24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

 

Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

20/04/2017

Anita Bomba T.1

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionAnita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionLe journal d'une emmerdeuse

Scénario : Éric Gratien
Dessin : Cromwell
Éditeur : Akiléos
168 pages
Date de sortie :  27 avril 2017
Genre : Aventure, Action, Science-fiction.

 

 Présentation de l'éditeur

Bien qu’illettrée, Anita Bomba, cambrioleuse de son état, n’en tient pas moins son journal de bord avec application. L’occasion de (re)découvrir ses “exploits” explosifs…


Anita Bomba – Le Journal d’une emmerdeuse, T. 1” regroupe les trois premiers tomes de la série : “Aussi loin que je me rappelle…”, “C’est pas parce que je suis pauvre…” et “Un jour j’ai arrêté de bosser…” parus au milieu des années 90, ainsi qu’une vingtaine de pages inédites signées Cromwell.

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Mon avis

Totalement novice sur ce coup là (pas que je sois une experte, loin de là), j'ai eu envie de me plonger dans cet univers explosif parce qu'on ne lit pas tous les jours « journal d'une emmerdeuse ». C'est ainsi que j'ai découvert une ville embrumée – par le brouillard, mêlé très certainement aux fumées de la civilisation industrielle. Un parfait exemple de dessins Steampunk.

Des couleurs délavées, salies par l'atmosphère ambiant et pourtant, ... pourtant : la couleur rouge, teinte mettant à l'honneur le sang, le feu et l'action (sans oublier les explosions!) se fait la part belle dans chaque case. Tantôt orangé, tantôt vif. Le rouge est partout, omniprésent et parfois même : on ne voit que lui, surtout quand Anita fait tout péter. BADABOUM !

Dès lors, on ne peut pas dire que le dessin soit beau, en soi. Mais il a du style. J'ai même envie de dire qu'il a « de la gueule » à l'instar de notre anti-héroïne qui a le corps de Sharon Stone et pourtant la tronche d'un Sylvester Stalone dans ses bons jours. Mais on l'aime cette emmerdeuse (du moins : on aime ou on n'aime pas : moi j'ai adoré).

Quant aux décors, ils sont minutieusement détaillés. À tel point qu'on pourrait imaginer faire la maquette des lieux sans problèmes. Chaque pavé, chaque fenêtre, chaque rouage des robots tout aussi présents que le rouge, ... sont tracés sans le moindre faux pas. Quelqu'un pour tenter un film ou un long métrage animé (ça nous changerait des éternels remakes à la mode ces temps ci... et quelle héroïne que cette Anita tout feu tout flamme, prête à tout faire péter pour des pépètes... en or si possible !)

Et enfin, l'histoire : j'aime beaucoup le concept de l'anti-héroïne qui est « belle de loin, mais loin d'être belle » (même si apparemment, dans un futur éloigné / univers parallèle : certains mâles aimeraient se... enfin vous voyez... hum hum), qui ne pourrait même pas vous épeler son prénom mais qui pourtant tient un journal mentalement. Le carnet de bord d'une cambrioleuse qui signe ses méfaits de belles et tonitruantes explosions.

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

Bref, j'ai été conquise par cette emmerdeuse et toute cette aventure, carte au trésor à la main. Cet univers presque post-apocalyptique – franchement Steampunk – avec toutes sortes de créatures hybrides, croisées pour la plupart avec des machines. Anita qui faire mine d'être plus érudite qu'elle n'est, ce mentor qui voit clair dans son jeu, mais qui l'aime bien cette emmerdeuse, ce robot qui les accompagne heureusement plus déglingué du ciboulot que des jointures et tout cet univers sombre, lugubre, ... domaine de l'ex flic mais tout aussi tenace "Mr Bottle" qui pourchassera sans doute Anita jusqu'aux tréfonds de ce monde.

 

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Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 Affaire à suivre et/ou redécouvrir

ShayHlyn.

