18.05.2012

Ténèbres T3 Citadelle

Ténèbres (Soleil)3.jpgtenebres.jpgAuteurs : Iko et Bec.
Editeur : Soleil.
Sortie : 04/2012
Le pompier.
Les origines de Ioen nous sont enfin dévoilées. Sauvé in extremis par ses parents de la destruction de leur vaisseau spatial, alors qu’il n’était qu’un bébé, il fut recueilli par Enora et Killian.
Devenu un homme, il doit à présent affronter le feu des Créatures et restaurer la paix en ces terres de chaos… Sera-t-il l’élu dont parle la légende ?
Vive la mariée.
Certes, cette série n’a rien de révolutionnaire mais il faut avouer aussi que c’est vachement bien torché comme BD d’héroîc-fantasy. Christophe Bec a réussi à bien mélanger plusieurs ingrédients pour nous servir un plat principal des plus délicieux. Tout d’abords, la petite touche de science-fiction bien à propos pour nous expliquer les pouvoir de Ioen le sauveur .Ensuite la sobriété du monde médiéval confère à cet univers le sérieux indispensable à ce genre de récit .De nombreuses scènes épiques qui donnent l’occasion à Iko de nous montrer tout son talent avec des fresques époustouflantes. Une intrigue manichéenne pour la dose de mystère et le tour est joué, on est captivé  par cette grande épopée. Franchement, je suis partant d’office pour l’intégrale ou un coffret de ces ténèbres. Ce qui m’a frappé aussi, c’est la belle osmose entre le dessin flamboyant d’Iko et le récit de Bec, on sent tout de suite que Christophe Bec a mis son scénario au service du décorum d’Iko …..Une bien belle réussite.



Scénario : 8/10
Dessin : 9.5/10
8.5/10 Global.

SAMBA.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : tenebres, citadelle, bec, iko, 042012, 8.510, hf, heroic fantasy, soleil | | |

28.02.2012

Le meilleur job du monde T1 :l’île Carpenter.

Meilleur job du monde (le)1.jpgMeilleur job du monde (le)1p.jpgAuteurs : Bec et Fonteriz
Editeur : Soleil.
Sortie 01/2012.

L’île paradisiaque.
Grand gagnant du concours « Le meilleur job du monde », Doug Ellis a de quoi se réjouir : il va passer six mois, grassement payé, sur une île de la côte australienne. Moyennant quelques menus travaux d'entretien, l'organisateur lui met à disposition un petit coin de paradis. Farniente et bronzage sont au programme...
L’expérience interdite.
Le résumé doit vous rappeler un fait d’actualité bien réel  où le gagnant devait tenir un blog pendant son séjour de rêve sur une ile paradisiaque .Ici, Christophe Bec a imaginé une suite et fatalement en bon maître de l’épouvante qu’il est, le rêve va vite tourner au cauchemar. Ah la fameuse porte à ne pas ouvrir, un grand classique mais oh combien efficace .Pour le moment, il est difficile de savoir si le scénario prendra la route du fantastique ou du thriller sanglant. En espérant cependant que le gore ne l’emporte pas sur le mystère et l’angoisse que peut générer ce genre de récit. Cette série prévue en 3 tomes fait très cinéma et réussit l’essentiel, celui de nous divertir agréablement.
Le dessin est aussi très dynamique et joue sur la touche réaliste. Par contre pour le jeu d’acteur, il est proche de celui de Tom Cruise qui je le rappelle tient bien deux attitudes, le Tom Cruise fâché et le Tom Cruise taquin, le reste, j’essaye toujours de le décoder.
Scénario : 7.5/10
Dessin : 7/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gif Global.



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23.01.2012

« Sanctuaire » l’intégrale des 3 tomes

sanctuaire.jpgSanctuaire2p.jpg par Christophe Bec et Xavier Dorison, paru aux éditions Humanoïdes associés (2011).
 

