23/12/2015

Sykes

sykes,armand,dubois,lombard,signé,western,vengeance,910,112015sykes,armand,dubois,lombard,signé,western,vengeance,910,112015Scénario : Pierre Dubois

Dessin : Dimitri Armand

Éditeur : Le Lombard (coll. Signé)

75 pages

date de sortie : novembre 2015

genre : western

 

 

Présentation de l'éditeur

Lorsque « Sentence » Sykes pose le premier sabot dans ses collines natales, le jeune Jim Starret reconnaît immédiatement une légende de l'Ouest, digne des illustrés avec lesquels il a appris à lire. Mais son nouveau héros n'est pas là lorsque la redoutable bande des Clayton assassine sa mère sous ses yeux. Dès lors, Jim n'a plus qu'une obsession : rejoindre Sykes et participer à la traque. Il a déjà payé le prix du sang. Il ignore encore que ce sont ses démons qui forgent une légende du Far-West.

 

 

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Mon avis

Le renouveau du western en BD se poursuit pour notre plus grand plaisir avec cet excellent one shot publié dans la belle collection Signé des éditions du Lombard.

Pierre Dubois, plus habitué des contes et légendes peuplés d'elfes et de lutins, nous entraine dans une chasse à l'homme sombre et violente où la vengeance et l'initiation sont les moteurs du récit.

Il ressort dans son histoire ce qui a nourri son imaginaire d'enfant des années 50 : le cinéma et les illustrés. Si la trame est de facture assez classique, où l'on voit le justicier aux méthodes expéditives défendre la veuve et l'orphelin et le jeune orphelin suivre les traces de son héros, les personnages subissent une évolution, voire une transformation, au cours du récit. Transformation que l'on mettra en parallèle avec la transformation de l'Amérique de cette époque : l'avancée du train associée à l'institution de la corruption comme modèle politique, le massacre des indiens et des bisons, la violence gratuite et l'usage des armes comme solutions à tous les problèmes... Les héros traversent l'Histoire, et ne sortiront pas tous par la même porte.

De Peckinpah à Tarantino en passant par Corbucci et Leone, les références et clins d’œil au cinéma de genre ne manquent pas. Et pourtant, le récit de Pierre Dubois à sa propre personnalité, tout comme ses personnages, même s'ils donnent le sentiment de déjà vu. C'est la force de ce genre qui donne toujours l'impression de se répéter, tout en se renouvelant à chaque fois. J'en veux pour preuve les excellents Undertaker , Stern et Buffalo Runner sortis cette année.

Western annonçant le crépuscule du Far West, Sykes est brillamment mis en image par Dimitri Armand. Précisons que Pierre Dubois n'est quasiment pas intervenu sur son travail, et que le découpage à été fait entièrement par Dimitri. Il a donc prit le temps de fignoler son travail puisqu'il a mis 6 ans à dessiner cet album. Le résultat est à la hauteur des attentes du scénariste préférant les décors grandioses des montagnes et des grandes plaines aux décors arides et dépouillés du western italien des années 60.

J'ai par ailleurs eu le privilège de voir les planches originales exposées chez mon libraire et je peux vous assurer qu'elles sont d'une qualité exceptionnelle. Le trait et l'encrage sont d'une précision et d'une intensité rare donnant envie de relire l'histoire dans une version N&B et grand format.

 

Sykes, c'est tout simplement un indispensable de plus pour les fans de western.

 

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Loubrun

 

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15/12/2015

Jacques Gipar - tome 6 - la station du clair de lune

jacques gipar, delvaux,dubois, paquet, calandre, voiture, automobile,aventure,8/10,08/2015jacques gipar, delvaux,dubois, paquet, calandre, voiture, automobile,aventure,8/10,08/2015Scénario : Thierry Dubois

Dessin : Jean-Luc Delvaux

Éditeur : Paquet

48 pages

date de sortie : août 2015

genre : aventure

 

 

 

Résumé de l’éditeur :
La guerre des blondes fait rage dans le sud . Jacques Gipar enquête sur le trafic et observe depuis la station du clair de lune, une station service idéalement placée.

1954, Marseille. Qui a vraiment récupéré la cargaison de cigarettes que transportait le cargo Sirius, attaqué deux ans plus tôt ? Et que font tous ces camions qui s’arrêtent en face de la station du Clair de Lune, à la sortie de Marseille ? Jacques Gipar aura du mal à découvrir la vérité et fera même les frais de la guerre des gangs qui fait rage entre clans Corses et Arménien... 

