21/06/2017

Heidi au printemps (récit complet)

heidiAuPrintemps.jpgheidiAuPrintemps-1.jpgScénario : Marie Spénale
Dessin : Marie Spénale
Éditeur : Éditions Delcourt
128
pages
Date de sortie : 03/05/2017
Genre : introspection, tranche de vie, sexualité

 

 

Présentation de l'éditeur

En reprenant le personnage d’Heidi, devenue jeune femme, Marie Spénale raconte la découverte du corps, les premières relations sexuelles et l’émancipation dans un conte initiatique et explicite sur le passage à l’âge adulte.

Le temps innocent des balades bucoliques dans les Alpes se termine. Heidi est désormais une jeune femme avide de découvertes. De son corps, pour commencer, mais aussi de celui de Peter, le joli chevrier. Entre ces premières fois maladroites et un grand-père qui ne veut pas la voir grandir, entre les désirs et les angoisses, se dessine finalement une grande question : comment devient-on femme ?

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Mon avis

 

Après un rapide résumé de l'histoire originale écrite par Johanna Spyri, nous plongeons dans le rythme saisonnier qui va faire d' Heidi une jeune femme. Ce n'est plus la petite fille du roman célèbre adapté maintes fois en dessins animés, films et séries télévisées. Oh là non ! Ici, place aux premières histoires d'adolescente. Son amie Clara (souvenez-vous, la jeune fille avec qui elle a vécu comme demoiselle de compagnie durant la convalescence de cette dernière) découvre les joies du badinage et des jeux de séduction avec de charmants jeunes hommes rencontrés lors de quelques bals.

 

Quant à Heidi, émoustillée par ces mésaventures sans vraiment comprendre l'intérêt de tout cela, va enfin voir son ami Peter différemment... très, très différemment. Mais ce n'est pas tout !

 

Alors que la jeunesse quitte son âme pour devenir une femme, elle découvre aussi qu'en grandissant, la montagne, ses biquettes et les marguerites : ça ne l'amuse plus autant. Le travail – se lever tôt pour aller sur le marché et vendre son fromage – n'est pas ce qu'il y a de plus palpitant et comme toute femme qui se respecte : son côté râleur, chieuse et j'en passe (y aurait de quoi dire... parole de femme!) s'éveille pour le plus grand désarroi de son grand père.

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Mais il faut bien que jeunesse se passe, et dans les verts pâturages : ça se passe plutôt bien... en tout cas pour Peter. Mais Heidi rêve de plus... mais ça, c'est à vous de le découvrir en lisant ce récit complet, librement inspiré du roman « Heidi » et de l'expérience de femme qu'elle aurait pu avoir. Ma foi, pas déplaisant à lire, mais un peu simple dans le dessin. Simple et pourtant, quelques détails – ne fût-ce que ce positionnement des doigts en couverture... allez, faites un effort et laissez votre esprit tordu parler pour vous – sont implicitement bien rendus. L'imagination de l'héroïne dépeinte est remplie de métaphores et au final, même si je ne suis pas fan du graphisme : Heidi au printemps reste sympathique à lire.

 

 

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Je ne le mettrais peut-être pas dans les mains d'une pré-ado, mais une ado de 15 ou 16 ans, qui découvre son corps et la vie sous toutes ses coutures, ça peut être intéressant.

 

ShayHlyn.

 

PS : en tout cas, je ne verrais plus la Bible et les apôtres de la même façon... ça vous intrigue hein ?! Alors lisez « Heidi au printemps » !

19/06/2017

Jour J T28 : L'aigle et le Cobra

sans-titre.pngPlancheA_303591.jpgScénaristes : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau

Dessinateur et Coloriste : Fafner

Éditeur : Delcourt Série B

64 pages

Genre : Historique romancé

Sortie : le 3 mai 2017

 

Avis de l'éditeur :

 Menacée par une armée égyptienne menée par Antoine et Cléopâtre, Rome envoie Brutus pour convaincre Jules César d'aller vers les envahisseurs pour négocier. Aujourd'hui aveugle et retiré des affaires du monde, César accepte sans ignorer que Rome reste aux mains de Pompée, son éternel rival, et qu'il devra probablement affronter toutes les traîtrises, y compris celles de ses plus intimes alliés.

Mon avis :

Notons tout d'abord que ce 27ème tome se déroule en parallèle avec le volume 23 "La République des Esclaves", il est donc judicieux de commencer lecture de manière chronologique.