18/04/2017

Les Misérables

Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.Scénario : Studio Variety Art Works (adaptation du roman de Victor Hugo)
Dessin : Studio Variety Art Works
Éditeur : Soleil
192 pages
Date de sortie :  08/03/2017
Genre : Seinen, adaptation, aventure

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Comprenez de grandes œuvres libératrices de la pensée humaine grâce aux mangas et découvrez avec plaisir les idées fondatrices de nos sociétés !

En mars prochain, les aventures de Jean Valjean, Javert, Thénardier, Cosette et Gavroche prendront une nouvelle forme dans ce récit complet en un volume.

Octobre 1815, Jean Valjean, après 19 années de bagne, revient en France, plein de rancune contre la société. Mais une rencontre va changer sa vie et le transformer en homme de bien. Pourtant en ces années-là, il est difficile de fuir son passé...

 

Les Misérables, Victor Hugo, Studio Variety Art Works, Soleil, Seinen, Aventure, adaptation.

 

Mon avis

J'ai envie de dire « quelle misère ! »

Il est, à mon sens, des œuvres littéraires qu'il faut savoir respecter plus que d'autres et « Les Misérables » en fait partie. Victor Hugo est connu de part le monde, ses romans traduits un nombre incalculable de fois et les mangakas s'arrachent la littérature française pour redorer leur blason, si non celui de l'oeuvre elle-même. Mais est-ce que Cosette et Jean Valjean en ont vraiment besoin ?

Tant d'adaptations, de films, de séries, de spectacles, de comédies musicales, ... j'en passe et des meilleures. Pas plus tard que le mois passé s'achevait la série en 8 tomes « Les Misérables » chez Kurokawa et croyez-moi : quand on a lu la série, il est très, très, très, très, très difficile de ne pas faire la comparaison avec les deux ouvrages.

Déjà le nombre de tomes fait la différence ! 8 chez Kurokawa – 1 chez Soleil... ça laisse sceptique. Pourtant j'ai ouvert ce tome à la couverture en blanc et noir sur fond bleu, en priant comme la petite Cosette sous mes yeux – dans mon cas en espérant que je m'en sorte indemne de cette lecture, mais surtout du spectacle graphique qui m'attendait.

Aïe, aïe, aïe mes yeux : le dessin est tellement simpliste que j'en viens à espérer que Victor Hugo ne va pas se retourner dans sa tombe en voyant comment sont devenus Fantine, Jean Valjean, les Thénardier, Cosette, ... avec un petit « soulagement » pour Javert et le petit Gavroche qui ne s'en sortent pas trop mal tous les deux.

Quant au texte, évidemment : la prose de Hugo ne pouvait pas être contenue en un seul – petit – tome. Il eut fallu au moins 8 tomes (comme chez Kurokawa par exemple... je dis ça, je ne dis rien...) pour respecter le talent de l'artiste. Cet homme de lettres qui a su s'ériger au rang de grand maître de l'art avec « Les Misérables » notamment. Alors comment ne pas déplorer cette adaptation qui réduit tant et si bien (ou mal) que même certaines scènes sont modifiées comme le retour de Marius blessé, des scènes ajoutées carrément, des personnages effacés comme une des filles Thénardier qui meurt par amour pour Marius, pour ne citer qu'elle...

Je ne peux donc pas partager l'enthousiasme de Soleil qui espère, en préface que : « Cette édition des Misérables en manga n'a pas pour but de remplacer l'oeuvre de Victor Hugo (encore heureux !). En aucun cas la lecture de cette bande dessinée ne saurait dispenser le lecteur de lire le roman original si tant est qu'il ait souhaité en découvrir le contenu (c'est un fait, il y a trop d'incohérences). Au contraire, par la lecture de ce manga, nous avons la volonté de provoquer l'envie de lire cette fabuleuse oeuvre dan le texte (mal barrés avec une telle promotion). Quant à ceux qui l'ont déjà lu (oui, présente!), il n'est pas inintéressant d'ouvrir ce manga car il s'agit d'un objet des plus curieux et des plus réussis à la fois (ils se sont trompés de manga, ils parlent sûrement de l'autre, chez la concurrence...) ».

