08/08/2017

L'île du Docteur Moreau

D'après l’œuvre originale de H.G. Wells

L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.Scénario : Dobbs
Dessin : Fabrizio Fiorentino
Éditeur : Glénat
56
pages
Date de sortie : 14/06/2017
Genre : Classique, Science-fiction, aventure.

 



Présentation de l'éditeur

« Ne sommes-nous pas des Hommes ? »

Unique survivant d’un naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, l’assistant d’un certain Docteur Moreau. Depuis une dizaine d’années, sur leur île isolée du monde, les deux scientifiques se livrent à de terribles expériences, greffant et modifiant génétiquement des animaux pour les rendre doués de conscience et de parole. Sur place, les « Hommes-bêtes » obéissent à un ensemble de règles bien précises, la Loi, leur interdisant tout comportement primitif, et vénèrent Moreau tel un dieu. Mais Prendick découvrira bien vite que les pulsions animales de ces créatures sont loin d’être oubliées...

Interrogeant les questions de l’identité et de la dignité animale, le troublant et visionnaire L’Île du Docteur Moreau n’a rien perdu de sa pertinence. Retrouvez ce classique de la science-fiction aujourd’hui en BD !

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Mon avis

H.G. Wells, grand nom de la science-fiction, qui nous a gratifié de plusieurs chefs-d’œuvre tels que l'homme invisible, la guerre des mondes et... « L'île du Docteur Moreau » ! Un roman qui nous fait réfléchir non seulement sur la condition humaine, mais également sur les limites de la médecine génétiques. Les limites que la conscience devrait imposer aux scientifiques.

 

« Ne sommes-nous pas des Hommes ? »

L'île du Docteur Moreau, HG Wells, Dobbs, Fiorentino, Glénat, Classique, science-fiction, aventure.

Et quand on parle de limite, visiblement Dobbs et Fiorentino s'en sont imposées en faisant ce dernier album de « HG Wells Collection ». 56 pages ne suffisent pas à rendre grâce à la pertinence de l’œuvre originale et bien que Dobbs reprennent savamment la réplique principale des créatures de l'île, cette BD garde un goût de trop peu, comme un prélude à ce qui aurait pu être plus grand.

 

De même, Fabrizio Fiorentino joue sur les détails. Certes, une case suffit parfois à donner l'ampleur du temps qui passe, la frayeur qui gagne notre héros en un regard. La colère, l'abnégation, la frustration, ... pourtant la qualité du dessin me laisse perplexe. Comme un vieux western parfois gribouillé à la va vite, tantôt trop centré sur les visages qui en deviennent trop surfaits. Quant aux créatures, elles manquent cruellement de difformités. Je les voudrais en gros plans, je les voudrais défigurées, effrayantes... et non pas juste pathétiques ou encore trop animales pour comprendre ce qu'elles ont subit.

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Et puis c'est trop court... vraiment trop court pour nous permettre de nous poser toutes les questions que maître Wells posait dans son ouvrage. Alors qui sait, peut-être qu'un jour, une autre collection – chez Glénat ou ailleurs – tentera à nouveau d'affronter le seigneur de la science-fiction pour une série digne de son talent.

Il est permis de rêver, non ?

ShayHlyn.

04/08/2017

L'homme invisible T2

61XXLPWdvAL__SX373_BO1,204,203,200_.jpg71lYspeBzFL.jpgD'après HG Wells

Scénariste : Dobbs

Dessinateur : Christophe Regnault

Éditeur : Glénat

Science-Fiction

Sortie : le 14 juin 2017

Avis de l'éditeur:

 

Sous ses légers bandages se cache un lourd secret...

Alors que le paisible village d Ipen imagine qu il est hanté par un fantôme, Griffin, l Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra...

 

Mon avis :

 

La partie tant attendue dans le tome 1 arrive enfin. En trouvant refuge chez le médecin Kemp, l'homme invisible - Griffin - dévoile genèse de sa transformation.

Au long de quelques pages aux teintes ambrées du souvenir, il explique comment ses recherches l'ont amenées  à transformer un tissu, puis un chat en molécules transparentes...jusqu'à lui-même cesse de refléter la lumière pour le rendre translucide.

Mais bien que détenteur d'un pouvoir presque divin, être invisible a aussi ses imperfections, comme la nudité qui le rend vulnérable aux aléas de la météo.

Pire encore, le Docteur Kemp réalise combien son ancien camarade d'université est devenu fou. Imbu de lui-même, suite à sa transformation sans précédent, Griffin veut asservir le monde sous sa coupe. Faire régner une atmosphère de terreur, et de mort autour de lui. Ce qui est inadmissible pour l'homme de bien qui l'écoute...les desseins de l'un et de l'autre vont alors prendre forme. Entre l'envie de mort de l'un et la course poursuite de l'autre, pour empêcher la folie humaine de prendre de l'ampleur.

Encore un bel ouvrage mêlant teintes ocres, glauques et sépia. Des personnages soigneusement détaillés, des expressions vivantes et un texte riche.

Ce second tome qui clôture ce diptyque est à la hauteur des espérances exigées par un public admirateur de l’œuvre originale.