Résumé :
 

Juin 2029, mer méditerranée, un sous-marin nucléaire américain dernière génération, le « USS Nebraska » dirigé par le commandant David Hamish, longe les côtes de la Syrie avec laquelle son propre pays est au bord de la guerre... Une situation sensible aggravée par l’état dépressif d’Hamish et la découverte d’un sanctuaire babylonien perdu dans les abysses ; et semblant receler bien des mystères...
Mystères que le commandant et son équipage devront bientôt affronter, à l’instar de leurs propres démons, car le mal qui rôde dans ces eaux troubles est séculaire et pire que la mort elle-même !...
 

Mon avis :
 

A l’occasion d’une jolie réédition de l’intégrale, commandée pour un ami, je me suis mis doucement à la relecture de ce récit, lu une première fois il y a de çà des années...
Ce qui frappe d’emblée, c’est l’ambiance désespérée qui émane à la fois du scénario et du dessin. On nage en plein huis clos, en plein « délire », terrorisé à la fois par des décors sombres avec très peu de lumière, et les légendes terribles liées au fameux sanctuaire.
A ce niveau, c’est complètement réussi : l’oppression est palpable au fil des pages et on a peur car on se sent perdu, au bout du rouleau, comme les personnages du sous-marin... Mais qui dit huis clos maritime, dit aussi lenteur et manque de rythme. Une faiblesse pardonnable quand on sait que l’essentiel de l’action se passe dans une machinerie aquatique ou bien dans un temple... Je me souviens que le film « Abyss » de James Cameron (que j’adore) souffrait aussi du même problème mais compensait cette lenteur par une analyse plus fine des personnages et une ambiance de fin du monde vraiment très crédible.
Ici, on est plus proche d’une série b bourrée de testostérone (aucun personnage féminin) ; même si certaines scènes semblent fortement tirées du film que je viens de citer ! (Voir la scène avec le DSRV piloté par un militaire névrosé, à la fin du 2ème tome, par exemple).
 

Bref, un livre à lire surtout pour son ambiance torturée et ses dessins qui vous font perdre peu à peu tous vos repères. Certains critiquent d’ailleurs le fait que les visages se ressemblent assez, et c’est un peu vrai. Moi-même, en première lecture, çà m’a agacé. Mais il faut voir çà comme un « bonus », car dans l’obscurité après tout, face à un démon inquiétant qui vous en veut personnellement, ne pas savoir qui est assis à côté de soi, c’est… effrayant ! (Rires) Pour moi en tout cas çà a plutôt bien fonctionné, malgré, je le répète, une lenteur, un manque de rythme qui alourdit quelque peu la narration.
 

Ma note générale : 7/10
 

Sanctuaire-extrait-2_big.jpg


Petit cadeau : un poème, écrit par moi il y a un petit temps et publié sur le blog du dessinateur.
 

 

Sanctuaire


Malgré le manque de vivres
Qu’une fleur aussi jolie
Sur une terre aussi aride
Puisse survivre à la nuit
C’est pour moi un mystère ;

Comme de décoder les codes
D’une ogive nucléaire
Et me réveiller malgré tout
Sur terre

Après un long coma sous la mer
Tout près de ce « dieu fou »
Un temps convoité par Hitler,
Suivi de ses pairs recouverts de rouille,
Eternels prisonniers de son sanctuaire
Que pour la dernière fois des pieds
Foulent.

Car avec mon fils-ma moitié au paradis
Et non en enfer,
Cet orphelinat où tous guérissent de la vie,
Plus jamais un corps traversé par le verre
Ou le fer vous serez, mais un esprit ;

Une fleur de lys délivrée des tourments
Infinis...

Nicolas.


Écrit par Samba dans St Nicolas nous parle. | Commentaires (4) | Tags : sanctuaire, intégrale, bec, 710, dorison, humanos, humanoides associes, sf, angoisse, sous marin | | |

09.11.2011

Under tome 2, « Goliath »

Under2.jpgUnder2p.jpg scénarisé par Christophe Bec, dessiné par Stefano Raffaele, et paru aux éditions du Lombard. Fin de diptyque (et « fin tout court »).
 
