21/12/2017

Le Député

le député, cucuel, Coutelis, bamboo, documentaire, politique, assemblée nationale, 09/2017,7/10le député, cucuel, Coutelis, bamboo, documentaire, politique, assemblée nationale, 09/2017,7/10Scénario : Xavier Cucuel
Dessin : Al Coutelis
Éditeur : Bamboo
154 pages
Date de sortie :  septembre 2017
Genre : documentaire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Jean-René Galopin est médecin de campagne en Aquitaine. Maire d’un village de 350 habitants, il décide de tenter sa chance dans la course à la députation. Contre toute attente, ce candidat sans étiquette est élu pour siéger à l’Assemblée nationale. Comme il s’était engagé dans cette législative partielle par bravade plus que par réelle ambition, Jean-René Galopin doit tout apprendre sur le tas. Et très vite. Il ne dispose d’aucun parti politique en mesure de le soutenir. Dans les premiers jours, le jeune élu de 41 ans se perd dans les couloirs du palais Bourbon. Le nouveau député va néanmoins peu à peu s’habituer à ce monde qui lui était jusqu’alors totalement étranger. Soutenu par un mystérieux mentor, il apprend tous les rouages de l’Assemblée nationale, de la meilleure façon de se faire remarquer aux accointances les plus compromettantes.

 

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Mon avis

On pourrait qualifier cette BD de docu-fiction. Fruit d'une rencontre fortuite lors d'un salon au Touquet durant lequel Xavier Cucuel et Jean-Louis Debré – alors président du conseil constitutionnel – dédicaçaient leurs ouvrages respectifs, cet album nous immerge au cœur du pouvoir législatif français. Au cœur, puisqu'on pénètre dans l'assemblée, mais surtout dans les coulisses, puisqu'on en voit tous les rouages en suivant pas à pas l'installation d'un nouvel élu, totalement novice en la matière.

Devenu député un peu malgré lui, Jean-René Galopin incarne ces gens qui ont la foi et qui sont animés d'un enthousiasme débordant pour la cause publique, au sens noble du terme. Aux innocents les mains pleines, comme on dit !

Il y a des règles à l'Assemblée, des codes à respecter, des us et coutumes à connaitre, des pièges à éviter, des trucs à savoir pour se faire connaitre et reconnaitre, par ses pairs mais aussi par les médias. Jean-René Galopin apprendra tout cela vite et bien, mais il aura du mal à éviter le piège tendu par une belle lobbyiste diligentée par des labo pharmaceutiques.

 

Écrite avant 2017 et le renouvellement des députés (424 nouveaux députés aux législatives de 2017) cet album est véritablement instructif car tout ce qui y est dit est vrai. La caution est de taille puisque les deux auteurs ont eu le privilège de faire une visite guidée des lieux par Jean-Louis Debré qui fut Président de l'assemblée Nationale de 2002 à 2007. Il connait les lieux,  l'institution et son fonctionnement sur le bout des doigts. Ainsi, toutes les anecdotes relèvent de ce qui a été raconté par Debré, et sont donc authentiques : les surnoms, le choix des commissions, les anciens ministres qui profitent des droits et privilèges à vie, les ministres ou députés odieux et méprisant avec le personnel du palais Bourbon, le mépris envers les sans étiquette, les lobbys, les candidatures au poste d'attaché parlementaire, le rôle de l'épouse (qui spontanément ouvre son courrier et l'aide à gérer son agenda), les réunions et doléances locales, la prise de poids, les cocktails, et j'en passe des vertes et des pas mûres qui ne donnent pas franchement envie de côtoyer cet univers.

Si certaines situations font sourire, d'autres sont assez pitoyables et globalement tout cela n'est pas très reluisant et ne met pas en valeur les représentants du peuple.

Entre épure et détail, le dessin d'Al Coutelis se veut des plus réalistes. Il représente les monuments et les scènes avec précision pour s'approcher de la réalité des architectures, des décors et des personnages. Le style est simple, sans fioritures, et va à l'essentiel pour un rendu des plus efficace.

Le Député est un beau reportage instructif et très documenté qui offre une autre vue de cette petite ville qu'est le palais Bourbon.

