26/10/2017

Extases T.1

Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualitéExtases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualitéScénario : Jean-Louis Tripp
Dessin : Jean-Louis Tripp
Éditeur : Casterman
272
pages
Date de sortie : 06/09/2017
Genre : autobiographie, sexe, tranche de vie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Après Magasin Général, Jean-Louis Tripp nous livre un témoignage sincère et intime de sa vie sexuelle.

Et si le dernier continent à explorer était celui de l'intime ? 
Les relations amoureuses, les pratiques sexuelles, les émotions, les sensations, les sentiments, comme autant de territoires à arpenter à cartographier...
C'est le parti pris d'Extases, la série autobiographique de JeanLouis Tripp. Du petit détail trivial au sublime, du physiologique au métaphysique, de la jalousie qui consume à l'échangisme joyeux, toutes les facettes qui façonnent la sexualité sont évoquées.

 

Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualité

Mon avis

Des gens complètement nus en couverture, visiblement en pleine extase et en accroche « où l'auteur découvre que le sexe des filles n'a pas la forme d'un X... » il y a de quoi se dire qu'on va parler cul à longueur de pages. De fait ! Jean-Louis Tripp nous fait découvrir sa propre rencontre avec les pulsions naturelles de son corps, les désirs charnels, le besoin de se faire plaisir et de faire du bien à ses partenaires, ...

 

Loin de parler de cul pour parler de cul, ce qui aurait été lassant je pense... surtout quand on sait que cet ouvrage fait 272 pages, j'ai découvert – presque en même temps que le personnage principal (qui n'est autre que scénariste de cette œuvre) les prémices des besoins naturels de tout être humain. Du coup, même si j'ai du regarder à deux fois que personne ne jette un œil par-dessus mon épaule quand je me suis mise à lire dans le bus (car oui, Mesdames, Messieurs, je lis dans le bus, entre autres...) parce qu'on voyait clairement des gros plans de pénis et de vulves : le contenu s'est avéré intimiste et intéressant.

 

En tant que femme, j'ai dû entendre et lire tous les sujets possibles et inimaginables sur l'épanouissement sexuel de la gentes féminine, tandis qu'on réduisait les découvertes masculines par des clichés pornographiques se résumant souvent à des gamins boutonneux qui cachent des revues X sous leur lit tandis qu'une chaussette poisseuse se devait de traîner là où jamais leurs mères ne songeraient à aller la chercher aux risques de découvrir que ce n'est pas de la sueur blanchâtre qui entache d'ordinaire ce vêtement pour pied.

Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualité

Ici, j'ai pu imaginer le sexe au-travers du regard d'un gamin grandissant, d'un jeune homme guidé par son gland, la naissance des fantasmes, la jouissance sous toutes ses formes... d'un point de vue masculin, humble et sincère. Dès lors, je n'ai pas crié au scandale comme l'aurait fait une puritaine, mais bravo. Bravo Jean-Louis pour cette mise à nu (c'est le cas de le dire). Chapeau bas pour avoir pris le risque d'être vu différemment, loin du traditionnel monogame que la société bien-pensante voudrait imposer au monde sans penser au bien-être de chacun. Parce que l'amour, le sexe : c'est personnel !

Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualité

Quant au dessin, ce dégradé de noir et de blanc, ce gris et puis : beau gosse avec ça le Jean-Louis. J'ai bien aimé. Un brin caricatural par moment, simple mais explicite à d'autres instants, mais toujours avec un souci du détail dans le visage de notre héros et ses conquêtes afin de partager, avec lui, les sentiments et les sensations qui ont pu le parcourir.

Album_R_sf_txt_65px.jpg

Extases, Jean-Louis Tripp, Casterman, Biographie, tranche de vie, sexualité

Bref, attention à ne pas mettre ce livre entre toutes les mains, quand même. Mais aux jeunes hommes qui se cherchent, se découvrent petit à petit ; aux hommes qui ont envie de se rappeler cette époque et aux femmes qui veulent un petit aperçu de ce qu'elles n'ont jamais eu vraiment connaissance.

 

En résumé : je le conseille à tous ceux qui ont au moins atteint la puberté et qui n'ont pas peur de voir des scènes olé, olé !

 

ShayHlyn.

23/10/2017

Les mille et une vies des urgences

Les mille et une vies des urgences, Dominique Mermoux, Baptiste Beaulieu, Rue de Sèvres, biographie, tranches de vie, hôpital.Les mille et une vies des urgences, Dominique Mermoux, Baptiste Beaulieu, Rue de Sèvres, biographie, tranches de vie, hôpital.Scénario : Baptiste Beaulieu
Dessin : Dominique Mermoux
Éditeur : Rue de sèvres
232
pages
Date de sortie :  13/09/2017
Genre : biographie, tranches de vie, hôpital.

 

 

 

Présentation de l'éditeur

L'humanité à bras-le-corps.

