braver les interdits (à savoir sauver un animal et le garder chez soi alors que c'est interdit dans l'immeuble) ou finir recroquevillé dans son lit car Sasuke, Kurumi, Kohaku, Arashi ou encore Sango – les chats de la maisonnée – ont décidé que le lit leur appartenait ! De même pour un peu tout le mobilier d'ailleurs... je suis sûre que tout ça parle à beaucoup de monde.

 

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

Sa majesté le chat, histoire complète, Akihiro Kimura, Doki Doki, Biopic, jeunesse, animaux, chat.

Allez : bonne lecture et surtout bon amusement.

ShayHlyn

28/11/2016

Chi une vie de chat

 

Chi, une vie de chat, grand format, tome 9, Konami Kanata, Glénat, Jeunesse, animaux, tranche de vieChi, une vie de chat, grand format, tome 9, Konami Kanata, Glénat, Jeunesse, animaux, tranche de vieChi, une vie de chat (grand format) tome 9

Auteur : Konami Kanata

Éditions : Glénat

Collection : Jeunesse

Genre : jeunesse, chat, tranche de vie.

80 pages

à paraître le 16 novembre 2016

 

Avis de l'éditeur :

Les aventures du chat le plus célèbre du manga, et en grand format !

On est dans une nouvelle maison, avec des tas d'animaux étranzes. Il y a même une nouvelle copine qui vient me voir. Elle est belle et elle brille de partout avec son collier en cœur. Il faut zuste qu'on trouve à quoi on va zouer... Miaaa !

Chi, une vie de chat, grand format, tome 9, Konami Kanata, Glénat, Jeunesse, animaux, tranche de vie

Mon avis :

Qui ne connaît pas Chi ? Cette petite boule de poils tigrées gris et blanc qui découvre la vie au jour le jour dans sa famille composée d'humains, avec papa, maman et Yohei le petit garçon. Dans ce tome 9, Chi a bien pris ses marques avec sa nouvelle famille, reste maintenant à s'habituer à sa nouvelle maison et surtout : le voisinage !

Déjà fan des petits animés trépidants de ce chaton rigolo, c'est amusée que j'ai parcouru les pages où Chi fait connaissance avec un autre chat, essaie de trouver un langage commun avec le chien du voisin et ô surprise : la plaine de jeux qui n'est définitivement pas dédiée uniquement aux enfants ! Notre friponne à quatre pattes y va à cœur joie comme dans toutes les bêtises reprises dans cet ouvrage qui se lit très rapidement quand on a passé trente ans, mais qui ravira sans aucun doute les plus jeunes.

Le traits de Konami Kanata est simple, la colorisation pastel et les personnages attachants. Sans oublier que Chi est très, mais alors vraiment très expressive ! Ce qui permet de nous rappeler constamment que c'est bien elle la vedette du bouquin. Donc chères mamans, chers papas : vous n'avez plus d'excuse pour la lecture du soir. Chi est tout à fait ce qu'il vous faut pour intéresser vos enfants et ceux-ci apprendront sans mal comment bien s'occuper d'un petit chat...

Chi, une vie de chat, grand format, tome 9, Konami Kanata, Glénat, Jeunesse, animaux, tranche de vie

a09-3e78912.gif

 

...sait-on jamais, c'est bientôt Noël ?!

ShayHlyn

 

25/10/2016

Les aventures de Spirou et Fantasio T10 La lumière de Bornéo

Spirou Zidrou Pé.jpgspirou t10.jpgDessin : Franck Pé
Scénario : Zidrou
Editeur : DUPUIS
Sortie : 7 octobre 2016
84 planches

 

 

 

Résumé :


Tandis qu’un mystérieux peintre anonyme alimente une galerie d’art bruxelloise en toiles animalières d’une qualité exceptionnelle, Spirou, qui s’est fait virer de chez Moustique, tombe sur un vieil ami, Noé, l’homme qui parlait à l’oreille des animaux. Celui-ci est en pleines retrouvailles avec sa fille, une ado mal dans sa peau. Afin d’apaiser la situation et aider Noé, c’est Spirou qui va récupérer « l’animal » chez lui…

