23/06/2017

Les guerriers de Dieu T.2

 

Les guerriers de Dieu, Les Pendus d' Amboise, Richelle, Wachs, Glénat, Histoire, guerre, religions, aventureLes guerriers de Dieu, Les Pendus d' Amboise, Richelle, Wachs, Glénat, Histoire, guerre, religions, aventureLes Pendus d' Amboise

Scénario : Philippe Richelle
Dessin : Pierre Wachs
Éditeur : Glénat
56
pages
Date de sortie : 03/05/2017
Genre : Histoire, guerre, religions, aventure

 

 

Présentation de l'éditeur

Une passionnante série historique sur les guerres de religion

Juin 1558. Alors que la guerre contre l’Espagne s’éternise et que ses finances s’épuisent, le roi Henri II souhaite négocier la paix. Mais le duc de Guise, commandant des armées françaises, se méfie du connétable de Montmorency, chargé d’assurer les pourparlers. Il lui reproche sa trop grande sympathie pour le royaume d’Espagne. Ces rivalités entre seigneurs prennent une plus grande ampleur encore lorsque le roi, touché lors d’un tournoi, succombe à ses blessures. À seize ans à peine, son fils, François II, lui succède sur le trône. Et en coulisses, les grandes manœuvres commencent...

Deuxième tome de cette passionnantes série historique qui nous plonge au cœur des guerres de religion en France. Un contexte complexe, turbulent et obscur formidablement mis en lumière par le talent d’écriture de Philippe Richelle et le trait d’un Pierre Wachs au sommet de son art.

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Mon avis

 

La guerre continue a faire rage entre la France et l'Espagne. Tant et si bien que les banques et les citoyens ne suivent plus. Trop de taxes, trop d'argents et d'intérêts en jeu. Il faut la paix. Oui, mais seulement avec l'Espagne. Car « les guerriers de Dieu » comptent bien poursuivre la bataille entre catholiques et protestants. Tant et si bien que la religion réformée touche maintenant la noblesse. Et si la noblesse qui se partage le pouvoir sur le peuple avec l'Église, se met à croire autrement : ça ne va plus !

 

De guerres de religions en procès de mascarade en passant par des complots à n'en plus finir, ce deuxième volume monte crescendo en violence et sournoiserie. Les rois se succèdent et les alliances se font et se défont. Quant aux pendus – d'où le titre « les Pendus d' Amboise » – ils se multiplient sous les yeux des citoyens. Sous les yeux de notre jeune héros Arnaud de Boissac qui oscille entre sa vie de couple et son attachement à une famille catholique pour qui il œuvre sans réaliser tout ce qui se passe à l’insu de tous. Trop honnête pour voir le vice en chacun, même ceux qu'il sert à la bataille.

 

Encore une fois, le dessin n'est pas toujours ce qu'il y a de plus beau. Par moment, je le trouve même figé – notamment dans les batailles qui se veulent sanguinaires – et les visages pas toujours... comment dire... homogènes. J'ai parfois du mal à reconnaître tel ou tel personnage si ce n'est par leurs vêtements, parce que leurs traits ne se ressemblent pas toujours.

 

Mais les décors : rien à redire. Même si quelques-uns se limitent à de simple croquis colorés, cela reste suffisamment détaillés et fournis pour se mettre dans l'ambiance. Une atmosphère de haine et de pouvoir, de cruauté et de malveillance à laquelle se confronte le pacifisme de Denis Favre, exilé dans le tome 1 qui revient en France pour dispenser sa nouvelle croyance en secret.

Les guerriers de Dieu, Les Pendus d' Amboise, Richelle, Wachs, Glénat, Histoire, guerre, religions, aventure

Et enfin les textes, autant les dialogues sont appropriés à l'époque, à l'ambiance qui règne dans les différents couloirs des châteaux, autant les descriptions se bornent à un indicatif présent qui ne sied pas à la narration d'un tel récit. Du moins est-ce mon avis. Lire tout au présent m'a un peu titillé les neurones.

 

Mais ne fais-je pas pareil en vous écrivant mon avis ?

 

ShayHlyn.

 

Affaire à suivre...