Veuillez excuser mes parenthèses dans la préface de Soleil, mais je me suis permise de penser « tout haut » en lisant cela à voix haute pour tenter de me convaincre que ces éditeurs avaient raison. Que nenni. En essayant de relativiser – et à force, vous devez savoir que je tente de le faire à chaque fois que je lis quelque-chose qui ne me plait pas – je n'ai pas trouvé une once de charme à ce manga. Déjà : il est trop court. Les Misérables de Victor Hugo – roman qui a nécessité pas moins de 2000 pages en éditions de poche – ne pouvait pas finir en 192 pages manga ! Ensuite : le dessin ? Si un ouvrage ne peut compter sur la pagination nécessaire pour en exprimer la force, BON SANG (pour rester polie) : fallait-il en plus le dénaturer avec un dessin enfantin ?

Victor Hugo c'est intense ! C'est riche en vocabulaire ! Ça vous prend aux tripes comme un coup de poing dans le ventre, de Mohammed Ali, alors que vous venez de finir un repas en 5 services le soir de Noël. C'est tout sauf cette mièvrerie en 192 pages.

En supposant... si, je dis bien SI Soleil avait décidé de draguer un jeune publique à la lecture de grands classiques tels que « Les Misérables », j'aurai pu comprendre le dessin parfois bon enfant SI (encore une fois) le dit publique avait 3 ans. C'est simple, ça fait sourire, ça fait rêver d'aventure. Mais les Misérables. Les Misérables ?! Non ! Vraiment non ! Ce roman c'est la crasse humaine, c'est la révolution, c'est... c'est le sang, le feu, la douleur. Ce n'est donc pas pour les enfants. Donc non, même le dessin ne colle pas.

Et me voilà donc à déblatérer sur un manga que je n'ai même pas aimé.

 

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Franchement, allez chez Kurokawa si vous voulez voir du bon Misérables ou lisez direct l'oeuvre originale.

ShayHlyn.

14/04/2017

La craie des étoiles T.2

La craie des étoiles, Raphaël Drommelschlager Bamboo,Aventure, jeunesse. La craie des étoiles, Raphaël Drommelschlager Bamboo,Aventure, jeunesse. Auteur : Raphaël Drommelschlager
Éditeur : Bamboo.
48 pages.
Date de sortie : 8 mars 2017.
Genre : Aventure, jeunesse.

 

 

 

Résumé :

Grâce à sa craie magique, Max a acquis le pouvoir de se déplacer partout dans le monde et de pouvoir discuter avec les animaux. Au bout du voyage, il découvrira peut-être d'où vient cette "craie des étoiles" et qui se cache derrière l'étrange personnage qui semble toujours le précéder de quelques instants.

 

La craie des étoiles, Raphaël Drommelschlager Bamboo,Aventure, jeunesse.

Mon avis :

Max continue de nous faire voir non pas du pays mais DES pays, tout en restant détenteur du record du mec qui s'acclimate le plus rapidement et qui supporte le mieux les décalages horaires dans toute l'histoire de l'humanité (rires). Il est aussi celui qui voyage le plus prestement grâce à sa fameuse craie. Vous l'aurez compris, le surréalisme est toujours aussi omniprésent dans cet album, exagérément dans cette deuxième série d'escapades si bien qu'on pourrait en faire un long sketch !

Comme dans la précédente épopée, l'instruction, la pédagogie et l'écologie sont toujours de la partie. Les protagonistes, aux doux comme aux forts caractères, restent eux renchéris de belles valeurs à l'exception d'un seul. Bienheureusement pour notre intrépide Maxou, il y a une forme de justice en plus d'une chance inexprimable ! De plus, les répliques qui remplissent les bulles ont plus de verbe, nette amélioration à ce niveau-là. Encore un labeur, de la part de celui qui est à la fois scénariste, dessinateur et coloriste de l'oeuvre, qu'on ne peut pas blâmer à 100%. Toutefois, une question demeure en suspens : est-ce que Théophile serait vivant, lui qui possédait la craie il y a plus de 150 ans ? La réponse peut-être à un autre moment.

