01.03.2012
L'ARMURE DU JAKOLASS - Valérian vu par Manu Larcenet

Dessin : Manu Larcenet - scénario : Manu Larcenet, Christin et Mézières
D’après Christin et Mézières
Editions Dargaud
Sortie : 28/10/2011
48 pages - Prix conseillé : 11,99 €
Anticipation, Science fiction, Humour
Résumé (de l’éditeur) : Avec L'OuvreTemps, nous avions quitté Valerian redevenu enfant dans les rues de Paris. On le retrouve accoudé au comptoir, la clope au bec, dégarni, hirsute et bedonnant. Entre les deux, un cataclysme, un accident majeur dans le continuum espace temps.
Mon avis : Valérian n’est pas mort, d’autres auteurs se chargeront de le ressusciter ou de le laisser sous assistance respiratoire ! Manu Larcenet ( Blast, le combat ordinaire,…) se lance dans l’aventure avec la bénédiction des créateurs de la série, Christin et Mézières. Il faut cependant que le récipiendaire s’engage à revisiter la série d’une façon originale et décapante ! Tout un programme. Ah, la belle affaire !... Voyons si Larcenet a bien tenu le pari.
Le dessin, ce n’est pas une imitation de la série ordinaire… Loin de là ! C’est du Larcenet pur jus, un dessin pas très élaboré mais qui tient la route. Ce n’est pas spécialement dans le dessin qu’il faut s’attendre à être surpris par Larcenet, si ce n’est que Larcenet fait du Larcenet. C’est plutôt dans la narration que dans le graphisme que doit se trouver le décapant, cette substance qui va nous faire craquer, nous faire rire, nous esbaudir.
Voilà donc qu’on retrouve Valérian dans un bistrot à Paris où il n’est plus que l’ombre de lui-même. Avachi, vieilli, on est loin du compte par rapport au Valérian de la série à succès… Mais, c’est plutôt son esprit qui est là dans le corps d’un malheureux terrien qu’il va falloir ramener dans l’espace avec pour mission de réhabiliter l’intégrité physique et mentale de Valérian. En effet, l’enveloppe physique de Valérian se trouve dans une sorte de formol et son esprit a été transplanté bien loin de là, dans le corps de ce terrien qui ne paie pas de mine et qui n’a pas l’air trop futé. C’est un peu iconoclaste comme vue, comme début, mais Larcenet s’y connaît pour laisser vagabonder son imagination… Je vous passe toutes les péripéties.
Je dois bien avouer que j’ai eu du mal à me mettre en route avec cet album. D’abord, au niveau pratique et facilité de lecture, les caractères dans les phylactères sont petits, parfois très petits. Bientôt, Dargaud devra fournir une loupe… Cela m’a franchement géné. Je me suis dit aussi plus d’une fois : « Qu’est ce que Valérian vient faire dans ce foutoir avec Larcenet ? ». D’autant plus que nous n’avons plus le graphisme élégant de Mézières pour nous divertir, nous pousser à aller voir plus loin… Je me suis dit plus d’une fois : « cela ne casse pas la baraque. Comment se fait-il que ce livre a eu tant de bonnes critiques ? ». Et puis petit à petit, la sauce prend. L’histoire se met en place, les calembours, les références et surtout une fin d’histoire inattendue et déconcertante. Je ne m’attendais pas du tout à cette fin d’album. Je dirais même plus, la fin de l’album, nettement supérieure, sauve l’histoire qui a eu du mal à se mettre en place, à prendre sa vitesse de croisière.
En conclusion, c’est un bon album divertissant mais pas le chef d’œuvre ultime décrit par certains critiques… C’est avant tout un exercice de style pas trop mal réussi mais cela reste un album en marche de la série, tout comme Mystery XIII est en marche de la série XIII.
Ceux qui ont porté aux nues « blast » vont en faire de même avec cet album. On ne se refait pas… Pour ma part, je me permettrai de ne pas crier au génie où alors c’est un « génie sans bouillir »… Gardons les superlatifs pour d’autres albums bien plus novateurs et plus emballants…
Graphisme : 6,5/10
Scénario : 8,5/10
Moyenne : 7,5/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : capitol, valérian, l'armure du jakolass, manu larcenet, christin, mézières, dargaud, anticipation, science fiction, humour |
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24.10.2011
Le protocole pelican tome 1
Dessin : Jen-Michel Ponzio
Dargaud
DL : 09/2011
Résumé.
Onze individus sont kidnappés et emmenés dans un lieu inconnu tenant lieu de véritable prison. Subissant un lavage de cerveau en règle, le groupe est victime d’obscurs travaux scientifiques sur l’étude et la compréhension des mécanismes de la pensée humaine. Pourquoi eux ? Ou sont-ils ? Quand vont-ils sortir ? Qui sont ces gens qui les retiennent ?
Mon avis.
Evidemment le scénario semble être assez faible. Avec cet exercice périlleux Richard Marazano nous entraine dans une histoire mille fois rabâchée : huis clos, mise en exergue des différentes personnalités, expérience sur l’humain et sciences cognitives. Rappelez-vous « dix petits nègres » ou le film « cube » ! Pourtant, le lecteur est saisi et se laisse prendre à la narration. Le scénariste prend plaisir à distiller les points de vue : celui des gardiens (" les compagnons"), des scientifiques ("les confidents"). Il est vite perdu. On ne sait plus qui est prisonnier, qui est victime, qui est étudié version rat de laboratoire. Marazano aime ce genre de scénario : interrogation sur le futur de l’humanité et la capacité de l’homme à le gérer. Clairement pour lui, plus l’homme avance dans la science, plus son destin lui échappe. Il aborde ainsi plusieurs thèmes (théorie du complot ; on peut tuer un homme. Peut-on tuer une idée ?) et …nous laisse dans l’expectative.
Ponzio rejoint son complice avec un dessin très épuré : gros plans sur les personnages et très peu de décors, accentuant encore (si besoin est !) le confinement. Son style bien particulier, à coup de couleurs numériques, est inimitable. C’est froid. C’est blafard. Les couleurs vives sont bannies et très diluées à la limite de la transparence. Il est bien en phase avec une histoire d’anticipation peu flatteuse pour l’espèce humaine (thème retrouvé dans les autres collaborations avec Marazano).
Le quatrième de couverture annonce d’emblée la couleur : « une expérience en quatre phases ».…et donne ainsi une histoire en quatre tomes. Cela est bien plaisant de connaitre le nombre de tome. Cependant, espérons que Marazano ne nous laissera pas sur notre faim comme dans « Genetik » ou « le complexe du chimpanzé »
8/10
Tigrevolant .
Écrit par Tigrevolant dans Le retour des tigrevolants. | Commentaires (5) | Tags : protocole, pelican, anticipation, le protocole pélican, théorie du complot, 7.510 |
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17.03.2011
IKIGAMI - préavis de mort -tome 1