 

Baptiste est interne dans un service d’urgences. Celle qu’il surnomme la femme oiseau de feu voit ses jours comptés alors que son fils est coincé en Islande par un volcan au nom imprononçable. Baptiste n’a plus qu’un but, aider sa protégée à tenir jusqu'au retour de son fils. Pendant 7 sept jours, les journées du jeune interne sont rythmées par les moments qu’il passe à son chevet, à lui raconter toutes les vies de l’hôpital : les joies et peines des patients, les farfelus, les plus touchants, mais aussi la vie des internes et des infirmiers, leurs routines, leurs découragements, leurs amours parfois. Un témoignage rare et incroyablement touchant sur la terre méconnue mais essentielle que sont les urgences. Incontournable.

Les mille et une vies des urgences, Dominique Mermoux, Baptiste Beaulieu, Rue de Sèvres, biographie, tranches de vie, hôpital.

Mon avis

 

Quand le titre d'un bouquin vous promet les 1001 vies des urgences, on peut se permettre de croire que tout ceci va être palpitant, avec un rythme effréné, enivrant, speed. Mais c'est sans compter l’œuvre originale « Alors voilà, les 1001 vies des urgences » de Baptiste Beaulieu. L'objectif de ce roman – et par extension : de cette bande-dessinée – est de raconter la vie telle qu'elle s'écoule dans les locaux d'un hôpital. Un remake de « Grey's Anatomy » ou « Dr House » ? Ooooh non !

 

Si Baptiste arbore la même barbe naissance que Hugh Laury ou encore que le petit groupe de collègues/amis de l'hôpital de Auch fait penser à la bande de la célèbre série qui se déroule à Seattle : le reste en est plus « poétique », plus humain... et de ce fait : plus touchant !

 

Au fil des pages, aucun besoin de faire exploser l'audimat se fait sentir : c'est juste un homme qui raconte ce qu'il voit et vit à l'hôpital. Le tout raconté à une patiente – qui n'est même pas la sienne – qui se meurt d'un cancer en phase terminale. Une femme qu'il veut voir en vie, encore un peu, le temps que son fils revienne de Scandinavie, qu'il puisse la serrer dans ses bras pour un ultime au-revoir.

 

Alors Baptiste vient lui raconter les histoires qui se déroulent dans l'hôpital, des plus gênantes aux plus drôles, en passant par des anecdotes pas piquées des vers. Un régal. On en vient à aimer chaque personnage. Nous aussi, nous voulons que la dame surnommée « la femme oiseau de feu » résiste à la maladie le temps de retrouver son cher et tendre fils, la seule famille qui lui reste en plus de cette équipe de médecins.

Les mille et une vies des urgences, Dominique Mermoux, Baptiste Beaulieu, Rue de Sèvres, biographie, tranches de vie, hôpital.

Une semaine dans la vie de Baptiste Beaulieu, également scénariste de cet ouvrage. 7 jours pour des centaines de vies qui vont et viennent. Un subtile mélange de couleurs pastelles et de gris, agrémenté de textes manuscrits (heureusement, pas dans le style médical sans quoi nous n'aurions rien compris). Un dessin sommes toutes assez simples, loin de mes préférences, mais agréable. J'ai presque envie de dire « aussi simple que la vie elle-même ».

 

Oui, oui : je sais, la vie n'est pas simple. Mais elle suit son court, imperturbablement. Elle n'a besoin ni d'emphase, ni d'assombrissement. Elle est elle-même. Avec ses hauts et ses bas, avec ses joies, ses peines... alors un dessin plus élaboré n'aurait-il pas dénaturé ce petit bijou de la vie quotidienne ?!

 

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

Perfect.gif

Autant vous dire qu'il fut un petit coup de cœur dans la nuée de lecture que j'ai en ce moment. Un moment de détente où, comme la femme oiseau de feu, je me suis laissée bercer par les aventures des urgences et du reste de l'hôpital.

 

À lire, à n'en pas douter.

ShayHlyn. 

02/10/2017

Lady Di & Me T.1

Lady Di & Me, Jean-CLaude Bartoll, Yishan Lee, Glénat, roman graphique, biographieLady Di & Me, Jean-CLaude Bartoll, Yishan Lee, Glénat, roman graphique, biographieScénario : Jean-Claude Bartoll
Dessin : Yishan Lee
Éditeur : Glénat
104
pages
Date de sortie : 23/08/2017
Genre : roman graphique, biographie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

30 août 1997. Une foule de paparazzi s’amasse devant l’hôtel du Ritz à Paris. Tous espèrent obtenir une photo de l’une des plus grandes stars de son époque : Lady Diana. Parmi eux, Marie-Linh, journaliste franco-vietnamienne, suit les faits et gestes de la princesse de Galles depuis le milieu des années 1980. Avec le temps, elle est même devenue sa confidente. Plus que de simples clichés, Lady Di lui a livré ses états d’âmes jusque dans les détails les plus intimes. Mais ce soir, Marie-Linh n’arrive pas à la joindre au téléphone. Elle le sent, quelque chose ne tourne pas rond...

