12/09/2017

Montana 1948

montana 1948.jpgmontana 1948 e.jpgAuteur : Nicolas Pitz.
Editeur : Sarbacane.
124 pages
Sortie : mars 2017.
Genre : drame.

 

 

 

Le résumé.
De l'été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n'a pu chasser ni même estomper. Ainsi s'ouvre le récit du jeune David Hayden. Cet été 1948, une jeune femme sioux porte de lourdes accusations à l'encontre de l'oncle du garçon, charismatique héros de guerre et médecin respecté. Le père de David, shérif d'une petite ville du Montana, doit alors affronter son frère aîné. Impuissant, David assistera au déchirement des deux frères et découvrira la difficulté d'avoir à choisir entre la loyauté à sa famille et la justice.

« Tu as transformé ma buanderie en prison ? »

Mon avis.
Alors le Montana, état des USA d’un million d’habitants, ce qui fait de lui un des états les moins peuplés de la nation de Trump. La capitale du Montana ? On ne sait jamais que vous participeriez à un jeu pour devenir millionnaire, ça pourrait servir : Helena. Et comme vous vous en doutiez, le nom est d’origine espagnol et il signifie simplement montagne.
Un état donc rural avec de grandes plaines herbeuses et du relief à ses extrémités. Un état idéal pour trouver des bleds au milieu de nulle part avec une population bien ancrée dans ses traditions (souvent religieuses et rétrogrades).
Voilà donc planté le décor de cette adaptation du roman de Larry Watson paru en 1993.montana 1948,pitz,sarbacane,032017,drame Vous l’aurez compris, on est en Amérique profonde avec des habitants portant l’arme comme une montre et se prélassant dans la dévotion religieuse pour mener leur vie.
Le rythme de ce roman noir est plutôt lent. On suit les vicissitudes d’une bonne famille blanche via les yeux d’un gamin, David Hayden. L’ambiance est assurément là, les pleines pages font leur effet, par contre l’expressivité des personnages est moins marquante surtout avec leurs grands yeux presque hypnotiques. On y parle d’un cas de conscience quasi cornélien, choisir entre sa famille ou son devoir. La trame joue aussi beaucoup sur les silences pour bien marquer la tension croissante qui s’installe. Au final, une lecture très correcte mais je dois bien avouer que question empathie, c’est du régime au pain sec. Intrigant, assurément, passionnant, nettement moins.

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Samba

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26/08/2017

Ni terre ni mer - tome 1/2

ni terre ni mer, megaton, genzianella, ricard, dupuis, mer, amitié, drame, horreur, thriller, 07/2017ni terre ni mer, megaton, genzianella, ricard, dupuis, mer, amitié, drame, horreur, thriller, 07/2017Scénario : Sylvain Ricard ; Olivier Mégaton
Dessin : Nicola Genzianella
Éditeur : Dupuis
56 pages
Date de sortie : juillet 2017
Genre : thriller, angoisse

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Au large des côtes normandes, une tempête projette sur les récifs une voile en perdition. À son bord, Alex, Thomas, Ève, Hélène et Julie, cinq anciens amis surpris par le brusque changement de houle, se retrouvent échoués sur un îlot où se dresse un phare aux lueurs erratiques. L'atmosphère oppressante qui pèse sur ce refuge de fortune ne tient pourtant pas qu'aux conditions météorologiques. Entre les portes closes et le gardien austère, les appareils électroniques défectueux et les étranges protocoles qui interdisent aux bateaux de secours d'accoster, tout porte à croire que quelque chose, ou quelqu'un, refuse que les jeunes gens quittent ce rocher battu par les vents.
Alors, sitôt que la mort s'ajoute à la partie, plus de doute possible : le naufrage était prémédité. Mais par qui ? Et pour quelle raison ? Il semblerait que tous ici détiennent de lourds secrets...

 

" - Et Hélène ?

- Hélène !

- Putain, mais c'est pas vrai !

