03/09/2017

Un jour au festival BD de Bruxelles.

Dans le labyrinthe du Bozar, des machines bizarres, une expo Thorgal, une autre sur Gaston, un coin sexy, l’élève Ducobu,des taches de peinture, des objets en l'air , une file énorme pour Zep, des dédicaces....

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Direction le parc royal, en voiture Simone, Renaud,Sébastien Vives, Nicolas Pitz,chez Kennes, chez Paquet,chez Star Wars,chez les monstres, Scotto en interview etc....

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07/09/2016

Festival BD de Bruxelles.

Ce dimanche 4 septembre, SambaBD s’est rendu à Bruxelles pour son festival BD. Un festival qui prend de l’ampleur au fil des années(90.000 visiteurs ).

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( de 7 à 77 ans )


Direction l’hôtel Thon où Skippy à rendez-vous avec Jean-Paul Krassinsky, auteur du crépuscule des idiots pour sa première interview. Une interview qui nous laisse une très bonne impression mais je laisse à Skippy le soin de vous en dire plus dans sa chronique parue ce mardi 5/9.

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On enchaîne avec Devig pour le tome 4 de Scott Leblanc (pour jeudi 7/9). L’interview se passe bien mais on sent l’auteur un peu perplexe sur la réussite de son album.

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On évite la drache nationale de peu et on se rend au parc royal où se déroule le festival.

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On commence timidement notre visite, notre but est de trouver les attachées de presse avec lesquelles nous collaborons. J’en profite pour faire ma seule dédicace du jour avec un artiste que j’apprécie énormément : Joël Alessandra, une belle rencontre.

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On se dirige ensuite place du Sablon pour se restaurer. Une fois rassasié, un petit tour chez Paquet et la chance nous sourit, on tombe sur Caroline qui s’occupe des relations presse. Très bel accueil et on se retrouve avec une grosse pile d’albums à chroniquer. On doit maintenant se rendre chez Casterman pour une nouvelle interview de Casado et Nicolas Perge pour les aventures ahurissantes de Benjamin Blackstone( pour vendredi 16/9). Je dois bien avouer que ce titre ne nous inspirait pas trop au départ mais la rencontre fut assez mémorable. D’ un côté un Nicolas Perge passionné par son travail et d’un autre côté, la musique de la langue espagnole de Casado traduit par Valérie (attachée de presse de Casterman). Un enthousiasme vraiment communicatif qui sera certainement retranscrit par Skippy dans sa chronique.

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Ensuite on rencontre un ministre des affaires étrangères, des anglais célèbres et même un super-héros.

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Skippy n’arrête pas puisqu’ il réalise une interview improvisée en anglais SVP de Wibert van der Steen pour Ayak et Boris chez Kramiek.

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Voilà qui a bien rempli notre journée ….je pense que l’année prochaine pour faire mieux, il faudra avoir un don d’ubiquité.

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La dédicace dans la peau.

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La parade des ballons .


Samba.

04/05/2015

Exposition Frank Le Gall à Bruxelles.

Communiqué de presse:

 

Galerie Huberty Breyne à Bruxelles:

 

Exposition, Frank Le Gall, Théodore Poussin, Galerie Huberty Breyne, Bruxelles, 05/2015

 

Exposition, Frank Le Gall, Théodore Poussin, Galerie Huberty Breyne, Bruxelles, 05/2015

 

Exposition, Frank Le Gall, Théodore Poussin, Galerie Huberty Breyne, Bruxelles, 05/2015

 

 

 

Exposition, Frank Le Gall, Théodore Poussin, Galerie Huberty Breyne, Bruxelles, 05/2015

 

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L'avis de samba BD: 

Une belle exposition de Frank Le Gall sur les escales de Théodore Poussin. Cette exposition annonce également le grand retour de Théodore Poussin dans les librairies puisque dans le courant de l'année 2015 paraîtra un nouvel album intitulé "cocos Nucifera Island" chez Dupuis.

 

 Capitol.

26/04/2015

EXPOSITION NICOLAS MALFIN "GOLDEN CITY" A BRUXELLES.

Communiqué de presse:

LA GALERIE BRUXELLES-PARIS PRESENTE:

 

NICOLAS MALFIN "GOLDEN CITY"

Exposition du 24 avril au 17 mai 2015.

  nicolas malfin,exposition,paris-bruxelles,golden city,bruxelles,042015 

nicolas malfin,exposition,paris-bruxelles,golden city,bruxelles,042015

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02/04/2015

EXPOSITION "SIBYLINNE" - RAYMOND MACHEROT A BRUXELLES.

