29/12/2014

La vie compliquée de Léa Olivier - 1. Perdue

 

La vie compliquée de Léa Olivier

1. Perdue

Scénario: Alcante

Dessin: Borecki

Auteure: Catherine Girard- Audet

Editions: Kennes

Parution: octobre 2014

 

 

 

Léa est une jeune québecoise de quatorze ans qui vient tout juste de quitter sa campagne natale pour aménager à Montréal avec ses parents.

Séparée de sa meilleure amie Marilou et de son amoureux Thomas, elle éprouve quelques difficultés à s'adapter à son nouvel environnement...

Léa se sent seule, entre les filles du lycée qui la snobent, les maladresses de Thomas et la popularité de son frère Félix. Heureusement, elle peut tout raconter à Marilou par mail et par chat et celle-ci la tient au courant de la vie au village, des faits et gestes de Thomas et de ses galères amoureuses.

Petit à petit, Léa va s'habituer à sa nouvelle vie. Sentimentalement, elle va souffrir de jalousie car Thomas passe beaucoup de temps avec la "bimbo" de son ancienne école et n'est pas très réactif par mail. Elle va le sentir s'éloigner d'elle, jusqu'à ce qu'il la quitte.

Léa va aussi se faire un nouvel ami Eloi pour qui elle va se découvrir des sentiments assez ambigus. Et elle va tomber sous le charme d'Alex, beau gosse populaire qui aimerait sortir avec elle.

Et quand elle réussit enfin à accepter de tourner la page "Thomas", celui-ci revient à la charge... Bienvenue dans la vie compliquée de Léa Olivier!

 

Roman épistolaire 2.0

 

"La vie compliquée de Léa Olivier" est un roman épistolaire d'un style particulier, en effet, tout ce que léa et ses amis vivent est découvert à travers les récits qu'ils en font par mails, textos ou chats.

Grand succès de librairie au Québec, les romans sont publiés en Europe depuis 2013 par la nouvelle maison d'éditions Kennes (6 tomes disponibles pour le moment, 9 tomes prévus par l'auteure) et l'adaptation BD sort en même temps des deux côtés de l'Atlantique.

L'auteure sait raconter avec beaucoup de justesse, de sensibilité et d'humour les doutes, les chagrins et le quotidien des adolescents. Chaque jeune fille de 14 ans (ou ancienne jeune fille) peut se retrouver dans ce que vit, ce que pense Léa, tout sonne juste.

Bien sûr, il y a les particularités linguistiques québécoises, qui ont été respectées dans les adaptations des romans et qui parfois surprennent, mais on s'y habitue vite, d'autant plus qu'un lexique franco-québécois se trouve en fin d'ouvrage.

Le dessin de Borecki, fin, coloré, précis, réaliste tout en restant léger sied à merveille à l'ambiance de cette bande dessinée.

Une réussite incontestable, à mettre entre toutes les mains des jeunes adolescentes qui trouveront en Léa une cousine d'outre-atlantique pas si différente d'elles...

 

 

Mon avis:

 

Sasmira

 

06/07/2013

TUEURS DE MAMANS - Tome 1 & 2.

Couv_188391.jpgCouv_190731.jpgPlancheA_188391.jpgTome 1 : Castigo

Tome 2 : L’ordre des petites orphelines

Dessin : Benoît Ers & Ludo Borecki - Scénario: Zidrou

48 pages

Editions Dupuis

Sortie le : 03/05/2013 et 07/06/2013

Prix : 12,00 €, l’album

Polar, Thriller

 

Le résumé de l’histoire (de éditeur) : Béatriz, Marie, Valentine, Kom Piu et Toronto sont cinq ados qui se retrouvent régulièrement dans leur cachette secrète : la chapelle désaffectée de leur école. Ce qui les a rapprochées, c'est une caractéristique commune : l'absence de père à la maison. Du coup, même si elles adorent leurs mères, elles ont, comme tout ado qui se respecte, des tonnes de reproches à leur faire.


Un jour, elles tombent par hasard sur un site de "punisseurs" qui propose de châtier les parents pas cool. Par jeu, elles passent commande.


Mais les punitions commencent à arriver réellement. De la plus anodine à la plus grave...
 

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Mon avis : Une mini série en 2 tomes sort en cette fin d’année scolaire sur un laps de temps de un mois chez Dupuis. Les noms des auteurs ne nous sont pas tout à fait inconnus…Au dessin, Benoît Ers (les démons d’Alexia, Hell School,...) et Ludo Borecki (il a travaillé pour le studio Peyo). Au scénario, Zidrou (Tamara, Sac à puce, Folies Bergère, Lydie,…).

J’ai de suite noté la durée très réduite entre la sortie en librairie deux tomes et je pense que c’est bien vu de la part de Dupuis car nous sommes dans un thriller. Outre l’envie d’en savoir rapidement plus sur la suite du premier tome, la lecture des deux tomes se fera pour la grande majorité en même temps, dans la foulée. J’ai d’ailleurs découvert les deux tomes en même temps chez mon libraire. Au départ, j’ai cru que j’avais loupé une nouvelle série de Ers mais bien vite j’ai été rassuré en voyant les dates des dépôts légaux des deux albums : mai et juin 2013.

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J’ai cependant remarqué que les noms des auteurs ne sont pas repris sur les couvertures, ce qui est inhabituel  dans la bande dessinée. Les couvertures sont simples, dépouillées mais percutantes. La couverture du tome 1 est plus conventionnelle, le tome 2 est un exemple du genre, une couverture qui attire l’œil et intrigue. Elle sera probablement pour moi parmi les meilleures de l’année.