- Vous l'auriez laissé crever, salopes ! "

 

Mon avis

Les équipes marketing ont bien bossé chez Dupuis. Le tout petit sticker sur la couverture marqué "par le réalisateur de Taken 2 et Taken 3" a bien attiré mon attention. Associé à une couverture assez anxiogène avec cette main sortant de l'eau qui semble appeler vainement à l'aide et les deux petites silhouettes se détachant sur un ciel de feu, me voilà ferré, en train de feuilleter l'album. Le feuilletage continue de me convaincre, et je passe en caisse.

 

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Nous avons donc affaire à une BD-qui-fait-peur et, comme dans les films du même acabit nous avons droit à un déluge de ces petites incohérences qui font le sel de ce genre de films, vous savez, tous ces trucs qui dans la vraie vie ne peuvent absolument pas arriver, en tout cas pas à nous. Comme par exemple emmener ses amis faire du bateau alors qu'une grosse tempête est annoncée ... ou encore laisser deux passagers se baigner en pleine mer autour du bateau, sans surveillance. Ok, il y a un bout qui traine dans l'eau pour pouvoir remonter à bord. Mais s'il se décroche ? ... tiens, il s'est décroché...

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Bref, un ensemble de petits détails énervants mais qui pourtant ne nuisent pas à l'efficacité du scénario dont le but est de nous faire frémir d'angoisse. Force est de constater que ça marche assez bien. En usant du procédé du flashback, l'auteur capte le lecteur très vite et révèle, avec parcimonie mais de façon régulière, le passé chaotique de ce groupe d'amis en même temps qu'il met en place les étranges évènements qui se déroulent dans le phare.

Le dessin sombre, froid et parfois un peu figé de Nicola Genzianella (Bunker, Dampyr) répond parfaitement à l'objectif du scénario : foutre la trouille. Franchement, on a pas envie d'en être de cette croisière, et pourtant on y est jusqu'au cou tellement la mise en scène et le découpage sont immersifs. Sans mauvais jeu de mot !

Prévu en deux tomes, ce thriller étouffant tiens bon les flots et plonge le lecteur dans un maelstrom angoissant où tout n'est que manipulations, mensonges, obsessions ... à suivre à l'automne prochain.

Loubrun

 

 

Si vous prenez la mer :

1 – assurez-vous des compétences du skipper;
2 – regardez la météo, même si le skipper l'a fait;
3 – méfiez-vous des phares sur les îlots en pleine mer, surtout s'ils sont habités.

 

 

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21/08/2017

Bugaled Breizh

bugaled breizh.jpgbugaled breizh t.jpgDessin : Erwan Le Saëc
Scénario : Pascal Bresson.
Éditeur : Locus Solus.
Sortie : 7 octobre 2016.
140 pages.
Genre : roman graphique

 

 

Le résumé.
Ce roman graphique de 140 planches retrace la tragique affaire du Bugaled Breizh (« Enfants de Bretagne »), tristement célèbre chalutier du Sud-Finistère disparu en mer avec ses cinq marins. Un drame humain ici abordé par le prisme d’une action passionnante, documentée aux meilleures sources et auprès de témoins de premier rang.

« Avec l’armée, c’est le pot de terre contre le pot de fer !»

Mon avis.

Demat,
si vous êtes breton, le nom de Bugaled Breizh doit vous dire quelque chose. Par contre, si vous êtes belge comme moi, vous avez certainement un vague souvenir qui se résume au naufrage de ce bateau de pêche. Et je dois bien avouer que je n’imaginais pas une histoire « aussi pourrie » et cet ouvrage bien documenté est l’occasion de rétablir la « vérité » sur ce drame. Ce roman graphique a pour but de mieux nous faire comprendre les méandres de cette triste affaire et il y réussit parfaitement. On est plongé dans une véritable enquête avec une réelle tension qui rend la lecture passionnante. En tout cas, pour ceux qui ne connaissent pas trop le déroulement de cette affaire judiciaire.
D’ailleurs, j’ai appris de la bouche de Pascal Bresson que cette histoire sera adaptée par France télévision sous le format d’une série.
Pour en revenir à la BD, on reconnait facilement le trait « polar » de Erwan Le Saëc (Mafia Story, les enragés, ce qui est à nous). Par contre, nettement moins l’éditeur Locus Solus, une maison d’édition qui vous l’aurez deviné est bretonne.
Voilà, une BD « d’actualité » bien dans l’air du temps très bien dosée entre moments forts, parfois plus légers ou encore d’autres plus solennels.

