23/05/2017

La cité sans nom T.1/3

 

La cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureLa cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureTome 1 : Menace sur l'empire Dao

Scénario : Faith Erin Hicks
Dessin : Faith Erin Hicks
Éditeur : Rue de Sèvres
240
pages
Date de sortie : 26/04/2017
Genre : jeunesse, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Cité aux mille noms... et cité sans nom.

Chaque nation qui s’empare de la Cité la renomme. Siècle après siècle, des envahisseurs arrivent, s’installent et la Cité change de nom. Mais ses habitants ne se laissent pas prendre dans ces luttes incessantes : leur ville est la Cité sans nom, et toute personne qui cherche à la renommer est étrangère.

Kaidu est l’un de ces nouveaux arrivants, né d’une famille Dao, le dernier peuple à avoir pris le contrôle de la région. Rat, elle, est originaire de la Cité sans nom, et déteste Dao pour tout ce qu’il représente. La passion de Dao pour sa nouvelle ville, où il fait ses classes de soldat de la Citadelle, est la seule chose qui pourra peut-être les rapprocher. Espérons-le, car tandis que des complots se montent, le sort de la Cité sans nom repose entre leurs mains.

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Mon avis :

À l'instar de « Avatar, le dernier maître de l'air », « La cité sans nom » s'ouvre sur un univers largement inspiré de l'Asie, tout en insufflant un peu de fraîcheur du nouveau monde (sachant que l'auteure est originaire du Canada). Il suffit de voir les portraits du grand maître de la cité qui ressemble à s'y m'éprendre à un empereur nippon. Ou encore la cité en elle-même qui s'inspire largement de la cité interdite de Chine. Ou encore les Dao qui sont l'incarnation de l'armée impériale, ... mais lorsqu'on rencontre Rate, jeune fille des rues de le cité, elle a un « je ne sais quoi » d'amérindien ou Inca peut-être.

 

Cette dualité entre cette jeune fille espiègle et agile et son nouvel ami Kaidu (très typé asiatique) renforce l'affrontement entre le peuple qui a toujours vécu entre ces murs, subissant siècles après siècles toutes sortes d'invasions, et les Dao, derniers envahisseurs en date. Les uns détestent les nouveaux maîtres de la cité tandis que les autres méprisent ces gens qui se laissent envahir sans broncher. Quelle base pour lier une amitié, n'est-ce pas ?

Quoiqu'il en soit, c'est intéressant de voir comment une amitié à première vue impossible va s'instaurer entre ces deux jeunes gens. Une rivalité bon enfant qui va pourtant mener leurs pas vers des problèmes bien plus grands qu'eux. Il en va de la sauvegarde de la cité et de la paix qui y règne.

 

En lisant ces pages, j'ai eu comme l'impression de lire un remake de plusieurs aventures célèbres imbriquées les unes entre les autres. Allez savoir pourquoi. Une jeune Rate qui pourrait interpréter le rôle de Mulan dans cette copie de cité Interdite chinoise, Kaidu qui a tout de l'apprenti soldat qui n'aime pas se battre (ça vous rappelle quelqu'un?) le tout avec une petite intrigue digne de la grande révolution française au cœur de l'Orient.

 

Donc bien que le dessin soit accrocheur et l'idée somme toute assez intéressante, ça reste gentillet et « banal ». Mais, car il y a un MAIS... ce premier tome est clairement un tremplin à tout et n'importe quoi. Tout peut encore arriver ! Ce premier tome a juste servi à mettre chaque élément clé de l'histoire en place. Le rôle de ces deux enfants que tout oppose, la vie au sein de la cité et entre les murs du palais et de sa caserne, la politique en place, les états d'esprits. Donc avec ça en main, je le répète : tout peut encore se jouer et nous pourrions être surpris de la suite des événements... 

 

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à suivre dans le prochain tome bientôt à paraître !