Communiqué de presse

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

 

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

 

Expositio, Macherot, Sibylinne, Taymans, Bruxelles, 04/2015

L'avis de Samba BD:

Raymond Macherot est un des pionniers de la bande dessinée belge, trop peu reconnu par rapport à son immense talent. Cette exposition consacrée à son personnage "Sibylline" permettra, espérons-le, de le remettre en lumière. Il le mérite! L'exposition est complétée par des planches d'André Taymans, le repreneur de la série. Une exposition très intéressante (du 3 au 29 avril 2015) proposée par la galerie Paris-Bruxelles qui s'installe maintenant dans le quartier du Sablon (9, rue de la paille) à Bruxelles.

 

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29/03/2015

EXPOSITION "L'UNIVERS DE THORGAL" au Musée de la Bande dessinée de Bruxelles.

Communiqué de presse.

 

Les univers de Thorgal, Rosinski, Le Lombard, Musée de la bande dessinée, Bruxelles, 03/2015.

L’Univers de Thorgal

Le personnage de Thorgal naît dans la version belge du journal Tintin en mars 1978, sur un scénario de Jean Van Hamme et un dessin de Grzegorz Rosinski. Trente ans plus tard et après en avoir vendu près de quinze millions toutes langues confondues, Van Hamme passe la main à Yves Sente. Depuis 2008, Sente est en effet le scénariste de cette saga familiale teintée de fantastique se déroulant chez les Vikings. Quant à Rosinski, toujours aux pinceaux, il est passé à la couleur directe. Le succès de la série débouche sur la création des Mondes de Thorgal en 2010. Yves Sente d’un côté, Yann de l’autre, imaginent les scénarios de trois séries parallèles, La Jeunesse de Thorgal, Louve et Kriss de Valnor, dessinées par Roman Surzhenko et Giulio De Vita.

Un peu moins de quarante ans après sa création, ce fleuron des éditions du Lombard s’installe pour six mois au Centre Belge de la Bande Dessinée du 24 mars au 6 septembre 2015. Une exposition articulée autour des célèbres couvertures peintes de Rosinski, de quoi séduire autant les amateurs de l’univers thorgalien que les férus de peinture.

Commissaires : Thierry Bellefroid et Piotr Rosinski.

 

Les univers de Thorgal, Rosinski, Le Lombard, Musée de la bande dessinée, Bruxelles, 03/2015.

Les univers de Thorgal, Rosinski, Le Lombard, Musée de la bande dessinée, Bruxelles, 03/2015.

Les univers de Thorgal, Rosinski, Le Lombard, Musée de la bande dessinée, Bruxelles, 03/2015.

Les univers de Thorgal, Rosinski, Le Lombard, Musée de la bande dessinée, Bruxelles, 03/2015.

Les univers de Thorgal, Rosinski, Le Lombard, Musée de la bande dessinée, Bruxelles, 03/2015.

Les univers de Thorgal, Rosinski, Le Lombard, Musée de la bande dessinée, Bruxelles, 03/2015.

Les univers de Thorgal, Rosinski, Le Lombard, Musée de la bande dessinée, Bruxelles, 03/2015.

Les univers de Thorgal, Rosinski, Le Lombard, Musée de la bande dessinée, Bruxelles, 03/2015.

 

L'avis de samba BD:

Assurément, une des expositions "phare" sur la bande dessinée à Bruxelles pour cette période du printemps et de l'été 2015 qui vaut le détour. L'univers de Thorgal et de Rosinski au meilleur de leur forme!

19/03/2015

ANTONIO LAPONE EN EXPOSITION CHEZ CHAMPAKA A BRUXELLES.

Communiqué de presse.

 

 

Exposition, Lapone, Champaka, Bruxelles, 03/2015.

 

Exposition, Lapone, Champaka, Bruxelles, 03/2015.

 

 

 

Commentaires de Samba BD:

 

Une très belle exposition d'un dessinateur et illustrateur très talentueux.

 

Pour mieux faire la connaissance d'Antonio Lapone, suivez nos liens:

Lien vers notre chronique de "Adam Clarks" sur Samba BD: ICI.

Lien vers l'interview d'Antonio Lapone sur Samba BD: ICI.

 

Capitol.

 

 

Exposition, Lapone, Champaka, Bruxelles, 03/2015.