L'action se déroule en 50 AV JC, où nous retrouvons Jules César faisant reparler de lui, malgré sa cécité et le fait qu'il se soit retiré des affaires. Tacticien dans l'âme, il servira de négociateur envers les forces égyptiennes.

Deux protagonistes se démarquent de bout en bout, à savoir César et Cléopâtre.

César grâce à ses talents stratégiques et politiques, son sens irréprochable des affaires, et son humour noir, qui en surprendra plus d'un par certaines répliques qui valent le détour.

La belle Cléopâtre aussi élégante que morbide joue également les troubles fêtes. Posant telle une muse, la Reine est aussi attirante que diabolique.

Les personnages secondaires, quant à eux, ne rayonnent pas au firmament, restant davantage dans l'ombre qu'à la lumière.

La touche graphique de Fafner régale par des paysages de toute beauté. Vues aériennes, profondeur de champ, soin du détail, autant d'éléments qui justifient amplement le talent du dessinateur. La course de chars et les éternels combats valent réellement le détour!

Malheureusement, les visages des héros manquent cruellement de précision, c'est essentiellement le point négatif de l'ouvrage.

Mais de toute évidence, ce 28ème opus est l'un des meilleurs numéros de la série à ce stade.

Deux tomes sortiront prochainement coup sur coup.(le prince des ténèbres et le Dieu vert)

 

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jour j,fafner,duval,pécau,delcourt,810,historique,052017

 

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Coq de Combat

15/06/2017

Jardin d'Eden

cov.jpg4.jpgScénario et dessin : Gilbert Hernandez

Editeur : Delcourt

Collection : Erotix

96 pages – broché

Parution : 17 mai 2017

Interprétation biblique

 

Présentation :

Mais comment ont bien pu s’occuper Noé et sa famille durant quarante jours et quarante nuits ?

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Mon avis :

Gilbert Hernandez, avec ses frères Jaime et Mario, a participé à la création et au développement, depuis 1982, d’un monument (underground) de l’autobiographie en comics, Love & Rockets. Son intention de répondre aux fantaisistes théories créationnistes qui ont cours aux Etats-Unis trouve ici une approche qui se voudrait joyeusement hédoniste de l’amour, du sexe et de la famille.

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En 96 planches, à raison de 2 cases par planche, les scènes de hard-sex alternent avec des paysages bucoliques. Le dessin est dépouillé à l’extrême, les aplats de couleurs réduits à une palette minimale, le tout est au mieux consternant au pire blasphématoire. La frontière entre pornographie et érotisme étant floutée, cette très libérée interprétation de la Bible reste une (pathétique) tentative de provocation qui se voudrait également une réflexion sur la puissance graphique de la représentation de la violence opposée à celle de l’amour physique le plus débridé.

Objectif non atteint, un coup dans l'eau !

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Pour lecteurs sérieusement avertis donc !  

 

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 Skippy

13/06/2017

Le Voleur de Souhaits

VOLEURDESOUHAITS_C1.jpgVOLEURDESOUHAITS_17.jpgDessin : Bertrand Gatignol.
Scénario : Loïc Clément.
Éditeur : Delcourt.
32 pages.
Sortie : 19 avril 2017.
Genre : Fantastique , jeunesse.

 

 


Résumé :

Chaque éternuement d’autrui est pour Félix une occasion de prouver son anti-conformisme.

Alors que toute personne bien élevée est censée accompagner l’éternuement de quelqu’un d’un « à vos souhaits » bien à propos, Félix, lui, modifie la formule à son profit par un subtil « à MES souhaits ». Et pour peu qu’il en soit remercié, il s’approprie le souhait en le capturant dans un de ses innombrables bocaux.

 

Mon avis :

 

Loïc Clément vit dans une "caverne" de livres bien rangés. Il aime broder des textes sur mesure pour de talentueux dessinateurs et aime se faire surprendre lorsque ses mots deviennent leurs images. Il écrit des scénarios de BD et des albums jeunesse qui parlent souvent d’arbres, de chats, de cuisine et de magie. Il est à la fois critique littéraire, bibliothécaire et enseignant de l’histoire de la bande dessinée. Il signe, à 30 ans, Jours de pluie, son premier scénario puis Le temps des mitaines, en 2014. Les jours sucrés, en 2016 et Chaussette, en 2017, avec Anne Montel au dessin et couleurs. On peut retrouver ce monsieur pas très loin de Bordeaux. Il participe à un blog avec Anne Montel. Le voici : nekokitsune.blogspot.fr.