 

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 Mister Med.

05/04/2017

Le merveilleux voyage de Nils Holgersson

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Scénario : Nori Ichikawa d'après l'oeuvre originale de Selma Lagerlöf
Dessin : Nori Ichikawa
Éditeur : Nobi Nobi !
160 pages
Date de sortie :  04/01/2017
Genre : jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

 

 

Présentation de l'éditeur

Nils est un vilain garnement qui préfère jouer des tours et embêter les animaux plutôt que d'étudier sagement. Un jour qu'il s'en prend à un minuscule lutin vivant chez lui, le voilà réduit à la même taille que celui-ci ! Il ne peut alors pas empêcher Martin, le jars de la ferme, de s'envoler avec les oies sauvages... Le jeune garçon va donc l'accompagner malgré lui pour un fabuleux voyage à travers la Suède, à la découverte de la nature et de nouveaux amis. Mais Nils pourra-t-il rentrer chez lui pour que tout redevienne comme avant ? 

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

Mon avis

 

Du jaune chatoyant, des personnages souriant en couverture et cet aspect de « vieux livre » sans en être un. Pas de doute, c'est un conte de fée qui va se jouer sous mes yeux. J'écarte donc la languette marque-page toute dorée pour entamer ma lecture de ce manga prometteur s'il suit correctement la trame du roman dont il est inspiré.

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.Sachez-le, le merveilleux voyage de Nils Holgersson n'est pas un simple conte à lire chaque soir aux enfants pour s'endormir. L'oeuvre originale a été spécialement demandée par l' Association Nationale (suédoise) des enseignants à Selma Lagerlöf qui s'exécuta en 1906. L'objectif de ce roman en deux tomes était d'apprendre à nos chères têtes blondes des rudiments de géographie, mais aussi des notions de faune et de flore scandinave de façon plus ludique.

Autant vous dire que le manga suit la même logique en s'ouvrant sur une présentation des personnages et une carte de la Suède (ses villes principales, celles où Nils va aller ainsi que les pays limitrophes). Un dessin simple, des textes abordables et un découpage des chapitres qui donne vraiment envie d'en lire un chaque soir aux enfants avant d'aller se coucher.

Le merveilleux voyage de Nils Holger, Selma Lagerlöf, Nori Ichikawa, Nobi nobi !, jeunesse, éducation, conte de fée, aventure, adaptation littéraire.

Moi, pour ma part : j'ai tout lu d'une traite ! Indéniablement pour enfants, ce manga possède néanmoins ce côté charmant qui berce les plus âgés de souvenirs et de nostalgie. Au cœur même du folklore scandinave, on se laisse guider par les oies sauvages qui ont accepté l'espiègle garçon devenu « Tom pouce » dans leur périple vers la Laponie.

 

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Un ouvrage que je conseille donc aux parents en manque d'inspiration pour la lecture du soir.

ShayHlyn.

31/03/2017

Katanga - tome 1 - diamants

katanga, nury, vallée, dargaud, aventure, trhiller politique, afrique, congo, mercenaires, diamants, néocolonialisme, 8/10, 03/2017katanga, nury, vallée, dargaud, aventure, trhiller politique, afrique, congo, mercenaires, diamants, néocolonialisme, 8/10, 03/2017Scénario : Fabien Nury
Dessin : Sylvain Vallée
Éditeur : Dargaud
70 pages
Date de sortie :  mars 2017
Genre : aventure, action, thriller politique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

En 1960, après quatre-vingts ans passés sous la domination coloniale belge, le Congo proclame son indépendance ; moins de deux semaines après, la riche province minière du Katanga fait sécession. Le Congo et le Katanga entrent immédiatement en guerre ; au cœur du conflit : la possession des territoires miniers. De nombreux massacres et exodes de civils s'ensuivent. L'ONU impose alors sa médiation et l'envoi de Casques bleus sur place... Dans le même temps, une horde d'ignobles mercenaires est recrutée pour aller libérer les exploitations minières occupées... Et un domestique noir, Charlie, tord le cou au destin en mettant la main sur un trésor inestimable : 30 millions de dollars de diamants... ce qui fait de lui le Noir le plus recherché du Katanga.