À travers les yeux de cette journaliste fictive et grâce au dessin délicat de Yishan Li, Jean-Claude Bartoll trouve le ton juste pour retracer le destin romanesque de Lady Diana, probablement l’une des plus grandes icônes « people » de son temps. L’auteur – qui avait couvert le drame à l’époque – se permet même une interprétation toute personnelle des circonstances de sa disparition tragique, qui reste dans toutes les mémoires.

Lady Di & Me, Jean-CLaude Bartoll, Yishan Lee, Glénat, roman graphique, biographie

Mon avis

20 ans déjà que Lady Di, la reine des cœurs, nous a quitté. Impossible donc de passer à côté de cette grande dame, tant dans les médias que dans les écrits. Une raison, sans doute parmi tant d'autres de faire une bande dessinée sur sa vie. C'est ainsi que nous rencontrons Marie-Linh, personnage fictif mais qui nous servira de guide et de personnage principal dans ce roman graphique.

 

Par le biais de cette jeune journaliste, nous découvrons le récit d'une vie, narré par l'ancienne princesse de Galles elle-même. Une histoire bouleversante dans laquelle la princesse ne rencontre pas vraiment le prince charmant, mais un homme déjà amoureux d'une autre et loin de cacher qu'il aime encore sa maîtresse.

 

Avec « Lady Di & moi » nous plongeons dans les coulisses d'une vie de couple tragique. À ce jour, nous connaissons tous les grandes lignes du mariage à trois de Diana, le prince Charles et Camilla. Mais imaginez-vous un instant à la place de cette jeune institutrice fiancée au futur roi d'Angleterre. Vous êtes belle, innocente, fragile... Tout semble trop beau pour être vrai. Et c'est le cas ! Charles ne l'aime pas, il aime Camilla. Maîtresse dont il a des photos dans son agenda. Amante dont il porte les boutons de manchettes aux initiales C&C... ne deviendriez-vous pas stressée, boulimique, malade ?

Lady Di & Me, Jean-CLaude Bartoll, Yishan Lee, Glénat, roman graphique, biographie

Voilà l'histoire de la reine des cœurs, somptueusement mis en valeur par un dessin réaliste et délicat, comme l'était Lady Di.

 

La narration personnelle permet à chacun de, non pas s'identifier aux personnages, mais à les comprendre, les aimer ou les haïr. Ces moments de vie choisis qui rendent le conte de fées moins rose, comme cette lune de miel loin d'être idyllique. J'en aurai vomi avec Diana en lisant ces quelques pages. Alors imaginez le reste, imaginez la suite... cette autre femme toujours présente entre le couple princier, ce sentiment de solitude, d'impuissance.

 

Le contexte, les personnages, les répliques qu'on peut supposer avoir été réellement dites, ... ce roman graphique est comme un film qui se dévoile devant nos yeux. Ici, pas d'acteurs qui ressemblent plus ou moins aux protagonistes : non, les dessins sont réalistes, comme une multitude de portraits en action, des photos recopiées à la plume pour lui donner une autre dimension. C'est à mon sens, un bel hommage rendu à Lady Di qui nous a quitté trop vite, et une subtile enquête sur sa vie et ce qui aura causé sa mort.

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

Lady Di & Me, Jean-CLaude Bartoll, Yishan Lee, Glénat, roman graphique, biographie

 

J'ai véritablement hâte de lire la suite, parce que même si les tabloïds en ont fait leur chou gras pendant des années, je trouve cette façon de revisiter la vie de Lady Di plus humble, subtile et touchante. 

ShayHlyn.

 

10/09/2017

Les chroniques courtes (142) Big John Buscema

Big JOHN BUSCEMA

big-john-buscema.jpgbigjohn15_original.jpgScénario : Florentino Flóres
Dessin : John Buscema
Éditeur : Urban comics
328 pages
Date de sortie :  8 septembre 2017
Genre : Biographie

 

  

Mon avis:

john buscema,florentino flóres,urban comics,biographie,marvel comics,super herosJohn Buscema est considéré comme l'un des plus grands maîtres de la bande dessinée américaine du Silver Age ! Tous ceux qui, comme moi, ont découvert les super-héros avec le magazine Strange (éditions Lug) se souviennent de ses fabuleuses illustrations des séries Silver Surfer et Conan (Marvel comics). Pour la première fois en France est édité un livre qui lui rend enfin hommage. Cet album, traduction d'une édition espagnole publiée par le spécialiste Ibérique du comic Florentino Flóres, est plus qu'une biographie car il détaille toute la carrière de l'auteur, ses débuts dans la publicité, ses années de travail chez Marvel comics (où il dessina aussi Hulk, les Vengeurs, Captain America, Thor et bien d'autres) et d'autres éditeurs comme Dell comics pour qui il dessinera Roy Rogers.