ShayHlyn

03/05/2017

Strange Fruit

cov.jpg1.jpgScénario : Mark Waid et J.G. Jones

Dessin : J.G. Jones

Editeur : Delcourt

128 pages – cartonné

Parution : 05 avril 2017

Aventures - fantastique

 

Présentation :

Dans la petite ville de Chatterlee, située dans le Mississipi, la Grande Crue de 1927 fut bien plus que la pire inondation survenue au cours de l’histoire de Etats-Unis. Ce fut en réalité l’époque d’un grand changement. Tandis que la rivière montait et que les digues cédaient, ravageant les terres, les villes et les plantations aux alentours, des tensions raciales et sociales éclataient. Si bien que lorsqu’un être littéralement descendu du ciel remit en question tout ce qui pouvait diviser les gens de cette région, cela changea les choses … pour toujours. Car cet être venu d’ailleurs était … noir !

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Mon avis :

Récit engagé en faveur de la cause noire, fondamentalement anti-raciste, Strange Fruit doit son titre à une vieille chanson de Billie Holiday. C’est l’histoire d’une sorte de Superman noir qui fait irruption dans le Sud profond pour intervenir lors d’événements dramatiques. L’idée est en soi très intéressante et le traitement graphique frôle la perfection esthétique. Ce qui fait d’ailleurs tout l’intérêt de l’album. En effet, les couleurs aquarelles directes et le dessin réaliste donnent à chaque case une intensité remarquable. S’il n’y a rien à redire sur la documentation et la reconstitution du contexte historique, l’histoire laisse de nombreuses questions ou hypothèses de lecture sans réponses. Ce qui génère une sensation de trop peu. On a envie d’en savoir plus sur le personnage principal, on voudrait connaître son passé et les circonstances qui l’ont amené à ce moment et à cet endroit. On reste sur sa faim et sur cette fin … ouverte.

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

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Skippy

 

27/04/2017

La malédiction de Smenkharê

La malédiction de Smenkharé.jpgLa malédiction de Smenkharé_pl.jpgScénario : Anthony Auffret
Dessin : Anthony Auffret
Éditeur : Casterman
48 pages
Date de sortie :  5 avril 2017
Genre : aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Jeune archéologue parisienne, Alexandra est envoyée en Egypte pour porter un artefact antique au professeur Saul qui a découvert le tombeau de Smenkharê, le prédécesseur de Toutankhamon.A son arrivée sur place, le professeur vient d'être enlevé par des terroristes qui comptent sur son savoir pour accéder aux richesses, et surtout aux puissants pouvoirs, du pharaon maudit.

 

 

"l'office du tourisme devra être créatif s'ils veulent que des étrangers se décident à revenir"

 

 

Mon avis

Des vestiges antiques qui sont pulvérisés à l'explosif, forcément ça évoque les événements tragiques se déroulant ces temps-ci en Syrie et en Iraq. Là, nous sommes en Syrie sur les traces du tombeau d'un pharaon totalement inconnu mais qui a bel et bien existé. Ce qui est pratique avec ce roi d’Égypte, c'est que l'on ne sait quasiment rien de lui et que son histoire est sujette à de nombreuses divergences d'opinions entre les spécialistes. Donc, l'auteur Anthony Auffret, dont c'est ici la première BD, peut imaginer sans complexes tout un tas d'aventure plus loufoques ou invraisemblables les unes que les autres.

Vous l'aurez compris, tout ici n'est que fiction et aventure façon Indiana Jones. Courses-poursuites, rebondissements, retournements de situations, coups d'éclats, l'aventure bat son plein dans un rythme effréné, agrémentée de dialogues concis et percutants, avec parfois une petite touche d'humour.