 

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27/11/2014

LES CHEMINS DE COMPOSTELLE - Tome 1: Petite licorne.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014Dessin & scénario : Jean-Claude Servais

Editions Dupuis

Sortie : 17/10/2014

80 pages – cartonné

Prix conseillé : 16,50 €

ISBN : 9782800161242

Aventure, Compostelle, Bruxelles, Mont Saint-Michel, alchimie, bière.

 

Résumé (de l’éditeur) : Lieu hautement symbolique, Compostelle attire chaque année des milliers de pèlerins à travers l'Europe. Blanche, Céline et Alexandre vont, eux aussi, emprunter ce chemin à un moment de leur vie. Dépositaire d'un savoir précieux auquel son grand-père alchimiste l'a initiée, Blanche part de Belgique sur ses traces, après qu'il eut été retrouvé sans vie sur une plage près de Compostelle. Le point de départ de Céline se situe au Mont-Saint-Michel, où elle a commencé son noviciat. Quant à Alexandre, guide de montagne dans les Alpes suisses, c'est le décès de Margaux qui va le jeter, lui aussi, sur cette route pleine de questions, mais peut-être aussi de réponses. Au fil de ces voyages initiatiques et de ces destins croisés, Jean-Claude Servais nous emmène avec lui, pour un récit en sept albums, sur les chemins de France et nous fait découvrir des paysages sublimes et des lieux nourris de culture, d'histoire et de mystères.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

« Beaucoup de gens passent leur vie non pas à chercher la lumière, mais à l’empêcher d’entrer. »

 

Mon avis : Pour la genèse et le concept de la série, je vous renvoie vers ma chronique du 16 septembre 2014 lorsque Samba BD avait reçu le magnifique dossier de presse des éditions Dupuis. C’est ce qu’on appelle dans le jargon « appâter le client ». Pour relire mon entrée en matière, voir ICI.

N’ayant pas reçu l’album, je me suis mis en route pour aller chez mon libraire bien aimé et acheter cet album (mon Graal du moment) que toute la planète BD attend avec impatience. La sortie d’un album de Servais est toujours un petit événement en soi. Après nous avoir conté chaque fois en deux tomes l’histoire de l’abbaye d’Orval (avec sa bière et son fromage) et de Godefroid de Bouillon (la mise en bière du mythe), Servais s’est ainsi constitué une base supplémentaire appréciable de lecteurs potentiels. Ils ne connaissent peut-être pas son travail mais ils ne rateront pas l’occasion de rentrer chez eux avec un ou deux « beaux livres » traitant d’Orval ou du château de Bouillon, destinations de leur promenades dominicales. Maintenant, Servais se lance dans sa « Grande Œuvre » comme disent les alchimistes, une série en sept volumes sur les chemins de Compostelle, encore un mythe qui est revenu à la mode ces dernières décennies avec ce retour de la spiritualité et la recherche du « soi ». La visite du Pape à Compostelle n’est pas étrangère à ce regain de popularité pour ce qui reste pour moi une performance sportive et spirituelle.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

Et « notre Jean-Claude », comment s’en est-il tiré pour ce premier tome ? Plutôt bien, très bien même, avec la grande distinction en plus! Il prend des personnages radicalement différents, d’horizons et d’origines différentes, ayant des motivations bien personnelles. Il les met sur la route sans oublier de nous décrire leur vécu et les endroits où ils vivent et par où ils vont passer. Le terrain de jeu est donc très vaste et permet un large spectre de variation. Connaissant l’apôtre, il va nous sortir une documentation considérable et il va faire beaucoup de repérages pour coller le mieux possible à la réalité.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

Le premier tome est déjà révélateur de la manière de procéder de Servais dont l’expérience et la patte ne sont plus à détailler tellement son savoir-faire est connu et reconnu. On découvre d’abord en Belgique une fille prénommée Blanche. C’est le personnage central de ce premier tome. Elle a un grand-père atypique qui lui enseigne l’alchimie des alchimistes mais qui pratique aussi l’alchimie des brasseurs puisqu’il produit des bières dites artisanales. Avec son grand-père toujours, elle découvre Bruxelles et sa Grand place, joyau architectural qui se confond avec les principes de l’alchimie. Les façades sont remplies de messages alchimistes. C’est sous cet angle que Servais va envoyer Blanche sur les routes de Compostelle. On retrouve également trois autres personnages mais de façon plus succincte, le développement de ces personnages sera certainement pour les prochains albums de la série.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

