01/07/2017

Simon et Louise

cov.jpg4.JPGAuteur : Max de Radiguès

Editeur : Sarbacane

128 pages – cartonné

Parution : 03 mai 2017

Amours d’adolescence

Présentation :

Simon a 14 ans, il est en vacances à Arcachon avec sa mère. Il découvre sur Facebook que sa petite amie, Louise, a changé son statut de « en couple » à « célibataire ». C’est à cause du père de Louise : il trouve qu’elle est trop jeune pour être amoureuse. Simon ne peut pas l’accepter et décide de fuguer – en stop – pour rejoindre Louise, sa Louise, à Montpellier où elle est en vacances.

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Mon avis :

Intégrale de 520 kms et de Un été en apnée, agrémentée de 4 planches inédites, Simon et Louise réunit les 2 actes d’une bien sympathique histoire. BD de vacances par excellence, construite sur une double focalisation qui en fait toute sa saveur et son originalité, Simon et Louise offre au lecteur une vision réaliste des états d’âmes des adolescents d’aujourd’hui. La belle fluidité du trait et la fraicheur limpide des couleurs s’allient à la perfection à la finesse du scénario. C’est que se placer de deux points de vue différents, celui d’un garçon puis d’une fille, autour d’un même événement, donne à la structure narrative un aspect psychologique implicite qui pousse à la réflexion.

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La simplicité naturelle du propos, ici,  n’est pas sans rappeler celle de Une sœur de Bastien Vivès. Décidément, nous voilà comblés pour cet été !

 

 

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Skippy

17/06/2017

Bâtard

cov.jpg1.jpgScénario et dessin : Max de Radiguès

Editeur : Casterman

192 pages – broché

Parution : 07 juin 2017

Thriller

 

Présentation de l’éditeur :

May et son fils Eugène tracent la route, le coffre de leur voiture rempli de sacs de billets de banque. Ils viennent juste de participer à un " coup " exceptionnel : 52 hold-ups simultanés à la même heure, dans la même ville. La police n'a rien pu faire !

Commence alors la cavale musclée d'un surprenant duo de braqueurs.

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Mon avis :

Entre avril 2014 et janvier 2016, Max de Radiguès a auto-publié un fanzine baptisé Bâtard, en version papier et sur son blog, www.maxderadigues.com. Le petit album au format 15x19cm, mais bien épais, contient les 16 épisodes d’un thriller qui se lit d’une traite : pas de pause, pas d’ennui, juste le plaisir de tourner les pages. L’essentiel du récit est d’abord de nous raconter une cavale aussi tendue que classique, c’est un polar américain, mais aussi de développer les relations bien tourmentées entre les différents protagonistes.

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Le dessin, très simple et très fluide, au trait fin, donne du rythme et de la nervosité à ce road-trip jalonné de découvertes et de rencontres.

Une belle aventure pleine de bruit de de fureur !

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Skippy

28/02/2017

La cire moderne

la cire moderne, de radiguès, cuvellier, casterman, religion, foi, la cire moderne, de radiguès, cuvellier, casterman, religion, foi, Scénario : Vincent Cuvellier
Dessin : Max de Radiguès
Éditeur : Casterman
160 pages
Date de sortie :  janvier 2017
Genre : chronique sociale

 

 

 

 

Résumé

 

Sam et Manu sont des jeunes qui ne semblent ni inquiets ni préoccupés de leur avenir. En pleine campagne, ils vivent au jour le jour, d'amour, de baise et de beuh fraiche. Le facteur va mettre un terme à cette palpitante existance en apprenant à Manu que son oncle vient de mourrir. Le passage chez le notaire lui apprend qu'il hérite d'une usine de cierge, du stock qui reste et d'un vieux combi Volkswagen. Les deux tourtereaux ont bien une idée de quoi faire du combi, mais pour le reste ... c'est une autre histoire. Heureusement, Jordan, le frère de Sam qui pense parfois à autre chose qu'au cul, utilise son savoir acquis à son bac pro force de vente et va les aider à mettre sur pied un business plan du feu de Dieu pour écouler le stock. Et voilà les 3 glandeurs partis faire la tournée des monastères pour vendre du cierge et financer leur vacances.

Ce road trip estival et commercial ne les portera pas dans les coulisses du CAC 40, mais offrira à Manu de nouveaux horizons l'amenant à revoir sa conception de l'existence.

 

 

 

«Arrêtez, j’ai des techniques de vente trop mortelles. Je vais te les embrouiller moi les curés»

 

 

Mon avis

 

Drôle de titre, drôle d'histoire et drôle d'héritage ! Vincent Cuvellier nous présente une jeunesse en totale déshérence qui semble à priori perdue pour elle-même et pour la société. Mais c'est compter sans les voies du seigneur qui, comme chacun sait, sont impénétrables. Les trois lascars qui n'y entendent rien à la religion (comme à tout un tas d'autres choses par ailleurs), et sont gavés comme un grand nombre de leur semblables, de clichés et autres stéréotypes à son encontre, ne sont pas de mauvais bougres et acceptent cet héritage en le prenant simplement comme une occupation passagère et momentanée. Cette occupation leur fait lever le nez de leur nombril et de leur petits plaisirs et conduit Manu vers forme de spiritualité dont il sera le premier surpris.