Couv_289494.jpg

 

Mon avis :


Toute la difficulté que je viens d’avoir à résumer cette BD vous montre à elle seule ce que j’en pense… 
Malgré un dessin très au point (non exempt de tout reproche, mais de très grande qualité tout de même), ce nouveau tome de la série Le Spirou de m’a quelque peu déçu. Un peu comme une boisson aux édulcorants. En le lisant, je me disais que c’était plutôt bon (notamment grâce au dessin), mais, une fois le livre refermé et la potion avalée, il me reste un goût amer dans la bouche de mon cerveau.

Je m’explique. Comme je l’ai déjà dit deux fois en quelques lignes, le dessin est superbe. Le livre, l’objet lui-même est très beau. Le papier (recyclé, of course) est d’un blanc assez chaud et d’un grammage pas dégueu. En plus, il sent bon la BD neuve. En outre, on se rend compte rapidement que si l’on a payé un poil plus cher qu’une BD grand format classique, on a du rabe de pages : 82 en tout. Bref, ça part bien. Le dessin est superbe (vous l'ai-je déjà dit ?). Les couleurs sont à tomber, le découpage, les mouvements, tout est très dynamique mais sans tomber dans la caricature. Non, vraiment, graphiquement, c’est au top. Le seul petit bémol (et encore, je ne l’ai remarqué qu’en deuxième lecture) ce serait l’utilisation presque systématique de dégradés qui trahissent un traitement numérique du dessin. Sur du papier glacé et dans d’autres circonstances, je trouve que ça pique les yeux. Mais là, avec le joli grain et les autres éléments du dessin, ça passe plutôt bien… Il fallait tout de même que je le mentionne.


Enivré par une telle qualité graphique, on se laisse facilement prendre par le récit. Mais c’est malgré tout au niveau du scénario que le bât semble blesser. J’ai comme l’impression que l’auteur a voulu trop en mettre dans un seul et même tome. Voyez vous-mêmes. D’abord, Spirou se fait virer de son journal pour des raisons déontologiques alors que Fantasio décide d’y rester, avec les embrouilles qui vont forcément en découler. Ensuite, Noé fait son retour dans l'univers de Spirou avec tous ses animaux et le monde du cirque. Puis, la fille de Noé réintègre la vie de ce dernier avec tous les chamboulements que l’on peut imaginer et les conflits entre un père maladroit avec les humains (imaginez avec une ADO !) et une fille renfermée sur elle-même et manifestement en manque d’affection parentale. Il y a également Spirou qui prend des cours de peinture auprès d’une jolie jeune fille avec une romance potentielle à la clé. Enfin, vous avez une trame à base de tableaux animaliers, de spéculation dans le monde de l’Art, le tout, en parallèle avec une invasion mondiale de champignons noirs dont personne à part Champignac et sa bande ne semble se soucier.


A croire que pour faire un bon Spirou il faille absolument s’accrocher à des références du passé de la série. Je ne suis pas certain que Franquin se prenait la tête à relire les précédentes histoires où apparaissait Spirou pour y gaver de références ses albums… Fournier non plus d’ailleurs… Comme si on ne pouvait pas faire un album de Spirou sans y mettre un peu de Champignac, un peu de Palombie, et beaucoup de Franquin. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : Gros respect pour Franquin, Champignac et même la Palombie où je pars souvent en vacances… Mais c’est juste que des fois, à trop vouloir en faire on gâche tout. Pour La lumière de Bornéo, en l’occurrence, l’histoire des champignons noirs n’a l’air de servir à rien d’autre qu’un prétexte à quelques cases avec ce bon Pacôme... Peut-être eut-il mieux valu se concentrer sur l’histoire principale.


