14/01/2018

Chroniques courtes #157 : Nains T9 ; Attention chien méchant;Les Bidochon

Nains T9 : Dröh des errants

les chroniques courtes, #157, Nains, Dröh des errants, Nicolas Jarry, Jean-Paul Bordier, Soleil, Celtic, Heroic Fantasy les chroniques courtes, #157, Nains, Dröh des errants, Nicolas Jarry, Jean-Paul Bordier, Soleil, Celtic, Heroic Fantasy Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier
Editeur : Soleil Celtic
56 pages
Genre : Heroic Fantasy
Sortie : le 25 octobre 2017

 

Dröh pensait bien faire, revenant sept ans plus tard dans son village avec des capacités à manier les armes. A son retour, bien qu’accueilli par tous, sa famille, sa bien-aimée qui n’a que des pensées pour lui, et d’autres de ses compagnons qui s’émerveillent de sa présence, Dröh semble lasser par son errance. Pourtant, il revient près des siens avec l'espoir de changer son peuple, et de défier l'ordre dominant...sauf que sa famille et les autres de sa caste préfèrent de loin leur sort que verser le sang. Dés lors, Dröh décide une fois encore de laisser ses proches et de faire cavalier seul. Ce neuvième tome est mélancolique bien que nous avons droit à de nombreux combats Nains vs Nains & Nains vs Elfes. Sans toutefois démériter, cet album ne se classe pas non plus parmi les meilleurs de la saga.

Coq de Combat 

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Attention chien méchant.

les chroniques courtes,#157,nains,dröh des errants,nicolas jarry,jean-paul bordier,soleil,celtic,heroic fantasyles chroniques courtes,#157,nains,dröh des errants,nicolas jarry,jean-paul bordier,soleil,celtic,heroic fantasyScénario et dessin : Bastien Vivès
Editeur : Casterman
Genre : Jeunesse/enfance
Sortie : le 08 novembre 2017

La première histoire qui fait peur de Bastien Vivès

Oserez-vous entrer dans ce livre ?

Présenté comme un auteur culte parmi les plus reconnus de sa génération, Bastien Vivès se risque à un premier album Jeunesse. Il nous livre un récit ultra-minimaliste (80 pages, 40 dessins, quelques mots et onomatopées) et carrément noir, entièrement capté dans le faisceau bleuâtre d’une lampe-torche. Cela se lit très vite, il faut inférer un contexte et la fin reste ouverte. Bel exercice de style, mais le lecteur se retrouve au final avec un album plutôt léger et un lourd sentiment de frustration. Etait-ce l’effet recherché ?
 

   

 

 

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Antigone, Clotilde Bruneau,Giuseppe Baiguera, Luc Ferry, la sagesse des mythes, Glénat, Histoire, mythologie, drame

 Skippy



Un 5e jour au musée avec les Bidochon .

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Editeur : Fluide glacial
Commentaires des oeuvres : Patrick Ramade et Pierre Lacôte
96 pages - dos carré et jaquette
Editeur : Fluide glacial
Genre : culture et humour
Sortie : le 16 novembre 2017

 

Dans la catégorie Beaux livres d’art et BD, cet album constitue décidément une excellente surprise, … pour la cinquième fois !

L’objet est luxueux, l’iconographie soignée et l’humour aussi irrésistible que la qualité des commentaires. Le lecteur est convié à une très agréable déambulation patrimoniale tout en appréciant le matérialisme décomplexé de Robert et Raymonde, le couple le plus franco-franchouillard du 9ème art.

Indispensable pour mourir de rire, mais pas idiot !

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Skippy

 

01/01/2018

La guerre des Lulus - tome 5 - Le der des ders

la guerre des lulus T5.jpgla guerre des lulus T5_pl.jpgScénario : Régis Hautière
Dessin : Hardoc
Éditeur : Casterman
56 pages
Date de sortie :  novembre 2017
Genre : aventure, jeunesse

 

 

 

Présentation de l'éditeur

1918. Alors que la Première Guerre mondiale fait rage, les Lulus tentent de survivre en zone occupée. Enrôlés malgré eux par une société secrète, les quatre orphelins sont contraints de se séparer. Cette séparation, la toute première depuis qu'ils se connaissent, pourrait être beaucoup plus longue qu'ils ne l'imaginent...