Ken emberr.

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Samba.

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16/08/2017

Hibakusha

hibaskucha.jpghibakusha.jpgScénario : Thilde Barboni.
Dessin : Olivier Cinna
Editeur : Aire Libre
Sortie:mai 2017
63 pages
Genre : drame.



Le résumé.
Ludwig Mueller est un traducteur-interprète allemand aux ordres du parti hitlérien. Alors que la Seconde Guerre mondiale entame un virage inquiétant, ce mari désabusé et père peu préoccupé par sa famille est envoyé à Hiroshima afin de travailler sur des documents confidentiels, au contenu crypté.

« Je connais quelqu'un qui pourra rééquilibrer les flux de douleur qui te persécutent. »

Mon avis.
Incroyable mais vrai, une chronique Aire Libre chez SambaBD. Vu comment les attachés de presse nous snobent chez Dupuis , rien d'étonnant non plus surtout que cette chronique ne va rien arranger.

Le sujet de Hibakusha (les survivants des 2 bombes atomiques) est réellement intriguant et intéressant. En effet, on a rarement mis le focus sur les collaborateurs allemands au pays du soleil levant pendant la 2e guerre mondiale. Il s'agit en fait d'une adaptation d'une nouvelle de Thilde Barboni( la scénariste, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même) intitulée Hiroshima,fin de transmission. L'ensemble se veut assez mélancolique, dramatique mais aussi prévisible.Fatalement ,on sait ce qui va en devenir en août 1945 à Hiroshima.
Néanmoins, on est séduit par la poésie du récit et du dessin. Un trait à fois sensuel et très sombre en fonction des circonstances.
Par contre, j'ai toujours pas compris l'utilité de la scène d'ouverture avec cette étrange femme sortie de nulle part tel un spectre. En plus,j'ai eu comme l’impression qu'une page manquait en lisant ce passage. Bref, c'est certainement pour instaurer l'ambiance mais j'aurais mieux aimé plus de contenu sur la vie de ces exilés au Japon en contrepartie.
Mais là ne vient pas mon principal reproche, c'est la froideur des dialogues qui empêchent littéralement aux émotions de passer. Je sais bien qu'on est au Japon où tout est contenu mais...quelle froideur nucléaire au final.

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Samba.

PS : Là encore si vous parcourez le net, vous ne trouverez que des critiques dithyrambiques pour ce titre.Sur ce coup là, on sera donc encore un vilain mouton noir.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : cinna, hibakusha, barboni, dupuis, 052017, drame |  Facebook | |

09/06/2017

Monument Amour Tome ½ - Chiens de guerre

cov.jpg1.jpgScénario : Didier Quella-Guyot

Dessin : Arnaud Floc’h

Editeur : Bamboo

Collection : Grand Angle

48 pages – cartonné

Parution : 10 mai 2017

Guerre -réalisme – drame - aventure

 

Présentation de l’éditeur :

Au fond de sa tranchée. Camille vit plutôt bien la situation. Le conflit lui a permis d'échapper aux graves ennuis qu'il avait avant-guerre, lorsqu'il était sculpteur. Au moment où il achève de graver un corps de femme sur une douille, un obus l'ensevelit. Extirpé de la terre par un chien, il est hospitalisé, mais il se mure dans le silence, ne parlant qu'à Bounty, son sauveur qui ne le quitte plus. Envoyé en convalescence dans un centre de dressage de chiens de tranchée, il se révèle doué pour cette discipline. Lorsque sonne l'armistice, hommes et chiens sont démobilisés. Camille angoisse. Accompagné de quelques bêtes, il part vers Nantes retrouver son atelier d'artiste, mais aussi son passé qui le hante et que d'autres n'ont pas oublié...