L'album, préfacé par la veuve de l'auteur Dolores Buscema, comporte de très nombreuses illustrations en noir et blanc ou en couleurs, des pages de travail, des dessins parfois inédits qui raviront les lecteurs.

john buscema,florentino flóres,urban comics,biographie,marvel comics,super herosJohn Buscema disait lui même n'avoir jamais été à l'aise avec les histoires de super héros préférant les aventures romantiques, le western et, surtout, l'héroic Fantasy qui le mènera à dessiner magistralement le personnage de Conan le barbare d'après Robert Howard sur des scénarios du merveilleux Roy Thomas.

Bref, un ouvrage plus qu'essentiel pour les vrais amateurs de comics. 

JR

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 

 

29/05/2017

Marc Marquez, l'histoire d'un rêve

marc marquez.jpgmarc marquez_pl.jpgScénario : Isidro Sanchez
Dessin : Belén Ortega
Éditeur : Paquet
160 pages
Date de sortie :  avril 2017
Genre : biographie

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Avec cinq titres mondiaux à seulement vingt-trois ans, Marc Marquez a révolutionné le sport motocycliste et enregistré de multiples records, tout en restant simple et spontané.
Pour la première fois en bande dessinée, nous allons découvrir la trajectoire du charismatique pilote de Cervera, depuis que ses parents lui ont offert sa première moto à essence à seulement quatre ans, jusqu'à son premier titre mondial en Moto GP.
L’histoire vraie et fascinante, racontée par ses propres protagonistes, d’un rêve réalisé au prix de nombreux sacrifices, de passion et de dépassement de soi-même.
L'album contient une préface de Ramon Marquez, le grand-père de Marc, ainsi qu'une annexe avec toutes ses motos et résultats.

 

 

"la tête et les gaz"

 

 

Mon avis

Alors que la Formule 1 a eu droit à ses heures de gloire et se cherche aujourd'hui un nouveau souffle pour reconquérir son public, le sport motocycliste gagne chaque année en popularité grâce entre autre à des pilotes hyper talentueux dont le plus emblématique est sans aucun doute Valentino Rossi, et ce depuis 20 ans. Considéré comme le meilleur pilote de tous les temps, homme de tous les records (9 titres de champion du monde dont 7 en catégorie reine 500 cm3 et MotoGP), Rossi a largement contribué à rendre ce sport populaire et surtout, à faire émerger d'autres talents tout aussi exceptionnels.

C'est le cas de Marc Marquez, qui n'était encore qu'un gamin lorsque son idole Rossi recevait sa première couronne mondiale. Il n'était qu'un gamin animé d'une passion exclusive et compétiteur né, avec en tête l'envie de gagner le championnat du monde de vitesse dans toutes les catégories. Ce qu'il a fait, après s'être fait remarqué dans les championnats de Catalogne et d'Espagne de 12 à 14 ans et avoir intégré le championnat du monde à 15 ans. Il était alors loin de se douter que son principal rival serait son idole de jeunesse.

marc marquez l'histoire d'un rêve, ortega, sanchez, paquet, biographie, sport, moto, motogp, 04/2017,7/10

Il reçu sa première moto à l'âge de 4 ans et commença très rapidement à faire des compétions et à gagner à la sueur de son front. Car le talent est une chose, mais on n'atteint pas les plus hauts sommets sans travail ni sans persévérance et patience. Et ça, Marc Marquez l'a compris très tôt, composant avec son petit gabarit qui l'obligeait à lester ses motos pour atteindre le poids requis, composant aussi à ses débuts avec des motos peu compétitives, chutant à de nombreuses reprises, acceptant les blessures le privant de courses capitales, ... il a appris le métier patiemment, transformant les contraintes en force et faisant de lui un pilote au style "tout en glisse" très particulier. Marc Marquez a quasiment réinventé le pilotage de la moto de vitesse.

marc marquez l'histoire d'un rêve, ortega, sanchez, paquet, biographie, sport, moto, motogp, 04/2017,7/10

Pilote hors normes sur la piste, il l'est incontestablement. Mais il l'est aussi dans les paddocks. Contrairement aux apparences, ce sport est un sport d'équipe. Pour faire tourner cette mécanique high tech et rendre optimum les 240 chevaux sur toutes les pistes, le pilote n'est rien sans les ingénieurs, motoristes et autres spécialistes en télémétrie et pneumatiques. De même, une équipe peut être composée des meilleurs ingénieurs du monde, elle n'est rien sans un pilote capable de remonter le plus précisément possible ses sensations sur la piste en vue d'améliorer les performances et la fiabilité. Là aussi Marc Marquez excelle en la matière et a surpris tout son entourage dès son plus jeune âge avec sa capacité à restituer avec une précision inouïe ses sensations sur la piste et vis à vis des motos qu'il pilotait. C'est ce qui en fait un pilote d'exception. Travailleur acharné, compétiteur obstiné, on comprend mieux pourquoi il a fait de la fourmi son animal fétiche et pourquoi son grand-père dit de lui dans la préface : "dans les veines de ce garçon, il n'y a pas de sang, il y a de l'essence !"