 

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Mon avis

C'est toujours une joie de retrouver nos bons Lulus ! Même si pour eux la joie et l'innocences des débuts n'est plus qu'un lointain souvenir. Ils ne le savent pas encore, mais la guerre touche à sa fin et cette dernière année du conflit est pour eux la plus difficile et la plus sombre. Les inséparables sont séparés, et se retrouvent plus que jamais confrontés à la réalité. C'est dur, âpre, émouvant et touchant. Régis Hautière montre très bien avec cet ultime volume que la guerre change les Hommes en les faisant grandir et vieillir plus vite que de raison. Comme il nous y a habitué depuis le début de cette belle série, l'action, l'émotion et le drame figurent quasiment à chaque page, tout comme les rebondissements qui font le sel de ce récit de guerre hors normes. Car il s'agit bien d'un récit hors normes qui, initialement destiné aux jeunes lecteurs, réussit à captiver tous les lectorats. Il y a tout dans ce récit : Histoire, émotion, aventure, amitié, drame, des personnages réalistes avec une diversité de caractères permettnant à tout un chacun de s'identifier facilement à l'un ou a l'autre.

Le dessin de Hardoc est toujours aussi magistral. Son trait semi-réaliste donne vie de manière très expressive à tous les personnages et confère un ton juste à toutes les situations vécues par les Lulus.

Bien sûr, on est content que cette sale guerre n'ait duré "que" quatre ans, mais quand même, on est un peu triste de quitter cette bande de petits héros en herbe pour laquelle on s'est pris d'une grande affection. Les auteurs aussi doivent avoir du mal à s'en séparer. C'est sans doute pourquoi Régis Hautière nous propose de continuer l'aventure en revenant sur quelques évènements survenus en 1916 et 1917 dans deux albums à paraitre intitulés "La guerre des Lulus, la perspective Luigi". Affaire à suivre !

 

Vraiment, je recommande vivement cette série qui est selon moi l'une des meilleures du genre pour initier un jeune lectorat à l'Histoire de la guerre de 14-18. En tout cas, tous ceux à qui je l'ai conseillée n'ont pas été déçus.

 

Loubrun

 

 

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29/12/2017

Game of Crowns T.1

Game of Crowns, Lapuss, Baba, Tartuff, Casterman, parodie, humour, adaptation, fantastiqueGame of Crowns, Lapuss, Baba, Tartuff, Casterman, parodie, humour, adaptation, fantastiqueWINTER IS COLD

Scénario : Lapuss'
Dessin : Baba
Éditeur : Casterman
48
pages
Date de sortie : 15/11/2017
Genre : parodie, humour, adaptation, fantastique



Présentation de l'éditeur

Winter is (aussi) rigolo !

Une guerre impitoyable fait rage entre les 7 clans qui règnent sur les 7 royaumes. Leur but ultime : s'emparer des 7 couronnes afin de régner sur tout le territoire !

John Sneeze, Ptyrion, Grodo et la princesse Dénarines comptent sur leurs armées de dragons, de chevaliers ou de zombies pour accomplir leur hobby préféré : fendre le crâne à autrui.

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Mon avis

C'était à prévoir que « Game of thrones » aurait un jour sa parodie en bande dessinée. Et tant qu'à faire, autant la publier en début d'hiver car « Winter is coming »... oups, non : ici, l'hiver est (aussi) rigolo. Voire même, « winter is cold » (froid, pour les non anglophones) et même un peu « con-con » selon moi, mais là est tout le charme de la caricature, n'est-il pas ?

 

C'est ainsi que nous retrouvons nos héros favoris, sous des noms plus ou moins équivalents – mais totalement délirants – vivant à peu de chose près les mêmes péripéties que dans la saga romanesque/télévisuelle. Et autant vous dire que plus on les aime, plus ils prennent cher. Très cher. Houlà oui, ils en prennent plein leur grade. Que ce soit John Snow (on n'est pas encore à la scène où on voit son popotin dans le tome 1, mais on peut espérer que ce passage soit aussi revu et signé Baba à l'avenir), Kal Drogo (oh le pauvre..), Ned Stark et toute sa famille, sa belle-famille et les autres : c'en est tellement ridiculisé que c'en est drôle.