Quoi qu’il en soit, à la fin, je ne sais toujours pas quoi en penser… Un drôle d’ orang-outan est malheureusement mort, une ado anorexique semble s’être libérée et a retrouvé son père, deux magnats ridicules offrent une superbe expo à la ville de Bruxelles (et au monde !!!), Spirou semble avoir trouvé un modèle pour ses cours de nu et il semble que le journal Moustique soit devenu un catalogue pour couches culottes…


Bref, un arrière-goût amer quoi…

une aventure de Spirou t10.jpg

 


les aventures de spirou et fantasio,la lumière de bornéeo,pé,zidrou,dupuis,aventure,animaux,102016,610Dessin


a04-3e788e4.gifScénario

 

a06-3e788fc.gifGlobal

 

Odradek.

30/01/2015

LES CONTREES SAUVAGES - Tome 2.

Les contrées sauvages, Taniguchi, Sakka, 7/10, Grands espaces, nature, animaux, aventures, 01/2015Les contrées sauvages, Taniguchi, Sakka, 7/10, Grands espaces, nature, animaux, aventures, 01/2015Dessin  & scénario : Jirô Taniguchi

Sortie : 21/01/2015

Edition Sakka (Casterman) - Manga

264 pages – Broché

Grands espaces, nature, animaux, aventures.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Au milieu d’une nature aussi cruelle que ses paysages sont sublimes et les créatures qui la peuplent sont hostiles, l’homme est la proie de tout, et surtout de lui-même. Véritable périple à travers les grands espaces, des montagnes japonaises aux étendues de l’Ouest américain, cette anthologie n deux tomes donne à voir une facette encore méconnue en France de l’œuvre de Taniguchi : l’époque où, nourri de bande dessinée européenne, il s’essayait avec succès à la BD de genre en y insufflant ce qui est aujourd’hui encore sa marque de fabrique : un immense talent de raconteur d’histoires.

Les contrées sauvages, Taniguchi, Sakka, 7/10, Grands espaces, nature, animaux, aventures, 01/2015

 

«Jirô Taniguchi a fait la synthèse entre le manga et la bande dessinée européenne.»

 

Mon avis : Sakka, l’éditeur manga de Casterman, nous propose en ce mois de janvier 2015 le second tome de la série « Les contrées sauvages ». Ces deux albums compilent des histoires construites et dessinées par Jirô Taniguchi entre les années 1975 et 1986. On y retrouve déjà tous les basiques du talent de Taniguchi. Outre le dessin que l’on voit évoluer de façon positive au fil des ans, Taniguchi explore certains épisodes du passé, que ce soit au Japon ou ailleurs dans le monde. A chaque fois, on y retrouve la nature avec tout ce qu’elle a de sauvage mais aussi et surtout le rapport entre la faune et l’homme, la cohabitation qui n’est pas toujours pacifique, loin de là. En plus, l’homme n’en sort pas toujours gagnant. Cet album est divisé en deux parties. La première est intitulée : « Villages perdus ». Elle comprend quatre histoires différentes de lieus perdus dans une nature parfois hostile. La deuxième partie est intitulée « L’homme et l’animal ». Elle comporte trois histoires qui expliquent le rapport de force entre la nature et l’homme. Enfin, le tome se termine par une histoire courte dessinée en 2010 qui s’appelle « les innommables ». Le lecteur peut y mesurer les progrès graphiques entre son style de départ et le style actuel.

La sortie de cet album qui reprend des travaux plus anciens de Taniguchi correspond avec le Festival d’Angoulême. Casterman en profite d’ailleurs pour mettre en lumière l’artiste en sortant plusieurs autres albums du dessinateur japonais.

 

a07-3e78901.gifScénario 

 

a07-3e78901.gifDessin

 

a07-3e78901.gifMoyenne 

 

 

Lien vers la fiche technique de « Les contrées sauvages» sur le site de Sakka: ICI.

 

Capitol.