Le dessin de Servais est toujours aussi précis. Son travail sur la Grand place de Bruxelles est exceptionnel de précision. N’est pas n’importe qui celui qui se lance ainsi dans un des plus beaux décors du monde…Dans son style qui lui est propre, il assure du côté graphique. Peu ou rien à redire…Pour le scénario, Servais a trouvé un sujet porteur mais surtout a trouvé un point d’attaque (l’alchimie au sens large) qui met déjà du rythme à son récit alors que les personnages sont à peine sur le départ. En plus, il raconte par le détail la vie de Blanche, de son grand-père atypique, de sa famille qui se déchire sur l’avenir de la brasserie. C’est à la fois très proche des contingences matérielles et pas loin d’une quête spirituelle. Cet amalgame nous donne un scénario qui tient la route et nous laisse espérer le meilleur pour les prochains tomes de la série. A noter également les très belles couleurs de Raives, lui aussi une pointure.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

En conclusion, C’est un excellent album de Servais que voilà. On est parti pour sept tomes. Le premier est plus qu’une mise en bouche et augure du meilleur. J’espère que l’on est parti pour sept ans de bonheur sur les chemins de Compostelle

 

a09-3e78912.gifScénario

a08-3e78906.gifDessin

a08-3e78906.gifMoyenne

 

Lien vers le site de Dupuis : ICI.

 

Capitol.

 

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

 

18/06/2014

LE SPIROU DE SCHWARTZ & YANN - La femme léopard (Tome 7).

Dessin : Olivier Schwartz - Scénario : YannPlancheA_214958.jpgDessin : Olivier Schwartz - Scénario : Yann

Editions Dupuis

Sortie 02/05/2014

64 pages

Prix conseillé : 14,50 €

ISBN : 9782800157429

Aventure, Spirou, Humour, Bruxelles.

 

Résumé (de l’éditeur) : Bruxelles, 1946. Une implacable canicule s'abat sur la capitale belge, encore très marquée par la Seconde Guerre mondiale. Sur les toits, une femme-léopard fuit, poursuivie par deux robots inquiétants au look de pygmées géants, et trouve refuge au Moustic Hôtel, dans la chambre mansardée du colonel Van Praag, un vieux colon irascible. Découverte par ce dernier, la sculpturale jeune femme est blessée à l'épaule par le vieillard à la gâchette sensible. C'est à ce moment qu'intervient Spirou.

Spirou, La femme léopard, Schwartz, Yann, Dupuis, 05/2014

 

Mon avis : Les éditions Dupuis ont eu une excellente idée qui remonte maintenant à plusieurs années. Cette  idée géniale était de laisser des grands noms de la BD faire « leur » Spirou  personnel. Un fantastique hommage à ce héros de la BD et une autre façon de lui donner vie.

C’est le 7e tome de la série concept qui nous a déjà valu quelques belles surprises comme le Spirou d’Emile Bravo ou le « Groom vert-de-gris » de Schwartz et Yann. Ce dernier album était tellement réussi que Dupuis a décidé de refaire appel à ce duo d’auteurs qui ont bien compris l’univers de Spirou, cette  « touche »  belge et bruxelloise, cet humour particulier qu’on retrouve aussi dans « Le jeune Albert » d’Yves Chaland. Cerise sur le gâteau, il y aura une suite intitulée : « Le maître des hosties noires ». Tout un programme !

Spirou, La femme léopard, Schwartz, Yann, Dupuis, 05/2014

Autant le dire tout de suite, j’ai à nouveau apprécié le travail de Schwartz et Yann. C’est de la haute voltige cet album. On sent une complicité incroyable entre les auteurs, Ils s’amusent, cela transparait dans l’album. Le modeste  lecteur que je suis, s’est délecté de cet album!

Ce n’est pas de l’hagiographie mais le résultat d’un travail d’artisans, intelligent, bien mis en place. Une petite musique qu’on apprécie, qui reste dans votre tête, même après la lecture, une fine mécanique qui démarre au quart de tour. Il suffit d’ouvrir l’album et de lire la première planche pour se plonger dans l’univers déjanté du Spirou de ce duo magique.

Spirou, La femme léopard, Schwartz, Yann, Dupuis, 05/2014

 

Le dessin est fantastique, expressif et me rappelle d’une certaine façon son illustre dessinateur qui est Franquin. Ce n’est pas du Franquin mais l’idée et la philosophie est fort proche. J’adore ces grandes cases pleines de petits détails savoureux, humoristiques, des clins d’œil à la publicité de la fin des années ’40. Le Bruxelles de l’après-guerre est superbement rendu. On y retrouve à la fois les difficultés du moment mais aussi une certaine joie de vivre qui se communique au lecteur. Le graphisme est dans la continuité du « Groom Vert-de-gris » et nous raconte en réalité la suite après la fin de la guerre.