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Je vous passe tout les « oh le *choisissez le nom d'oiseau qui vous plaira le plus* » que j'ai pu dire au fil des pages. Mais si les parodies débilissimes sont votre dada (parlant de chevaux, j'adore comment ceux de cet ouvrage sont dessinés... y a au moins ça que j'aime dans la caricature), alors Game of Crowns (la guerre des couronnes, en français) est fait pour vous !

 

Puis honnêtement, c'est une façon sympa de se remémorer toute la série en attendant la venue de l'ultime saison à la télévision. Ouh que j'ai hâte moi !

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Donc en attendant de revoir mes héros préférés, tous beaux et biens filmés :

une petite parodie, aux dessins laissant chaque personnage reconnaissable,

ça fait plaisir à lire.

 

ShayHlyn

13/12/2017

Lefranc

1.jpg2.jpgTome 28 - Le principe d'Heisenberg

Scénario : François Corteggiani

Dessin : Christophe Alvès

Editeur : Casterman

48 pages – cartonné

Sortie : 15 novembre 2017

Polar scientifique vintage

 

Présentation de l’éditeur :

Dans les plateaux verdoyants de l'Aubrac, un triple meurtre particulièrement sanglant affole la presse à scandale. De quoi éveiller la curiosité de Lefranc, surtout lorsque son ami, l'inspecteur Renard, l'appelle à l'aide après une tentative d'assassinat à son encontre et lui affi rme que les apparences sont trompeuses en ce qui concerne celui que l'on nomme déjà « le tueur fou de l'Aubrac ». Lefranc, à contre-courant de l'ensemble de ses confrères journalistes et de la police locale, réussira-t-il à résoudre ce mystère ?

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Mon avis :

Cet album est d’abord un très sympathique hommage rendu à Angelo Di Marco (1927-2016), dessinateur de presse et de bande dessinée surtout connu pour ses illustrations de faits divers réalisées pour certains journaux français. Son style a souvent été qualifié d’hyperréaliste. Il a été publié dans l’hebdomadaire de BD, Bravo, dans lequel Jacques Martin et Jacobs ont fait leurs débuts, dans les années 40. Ce « roi de la couverture de choc » a connu, lui, son heure de gloire dans les années 50. Il est un des personnages que Lefranc rencontre lors de cette aventure « rurale ».

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Martin, Jacobs, les années 50 … vous avez compris ? Vous êtes dans la plus vintage des séries « vintage », la plus « jacobso-martinienne » des séries « ligne claire », dans la plus pure continuité du 9ème art à la mode « franco-belge », dans la plus proustienne des madeleines, dans la plus citationnelle des séries crypto-référentielles.

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Tant au niveau scénario, qu’au niveau dessin et colorisation, on atteint ici un sommet du genre. L’album fourmille de détails et d’allusions qui mettront à rude épreuve les spécialistes et nostalgiques de la BD de papa ou grand papa. La jubilation des auteurs est quasi-palpable tant les niveaux de lectures, qui revisitent les « classiques », sont explorés avec une érudition mêlée d’humour.  Personnellement, j’ai trouvé cette 28ème aventure de Lefranc particulièrement réussie. J’avoue avoir érigé en principe la recherche de ces références implicites disséminées tout au long du récit, mais je suis resté le plus souvent dans une incertitude crispante : à force d’observer chaque case et d’y détecter une citation ou une allusion, j’avais l’impression que je modifiais la réalité par mon délire d’interprétation à tout prix.

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Vertigineux ! "Proprement hallucinant"!