 

Les contrées sauvages, Taniguchi, Sakka, 7/10, Grands espaces, nature, animaux, aventures, 01/2015

 

12/07/2014

L’Epée d’Ardenois Tome 3 Nymelle

 

l’epée d’ardenois,willem,paquet,022014,8510,heroic fantasy,animaux,quete,moyen age,jeunesse,animalierl’epée d’ardenois,willem,paquet,022014,8510,heroic fantasy,animaux,quete,moyen age,jeunesse,animalierScénario : Willem, Étienne
Dessin : Willem, Étienne
Couleurs : Willem, Étienne
Dépôt légal : 02/2014  
Éditeur : Paquet
ISBN : 978-2-88890-619-3
Planches : 46

 

Dans ce tome la guerre est à deux doigts d’exploser dans l’Herbeutagne. Garen et ses compagnons vont essayer de l’empêcher. Pour ce faire, ils vont se séparer et poursuivre chacun un but bien précis. Garen va partir avec le mage Maugis pour empêcher Hellequin de Bois-Maudit de mettre la main sur des morceaux de l’armure noire de Nuhy. Les Compagnons de l’Aube, la Fouine, Arthus et Grimbert, eux vont essayer de faire barrage aux troupes de Nuhy. Ces dernières cherchant à s’emparer de l’Epée de l’Aube. Voilà pour planter le décor de Nymelle.

 

Troisième et avant dernier tome de la série l’Epée d’Ardenois, Nymelle tient bien la route et fait suite de belle manière aux tomes précédents.

 

l’epée d’ardenois,willem,paquet,022014,8510,heroic fantasy,animaux,quete,moyen age,jeunesse,animalierJ’ai retrouvé dans ce nouveau tome tout ce que j’avais apprécié dans les deux précédents.  A savoir la qualité des dessins du sieur Etienne WILLEM. Ceux-ci sont dynamiques, d’une qualité graphique époustouflante !!! Ses découpages sont dynamiques, sa mise en couleur magnifique !!! Le soin et la qualité apportés aux détails et décors sont remarquables !!! C’est un régal pour les yeux !!!

 

Le scénario est bien ficelé, rebondissements, actions, trahisons … sont au programme. Je trouve même qu’il est encore meilleur que celui du tome précédent. Le scénario de l’Epée d’Ardenois est comme un bon vin. Il se bonifie avec le temps. J’ai hâte de lire le dernier tome pour découvrir ce que nous a réservé sieur Etienne WILLEM.

 

L’Epée d’Ardenois Tome 3 Nymelle est mon premier coup de cœur pour cette année 2014.

 


Ma note :


Dessins :9/10
Scénario : 8/10


Global:8,5/10

 

Revedefer

07/04/2014

ANIMAL KINGDOM - Tome 1.

Animal Kingdom, Ki-oon, Raiku, manga, jeunesse, 01/2014.Animal Kingdom, Ki-oon, Raiku, manga, jeunesse, 01/2014.Dessin & scénario : Makoto Raiku

Editions Ki-oon

Manga jeunesse

Sortie : 23/01/2014

192 pages

Prix conseillé : 6,60 €

ISBN : 9782355926181

Jeunesse, animaux, jungle.

 

Résumé (de l’éditeur) : Dans le monde d’Animal Kingdom, les animaux les plus puissants imposent leur loi aux plus faibles. Raton laveur de son état, Monoko découvre un jour un bébé humain abandonné dans un panier qui dérive le long de la rivière. Elle décide de l’adopter et de l’élever comme elle peut, malgré les dangers permanents qui règnent dans la jungle.
Si le petit d’homme n’a pas de griffes ou de crocs pour se protéger des autres prédateurs, il possède en revanche un don bien plus précieux : celui de comprendre et de parler le langage de tous les animaux ! Notre héros va alors tenter l’impossible : dépasser les haines ancestrales et unir tous les habitants de la forêt !

 

Animal Kingdom, Ki-oon, Raiku, manga, jeunesse, 01/2014.