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C'est avec beaucoup d'humour, de légèreté et de réalisme que Vincent Cuvellier nous parle de religion. Mais bien plus que de religion, il est ici question de foi et de quête de spiritualité. Sans faire de prosélytisme ni avoir de discours moralisateur ou incantatoire, l'auteur nous met en position de témoin d'une conversion.

C'est drôle, léger, parfois un peu vulgaire mais c'est pour donner du réalisme aux personnages. Les personnages sont par ailleurs assez attachants, même Jordan à qui on a souvent envie de foutre des claques.

Max de Radiguès donne à cette histoire originale une tonalité très épurée grâce a un dessin simple voire simpliste. Le trait un peu naïf donne l'impression d'avoir à faire à une histoire pour enfants. Mais avec quelques traits bien placés il arrive à rendre expressifs et vivants ses personnages.

Pour son premier scénario de BD, Vincent Cuvellier a eu raison de se battre* pour se faire publier et réussit plutôt bien à faire ce qu'il voulait faire, c'est à dire de "parler de foi, et de religion, de façon décomplexée, décontractée, sans faire de prosélytisme, enchainer une scène de cul et les vêpres du matin en deux pages, sans que personne ne soit ni choqué, ni pas choqué. Bref, parler de religion comme d'un sujet normal."

Une façon aussi de montrer que la religion et la foi ne font pas que porter le glaive et l'épée et peuvent être compatibles avec le monde moderne. Et l'on comprend alors la symbolique du titre.

 

Loubrun

 

 

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 * La cire moderne c'est aussi une drôle d'aventure éditoriale, comme nous le raconte ici Vincent Cuvellier : https://www.facebook.com/vincent.cuvellier/posts/10211900...

 

 

07/12/2011

Pendant ce temps à WHITE RIVER JUNCTION

whire river.jpg   Les chroniques d’un voyage du dessinateur et scénariste Max de Radiguès sur le continent américain.

   L’auteur Max de Radiguès est invité à résider une année au « center for cartoon studies » situé dans le village de White river junction dans le Vermont aux Etats-Unis. C’est l’occasion pour lui de tenir une chronique dans le supplément FOCUS du magazine d’information le Vif l’express sur la période septembre 2009/mai 2010 et ensuite de rassembler le tout sous la forme d’un album, Pendant ce temps à WHITE RIVER JUNCTION,  aux éditions 6 pieds sous terre. C’est  une belle opportunité pour ceux qui ne le connaisse pas, d’aller à sa rencontre et découvrir un auteur intimiste qui prend son destin en main. Membre très actif de la maison d’édition l’employé du Moi (petit éditeur bruxellois indépendant avec de beau projet qui ne demande qu’à grandir), scénariste, dessinateur, coloriste,… Max de Radiguès touche à tout. Vous découvrirez, dans cet album, un dessin minimaliste au trait à la fois léger et précis agrémenté de couleurs bien travaillées, les tons d’automne dominent étonnement. Le tout donne un ensemble maitrisé qui sonne finalement comme une signature de l’auteur. Son trait est facilement reconnaissable, ingrédient trop rare de nos jours pour ne pas être précisée.

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   Format intéressant, beau dessin, belles couleurs, tous les ingrédients sont présents pour former un bel objet (plutôt qu’un vulgaire tas de papier). Pourtant nous sommes obligés de noter l’absence, assez cruelle, de contenu. De Radiguès joue la carte du choc des cultures mais sans succès. Là où des auteurs tels que Lewis Trondheim (Carnet de bord) ou Guy Delisle (Shenzhen, Pyongyang,…) mettaient l’accent sur le dépaysement et l’auto dérision, WHITE RIVER JUNCTION enfonce des portes ouvertes avec assez souvent un manque de recul évident. On ressent l’enthousiasme de l’auteur procuré par ce voyage mais il ne parvient que trop rarement à nous le transmettre.  Et franchement, 11 euros pour un petit format de 64 pages qui présente des planches qui sont, ici, à leurs troisièmes vies (après FOCUS et le site de Max de Radiguès) ce n’est pas l’investissement en or de l’année.


   Pour les curieux que cette chronique aura intrigué, les planches de cet album sont visibles sur maxderadigues.com mais on préfèrera se tourner vers des œuvres, du même auteur, bien plus inspirée tel que Jacques Delwitte, LITTLE WHITE JACK aux éditions l’employé du Moi.        



  Le + : Un dessin léger, précis et une édition investie font de cet album un bel objet.

  Le - : Le manque cruelle de contenu nous tournera plutôt vers d’autres œuvres plus inspirées de l’auteur ou vers une relecture de Trondheim et Delisle.




Info en vrac
Chroniques
Parution : octobre 2011
Editions 6 pieds sous terre
Dessin et scénario de Max de Radiguès
Prix : 11 euros
www.maxderadigues.com
employé-du-Moi.org
www.pastis.org /6piedssousterre

 William.