 

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Les guerriers de Dieu, Les Pendus d' Amboise, Richelle, Wachs, Glénat, Histoire, guerre, religions, aventure

 

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16/06/2017

L'esprit du camp T1/2

 

L'esprit du camp, Falardeau, Cab, Loounak, jeunesse, aventure, tranche de vieL'esprit du camp, Falardeau, Cab, Loounak, jeunesse, aventure, tranche de vieScénario : Michel Falardeau
Dessin : CAB
Éditeur : Éditions Lounak
104
pages
Date de sortie : 12/05/2017
Genre : jeunesse, aventure, tranche de vie

 

 

Présentation de l'éditeur :

Une adolescente est envoyée de force par sa mère dans un camp de vacances, où elle devra travailler comme monitrice tout l’été. Perdue en pleine forêt, entourée d’inconnus avec lesquels elle ne semble pas avoir d’affinités, Élodie considère déjà que ses vacances sont fichues… mais le camp du Lac à l’Ours lui réserve plusieurs surprises; un jour après l’autre, un groupe de petites rousses à l’imagination débordante, un mystérieux directeur de camp et une collègue attentionnée transformeront son séjour en véritable aventure.

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Mon avis :

Imaginez une ado un peu rebelle, qui se tient le plus loin possible des « stars » du lycée et qui, par la force des choses – les ordres de sa mère – va devoir être animatrice d'un camp de vacance avec tous ces autres jeunes qu'elle évite soigneusement ?! C'est le sort d' Élodie qui va découvrir une colonie de vacances pas comme les autres, où l'hymne du camp est une chanson hard rock traduite en français, où le directeur est on ne peut plus bizarre – voire suspect et où la miss perfection de l'école n'est pas si « parfaite » que ça...

Indéniablement pour ados, j'ai aimé ce premier album sur 2 où on suit cette adolescente rebelle, fan de death metal, marginale et pourtant super sympa qui découvre une autre facette des gens qu'elle côtoie chaque jour à l'école. Certains sont égaux à eux-même, d'autres apportent leurs lots de surprises, comme Catherine, la blonde qui partage la couverture de cet album avec Élodie. Deux styles bien différents qui vont pourtant se rejoindre et se lier d'amitié.

L'esprit du camp, Falardeau, Cab, Loounak, jeunesse, aventure, tranche de vie

Le dessin est moderne et vivant. Honnêtement, je me suis surprise à aimer, bien que les nez des gens soient particulier. Comme si le dessinateur avait du mal avec les narines. Et pourtant, chaque appendice nasal a sa particularité, de sorte que le directeur du camp du lac à l'Ours n'a pas le même nez que la parfaite Catherine, ni de la ténébreuse Élodie. Pour le reste, tout est en accord parfait et chaque portrait en début de chapitre est juste un régal.

Quant au scénario, franchement : ça donne envie de retomber en enfance pour participer à cette colo' hors norme et super fun. Surtout avec cette petite bande de rouquines sous la responsabilité de notre héroïne qui sont juste « impayables ». Du petit garçon manqué, à la demoiselle timide, en passant par celle qui ne peut s'empêcher de mettre tout et n'importe quoi dans sa bouche ou encore celle qui est tellement fière d'en savoir un rayon sur la sexualité qu'elle ne peut s'empêcher d'en parler, comme, en page 22: « faire l'amour, c'est quand le pénis dur du papa entre dan le vagin mouillé de la maman... le vagin c'est dans la vulve ! ». À peine 10 ans la gamine, héhéhé, ça promet vous ne trouvez pas ?!

Le tout agrémenté de jargon québécois (avec lexique à chaque début de chapitre s'il vous plait) et voilà un album bien sympa à lire. On replonge dans l'adolescence, avec ses hauts, ses bas, son lot d'aventures et de découvertes sur soi mais également sur les autres. Franchement (j'ai l'impression de sortir ce mot à chaque paragraphe, non?!) j'ai bien aimé et je le conseille à chaque ado amateur de BD et prêt à voir les colonies de vacances autrement.

 

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L'esprit du camp, Falardeau, Cab, Loounak, jeunesse, aventure, tranche de vie

 

Alors pognez la twist avec tous ces mots québécois, bin installé dans votre sofa et ne capotez pas en voyant l'imagination débordante d' Élodie à propos du directeur. Elle a peut-être ses menstru...

ShayHlyn.