 

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Mon avis
L’éditeur Paquet sort chaque mois son lot de nouveautés via des collections ciblées maintenant bien connues. La collection Calandre qui a pour thème «la voiture» a comme figure de proue Jacques Gipar. Une série qui se développe depuis 6 tomes pour le bonheur des amateurs de voitures anciennes. L’histoire se déroule dans les années 50 dans le sud de la France. Il s’agit d’une enquête policière et journalistique qui est en réalité la suite du tome 5 même si l’éditeur estime qu’il peut être lu indépendamment. Je ne vous cache pas que pour ma part, je préfère lire ce tome 6 avec l’album précédent qui forme pour moi une seule et même histoire.
Jean-Luc Delvaux, le dessinateur liégeois de talent, s’en donne à cœur-joie pour nous montrer en action ces belles et anciennes carrosseries rutilantes. Les planches sont clairement dans la veine classique avec des personnages dessinés dans un canevas simple et dépouillé.

 

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Le scénario est toujours de Thierry Dubois, dessinateur autodidacte, spécialisé également dans les automobiles. Il est devenu également un grand spécialiste de la nationale 7 (un album sur le sujet est d’ailleurs paru en 2012). Il s’est appliqué à construire cette enquête avec une mise sous les projecteurs des automobiles de l’époque sous le soleil de la côte d’Azur. Nous avons une histoire équilibrée avec des dialogues clairs et judicieux qui ne polluent pas la narration mais la soutienne de façon judicieuse.
A noter en fin d’album que le lecteur retrouve la carte régionale et la fiche technique documentaire concernant les stations service d’antan.

Au final, on retrouve une aventure agréable et passionnante de Jacques Gipar que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire.

 


Dessin

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Scénario

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Général

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Capitol

14/11/2014

Capitaine Trèfle

capitaine frèfle, hausman, dubois, lombard, collection signécapitaine frèfle, hausman, dubois, lombard, collection signécapitaine frèfle, hausman, dubois, lombard, collection signéScénario : Pierre Dubois

Dessin : René Hausman

Editeur : Le Lombard

Collection : Signé

Dépôt Légal : septembre 2014

64 pages couleurs

ISBN : 978-2-8036-3239-8

Résumé :

Après Laïyna, il y a 24 ans déjà, René Hausman et Pierre Dubois se retrouvent pour faire revivre le Capitaine Trèfle (héros du roman éponyme chez Casterman) dans un monde d'aventures, peuplé de pirates, de magiciens, de personnages du petit peuple et d'autres créatures fabuleuses dont ils ont le secret.

capitaine frèfle,hausman,dubois,lombard,collection signé"Au 18ème siècle, au fin fond de l'Ardenne Ardenneuse" le Capitaine Trèfle, corsaire de son étatcapitaine frèfle,hausman,dubois,lombard,collection signé qui "jura au rondon de la lune de ne jamais mourir" sauve un lutin des griffes de brigands...  "Il nous faut prendre la mer, rejoindre l'autre monde et délivrer les fées de ce cirque d'acier !...(dossier de presse)

Et cric ! et crac ! ainsi débute le merveilleux récit, un rêve de Chevalier pourfendant les spadassins pour défendre les fées et les lutins.

Mon avis :

Les textes poétiques de l'elficologue ardennais s'accordent parfaitement aux dessins graciles et féroces de René Hausman, ou peut-être est ce l'inverse ?

Avec son habit vert et sa fine rapière, Trèfle est le héros du "peuple fée". Tel Don Quichotte, il vole au secours de sublimes créatures dodues à souhait.

Embarquant sur sa Lola à la figure de proue fort appétissante, on traverse les tempêtes, la mer démontée, les embruns déchaînés au large de Gris Nez, on croise d'autres mondes et leurs créatures exotiques, jusqu'au pôle ou l'air pur n'efface pas l'étreinte mortelle des glaces.

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Le texte de Pierre Dubois est enthousiasmant et dantesque, suivons cet esclavagiste de Craspeck jusqu'à la brèche de l'autre monde. Engouffrez vous et combattez avec nous le terrifiant Kraken et ses 8 tentacules ; vous aussi, succombez au charme de Cybèle ; profitez de votre dernier repas en compagnie du Hollandais Volant et si par magie vous êtes encore vivants : Découvrez le monde de Guib, lutin des sables dont l'amoureuse lui fut ravie. Puis tel un héros solitaire, suivez le Capitaine Trèfle voguant vers l'horizon et sa chimère Lola, merveilleuse proue de bois.