 

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Côté graphisme, on a sous les yeux un album qui sort de l'ordinaire. Anthony Auffret est un autodidacte en matière de dessin. Son admiration pour l'école belge classique se ressent dans son découpage très rythmé offrant une narration sans temps mort. Il va a l'essentiel et la priorité est toujours accordée à l'action. Mais là où l'auteur nous surprend c'est par son audace graphique. Première réflexion qui m'est venue à l'esprit en feuilletant l'album : "on dirait du Brüno !". Il y a de ça, mais en moins rond et moins souple, avec en plus une petite évocation du style Mike Mignola, mais moins riche en détails et moins fignolé. Anthony Auffret crée son style particulier "à la façon de...", style qui aura quand même beaucoup de mal à rivaliser avec le talent des deux auteurs précités.

Au final, on a un album en demi teinte, où l'aventure est plutôt sympa mais sans plus, avec un graphisme original mais pas parfait et des personnages sur lesquels on ne s'attarde pas plus que ça.

A suivre, ou pas ...

Loubrun

 

 

 

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24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

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Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

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Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

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Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

20/04/2017

Anita Bomba T.1

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionAnita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionLe journal d'une emmerdeuse

Scénario : Éric Gratien
Dessin : Cromwell
Éditeur : Akiléos
168 pages
Date de sortie :  27 avril 2017
Genre : Aventure, Action, Science-fiction.

 

 Présentation de l'éditeur

Bien qu’illettrée, Anita Bomba, cambrioleuse de son état, n’en tient pas moins son journal de bord avec application. L’occasion de (re)découvrir ses “exploits” explosifs…


Anita Bomba – Le Journal d’une emmerdeuse, T. 1” regroupe les trois premiers tomes de la série : “Aussi loin que je me rappelle…”, “C’est pas parce que je suis pauvre…” et “Un jour j’ai arrêté de bosser…” parus au milieu des années 90, ainsi qu’une vingtaine de pages inédites signées Cromwell.

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Mon avis

Totalement novice sur ce coup là (pas que je sois une experte, loin de là), j'ai eu envie de me plonger dans cet univers explosif parce qu'on ne lit pas tous les jours « journal d'une emmerdeuse ». C'est ainsi que j'ai découvert une ville embrumée – par le brouillard, mêlé très certainement aux fumées de la civilisation industrielle. Un parfait exemple de dessins Steampunk.

Des couleurs délavées, salies par l'atmosphère ambiant et pourtant, ... pourtant : la couleur rouge, teinte mettant à l'honneur le sang, le feu et l'action (sans oublier les explosions!) se fait la part belle dans chaque case. Tantôt orangé, tantôt vif. Le rouge est partout, omniprésent et parfois même : on ne voit que lui, surtout quand Anita fait tout péter. BADABOUM !

Dès lors, on ne peut pas dire que le dessin soit beau, en soi. Mais il a du style. J'ai même envie de dire qu'il a « de la gueule » à l'instar de notre anti-héroïne qui a le corps de Sharon Stone et pourtant la tronche d'un Sylvester Stalone dans ses bons jours. Mais on l'aime cette emmerdeuse (du moins : on aime ou on n'aime pas : moi j'ai adoré).

Quant aux décors, ils sont minutieusement détaillés. À tel point qu'on pourrait imaginer faire la maquette des lieux sans problèmes. Chaque pavé, chaque fenêtre, chaque rouage des robots tout aussi présents que le rouge, ... sont tracés sans le moindre faux pas. Quelqu'un pour tenter un film ou un long métrage animé (ça nous changerait des éternels remakes à la mode ces temps ci... et quelle héroïne que cette Anita tout feu tout flamme, prête à tout faire péter pour des pépètes... en or si possible !)

Et enfin, l'histoire : j'aime beaucoup le concept de l'anti-héroïne qui est « belle de loin, mais loin d'être belle » (même si apparemment, dans un futur éloigné / univers parallèle : certains mâles aimeraient se... enfin vous voyez... hum hum), qui ne pourrait même pas vous épeler son prénom mais qui pourtant tient un journal mentalement. Le carnet de bord d'une cambrioleuse qui signe ses méfaits de belles et tonitruantes explosions.