Mon résumé :
  Dans les égouts crasseux de Mégalopol,
On trouve de tout :
  Un Jéricho à la triste dégaine, ancien flic d’en haut
Chasseur d’araignées irakiennes et de leur reine
De plusieurs mètres de haut ;
  Des corps flottant sur l’eau avec de vilaines bébêtes
Sous la peau, voire complètement « carbos »,
Des crocodiles géants et des serpents super gros ;
  Ainsi que des « parias », organisés en « clans »
Dont certains pas très amicaux (même avec les rats)
Qui vous trouent la peau avant de vous laisser
Pour mort, au fond de l’eau…
  Mais certains pour votre bien vous en sortent de cette eau.
Et avec Jéricho et la « Sewer police » pour escorte
Vous débarrassent in fine les égouts des cloportes,
Ces araignées du désert aussi appelées
« Whites Ladies », dévoreuses de chairs mortes…
  Et aussi, en plus de pactiser avec un maire
Pas si débonnaire, aimant épier sous sa secrétaire,
A Mégalopol, ce qu’il ne faut surtout pas faire
C’est laisser votre fils traîner hors de l’école...
  Pour qu’il s’y rende intrigué et n’en sorte plus
De cet enfer sous coupole !...
 

Mon avis :
 
De retour après quelques mois d’abstinence (^^) et pour l’occasion, un résumé un peu poétique pour ce tome 2 dont les grosses différences avec le 1er sont une plus grande densité scénaristique et beaucoup d’action. En revanche, les fils narratifs sont ici plus nombreux et comme c’est un album qui clôt la série, même en 52 planches, on s’y sent un peu à l’étroit… Vous me direz : c’est peut-être que tout simplement les égouts m’oppressent ???… Certainement même !! Enfin voilà, j’ai trouvé ce tome un peu moins linéaire que le précédent. Par contre, niveau « explosions » et tripailles en tous genres, çà y va très sérieusement ! L’ami Bec maîtrise le genre fantastique/horreur avec brio et Stefano Raffaele, avec ses encrages hyperréalistes dignes d’un bon film style « Mimic » (qui se passait aussi dans les égouts), donne littéralement « corps » à toutes ces abominations ! L’araignée géante est à ce titre une pure merveille… et que dire de l’arrivée dans la « nurserie » des araignées ? Une belle horreur çà aussi ! Bref, on s’y sent presque comme chez soi dans cette bd ! (Rires) Comme quand on regardait un bon film de Carpenter à la TV, en plein Halloween… ça se perd de nos jours !
  Alors en fin de compte je préfère largement Bunker et Pandémonium du même Bec, plus ambitieuses à mon sens, mais Under est une digne série B qui ne démériterait pas à l’écran !
J’aurais tout de même aimé un tome en plus, histoire d’étoffer certains personnages ainsi que le background des parias, leur univers, relations, codes, etc. Mais la série se termine là et c’est ma foi pas plus mal… Marre des rallonges !
  Ma note : 8 au 1er, 7 au second, donc 7,5/10 pour la série. Une bonne note d’ensemble et un achat sans risque pour les amateurs de huis clos et d’arachnides ! Ici, des solifuges balancés dans les égouts et qui bénéficient d’un petit dossier en fin d’album, où on peut lire toutes les légendes qui courent (toujours) à leur sujet !
  Bon frisson
Nicolas
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11.08.2011

Bunker T1 à T4

Bunker4.jpgBunker41.jpgChronique de la série « Bunker » de Christophe Bec, Stéphane Betbeder et Nicola Genzianella, parue aux éditions Dupuis (quatre tomes, dont un dernier à paraître dans le courant du premier semestre 2012).
 
Mon résumé :
 