01/06/2017

Medicis T2 / 5

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, RenaissanceMédicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, RenaissanceLaurent le Magnifique - de père en fils

 

Scénario : Olivier Peru
Dessin : Eduard Torrents
Éditeur : Soleil
56
pages
Date de sortie : 19/04/2017
Genre : adaptation, aventure, histoire, Renaissance

 

 

Présentation de l'éditeur

Une fresque violente et passionnée, mêlant histoire de l’art, guerre et complot, amitiés, amour et trahison. Oubliez les livres d’histoire, écoutez la voix de Florence, revivez l’épopée de ceux qui l’ont écrite... la saga des Médicis.

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Trop jeune, fier et belliqueux lors de son début de règne, les premières années de Laurent sont marquées par le sang et le conduisent jusqu’à une guerre ouverte avec le Pape. Lorsqu’il comprend qu’il risque de précipiter Florence vers la ruine, Laurent tente le tout pour le tout afin de sortir d’une situation inextricable. Il réalise alors qu’il doit ruser et agir comme son grand-père, Cosme, pour arriver à ses fins.

 

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Mon avis

J'ai envie de dire qu'on ne change pas une équipe qui gagne. Et grand dieu, qu'est-ce que j'aurais aimé que Olivier Peru continue l'aventure des Medicis avec Giovanni Lorusso comme dans le premier tome traitant de Cosme l'Ancien. Mais commençons par le commencement voulez-vous ?!

 

La couverture en dit long sur les pages qui vont suivre. Laurent de Médicis devra user de force pour remporter une guerre contre... le pape ! Ce n'est pas rien et pourtant, les combats militaires se remarquent peu dans les pages qui défilent. L'accent est clairement mis sur les complots et surtout : le scénario qui tente d'être aussi complet que l'époque historique le demande. Parce que outre être le grand défenseur de sa chère ville Florence, Lorenzo / Laurent de Médicis est également un grand mécène féru d'arts. Notons Botticelli qui apparaît, peignant son bienfaiteur pendant que celui-ci traite de politique avec son frère ; on mentionne le célèbre De Vinci (et j'avoue que j'aurais aimé le voir... mais on ne peut pas tout avoir) et même Michel-Ange.

 

Petite anecdote d'ailleurs concernant ce dernier : comme vous devez le savoir, Michel-Ange a peint les fresques qui recouvrent les plafonds de la chapelle Sixtine. Chapelle qui a été commandée et supervisée par le pape Sixte IV (de son vivant en tout cas... la chapelle ayant été terminée sous le règne du Pape Jules II) qui n'est nulle autre que l'ennemi juré de Laurent de Médicis. J'ose à peine imaginer la tête que ce grand Pontife aurait fait s'il avait su... fin de la petite anecdote.

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Dans les rues de Florence qui se dévergonde de fêtes en célébrations à tendance païenne, on peut même apercevoir face au moine Dominicain Savonarole, le jeune Nicolas Machiavel. L'un fervent catholique à la langue venimeuse envers les Médicis et l'autre, philosophe à l'esprit cynique. Aaaah que j'aimerais des BD qui parlent de tous ces gens (Monsieur Olivier Peru si vous me lisez...).

 

Bref, du beau monde qu'il fallait citer et pour qui il n'y avait pas assez de pages pour s'y étendre : le héros étant Laurent de Médicis. Un pan d'histoire de la Renaissance fort bien écrit et malheureusement pas assez bien dépeint. Même si j'ai pu lire le nom de plusieurs artistes qui ont traversé les âges, la plume de Eduard Torrents n'est, à mon sens, pas assez détaillée, pas suffisamment précise... dès lors, certains visages sont déformés. On ignore si certains rient ou pleurent... c'est dommage et ça déteint en plus sur la colorisation comme, petit détail qui n'engage que moi : un prêcheur dans son église dont la tenue change de couleur selon qu'il est dessiné de près ou de loin.

 

 

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Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

 

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

 

Médicis, Laurent le Magnifique - de père en fils, Olivier Peru, Eduard Torrents, Soleil, Adaptation, Histoire, aventure, Renaissance

Mais cette saga reste, avec ce tome 2 sur 5, une belle façon de retracer la vie des grands de ce monde, dont les Médicis pour la Renaissance.

 

ShayHlyn.