Par contre, le risque est de ne plus avoir envie de voter après l'avoir lu !

 

Loubrun

 

 

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15/11/2017

Jean de Florette

cov.jpg2.jpgL'eau des collines Tome 1/2

D’après l’oeuvre de Marcel Pagnol
Scénario : Serge Scotto et eric Stoffel
Dessin : Alexandre Tefenkgi
Editeur :
Bamboo
Collection : Grand Angle
Sortie : 04 octobre 2017
Drame

 « Un paysan peut devenir bossu, mais un bossu ne devient pas paysan »

Pour se lancer dans la culture des œillets, le Papet et son neveu Ugolin ont besoin d’espace et surtout d’une source : un vrai trésor dans la chaude Provence. Dans l’espoir d’acquérir à bas prix le terrain de leur voisin Pique-Bouffigue, Ugolin et le Papet profitent de la mort du vieux pour boucher la source et dévaloriser le lieu. La ferme semble disponible, mais l’héritier de la propriété arrive un jour avec sa femme et sa fille Manon. Il s’appelle Jean de Florette, il est bossu, vient « de la ville » et semble décidé à faire prospérer sa terre. Mais le Papet et ugolin sont prêts à tout pour faire échouer son projet. 

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Jean de Florette est la première partie de L’eau des collines, le diptyque romanesque de Marcel Pagnol, surtout connu pour son adaptation au cinéma par Claude Berri en 1986 avec un extraordinaire trio d’acteurs (Gérard Depardieu, Daniel Auteuil et Yves Montand). Le défi scénaristique était de taille, il fallait restituer fidèlement l’ambiance et les péripéties de ce long roman tout en respectant le style de l’auteur. On peut dire que le duo Scotto/Stoffel a réalisé ici un excellent travail : de nombreuses scènes et détails qui n'apparaissaient pas dans les films sont mises en cases et en planches, ce qui fait que cette version est beaucoup plus respectueuse du texte original de Pagnol. Le dessin de Tefenkgi, simple, plus brut et anguleux, manque de détails dans les décors. C’est du moins l’impression que j’ai éprouvée en comparant celle-ci aux autres adaptations publiées dans la même collection. Quoi qu’il en soit, le plaisir de la lecture est toujours au rendez-vous et donne envie de retourner au texte ou à l’œuvre filmée originale.

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Skippy

06/09/2017

Les Vélomaniacs T. 13

Couv_306016.jpg9782818941683_pg.jpgScénario : Jean-Luc Garréra.
Dessin : Alain Julié.
Éditeur : Bamboo.
48 pages.
Sortie : 31 mai 2017.
Genre : Humour.

 


Résumé :

Les féminines accèdent à la catégorie supérieure et les choses vont devenir plus sérieuses. Le club se met en quête d'une nouvelle coach, Jeannine Longo, et de quelques recrues de haut niveau pour renforcer le groupe. Les résultats du club n'étant pas des plus brillants, gageons que nos nouvelles princesses feront honneur à la petite reine !


Mon avis :

Une société qui se virilise, ce n'est pas l'idéal mais une société qui se féminise, non plus. En effet, un équilibre est nécessaire. Donc, est-ce un hasard si, en ces temps actuels, un tel album paraît ? Je ne pense pas tout en étant le premier à reconnaître que ça change aux fans de cette série qu'il y ait davantage de femmes que d'hommes et en évitant les suspicions voire les accusations paranoïaques (rires).

Des femmes, au-cun problème. Mais dans quels accoutrements et c'est surtout là où je voulais en venir ? Parce que c'est limite si ça ne vire pas à l'érotisme, cette affaire ! Imaginons une meuf mordue de la série. Là, elle se dit : chouette, enfin, il a fallu la treizième parution pour qu'on mette les nanas à l'honneur. Or, au bout de quelques pages : la désillusion.