« Grand comme un cercueil, noir comme la mort ! », c’est à l’origine dans une cachette comme celle-là que la mère biologique de l’ex-soldat russe Aleksi Stassik avait décidé de le faire passer, encore bébé, du territoire Ieretik vers celui du Velikiistok, ennemi juré du premier… Une fuite en avant lui permettant ainsi d’échapper à une mort certaine.
 Sa mère disparue, alors considéré comme orphelin, Aleksi fut élevé dans un pensionnat avec d’autres enfants, puis avec amour par une famille de fermiers, pour finalement devenir soldat d’élite ; préférant servir son glorieux pays avec son fusil et ses tripes plutôt qu’avec sa pelle.
  Affecté au sortir de sa formation dans la haute montagne, sur une ligne frontalière parsemée de bunkers appelée « Demarkacia », puis aux confins d’un désert de sable où, dégoûté, il perdra la foi, Aleksi désertera pour de bon l’armée.
Une armée parasitée par des chefs soucieux de leurs seuls intérêts et qui bientôt se mettront à sa poursuite… car ils ont reconnu en lui une « nouvelle arme militaire », une arme capable de vaincre l’ennemi de toujours : les ieretiks.
  Une arme de destruction massive donc, dont la véritable origine semble remontée à un autre personnage « clé », sorte de rempart ténébreux entre les forces invisibles hantant la montagne et le monde des hommes… Un monde de plus en plus rongé par la haine que se vouent ses habitants divisés et à deux doigts de devenir un enfer pour ces derniers. Un enfer… grand comme un cercueil, noir comme la mort !
 

Mon avis :
 
Après Pandémonium, autre série phare scénarisée par Christophe Bec, voici donc « Bunker » qu’il coscénarise cette fois avec Stéphane Betbeder ; Nicola Genzianella le remplaçant au dessin à partir du tome 2…
Se déroulant dans un univers de SF/militariste où plusieurs forces en présence (terrestres ou non) sont en concurrence, le récit - très complexe, il faut s’accrocher - distille son lot de suspense, de rebondissements, d’interrogations et de réflexions avec une habileté rarement égalée.
Certains lecteurs pourront reprocher un parti pris narratif osé (comprenez, nombreux flashbacks et même flashforwards qui peuvent décontenancer), mais à force de relectures (nécessaires), la série gagne en profondeur et en intensité. En ce sens, la construction m’a parfois fait penser au film « 21 grammes », d’Alejandro Gonzalez Inarritu, certaines scènes faisant écho à d’autres, plus loin dans le film. L’ensemble reste néanmoins cohérent et surtout très convaincant. La quête d’Aleksi - de ses origines, de son identité - est même parfois très émouvante, comme lors de ce tome 3 où il revoie sa famille d’adoption, notamment son frère avec qui il était autrefois en froid… Les retrouvailles laissent libre cours à l’expression de sentiments forts et Bec prouve au passage qu’il peut scénariser autre chose que de l’horreur. Une émotion en appelant une autre…
Encore une fois, cet homme excelle dans les ambiances : Bunker est oppressant à souhait ! Et ici il est aidé par son compère Betbeder qui lui cisèle d’excellents dialogues ! Bref, on y croit à 100% et vivement le tome 5, « Le mal des montagnes » ! (coming soon 2012)
  Je n’ai pas grand-chose à dire sur le dessin, par contre. Je préférais celui de Bec (tome 1), moins figé, mais Genzianella, surtout à partir du tome 3, arrive très bien à trouver ses marques. Donc, pour moi, il n’y a pas vraiment « rupture » dans le style et c’est heureux. Du bon travail et avec des décors pas trop chargés, qui respecte la ligne de Christophe Bec. Bref, j’aime bien !
  Mais heureux plus encore je serais quand ce tome 5 sera là… Hé, Dupuis, t’as intérêt à le publier cette fois !! (rires)
  Ma note :
  9/10, une très bonne note globale. A revoir peut-être après lecture du dernier album.
Nicolas.

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Écrit par Samba dans St Nicolas nous parle. | Commentaires (5) | Tags : bunker, carnages, bec, betbeder, genzianella, dupuis, 022010, 910, fiction | | |

21.06.2011

Les enfants de Salamanca T2: Sarah.