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

Bref, j'ai été conquise par cette emmerdeuse et toute cette aventure, carte au trésor à la main. Cet univers presque post-apocalyptique – franchement Steampunk – avec toutes sortes de créatures hybrides, croisées pour la plupart avec des machines. Anita qui faire mine d'être plus érudite qu'elle n'est, ce mentor qui voit clair dans son jeu, mais qui l'aime bien cette emmerdeuse, ce robot qui les accompagne heureusement plus déglingué du ciboulot que des jointures et tout cet univers sombre, lugubre, ... domaine de l'ex flic mais tout aussi tenace "Mr Bottle" qui pourchassera sans doute Anita jusqu'aux tréfonds de ce monde.

 

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Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

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 Affaire à suivre et/ou redécouvrir

ShayHlyn.

18/04/2017

Les Misérables

Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.Scénario : Studio Variety Art Works (adaptation du roman de Victor Hugo)
Dessin : Studio Variety Art Works
Éditeur : Soleil
192 pages
Date de sortie :  08/03/2017
Genre : Seinen, adaptation, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Comprenez de grandes œuvres libératrices de la pensée humaine grâce aux mangas et découvrez avec plaisir les idées fondatrices de nos sociétés !

En mars prochain, les aventures de Jean Valjean, Javert, Thénardier, Cosette et Gavroche prendront une nouvelle forme dans ce récit complet en un volume.

Octobre 1815, Jean Valjean, après 19 années de bagne, revient en France, plein de rancune contre la société. Mais une rencontre va changer sa vie et le transformer en homme de bien. Pourtant en ces années-là, il est difficile de fuir son passé...

 

Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.

 

Mon avis

J'ai envie de dire « quelle misère ! »

Il est, à mon sens, des œuvres littéraires qu'il faut savoir respecter plus que d'autres et « Les Misérables » en fait partie. Victor Hugo est connu de part le monde, ses romans traduits un nombre incalculable de fois et les mangakas s'arrachent la littérature française pour redorer leur blason, si non celui de l'oeuvre elle-même. Mais est-ce que Cosette et Jean Valjean en ont vraiment besoin ?

Tant d'adaptations, de films, de séries, de spectacles, de comédies musicales, ... j'en passe et des meilleures. Pas plus tard que le mois passé s'achevait la série en 8 tomes « Les Misérables » chez Kurokawa et croyez-moi : quand on a lu la série, il est très, très, très, très, très difficile de ne pas faire la comparaison avec les deux ouvrages.

Déjà le nombre de tomes fait la différence ! 8 chez Kurokawa – 1 chez Soleil... ça laisse sceptique. Pourtant j'ai ouvert ce tome à la couverture en blanc et noir sur fond bleu, en priant comme la petite Cosette sous mes yeux – dans mon cas en espérant que je m'en sorte indemne de cette lecture, mais surtout du spectacle graphique qui m'attendait.

Aïe, aïe, aïe mes yeux : le dessin est tellement simpliste que j'en viens à espérer que Victor Hugo ne va pas se retourner dans sa tombe en voyant comment sont devenus Fantine, Jean Valjean, les Thénardier, Cosette, ... avec un petit « soulagement » pour Javert et le petit Gavroche qui ne s'en sortent pas trop mal tous les deux.

Quant au texte, évidemment : la prose de Hugo ne pouvait pas être contenue en un seul – petit – tome. Il eut fallu au moins 8 tomes (comme chez Kurokawa par exemple... je dis ça, je ne dis rien...) pour respecter le talent de l'artiste. Cet homme de lettres qui a su s'ériger au rang de grand maître de l'art avec « Les Misérables » notamment. Alors comment ne pas déplorer cette adaptation qui réduit tant et si bien (ou mal) que même certaines scènes sont modifiées comme le retour de Marius blessé, des scènes ajoutées carrément, des personnages effacés comme une des filles Thénardier qui meurt par amour pour Marius, pour ne citer qu'elle...