30/05/2017

Libertalia - tome 1 - Le triomphe ou la mort

libertalia, Grella, Miel, Pigière, casterman, pirates, aventure, politique, société, 04/2017, 7/10libertalia, Grella, Miel, Pigière, casterman, pirates, aventure, politique, société, 04/2017, 7/10Scénario : Rudi Miel, Fabienne Pigière
Dessin : Paolo Grella
Éditeur : Casterman
48 pages
Date de sortie :  avril 2017
Genre : aventures, pirates

 

 

 

Résumé

1697, Olivier Misson se fait présenter au comte de Saint-Jean par sa fiancée pour que cet homme d'influence l'appuie pour un poste au ministère. L'affaire tourne mal, car Misson découvre, horrifié, que le comte se livre à l'esclavagisme malgré l'interdiction dans la France métropolitaine, et s'apprête à assasssiner 5 de ses esclaves qui avaient tenté de fuir. Saint-Jean cherche à impliquer Misson dans son activité criminelle, mais ce dernier, tout noble qu'il est, n'en est pas moins libertaire dans l'âme et mène une expédition pour libérer les esclaves de Monsieur de Saint-Jean. A la suite de cette expédition, Misson est obligé de fuir le pays, croyant avoir tué le comte. Il s'embarque alors sur un navire en tant que sous-officier. Son tempérament libertaire se révèlera à plein, et sa rencontre avec un prêtre italien partageant les mêmes idées et menant les mêmes combats pour défendre les opprimés, le mènera à Madagascar ou il créera une cité libre : Libertalia, la cité de toutes les utopies.

 

 

 "- Les esclaves sont une vraie rente. Mais c'est aussi une source d'ennuis. Ces hommes ont tenté à trois reprises de s'évader."

 

Mon avis

Réalité ou fiction ? Nul ne le sait, pas même les auteurs qui en profitent pour s'engouffrer dans la brêche du doute pour nous concocter cette histoire où se mêlent piraterie, politique, humanisme et chronique du XVIIIème siècle.

Dans une note en préambule, les auteurs nous font part d'une Histoire générale des plus fameux pyrates publiée en 1726 et signée d'un certain Captain Johnson. En fait, l'auteur de cette histoire ne serait autre que Daniel Defoe, l'auteur de Robinson Crusoe. Des personnages évoqués dans la BD, Misson, le prêtre Carracioli et le capitaine Tew, seul le dernier aurait eu une existence avérée, les deux autres demeurant encore à ce jour une énigme. Alors, réalité ou fiction ? Peu importe en fait, car voilà exactement le type de matériel qui permet à un scénariste de laisser libre court à son imagination. La base est donc solide pour faire une histoire au souffle épique ancrée sur des bribes de faits historiques.

Malheureusement, le souffle aventureux a du mal à entrer dans cet album. La faute sans doute à une narration trop rapide et trop hachée entre les différentes scènes d'action, ainsi qu'a un dessin et une mise en couleur un peu vieillotte, donnant des planches pas très attirantes.

Ceci étant, on sent bien que les auteurs posent dans ce premier tome les bases de leur récit pour en définir les limites historiques afin de mieux ouvrir les portes de la fiction dans les volumes à venir. On sent aussi tout le potentiel de cette nouvelle série porteuse de thèmes multiples – l'humanisme, les lumières, le racisme, l'idéal, la lutte contre toute forme d'oppression – et animée par des personnages au tempérament affirmé, tiraillés entre ombres et lumières.

Cette série a cet avantage pour elle de présenter la piraterie sous un angle assez réaliste : celui de la violence omniprésente, compagne quotidienne des acteurs de cette utopie, révélant que le combat des idées passe fatalement par l'épée.

Un premier tome qui souffre d'une narration un peu confuse et d'un dessin réaliste aux allures trop vieillottes, mais qui reste prometteur malgré tout, par son approche originale et sans manichéisme du sujet abordé.

Loubrun

 

 

 

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libertalia, Grella, Miel, Pigière, casterman, pirates, aventure, politique, société, 04/2017, 7/10

 

libertalia, Grella, Miel, Pigière, casterman, pirates, aventure, politique, société, 04/2017, 7/10

 

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26/05/2017

Croquemitaines T.1/2

Sans titre 1.jpgSans titre 4.jpgScénario : Salvia
Dessin : Djet
Éditeur : Glénat
128
pages
Date de sortie : 12/04/2017
Genre : aventure, thriller, policier, fantastique

 

 

Présentation de l'éditeur

Les monstres, ça n’existe pas que dans la tête des enfants...