Dessin : et scénario : Motorô Mase
Editions Kazé
Manga Seinen
Sortie le 01/09/2010
Prix conseillé : 7,95 €
Genre : Anticipation/Thriller
Résumé (de l’éditeur) : Une loi pour les gouverner tous, une loi pour les amener à vivre pleinement chaque minute de leur existence, une loi pour la sauvegarde de la prospérité nationale. Ainsi tous les ans, un grand programme de vaccination à échelon national est mis en place lors de la cérémonie de rentrée des classes. Au terme de ce programme, un jeune sur mille entre 18 et 24 ans, est arbitrairement condamné à mort grâce à la nano capsule contenu dans le vaccin. Ces citoyens reçoivent 24 heures avant leur mort un « préavis de mort » indiquant le jour et l’heure exactes du déclenchement du dispositif. Fujimoto, fonctionnaire, est chargé de délivrer ce préavis de décès aux familles, appelé « Ikigami »...
Comment vivre les dernières heures d’une vie ?
Mon avis : Zoom sur une série Manga qui a reçu plusieurs prix et qui fait le buzz actuellement. Il s’agit de la série « Ikigami » dont le premier tome est sorti en septembre 2010 et le huitième et dernier tome sort en ce mois de Mars 2011.
Comme il en noté sur la pochette du 1er tome, il s’agit d’un thriller d’anticipation sociale terrifiant de réalisme. Le scénario est excellent et est le vrai moteur de cette série. Dès que j’ai commencé ce livre, j’ai été pris par l’histoire. C’est de l’anticipation mais cela reste très proche de notre univers et vous fera réfléchir sur l’existence et le sens de la vie. On suit Fujimoto, un fonctionnaire dont le job ingrat est de délivrer « les préavis de mort » mais aussi les victimes et la façon dont ils vont vivre leur dernières 24 heures…C’est très poignant, criant de vérité et plein d’enseignements…on n’en sort pas indemne et j’ai hâte de lire la suite de cette série bien ficelée. Pour ne rien gâcher, le dessin est très abouti, même excellent et très expressif. Il sert à merveille un scénario qui trouve ainsi sa pleine maturité. La série va être adaptée au cinéma. Une découverte !
A noter que l’auteur, Motorô Mase, sera présent au Salon du Livre à Paris à la porte de Versailles entre le 18 et le 21 mars 2011.
9/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : capitol, motorô mase, kazé, seinen, manga, ikigami, préavis de mort, anticipation, thriller |
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16.03.2011
JEREMIAH - Tome 30: Fifty-fifty