marc marquez l'histoire d'un rêve, ortega, sanchez, paquet, biographie, sport, moto, motogp, 04/2017,7/10

Par une narration chronologique allant de ses premiers tours de roues en vélo, puis en moto cross, jusqu'à son premier titre en MotoGP en 2013, à l'âge de 20 ans, vous saurez tout sur l'ascension fulgurante de ce génie des circuits qui est en train d'exploser tous les records. A 23 ans seulement, la liste de ses records, détaillée en fin d'ouvrage, tient sur une page.

Pour le dessin, l'auteure espagnole Belén Ortega nous offre des planches de facture plutôt classique avec des scènes de courses d'un réalisme bluffant et d'une précision chirurgicale pour ce qui est de la représentation des motos. A se demander si elle n'a pas travaillé sur des photos.

marc marquez l'histoire d'un rêve,ortega,sanchez,paquet,biographie,sport,moto,motogp,042017,710

Racontée avec beaucoup de dynamisme, cette bio est vraiment intéressante et très bien faite, même si elle est très flatteuse et occulte un comportement sur la piste parfois à la limite vis à vis de ses concurrents directs.

Clairement ciblé pour les motards, cet album peut plaire à tout amateur de sport mécanique, et pourquoi pas mêmes aux néophytes curieux de découvrir cet univers de la moto de vitesse.

Enfin, j'invite les amateurs de F1 en mal de spectacle, à se pencher d'un peu plus près sur les MotoGP, qui, à chaque course offre son lot de sensations fortes, de suspense et de spectacle garanti.

 

Loubrun

 

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

marc marquez l'histoire d'un rêve, ortega, sanchez, paquet, biographie, sport, moto, motogp, 04/2017,7/10

 

marc marquez l'histoire d'un rêve, ortega, sanchez, paquet, biographie, sport, moto, motogp, 04/2017,7/10

 

marc marquez l'histoire d'un rêve, ortega, sanchez, paquet, biographie, sport, moto, motogp, 04/2017,7/10

 

et pour compléter cette bonne BD, quelques vidéos :

 

 

 

 


 

05/05/2017

ONE, TWO, THREE, FOUR, RAMONES!

COUVE_ONE-TWO…RAMONES_WEB.jpgScénario : Xavier Bétaucourt,Bruno Cadène et

Eric Cartier
Dessin : Eric Cartier
Éditeur : FUTUROPOLIS
96 pages
Date de sortie :  8 juin 2017
Genre : Biographie

 

 

 

Présentation de l'éditeur:

En 1976, le rock s'ennuie. Quatre jeunes paumés New Yorkais, vont le réveiller à coups de trois accords bien envoyés. Quarante ans plus tard, les Ramones sont considérés comme les fondateurs du mouvement punk. Les auteurs ont voulu raconter le passage de cette météorite rock à travers le regard du plus emblématique de ses membres, de l'âme du groupe, le bassiste Dee Dee Ramone... 

ramones,punk,futuropolis,biographie,john cummings,jeffrey hyman,rock,tamás erdélyl,douglas colvin

Mon avis:

Il y avait Douglas Colvin (Dee Dee Ramone) qui avait connu la morphine très tôt ! Faut dire que son militaire de père savait y faire pour donner des beignes à longueur de journée, alors la drogue ça aide... Jeffrey Hyman (Joey Ramone), bipolaire avec trouble obsessionnel compulsif, juif et habitué des hôpitaux psychiatriques, John Cummings (Johnny Ramone), fils de catholiques irlandais il connait la discipline et appliquera ses volontés au groupe au point de semer la haine et la discorde et se facher à mort avec Joey et, pour finir,  Thomas Erdelyi (Tommy Ramone), juif hongrois émigré aux Etats Unis et un peu marqué par l'holocauste. Ces quatre là vont fonder à New York le groupe des Ramones qui sera, malgré des succès très limités, l'un des groupes les plus influents du mouvement punk !

ramones,punk,futuropolis,biographie,john cummings,jeffrey hyman,rock,tamás erdélyl,douglas colvin

Dans les années 70 mes influences musicales se nommaient Elvis, Jimmy Hendrix et James Brown ! Le punk viendra une décennie plus tard et pas pour la musique, surtout pour l'apparence vestimentaire et le dégoût de l'autorité paternelle (merci Johnny Rotten et Sid Vicious). Avec la maturité je viendrai à connaître les Ramones qui me marqueront bien plus que les Sex Pistols.