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Mon avis :

Vous allez me dire : « encore une histoire qui se déroule pendant la guerre de 14-18 ! » Eh bien oui, encore une. Et une excellente d’ailleurs ! Le scénariste, Didier Quella-Guyot, a déjà fait ses preuves et remet le couvert avec brio. Son histoire se lit d’une traite. Il faut dire que les ingrédients de son récit (les chiens de tranchées, l’art de la sculpture, une haine mystérieuse, un amour désespéré) se combinent avec beaucoup d’habileté pour nous livrer une intrigue dont la tension psychologique n’a d’égale que la violence des tranchées. A la fois prenant et original, ce premier tome d’un diptyque surprend par son côté maîtrisé dans la montée lente et puissante vers le secret de cet homme taciturne, blessé et terriblement humain. On sent le drame en train de se construire à chaque case.

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Ce bel hommage au travail artistique et à la créativité méritait un dessin adapté à son projet. Et là aussi, on peut dire que c’est réussi ! Le trait épais mais académique d’Arnaud Floc’h colle non seulement parfaitement au personnage mais également au climat du contexte de l’après-guerre et aux valeurs esthétiques abordées. De la toute bonne BD classique !

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 le couvent des damnées,minoru takeyoshi,glénat,seinen,historique,intrigues,sorcellerie,religion

 

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Skippy

08/06/2017

Innocent Rouge T.1

 

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameScénario : Shin'Ichi Sakamoto
Dessin :  Shin'Ichi Sakamoto
Éditeur : Delcourt
208
pages
Date de sortie : 26/04/2017
Genre : Seinen, Histoire, drame

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Dans Innocent Rouge, place à la révolution française vue à travers les yeux de Charles-Henri Sanson.

À l’aube de la Révolution, Charles-Henri Sanson, maître des hautes œuvres de Paris, règne sur la famille des exécuteurs de France. Sa jeune sœur Marie-Josèphe, en charge de l’office de Versailles, devient incontrôlable à la mort d’Alain, son premier amour. Elle se jure de le venger en éliminant son assassin et ne recule devant rien pour renverser le système injuste qui lui a coûté la vie.

 

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Mon avis :

Ça y est, je suis morte, j'ai succombé à la guillotine en première page d' « Innocent Rouge » et je suis au Paradis ! Parce que ce manga, CE MANGA : c'est la classe ultime ! Vous vouliez connaître un ouvrage qui me traverse de part en part, qui ébranle mes sens, me donne la chair de poule et l'inlassable envie de lire la suite. Voilà. C'est ça. C'est INNOCENT !


Innocent rouge est le second volet d'une saga qui traite d'un pan de l'histoire de France. Plus précisément, nous découvrons la vie de celui qui va, le 21 janvier 1793, décapiter Louis XVI, dernier roi de France. Dans « Innocent », Charles Henri Sanson, alors jeune adolescent, se refuse à suivre les traces de son père – bourreau de Paris. Cette fonction de grande importance est également sujet à superstition. Pour le petit peuple, être bourreau, être de la famille Sanson qui exécute les hautes œuvres de la ville de Paris depuis quatre générations, ça porte malheur. Tant aux détenteurs de ce nom qu'à ceux qui toucheraient l'un des membres de cette famille maudite.

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameInnocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, Drame

Dans « Innocent rouge », la révolution est en marche. Du moins, elle se dessine. Ça se sent. Ça se voit. Petit à petit, des personnages clés de ceux qui feront l'Histoire apparaissent. Et parmi eux : Marie Josèphe Sanson, sœur de Charles Henri et bourrelle aussi rebelle que son portrait en couverture. Car oui, Messieurs, Dames, c'est une femme en couverture. Fière, farouche, sournoise et machiavélique. Un tempérament qui s'est forgé au fil des années où elle devait lutter pour sa réputation face à son frère toujours plus apprécié et reconnu dans son art. Face à sa situation de femme dans ce monde où les hommes sont les grands seigneurs. Face à l'injustice sous toutes ses formes... comme celle qui mène à la révolution.