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les ailes du singe, willem, paquet, policier, aventure, animalier, 7/10, 06/2017

 

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Skippy

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11/12/2017

Jhen

1.jpg2 (2).jpgTome 16 - La peste

Scénario : Jean-Luc Cornette et Jerry Frissen

Dessin : Paul Teng

Editeur : Casterman

48 pages – cartonné

Sortie : 15 novembre 2017

Aventures médiévales

Présentation :

Jhen est appelé à Trani pour réparer la somptueuse cathédrale San Nicola di Pellegrino. Accompagné de Venceslas, le tailleur de pierres, il y retrouve son vieil ami Raphaël, déjà à l'ouvrage dans l'édifice. Le chantier est immense, rien ne doit entraver la réparation du campanile que la riche famille Saverio finance pour la gloire de Dieu. Mais un mal insidieux gagne peu à peu la ville et ses habitants. Si Jhen est habile architecte, il ne peut réparer les rancœurs du passé. Bientôt, c'est toute la ville qui, guettée par la folie, menace de s'effondrer.

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Mon avis :

En parfaite continuité avec le tome précédent, le scénario de cette 16ème aventure de Jhen ramène le héros- architecte vers l’Italie pour une intrigue qui traite deux sujets sensibles : l’épidémie (la peste) et la maladie sociale (l’antisémitisme). C’est donc un Moyen-Age âpre et cruel qui sert de toile de fond à ce récit violent qui se lit en retenant son souffle.

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Au dessin, Paul Teng a conservé son style personnel, celui de l’album précédent. Une orientation graphique un peu différente par rapport aux premiers albums de la série, mais une vision très pertinente de son univers. Il travaille toujours de manière classique en utilisant les planches au format traditionnel A3, les plumes, les pinceaux et l’encre de Chine. Très à l’aise dans les scènes de combat, méticuleux pour les costumes et décors d’époque, il reste une référence pour la bande-dessinée historique.

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La série a (re)trouvé son rythme et on attend le retour de Jhen en terre de France pour le prochain épisode.
 

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vers l'ouest,zheng jianhe,deng zhihui,urban china,légende,conte,batailles

 

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Skippy

 

10/12/2017

Les chroniques courtes 152 Servitude T5,Murena T10, Airborne 44 T7.

Servitude T5/6 Shalin.
servitude t5.jpgservitude t5 g.jpgDessin : Éric Bourgier
Scénario : Fabrice David.
Éditeur : Soleil (collection fantastique).
Sortie : 15 novembre 2017.
56 pages.

 

 


L’armée des fils de la terre, épuisé et amoindrie, parvient à s’enfuir dans le désert, devant un Duc d’Omel qui n’a d’autre souhait que de reprendre sa Couronne de Fer au Roi Riben d’Arkanor. C’est pourtant au cœur de cette contrée hostile que la chance pourrait tourner.

Comme toujours avec cette série, on est bluffé par la qualité du dessin de Bourgier. C’est tout simplement à tomber par terre. Pour l’histoire, j’ai eu un peu du mal à m’y retrouver. Il faut dire que le monde est d’une grande richesse et les personnages sont nombreux. Mais, je vais attendre sagement l’ultime tome 6 et donc relire cette série en une traite et là on pourra juger correctement cette Servitude.

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Samba.

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Murena T10 Le banquet.

murena t10.jpgmurena 10.jpgDessin : Théo Caneschi.
Scénario : Jean Dufaux.
Editeur : Dargaud.
Sortie : 3 novembre 2017.
72 pages.
Genre : historique.

 

 

Après l’incendie qui a ravagé Rome, vient le temps de la reconstruction de la ville et des anciennes amitiés. Le temps aussi d’un banquet chez Trimalchion.
Premier album de Murena sans le regretté Philippe Delaby au dessin. C’est le florentin Théo qui le remplace. Il est bien évident que ce n’est pas « du Delaby », les visages sont plus anguleux notamment ce qui posent parfois un problème pour reconnaitre les personnages mais on doit déjà le remercier d’avoir relevé le défi éminemment casse gueule vu que la barre était terriblement haute.
Quant à l’histoire, on assiste à une étrange boucle du destin dans ce tome 10, on retombe quasiment sur nos pas mais là aussi, on ne peut que féliciter Jean Dufaux car comme il l’indique dans sa préface, cet album a été le plus difficile à écrire. Et on comprend aisément pourquoi.

Permettez aussi que je m’abstienne de noter cet album.