Spirou, La femme léopard, Schwartz, Yann, Dupuis, 05/2014

Le scénario est la pierre angulaire du récit. Tous les ingrédients d’un bon album d’aventure et d’humour, l’ADN de Spirou, sont réunis. Des personnages truculents, un Spirou alcoolique au début du récit (certains crieront à la trahison !), une histoire qui mêle Bruxelles, Paris, le Congo belge, teintée de belgicisme, d’expressions bruxelloises savoureuses, plein de références…Il faut relire l’album et bien regarder toutes les cases pour voir tous les détails « qui tuent ». Bref, Yann nous fait découvrir à nouveau son amour pour la Belgique, lui, le français, le breton, né à Marseille, et qui s’est installé à Bruxelles. Il est tombé amoureux du plat pays et le lui rend bien…Yann est devenu un phare, une référence au niveau du scénario.

Spirou, La femme léopard, Schwartz, Yann, Dupuis, 05/2014

La bande dessinée a besoin de gens comme lui pour sortir de son marasme ambiant, de son « coup de mou », de son spleen, dû à un système qui commence à montrer son essoufflement, ses limites. J’espère que ce n’est que passager. J’ai lu certaines critiques moins enthousiastes que la mienne sur cet album. Mais sachez que personne ne fait l’unanimité. Si cet album ne marche pas, je n’y comprends rien à la BD et il est venu pour moi le temps de déposer ma plume… La bande dessinée franco-belge a besoin d’albums aussi rafraichissants que celui-ci pour se relancer. Moins produire, plus fignoler, donner la parole à de vrais talents, des gens qui se sont construits au fil des ans, des bosseurs, des gens qui ont le nez pour comprendre ce que le lecteur attend, au-delà des courants  purement marketing et du fast-food éditorial. Et les éditeurs ne devrait pas s’offusquer d’entendre parfois la déception des lecteurs devant une production pas toujours au top. La critique permet aussi d’avancer et de se remettre en question. C’est une chance, pas une fatalité ou un coup de poignard dans le dos. Les éditeurs devraient aussi parfois écouter le retour sur leur production, faire leur autocritique et revoir leurs plans de travail. Ce n’est pas évident d’être auteur, éditeur ou libraire de nos jours, dans un monde qui va de plus en plus vite, dont les fondements changent de façon radicales. Et la bande dessinée n’est pas une île déserte, la seule touchée par le phénomène de changement. C’est loin d’être le cas! Mais ce changement peut être une opportunité, à condition de bien réfléchir à l’avenir, de déterminer ses points forts et sa stratégie, à se réinventer via de nouveaux codes. C’est ma petite digression du jour sur le marché de la BD.

Spirou, La femme léopard, Schwartz, Yann, Dupuis, 05/2014

 

Vous l’aurez compris. Ce Spirou, j’adore! Je vous convie à découvrir cet album de toute urgence. Des albums comme celui-là, on en veut souvent mais ce n’est pas toujours gagné d’avance… Un nouveau coup de cœur !

 

 Dessin :            9,0/10

Scénario :          9,0/10

Moyenne :          9,0/10

 

Le site internet de Dupuis : ICI.

 

Capitol

 

Spirou, La femme léopard, Schwartz, Yann, Dupuis, 05/2014

 

12/06/2014

D'ENCRE ET DE SANG - Tome 1/2.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.Dessin : Renaud - Scénario : Gihef –

Editions Sandawé

Sortie 04/06/2014

48 pages + dossier « Le Soir volé »

Prix conseillé : 15,00 €

ISBN : 9782930623269

2e guerre mondiale, Résistance, Le Soir, Bruxelles, Belgique

 

Résumé (de l’éditeur) : Katja est une journaliste d’origine autrichienne. Elle est également au service de la Résistance. Lors de l’été 1944, elle débarque à Bruxelles avec pour mission d’approcher Léon Degrelle, journaliste influent et sympathisant nazi, afin de permettre

sa mise hors d’état de nuire avant l’arrivée des Alliés dans la ville. Le traître s’avérant difficile à approcher, notre héroïne va intégrer le quotidien « Le Soir », principal outil de propagande de l’Occupant, pour retrouver sa piste. En parallèle, elle se voit confier une grosse affaire dont personne ne semble vouloir au journal : une série de meurtres odieux de jeunes femmes juives dont on retrouve les corps affreusement mutilés.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