Je ne peux donc pas partager l'enthousiasme de Soleil qui espère, en préface que : « Cette édition des Misérables en manga n'a pas pour but de remplacer l'oeuvre de Victor Hugo (encore heureux !). En aucun cas la lecture de cette bande dessinée ne saurait dispenser le lecteur de lire le roman original si tant est qu'il ait souhaité en découvrir le contenu (c'est un fait, il y a trop d'incohérences). Au contraire, par la lecture de ce manga, nous avons la volonté de provoquer l'envie de lire cette fabuleuse oeuvre dan le texte (mal barrés avec une telle promotion). Quant à ceux qui l'ont déjà lu (oui, présente!), il n'est pas inintéressant d'ouvrir ce manga car il s'agit d'un objet des plus curieux et des plus réussis à la fois (ils se sont trompés de manga, ils parlent sûrement de l'autre, chez la concurrence...) ».

Veuillez excuser mes parenthèses dans la préface de Soleil, mais je me suis permise de penser « tout haut » en lisant cela à voix haute pour tenter de me convaincre que ces éditeurs avaient raison. Que nenni. En essayant de relativiser – et à force, vous devez savoir que je tente de le faire à chaque fois que je lis quelque-chose qui ne me plait pas – je n'ai pas trouvé une once de charme à ce manga. Déjà : il est trop court. Les Misérables de Victor Hugo – roman qui a nécessité pas moins de 2000 pages en éditions de poche – ne pouvait pas finir en 192 pages manga ! Ensuite : le dessin ? Si un ouvrage ne peut compter sur la pagination nécessaire pour en exprimer la force, BON SANG (pour rester polie) : fallait-il en plus le dénaturer avec un dessin enfantin ?

Victor Hugo c'est intense ! C'est riche en vocabulaire ! Ça vous prend aux tripes comme un coup de poing dans le ventre, de Mohammed Ali, alors que vous venez de finir un repas en 5 services le soir de Noël. C'est tout sauf cette mièvrerie en 192 pages.

En supposant... si, je dis bien SI Soleil avait décidé de draguer un jeune publique à la lecture de grands classiques tels que « Les Misérables », j'aurai pu comprendre le dessin parfois bon enfant SI (encore une fois) le dit publique avait 3 ans. C'est simple, ça fait sourire, ça fait rêver d'aventure. Mais les Misérables. Les Misérables ?! Non ! Vraiment non ! Ce roman c'est la crasse humaine, c'est la révolution, c'est... c'est le sang, le feu, la douleur. Ce n'est donc pas pour les enfants. Donc non, même le dessin ne colle pas.

Et me voilà donc à déblatérer sur un manga que je n'ai même pas aimé.

 

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Franchement, allez chez Kurokawa si vous voulez voir du bon Misérables ou lisez direct l'oeuvre originale.

ShayHlyn.

14/04/2017

La craie des étoiles T.2

La craie des étoiles, Raphaël Drommelschlager Bamboo,Aventure, jeunesse. La craie des étoiles, Raphaël Drommelschlager Bamboo,Aventure, jeunesse. Auteur : Raphaël Drommelschlager
Éditeur : Bamboo.
48 pages.
Date de sortie : 8 mars 2017.
Genre : Aventure, jeunesse.

 

 

 

Résumé :

Grâce à sa craie magique, Max a acquis le pouvoir de se déplacer partout dans le monde et de pouvoir discuter avec les animaux. Au bout du voyage, il découvrira peut-être d'où vient cette "craie des étoiles" et qui se cache derrière l'étrange personnage qui semble toujours le précéder de quelques instants.

 

La craie des étoiles, Raphaël Drommelschlager Bamboo,Aventure, jeunesse.

Mon avis :

Max continue de nous faire voir non pas du pays mais DES pays, tout en restant détenteur du record du mec qui s'acclimate le plus rapidement et qui supporte le mieux les décalages horaires dans toute l'histoire de l'humanité (rires). Il est aussi celui qui voyage le plus prestement grâce à sa fameuse craie. Vous l'aurez compris, le surréalisme est toujours aussi omniprésent dans cet album, exagérément dans cette deuxième série d'escapades si bien qu'on pourrait en faire un long sketch !