Samba.
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Airborne 44 Tome 7 Génération perdue.
murena,dufaux,theo,dargaud,servitude,david,bourgier,soleilmurena,dufaux,theo,dargaud,servitude,david,bourgier,soleilAuteur:Philippe Jarbinet.
Éditeur : Casterman.
Sortie : 22 novembre 2017.
56 pages.
Genre : guerre.

Alors que les Américain et les Russes avancent vers Berlin, le IIIe Reich touche à sa fin et les soldats allemands envisagent la désertion.
Parfois je me demande comment un album comme ce tome 7 d' Airborne 44 ne se retrouve pas dans une sélection officielle du sud-ouest de la France car question dessin, c'est impeccable ( peut être même trop bon ) avec une colorisation moderne et attrayante. Donc ça doit être le scénario qui fait capoter l'affaire ? Mais non, l'histoire est assez captivante et joue au début sur un gros secret qui se dévoile petit à petit dans le contexte très intéressant de la débâcle de 45. En plus, ça parle des camps de la mort , si c'est pas un sujet marquant ! Allez, je confesse qu'il faut une lecture attentive pour bien situer tous les personnages mais rien de bien difficile. Ça doit être le format trop classique qui doit déclassifier Airborne 44. Avec un format roman graphique et une couverture minimaliste voire toute pourrie, qui sait ?

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Samba.

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06/12/2017

Le Chat - Tome 21 - Chacun son Chat

Chacun-son-chat.jpgLe Chat, Philippe Geluck, Casterman, HumourScénario : Philippe Geluck
Dessin : Philippe Geluck
Éditeur : Casterman
48 pages
Date de sortie : 04 octobre 2017
Genre : Humour

 

 

 

Présentation de l'éditeur

En 1986, Philippe Geluck publiait le premier album du Chat, sobrement intitulé Le Chat. Nous voilà, trente ans plus tard, au tome 21, avec sous les yeux la preuve de l’incroyable vitalité de l’auteur et de son personnage !

Le Chat est dans une forme éblouissante et nous fait rire à chaque page, même si les thématiques abordées sont parfois graves. Geluck lui-même, on le sent bien, s’émerveille de la volubilité de son héros et couche sur papier les délires métaphysiques que sa créature lui glisse à l’oreille, en un cocktail explosif et subtil.

Le Chat, Philippe Geluck, Casterman, Humour

Cela faisait sept ans que Geluck ne nous avait pas sorti un Chat en format classique de 48 pages. Entre temps, il s’était amusé à produire un livre de textes vachards, une Bible selon Le Chat, plusieurs coffrets... Et voici qu’il revient aux fondamentaux comme pour nous dire « Vous savez, j’ai fait tout ça pour m’amuser mais je suis toujours capable de produire un album classique dont vous me direz des nouvelles ! » Et les nouvelles sont plus que bonnes, l’opus 21 est fabuleux ! Merci Monsieur Geluck et merci Le Chat !

 

Le Chat, Philippe Geluck, Casterman, Humour

Mon avis

Franchement, je me demande comment il fait… Ça fait tout de même trente ans que Geluck nous régale de ses aphorismes dessinés au moyen du personnage le plus statique de l’Histoire de la Bande Dessinée, j’ai nommé Le Chat, et il arrive toujours à se renouveler tout en conservant l’inspiration. Bien sûr, c’est très inégal. Mais ne l’a ce pas toujours été ? (si quelqu’un est capable de me dire si cette interronégative est grammaticalement correcte, je lui tire mon chapeau…). Les petits bijoux d’intelligence et d’observation n’ont-ils pas toujours côtoyé les jeux de mots faciles et autres pantalonnades éculées au fil de ses albums ? Quoiqu’il en soit, la découverte des premiers justifie amplement la lecture des seconds…

Le Chat, Philippe Geluck, Casterman, Humour

Bref, un album du Chat dans la droite lignée des 20 premiers, ni mieux ni moins bien, Le Chat quoi !

 

Le Chat, Philippe Geluck, Casterman, Humour

 

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Le Chat, Philippe Geluck, Casterman, Humour

 

Le Chat, Philippe Geluck, Casterman, Humour

 

Le Chat, Philippe Geluck, Casterman, Humour

 

Odradek.