Vous pourriez vous dire "de quoi se plaint-il, ce chroniqueur ? C'est un homme, il aura eu l'occasion de se rincer l'oeil plus d'une fois, tant mieux pour lui (re-rires)" ! Et l'empathie, dans tout ça ? Ça reste une qualité qui mérite d'être cultivée comme toutes les autres. Enfin, pendant que l'auteur s'est "Zepisé" le temps, au moins, de ce volet, le lecteur peut encore profiter d'un dessin stylé, pictural et un tant soit peu humoristique. Ma note sera quand même plus élevée que celle d'une fille. De toute façon, qu'elles se prénomment Louise, Maureen ou Emilie, toutes peuvent se permettre un bon de sortie.

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Mister Med.

 

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05/09/2017

Boulard T.5 : En mode geek

Couv_306013.jpgPlancheA_306013.jpgDessin : Alain Mauricet et Stéphane Dauvin.
Scénario : Gilles Corre.
Editeur : Bamboo.
48 pages.
14 juin 2017.
Genre : Humour, jeunesse.

 


Résumé :

Thierry Boulard est le champion du monde des notes catastrophiques et des ronflements au fond de la classe mais en dehors du lycée, il a aussi une vie trépidante faite de plans drague foireux, de disputes avec son petit frère, de répètes avec son groupe de rock et de séances de farniente sur le canapé. Alors, n'hésitez pas. Venez suivre les aventures du plus mou et du plus cool des rebelles !


Mon avis :

C'est la routine pour ce personnage incarné par Kev' Adams dans le film "Les Profs" (géniteur de la BD Boulard, justement, pour ceux et celles qui ne le savent pas). Il se chamaille toujours autant avec son frère, il s'efforce toujours d'amadouer voire de manipuler ses professeurs en utilisant les astuces, les subterfuges les plus efficaces possibles, il passe toujours autant de temps avec sa copine, Chloé, et son pote, Nintchinsky (je sais : c'est particulier, comme prénom (rires)) avec qui, dès qu'il en a l'occasion, il se vautre sur son canapé avec, à disposition, pizza et soda tout en étant concentré sur un de ses jeux vidéo préférés. Bref, Titi n'est pas le fils qu'on rêve d'avoir et c'est pas rien de le dire !

Jusqu'au jour où son père perd son emploi et là, les choses commencent à se bousculer dans la tête de l'ado. Envahit par la peur de subir le même sort que son "vieux", ce cancre, comme on en a un peu tous et toutes connu au moins un à l'école, va devoir prendre ce qui représente pour lui un virage à 180 degrés en décidant d'obtenir son bac ! Seulement voilà : il vient de passer "en mode geek".

On retrouve ce jeune garçon dans des gags pas totalement modernes mais pas nuls non plus. Il est vrai que l'humour de cette série baisse un peu, rien qu'en comparant ce tome avec le précédant dans lequel le personnage principal est diagnostiqué surdoué par une psy (?), mais rien de catastrophique. Et forcément, au sujet du dessin, on aurait du mal à comprendre pourquoi Mauricet aurait envie de casser les codes, de péter les plombs, de partir dans un délire en étant infidèle à son style rythmé et en conformité avec l'univers de cet album. 

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Mister Med.

 

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Écrit par Samba dans Mister Med | Commentaires (0) | Tags : boulard, mauricet, corre, dauvin, bamboo, humour, 062017 |  Facebook | |

14/08/2017

Le jour où elle a pris son envol.

le jour où elle a pris son envol.jpgle jour ou.PNGScénario : Beka.
Dessin : Marko
Éditeur : Bamboo
Sortie : 23 août 2017
72 pages.
Genre : philosophie.


Le résumé.
Depuis sa rencontre avec Antoine, le sage-épicier, Clémentine a changé pas mal de choses dans sa vie. Mais elle n’a toujours pas trouvé ce qu’elle cherchait : le bonheur et l’apaisement.

« Toutes les décisions comportent un risque...et une possibilité d'être plus heureux. »

Mon avis.