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l’ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n’imagine pas à quel point elles vont changer sa vie... Témoin du meurtre sanglant de ses parents, il va découvrir qu’en réalité, les Croquemitaines existent bel et bien et que des codes très précis régissent leur existence. Lorsque l’un des plus puissants d’entre eux, le « Père-la-mort », se met en tête de le protéger, Elliott se retrouve plongé dans un terrible conflit au cœur d’un univers aussi terrifiant que fascinant dont il devient l’enjeu principal. Par une sombre nuit orageuse, le destin d’Elliott va s’accomplir...

Mathieu Salvia et Djet réinventent toute une mythologie de l’enfance dans un récit d’horreur tendre et un parcours initiatique sur le deuil et l’acceptation de la peur. Une aventure touchante et fantastique servie par un graphisme très moderne aux influences plurielles (jeu vidéo, animation, comics, manga).

En bonus : les dessous de la création de l’œuvre, des informations additionnelles sur le background et la mythologie des Croquemitaines, des recherches graphiques et une galerie d’hommages exclusifs par des grands auteurs du 9e art !

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Mon avis

D'entrée de jeu, nous sommes plongés dans l'atmosphère lugubre qui nous suivra tout le long du tome 1 de Croquemitaines. Il pleut à verse, des éclaires zèbrent le ciel et dans cette nuit noire et terrifiante, le petit Elliott découvre avec horreur les corps sans vie de ses parents. Il y a du sang partout et une chose est sûre : ce n'est pas un homme qui a tué ce couple. C'est un croquemitaine !

 

Non pas LE croquemitaine mais UN. Car Salvia et Djet ont su réinventer la mythologie des croquemitaines. Avec brio, je dois dire !

Ce qu'on sait d'habitude de ces créatures, c'est qu'ils rodent la nuit, souvent dans la chambre des enfants – que ce soit sous le lit ou dans le placard – attendant le moment propice pour s'emparer de l'innocente tête blonde qui aura désobéi à ses parents. Mais rares sont les œuvres (tant cinématographiques que romancées) qui lui sont entièrement consacrées. Tout au plus fait-il une apparition, ou alors il porte un autre nom tout aussi terrifiant.

 

Donc c'est avec une curiosité malsaine que j'ai parcouru cet ouvrage aussi sombre que le présage la couverture. Avec l'innocence de ce petit garçon qui se retrouve en plein milieu d'une guerre opposant Anciens et Nouveaux croquemitaines !

 

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Non contents de réinventer brillamment la légende du croquemitaine, Salvia et Djet ne s'arrêtent pas là. Alors qu'on pourrait imaginer une aventure en huis clos dans la maison du nouvellement orphelin, les deux auteurs nous entraînent dans un « road comic » (inspiré du style cinématographique « road movie » où le fil conducteur du scénario consiste en un périple sans fin sur les routes).

 

En effet, afin de sauver Elliott, Le « père-la-mort » un croquemitaine très ancien (et donc très puissant) accompagné de son « cauchemar » incarné par un chien diabolique, parcourt les routes pour échapper à une horde de croquemitaines plus diaboliques les uns que les autres, mais également pour amener le gamin en lieu sûr.

Mais pourquoi ?! Contrairement aux autres croquemitaines, le père-la-mort n'hésite pas à sauver cet enfant qu'il pourrait tout aussi bien terroriser pour se nourrir de sa peur, mais en plus : il va jusqu'à le sauver, le rassurer et tenter de l'éloigner autant que possible de leurs poursuivants. Tel un ermite, ce vieil homme charismatique entraîne ce petit bonhomme dans toute la ville, sans la moindre explication quant à son comportement inhabituel.

 

Une intrigue palpitante, rythmée par les sautes d'humeur d'Elliott qui est totalement perdu. Ce pauvre petit bonhomme qui a assisté à l'un de ses pires cauchemars – le massacre de ses parents – et qui se retrouve obligé de suivre la terreur de tous les enfants avec un chien qui pourrait le croquer en moins de deux.

 

Le tout mis en relief dans un rapport d'enquête surnaturelle et achevé par une partie bonus enrichissante sur la création de cet ouvrage. Comment Mathieu Salvia a eu cette idée de revisiter le mythe du croquemitaine, comment Djet a réalisé ses dessins tout en imaginant être à la place d'un enfant face au croquemitaine.