Écrit par Lionel Arnould dans Odradek au rapport ! | Commentaires (1) | Tags : le chat, philippe geluck, casterman, humour |  Facebook | |

Alix

cov.jpg8.jpgTome 36 - Le Serment du Gladiateur

Scénario : Mathieu Breda

Dessins : Marc Jailloux

Couleurs : Corinne Pleyers

Editeur : Casterman

Parution : 15 novembre 2017

50 pages - cartonné

Peplum

Présentation :

Venu rendre visite à sa cousine Tullia, Alix rencontre le célèbre Lame-serpent, ce gladiateur à la trajectoire peu commune à qui certains prêtent d'étranges pouvoirs. Curieux, il s'intéresse à la vie de cet homme. Pris d'un désir de justice, Alix s'aventure dans les catacombes afin de changer le destin de ce valeureux héros. Mais Alix va apprendre à ses dépens que le destin d'un homme est soumis à de multiples volontés qui le dépassent et l'ensorcèlent.

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Mon avis :

Le mois prochain, à Angoulême, une exposition va commémorer les 70 ans de la série Alix. Qui dit mieux en matière de longévité pour une série historique ? En attendant cet événement, un album vient de sortir. Celui-ci est signé par le tandem Marc Jailloux et Mathieu Bréda qui font revenir notre héros à Pompéi, juste après l’épisode de La griffe noire.

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Le scénario, respectueux des modèles martiniens, permet de pénétrer dans le monde des gladiateurs par le prisme d’une intrigue menée sur un rythme trépidant avec quelques scènes de combats dans de sombres rues, dans un cimetière et, bien sûr, dans l’arène. Le récit est dense, tragique, bien charpenté.

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Marc Jailloux, qui travaille à l’encre de Chine, dans la plus pure tradition classique, donne une version scrupuleuse et fidèle de cet univers antique. Sa documentation est irréprochable, ce qui donne un côté réaliste à ses décors et donne un charme particulier à la lecture : l’inévitable nostalgie avec un petit zeste d’érudition bien distillée.

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Pour couronner la sortie de l’album, dans la série Les Voyages d'Alix, paraît un magnifique volume consacré aux Gladiateurs. Marco Venanzi y illustre de manière spectaculaire les textes érudits d'Eric Teyssier, Maître de conférences en histoire romaine à l'université de Nîmes et, par ailleurs, auteur d’une excellente biographie de Spartacus.

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alix senator,valérie mangin,thierry demarez,casterman,antiquité,rome,egypte

 

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Skippy

02/12/2017

Les coeurs simples

cov2.jpgcov.jpgCollectif

Editeur : Casterman

256 pages - cartonné

Parution : 08 novembre 2017

Anthologie

 

Les grands noms de la bande dessinée se mobilisent autour d’une cause chère à

Albert Algoud.

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Albert Algoud est né en 1950. Ex-dompteur d’enfants, ex-membre du groupe d’intervention culturelle « Jalons », ex-collaborateur de L’Echo des Savannes et Hara-Kiri, ex-scénariste de bandes dessinées, tintinolâtre, tartarinophile (possède la plus important collection au monde d’exemplaires de Tartarin de Tarascon), bloyen convaincu et proustien impénitent. Il a publié précédemment dans la Bibliothèque de Moulinsart, Tintinolâtrie, unanimement considéré par la presse comme l’un des ouvrages les plus originaux et les plus intéressants consacrés à Hergé et à ses personnages.

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Pas de misérabilisme surtout ! Albert Algoud qui dirige la réalisation de l'ouvrage y insuffle la même générosité et la même énergie que dans son Dictionnaire Amoureux de Tintin. A travers la palette très larges des collaborations, il célèbre la grâce, la fantaisie, l'émotion, la beauté bizarre qui entourent ceux qu'il nomme les cœurs simples, en reprenant le titre d'une nouvelle de Flaubert. Sa démarche a immédiatement touché et mobilisé ses confrères du monde de la bande dessinée qui apportent leurs contributions à un album dont les bénéfices seront intégralement reversés à la fondation La Bonne Aventure, association d'aide aux personnes atteintes d'autisme.