 

 "Un récit édifiant, monsieur le ministre... Dois-je en déduire que je suis autorisé à embaucher du monde ?"

 

Mon avis

On ne présente plus Fabien Nury, le scénariste prodige et prolifique de la bande dessinée, qui depuis quelques années enchaine les succès. Visez un peu : l'or et le sang, la mort de Staline, le maitre de Benson Gate, Silas Corey, Tyler Cross ... ! Et si l'on remonte un peu plus loin dans sa bibliographie, nous tombons sur Il était une fois en France, son plus gros succès, réalisé avec Sylvain Vallée. Alors évidemment, une nouvelle série signée de ces deux auteurs ne peut qu'attirer l'attention.

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Nous voilà donc partis pour 70 pages de pure aventure saupoudrée de fiction historique, marque de fabrique et fond de commerce de Fabien Nury, dans une Afrique post-coloniale en proie aux prémices du néocolonialisme. Le Katanga, région la plus riche du Congo belge, regorgeait de minerais attisant la convoitise de nombreuses personnes et de nombreuses firmes européennes. Sur ce socle historique réel, Fabien Nury pose une armée de mercenaires cyniques et antipathiques à souhait qui ne reculent devant rien pour protéger les mines de cuivre.

Tout bon amateur de récits de grande aventure se régalera de ce thriller politique assez inspiré d'un certain cinéma des années 60-70 comme Un taxi pour Tobrouk, Les oies sauvages ou Le dernier train du Katanga. Mais attention ! Fabien Nury a choisi de nous embarquer au cœur des ténèbres et nous fait côtoyer des personnages vraiment pas recommandables. Qu'ils soient en costard dans des salons dorés ou dans la brousse en treillis, tous ne répondent qu'a un seul maître : l'argent.

Le magot est ici incarné par 30 millions de dollars de diamants qui font tourner la tête à toute cette bande d'affreux. Bienvenue dans le camp des salauds !

Guerre civile, diamants, corruption, barbouzes et mercenaires, tous les ingrédients sont réunis pour un cocktail explosif !

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Le dessin de Sylvain Vallée est à la hauteur du scénario. D'un trait semi-réaliste frisant parfois la caricature, il brosse des portraits au vitriol et met en scène la violence de façon abrupte et sans retenue. Par ailleurs, il a la chance (et nous aussi) de pouvoir introduire la série durant 9 pages faites de cases panoramiques racontant en voix off la genèse du Katanga. 9 pages qui mettent doucement le lecteur dans l'ambiance et qui donnent le ton de cette grande aventure.

Allez, encore deux tomes pour mettre la main sur le magot !

Loubrun

 

 

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28/03/2017

Jane Eyre

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.Scénario : Crystal S. Chan (adaptation du roman de Charlotte Brontë)
Dessin : SunNeko Lee
Éditeur : Nobi-Nobi 
336 pages
Date de sortie : 08/02/2017
Genre : adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

 

 

Présentation de l'éditeur :

Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, une femme jalouse qui fait de sa vie un enfer. Aidée par le médecin de famille suite à un malaise, Jane va partir dans le pensionnat de Lowood, une école insalubre où le typhus fait beaucoup de victimes. Rescapée de cet endroit, elle trouve ensuite un emploi de gouvernante dans le manoir de Thornfield. Sa rencontre avec le maître des lieux bouleversera sa vie à tout jamais mais l’indépendance de la jeune femme lui permettra-t-elle d’atteindre ce bonheur longtemps recherché ?

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Mon avis :

Jane Eyre, une héroïne qui partit de rien pour obtenir amour et fortune. Inspirée de la vie même de l'auteure, ce roman fut un grand succès à son époque et il continue encore de faire rêver plusieurs personnes – moi la première. C'est donc fière d'avoir lu l'original, vu les films et les séries que je me suis attaquée à ce manga adapté par Crystal S. Chan et SunNeko Lee.