Dessin : et scénario : Hermann
Editions Dupuis
Collection « Dupuis Grand Public »
Sortie le 04/02/2011
Prix conseillé : 11,95 €
Genre : Anticipation/aventure
Résumé (de l’éditeur) : Trouver des diamants planqués dans une cité quasiment engloutie, pourquoi pas. Plonger au milieu des alligators pour trouver des indices, passe encore. Mais se retrouver avec une bande d'affreux aux trousses, prêts à tout pour un magot que Kurdy devait en principe être le seul à connaître, ça commence à faire beaucoup. Et Jeremiah n'est pas vraiment d'humeur à badiner...
Mon avis : 30e épisode de Jérémiah, la série scénarisée et dessinée par Hermann ! Cela fait déjà un paquet d’albums…J’avais bien aimé le tome 29 (relisez-le, rien que pour le fun…). Le moins que je puisse dire, c’est que ce tome m’a franchement déçu. C’est la douche froide ! C’est un peu le problème de cette série. Des hauts et des bas. Ici, c’est plutôt le bas. Je trouve le scénario indigent et pas vraiment très créatif. Bien évidemment Hermann sait y faire pour rattraper la sauce et faire en sorte que cela se lit sans trop de difficultés…Mais au final, Hermann a –t-il encore réellement le feu sacré pour cette série ? N’a-t-il pas fait le tour du personnage et de son univers à un tel point qu’il n’y a plus grand-chose à ajouter ?…C’est franchement ce que je me dis en fermant cet album. De plus, j’ai trouvé le dessin moins soigné que d’habitude et les couleurs plutôt fades et minimalistes. Cela sent l’usine et le « vite fait »…J’espère me tromper mais vous l’aurez compris, mon avis pour ce tome 30 est donc radicalement opposé au tome 29 ! Un album terne et sans grand relief, à oublier au plus vite…
6/10
Capitol.
Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : hermann, capitol, dupuis, anticipation, aventure, jérémiah |
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27.12.2010
Le réseau Bombyce T3: Stigmates.

Auteur : Cécil.
Editeur : Les humanoïdes Associés.
Sortie : 11/2010.
Le réseau.
L'heure des réponses et des règlements de compte a sonné pour Mouche et Eustache ; nul n'en sortira indemne
La fin du vol.
On n’y croyait plus trop et puis non, voilà enfin l’ultime tom e du réseau Bambyce. D’un coup, j’ai ressorti ma vielle édition de 1999 pour relire ces 3 tomes. Point de vue du dessin, Cecil est toujours aussi bon surtout pour nous créer une atmosphère « belle époque » envoutante .Les personnages ont toujours une gueule pas possible et la finesse des détails est admirable. Par contre, on note tout de suite une colorisation différence, plus lumineuse mais également plus froide.
Pour ce qui est du scénario, c’est également Cécil qui s’en occupe .Vu comme Corbeyran traite ses fins de série, on peut même s’en réjouir de voir son abandon sur cette série.
Comme il s’agit de boucler ce tome avec de la matière pour 2, fatalement le scénario est condensé .Le nombre de personnages n’aide pas vraiment à la bonne compréhension du dénouement .Parfois, on note aussi quelques raccourcis bien pratique pour faire avancer le smilblick .Mais bon à part ça, on doit remercier Cécil d’avoir eu la persévérance de nous proposer une fin. Un beau respect vis-à-vis des lecteurs. Pour ce qui est du final, il est âpre, dur mais comme le réseau Bombyce n’a jamais fait dans la dentelle, on ne s’en étonne même pas .J’ai même remarqué une certaine retenue, voir une pudeur de ce point vue là.
Pour moi donc un album correct qui a le grand mérite d’exister.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (1) | Tags : le réseau bombyce, cécil, stigmates, humanos, anticipation, aventures, 710 |
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22.12.2010
LA ZONE - Tome 2: Résistances