 

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Pour les amoureux des créatures fantastiques et d'aventures à rebondissements, je recommande « croquemitaines » qui associe mythologie et intrigue policière ; créatures d'un autre âge et époque contemporaine. Un vrai petit bijou du genre macabre.

ShayHlyn.

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23/05/2017

La cité sans nom T.1/3

 

La cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureLa cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureTome 1 : Menace sur l'empire Dao

Scénario : Faith Erin Hicks
Dessin : Faith Erin Hicks
Éditeur : Rue de Sèvres
240
pages
Date de sortie : 26/04/2017
Genre : jeunesse, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Cité aux mille noms... et cité sans nom.

Chaque nation qui s’empare de la Cité la renomme. Siècle après siècle, des envahisseurs arrivent, s’installent et la Cité change de nom. Mais ses habitants ne se laissent pas prendre dans ces luttes incessantes : leur ville est la Cité sans nom, et toute personne qui cherche à la renommer est étrangère.

Kaidu est l’un de ces nouveaux arrivants, né d’une famille Dao, le dernier peuple à avoir pris le contrôle de la région. Rat, elle, est originaire de la Cité sans nom, et déteste Dao pour tout ce qu’il représente. La passion de Dao pour sa nouvelle ville, où il fait ses classes de soldat de la Citadelle, est la seule chose qui pourra peut-être les rapprocher. Espérons-le, car tandis que des complots se montent, le sort de la Cité sans nom repose entre leurs mains.

La cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventureLa cité sans nom, Faith Erin Hicks, rue de Sèvres, jeunesse, aventure

 

Mon avis :

À l'instar de « Avatar, le dernier maître de l'air », « La cité sans nom » s'ouvre sur un univers largement inspiré de l'Asie, tout en insufflant un peu de fraîcheur du nouveau monde (sachant que l'auteure est originaire du Canada). Il suffit de voir les portraits du grand maître de la cité qui ressemble à s'y m'éprendre à un empereur nippon. Ou encore la cité en elle-même qui s'inspire largement de la cité interdite de Chine. Ou encore les Dao qui sont l'incarnation de l'armée impériale, ... mais lorsqu'on rencontre Rate, jeune fille des rues de le cité, elle a un « je ne sais quoi » d'amérindien ou Inca peut-être.

 

Cette dualité entre cette jeune fille espiègle et agile et son nouvel ami Kaidu (très typé asiatique) renforce l'affrontement entre le peuple qui a toujours vécu entre ces murs, subissant siècles après siècles toutes sortes d'invasions, et les Dao, derniers envahisseurs en date. Les uns détestent les nouveaux maîtres de la cité tandis que les autres méprisent ces gens qui se laissent envahir sans broncher. Quelle base pour lier une amitié, n'est-ce pas ?

Quoiqu'il en soit, c'est intéressant de voir comment une amitié à première vue impossible va s'instaurer entre ces deux jeunes gens. Une rivalité bon enfant qui va pourtant mener leurs pas vers des problèmes bien plus grands qu'eux. Il en va de la sauvegarde de la cité et de la paix qui y règne.

 

En lisant ces pages, j'ai eu comme l'impression de lire un remake de plusieurs aventures célèbres imbriquées les unes entre les autres. Allez savoir pourquoi. Une jeune Rate qui pourrait interpréter le rôle de Mulan dans cette copie de cité Interdite chinoise, Kaidu qui a tout de l'apprenti soldat qui n'aime pas se battre (ça vous rappelle quelqu'un?) le tout avec une petite intrigue digne de la grande révolution française au cœur de l'Orient.

 

Donc bien que le dessin soit accrocheur et l'idée somme toute assez intéressante, ça reste gentillet et « banal ». Mais, car il y a un MAIS... ce premier tome est clairement un tremplin à tout et n'importe quoi. Tout peut encore arriver ! Ce premier tome a juste servi à mettre chaque élément clé de l'histoire en place. Le rôle de ces deux enfants que tout oppose, la vie au sein de la cité et entre les murs du palais et de sa caserne, la politique en place, les états d'esprits. Donc avec ça en main, je le répète : tout peut encore se jouer et nous pourrions être surpris de la suite des événements... 

 

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à suivre dans le prochain tome bientôt à paraître !