 

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Coq de Combat

 

 

18/05/2017

L'homme invisible T1

9782344011850-L.jpgPlancheA_301798.jpgScénario : Dobbs

Dessin    : Regnault Christophe

Adapté de H. G. Wells

Éditeur : Glénat

Sortie : le 29 mars 2017

Genre : Fantastique

 

 

Avis de l'éditeur :

Un étranger décide de poser ses valises dans un hôtel situé dans le tranquille et petit village d'Ipen. Les habitants sont très vite perturbés par la venue de ce mystérieux scientifique qui cache sans arrêt son visage et préfère la solitude. Et lorsqu'ils découvrent que sous ses innombrables bandages se cache en réalité un homme invisible, ils prennent peur et décident de le chasser. Mais il reviendra pour se venger... Le paisible village ne va pas tarder A se retrouver hanté par un esprit rempli de haine.

 

Mon avis :

Encore un bel ouvrage consacré aux œuvres de H.G.Wells, cette fois ci dédié au célèbre "Homme invisible". Ce premier volet (d'une série en deux tomes), s'ouvre sur l'arrivée d'un homme mystérieux, dans une petite ville perdue au fin fond de l'Angleterre victorienne. Son style vestimentaire et surtout ses lunettes lui donnent un air "steampunk" qui n'est pas mal venu pour une histoire se déroulant à cette époque.

 En effet, le "steampunk" est associé à l'ère des machines à vapeur (=steam), un côté post-apocalyptique qui décrit assez bien l'état d'esprit de notre homme invisible!

Pourquoi? Parce qu’il est invisible justement et impossible pour lui de changer cet état de fait! Cela le rend dingue, violent, méchant et même sournois. C'est donc un homme bougon qui se présente dans une petite auberge, dans l'espoir d'y poursuivre ses recherches sur "comment  redevenir visible" Une étape dans les mésaventures de cet anti- héros, qui vous l'aurez compris, survient bien après le début original de l'histoire.

 H.G.Wells dépeignait, en effet, la transformation du visible vers la transparence.

Comment ce professeur un peu fou avait d'abord rendu son chat invisible pour ensuite tenter l'expérience sur lui-même.

Un petit bémol dans ce volume que j'aurais préféré voir débuter avec le commencement des expériences. Pour le contenu, toutefois : c'est plutôt cohérent.On perçoit cette folie grandissante, le côté malsain du personnage qui joue de son statut pour commettre divers larcins, passant du voyeurisme au vol...souvent avec violence (ce qui prouve encore davantage la folie qui le gagne à rester dans cet état)

Quand au dessin : rien à redire. Il colle avec l'époque ainsi qu'avec le style. Les traits des personnages sont excessivement détaillés - un peu trop même parfois - au point de se demander si Regnault Christophe n'a pas oublié une ride quelque part en chemin.

 

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Coq de Combat

 

 

24/04/2017

La guerre des Mondes T.2/2

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionLa guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fictionScénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat BD
56
pages
Date de sortie : 29/03/2017
Genre : Adaptation, aventure, science-fiction.

 

 

Présentation de l'éditeur :

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogilvy a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

La guerre des mondes, H.G. Wells, Cifuentes, Dobbs, Aranca Studio, Glénat, adaptation, aventure, science-fiction

Mon avis :

Nous revoilà plongés dans l'action, dans le plus profond de l'âme humaine en la personne de notre héros qui parcoure l'Angleterre dans l'espoir de retrouver sa femme. Mais surtout de survivre. Comme dans le premier tome, la tension est palpable grâce à la combinaison parfaite entre les textes de Dobbs et le dessin de Vicente Cifuentes. Si bien qu'on se prend au jeu... cet horrible jeu qui défile sous nos yeux. Est-ce la fin ? Allez savoir...

En tout cas c'est le dernier tome pour « La guerre des Mondes » revisitée dans cette H.G. Wells Collection. On sait donc que tout va s'arrêter, d'une façon ou d'une autre. Ceux qui connaissent l'histoire savent comment ça va se passer, les néophytes découvrent certainement. Et je l'espère : se passionnent pour cette mésaventure des plus tragiques !

J'ai beau connaître l'histoire, avoir vu bons nombres d'adaptations (surtout cinématographiques) rien ne vaut l'inspiration originale, avec ce réel écart de technologique entre l'Homme qui s'enorgueillit d'avoir inventer le télégraphe entre autres choses, et cette technologie venue d'ailleurs qui est capable de pulvériser une cité entière d'un seule coup de rayon foudroyant. Le duel entre l'Homme et la fourmi... sauf que les rôles sont inversés.

Cette version est véritablement haletante, comme je le disais dans le premier tome. Il émane une force du dessin de Cifuentes qui nous plonge dans le cœur même de l'être Humain, dans ce qu'il peut ressentir de plus fort en moment de crise. L'égoïsme, la violence, la haine... mais aussi la compassion, l'entraide, ... sans oublier la solitude qui pèse sur notre héros. Cette terrible impression que tout est fini pour la Terre et ses habitants. Cette résignation à accepter le moindre pain rassi pour survivre un jour de plus dans ce chaos. Cette Terre désolée où les charognards sont au Paradis avec toutes cette chair putride de cadavres entassés qui n'attendent que leurs becs et leurs crocs pour être déchiquetés.

