20/04/2017

Anita Bomba T.1

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionAnita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fictionLe journal d'une emmerdeuse

Scénario : Éric Gratien
Dessin : Cromwell
Éditeur : Akiléos
168 pages
Date de sortie :  27 avril 2017
Genre : Aventure, Action, Science-fiction.

 

 Présentation de l'éditeur

Bien qu’illettrée, Anita Bomba, cambrioleuse de son état, n’en tient pas moins son journal de bord avec application. L’occasion de (re)découvrir ses “exploits” explosifs…


Anita Bomba – Le Journal d’une emmerdeuse, T. 1” regroupe les trois premiers tomes de la série : “Aussi loin que je me rappelle…”, “C’est pas parce que je suis pauvre…” et “Un jour j’ai arrêté de bosser…” parus au milieu des années 90, ainsi qu’une vingtaine de pages inédites signées Cromwell.

 

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Mon avis

Totalement novice sur ce coup là (pas que je sois une experte, loin de là), j'ai eu envie de me plonger dans cet univers explosif parce qu'on ne lit pas tous les jours « journal d'une emmerdeuse ». C'est ainsi que j'ai découvert une ville embrumée – par le brouillard, mêlé très certainement aux fumées de la civilisation industrielle. Un parfait exemple de dessins Steampunk.

Des couleurs délavées, salies par l'atmosphère ambiant et pourtant, ... pourtant : la couleur rouge, teinte mettant à l'honneur le sang, le feu et l'action (sans oublier les explosions!) se fait la part belle dans chaque case. Tantôt orangé, tantôt vif. Le rouge est partout, omniprésent et parfois même : on ne voit que lui, surtout quand Anita fait tout péter. BADABOUM !

Dès lors, on ne peut pas dire que le dessin soit beau, en soi. Mais il a du style. J'ai même envie de dire qu'il a « de la gueule » à l'instar de notre anti-héroïne qui a le corps de Sharon Stone et pourtant la tronche d'un Sylvester Stalone dans ses bons jours. Mais on l'aime cette emmerdeuse (du moins : on aime ou on n'aime pas : moi j'ai adoré).

Quant aux décors, ils sont minutieusement détaillés. À tel point qu'on pourrait imaginer faire la maquette des lieux sans problèmes. Chaque pavé, chaque fenêtre, chaque rouage des robots tout aussi présents que le rouge, ... sont tracés sans le moindre faux pas. Quelqu'un pour tenter un film ou un long métrage animé (ça nous changerait des éternels remakes à la mode ces temps ci... et quelle héroïne que cette Anita tout feu tout flamme, prête à tout faire péter pour des pépètes... en or si possible !)

Et enfin, l'histoire : j'aime beaucoup le concept de l'anti-héroïne qui est « belle de loin, mais loin d'être belle » (même si apparemment, dans un futur éloigné / univers parallèle : certains mâles aimeraient se... enfin vous voyez... hum hum), qui ne pourrait même pas vous épeler son prénom mais qui pourtant tient un journal mentalement. Le carnet de bord d'une cambrioleuse qui signe ses méfaits de belles et tonitruantes explosions.

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

Bref, j'ai été conquise par cette emmerdeuse et toute cette aventure, carte au trésor à la main. Cet univers presque post-apocalyptique – franchement Steampunk – avec toutes sortes de créatures hybrides, croisées pour la plupart avec des machines. Anita qui faire mine d'être plus érudite qu'elle n'est, ce mentor qui voit clair dans son jeu, mais qui l'aime bien cette emmerdeuse, ce robot qui les accompagne heureusement plus déglingué du ciboulot que des jointures et tout cet univers sombre, lugubre, ... domaine de l'ex flic mais tout aussi tenace "Mr Bottle" qui pourchassera sans doute Anita jusqu'aux tréfonds de ce monde.

 

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Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

Anita Bomba, le journal d'une emmerdeuse, Éric Gratien, Cromwell, Akiléos, aventure, action, science-fiction

 

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 Affaire à suivre et/ou redécouvrir

ShayHlyn.

16/05/2010

LE DERNIER DES MOHICANS

dernierdesmohicans_108934PlancheA_108934PlancheS_24415Dessin : Cromwell 

Scénario : Cromwell & Catmalou

Collection Noctambule

Editions Soleil

Résumé (de l'éditeur) : 1757, Etat de New York. Français et anglais se battent pour l'appropriation des territoires indiens. Au cœur de cette guerre, un jeune officier anglais, Duncan Heyward, est chargé de conduire deux sœurs, Cora et Alice Munro jusqu'à leur père. Victimes d'une embuscade, les deux jeunes femmes et leur escorte sont sauvées par Hawkeye, un européen élevé́ par le Mohican Chingachgook, et son fils Uncas, qui acceptent de les escorter jusqu'à leur destination...

Mon avis : Qui ne connaît pas « le dernier des Mohicans » de James Fenimore Cooper, un classique de la littérature d'aventures qui a bercé notre enfance ? Cromwell a repris ce monument pour en faire une BD très personnelle et innovante. Le doute n'est pas permis. Au niveau graphique, c'est une claque...Chaque planche est un tableau. Des tableaux très expressionnistes, tourmentés, en ombres et en lumières, entre couleurs et noirceur. Le dessinateur nous fait découvrir par le biais de la composition des planches et de la palette de couleurs, le plus profond de la forêt américaine, les indiens, les chasseurs et la guerre sans merci entre les Anglais et les Français, les Hurons et les Mohicans. Une guerre d'hommes, sans concession. Cette guerre lointaine va déterminer pour plusieurs siècles la destinée mondiale.Pas vraiment des cases, pas vraiment des bulles et pourtant un récit qui progresse par petites touches, par impressions parfois furtives et fugitives, courtes et subjectives. Des dessins prennent une planche entière. Le début du livre donne le premier rôle au graphisme avec peu de commentaire. Tout est dans le décryptage d'images superbes. Par contre, sur la fin du récit, on voit apparaître des cases, plus petites. Le texte devient plus important. La scène finale du combat marque un retour vers plus de classicisme au niveau du graphisme et du récit. C'est le seul bémol à émettre sur cet opus. La fin semble un peu moins convaincante. On a l'impression que l'auteur a été rattrapé par la réalité des contraintes techniques : finir l'histoire dans le nombre de pages prévues et fixées dès le départ. D'où l'impression de vouloir terminer l'histoire dans un espace plus limité.

Cela nous donne cependant un livre incontournable et une belle surprise pour ce début du mois de mai 2010.A découvrir de toute urgence.

 

8,5/10

 

Capitol.

 

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