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03/05/2017

Strange Fruit

cov.jpg1.jpgScénario : Mark Waid et J.G. Jones

Dessin : J.G. Jones

Editeur : Delcourt

128 pages – cartonné

Parution : 05 avril 2017

Aventures - fantastique

 

Présentation :

Dans la petite ville de Chatterlee, située dans le Mississipi, la Grande Crue de 1927 fut bien plus que la pire inondation survenue au cours de l’histoire de Etats-Unis. Ce fut en réalité l’époque d’un grand changement. Tandis que la rivière montait et que les digues cédaient, ravageant les terres, les villes et les plantations aux alentours, des tensions raciales et sociales éclataient. Si bien que lorsqu’un être littéralement descendu du ciel remit en question tout ce qui pouvait diviser les gens de cette région, cela changea les choses … pour toujours. Car cet être venu d’ailleurs était … noir !

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Mon avis :

Récit engagé en faveur de la cause noire, fondamentalement anti-raciste, Strange Fruit doit son titre à une vieille chanson de Billie Holiday. C’est l’histoire d’une sorte de Superman noir qui fait irruption dans le Sud profond pour intervenir lors d’événements dramatiques. L’idée est en soi très intéressante et le traitement graphique frôle la perfection esthétique. Ce qui fait d’ailleurs tout l’intérêt de l’album. En effet, les couleurs aquarelles directes et le dessin réaliste donnent à chaque case une intensité remarquable. S’il n’y a rien à redire sur la documentation et la reconstitution du contexte historique, l’histoire laisse de nombreuses questions ou hypothèses de lecture sans réponses. Ce qui génère une sensation de trop peu. On a envie d’en savoir plus sur le personnage principal, on voudrait connaître son passé et les circonstances qui l’ont amené à ce moment et à cet endroit. On reste sur sa faim et sur cette fin … ouverte.

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le train des orphelins,racines,charlot,fourquemin,bamboo,grand angle,western,histoire,chronique sociale,012017,710

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Skippy

 

27/04/2017

La malédiction de Smenkharê

La malédiction de Smenkharé.jpgLa malédiction de Smenkharé_pl.jpgScénario : Anthony Auffret
Dessin : Anthony Auffret
Éditeur : Casterman
48 pages
Date de sortie :  5 avril 2017
Genre : aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Jeune archéologue parisienne, Alexandra est envoyée en Egypte pour porter un artefact antique au professeur Saul qui a découvert le tombeau de Smenkharê, le prédécesseur de Toutankhamon.A son arrivée sur place, le professeur vient d'être enlevé par des terroristes qui comptent sur son savoir pour accéder aux richesses, et surtout aux puissants pouvoirs, du pharaon maudit.

 

 

"l'office du tourisme devra être créatif s'ils veulent que des étrangers se décident à revenir"

 

 

Mon avis

Des vestiges antiques qui sont pulvérisés à l'explosif, forcément ça évoque les événements tragiques se déroulant ces temps-ci en Syrie et en Iraq. Là, nous sommes en Syrie sur les traces du tombeau d'un pharaon totalement inconnu mais qui a bel et bien existé. Ce qui est pratique avec ce roi d’Égypte, c'est que l'on ne sait quasiment rien de lui et que son histoire est sujette à de nombreuses divergences d'opinions entre les spécialistes. Donc, l'auteur Anthony Auffret, dont c'est ici la première BD, peut imaginer sans complexes tout un tas d'aventure plus loufoques ou invraisemblables les unes que les autres.

Vous l'aurez compris, tout ici n'est que fiction et aventure façon Indiana Jones. Courses-poursuites, rebondissements, retournements de situations, coups d'éclats, l'aventure bat son plein dans un rythme effréné, agrémentée de dialogues concis et percutants, avec parfois une petite touche d'humour.

 

La malédiction de Smenkharé_e01.jpg

 

Côté graphisme, on a sous les yeux un album qui sort de l'ordinaire. Anthony Auffret est un autodidacte en matière de dessin. Son admiration pour l'école belge classique se ressent dans son découpage très rythmé offrant une narration sans temps mort. Il va a l'essentiel et la priorité est toujours accordée à l'action. Mais là où l'auteur nous surprend c'est par son audace graphique. Première réflexion qui m'est venue à l'esprit en feuilletant l'album : "on dirait du Brüno !". Il y a de ça, mais en moins rond et moins souple, avec en plus une petite évocation du style Mike Mignola, mais moins riche en détails et moins fignolé. Anthony Auffret crée son style particulier "à la façon de...", style qui aura quand même beaucoup de mal à rivaliser avec le talent des deux auteurs précités.