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Encore une fois : chapeau Messieurs ! Les fins connaisseurs, et surtout amateurs de Sir H.G. Wells, diront peut-être qu'ils en voulaient plus (les fans sont toujours pointilleux...) mais en tout cas, moi je suis conquise ! J'ose espérer qu'une oeuvre telle que celle-ci permettra aux jeunes de se plonger dans cet univers et découvrir l'ampleur exacte de ce qui fait la force de H.G. Wells en ouvrant le roman d'origine. En tout cas : cette BD en est un excellent tremplin.

 

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Encore BRAVO ! Je suis fan

ShayHlyn

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03/03/2017

La machine à explorer le temps


La machine à explorer le temps, Dobbs, Mathieu Moreau, science-fiction, voyage temporel, voyage dans le temps, londresLa machine à explorer le temps, Dobbs, Mathieu Moreau, science-fiction, voyage temporel, voyage dans le temps, londresScénario : Dobbs

Dessin : Mathieu Moreau
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 11 janvier 2017  
Genre : Science-fiction 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

 

Prêts pour un voyage dans la 4e dimension ?

 

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La machine à explorer le temps, Dobbs, Mathieu Moreau, science-fiction, voyage temporel, voyage dans le temps, londres

 

 

Londres, fin du XIXe siècle. Un groupe d’amis écoute les aventures de celui qui prétend être le premier voyageur du temps. Son récit débute en l’an 802 701. La Terre est alors habitée par les Éloïs, descendants des hommes vivant en harmonie, passant leur temps à jouer et à manger des fruits dans un immense jardin d’Eden. Mais derrière ce paradis se cache un terrible secret... Car une autre espèce vit dans les profondeurs de la Terre : les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière du jour à force de vivre dans l’obscurité. La nuit, ils remontent à la surface pour kidnapper et se nourrir des Eloïs...

Mille fois imité, jamais égalé, La Machine à explorer le temps est le premier roman à évoquer la notion de voyage temporel. Il forme également une métaphore fascinante et une critique acerbe des inégalités sociales qui gangrenaient l’Angleterre victorienne, à redécouvrir dans cette adaptation en BD.

 

 

Mon avis

 

la machine à explorer le temps,dobbs,mathieu moreau,science-fiction,voyage temporel,voyage dans le temps,londres« Mille fois imité, jamais égalé ». Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la maison d’édition… C’est également mon sentiment à la lecture de cette (néanmoins) très belle BD. Il faut dire que Glénat semble avoir mis le paquet sur cette collection. De jolis vernis sélectifs sur une couverture toilée (ou en similicuir, on ne sait pas trop, mais ça fait très classe !) et un dessin de grande qualité agrémentent cet ouvrage. Oui, vraiment, le dessin de Mathieu Moreau est particulièrement adapté. La couleur, les textures, les expressions des personnages et ses cadrages cinématographiques font merveilles. Un régal pour les yeux.

En revanche, côté scénario, je suis un peu déçu. Certes, la BD suit globalement et assez fidèlement la trame du roman de Wells en y abordant les problématiques chères à l’auteur, mais ça va trop vite. Disons qu’à la lecture de cette adaptation, on n’a pas le temps de sentir venir les choses que, déjà, elles nous sont expliquées par la voix off du narrateur/personnage central. C’est vraiment ennuyeux car cela empêche une vraie et profonde compréhension des enjeux. C’est là le principal reproche que l’on puisse faire à cette BD. Et c’est d’autant plus dommage qu’une série en trois ou quatre tomes aurait peut-être pu permettre de justement développer ces problématiques et aider ainsi le lecteur à se les approprier. Mais bon, peut-être les auteurs n’ont-ils pas eu cette possibilité.

 

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Ceci dit, cela reste une façon agréable (surtout pour les yeux) de découvrir cette œuvre majeure d’Herbert Georges Wells.

 

 

  

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Et si vous êtes prêts à prendre votre temps (1H) pour bien vous imprégner de The Time Machine et de ce que son auteur y à développé, voici une conférence très intéressante et éclairante sur le sujet.


 

 Odradek

 

 

 

 


 

14/02/2017

La guerre des mondes T.1

La guerre des mondes T1, Dobbs, Cifuentes, H.G. Wells, Glénat, Adaptation, grand classique, Science-fiction.La guerre des mondes T1, Dobbs, Cifuentes, H.G. Wells, Glénat, Adaptation, grand classique, Science-fiction.Scénario : Dobbs
Dessin : Vicente Cifuentes
Éditeur : Glénat 
56 pages
Date de sortie : 11 janvier 2017
Genre : Adaptation, Science-fiction, grand classique

 

 

Présentation de l'éditeur

La mort venue du ciel

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogivly a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques. De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Récit apocalyptique précurseur du genre au message antimilitariste, le roman La Guerre des mondes, plusieurs fois porté sur grand écran, trouve enfin en BD l’adaptation fidèle qu’il mérite.

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Mon avis

 

Avant toute chose, oubliez les États-Unis qui n'ont pas le monopole des invasions extraterrestres (quoiqu'on en dise), oubliez le film en noir et blanc, oubliez également l'adaptation de Spielberg avec Tom Cruise, oubliez, oubliez, oubliez...

Dobbs est revenu à l'essentiel, à l'original et son partenariat avec Cifuentes est plutôt une réussite !