ramones,punk,futuropolis,biographie,john cummings,jeffrey hyman,rock,tamás erdélyl,douglas colvinCet album nous raconte la formation et le parcours du groupe sans condescendance ! Un groupe formé de paumés marqués dès l'enfance par des pères violents et alcooliques, sévères, rescapés des camps de la mort où absents ! Des paumés réfugiés dans l'alcool et la drogue, inaptes à réussir dans la vie si ce n'est en faisant la seule chose qui leur plaît: de la musique. Le scénario part de l'enfance de Dee Dee Ramone, le membre le plus emblématique (et torturé) du groupe, auteur de la plupart des chansons, et, à travers sa vie, nous raconte la création du groupe, sa montée au succès et son déclin. Au dessin, Eric Cartier a choisi le noir et blanc qui correspond parfaitement à cette histoire finalement triste, très triste. Mais n'oublions jamais que... 

Rock'n Roll is here to stay !

JR 

ramones,punk,futuropolis,biographie,john cummings,jeffrey hyman,rock,tamás erdélyl,douglas colvin

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 

 

 

14/04/2017

Face au mur

cov.jpg3.jpgScénario : Jean-Claude Pautot

Dessin : Laurent Astier

Editeur : Casterman

Parution : 29 mars 2017

Biographie - polar

 

Présentation :

Mon métier est inscrit dans mon casier :

Braqueur multirécidiviste.

C’est la seule chose que je sais faire.

Depuis le début, je savais que ça allait mal se terminer.

Mais je ne savais ni où, ni quand. Et encore moins comment.

Et même si quelqu’un me l’avait dit, ça n’aurait rien changé…

2.jpg

Condamné pour des faits de grand banditisme, Jean-Claude Pautot a raconté la prison, les braquages, les planques et les cavales à Laurent Astier. Dans la tradition des grands auteurs américains, ils ont forgé une fiction inspirée directement du réel.
Une bande dessinée forte comme une vie !

1.jpg

 

Mon avis :

En janvier 2012 Laurent Astier anime un atelier bande dessinée à la centrale de Saint Maur, une des trois prisons françaises de haute sécurité. Sur les neuf détenus inscrits, un seul se présente : Jean-Claude Pautot. Une discussion s’engage, une sympathie se dégage, une confiance s’installe entre les deux hommes. Le projet d’une BD nait entre les murs de la prison. Il est vrai que ce détenu possède un sens artistique affirmé puisqu’il peint déjà depuis plusieurs années, mais sur ce coup-là, il devient scénariste. Cela donne un album coup-de-poing, asséné en 8 chapitres, 8 monochromes, 8 moments-clés de la vie de Pautot.

4.jpg

Le menu est complet : prison, évasion, cavale, traque, planque, casse, violence.

Les décors : les prisons de Lyon ou Belle-île-en-mer, la fuite en Corse, …

Un dossier en fin d’album :  rapports de police, les comptes rendus d’enquête, les coupures de journaux, documents de l’Institut de Recherche Criminelle, les plans d’arrestation, photos des armes saisies…

Le ton est froid, désabusé, le traitement est celui d’une vision clinique, ultra réaliste.

Pour l’amateur de polar, la brutalité de cette fiction authentique devrait s’avérer un grand moment de lecture.

 

Scenario_R_sf_txt_65px.jpg

 

Dessin_R_sf_txt_65px.jpg

 

Album_R_sf_txt_65px.jpg

 

 

 

 

 

Skippy

 

05/12/2016

LE CHATEAU DE MA MERE

le château de ma mère,marcel pagnol,bamboo,grand angle,serge scotto,eric stoffel,morgann tanco,adaptation,littérature,biographiele château de ma mère,marcel pagnol,bamboo,grand angle,serge scotto,eric stoffel,morgann tanco,adaptation,littérature,biographieScénaristes : Serge Scotto, Eric Stoffel
Dessinateur : Morgann Tanco
Éditions : Bamboo
Collection : Grand Angle Marcel Pagnol
80 pages
Genre : littérature, biographie.
Paru le 02 Novembre 2016


Avis de l'éditeur :

2015. À l'occasion du 120e anniversaire de la naissance de Marcel Pagnol, Grand Angle s'est lancé un défi titanesque : adapter les plus grands classiques de l'écrivain. Et par la même, tenter de remettre au goût du jour des textes plusieurs fois adaptés au cinéma, mais qui n'avaient encore jamais connu les honneurs du 9e art !
[...]
Fort du succès du lancement de la collection Pagnol, 2016 sera l'année de la confirmation, puisqu'il s'agira de s'attaquer à l'un des chefs-d’œuvre de l'écrivain, mais aussi l'un des plus évocateurs pour les lecteurs : Le Château de ma mère !