Dessin et scénario : Eric Stalner
Editions Glenat
Sortie le 01/12/2010
Prix conseillé : 13,50 €
Genre : Anticipation
Résumé (de l’éditeur) Depuis 2019, 95% de la population britannique ont disparu… En 2067, Lawrence et la jeune Keira vivent dans un village relativement calme de la Zone. Keira s'est enfuie pour voir le monde et se sentant responsable, Lawrence est parti à sa recherche. Mais la Zone n'épargne personne : la jeune fille est enlevée par un homme visiblement plus civilisé que les habituels zonards... Lawrence retourne alors chercher de l'aide à la grande bibliothèque d’Édimbourg où il a vécu il y a longtemps. Avec l'aide de ses anciens compagnons, il part à la poursuite de la jeune fille et de l'homme qui la détient. C'est en réalité l'employé d'une multinationale de l'extérieur, qui a acheté la Zone et s'apprête à en disposer à sa guise. Et notamment des femmes qui sont encore fertiles, contrairement à celles de l'extérieur...
Mon avis : Après la lecture du premier tome, j’avais un avis plutôt positif sur la série. La preuve, c’est que j’ai acheté le deuxième tome. Mais plutôt que de confirmer ma première impression, je reste franchement sur ma fin. J’ai eu l’impression que déjà l’histoire tourne en rond. Il y a bien eu quelques péripéties mais rien de bien excitant. Le dessin reste excellent et c’est, je crois, l’élément principal qui m’a fait acheter le premier tome. Pour le scénario, par contre, je demande à voir le tome 3 pour me décider définitivement sur la qualité de la série. Mais je reste très méfiant et sur la réserve. Le pitch général laissait présager beaucoup de possibilités de développement mais quand on va dans le détail, cela manque de pêche, de panache. C’est un peu brouillon en fin de compte. C’est trop plat à mon goût, j’aurais voulu être surpris par des innovations scénaristiques. Laissons à cette série une dernière chance …
6,5/10
Capitol.
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Écrit par capitolbelgium dans Du haut du CAPITOL. | Commentaires (3) | Tags : capitol, eric stalner, glenat, la zone, anticipation |
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17.06.2010
Ab Irato T1: Riel.

Auteur : Thierry Labrosse.
Editeur : Vents d’Ouest.
Casus belli.
Dans les villes aux rues immergées, les habitants s’organisent pour continuer à vivre. Mais certains survivent mieux que d’autres : 0,3 % de la population a accès au précieux vaccin de rajeunissement. Ainsi, tandis que les masses se battent pour survivre dans ce nouveau monde sinistré, de rares privilégiés peuvent vivre jusqu’à 200 ans… C’est dans ce Montréal au bord de l’implosion que débarque Riel Beauregard, jeune homme optimiste qui fuit sa vie à la campagne. La ville lui réserve de nombreuses surprises : les attentats, le couvre-feu… Mais aussi la rencontre de la jolie Neve, dont il tombe immédiatement sous le charme! Malgré le contexte tourmenté, ces deux jeunes gens refusent de renoncer à l’espoir.
A priori.
Dans le curriculum vitae de Thierry Labrosse, on trouve Moréa (Arleston).On est loin du fac simile avec ce Ab Irato. Le dessin est de visu nettement différent. Il est grosso modo plus élégant .Les couleurs sont plutôt ternes mais collent assez bien à cet univers pessimiste. On nous offre un monde intra muros futuriste de la ville de Montréal où les dies irae sont légions pour une population proche du casus belli. Une société où Multi sunt vocati, pauci vero electi pour se procurer le vaccin d’éternité. Dans cette anticipation, quatre personnages se croisent, ils sont pour le moment assez attachants pour trois d’entre eux et inquiétante pour la dernière. Pas mal d’action et de rythme pour ce premier tome malheureusement un peu série B par moment. In fine, un album agréable à lire grâce aux dialogues efficaces (et sans chichi) .Ce sera avec plaisir que je lirai la suite donc pas de liberate me ex inferis pour cet album.
On en parle sur le forum avec cum grano salis et caetera.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : anticipation, sf, vents d ouest, labrosse, 7 10, ab irato, riel |
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17.08.2009
Animal'z.