Le défi était pourtant d'envergure. Car H.G. Wells peut se targuer d'être l'auteur de science-fiction le plus adapté tant en films, qu'en séries ou BD que je connaisse. Il fallait donc être différent de tout ce qu'on connaît déjà. Alors quoi de mieux que de nous faire (re) découvrir « La guerre des Mondes » comme elle fut écrite : en Angleterre, sous l'ère victorienne.

Dans un bel écrin mat et brillant, aux teintes brunes : l'invasion extraterrestre défile sous mes yeux demandeurs. Bon sang que j'aime ce dynamisme dans un ouvrage. Où les pages volent les une après les autres tant l'action est prenante ! On vit au travers du personnage qui se dessine dans chaque page. On halète quand il s'arrête deux secondes, notre cœur s'emballe quand il court pour se cacher des tripodes assassins, ... on prie, on espère : on l'accompagne dans sa mésaventure.

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Rien que de l'écrire, je revis ce tome 1 qui n'a certainement qu'un défaut : c'est trop court ! Oh gosh (pour parler un peu anglais comme certains des protagonistes) 56 pages, ce n'est pas assez. On ne peut pas prendre un lecteur en haleine comme ça et lui dire gentiment « à suivre ».

Bref, autant dire que j'ai hâte de lire la suite. De retrouver ce dessin qui exprime tout et rien en une seule case comme cette poupée calcinée pour résumer un massacre de civile, ce soldat qui salue ses troupes en les remerciant d'avoir combattu ensemble quand la mort les emporte de plein fouet, ... et ce personnage principal qu'on ne nomme jamais. Ça pourrait être H.G. Wells en personne, notre père, notre grand-père, une de nos anciennes vies, ...

 

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 Je dis bravo et rendez-vous en mars pour la suite des événements !

ShayHlyn
 

27/09/2016

Odyssée sous contrôle

odyssée sous contrôle, perger, dobbs, ankama, stefan wul, science-fiction, adaptation, 6/10,09/2016odyssée sous contrôle, perger, dobbs, ankama, stefan wul, science-fiction, adaptation, 6/10,09/2016Scénario : Dobbs (d'après Stefan Wul)

Dessin : Stéphane Perger

Éditeur : Ankama

56 pages

date de sortie : septembre 2016

genre : science-fiction

 

 

Sur la planète Émeraude, colonie prise aux tentaculaires Cépodes, un agent secret enquête sur de mystérieuses disparitions d’humains. Lorsqu’on tente de l’assassiner, il est alors contraint d’opérer en marge des autorités officielles. Sa mission prend un tour inattendu lorsque la poétesse qu’il a séduite lors de son voyage est à son tour kidnappée de façon très médiatique. Comment l’ennemi connait-il tous ses faits et gestes ? Pourquoi doute-t-il désormais de tout ? Et si le pire restait à venir...

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Depuis 2012, la collection des Univers de Stefan Wul aux éditions Ankama s'agrandit doucement mais sûrement. Sous la plume de Dobbs et les pinceaux de Stéphane Perger, l'adaptation du roman Odyssée sous contrôle paru en 1959 enrichit la collection d'un curieux one-shot qui ne laissera sans doute pas indifférent les amateurs de cette belle collection.

La première impression est très positive grâce à une couverture attrayante et intrigante, puis à des planches sublimes de Stéphane Perger, aux couleurs vives, psychédéliques et envoutantes. Il mêle avec beaucoup de maitrise un découpage classique et plus fantaisiste s'affranchissant des bords de cases ou bousculant celles-ci permettant de mieux répondre aux différents degrés et niveaux du scénario.

Et c'est là que ça se complique ! Car passé le premier tiers, le scénario nous plonge dans une confusion dont on ne ressortira pas avant les deux dernières planches. A partir de la vingtième page, on commence à ne plus rien comprendre des motivations du personnage principal, et ce jusqu'aux avants dernières pages qui nous révèlent de manière abrupte la thématique de l'histoire. Il faut croire que les auteurs ont eu conscience du caractère assez hermétique du scénario puisqu'ils se sont fendu en fin d'ouvrage d'un explicatif sur le sens qu'ils ont voulu donné à leur adaptation. Ils ont gardé la trame et la thématique principale du roman et se sont servi de la carte blanche que les ayants droits leur ont octroyé pour moderniser et rendre plus cynique le twist final. Je ne dévoilerai pas ici cette thématique au risque de trop en révéler et de rompre le charme de la lecture des amateurs des Univers de Stefan Wul. Car les amateurs ne manqueront pas de lire cet album et seront soit – comme moi - déçus de ce traitement aussi nébuleux, soit enchantés de ce scénario complexe qui, comme dans le roman, ne se révèle qu'à la toute fin.

On retiendra de ce space-opéra des planches magnifiques qui tentent vainement de servir un scénario par trop abscons.