Au début, je me suis dit "aïe aïe aïe, cette histoire commence de façon classique avec un garçon pas comme les autres, etc". Puis, très rapidement, je me suis aperçu qu'il s'agissait plutôt d'un conte certes trop vite lu mais chouette, avec de belles couleurs et illustrations débonnaires. Ce récit est une leçon de vie sur ces belles valeurs que sont l'amour, l'amitié, la connaissance de l'autre et de soi. En outre, le lecteur devient le spectateur d'un être passant de l'égoïsme (voire peut-être également de l'égocentrisme) à l'altruisme et de l'entourloupe à l'authenticité. Je n'oublie pas de préciser que les cinq dernière pages de ce one shot constituent le making-of. Bref, il y a de quoi nous pousser à la méditation pour que la sagacité remplace la déraison.

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Mister Med.

 

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Interview Bertrand Gatignol. par med01

12/06/2017

Le Monde à Malec : Paris-Tokyo-Internet

mondeAmalec.jpg671180lemondedemalec2.jpgAuteur : Alexandre Ulmann.
Éditeur : Delcourt.
144 pages.
Sortie : 19 avril 2017.
Genre : Humour.

 


Résumé :

Malec est un peu bête mais jamais méchant. Taquin, il a son mot à dire sur tout.

Kirika est une femme-enfant un peu candide qui cache une grande autorité. Ensemble, ils vont nous donner un aperçu de leur vie à Tokyo, de leur quotidien, de leur regard sur la vie et leurs différences culturelles.

Le Monde à Malec, c’est un concentré de soleil levant, d’Internet et de choc des cultures !

 Mon avis :

 Alexandre Ulmann dit "Malec" est un auteur de BD complètement barré et c'est peu de l'écrire ! Pour certains et/ou certaines, il est LE trublion d'internet et, pour moi, LE NOUVEAU trublion de la bande dessinée. En plus, c'est un véritable touche-à-tout puisqu'il est à la fois animateur, storyboarder, youtubeur, rappeur, blogueur, etc. Il donne aussi dans le Turbomédia, créé par son compère Balac et mâtinant BD et animation.


J'ai jamais vu un spécialiste du neuvième art casser les codes de cette façon-là ! Si l'humoriste Arnaud Tsamere devait se reconvertir dans ce domaine, il aurait tout intérêt à s'inspirer, au moins un peu, de ce style qui mixtionne à merveille l'absurde, l'originalité et une ULTRA modernité. De là éclot un humour particulièrement savoureux !


Sauf qu'il y a quelques petites choses qui m'ont embêté : des fois, on est confronté à des problèmes de connexité et d'aboutement entre les thèmes abordés parce qu'à mon grand étonnement, derrière une couverture d'album presque innocente se cachent une cohorte de sujets conviés à la moulinette par un politiquement incorrect décomplexé, la plupart du temps. Un choc culturel au service d'un genre inusuel.

 

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Mister Med.

 

 

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Écrit par Samba dans Mister Med | Commentaires (2) | Tags : le monde à malec, ulmann, delcourt, 042017 |  Facebook | |

RAPPORT SUR LA TORTURE

Les agissements de la C.I.A en Irak

Couv_300962.jpgScénario : Sid Jacobson
Dessin : Ernie Colón
Éditeur : Delcourt
144 pages
Date de sortie :  5 avril 2017
Genre : documentaire, histoire

 

 

 

Présentation de l'éditeur:

Dès son arrivée au pouvoir, le président Barack Obama demanda au Sénat américain d’enquêter sur la torture pratiquée par la CIA en Irak. Des milliers de documents sont consultés et des centaines d’agents et d’intervenants interviewés. Le rapport est sans appel. Après le 11 Septembre et dans le plus grand secret, l’administration Bush a couvert des actes abominables. Ce livre est l’adaptation en bande dessinée de ce rapport.

  

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Mon avis:

Ce livre n'est pas une bande dessinée ! On ne peut louer le scénario car il s'agit de l'adaptation d'un rapport administratif d'enquête, ni apprécier le dessin qui est constitué principalement de portraits de personnages de l'administration et du gouvernement américain et de scènes de torture sur des êtres humains. 