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Les textes, les dessins, ... tout est juste PARFAIT. L'innocence peut bien prendre toutes les couleurs de l'arc-en-ciel si cela peut me permettre de me délecter toujours un peu plus du talent de Shin'Ichi Sakamoto. Primé à maintes reprises pour ses différentes œuvres, son style n'est plus à définir. Ses personnages sont élancés, beaux, parfois même – souvent – androgynes et très, très expressifs. Il n'y a parfois pas besoin de mot pour comprendre ce qui traverse l'esprit d'un personnage, ni même de plan pour tenter de reconnaître les lieux qu'il dessine. Shin'Ichi, c'est la méticulosité, c'est le détail, c'est l'élégance et la finesse, tout comme il peut être minutieux dans l'horreur, la torture et le sang.

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Vous l'aurez compris, je ne peux être objective avec Innocent, ni avec Innocent rouge qui ne fait pourtant que débuter. Mais comme parlerait mon cher Coq de Combat : « mais qu'est-ce que c'est bon ! » C'en est presque jouissif de lire un tel manga.

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Innocent rouge, Shin'Ichi Sakamoto, Delcourt, Seinen, Histoire, DrameAlors pour ma part, vite vite la suite !

Ça va être long d'attendre le 7 juin...

euh... attendez voir... mais c'est aujourd'hui !

Du coup, je file. Ne fermez pas les magasins, 

J'arrive !!

ShayHlyn.

07/07/2016

Kamarades - Tome 2 - Tuez-les tous

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Dessin & couleurs : Mayalen Goust
Dépôt légal : 01/2016
Éditeur : Rue de Sèvres
Pages : 54
Genre : Aventure romanesque

 

En 1917, le peuple russe gronde. Il fait trembler le monde, il emporte tout jusqu’à la famille impériale : les Romanov doivent mourir. Ainsi en a décidé Lénine... pas les services secrets Anglais et Allemands. Sauvés de justesse, l’ex Tsar de toutes les Russies, sa famille et Volodia, héros bien malgré lui de la révolution bolchevique, seront ballottés au gré des alliances et des trahisons. Il va falloir lutter pour survivre !

Ainsi, la villa Ipatiev, n’est pas, n’est plus le tombeau des Romanov. Voilà exactement le point de départ d’un nœud historique où tout peut basculer. Que serait devenue la famille impériale ? La révolution rouge aurait elle été menée à son terme ? Les armées blanches auraient-elles vaincu l’armée rouge ? Sous couvert d’une romance entre un cosaque de basse caste et la princesse Anastasia Romanov, Benoît Abtey et Jean-Baptiste Dusséaux développent une uchronie dans la plus pure tradition des « what if » !

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Si vous pensiez tomber sur un synopsis à l’eau de rose, c’est raté ! Les auteurs mènent la vie dure à nos héros et n’hésitent pas à les jeter dans le chaos de la révolution. Ils y vont fort : trahisons, meurtres à grande échelle, basculement d’un camp à l’autre (je vous laisse la surprise de la fin de cet album ; truculent !)... rien n’est épargné à ce si joli couple. Les situations s’enchaînent, les rebondissements se télescopent le tout avec une vraie maitrise du scénario. Le duo des scénaristes nous octroie quand même de beaux moments de sentiments et de belles scènes de tendresse. Elles ne desservent pas le scénario pour autant et permettent de faire une pause dans cette cadence infernale.

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Le trait est particulier : léger avec des couleurs délavées à limite de la transparence. Cela surprend toujours. Le contraste avec les scènes d’action s’en trouve doublement souligné. Mayalen Goust est en grande forme : elle joue avec les lumières, et parvient ainsi à imposer une notion de vitesse dans l’action. Par contre, le peu de décors (voire quasiment dépouillés) semble être une volonté de la dessinatrice. Cela permet de magnifier les superbes décors sauvages de l’hiver russe mais devient un handicap dans les scènes intérieures.

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Si j’étais peu enthousiaste à l’ouverture de tome 2, je me suis retrouvé piégé par l’imagination des auteurs. Je ne m’attendais pas du tout à ce scénario. Et rien que pour cette très bonne surprise, je vous recommande ce tryptique. Car il y aura un tome 3. Si cet ultime tome est à l’avenant, cela promet un très bon moment en perspective.