 

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Loubrun

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23/10/2012

ALAMO T2. Une aube rouge

 

 alamo, 7510, 082012, dobbs, perovic, soleil, 1800, western, davy crockett, texas, mexique, independance, houston, travis alamo, 7510, 082012, dobbs, perovic, soleil, 1800, western, davy crockett, texas, mexique, independance, houston, travisScénario : Dobbs
Dessin : Perovic, Darko
Couleurs : Quemener, Simon
Dépôt légal : 08/2012
Editeur : Soleil Productions -Collection : 1800
ISBN : 978-2-302-02337-6
Planches : 46 

 

Résumé :


En 1837, le français Louis Rose poursuit la retranscription orale de la prise d’Alamo, à l’intention du général Houston, Président du Texas indépendant. Rose reconnait entre autre avoir parfaitement accompli la mission que l’homme politique lui avait confiée : éliminer en douce ses rivaux Davy Crokett et William Travis.


Mon avis :


J’avais bien accroché au premier tome. L’interview du Sieur Dobbs (http://www.sambabd.be/archive/2012/08/09/le-grande-interv...) m’avait encore plus donné envie de connaître la fin de cette histoire. La preview de la couverture avait terminé d’enfoncer le clou. J’étais chaud bouillant pour lire : Une aube rouge.

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Dobbs a encore su nous ravir et nous surprendre avec ce deuxième tome !!  Louis Rose racontant le siège et l’attaque du fort à Samuel Houston, futur Président de l’Etat du Texas. L’histoire est donc vécue sous forme de flashback. L’action est omniprésente et le questionnement sur la relation Rose/Houston transpire en filigrane.  Dobbs est vraiment un des scénaristes à suivre. Il est capable de nous transporter dans des univers différents avec maestria et brio !!


Les dessins de Darko Perovic sont très réussis.  Il  s’est même amélioré par rapport au tome précédent, surtout dans l’expression des visages. Ses scènes de guerre sont particulièrement détaillées et soignées. 

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Pas besoin d’en faire des tonnes et de vous bassiner plus longtemps avec ma prose. Si vous ne l’avez pas déjà fait,  précipitez-vous chez votre libraire préféré pour vous procurer : Une aube rouge.


Revedefer


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Ma note globale : 7.5/10


Dessin : 8/10
Scénario : 7/10

15/08/2012

Le grande interview de Dobbs.

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Olivier Dobremel alias Dobbs fait parler de lui avec 3 nouveaux titres qui viennent de sortir.
C’est l’occasion pour SambaBD  d'en savoir plus sur ses récentes sorties.
Focus donc avec Olivier sur ces 3 albums.

Scotland Yard
Scotland Yard1.jpgLondres, 1890. L’inspecteur Tobias Gregson est une des valeurs montantes du Yard. Mais sa carrière serait accélérée s’il n’était pas considéré comme un humaniste trop sensible et avant-gardiste, et surtout s’il n’avait pas pour fonction principale d’être le défouloir quotidien de son supérieur Lestrade.
Alors lorsqu’un transfert de prisonniers ne se passe pas comme prévu, Gregson se retrouve au placard. Un blâme qui va vite se transformer en opportunité afin de démontrer sa vraie valeur aux yeux du patron des patrons, le commissionner Fix. À la tête d’une équipe atypique réunissant un gamin des rues, ancien informateur de Sherlock Holmes, un médecin psychiatre aux méthodes atypiques ainsi que son étrange assistante, Gregson va faire alliance avec le diable : coopérer avec la pègre londonienne pour traquer deux fous extrêmement dangereux qui ont profité du fiasco de l’opération de transfert pour se volatiliser. Deux aliénés mentaux qui vont apprendre aux citoyens de Londres la signification du mot terreur.
À leurs côtés, plongez à votre tour au cœur des ténèbres…



1- J’aimerais connaitre tes impressions quand tu as vu les premières planches de Stéphane Perger ?

J’étais heureux et comblé… Bon je ne vais pas trop jeter de fleurs à Stéphane, il va y prendre goût et ce n’est pas le genre de la maison hehehe. Dés les story-boards, j’ai pu voir que l’album serait vraiment bien. On a travaillé tous les deux sur un découpage laissant la plus grand place possible à l’atmosphère et à une approche très cinématographique. En fait, on retrouve dans les planches couleurs l’atmosphère que j’avais en tête (cet aspect tout aussi poisseux et ténébreux que magique dans la gestion de l’obscurité et de la lumière).

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2- Il me semble que tu as pris un abonnement à la collection 1800. C’est une époque qui  t’inspire ?

En effet, c’est une époque qui me plait énormément. Tant dans ses événements majeurs, les découvertes techniques et scientifiques qui ont fait avancer bon nombre de domaines, et donc l’ensemble de son rayonnement culturel.
Par le fantastique, le romantisme, l’exotisme de ses romans, le 19eme siècle m’a souvent fait voyager durant mon adolescence quand je découvrais ses auteurs. C’était l’heure de la grande Aventure et du mystère, ce qui dopait mon imaginaire et m’a profondément marqué …

3- Faustine Clerval semble être un personnage fil rouge. Aimerais-tu les puzzles « scénaristiques » ?

Faustine est un mystère à part entière, une intrigue dans l’intrigue … un personnage que beaucoup de lecteurs (et lectrices) avaient apprécié dans Mister Hyde contre Frankenstein (l’action de Scotland Yard se situe 7 ans auparavant). C’est un hommage à ma fille et à toutes ces héroïnes incroyables d’un 19eme siècle, aventureuses, spirituelles, romantiques et déterminées.
Quant aux « puzzles » et autres jeux scénaristiques , c’est un challenge technique complémentaire qui fonctionne comme une marque de fabrique, une sorte de parti pris personnel que j’adore. Ceci va de pair avec le découpage que je fais au départ et qui va jouer sur un certain nombre de registres et de lectures possibles avec quelques pièges et un montage qui joue souvent avec le lecteur. Il y a des clins d’œil et des références oui, mais c’est parfois la surface émergée de l’iceberg.