Sarah2.jpgSarah2p.jpgAuteurs : Bec et Raffaele.
Editeur : Dupuis
Sortie :06/2010

Le monde sans enfant.
Sarah est une jeune femme traumatisée. Enfant, elle avait subi les sévices d'un serial killer. Pour oublier son passé et se "reconstruire", elle s'est installée à Salamanca avec David, son mari. Mais Salamanca semble une petite ville trop calme. Pas d'enfants dans les rues, pas d'écoles, comme si une malédiction s'était abattue sur la région. Et au fond de la cave de leur maison, Sarah découvre un inquiétant tunnel qui mène chez les Westmore, ses non moins inquiétants voisins. C'est chez eux qu'elle trouve la seule photo d'enfant de Salamanca. Une photo qui va la conduire à l'hôpital San Julian, sur les traces d'un passé devenu "incontrôlable". Alors que Sarah découvre peu à peu la vérité, David devient la proie d'effrayantes créatures qui vivent dans les grottes de Salamanca. Il est temps que la ville affronte son passé.

Derrière le tunnel.
Brrr , que cet album fait froid dans le dos . On peut même parler de frousse quand on tombe sur toutes les monstruosités imaginées par les 2 auteurs. Encore heureux qu’on n’a pas la musique (style violon strident) habituelle des films d’horreur car j’aurais certainement sursauté à plusieurs reprises .Vous l’aurez compris, l’ambiance générée par cette BD est assez magistrale ….c’est réellement bienvenue en enfer. Le tome un avait ouvert quelques portes, ce second tome nous apporte certaines réponses mais l’essentiel est toujours un grand mystère .Alors SVP, ne nous laissez pas dans une expectative pareille monsieur Dupuis. Car hélas, on n’est pas sûr à l’heure actuelle de voir la suite de ce triptyque. Je croyais que ces pratiques douteuses étaient réservées aux éditions Soleil  mais elles semblent de plus en plus se propager au détriment des auteurs mais aussi des lecteurs. Il ne faudra pas venir après s’étonner de voir les amateurs se retrancher derrière les intégrales et bouder les tomes 1. A bon entendeur salut.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (2) | Tags : les enfants de salamanca, sarah, raffaele, bec, dupuis, fantastique, 810, 062010, peur, horreur | | |

08.05.2011

Pandémonium (série complète, tomes 1 à 3)

Pandemonium (Bec - Raffaele)3.jpgPandemonium (Bec - Raffaele)3p.jpgAuteurs: Christophe Bec et Stefano Raffaele
Paru aux éditions Soleil.

Résumé :

1951, Louisville, Kentucky.
Doris Greathouse, jeune femme célibataire de 28 ans, se fait engager au Waverly Hills Sanatorium afin d’y faire soigner sa petite fille Cora, qui est atteinte de la tuberculose... L’établissement est très réputé pour soigner cette maladie, dit-on…
Hélas, bientôt et grâce à la complicité d’un journaliste ayant infiltré les lieux, elle ne tardera pas à faire d’étranges découvertes, aussi improbables que sinistres : les pratiques semblent être d’un autre âge, mêlant chirurgie exploratrice (genre thoracoplastie!) et absence totale de respect pour les malades ! Les familles de ces derniers ne s’en inquiétant d’ailleurs pas, les médecins agissent en toute impunité. Mais ce n’est pas tout : Cora, peut-être plus réceptive à la souffrance qui suinte de l’endroit, semble entendre des bruits, des chuchotements. Et voir des personnes disparues. Que s’est-il donc passé dans cet hôpital maudit? Et plus important : Doris et Cora y survivront-elles ?

Mon avis :

Pandémonium… Voici une série que j’affectionne beaucoup, certainement l’une de mes préférées à ce jour. C’est pour cette raison que j’appréhendais un peu la fin, mais heureusement ce dernier tome clôt la série à merveille, sur une note triste et mélancolique, à l’image des murs de cet hôpital qu’on dit - de nos jours - toujours hanté !
Ce qui frappe d’emblée, hormis le dessin halluciné de Stefano (qui pour ce dernier tome s’est surpassé !), ce sont les détails, légendes et autres anecdotes historiques qui parsèment la série : on s’y croirait vraiment ! Tout est fait pour nous permettre de comprendre ce qui s’est (peut-être) passé là-bas : un « petit » génocide ayant fait 63.000 morts (10.000 d’après les historiens), à une époque où les antibiotiques existaient pourtant bel et bien (1944, découverte de la streptomycine), mais étaient détournés au profit du directeur de l’établissement et des médecins d’alors.
Situé dans les bois et à l’écart de la population, le Waverly Hills - avec son fameux « tunnel de la mort » - les débarrassait ainsi des malades indésirables, devenus trop encombrants pour les familles !
La manière dont Bec et Raffaele leur rendent hommage est admirable. Certes, la série comporte pas mal de séquences « difficiles », notamment une opération barbare que je ne décrirai pas ici, mais c’est toujours fait dans un souci d’authenticité, de vérité historique ! La touche fantastique de la fin, elle, renvoyant aux histoires de fantômes qui y errent toujours…