Le jour où elle a pris son envol est donc la suite du jour où le bus était reparti sans elle. Mais ce tome peut se lire individuellement sans trop de soucis. Donc notre Clémentine prend son envol et explose son empreinte écologique vu qu'elle traverse quasiment la moitié du globe. Mais bon, c'est pour la bonne cause, c’est pour entrevoir tous les chemins de la vie possibles qui s'offrent à elle. Une fell-good BD aux accents très optimismes qui fera certainement plaisir aux jeunes femmes. Les autres trouveront tout ça assez bavard et très utopiste surtout d'un point vue pécuniaire( on aurait pu appeler ce tome le jour où elle a explosé son compte en banque) et des obligations sociétales et familiales. Mais bon, quand on est une jeune cadre dynamique sans enfant , rien ne semble impossible. Qui ne rêve pas de visiter notre monde de façon authentique et avoir un petit boulot sympa ?
Bref, une BD toute jolie (tout comme le trait de Marko), positive, magique et spirituelle mais qui m'a laissé au bord de la route avec une sensation d’enfoncer des portes ouvertes.

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Samba.
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03/08/2017

Jack cool 1966- quelques jours avant Jésus-gris

jack cool 1966, manini, mangin, bamboo, grand angle, musique, hippies, drogues, LSD, road trip, merry pranksters, satanisme, polar, 06/2017, 7/10jack cool 1966, manini, mangin, bamboo, grand angle, musique, hippies, drogues, LSD, road trip, merry pranksters, satanisme, polar, 06/2017, 7/10Scénario : Jack Manini
Dessin : Olivier Mangin
Éditeur : Bamboo
56 pages
Date de sortie :  juin 2017
Genre : aventure, road trip psychédélique

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Californie 1966. Il est apparu tel un fantôme dans la communauté des « Merry Pranksters ». Comme il était sale et maigre, ils l’ont surnommé Jésus Gris. Il va les entrainer sur la route au volant d’un bus psychédélique.
Jayne Mansfield, actrice et grande prêtresse de l’église de Satan, charge le détective Jack Cool de retrouver sa fille. L’enquête le mène jusqu’au fameux bus …

 

"On va s'injecter une bonne dose de présent... tous synchros avec la grande harmonique de l'univers..."

 

Mon avis

Grisaille, neige, bureau austère dans l'usine Cadillac à Detroit ... les premières pages sont à l'opposé de la couverture chatoyante aux effluves psychédéliques. On voit un homme seul, l'air triste et perdu, au téléphone avec sa femme Lucille. Cet homme qui vient de mentir à sa femme fait annuler tous ses rendez-vous et quitte son bureau pour ne plus jamais y revenir. Entre alors en scène le détective Jack Cool qui est chargé par Lucille de retrouver son mari. Il retrouvera vite la trace du disparu, affublé du nom de Jésus-Gris, au sein d'un mouvement hippie, les Merry Pranksters. L'enquête de Jack Cool le mènera également dans les milieux satanistes et sur les pas de Jayne Mansfield dont la fille a disparue.

Jack Manini nous propose avec ce polar à double enquête une immersion totale dans les milieux hippies des années 60 sous forme de road-trip sur-alimenté au LSD. En ce milieu des sixties cette substance chimique n'est pas encore illégale et est largement consommée par les adeptes de la liberté totale, du rejet de toute forme d'autorité et surtout de la société de surconsommation. Flirtant entre thriller et chronique sociale, Jack Manini mélange subtilement le vrai et le faux et nous fait découvrir l'univers très coloré de la beat generation, notamment les Merry Pranksters de Ken Kesey qui ont vraiment existé et traversé les Etats-Unis à bord d'un bus aux couleurs psychédéliques, tout en vantant les bienfaits du LSD.

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Le rythme n'est pas des plus endiablé mais l'intrigue naissante dans ce premier volume reste intrigante. On ne sait que peu de choses de Jésus-Gris si ce n'est qu'il a traversé la guerre du Vietnam et en est revenu avec un traumatisme qu'on espère connaitre dans le second tome. Idem concernant l'enquête dans les milieux satanistes, des jalons sont posés et l'on peut supposer que la suite sera beaucoup moins colorée.

Empreint d'une sobriété de bon aloi, le dessin d'Olivier Mangin est parfait dans toutes les situations et toutes les ambiances. Il ne cède pas à la facilité du décorum psychédélique trop bariolé et se permet juste quelques ondulations de cases lorsque les personnages sont sous l'emprise des acides. C'est clair, crédible et agréable à l’œil.