Mais on peut être d'accord avec les auteurs qui ont réalisé l'album avec la volonté  qu'un maximum de gens le lisent et sachent la vérité ! Et quelle vérité ! Pendant des années, après l'attaque du 11 septembre 2001, la C.I.A, avec l'accord tacite du président George W.Bush et de son administration, a détenu, à Guantánamo et dans des centres secrets situés dans des pays d'Orient, des prisonniers islamistes. Elle a pratiqué sur ces détenus des interrogatoires pour obtenir des renseignements sur les complots terroristes et sur l'endroit ou se cachait Ben Laden. Ces interrogatoires étaient accompagnés d'actes de torture identifiés sous l'appellation TIR (techniques d'interrogatoire renforcées) et comprenant coups, gifles, simulation de noyade, manque de nourriture et de sommeil, humiliations, walling (projection violente du détenu contre un mur), etc.

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Lorsque cela s'est su et qu'une commission d'enquête a étudié l'affaire, le rapport établi a démontré non seulement la gravité des actes perpétrés par des américains dont le pays était reconnu comme l'un des principaux défenseurs des droits de l'homme mais aussi le fait que les renseignements obtenus n'avaient rien apporté à la lutte contre le terrorisme ni empêché d'attentat ou permis de trouver la cache de Ben Laden.

Un album dur, très dur à lire qui nous montre encore une fois que la fin ne justifie pas les moyens.

JR

 

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10/06/2017

Détectives Tome 7 - Else et la mort

cov.jpgcov2.jpgScénariste : Herik HANNA

Dessin : Sylvain GUINEBAUD

Editeur : Delcourt

Collection : CONQUISTADOR

72 pages – cartonné

Parution : 24 mai 2017

Policier

 

Présentation :

Trois ans après les sombres événements orchestrés par le tueur 7, Nathan Else profite d'une retraite londonienne méritée. John Eaton, son célèbre partenaire, voit néanmoins d'un mauvais oeil la sortie d'un nouveau roman consacré à leurs aventures, un récit macabre prédisant la chute du détective. Alors que Else s'amuse de cette parution, Eaton s'inquiète de nouvelles menaces qui, loin de la fiction, pourraient bien être réelles...

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Mon avis :

Depuis 2012, cette excellente série nous a plongé dans de délicieuses atmosphères à la Agatha Christie ou à la Conan Doyle. Ce septième et dernier volume apporte un éclairage nouveau sur les six affaires précédentes, autant dire qu’il est plus qu’indispensable aux lecteurs fidèles. Pour les autres, je déconseille vivement de le lire s’ils n’ont pas lu les épisodes précédents. Encore une fois, en refermant l’album, le lecteur est pris d’une frénésie de relecture en jurant : « mais comment est-ce possible que je n’aie pas compris cela ? » Autant dire que le scénario, particulièrement retors, est digne de ses maîtres. Herik Hanna possède en effet une culture du récit policier classique dont il tire ici une matière jubilatoire teintée d’amertume pour une conclusion aussi surprenante que parfaitement en adéquation avec son sujet.

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Sylvain Guinebaud avait déjà dessiné le premier tome et c’est logique que ce soit à lui qui revienne la douloureuse tâche de conclure cette longue quête d’une vérité toujours fragile et aléatoire.

Remarquable !

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 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

08/06/2017

Innocent Rouge T.1

 

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameScénario : Shin'Ichi Sakamoto
Dessin :  Shin'Ichi Sakamoto
Éditeur : Delcourt
208
pages
Date de sortie : 26/04/2017
Genre : Seinen, Histoire, drame

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Dans Innocent Rouge, place à la révolution française vue à travers les yeux de Charles-Henri Sanson.

À l’aube de la Révolution, Charles-Henri Sanson, maître des hautes œuvres de Paris, règne sur la famille des exécuteurs de France. Sa jeune sœur Marie-Josèphe, en charge de l’office de Versailles, devient incontrôlable à la mort d’Alain, son premier amour. Elle se jure de le venger en éliminant son assassin et ne recule devant rien pour renverser le système injuste qui lui a coûté la vie.

 

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Mon avis :

Ça y est, je suis morte, j'ai succombé à la guillotine en première page d' « Innocent Rouge » et je suis au Paradis ! Parce que ce manga, CE MANGA : c'est la classe ultime ! Vous vouliez connaître un ouvrage qui me traverse de part en part, qui ébranle mes sens, me donne la chair de poule et l'inlassable envie de lire la suite. Voilà. C'est ça. C'est INNOCENT !