Bref, une série que je recommande aux passionnés de légendes réelles ou non ! J’aurais bien mis le maximum, dommage qu’il n’y ait pas eu un tome en plus, pour par exemple nous parler de la fermeture de l’établissement en 1961… Ici, les médecins restent impunis et les victimes, mortes ou malheureuses…


Ma note : 9,5/10

Nicolas

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Écrit par Samba dans St Nicolas nous parle. | Commentaires (14) | Tags : pandemonium, bec, raffaele, soleil, fantastique, 9.510 | | |

04.04.2011

Ténèbres T2: Tifenn.

Ténèbres (Soleil)2.jpgTénèbres (Soleil).jpgAuteurs : Iko et Bec
Editeur : Soleil.
Sortie : 11/2010

Le sauveur arrive.
Un seul viendra par siècle, dans une armure de glace, tenant dans ses mains vengeresses notre salut. Ainsi parle la prophétie. Le premier s’est engouffré dans la grande faille pour combattre les Créatures et n’est jamais reparu... Les Créatures disparurent alors durant une génération et l’on crut qu’il les avait vaincues. Puis elles réapparurent semant la terreur... Un monde effrayant, perpétuel brasier où serpentent d’immenses fleuves de lave et où se déchaînent des milliers de volcans. Où règnent la nuit absolue, les ténèbres éternelles.

Abécédaire.
T : Traditionnel pour son monde d’héroïc fantasy.
E : Esthétique pour son graphisme qui est indéniablement une belle réussite.
N : Nerveux pour son rythme assez élevé….on ne s’ennuie pas.
E : Emprunté pour son inspiration à un certain seigneur aux bagues.
B : Bestiale pour ses combats homériques.
R : Regret pour ses personnages aux caractères stéréotypés et prévisibles.
E : Envouté par son histoire assez étonnamment d’ailleurs.
S : Solide pour son univers bien mis en place qui devrait ravir les amateurs de HF.
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22.02.2011

Doppelganger T1: Le double maléfique -intersignes.

Doppelgänger1.jpgDoppelgänger1p.jpgAuteurs :Eric Corbeyran et Christophe Bec.
Editions : Soleil
Sortie : 01/2011
 
Le résumé .
Averti par le notaire de sa mère que cette dernière vient de décéder dans la nuit, Germain Maltret, être solitaire féru d’art et d’imageries gothiques, quitte aussitôt la cathédrale d’Albi, où il prenait plaisir à admirer les fresques d’artistes, pour se rendre à Terre-Clapier, sa ville natale, située dans le Tarn. Et c’est dans le cimetière, là-même où il rend un dernier hommage à sa mère, qu’un être mystérieux se manifeste : son propre double !
D’abord réticent à l’idée de rester plus longtemps que prévu, Maltret, au fil de rencontres mystérieuses, désire en savoir plus sur cette étrange apparition et les autres personnages, pour le moins excentriques, dont il fait la connaissance. Qui est ce vieux pensionnaire défiguré, par exemple, qui semble en savoir plus que le commun des mortels ? Et cette jolie jeune femme croisée sur la route, le regard vide, l’air complètement transparent ? Il se passe en outre des choses terribles, depuis l’arrivée de Germain : des oiseaux sont retrouvés morts, du sang coule de la fontaine publique, des enfants disparaissent... Est-ce que tout cela est lié au double ? Ce « doppelganger », qui en allemand signifie « double maléfique » ?... Une légende, dit-on. Comme ce volcan aveyronnais, sombre et menaçant, derrière le manoir dont Germain vient d’hériter et qui appartenait au père de son arrière-grand-père... Un manoir truffé de combles, de galeries souterraines... où les ombres solitaires ne sont pas forcément seules...
 