Comme dans la précédente épopée, l'instruction, la pédagogie et l'écologie sont toujours de la partie. Les protagonistes, aux doux comme aux forts caractères, restent eux renchéris de belles valeurs à l'exception d'un seul. Bienheureusement pour notre intrépide Maxou, il y a une forme de justice en plus d'une chance inexprimable ! De plus, les répliques qui remplissent les bulles ont plus de verbe, nette amélioration à ce niveau-là. Encore un labeur, de la part de celui qui est à la fois scénariste, dessinateur et coloriste de l'oeuvre, qu'on ne peut pas blâmer à 100%. Toutefois, une question demeure en suspens : est-ce que Théophile serait vivant, lui qui possédait la craie il y a plus de 150 ans ? La réponse peut-être à un autre moment.

 

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 Mister Med.

05/04/2017

Le merveilleux voyage de Nils Holgersson

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Scénario : Nori Ichikawa d'après l'oeuvre originale de Selma Lagerlöf
Dessin : Nori Ichikawa
Éditeur : Nobi Nobi !
160 pages
Date de sortie :  04/01/2017
Genre : jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

 

 

Présentation de l'éditeur

Nils est un vilain garnement qui préfère jouer des tours et embêter les animaux plutôt que d'étudier sagement. Un jour qu'il s'en prend à un minuscule lutin vivant chez lui, le voilà réduit à la même taille que celui-ci ! Il ne peut alors pas empêcher Martin, le jars de la ferme, de s'envoler avec les oies sauvages... Le jeune garçon va donc l'accompagner malgré lui pour un fabuleux voyage à travers la Suède, à la découverte de la nature et de nouveaux amis. Mais Nils pourra-t-il rentrer chez lui pour que tout redevienne comme avant ? 

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Mon avis

 

Du jaune chatoyant, des personnages souriant en couverture et cet aspect de « vieux livre » sans en être un. Pas de doute, c'est un conte de fée qui va se jouer sous mes yeux. J'écarte donc la languette marque-page toute dorée pour entamer ma lecture de ce manga prometteur s'il suit correctement la trame du roman dont il est inspiré.

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Sachez-le, le merveilleux voyage de Nils Holgersson n'est pas un simple conte à lire chaque soir aux enfants pour s'endormir. L'oeuvre originale a été spécialement demandée par l' Association Nationale (suédoise) des enseignants à Selma Lagerlöf qui s'exécuta en 1906. L'objectif de ce roman en deux tomes était d'apprendre à nos chères têtes blondes des rudiments de géographie, mais aussi des notions de faune et de flore scandinave de façon plus ludique.

Autant vous dire que le manga suit la même logique en s'ouvrant sur une présentation des personnages et une carte de la Suède (ses villes principales, celles où Nils va aller ainsi que les pays limitrophes). Un dessin simple, des textes abordables et un découpage des chapitres qui donne vraiment envie d'en lire un chaque soir aux enfants avant d'aller se coucher.

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

Moi, pour ma part : j'ai tout lu d'une traite ! Indéniablement pour enfants, ce manga possède néanmoins ce côté charmant qui berce les plus âgés de souvenirs et de nostalgie. Au cœur même du folklore scandinave, on se laisse guider par les oies sauvages qui ont accepté l'espiègle garçon devenu « Tom pouce » dans leur périple vers la Laponie.

 

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Un ouvrage que je conseille donc aux parents en manque d'inspiration pour la lecture du soir.

ShayHlyn.