Mon avis : « Après Tarzan et Mowgli, découvre le nouveau roi de la jungle ! » Voilà le slogan de Ki-oon pour sa nouvelle série dédié aux enfants. Gros moyens, gros tapage, probablement un (très) gros tirage à un prix démocratique. 6,60€ l’album, c’est pas cher. La série est prévue en 14 volumes (série terminée au Japon). La série a reçu le prix du meilleur manga jeunesse Kodansha 2013 (Kodansha est la plus grosse compagnie éditrice de Manga au Japon). L’éditeur parle d’une série qui a les qualités de cœur d’un futur classique, rien de moins !

 

 

Animal Kingdom, Ki-oon, Raiku, manga, jeunesse, 01/2014.J’ai récupéré auprès d’une connaissance, spécialisée "Manga", le tome 1 et le dossier de presse. Comme vous connaissez mon ouverture et que je ne recule devant rien, même pas devant la lecture d’un manga « kids », je me suis plongé dans le monde idyllique d’ "Animal Kingdom ". Le dessin est dans le plus pur style manga jeunesse. Le dessin, et surtout les animaux, sont bien maîtrisés même si on n’arrive pas à la perfection technique de certaines séries . On reste dans les poncifs d’un peu de castagne entre animaux, des onomatopées japonaises à longueur de case, pas de grands décors à dessiner…On est bien dans un vrai manga au niveau graphique. Sur certaines planches, il ne faut pas être trop regardant sur les détails. On fait ici dans le concret et dans l’efficace. Pas de fioriture.

Au niveau du scénario, c’est franchement bien pensé pour le public « jeunes », pour les petites filles et les petits garçons au cœur de guimauve. Cela va pleurer dans les chaumières mais à la fin, tout s’arrangera. Le début de l’histoire donne le ton. Un petit enfant est abandonné par ses parents et est retrouvé par des ratons laveurs qui lui sauvent la vie et décident de l’élever malgré les dangers que cela représente. Nombreux sont les prédateurs qui rodent…C’est plein de bons sentiments et à la fin tout finira bien, j’en prends les paris.

Animal Kingdom, Ki-oon, Raiku, manga, jeunesse, 01/2014.

Cette série est réalisée par Makoto Raiku, né en 1974 et qui fait du manga depuis l’âge de 17 ans. Son œuvre « Zachtbell ! » a été primée plusieurs fois, adapté en dessin animé et publié partout dans le monde. On n’a donc pas affaire à un débutant.

Cela se lit sans problème mais je dois avouer que ce n’est pas ma tasse de thé et c’est bien normal. Je pense cependant que pour le public cible des enfants, cela risque de cartonner. C’est bien pensé, bien exécuté. Le marketing est intelligent. Les parents de nos chères petites têtes blondes devraient s’y intéresser…Le site « Manga-news.com », spécialisé "manga", parle pour cette série de la première claque de l’année 2014 avec une note de 17/20. Rien que cela. C’est beau l’optimisme!

 

Animal Kingdom, Ki-oon, Raiku, manga, jeunesse, 01/2014.

 

CONCOURS : Vous pouvez gagner le tome 1 de « Animal kingdom » ainsi que le dossier de presse qui s’y rapporte (un collector !) en « likant » et en mettant un commentaire sur cette même chronique (du style : « je participe »). Le concours est ouvert jusqu’au 21 avril 2014 inclus. Tirage au sort par une main innocente dans les jours qui suivent. Concours valable pour la France, la Belgique, la Suisse, le Luxembourg, le Canada, plus les pays d’Europe.

 

Dessin :              7,0/10

Scénario :          7,0/10

Moyenne :          7,0/10

 

Capitol

 

Animal Kingdom, Ki-oon, Raiku, manga, jeunesse, 01/2014.

 

23/01/2014

Sugar, ma vie de chat.

sugar.jpgsugar 1.JPGAuteur : Serge Baeken.

Editeur : Dargaud.

Sortie : 01/2014

 

 

 

Un chat dans la gorge.

Sugar est la biographie d'un chat noir qui fut pendant 18 ans le compagnon de l'auteur flamand Serge Baeken. En 80 pages, l'auteur va nous raconter la vie à  hauteur des yeux d'un chat : marcher, jouer, attraper les mouches, défendre son territoire, déménager, chasser les souris, faire des câlins, se balader avec ses congénères, etc. Tout cela sur fond de vie de famille presque calme.