Auteur : Enki Bilal
Editeur : Casterman.
Le coup de sang.
Dans ce monde dont on ne sait trop s’il est l’émanation d’une histoire parallèle ou simplement le récit de notre futur, le dérèglement climatique s’est brutalement généralisé. La catastrophe porte un nom : le Coup de Sang. Sur la planète dévastée, martyrisée, l’eau potable est soudain devenue un trésor, et la survie individuelle l’obsession de chacun. Désormais, les transports sont rares et dangereux, les communications aléatoires. Seuls quelques Eldorados très isolés, refuges protégés par leur situation géographique particulière, ont réussi à préserver un semblant d’ordre social. On ne peut les rejoindre que par la mer, immense; l’unique milieu naturel, peut-être, qui conserve quelque chance de perdurer en ces temps d’incertitude absolue…
Mon coup de folie.
Figurez vous que c’est mon premier Bilal. Et oui, je n’ai jamais été attiré primo pas son trait au fuseau et deusio par ses scénarios qui me paraissaient des plus spaces.
On ne peut pas dire que j’ai été surpris de me retrouver dans un monde post-apocalyptique dès le début des 100 pages de cet album. Le prologue est assez perturbant car il faut faire connaissance avec les différents protagonistes et surtout mettre son anti brouillard pour combattre le smog gris-bleu du dessin. Ensuite, la lecture est même agréable et on arrive assez vite au terme du voyage. Par contre, je suis loin d’avoir tout compris de la subtilité du récit, c’est un peu comme un film de Lynch où on a besoin d’un décodeur pour comprendre ce que l’auteur a voulu nous dire. En faisant des recherches sur le net, plusieurs symboliques du scénario ont trouvé un sens .C’est d’ailleurs très dommage de ne pas avoir une postface expliquant aux lecteurs tous les turpitudes des animal’z.
Je termine donc cette chronique avec un sentiment étrange, d’un coté un monde froid et pas facile d’accès et de l’autre une BD onirique qui marque les esprits.
on en parle sur le forum.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : casterman, anticipation, bilal, 7 10, animal z |
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02.08.2009
Les insurgés d'Edaleth, Cantiques T1.

Auteurs :Tackian,Miquel et Brion.
Editeur : Soleil (Mondes futurs).
Le futur.
Au cœur de la galaxie d’Irth, une nouvelle croisade vise à écraser définitivement toute rébellion. Seuls les Insurgés d’Edaleth s’élèvent encore contre la tyrannie.
Pour survivre, un seul moyen : choisir son camp.
Pour durer, un seul mot d’ordre : le trahir.
Mon anticipation (enfin ici je retarde vachement).
« Les insurgés d’Edaleth » sont tout d’abord un bon récit de science fiction ressemblant un peu à un mélange de Dune(le film) et du 7 ème élément (une comparaison assez hardie je le confesse).J’ai trouvé l’univers très bien représenté et imaginatif à souhait. Je ne suis pas un grand fan du style « photoshop » et du dessin informatisé mais je trouve que ça colle parfaitement avec le thème de cette série. J’ai aussi apprécié les scènes d’action qui se révèlent très fluides et dynamiques En plus, c’est parfois très très agréable à l’œil (hello to you!).
Le scénario n’est pas révolutionnaire mais il arrive à attirer l’amateur de SF dans un combat dont il voudra en connaître la fin. C’est une sorte croisade futuriste dont on pourrait facilement faire un rapprochement avec des événements et des personnages actuels.
Bref, encore une BD à rajouter à ma liste d’achats de 2 ème main si je veux connaître le dénouement de cette saga planétaire.

Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : soleil, anticipation, sf, tackian, brion, 7 10, miquel, les insurges d edaleth, cantiques, mondes futurs |
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13.05.2009
Kim,paradoxe temporel.

Auteurs :Zanat et Pernoud.
Editeur :Grand Angle.
Le paradoxe temporel.
Au lendemain du 3e attentat cyber-terroriste commis par le mystérieux groupe “Black Worms”, la place financière helvétique est en péril et pourrait conduire le monde à une banqueroute financière. Les autorités suisses font alors appel à l’agent spécial Kim Giffers. Son arme : un dispositif capable d’envoyer des messages vidéo dans le temps. Six années auparavant, Kim reçoit un message “temporel” sur un des nombreux postes de vidéosurveillance des tours jumelles de Kuala Lumpur. Objectif : identifier et photographier les 4 jeunes qui formeront plus tard le groupe cyber-terroriste “Black Worms”.
Mais rien ne se passe comme prévu. Kim tombe dans les mains d’un agent malaisien véreux.
À l’instar du sort de Kim, la stabilité du monde est des plus incertaines.
Ma névralgie.
J’ai eu l’impression en fermant cette BD qu’on m’avait gueulé dessus pendant tout l’album. Cette nervosité a fini par me donner une bonne migraine. En plus c’est d’une froideur digne d’un bon Bartoll. Bref, pas du tout mon truc.
A mon avis, seuls les aficionados des histoires temporelles (et les suisses) trouveront un intérêt à suivre le retour de Kim Clijsters sur les cours de tennis.
J’ai dit une connerie ? Foutue névralgie !

Écrit par Samba dans André vient de me passer | Commentaires (1) | Tags : bamboo, kim, anticipation, sf, paradoxe, 3 10, pernoud, zanat, grand angle, temporel |
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