31/03/2017

Katanga - tome 1 - diamants

katanga, nury, vallée, dargaud, aventure, trhiller politique, afrique, congo, mercenaires, diamants, néocolonialisme, 8/10, 03/2017katanga, nury, vallée, dargaud, aventure, trhiller politique, afrique, congo, mercenaires, diamants, néocolonialisme, 8/10, 03/2017Scénario : Fabien Nury
Dessin : Sylvain Vallée
Éditeur : Dargaud
70 pages
Date de sortie :  mars 2017
Genre : aventure, action, thriller politique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

En 1960, après quatre-vingts ans passés sous la domination coloniale belge, le Congo proclame son indépendance ; moins de deux semaines après, la riche province minière du Katanga fait sécession. Le Congo et le Katanga entrent immédiatement en guerre ; au cœur du conflit : la possession des territoires miniers. De nombreux massacres et exodes de civils s'ensuivent. L'ONU impose alors sa médiation et l'envoi de Casques bleus sur place... Dans le même temps, une horde d'ignobles mercenaires est recrutée pour aller libérer les exploitations minières occupées... Et un domestique noir, Charlie, tord le cou au destin en mettant la main sur un trésor inestimable : 30 millions de dollars de diamants... ce qui fait de lui le Noir le plus recherché du Katanga.

 

 "Un récit édifiant, monsieur le ministre... Dois-je en déduire que je suis autorisé à embaucher du monde ?"

 

Mon avis

On ne présente plus Fabien Nury, le scénariste prodige et prolifique de la bande dessinée, qui depuis quelques années enchaine les succès. Visez un peu : l'or et le sang, la mort de Staline, le maitre de Benson Gate, Silas Corey, Tyler Cross ... ! Et si l'on remonte un peu plus loin dans sa bibliographie, nous tombons sur Il était une fois en France, son plus gros succès, réalisé avec Sylvain Vallée. Alors évidemment, une nouvelle série signée de ces deux auteurs ne peut qu'attirer l'attention.

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Nous voilà donc partis pour 70 pages de pure aventure saupoudrée de fiction historique, marque de fabrique et fond de commerce de Fabien Nury, dans une Afrique post-coloniale en proie aux prémices du néocolonialisme. Le Katanga, région la plus riche du Congo belge, regorgeait de minerais attisant la convoitise de nombreuses personnes et de nombreuses firmes européennes. Sur ce socle historique réel, Fabien Nury pose une armée de mercenaires cyniques et antipathiques à souhait qui ne reculent devant rien pour protéger les mines de cuivre.

Tout bon amateur de récits de grande aventure se régalera de ce thriller politique assez inspiré d'un certain cinéma des années 60-70 comme Un taxi pour Tobrouk, Les oies sauvages ou Le dernier train du Katanga. Mais attention ! Fabien Nury a choisi de nous embarquer au cœur des ténèbres et nous fait côtoyer des personnages vraiment pas recommandables. Qu'ils soient en costard dans des salons dorés ou dans la brousse en treillis, tous ne répondent qu'a un seul maître : l'argent.

Le magot est ici incarné par 30 millions de dollars de diamants qui font tourner la tête à toute cette bande d'affreux. Bienvenue dans le camp des salauds !

Guerre civile, diamants, corruption, barbouzes et mercenaires, tous les ingrédients sont réunis pour un cocktail explosif !

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Le dessin de Sylvain Vallée est à la hauteur du scénario. D'un trait semi-réaliste frisant parfois la caricature, il brosse des portraits au vitriol et met en scène la violence de façon abrupte et sans retenue. Par ailleurs, il a la chance (et nous aussi) de pouvoir introduire la série durant 9 pages faites de cases panoramiques racontant en voix off la genèse du Katanga. 9 pages qui mettent doucement le lecteur dans l'ambiance et qui donnent le ton de cette grande aventure.

Allez, encore deux tomes pour mettre la main sur le magot !