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On est habitué dans la collection Grand Angle aux petits suppléments en fin de volume. Aussi avons-nous droit ici à quelques compléments d'information sur les Merry Pranksters et l'histoire du LSD. Instructif. Il manque juste quelques buvards de démo :-)

Suite et fin de cet étonnant voyage dans le tome 2.

 

Loubrun

 

 

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Un peu de musique pour accompagner cette belle lecture

09/07/2017

Les chroniques courtes (137): Chaussette, le blog de Nina, dresseuses de monstres T.1&2

Chaussette
chaussette.jpgchaussette t1.jpgDessin : Anne Montel.
Scénario : Loïc Clément.
Éditeur : Delcourt.
Sortie : 18 avril 2017.
32 pages.
Genre : Jeunesse.


Chaussette (trouée ?), une vieille dame, et son chien Dagobert qui a mis son pantalon à l’envers sont inséparables. Merlin, leur petit voisin, les connait bien et les observe (pas bien !) arpenter chaque jour la petite ville suivant un parcours bien établi.
Un très joli récit que Gaëlle (12 ans) a bien apprécié qui nous parle du temps qui passe et de l’absence des êtres chers. Un album que les enfants de 8 à 10 ans pourront relire plusieurs fois vu la poésie qui émane de ce récit.
Petit anecdote, Dogobert, apparait dans le Voleur de Souhaits sous le trait de Bertrand Gatignol en page 5 et on retrouve Félix et Héloïse (les héros du voleur de souhaits) dans Chaussette page 19.
Un album trop mignon qu’on recommande chaudement chez Samba BD.
Gaëlle +Samba.


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Le blog de Nina

le blog de nina.jpgla blog de nina t1.jpgDessin : Grégoire Mabire
Scénario : BéKa
Editeur : Bamboo.
62 pages.
Sortie : 31mai 2017
Genre : jeunesse

 

 

En passant cette BD à Gaëlle (12 ans), je savais que ce titre allait toucher son cœur. Déjà, le dessin attrayant et coloré accompagné d’imageries du web serait facilement adopté. Mais quid de l’histoire ? On suit la jeune Nina quittant la ville pour la compagne où tout est affreusement « vert ». Comme elle a du mal à se faire de nouveaux copains et copines, elle décide de créer un blog pour communiquer avec ses anciens amis de la ville.
Cet album sera donc plutôt destiné aux filles à partir de 10 ans. Elles y trouveront de la romance très fleur bleue, de la tendresse, de l’humour et une belle histoire. Le seul défaut que Gaëlle a trouvé « c’est trop courttttttttttttttttttttttttttttttttttttt !!!!! ». C’est vous dire comment elle a dévoré ce blog de Nina.

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Gaëlle et Samba.

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le blog de nina,chaussette,beka,bamboo,delcourt,clement,montel,mabire,jeunesse, dresseuses de monstres, Shimazaki Mujirushi, Komikku, jeunesse, fantastique, aventurele blog de nina,chaussette,beka,bamboo,delcourt,clement,montel,mabire,jeunesse, dresseuses de monstres, Shimazaki Mujirushi, Komikku, jeunesse, fantastique, aventureDresseuses de Monstres T.1 & T.2 (série complète)

Scénario : Shimazaki Mujirushi
Dessin : Shimazaki Mujirushi
Éditeur : Komikku
Date de sortie :  06/07/2017
Genre : Fantastique, aventure, jeunesse.

 

 

Tout est dit dans le titre : nous allons voir des dresseuses, en d'autres termes des jeunes collégiennes qui étudient pour devenir dresseuses de... et bien oui, évidemment : des monstres ! Appelés aussi Kaiju (termes japonais pour dire « monstre »). Ces derniers sont apparus sur Terre on ne sait trop comment, et toujours aussi mystérieusement : il s'est avéré que seules certaines jeunes filles étaient capables de les calmer, voire de les maîtriser grâce à leur chant. Gentil petit manga, mais euh : 2 tomes ? C'est tout ? Même si ce n'est pas le manga du siècle, ça fait léger...

 

ShayHlyn.