Innocent rouge est le second volet d'une saga qui traite d'un pan de l'histoire de France. Plus précisément, nous découvrons la vie de celui qui va, le 21 janvier 1793, décapiter Louis XVI, dernier roi de France. Dans « Innocent », Charles Henri Sanson, alors jeune adolescent, se refuse à suivre les traces de son père – bourreau de Paris. Cette fonction de grande importance est également sujet à superstition. Pour le petit peuple, être bourreau, être de la famille Sanson qui exécute les hautes œuvres de la ville de Paris depuis quatre générations, ça porte malheur. Tant aux détenteurs de ce nom qu'à ceux qui toucheraient l'un des membres de cette famille maudite.

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Dans « Innocent rouge », la révolution est en marche. Du moins, elle se dessine. Ça se sent. Ça se voit. Petit à petit, des personnages clés de ceux qui feront l'Histoire apparaissent. Et parmi eux : Marie Josèphe Sanson, sœur de Charles Henri et bourrelle aussi rebelle que son portrait en couverture. Car oui, Messieurs, Dames, c'est une femme en couverture. Fière, farouche, sournoise et machiavélique. Un tempérament qui s'est forgé au fil des années où elle devait lutter pour sa réputation face à son frère toujours plus apprécié et reconnu dans son art. Face à sa situation de femme dans ce monde où les hommes sont les grands seigneurs. Face à l'injustice sous toutes ses formes... comme celle qui mène à la révolution.

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Les textes, les dessins, ... tout est juste PARFAIT. L'innocence peut bien prendre toutes les couleurs de l'arc-en-ciel si cela peut me permettre de me délecter toujours un peu plus du talent de Shin'Ichi Sakamoto. Primé à maintes reprises pour ses différentes œuvres, son style n'est plus à définir. Ses personnages sont élancés, beaux, parfois même – souvent – androgynes et très, très expressifs. Il n'y a parfois pas besoin de mot pour comprendre ce qui traverse l'esprit d'un personnage, ni même de plan pour tenter de reconnaître les lieux qu'il dessine. Shin'Ichi, c'est la méticulosité, c'est le détail, c'est l'élégance et la finesse, tout comme il peut être minutieux dans l'horreur, la torture et le sang.

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Vous l'aurez compris, je ne peux être objective avec Innocent, ni avec Innocent rouge qui ne fait pourtant que débuter. Mais comme parlerait mon cher Coq de Combat : « mais qu'est-ce que c'est bon ! » C'en est presque jouissif de lire un tel manga.

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Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameAlors pour ma part, vite vite la suite !

Ça va être long d'attendre le 7 juin...

euh... attendez voir... mais c'est aujourd'hui !

Du coup, je file. Ne fermez pas les magasins, 

J'arrive !!

ShayHlyn.

31/05/2017

Les fantômes de Neptune T2 : Rorqual.

les fantomes de neptune.jpgles fantomes de neptune t2.jpgAuteure : Valp.
Éditeur : Delcourt (neopolis).
56 pages.
Sortie : 17 mai 2017
Genre : steampunk.

 

 

 

Le résumé.
Le destin de la jeune Meena est de plus en plus chaotique et semble tracé pour nuire au Kaiser d’une prusse steampunk épris de conquête terrestre mais aussi spatiale. En route pour Neptune.

« Un chantier exoarchéologique sur Neptune ? Alexeï, vous perdez la raison ? »

Mon avis.

Il arrive parfois que les éditeurs nous envoient des albums non demandés (bande de bachi-bouzouks). Normalement, je fais appel à toute mon équipe (et je m’y engage comme Robert Mailleux) pour trouver un chroniqueur à ce titre. Là, rien, silence radio, personne ne veut s’attaquer à ce tome 2(espèce de zouaves interplanétaires !).
Bon Samba va donc s’y coller, heureusement qu’il y a un gros résumé au début de ce tome.
Mille millions de mille sabords quelle histoire débridée, elle a de l’imagination la Valentine Pasche ! Des voyages spatiaux dans une sorte de vaisseau à la Jules Verne, des robots hyper évolués à tendance psychopathe, des entités extra-terrestres venant de Mathusalem (une sorte d’ectoplasme à roulette) et j’en passe et des meilleurs sont au menu de cet album steampunk.
Une sorte de mélange entre Hauteville House et le château des étoiles pour ceux qui suivent les sorties BD. Là, je ne parle pas aux papous des Carpates.
On va dire que c’est rafraîchissant et original mais il faut s’accrocher au bastingage. Un bulldozer à réaction peut sortie à tout moment d’une page.
L’univers créé par la suissesse surprend dans le bon sens et on sent un grand dynamisme dans la construction des pages. Son trait reste néanmoins assez typé jeunesse avec un brin de Disney pour l’expressivité des personnages.
Ce qui m’a frappé (pas l’ectoplasme), c’est que les seconds rôles comme la Lorelei Hoffmann ou le robot Montagne volent littéralement la vedette à la pseudo héroïne (une astronaute d’eau douce).
Le seul reproche que j’ai à dire car je ne veux pas passer pour un bougre de faux-jeton à la sauce tartare, c’est la psychologie parfois trop basique des personnages. On a les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. J’aurais aimé un peu plus de subtilité.
Allez, si vous aimez ce genre d’univers, cette série grand public ne demande qu’à remplir votre bibliothèque.
Bon tchouck-tchouck-nougat à tous.