Loubrun

 

 

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katanga, nury, vallée, dargaud, aventure, trhiller politique, afrique, congo, mercenaires, diamants, néocolonialisme, 8/10, 03/2017

 

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28/03/2017

Jane Eyre

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Scénario : Crystal S. Chan (adaptation du roman de Charlotte Brontë)
Dessin : SunNeko Lee
Éditeur : Nobi-Nobi 
336 pages
Date de sortie : 08/02/2017
Genre : adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

 

 

Présentation de l'éditeur :

Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, une femme jalouse qui fait de sa vie un enfer. Aidée par le médecin de famille suite à un malaise, Jane va partir dans le pensionnat de Lowood, une école insalubre où le typhus fait beaucoup de victimes. Rescapée de cet endroit, elle trouve ensuite un emploi de gouvernante dans le manoir de Thornfield. Sa rencontre avec le maître des lieux bouleversera sa vie à tout jamais mais l’indépendance de la jeune femme lui permettra-t-elle d’atteindre ce bonheur longtemps recherché ?

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Mon avis :

Jane Eyre, une héroïne qui partit de rien pour obtenir amour et fortune. Inspirée de la vie même de l'auteure, ce roman fut un grand succès à son époque et il continue encore de faire rêver plusieurs personnes – moi la première. C'est donc fière d'avoir lu l'original, vu les films et les séries que je me suis attaquée à ce manga adapté par Crystal S. Chan et SunNeko Lee.

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Cet ouvrage a tout d'un roman de prime abord : le format (si ce n'est le sens de lecture propre à la majorité des mangas) broché et même le cordon – marque page qui ajoute au charme de ce livre. De quoi donner envie de se caler au coin du feu, ou pelotonnée sous sa couette, pour commencer la lecture de Jane Eyre. Tout y est (sauf erreur de ma part évidemment) ! L’acariâtre tante, le cousin insupportable, … et même la chaise de la honte quand Jane se retrouve accusée de mensonge au pensionnat.

Le tout mettant en avant les personnages plutôt que les décors qui sont souvent de simples tramages. Néanmoins, quelques détails permettent d'accentuer les situations : les arbres dénudés au pensionnat, le luxe du manoir où Jane travaillera par la suite, la simplicité de l'école de village. Mais juste ce qu'il faut pour dépeindre l'atmosphère exprimant tantôt l'état d'esprit d'une seule personne, de l'ensemble des personnages ou simplement la saison de l'année.

Il y a tant à savoir sur les personnages de toutes façons ! Jane est relativement introvertie – la majeure partie du temps – donc elle analyse beaucoup les gens qui gravitent autour d'elle. Une observation minutieuse accentuée par les phylactères laissant parler la narratrice. Nous découvrons ainsi les différences culturelles, la façon de penser à l'époque victorienne et cette « petite elfe » (comme l’appellera souvent Mr. Rochester), Jane, qui ne demande rien à la vie. Juste être heureuse et aimée contrairement à son enfance triste et sans chaleur.

Dès lors, impossible visiblement pour SunNeko Lee de dessiner un personnage « ordinaire » comme l'héroïne est pourtant décrite dans l'ouvrage original. Au contraire, Jane Eyre a beaucoup – BEAUCOUP – de charmes dans ce manga, tout comme Mr. Rochester qui n'est pas « laid » comme il aime à le dire... juste plus vieux que Jane. Un démarcation qui rend les traits de l'héroïne presque poupins à côté de ceux de son bien-aimé plus sévères.

Mais voilà une superbe adaptation ! Où les passages « chibiesque » m'ont moins interpellés que ceux vu dans « Orgueil et préjugés » (souvenez-vous : voir des étoiles dans les yeux des personnages ou les voir avec des visages grotesques m'agaçait un tantinet). Ici, on peut voir la sagesse de la jeune femme face aux épanchements amoureux de son aîné qui ne se sent plus de joie. Son éloquence est d'autant plus marqué quand il se retrouve des étoiles pleins les yeux et des perles précieuses plein les mains.

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Je mets donc un bon point à ce manga qui magnifie la littérature classique pour le bonheur de ses lecteurs, qu'ils soient amateurs des écrits de Charlotte Brontë ou qu'ils découvrent ces œuvres romanesques pour la première fois.

 

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ShayHlyn.