Mon avis.
Scénarisé par Eric Corbeyran, dont je connais très peu le travail, et sur une idée originale de Christophe Bec, ici dessinateur, ce dyptique joue essentiellement sur l’ambiance et la peur de l’inconnu. Inconnu de ce double et des évènements mystérieux qui l’entourent... A la fin de l’ouvrage, on n’en sait trop peu sur les intentions, ce qui rend l’album assez frustrant... surtout que le suspense est plutôt neutre, sans réel ressort. Fort heureusement, la suite (et fin) est annoncée pour le mois d’août ! Reste les ambiances de monsieur Bec. Et il sait y faire le bougre, aidé en cela par les magnifiques couleurs pastelles de Sébastien Gérard. Les visages sont expressifs ce qu’il faut, dans des endroits clos, faussement vides car chargés de secrets, qu’on peut deviner lourds, bien épais... tel ce manoir lugubre qui dans un film de John Carpenter (à sa grande époque) n’aurait pas dépareillé.
 

Une lecture mitigée donc, car frustrante, en manque (j’ai envie de dire « gros ») de révélations. A mi-parcours, et si l’on aime comprendre un minimum ce qu’on lit, c’est un peu dommage. Le coup de pinceau « d’après photos » de Bec, bien qu’un peu figé, reste toujours un plaisir et j’ai aimé son dessin, toujours très fluide. Je mettrai  6/10 pour le scénario (davantage si la suite est aboutie et répond aux questions posées), 7 pour le dessin. Soit une cote de 6,5/10, ce qui n’est pas si mal.
 

Question pour les (futurs) lecteurs : le personnage de Franek, ce vieux pensionnaire défiguré, ne trouvez-vous pas qu’il ressemble à Freddy Krueger avec son pull rayé ? Ne manque que les griffes et le chapeau... J dans le second tome ? ^^


Nicolas.
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Écrit par Samba dans St Nicolas nous parle. | Commentaires (5) | Tags : doppelganger, maléfique, fantastique, 6.510, bec, corbeyran, soleil | | |

17.09.2010

Under - T1 : White Ladies

Under1.jpgunder.jpgAuteurs : BEC ET Raffaele ;
Editeur : Le Lombard.

Dans les entrailles.
L'enfer de Wilson Jericho est bien réel : les égouts de Megalopol où, en tant qu'officier de la Sewer Police, il descend chaque jour pour assurer le bon fonctionnement des entrailles de la gigantesque cité. Alors, forcément, quand on lui demande de servir de guide touristique à Sandra Yeatman, jeune scientifique venue prouver la véracité des légendes sur la faune crypto-zoologique des égouts, Jéricho est un peu surpris. Mais pas autant que lorsqu'ils découvriront qu'une invasion de mygales mutantes risque fort de perturber cet écosystème à part... tant qu'elles se contentent de rester en-dessous !

Dans la merde.
On peut dire ce qu’on veut sur Christophe Bec, pour créer un univers intrigant et mystérieux, il est fortiche le bougre. Ce début de diptyque très série B arrive magistralement à tenir en haleine le lecteur de la première page à la dernière .Si vous aimez les grosses bébêtes  bien sympathiques, cet album est pour vous. J’espère seulement que vous n’êtes pas arachnophobes Langue tirée .L’histoire m’a fait penser à une sorte de mix entre Alien et Mimic et se révèle au final très divertissante …euh non, ce n’est pas vraiment le bon terme ça, captivante, envahissante plutôt …… Clin d'œil.
Coté dessin, ça commence comme un Alpha avec des couleurs rutilantes, ensuite on plonge bien vite dans les égouts et le trait se fait lui aussi plus sombre et glauque en parfaite osmose avec le récit.
Bref, une bonne surprise que ce Under .Une BD simple mais efficace pour tous les fans d’horreur.
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Écrit par Samba dans André vient de me passer | Commentaires (1) | Tags : under, le lombard, bec, raffaele, white ladies, 810, horreur | | |