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Sambachi-bouzouk.

 

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30/05/2017

Perséphone (récit complet)

 

persephone.jpgpersephone-1.jpgScénario : Loïc Locatelli-Kournwsky
Dessin : Loïc Locatelli-Kournwsky
Éditeur : Delcourt
144
pages
Date de sortie : 19/04/2017
Genre : Adaptation, fantastique, jeunesse, aventure

 

 

Présentation de l'éditeur :

Le mythe grec de Perséphone et Déméter, revu et corrigé par un jeune auteur expatrié au Japon, dans un univers à mi-chemin de la fantasy, de l’animation japonaise et de l’Amérique des fifties…

Perséphone est une jeune fille ordinaire… et c’est bien son problème : fille adoptive de la célèbre magicienne

 Déméter, elle peine à trouver sa place aux côtés d’une mère qui en prend un peu trop. Poussée par des cauchemars récurrents et une légitime curiosité, elle décide de découvrir la vérité sur des origines qu’on tente de lui cacher. Une décision qui va l'emmener jusqu’aux Enfers, dans une aventure épique dont les enjeux dépassent de loin sa quête personnelle.

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Mon avis :

 

Que dire quand la mythologie est ainsi malmenée ?! Loin d'être contre toutes formes de modernismes pour attirer un public plus jeune, j'ai néanmoins du mal à supporter que les histoires d'Antan soient ainsi chamboulées. Ajouté à cela un dessin « pas terrible-terrible »... eh non ! Je me retrouve à vouloir mettre un zéro pointé à cet ouvrage qui aurait pu... aurait... pu... être prometteur.

 

Certes, je le dis souvent, mais j'ai bien aimé la mise en situation, Persephone est assez attachante comme personnage et les décors avaient leur petit charme. Mais cher Loïc Locatelli-Kournwsky : retournez donc réviser vos mythologies !

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Pour la petite histoire, Persephone était la fille de Zeus et de Déméter (sa fille légitime contrairement à cet ouvrage qui en fait sa fille adoptive) et épouse d' Hadès. La légende veut qu'elle passait 6 mois de l'année sur Terre et les autres 6 mois en Enfers où elle y faisait pousser toutes sortes de végétations : donnant ainsi un peu de vie à ce royaume sous-terre. Ça : c'est la vraie histoire !

 

Place maintenant à l'abomination de Sir Locatelli-Kournwsky : Hadès a perdu sa femme et sa tristesse l'a rendu odieux et dictatorial. Je vous imagine vous dire « quoi ? Perspéphone meurt ? » Ah bah non... dans ce récit, elle ne connait même pas Hadès en personne. Elle ne l'a jamais vu et elle a été sauvée par Déméter quand celle-ci a fermé les portes de l'Enfer à tout jamais.

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Dans les vagues souvenirs de la jeune fille qui vit donc sur Terre sans savoir qu'elle est née en Enfer, elle voit un homme Coré et une femme qui tentent de la sauver. On peut donc supposer que ce sont ses vrais parents et qu'il s'agit là de bribes de souvenirs. Sauf que, sachez-le : Perséphone a un autre prénom (selon la région où sa légende est racontée). Elle s'appelle Coré.... ça commence à faire pas mal d'incohérences tout ça, vous ne trouvez pas ?

 

 

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Tellement que finalement je vais en rester là et pleurer sur le sort de Perséphone qui n'aura eu que son don pour la botanique de sauver dans cette histoire. Paix à son âme... et à ceux qui, comme moi, aiment la mythologie.

ShayHlyn