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Cet ouvrage a tout d'un roman de prime abord : le format (si ce n'est le sens de lecture propre à la majorité des mangas) broché et même le cordon – marque page qui ajoute au charme de ce livre. De quoi donner envie de se caler au coin du feu, ou pelotonnée sous sa couette, pour commencer la lecture de Jane Eyre. Tout y est (sauf erreur de ma part évidemment) ! L’acariâtre tante, le cousin insupportable, … et même la chaise de la honte quand Jane se retrouve accusée de mensonge au pensionnat.

Le tout mettant en avant les personnages plutôt que les décors qui sont souvent de simples tramages. Néanmoins, quelques détails permettent d'accentuer les situations : les arbres dénudés au pensionnat, le luxe du manoir où Jane travaillera par la suite, la simplicité de l'école de village. Mais juste ce qu'il faut pour dépeindre l'atmosphère exprimant tantôt l'état d'esprit d'une seule personne, de l'ensemble des personnages ou simplement la saison de l'année.

Il y a tant à savoir sur les personnages de toutes façons ! Jane est relativement introvertie – la majeure partie du temps – donc elle analyse beaucoup les gens qui gravitent autour d'elle. Une observation minutieuse accentuée par les phylactères laissant parler la narratrice. Nous découvrons ainsi les différences culturelles, la façon de penser à l'époque victorienne et cette « petite elfe » (comme l’appellera souvent Mr. Rochester), Jane, qui ne demande rien à la vie. Juste être heureuse et aimée contrairement à son enfance triste et sans chaleur.

Dès lors, impossible visiblement pour SunNeko Lee de dessiner un personnage « ordinaire » comme l'héroïne est pourtant décrite dans l'ouvrage original. Au contraire, Jane Eyre a beaucoup – BEAUCOUP – de charmes dans ce manga, tout comme Mr. Rochester qui n'est pas « laid » comme il aime à le dire... juste plus vieux que Jane. Un démarcation qui rend les traits de l'héroïne presque poupins à côté de ceux de son bien-aimé plus sévères.

Mais voilà une superbe adaptation ! Où les passages « chibiesque » m'ont moins interpellés que ceux vu dans « Orgueil et préjugés » (souvenez-vous : voir des étoiles dans les yeux des personnages ou les voir avec des visages grotesques m'agaçait un tantinet). Ici, on peut voir la sagesse de la jeune femme face aux épanchements amoureux de son aîné qui ne se sent plus de joie. Son éloquence est d'autant plus marqué quand il se retrouve des étoiles pleins les yeux et des perles précieuses plein les mains.

Jane Eyre, Charlotte Brontë, SunNeko Lee, Crystal S. Chan, Nobi-nobi, adaptation, littérature classique, romance, aventure, tranche de vie.

Je mets donc un bon point à ce manga qui magnifie la littérature classique pour le bonheur de ses lecteurs, qu'ils soient amateurs des écrits de Charlotte Brontë ou qu'ils découvrent ces œuvres romanesques pour la première fois.

 

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ShayHlyn.

22/02/2017

Les pirates de Barataria - tome 10 - Galveston

les pirates de barataria, galveston, bourgne, bonnet, glénat, pirates, histoire, états-unis, napoléon, mexique, aventure, aventures maritimes, 01/2017, 7/10les pirates de barataria, galveston, bourgne, bonnet, glénat, pirates, histoire, états-unis, napoléon, mexique, aventure, aventures maritimes, 01/2017, 7/10Scénario : Marc Bourgne
Dessin : Franck Bonnet
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie :  janvier 2017
Genre : aventures maritimes, Histoire

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

 

Golfe du Mexique, avril 1818. Artémis et Dominique You coulent des jours heureux sur L’Abeille, le navire qu’ils ont racheté après la bataille de la Nouvelle-Orléans. En mer, ils rencontrent le général français Charles Lallemand ainsi que leur vieil ami Roustam, venus fonder une colonie française au Texas. Ils leur suggèrent de se rendre à Galveston, une base navale établie en soutien aux révolutionnaires mexicains et dont le nouveau commandant n’est autre que Jean Lafitte. Cela tombe bien, car la véritable mission du mamelouk de Napoléon est toute autre. Après la défaite de Waterloo, il cherche l’appui d’Artémis et du pirate de Barataria pour monter une expédition sur l’île de Sainte-Hélène... Son but : délivrer l’Empereur !