Au final, on a un album en demi teinte, où l'aventure est plutôt sympa mais sans plus, avec un graphisme original mais pas parfait et des personnages sur lesquels on ne s'attarde pas plus que ça.

A suivre, ou pas ...

Loubrun

 

 

 

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24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

20/04/2017

Anita Bomba T.1

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionAnita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionLe journal d'une emmerdeuse

Scénario : Éric Gratien
Dessin : Cromwell
Éditeur : Akiléos
168 pages
Date de sortie :  27 avril 2017
Genre : Aventure, Action, Science-fiction.

 

 Présentation de l'éditeur

Bien qu’illettrée, Anita Bomba, cambrioleuse de son état, n’en tient pas moins son journal de bord avec application. L’occasion de (re)découvrir ses “exploits” explosifs…


Anita Bomba – Le Journal d’une emmerdeuse, T. 1” regroupe les trois premiers tomes de la série : “Aussi loin que je me rappelle…”, “C’est pas parce que je suis pauvre…” et “Un jour j’ai arrêté de bosser…” parus au milieu des années 90, ainsi qu’une vingtaine de pages inédites signées Cromwell.

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Mon avis

Totalement novice sur ce coup là (pas que je sois une experte, loin de là), j'ai eu envie de me plonger dans cet univers explosif parce qu'on ne lit pas tous les jours « journal d'une emmerdeuse ». C'est ainsi que j'ai découvert une ville embrumée – par le brouillard, mêlé très certainement aux fumées de la civilisation industrielle. Un parfait exemple de dessins Steampunk.

Des couleurs délavées, salies par l'atmosphère ambiant et pourtant, ... pourtant : la couleur rouge, teinte mettant à l'honneur le sang, le feu et l'action (sans oublier les explosions!) se fait la part belle dans chaque case. Tantôt orangé, tantôt vif. Le rouge est partout, omniprésent et parfois même : on ne voit que lui, surtout quand Anita fait tout péter. BADABOUM !

Dès lors, on ne peut pas dire que le dessin soit beau, en soi. Mais il a du style. J'ai même envie de dire qu'il a « de la gueule » à l'instar de notre anti-héroïne qui a le corps de Sharon Stone et pourtant la tronche d'un Sylvester Stalone dans ses bons jours. Mais on l'aime cette emmerdeuse (du moins : on aime ou on n'aime pas : moi j'ai adoré).

Quant aux décors, ils sont minutieusement détaillés. À tel point qu'on pourrait imaginer faire la maquette des lieux sans problèmes. Chaque pavé, chaque fenêtre, chaque rouage des robots tout aussi présents que le rouge, ... sont tracés sans le moindre faux pas. Quelqu'un pour tenter un film ou un long métrage animé (ça nous changerait des éternels remakes à la mode ces temps ci... et quelle héroïne que cette Anita tout feu tout flamme, prête à tout faire péter pour des pépètes... en or si possible !)

Et enfin, l'histoire : j'aime beaucoup le concept de l'anti-héroïne qui est « belle de loin, mais loin d'être belle » (même si apparemment, dans un futur éloigné / univers parallèle : certains mâles aimeraient se... enfin vous voyez... hum hum), qui ne pourrait même pas vous épeler son prénom mais qui pourtant tient un journal mentalement. Le carnet de bord d'une cambrioleuse qui signe ses méfaits de belles et tonitruantes explosions.

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

Bref, j'ai été conquise par cette emmerdeuse et toute cette aventure, carte au trésor à la main. Cet univers presque post-apocalyptique – franchement Steampunk – avec toutes sortes de créatures hybrides, croisées pour la plupart avec des machines. Anita qui faire mine d'être plus érudite qu'elle n'est, ce mentor qui voit clair dans son jeu, mais qui l'aime bien cette emmerdeuse, ce robot qui les accompagne heureusement plus déglingué du ciboulot que des jointures et tout cet univers sombre, lugubre, ... domaine de l'ex flic mais tout aussi tenace "Mr Bottle" qui pourchassera sans doute Anita jusqu'aux tréfonds de ce monde.

 

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Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

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 Affaire à suivre et/ou redécouvrir

ShayHlyn.