Après la Gloire de mon Père, la suite des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol

La fin de l’été est un drame pour le petit Marcel Pagnol, obligé d’abandonner ses chères collines. Mais la famille monte dorénavant chaque samedi à La Bastide Neuve. Un matin, lors d’une partie de chasse dans la garrigue, Marcel fait la rencontre d’un jeune paysan, Lili des Bellons. Une nouvelle aventure s’offre à lui : celle de l’amitié. Pittoresque et truculent, voici après La Gloire de mon père, le deuxième tome des « Souvenirs d’enfance » de Pagnol.

Le château de ma mère, Marcel Pagnol, Bamboo, Grand Angle, Serge Scotto, Eric Stoffel, Morgann Tanco, adaptation, littérature, biographie

Mon avis :


Comme pour beaucoup, moi y compris : Pagnol c'est la Garrigue, c'est Marseille, le soleil, les cigales et l'accent chantant du Sud, mais ce n'est pas tout ! Comme le font très bien remarquer les scénaristes dans la partie « bonus » de l'ouvrage : « C'est ainsi que parfois les zélateurs de Pagnol [...] le confissent en folklore ! Qui le confinent à la carte postale ! [...] Qui le réduisent au régionalisme comme si sa littérature ne valait pas davantage [...] Et c'est ainsi que la pagnolade finit par l'emporter sur le pagnolesque, qualificatif qui conviendrait davantage au plus grand raconteur d'histoires de la littérature populaire du XXe siècle. ».


Car oui, Pagnol est un auteur important de la littérature française, au même titre que d'autres issus de régions moins ensoleillées de Francophonie. Combien n'ont pas eu, dans leur liste de lecture scolaire, à lire ces grands classiques, qui n'a pas fini une soirée devant la tv, en famille, devant une de ses oeuvres ? Tout ça, Serge Scotto, Éric Stoffel et Morgann Tanco l'ont bien compris en revisitant « Le Château de ma mère » pour notre plus grand plaisir.

Le château de ma mère, Marcel Pagnol, Bamboo, Grand Angle, Serge Scotto, Eric Stoffel, Morgann Tanco, adaptation, littérature, biographie


Une partie de mon enfance qu'il se fallait de traiter avec le respect qui lui est dû. Et, chapeau aux artistes : ils ont réussi. Le scénario a une grande place dans cet ouvrage, rappelant que Pagnol était un maître des mots avec lesquels ils jonglaient aisément. Des citations qui se retrouvent dans de grands phylactères n'assombrissant néanmoins pas les images gorgées de soleil... ou de pluie quand le temps n'était pas avec notre petit Marcel, découvrant ses chères collines avec son ami Lili.

Le château de ma mère, Marcel Pagnol, Bamboo, Grand Angle, Serge Scotto, Eric Stoffel, Morgann Tanco, adaptation, littérature, biographie


Le dessin n'est d'ailleurs pas sans me rappeler, mais cela est évidemment un avis personnel, celui de feu l'artiste Mittéï dans l'adaptation des Lettres de mon Moulin d'Alphonse Daudet (aux éditions Dupuis, octobre 1979) avec une touche plus détaillée, plus précise dans les visages et surtout les expressions des personnages. Ce n'eut pas été Marcel Pagnol si les héros de cette aventure n'avaient pas été expressifs et attachants. Or, Morgann Tanco a réussi à rendre justice à chacun, leur donnant vie tandis que les scénaristes les faisaient parler tantôt en caractère « ordinaires » tantôt avec des lettres manuscrites quand les lèvres restaient closes pour laisser « parler » la plume du petit Marcel.


Bravo donc à cette équipe d'artistes pour m'avoir fait replonger non pas seulement dans l'enfance de Pagnol, mais également la mienne. Dans l'espoir que des plus jeunes découvrent eux aussi, par le biais de cette magnifique bande dessinée, le talent de Marcel Pagnol.

anim-3e7891e.gif


ShayHlyn

 

 

16/09/2016

Joséphine Baker

41diStyPQsL__SX354_BO1,204,203,200_.jpg9782203088405_1.jpgScénariste   : José-Louis Bocquet

Dessinateur : Catel

Éditeur : Casterman

564 pages

Sortie prévue le 7 septembre 2016

Genre : Biographique

 

Avis de l'éditeur :

Joséphie Baker a 20 ans quand elle débarque à Pris en 1925. En une seule nuit, la petite danseuse américaine devient l'idole des Années Folles, fascinant Picasso, Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans le parfum de liberté des années 1930, Joséphine s'impose comme la première star noire à l'échelle mondiale, de Buenos Aires à Vienne, d'Alexandrie à Londres.

Après la guerre et son engagement dans le camp de la résistance française, Joséphine décide de se vouer à la lutte contre la ségrégation raciale. La preuve par l'exemple : au cours des années 1950, dans son château des Milandes, elle adopte douze orphelins d'origines différentes, la tribu arc-en-ciel. 