 

 

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Mon avis

Voilà un nouveau cycle pour cette grande fresque navale, historique et romanesque débutée par Marc Bourgne et Franck Bonnet en 2009. La quatrième de couverture nous annonce ce quatrième cycle sur trois volumes, ce qui réjouira d'avance tous les fans de la série tant Marc Bourgne ne manque pas d'imagination pour faire durer l'aventure. Il n'en manque pas non plus pour mélanger adroitement les faits historiques et la fiction. A l'instar de nombreux romanciers avant lui, et pas des moindres (Alexandre Dumas, Walter Scott ...), le voilà qui s'amuse avec l'Histoire et la période de captivité de Napoléon sur l'île de Sainte Hélène. Cette période a donné lieu à des tas de mythes et légendes notamment concernant des projets d'évasion, dont l'un aurait été élaboré par le maire de la Nouvelle-Orléans en Lousianne ...

Marc Bourgne apporte donc sa contribution à tous ces mythes dans une histoire pleine d'aventure et de rebondissements comme il sait si bien les écrire. Il a su trouver une idée intéressante et pleine de promesses pour renvoyer en mer tous ses personnages, et redonner un souffle aventureux à son récit. Comme nous le montre brillamment la couverture, ce nouveau cycle sent vraiment bon les embruns et Franck Bonnet, dont le talent n'est plus a démontrer en matière de scènes maritimes, nous gratifie de quelques scènes d'anthologie dans lesquelles il prend plaisir à maltraiter les navires dans des tempêtes ou des combats navals.

Voilà une série qui depuis 10 tomes ne s'essouffle pas et mélange savamment grande aventure et grande histoire au service d'une fiction très réaliste.

 

 Loubrun

 

 

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20/02/2017

Groenland vertigo

groenland vertigo, tanquerelle, casterman, hommage, hergé, Jorn riel, aventure, expédition, 8/10,01/2017groenland vertigo, tanquerelle, casterman, hommage, hergé, Jorn riel, aventure, expédition, 8/10,01/2017Scénario : Hervé Tanquerelle
Dessin : Hervé Tanquerelle
Éditeur : Casterman
100 pages
Date de sortie :  janvier 2017
Genre : aventure, humour

 

 

 

Résumé

En pleine crise de déprime due à un manque chronique d’inspiration, Georges, auteur de BD, reçoit un mail qui va lui donner un sérieux coup de fouet. Magnus Keller est capitaine d'un voilier et lui propose de se joindre à l'équipage pour une expédition au Groenland. Le but du voyage est d'accompagner l'artiste performer Ulrich Kloster qui veut faire une installation spectaculaire pour dénoncer l'exploitation destructrice des compagnies pétrolières. Georges s'embarque dans l'aventure et se retrouve entouré d'un artiste parano, de scientifiques, et de l'écrivain Jørn Freuchen qui revient sur les traces d'un précédent voyage. L'aventure sera plus cocasse qu'épique et sera surtout une belle source d'inspiration pour Georges.