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05/07/2017

Mon opéra rock. Une troupe en route vers le succès

monOperaRock.jpgmonOpera-Rock-2.jpgAuteur : Leslie Plée.
Éditeur : Delcourt.
112 pages.
Sortie : 3 mai 2017.
Genre : Humour.





Résumé :

Chaque semaine, une nouvelle comédie musicale voit le jour. On retrouve ainsi Régine dans le rôle de la reine d’Angleterre, des prêtres du Vatican qui décident de percer le secret de la jeunesse éternelle de Madonna ; on entre dans les coulisses de la création de spectacles les plus fous et absurdes les uns que les autres : une parodie et un hommage aux meilleures (et aux pires) comédies musicales.


Mon avis :

Mais quelle bonne idée d'avoir réalisé une BD parodique sur les comédies musicales ! Malgré un dessin dont la nigauderie et l'aisance ne sont franchement pas assez mis en valeur, le scénario est bien fichu, avec une troupe mirifique dont le nom est les "Nouveaux Serge Lama". Ce nom, ils ne vont pas le garder indéfiniment mais je n'en écris pas plus à ce sujet pour ne pas spoiler le récit. Les "Nouveaux Serge Lama" sont composés de trois personnes : un chorégraphe risque-tout, une metteuse en scène moderniste et un producteur utopiste. Vraisemblablement, ce trio n'est jamais dépourvu d'idées. Qui pourrait imaginer Philippe Risoli en vedette d'un biopic sur Jean-François Copé sous la forme d'un opéra rock, le groupe Manau déguisé en astronaute pour un spectacle sur les années 60 ou encore Kendji Girac hanté par le soi-disant fantôme de Jacques Brel ?! Cela semble tiré par les cheveux et pourtant, voilà ce qui a jailli du cerveau de Leslie Plée. À savoir que chaque spectacle est ponctué par une critique drôlette, quelquefois rédigée par l'auteure elle-même. Dommage qu'il ne s'agisse que d'un one-shot. Le prochain album de Madame Plée devrait avoir au moins le même niveau humoristique. Bref, un fourniment d'opéras-comiques atypiques insatiables de public.

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Mister Med.

 

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30/06/2017

Les maitres de White Plain - tome 1 - liens de haine

Les maitres de white plain T1.jpgLes maitres de white plain T1_pl.jpgScénario : Edouard Chevais-Deighton
Dessin : Antoine Giner-Belmonte
Éditeur : Bamboo
56 pages
Date de sortie :  17 mai 2017
Genre : western, histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur

1839, Henri Berthier, propriétaire de la plantation de White Plain, est sur le point d’être père. Mais alors que son épouse Sally vient d’accoucher, un coup de feu retentit. Treize années plus tard, Charles, l’enfant né ce soir-là est devenu le parfait représentant de sa classe : frondeur et arrogant. Quand il découvre l’étroite relation que sa mère entretient avec un jeune esclave du même âge que lui, son sang ne fait qu’un tour. Des liens de haine se tissent entre les deux adolescents, liens qui vont irrémédiablement les enchaîner l’un à l’autre.

 

" Cessez de croire ceux qui vous promettent une vie meilleure dans le Nord, ils vous mentent ! "

 

Mon avis

A l'aune de la guerre de Sécession, la Louisiane de cette moitié du 19ème siècle est en train de vivre les prémices de la fin d'une époque, celle de l'esclavagisme qui a fait la fortune des propriétaires terriens et le malheur de millions de noirs se tuant à la tache dans les plantations ou sous les coups de fouets des contremaitres cruels, pervers et criminels.

Édouard Chevais-Deighton nous livre une chronique sociale solidement ancrée sur une base historique et nous invite dans l'intimité d'une riche famille qui se déchire, comme se déchirera l’Amérique quelques années plus tard. C'est le conflit entre abolitionnistes et esclavagistes qui s'annonce ici, à l'échelle de la cellule familiale. Une mère trop proche d'un enfant noir, suscitant la jalousie et la haine de son propre fils, un père faussement autoritaire à la réputation salie et méprisé par ses pairs, un fils en manque d'affection qui cherche qui n'aspire qu'a prendre la place du père et qui est prêt à payer le prix le plus fort pour y parvenir, des esclaves fouettés, pendus, violés ... tous les ingrédients sont là pour faire de ce récit une grande aventure mélangeant saga familiale, document historique et chronique sociale.