Mon avis :

3 juin 1906. Joséphine, née Freda Joséphine McDonald, voit le jour à Saint-Louis dans le Missouri, dans une famille d'artistes sans-le-sou. La danse est donc dans ses veines tout comme le besoin de se faire remarquer. Le besoin également de faire changer les choses, de quitter sa vie de misère dans ce quartier noir régi par un peuple blanc et raciste. Le besoin d'être considérée comme une femme du monde et non plus une négrillonne d'Amérique... Et c'est en France que tout va changer !

Jean-Louis Bocquet et Catel nous dépeignent la vie tonitruante de Joséphine Baker qui est devenue, en peu de temps, la première star internationale noire dans cet ouvrage monochrome, qui rend justice à la diva qui a crevé l'écran du premier cinéma muet et parlant. Le noir et blanc, incarne un hommage à sa peau d'ébène, à qui elle a donné son heure de gloire en étant notamment compatriote en temps de guerre. Joséphine, sur tous les fronts pour aider les alliés. Joséphine dans tous les camps pour réconforter les hommes blessés. Joséphine amante infatigable de la scène et des hommes, Mata Hari de la seconde guerre et porte-parole des droits civiques des afro-américains.

9782203088405_2.jpg

Il fallait bien une bande dessinée de 460 pages (sans compter les bonus – chronologie et présentations de personnes célèbres ayant croisés sa route) pour retracer la vie trépidante de cette grande dame qui a fini sa vie dans son sommeil, fatiguée de tous ses combats dont le plus important : sa lutte contre le racisme en fondant sa famille dite « arc-en-ciel » avec des enfants venus de tous horizons.

C'est la première biographie que je lis sous la forme d'une bande dessinée et ce fut un régal. La technique de dessins et la couleur rappellent les dessins des années 50 à 60 où les noirs avaient ce style jazzy et de rythme & blues, élancés, expressifs, ... un dessin simple mais efficace, enfantin comme Joséphine quand elle fait des caprices de petites filles sans réaliser qu'elle dépense trop d'argent, sombre quand le racisme marque les pages, ou encore la guerre.

C'est un bon compromis pour ceux qui ne veulent pas voir la vie de la star à la TV, mais qui n'ont pas non  plus envie de lire une biographie entièrement écrite. Sans compter que la vie de Joséphine, entre ses amours, ses emmerdes et ses combats : ça vaut le détour !

 

a09-3e78912.gif

 

 

9782203088405_4.jpg

Shayhlyn

 

30/08/2016

Andersen, Les ombres d'un conteur

cov.jpga1.jpgScénario et dessin  : Nathalie Ferlut

Editeur : Casterman

128 pages – cartonné

Parution : 31 août 2016

"Biopic" – roman graphique

 

 

Présentation :

Dans les contes, quand un paysan trouve une pièce d'or, il change sa vie avec ! Imaginez un peu ce que serait ton aventure à toi ! Ton conte, ta belle histoire : Tu pourrais être si grand ! Eventyr ! Eventyr !

a2.jpg

Mon avis :

De manière très habile, le scénario nous dévoile les secrets de la vie de l’auteur emblématique de la littérature danoise au XIXème siècle. De la misérable existence d’un enfant confiné à la campagne, en passant par une éducation et une scolarité difficiles, d’apprentissages littéraires aux déboires amoureux, de l’homosexualité (refoulée ?) à la peur de la folie, de la vie mondaine à l’élaboration d’une œuvre au succès inégalé, c’est toute les parts d’ombres d’Andersen qui font la richesse de ce récit biographique. Analysant ses personnages, explorant ses écrits, réactivant ses découpages, Nathalie Ferlut nous livre un récit nuancé et touchant sur celui qui reste un enchanteur de l’enfance. La petite sirène, La petite marchande d’allumettes, Le petit soldat de plomb ou encore La reine des neiges, toutes ses histoires nous les connaissons et nous les (re)découvrons encore aujourd’hui.

a3.jpg

Au niveau graphique, Nathalie Ferlut a déjà prouvé sa maîtrise de différentes techniques et son audace stylistique.  Elle peut passer avec aisance du réalisme à un trait plus brouillon, en choisissant la forme qui correspond le mieux à son propos. Elle alterne le raffinement expressif et l’illustration plus simple des formes monochromes noires, parfois rouges.  Ses couleurs et textures donnent une matérialité picturale à ses cases aux bords finement déchirés. Son utilisation des figures découpées d'Andersen émaille toutes les planches. De l’ensemble de l’album, se dégage une sensation de virtuosité qui imprègne la lecture. Du grand art !

a5.jpg

 

a08-3e78906.gif     Dessin

a08-3e78906.gif     Scénario

a08-3e78906.gif     Moyenne

 

Le site internet des Editions Casterman : ICI

 

Skippy.