 

 

Mon avis

Hervé Tanquerelle et Gwen de Bonneval avaient adapté les textes de l'écrivain et aventurier Danois Jørn Riel aux Éditions Sarbacane dans la série "...et autres racontars". En 2011, entouré de l'écrivain, de scientifiques et d'artistes de renom, Hervé s'embarque pour trois semaines d'expédition pour découvrir et rendre compte des réalités actuelles du Groenland. Cette aventure l'inspirera pour cet album. Mais, d'un projet initial de reportage BD ou de récit autobiographique, il se dirige finalement vers une fiction fortement inspirée de son expérience. Entouré de Danois, alors qu'il ne parle pas la langue et très mal l'anglais, il s'est vite rendu compte qu'il ne pourrait rester qu'à la surface des choses et n'aurait pas assez de matière pour un récit autobiographique pertinent. Ce n'est que trois ans plus tard qu'il a vu cette expérience sous un autre angle, grâce à la complicité de ses amis Gwen de Bonneval et Brüno, et qu'il a pu la raconter sous le prisme de la fiction, ou de l'autofiction.

 

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On est frappé d'emblée par l'héritage revendiqué d'Hergé qui transpire dès les premières pages. Les analogies avec Tintin sont légions, particulièrement avec l'album l'étoile mystérieuse, mais pas que : l'expédition arctique, le nom du bateau qui est un homonyme à une lettre près, le personnage de l'artiste performer renfrogné et parano qui fait penser à Carreidas dans vol 714 pour Sydney, l'écrivain qui a des airs du capitaine Haddock et un petit penchant pour la bouteille ... et j'en passe, jusque dans la typo utilisée, identique à celle que l'on trouve dans les Tintin. Même le dessin, s'il n'est pas franchement ligne claire pure (seuls les personnages sont encrés et les couleurs sont faites visiblement au lavis) s'en inspire fortement et cherche à s'en approcher.

 

Le tout est rudement convaincant et on se laisse agréablement mener dans cette aventure farfelue ou rien ne se passe comme prévu et qui au passage distille un petit message écolo contre les lobbies pétroliers.

Voilà un album savoureux sur lequel les amoureux de Tintin s'amuseront des nombreux clins d’œil que Tanquerelle a semés dans son histoire.

 

Loubrun

 

 

 

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11/02/2017

Tintin au pays des Soviets

001.jpg2.jpgDessin et scénario : Hergé

Editeur : Casterman

144 pages - cartonné

Parution : 11 janvier 2017

Mythologie de la bande dessinée

 

 

 « Je vous assure que je ne comprendrai jamais le succès de Tintin. »

Cette déclaration d’Hergé faite à Numa Sadoul reste plus que jamais d’actualité. Plus de 30 ans après sa mort et 40 ans après le dernier album achevé, malgré les controverses autour de la gestion de son héritage, Hergé reste un artiste consacré par la critique, le public et les investisseurs. Même les plus réfractaires à son œuvre ont bien dû lire au moins quelques albums. La notoriété de Tintin est autant incontestable que rarissime. Ce mois de janvier aura connu une controverse de plus : fallait-il coloriser ce vieil album ? N’était-ce pas trahir les volontés de son créateur ? Les deux camps (Hugues Dayez/Etienne Pollet) se sont affrontés, arguments et documents à l’appui. Résultat de ce match passionnant et érudit : avantage à Pollet et à l’éditeur Casterman.

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Personnellement, je trouve le résultat de cette mise en couleurs très pertinent et très réussi.

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Au-delà de la thématique naïve de ce premier des trois albums-reportages, cette œuvre de jeunesse affiche bien sûr un style encore non-maîtrisé. Les décors réduits au minimum, la représentation simpliste des costumes et des uniformes, le manque d’exotisme, l’indigence du scénario (Tintin court d’une aventure à une autre sans répit) et le peu de réalisme en ont fait un cas à part. Là est pourtant tout le charme de la nostalgie. On y sent l’œuvre en gestation et certaines cases sont déjà des petits bijoux du sens du mouvement dont Hergé fera sa marque de fabrique. La limpidité du style, la précision du détail et le souci documentaire viendront par la suite.

Les couleurs apportent ici un surcroît de lisibilité à cette première aventure en renforçant la netteté du graphisme. En 1930, son jeune auteur de 21 ans ne se doutait pas qu’il venait de créer un nouveau mythe universel. Cet album rend hommage à un génie, certes controversé, du 9ème art.

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Franquin, idees noires, humour noir, noir et blanc, fluide glacial

Skippy