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Dessin  a05-3e788c9.gif
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Tigrevolant

13/02/2016

L'indivision

indivision (l'),zidrou,benoit springer,futuropolis,one-shot,inceste,drameindivision (l'),zidrou,benoit springer,futuropolis,one-shot,inceste,drameScénario : Zidrou
Dessin / couleurs : Benoît Springer
Editeur : Futuropolis
Sortie : 20/08/2015

64 pages

 

 

Virginie et Martin sont frère et sœur. Ils entretiennent des rapports très particuliers… ils sont amants.

Le sujet est évidemment très difficile à traiter, pour ne pas dire très risqué. En voyant le pitch vous serez interpelés ; peut-être même horrifiés. Comment aborder ce sujet ? Comment dissiper un malaise croissant au fil de la lecture ? En lisant l’histoire vous serez amenés à avoir des sentiments paradoxaux. D’un côté, le sujet vous donnera une nausée, de l’autre de la compassion naitra pour tous les protagonistes : les amants malades, le mari perdu (ou pas) et les enfants sacrifiés (ou pas). Tout est ambigüité dans ce scénario.

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Mais Zidrou est habile (comme toujours !) : les sentiments contradictoires, l’angoisse mais aussi la frustration transpirent de chaque personnage. Les auteurs prennent la hauteur nécessaire pour ne porter aucun jugement (même s’il y a matière). L’indivision est donc un album fort et malsain en même temps. Le sujet est assez bien mené finalement. Il vous laisse à votre propre perplexité …. !!

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Autre aspect, les scènes très crues de sexe. Cela rajoute une couche de malaise avec une sensation de voyeur. Si cela est voulu, afin d’appuyer là où cela fait mal, le contrat est réussi ! La fin est superbement traitée. Saluons le travail du scénariste : il fallait une belle pirouette pour sortir du sujet … je vous en laisse le bénéfice.

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Benoît Springer relève le défi du dessin. Ce comparse de Zidrou est à l’origine des dessins du très atypique (encore un) album «  le beau voyage ». Dans « l’indivision », ils sont simples et expressifs. Le sujet est tellement difficile que le dessinateur a bien appuyé les expressions des visages et des corps. Les couleurs sont à l’avenant du sujet, tantôt ternes, tantôt flamboyantes. Mais à l’inverse de l’album «  le beau voyage », les zones d’ombres sont très nombreuses, notamment sur les visages. Evidemment les décors ne sont pas mis à l’honneur et sont réduits au strict minimum. Enfin, les phylactères s’effacent et laissent la part belle aux dessins ; histoire de bien ancrer le moment !

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Peu de gens liront « l’indivision ». Beaucoup seront secoués à l’issue de ce one-shot. Fallait-il traiter un tel sujet en bande dessinée ? Que faut-il penser de l’inceste entre frère et sœur ? Le désordre psychiatrique des protagonistes est tel que l’on a du mal à avoir de la compassion ou même juste avoir un avis…
A vous de voir !

Bravo aux éditions Futuropolis d’avoir publié ce type d’histoire.

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Dessin  a05-3e788c9.gif
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Tigrevolant

15/06/2015

SECRETS - Cavale - Tome 3/3.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014Dessin : Magda - Scénario: Frank Giroud et Florent Germaine

Sortie : 07/11/2014

Editions Dupuis

48 pages – Cartonné

Polar, thriller, banditisme, drame, famille,

 

 

Résumé (de l’éditeur) Nadia a maintenant découvert le secret de sa naissance. Avec l'aide de Léa, elle réussit à duper sa mère pour mettre en place son plan : retrouver son père, ex-braqueur en fuite, et l'aider à passer en Italie. Mais "la Tinosa" n'est pas femme à reculer face aux dangers. Elle se lance à la poursuite de sa fille alors que l'étau policier se resserre autour des bandits...