4- Aurais-tu un compte à rendre avec l’inspecteur Lestrade ?

dobbs.jpgC’est un personnage que je n’ai jamais aimé dans toutes mes lectures Holmesiennes. Bon, ensuite il faut bien admettre qu’il fait un très bon ennemi interne pour l’inspecteur Gregson au sein même du Yard.
J’ai souvent entendu qu’une bonne histoire doit avoir de bons méchants : c’est parfaitement vrai. De plus, j’aime les méchants de services, les bad guys et les antihéros donc … Dans Scotland Yard, vous trouverez des monstres humains, des criminels endurcis, des gens qui souffrent mais aussi de belles personnes, ou des gens qui apprendront et changeront (Lestrade en fait partie pour le tome 2 mais chut !…).

5- Un univers aussi riche ne mériterait-il pas plus qu’un diptyque ?
Ma foi, si les lecteurs sont au rendez-vous, pourquoi pas une saison 2 oui… Il y a effectivement matière sans que le fantastique pointe son nez, j’ai déjà pas mal d’idées à développer ultérieurement si le succès et la demande étaient là. Je pense que Stéphane n’a pas assez souffert avec moi, donc l’équipe pourrait reprendre du service, qui sait…

Les questions de Revedefer.


 Alamo


Alamo2.jpgEn une vingtaine de minutes d’une boucherie intense, les troupes texanes massacrent un grand nombre de soldats de l’armée mexicaine en criant distinctement « Souvenez-vous d’Alamo ! ». Ces soldats se montrent impitoyables en ne laissant aucun survivant, achevant même les blessés. Nous sommes alors au tournant de l’indépendance du Texas, car l’avant-garde mexicaine n’existe plus … Mais une question demeure : que s’est-il réellement passé à Alamo pour que les hommes fassent preuve d’une telle folie guerrière ? Le mois précédent, Louis Rose, un tueur à la solde du futur Président de la jeune République du Texas prend contact avec le célèbre Davy Crockett et ses volontaires. La troupe se rend à Bexar pour prêter main forte à la garnison de fort Alamo, et renforcer ainsi les hommes de James Bowie et du jeune officier William Travis pour tenir face à d’éventuelles attaques des Mexicains … Les choses s’enveniment sur place, car les différents leaders s’affrontent pour le pouvoir local. Tout ceci arrange les affaires de Rose qui veut bénéficier de cette atmosphère lourde pour mener à bien sa mission : faire que Travis et Crockett ne reviennent pas de cette mission … Pas de soldats, juste des maris, des hommes de loi, des rêveurs et une légende, ensemble pour défendre le fort le plus célèbre de l’histoire des Etats-Unis !

Pourquoi t'être frotté au mythe d'Alamo ? 

Justement parce que c’est un mythe et que j’ai horreur des choses par trop idéalisées.Alamo1pjk.jpg C’est un symbole fort de la lutte et de la résistance entre forces texanes et mexicaines, qui deviendra un enjeu et une force incroyable dans l’histoire future de l’Amérique.


Cet épisode devenu célèbre va être traité de façon peu réaliste dans beaucoup de livres, BD et de films à l’instar de celui de John Wayne (qui reste très beau dans ses compositions et son côté épique). Les « héros » d’Alamo seront eux-mêmes sacralisés par Disney et consort…

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Pourquoi mettre en avant Louis Rose et non pas les purs héros américains que sont  Davy Crockett ou Jim Bowie ?

Parce que cela a été trop fait et trop vu dans le passé dans les illustrés, les « témoignages », les films et la littérature… Crockett a tellement eu cette image d’Epinal de trappeur-chasseur alors que c’était un tireur d’élite et un homme politique aguerri, et Bowie n’était pas que le créateur du Bowie Knife mais était si sauvage, si insaisissable, si imprévisible dans la réalité avec ses activités d’esclavagiste et autres encore… j’ai abordé cette face réaliste et sombre de leurs histoires, mais je voulais un personnage plus neutre qui pouvait vivre sa propre aventure au sein du fort.


Rose était apparemment le seul Français du fort, celui que l’Histoire a retenu comme le «lâche » d’Alamo alors que les autres sont rentrés au panthéon des héros américains. Le choix m’est apparu comme évident, c’était lui et personne d’autre.

Comment as-tu procédé pour ton travail de recherches sur Alamo ?

Alamo1ph.jpgPetit à petit, dés le feu vert donné par Jean-Luc Istin, le directeur de collection 1800. J’ai commencé par des recherches sur les témoignages avec la volonté de m’éloigner du travail de producteur/réalisateur de John Wayne. J’ai analysé le film de Hancock, plus récent et plus réaliste, et j’ai repris mes notes sur le western (de l’époque classique au western crépusculaire).


Je voulais me focaliser sur l’antihéros Louis Rose, tout en respectant les faits historiques par tri et défrichage des documents iconographiques, des schémas de bataille, des plans des bâtiments, des uniformes, des dates précises etc ...