 

Dommage qu' une narration un peu brouillonne et expéditive quant à la chronologie du récit empêche ce dernier de vraiment décoller. Le lecteur en manque de repères s'essouffle dans une lecture qui devient vite poussive. Prévu en deux tomes, le récit peut être sauvé dans le prochain volume sous réserve de quelques surprises scénaristiques. Les clés de l'intrigue ne sont pas dévoilées mais on a déjà une petite idée de la forme qu'elles pourraient prendre.

Le dessin est à la hauteur du scénario. Intéressant et prometteur pour les décors et les ambiances, mais quelque peu maladroit pour les personnages et leurs expressions. C'est là le premier album d'Antoine Giner-Belmonte qui doit à Christian Rossi son entrée en BD. La filiation artistique est perceptible et l'on sent un potentiel intéressant dans ce dessin réaliste même s'il reste encore un long chemin à parcourir pour que l'élève atteigne le niveau du maitre.

Un diptyque non dénué d'intérêt mais qui démarre en demi-teinte et dont le deuxième tome devra être un cran au dessus pour séduire définitivement le lecteur..

Loubrun

 

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26/06/2017

Tizombi - tome 1 - toujours affamé

tizombi, cazenove, william, bamboo, humour, zombie, 4/10, 05/2017tizombi, cazenove, william, bamboo, humour, zombie, 4/10, 05/2017Scénario : Christophe Cazenove
Dessin : William
Éditeur : Bamboo
46 pages
Date de sortie :  31 mai 2017
Genre : humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Même s’il est le plus mignon de tous, Tizombi n’en reste pas moins un zombie à l’appétit insatiable. Véritable trou sans fond, il dévore, avale, gobe et croque tout ce qui passe à portée de sa dentition acérée. Tout, sauf la jeune Margotik qui écrit un livre sur lui : elle est fascinée par celui qui reste le seul zombie à être né zombie !!!

 

 

"- Raconte ma vie en poésie, P'tit steak. Note mes pensées et réflexions ... et je te promet que personnes ici ne te bouffera."

 

 

Mon avis

Jeune ado au look gothique, en rébellion contre ses parents (normal, d'abord elle est ado, et ensuite, ses parents passent leur temps à s'engueuler), Margotik cherche son havre de paix. C'est dans un cimetière qu'elle trouvera refuge et se sentira bien. Elle y fait la rencontre d'étranges créatures mortes vivantes avec qui elle accroche vite : Fat Al, Tékaté et Tizombi. Ce dernier est particulier, c'est le seul Zombie à être né Zombie et il a un appétit plus que vorace. Les trois compères sont pris d'affection pour Margotik qu'ils affublent du délicat surnom de P'tit steak. Charmant.

C'est Cazenove qui tire les ficelles de ces drôles de loustics sur une idée d'origine de William (les sisters).

Malgré quelques clins d’œil sympathiques aux séries et films de zombies, ainsi qu'une référence inévitable à Walking dead, la sauce à vraiment du mal à prendre, à tel point que je ne crois pas avoir ri une seule fois. Tout au plus ai-je souris une ou deux fois.

Bref, c'est de l'humour à la Cazenove, il y a des amateurs vu le nombre d'albums qu'il vend, mais moi je ne suis pas franchement un mordu.

Un bon point quand même pour le dessin limpide de William et la belle mise en couleur d'Elodie Jacquemoire qui donne cette ambiance juste ce qu'il faut de lugubre sans trop verser dans le registre sinistre et gore. Mais quand même, ce Tizombi n'est pas à mettre entre toutes les mains et est plutôt réservé aux ados et adultes.

A noter qu'il existe une version luxe dans un grand format avec 18 pages inédites de recherches graphiques.

Loubrun

 

 

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tizombi, cazenove, william, bamboo, humour, zombie, 4/10, 05/2017

 

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Le plus marrant finalement, c'est le dossier de presse ...

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