Mon avis : Sandawé, l’éditeur en crowdfunding (financement par les lecteurs via internet), abat une nouvelle carte importante dans son développement. Après son coup « Sara Lone » qui a marqué les esprits, voici maintenant que cet éditeur atypique édite le premier tome d’un diptyque dessiné par Renaud (Jessica Blandy) et scénarisé par Gihef. Le récit s’intéresse au « Soir volé » en 1944, à la veille de la libération de Bruxelles. Les Allemands avaient mis la main sur le journal « Le Soir » qui diffusait des informations dûment contrôlées par les occupants et de la propagande nazie.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

Le financement de ce premier album (en attendant le second !) a pris du temps. Cela n’a pas été des plus simples…A quoi est-ce dû ? Renaud est et reste un grand nom de la bande dessinée belge, un nom encore « vendeur », même si sa collaboration avec Jean Dufaux n’est plus d’actualité. Mais, dans le crowdfunding, l’auteur doit donner de sa personne, vendre son produit, être présent sur le site et le blog de Sandawé pour donner envie aux lecteurs et investisseurs potentiels de miser sur son projet. Eric Arnoux, le scénariste de Sara Lone, l’a très bien compris. Il est devenu maintenant une référence, un exemple à suivre au sujet de la mise en vitrine d’un projet, alors que le tome 1 de sa série est à l’heure actuelle la meilleure vente de Sandawé et que les deux prochains tomes sont déjà financés. Il s’agit d’un nouveau marché et il faut trouver les codes d’une nouvelle communication entre l’auteur et son public, ses lecteurs. Renaud n’a-t-il pas été assez présent pour vendre son projet ? Pas assez vraisemblablement, ce qui justifie ce lent démarrage à l’allumage pour le financement ! La mise en place du présent album  dans les librairies semble bien en route et l’accueil plutôt positif d’après les premiers retours. Mais, le résultat final se mesurera sur la longueur après la parution du deuxième et dernier tome qui commence seulement son financement sur Sandawé. Espérons que le financement sera plus rapide pour éviter de devoir trop attendre pour voir paraître la suite.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

Au niveau du dessin, Renaud fait du « Renaud ». Son dessin est reconnaissable entre tous, « sa patte » est là, assez classe et bien en place. Son graphisme, comme les couleurs, reste cependant dans la retenue, un peu froid…La période traitée, l’occupation de la Belgique par les nazis en 1944, « Le Soir volé », la persécution des juifs, ne laisse pas place à la gaudriole…On découvre une héroïne atypique, une autrichienne, envoyée au Soir par Berlin mais elle a des sympathies pour la cause juive. Elle joue un double jeu. Même si le lecteur connait son engagement, le scénario de Gihef reste malgré tout dans les grandes lignes et ne détaille pas plus le caractère, l’aspect psychologique  du personnage principal, Katja, qui à ce moment de l’histoire manque un peu de charisme. Mais, il faut rester clair et honnête vis-à-vis de ce premier tome, il s’agit d’une mise en place et le tome 2 devrait développer plus en profondeur le sujet. Le diptyque est donc un ensemble qu’il faudra juger sur sa totalité.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

A noter que l’album se termine par un dossier documentaire sur « Le Soir volé ». Ce dossier est développé par Daniel Couvreur, journaliste et spécialiste BD au Soir, une référence…La boucle est bouclée.

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

Le premier tome est une mise en bouche, l’entrée, avant, je l’espère, le plat de résistance (au sens premier) qu’est le second tome. Cet album m’a ouvert l’appétit et j’attends de dévorer la suite. Intéressant…

 

Dessin :             8,0/10

Scénario :          7,0/10

Moyenne :          7,5/10

 

Le site internet de Sandawé: ICI.

 

Capitol

 

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.

 

 

L’avis de Samba sur l’album : Le contexte historique est intéressant, la presse écrite sous l’occupation nazie .En plus, on situe le récit à Bruxelles. L’encrage de proximité est toujours un plus pour attirer le chaland. L’histoire est correcte, elle est à l’image de l’héroïne de Renaud, belle et froide. Par contre, on reviendra pour y trouver de l’émotion. A se demander si l’association Gihef /Renaud est des plus judicieuses ?

Samba.

 

D'encre et de sang, Renaud, Gihef, Sandawé, 06/2014.