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Amis lecteurs, vous trouverez ici un florilège de textes où sont évoqués, ou mis en scène, simples d'esprit, handicapés et attardés mentaux, idiots du village, simplets, mongoliens, fadas, arriérés, crétins des Alpes et d'ailleurs... Une façon, à travers ces personnages littéraires, de saluer ces exclus parmi les exclus que sont encore trop souvent, en ce xxie siècle bien entamé, les personnes handicapées mentales. Ces " coeurs simples " sont regardés avec humanité. Et si moquerie il peut y avoir, elle n'est presque jamais exempte de compassion, voire de tendresse désolée. Puisse leur lecture vous intéresser tant par leur qualité littéraire que par la singularité des personnages qui y sont évoqués. Il va sans dire que sans les dessinateurs et les illustrateurs qui ont personnifié à leur façon ces coeurs simples, cet ouvrage serait bien incomplet. Leur vision, pour être artistique, n'en est pas moins profondément humaine.


 

 

 

 

 

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Skippy

01/12/2017

Bug

1.jpg2.jpgScénario et dessin : Enki Bilal

Editeur : Casterman

88 pages – cartonné

Parution : 22 novembre 2017

Anticipation

 

Présentation :

Dans un avenir proche, en une fraction de seconde, le monde numérique disparaît, comme aspiré par une force indicible. Un homme, seul, malgré lui, se retrouve dans une tourmente planétaire.

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Bug définition

   En français : se dit d’un défaut affectant un programme informatique.

   En anglais : se dit d’un insecte, d’une bestiole, d’un virus…

En 2041, la Terre est confrontée brutalement et simultanément aux deux. Un homme, seul, se retrouve dans la tourmente, convoité par tous les autres…

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Mon avis :

Vendredi 24 novembre 2017, 17h30, locaux des Editions Casterman.

Je fais face à un Enki Bilal en pleine forme, il vient pourtant d’enchaîner une longue série d’interviews et l’enregistrement d’une émission à la RTBF radio. Le personnel quitte les bureaux, c’est la fin de la semaine. La nuit tombe sur Bruxelles. Je me dis que je vais lui poser les mêmes questions que tous les journalistes qui ont défilé toute la journée pour le rencontrer, que je suis en fin de parcours et qu’il doit être lassé. Alors nous laissons dériver la discussion et nous échangeons des propos décousus sur son parcours artistique depuis une bonne quarantaine d’années, sa méthode de travail et sa dernière production.

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Il me dit qu’il se sent avant tout un narrateur BD et que c’est cela qu’il aime faire. Avec cet album, il signe donc son retour à une forme de narration plus classique, plus littéraire. Il voit la BD comme un art plutôt conservateur qui prend le lecteur par la main et le guide dans sa lecture. Le thème abordé cette fois-ci demande une certaine maturation et, à ce stade, il ne sait pas encore sur combien d’épisodes l’histoire se développer.

Le thème de ce polar contemporain est percutant : la paralysie numérique dans un monde qui n’existe que par et pour cela, notre monde dans un futur de plus en plus proche. Il y a presque un petit côté jubilatoire dans cette mise en scène de la disparition brutale des archives, de la paralysie des transports, de la disparition des moyens de communication, de la désactivation des protections, de la propagation du chaos. Les journalistes ne savent pratiquement plus écrire, leurs articles sur papier sont remplis de fautes, d’orthographe, de syntaxe, de vocabulaire. Là-dessus vient se greffer une intrigue bien ficelée, un suspense addictif.

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Bilal, c’est avant tout un style graphique très personnel que l’amateur de BD identifie au premier coup d’œil. Depuis Le cycle du Monstre, sa méthode n’a pas changé : des croquis, un découpage, puis le dessin case par case en petits formats. Chaque case est ensuite scannée, agrandie et imprimée sur papier avant d’être peinte à l’acrylique et au crayon pastel gras. Les pages sont montées à l’ordinateur et les textes sont ajoutés. Il travaille comme un peintre, avec un geste plus libre, plus jeté, plus brut. Le résultat est superbe !

 

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Skippy