La voix off présente tout au long du récit permet de  présenter des données importantes didactiques, tout en plongeant au cœur du récit pour participer au siège et à la chute du fort avec les protagonistes. Tout ceci du point de vue d’un mercenaire envoyé sur place pour assassiner des gens, parce qu’ils menaçaient les ambitions politiques d’autres personnes … voici tout l’enjeu de ce diptyque …

Loki


Loki1.jpgUn moinillon habile et perspicace, un vieux poète facétieux et un guerrier sans passé. Trois prisonniers d'une société de femmes conquérantes, promis à l'esclavagisme sexuel ou au sacrifice… Trois rescapés, opposés dans leurs convictions, bien décidés à survivre dans ces terres hostiles et primitives. Trois compagnons malgré eux, réunis par le destin pour s'approprier une ancienne relique tombée du ciel dans un déluge de feu… Alors que les dieux s'égarent en quêtes futiles et que leurs guerres intestines s'enlisent, celles que l'on nomme les Nornes, les Soeurs du Destin, décident de prendre en main le futur de tous. Dieux, géants, monstres et mortels entreront dans l'ère de l'Épée et de la Hache lorsque Loki, le dieu malin, s'éveillera. Tous s'avanceront alors sur la voie du Ragnarok, le commencement de la fin.

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1) Es-tu un fan de Comics et plus particulièrement de l'univers Marvel ?

Oui depuis mon enfance et les traductions de Lug avec Strange et autres publications de l’époque. Je connais bien l’univers Marvel, DC comics, Dark Horse et les autres tels que 2000AD pour les britanniques. J’ai toujours eu une affection particulière pour les XMen chez Marvel et pour certains méchants de Spider Man, Kraven en tête par exemple.

2) Qu'est-ce qui t'a donné envie de conter ton histoire de Loki ?

Loki1pfds.jpgLoki est certainement ma divinité favorite. Il n’est pas manichéen, il défend juste son propre camp avec une vision des choses malicieuse qui créera la base nécessaire au chaos absolu que représente l’ascension des géants contre les Ases, et le Tabula Rasa du Ragnarok.


Il est l’archétype du trickster, du personnage trompeur qui manipule les autres, qui change les règles du jeu. C’est mon passé d’anthropologue qui parle en fait, en se focalisant ainsi sur le Dieu fourbe, le décepteur, le fripon individualiste qui bouscule l’univers connu et figé.


Loki a toujours été présenté avec un caractère atypique, contre les autres, contres les Ases, contre le dieu Heimdall et Odin le Père de toute chose  (et pas spécifiquement Thor comme le montre souvent Marvel)

3) Pourquoi avoir donné si peu "d'épaisseur" aux personnages,  Brand et Ambrosius, dans ce premier tome ? Dans le résumé de l'éditeur, ils ont l'air d'avoir autant d'importance pour l'histoire que Loki. A la lecture de Le feu sous la glace ils semblent insignifiants et ne rien apporter à l'histoire.

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C’est une critique régulière, ce qui prouve que ce que j’ai fait a marché (lecture du tome 2 oblige). Si ils sont insignifiants à ce point, c’est que cela doit faire sens effectivement : Ils ne sont là que pour accompagner, mais sans le caractère des faire-valoir traditionnels, ils sont à part (et amènent un peu d’humour et de candeur) et je ne peux en dire plus pour le moment.

4) Loki sera une série en combien de tomes ?

C’est une mini série en 2 tomes pour aller à l’essentiel, avec un tome 2 crescendo doté de plus de pages pour amener la lutte irrémédiable contre ses « pairs » et le chemin vers Ragnarok. L’important, c’était de donner un caractère sympathique à Loki, et lui faire perdre ses repères en le rendant amnésique sans pouvoir, en occultant aussi par la même occasion le panthéon traditionnel.


La suite et la fin répondront aux questions sur Brand et Ambrosius, sur Silke et Angrboda, Loki et les géants ainsi que sur Niddhog et les Nornes…


Mais vous en savez déjà trop… hehehehe

Si tu es d'accord des questions d'ordre plus général.

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Olivier tes derniers coups de cœurs BD, cinéma et musicaux ?

Alors en BD : le End de Canépa et Merli (Métamorphoses), et le tome 3 de Holmes de Cecil et Brunschwig


Au cinéma : Rebelle des Studio Disney-Pixar et Amazing Spider-Man de Webb


Pour la musique : du Shakapunk, du Undred Waters, du Gotye et du Skip the Use…

Quels sont tes projets BD pour les mois à venir ?

Le tome 2 d’Alamo sort fin août, ce qui m’occupe un peu l’esprit après la sortie le mois dernier du tome 1 de Scotland Yard. On travaille en ce moment aux tomes 2 de Loki et de Scotland Yard, tandis que plusieurs projets sont en cours de développement à l’heure actuelle.


J’écris en ce moment pour Ankama un manga de 132 pages en noir et blanc dans l’univers Dofus Monster (cela s’appelle Bworker et c’est dessiné par Ricardo Tercio), tout ceci dans un emploi du temps un petit peu chargé de formateur en histoire du cinéma dans une école d’effets Spéciaux (ArtFX à Montpellier).