 

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

 

 

«  Arrête ton cirque ! Moi non plus, je ne suis pas née de la dernière pluie ! Qu’est-ce que vous avez manigancé toutes les deux ?! »

 

 

Mon avis : Salon BD d’Hanret en Belgique, dernière ! Alors que j’avais lu les deux premiers tomes de cette trilogie, je me suis mis en tête d’acheter le tome 3 que je n’avais pas encore lu et de le faire dédicacer par Magda qui devait être présente l’après-midi. Manque de chance pour moi, je n’ai pas eu le courage d’attendre et je suis rentré  plus tôt que prévu dans mes pénates. Reste à lire et chroniquer le livre pour le bonheur de tous les lecteurs de Samba BD que cela intéresse.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

Il est parfois intéressant de relire ses chroniques, de voir son cheminement personnel sur la trilogie en fonction des avis donnés au fur et à mesure de la sortie des tomes respectifs. Dès le départ, j’avais regretté le titre « Cavale » qui m’en disait déjà beaucoup trop sur le contenu du scénario. Le premier tome était plutôt basé sur le côté psychologique de la jeune Nadia, le personnage central du récit, ce que j’avais apprécié. Le tome deux révèle les secrets personnels de Nadia qu’elle découvre sur le tard. La vérité sur sa naissance, l’identité de son père, le passé tumultueux de ses parents et enfin pour terminer l’album, l’évasion et la cavale de son père.On rentre dans le concret. Reste le tome 3 qui va raconter la rencontre entre Nadia et son père, pistés par la police. Les personnages passent à l’action ! Je laisse au lecteur le soin de découvrir toutes les péripéties.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

Magda est une figure bien connue de la BD. Après des études artistiques et avoir travaillé au studio d’Edouard Aidans, elle se lance dans des projets plus personnels. La série qui la fait vraiment connaître est la série fantastique « Charly » scénarisée en collaboration avec Denis Lapière. Germaine est un scénariste qui a fait son écolage auprès de Frank Giroud, travaillant en parallèle dans des magasins spécialisés BD. Il assiste Giroud sur les séries « Louis Ferchot » (Glénat) et « Quintett » (Dupuis) avant de cosigner « L’écorché » dans la série « Secrets » chez Dupuis.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

Le dessin de Magda est dans le style réaliste avec une base « ligne claire ». Le dessin est précis, dépouillé. Les décors sont détaillés, bien rendus, les personnages et leurs expressions également. C’est vraiment un plaisir de lire une histoire racontée graphiquement par Magda.

Le scénario de Germaine rend bien compte de la psychologie des personnages et de l’impact des événements sur ceux-ci. C’est le point fort du récit. Le côté polar est bien développé même si parfois la succession des développements est un peu téléphoné, prévisible. Reste la fin de l’histoire, qui est plus douce, plus constructive que la furie de la fin de la cavale.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

Pour clôturer cette chronique et la trilogie « Cavale », j’estime que le scénario a une bonne assise psychologique mais que les différents événements qui jalonnent l’histoire sont parfois attendus et ne m’ont pas beaucoup étonnés. C’est dans la suite logique d’une cavale. Reste que l’album est servi par un excellent graphisme de Magda. Les amateurs de récits psychologiques et de polar apprécieront.

 

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

 

Liens vers la fiche technique de l’album chez Dupuis : ICI.

Lien vers la chronique du tome 1 sur Samba BD : ICI.

Lien vers la chronique du tome 2 sur Samba BD : ICI.

 

 

Capitol.

 

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28/04/2015

LIGNE B.

Ligne B, Revenu, Casterman, 7/10, roman graphique, société, drame, banlieue, 04/2015Ligne B, Revenu, Casterman, 7/10, roman graphique, société, drame, banlieue, 04/2015Dessin & Scénario: Julien Revenu

Sortie : 29/04/2015

Editions Casterman

128 pages – Cartonné

Roman graphique, société, drame, banlieue.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur): Automne 2005. Émeutes dans les banlieues françaises. L’état d’urgence est déclaré. Au bout de la ligne B du RER, Laurent vend des téléphones portables dans un centre commercial. Il a une petite fille qu’il adore. À part elle, sa vie n’est qu’une longue suite d’humiliations : son patron passe ses nerfs sur lui, sa femme le couvre de reproches et il se fait racketter dans les transports en commun. Mais cette fois, c’est l’agression de trop ! Laurent ne va plus se laisser faire. Il va prendre sa vie en main : maintenant, le prédateur ça sera lui ! Du moins c’est ce qu’il croit…

Ligne B, Revenu, Casterman, 7/10, roman graphique, société, drame, banlieue, 04/2015

 

«Pas étonnant que certains pètent les plombs. Enfermés entre 4 tours, ils se débattent chaque jour avec le rêve qui leur est imposé : consommer.»