Le dessin de Ers est toujours de la même facture. Je ne sais pas qu’elle est l’implication, l’intervention de Borecki dans le processus graphique. Je suppose qu’il a un rôle d’assistant  pour les décors, pour certaines tâches bien spécifique.

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Zidrou nous a encore concocté un scénario palpitant, original, inspiré des nouvelles technologies. Une sorte de Club des cinq qui s’engage dans un jeu pas si anodin puisqu’il dérape et qu’il n’y a apparemment pas moyen de l’arrêter dès qu’il est lancé. C’est très bien agencé, il y a une vraie idée qui est bien exploitée tout au long du scénario. Je vous laisse lire le final qui a une certaine logique mais qui laisse aussi la possibilité d’autres développements si la volonté se faisait sentir.

Pour ma part, j’ai été scotché par cette histoire qui est un véritable thriller, avec une dose d’horreur mais aussi un polar qui va au fur et à mesure se compliquer pour arriver à une fin imparable mais qui n'arrangera ou satisfera pas tout le monde. C’est là qu’on voit que Zidrou  a fait un travail extraordinaire de narration avec une logique implacable mais aussi des idées qui font mouche pour l’avancement de l’intrigue.

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Vraiment, une découverte que je vous recommande en cette période de vacances à lire sur la plage ou dans votre transat à l’ombre sur votre terrasse.  

Quand je pense que cette série est éditée par Dupuis. A-t-elle eu une parution dans le journal Spirou ? Encore des mentalités qui évoluent. Ce n’est pas du tout une « gentille série » comme les aimait Charles Dupuis. Il doit se retourner dans sa tombe, le pauvre ! « Allo, Monsieur Charles ? ». Gros coup de cœur !

 

Dessin :           

Scénario :        

Moyenne :         

 

Capitol.

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Écrit par capitolbelgium | Commentaires (7) | Tags : capitol, tueurs de mamans, ers, borecki, zidrou, dupuis, 910, polar, thriller, 052013, 062013 |  Facebook | |

10/01/2013

Les Amazones T1 et T2

Couv_176343[1].jpgCouv_176346[1].jpgScénario : Clarke
Dessin : Borecki, Ludo
Couleurs : Cerise
Dépot légal : 10/2012
Editeur : Glénat
Collection : Treize étrange
Planches : 48

Octobre 1854. La Guerre de Crimée est déclarée. Dans l’optique de la prise de Sébastopol les troupes Françaises et Anglaises se déploient. A à la tête d’un détachement, un officier Anglais, James Gordon Parker, est chargé de sécuriser et de nettoyer le périmètre. Fait prisonnier par les terribles guerrières amazones Koumanes, les débris de l’unité sont réduits en esclavage. Borné et arrogant, le lieutenant Parker imposera sa discipline très militaire aux prisonniers jusqu'à l’absurde.

album-page-large-17666[1].jpgMais que recherche Clarke ? A-t-il un message à nous transmettre ? Où veut-il en venir ? Sur fond de décor historique, il met en scène un officier aveuglé par sa culture et son instruction militaire. Il renvoie dos à dos la culture Amazone et la très rigide instruction militaire. Ainsi deux civilisations s’affrontent sans donner de crédit à l’un ou à l’autre : la cruauté des hommes (leurs tares ?) prend le dessus. Le seul mérite de cette BD est de ce poser la question : dans une situation d’asservissement, comment réagirais-je ? Mais que tout cela est vague et surtout convenu. On remarquera le manque de profondeur des dialogues. Et que c’est lent ! Paradoxalement, les séquences de planches silencieuses sauvent l’ensemble du scénario. En effet, il y a une montée en puissance de la tension inter et intra-groupe tout au long des dialogues et ….de leurs économies. Un effort est fait sur la reconstitution historique avec les dates, les lieux jusqu’au nom du General Anglais : Lord Fitzroy réellement chef du corps expéditionnaire anglais en 1854. Derniers clin d’œil de l’auteur, le nom des amazones « Koumane » : les Coumans, peuple semi-nomade, sont à l’origine, les habitants de la péninsule.

PlancheA_176343[1].jpgQue dire des dessins de Borecki ? Il utilise la technique de ligne claire sans grand succès ! Les visages manquent d’expression. Ainsi, l’officier Anglais a parfois du sang asiatique dans des tentatives de représentation d’un sentiment. Les proportions ne sont pas toujours respectées : notamment au niveau des chevaux que l’on retrouve tantôt courts sur patte, tantôt fringants. Tout cela nuit gravement à une lecture fluide. Par contre, Borecki s’en tire plutôt bien sur les scènes d’action, les contre champs et les détails .... de bateaux. Un point merite d’etre souligné : la réussite de la colorisation ! Les couleurs très douces de Cerise atténuent l’ensemble du drame.

D’aucun, auront fait le parallèle avec l’officier du pont de la Rivière Kwaï. Mais n’est pas Pierre Boule qui veut ! La collection Treize Etrange de chez Glenat nous avait donné des perles comme Ratafia, Achab, Lorna … mais malheureusement ce dytique n’est pas très à l’aise parmi ses camarades de promotions. Dommage, car si l’idée est bonne elle manque de corps et d’épaisseur.

5/10

Tigrevolant