Si tu ne devais conseiller qu'une de tes Bds à nos lecteurs laquelle ? Et pourquoi ?

C’est extrêmement difficile comme exercice… Mais s’il faut jouer le jeu, je dirai Scotland Yard parce que c’est un récit qui me tient beaucoup à cœur et dont l’atmosphère ressemble beaucoup à mon imaginaire : du gothique proche de l’esprit des productions de la Hammer, de l’ambiance à couper au couteau parce que le thriller/suspense permet de mettre les lecteurs rapidement dans l’univers et des personnages attachants.


Mais j’aime tellement ce que j’ai fait sur les autres albums de la collection 1800 et sur Loki (avec tous mes co-auteurs) que c’est quand même un peu vicieux comme question hehehe.

Un grand merci à Olivier pour cette grande interview. Vous pouvez aussi le retrouver sur son blog.

10/08/2012

Loki Tome 1. Le feu sous la glace

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Présentation :


Un moinillon habile et perspicace, un vieux poète facétieux et un guerrier sans passé. Trois prisonniers d’une société de femmes conquérantes, promis à l’esclavagisme sexuel ou au sacrifice… Trois rescapés, opposés dans leurs convictions, bien décidés à survivre dans ces terres hostiles et primitives. Trois compagnons malgré eux, réunis par le destin pour s’approprier une ancienne relique tombée du ciel dans un déluge de feu… Alors que les dieux s’égarent en quêtes futiles et que leurs guerres intestines s’enlisent, celles que l’on nomme les Nornes, les Sœurs du Destin, décident de prendre en main le futur de tous. Dieux, géants, monstres et mortels entreront dans l’ère de l’Épée et de la Hache lorsque Loki, le dieu malin, s’éveillera. Tous s’avanceront alors sur la voie du Ragnarok, le commencement de la fin.


Mon avis :

 

Voilà une BD que j’avais hâte de découvrir.  J’ai toujours beaucoup aimé ce « vilain » dans l’univers Marvel (Comics). Loki, le demi-frère de Thor, dieu machiavélique, menteur, tricheur, fourbe et jaloux. A quelle sauce Dobbs allait-il nous accommoder sa vision de Loki ?

 

Ici, Olivier Dobremel, dit Dobbs, décide de nous présenter un Loki au visage humain et non un Dieu du panthéon nordique.  Son Loki est à priori un homme, sans-nom, amnésique qui ère dans les immensités nordiques.

 

Les amateurs d’actions seront comblés par « Le feu sous la glace ». Ceux qui préfèrent les scénarios plus aboutis, qui apportent des réponses et présentent et développent les personnages seront déçus.  Dobbs a privilégié ici l’action, pas de temps mort dans ce premier volume.

 

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Le personnage mis en avant est Loki. Les deux compères, Brand et Ambrosius, qui l’accompagnent sont sous employés et l’on peut se demander ce qu’ils viennent faire dans cette histoire. Espérons que le tome 2 nous apportera quelques réponses et que Brand et Ambrosius trouveront un peu plus d’épaisseur dans cette histoire.

 

loki,dobbs,loirat,quemener,soleil,710,heroic fantasy,032012,dieu,asgard,mythologie,nordique,dragon,loup-garouLes dessins de Benjamin Loirat ne sont pas constants.  Il est capable de nous offrir de très beaux dessins avec un trait fin et précis et pour d’autres un trait un peu plus « grossier ».  J’ai  l’impression qu’il s’est moins appliqué sur certaines cases. C’est dommage, surtout quand on voit le travail magnifique qu’il a  réalisé pour la couverture. Son cadrage est des plus classiques, des petites cases en longueurs ce qui nuit au rendu de certains dessins,  l’incendie du village, les cases avec le dragon …   Un découpage un peu plus dynamique et moins conventionnel serait le bienvenu pour le tome 2.

 

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La mise en couleur de Simon Quemener pourra déplaire à certains. En effet, le traitement des couleurs est « terne », donnant une ambiance « grisâtre ».  Ce qui colle parfaitement aux paysages et à l’ambiance que l’on est en droit d’imaginer en Scandinavie. 

 

loki,dobbs,loirat,quemener,soleil,710,heroic fantasy,032012,dieu,asgard,mythologie,nordique,dragon,loup-garouMalgré ces remarques « négatives », j’ai quand même apprécié la lecture de ce premier tome de Loki. La façon dont Dobbs nous présente son héros est originale et éloignée du cliché super-vilain de Marvel.  Dobbs avait déjà réussit le même tour de force avec sa vision de la bataille de Fort Alamo. D’ailleurs, le second tome d’Alamo sortira le 22 août … à ne pas manquer. Il arrive même à rendre son Loki sympathique, un comble pour un personnage sensé être antipathique.

 

Je serai encore de l’aventure pour la sortie du tome suivant. Un p’tit chouïa d’application pour le dessin, le découpage et un scénario un poil plus « travaillé » et Loki deviendra une référence dans le traitement de la mythologie nordique.

 

Revedefer

 

loki,dobbs,loirat,quemener,soleil,710,heroic fantasy,032012,dieu,asgard,mythologie,nordique,dragon,loup-garouMa note :

 

Scénario : 7/10

Dessins : 7/10


Globale : 7/10