 

 

Mon avis : Chronique d’un drame annoncé…C’est ce que je pourrais titrer pour l’analyse de  cet album de Julien Revenu. Il a participé à la naissance de Médiapart avant d’ouvrir son propre blog « carnet de bord ». Il s’intéresse aux problèmes de société. Il écrit pour le théâtre et collabore avec des associations de lutte contre les discriminations. Il remporte un premier prix du concours « Portraits de ville » organisé par Libération et le prix coup de cœur du MRAP de Perpignan pour l’album Gens du lieu : récit de familles Gens du voyage. Ligne B est en réalité son premier album chez un grand éditeur, à savoir Casterman. L’auteur a aussi bénéficié pour la réalisation de cet album du soutien de la Région Languedoc-Roussillon.

Ligne B, Revenu, Casterman, 7/10, roman graphique, société, drame, banlieue, 04/2015

En réalité, c’est l’histoire d’un type qui vit en banlieue, qui a une épouse et une petite fille, un boulot. Mais il est mal dans ses bottes et se fait régulièrement engueuler par son patron qui le prend pour un moins que rien, son épouse. Et en plus il se fait racketter son GSM dans les transports en commun. C’est trop. Il en a marre. Cela doit changer. Il ne va plus se laisser faire. Il change radicalement de look, il ne baisse plus les yeux, il va se faire respecter… Les problèmes commencent…

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Le dessin est typique d’un certain dessin de presse, de ces bloggeurs talentueux qui réussissent à se faire remarquer puis embaucher pour raconter en quelques planches la réalité d’une ville, d’un quartier ou encore décrire un phénomène social, économique ou politique qui influence la société. Un dessin pas sophistiqué, loin de là, mais assez détaillé et assez dépouillé que pour être lisible facilement et attirer l’attention de n’importe quel lecteur potentiel. C’est rendre plus accessible un article de presse qui, sans le dessin, passerait pour indigeste. La colorisation est bicolore. On reste dans un schéma minimaliste qui donne au dessin une connotation sombre et uniforme.

Ligne B, Revenu, Casterman, 7/10, roman graphique, société, drame, banlieue, 04/2015

Le scénario raconte la vie de Laurent, un banlieusard qui travaille. Il doit subir une certaine violence larvée mais aussi la violence tout court des faibles d’esprit et des gens qui sont tombés dans la délinquance pure et simple. Ces gens qui mettent en coupe réglée une partie de la population. Julien Revenu nous laisse regarder cette montée dans l’exaspération d’un type bien mais qui va déraper en voulant avant tout se faire respecter. Le scénario est bien bâti. On voit le parcours du personnage central qui va crescendo vers son (mauvais)  destin. Mais, je regrette que dès le début on se doute un peu de la fin de l’histoire.

Ligne B, Revenu, Casterman, 7/10, roman graphique, société, drame, banlieue, 04/2015

C’est un drame, un sombre drame ! L’éditeur parle dans son résumé d’une fiction haletante au cœur du réel, entre La Haine et Taxi Driver. Quel programme ! Les lecteurs qui aiment ce genre de récit à connotation sociale et aiment avoir les pieds dans la mouise, vont se régaler. Pour ma part, je reste un peu sur ma réserve avec ce genre de récit qui reste glauque et sans réel espoir d’une issue heureuse. Et oui, il en faut pour tous les goûts…

 

a06-3e788fc.gifDessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

 

Lien vers la fiche technique de « Ligne B » chez Casterman : ICI.

Liens vers le blog « Carnet de bord » de Julien Revenu : ICI.

 

 

Capitol.

 

Ligne B, Revenu, Casterman, 7/10, roman graphique, société, drame, banlieue, 04/2015