 

Ne faite pas confiance au chat quand il y a du poisson au menu.

La vie d’un chat, synonyme de vie facile et confortable pour beaucoup mais pas pour Serge Baeken qui visiblement a bien observé ses chats pour nous livrer cette étonnante BD. Déjà, en ouvrant ces 80 pages, on est surpris par le traitement graphique proposé : 24 cases identiques carrées avec parfois des prolongements sur plusieurs cases. On est loin du pipi de chat pour le cadrage et la perspective. Une chatte y retrouverait même ses petits, c’est dire . Ce traitement nous fait penser  par son aspect aux 3 secondes de Marc-Antoine Mathieu. Par contre ici, on ne joue pas avec les zooms et votre regard « persan » mais on s’amuse à bondir dans tous les sens surtout si une souris passe par là. Les propriétaires de ces petits félins reconnaîtront sans soucis leurs attitudes ou habitudes. Pour leur octroyer encore plus de personnalité, on donne langue au chat mais sans exagération.

Cette BD s’apparente à un exercice de style, à une prouesse artistique .On y adhère ou pas. A vous de voir si vous êtes du coté des chats échaudés par l’eau froide ou du coté de ceux qui retombent toujours sur leurs pattes. 

 

 

a09-3e78912.gifDessin 

a06-3e788fc.gifScénario 

a07-3e78901.gif Global.

Samba.

sugar 2.JPG

Inscrivez-vous à la newsletter.

 

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : sugar, dargaud, baeken, chat, animaux, 710, 012014 |  Facebook | |

03/07/2013

Les insectes en BD T2

Insectes en bande dessinée (Les)2.jpgInsectes en bande dessinée (Les)2d.jpgAuteurs : Cazenove,Vodarzac et Cosby.

Editeur : Bamboo.

Sortie : 06/2013.

Les insectes sont nos amis

S’ils pullulent dans nos jardins, les insectes sont aussi présents aux quatre coins du globe. Du cercle polaire aux forêts tropicales et du désert aux plus profondes cavernes, ils partagent notre quotidien, nous répugnent ou nous fascinent. Et pourtant, on les connaît peu.…

 

Pump it up

 

Ma Christine va encore tirer la tête quand elle va voir que je lui ramène une BD sur les insectes. Je vois déjà sa tête pleine de dégoût.

Je vais lui répondre qu’elle devra bien un jour s’y mettre car le futur de l’humanité passera par les insectes. Il faudra bien les nourrir les prochains 10 milliard d’humains ! La solution préconisée, manger des insectes et leurs succulentes protéines.

Bon, si on commençait déjà par mieux les connaitre. C’est ce que nous propose cette BD ludique mais néanmoins riche en découverte. Par exemple, le gerris qui est un excellent bio-indicateur sur l’état de pollution des eaux. Vous apprendrez aussi ce que c’est autotomie, le forficule, l’empuse et des meilleurs. Ce monde merveilleux  est même en avance sur nous comme la guêpe ampulex qui  crée des zombies. A sa place, je demanderais des droits d’auteur sur Walking dead. Un autre insecte a dû lui inspirer le film  Alien avec sa sortie d’abdomen spectaculaire.

Vous l’avez compris, on apprend en s’amusant avec des degrés de rigolade variant d’une scénette à l’autre.

Le tome 1 était déjà une réussite, ce tome 2 le confirme grâce notamment au dessin d’un Cosby chaud comme la braise quand il s’agit de donner une bouille sympa aux « mandibuleux ».

Voilà, sinon, Christine, si on allait s’essaimer ?

a07-3e78901.gifDessin

a07-3e78901.gif Scénario.

a07-3e78901.gif Global.

 

Samba le sévère.

On en parle dans la fourmilière.

Insectes en bande dessinée (Les)2s.jpg

 

Inscrivez-vous à la production de miel (pas chère).