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L'album est extrêmement bien écrit, les aquarelles parfaitement maîtrisées, les plumes d'Hausman et Dubois ont a nouveau engendré un chef d'œuvre de la BD d'aventures. Dépaysant et fantasmagorique, et s'il y avait une suite pour l'amour de Lola ?!

Ma note :

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 Planante.

 

 

21/04/2014

LES AVENTURES DE JACQUES GIPAR - Tome 5: Trafic sur la grande bleue.

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013Dessin : Jean-Luc Delvaux - Scénario : Thierry Dubois

Editions Paquet

Collection : Calandre

Sortie : 23/04/2014

48 pages

Prix conseillé : 13,50 €

ISBN : 9782888906216

Aventure, polar, automobile.

 

Résumé (de l’éditeur) : 1952. Un cargo faisant du cabotage en Méditerranée, quitte le port de Tanger avec une cargaison de cigarette. En pleine mer, il est abordé par des pirates et dérouté...
1954. Jacques Gipar et Petit Breton se rendent à Marseille pour enquêter sur les récents meurtres qui secouent le milieu local. En chemin, ce sont de drôles d’auto-stoppeurs qui vont s’inviter dans leur voiture et nos héros vont se retrouver en pleine guerre des blondes ! Sous le ciel de la Côte d’Azur, il n’y a pas que le soleil qui chauffe les esprits.

 

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

 


Mon avis : C’est le retour de Jacques Gipar ! Nouveauté : une histoire en deux tomes ! C’est un indice que la série a trouvé ses amateurs et qu’elle prend de l’ampleur. Je ne vous cache pas que j’ai été un fan de la première heure de cette série qui lie l’automobile au polar. L’interview que j’ai faite de Jean-Luc Delvaux en marc 2013 sur Samba BD (lien ICI !) nous donnait déjà la problématique de cette histoire en deux tomes.

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

J’ai donc reçu de chez Paquet en avant-première ce fameux album (intitulé « Trafic sur la grande bleue). Bien calé dans mon fauteuil, j’ai attaqué la lecture de l’album. Immersion complète, pas de téléphone, personne pour me déranger…

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

Jean-Luc Delvaux assure au dessin comme à son habitude. C’est une bande dessinée des plus classiques, tant dans le découpage que le dessin, dans le plus pur style année ’50. On pense directement à Tillieux et Gil Jourdan. Les personnages restent simples, pas de fioriture mais les proportions et les attitudes sont bien respectées. Par contre, quand on arrive dans la « bagnole », le dessin éclate et se fait virtuose. Le scénario en plus s’y prête de façon extraordinaire. Les poursuites, dépassements limites, et les coups fourrés en voiture se multiplient. Là, c’est vraiment « le » truc à Jean-Luc Delvaux et c’est très agréable à regarder, à lire. Vous découvrirez aussi au fil des cases des clins d’œil, je vous laisse chercher…

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

Le scénario de Thierry Dubois, c’est de la fine mécanique. Le polar, il connaît. La géographie des lieux où il se fait dérouler l’action aussi (l’album Nationale 7, c’est lui !). Il s’est inspiré d’un fait réel pour en faire la base de son récit. C’est classique mais bien mené et il y a ce brin d’humour de bon aloi. Il sait ne pas en dire de trop pour garder l’énigme entière, pour garder le suspens jusqu’au bout. Je ne vous cache pas qu’à la fin de ce tome, je sais que Jacques Gipar s’est mis dans un guêpier. Mais, je suis incapable de vous dire quelle sera la fin de l’histoire. Jean-Luc Delvaux m’avait dit que le but était malgré tout de faire des albums indépendants l’un de l’autre. Je confirme que le premier tome se laisse lire avec facilité mais les auteurs nous laissent au milieu du gué avec une grosse envie de connaître la suite. Le tome 5 et le tome 6 ne pourront donc pas se passer l’un de l’autre. Le tome 6 relancera donc à n’en pas douter la vente du tome 5 et de toute la série. Bien vu Monsieur Paquet qui se permet à notre époque de lancer des séries alors que d’autres préfèrent frileusement de sortir des intégrales de vieilles séries bien endormies…

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

Le tome 6 (intitulé : Station au clair de lune) est prévu pour janvier 2015. Jean-Luc Delvaux n’a donc pas le droit de « trainasser » sur sa planche à dessin. Les vacances d’été cette année seront courtes. Allons, courage Jean-Luc. Au turbin !

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

A noter également qu’une édition limitée à 999 exemplaires avec des planches en noir et blanc et des crayonnés est sortie en même temps que ce tome 5 de très bonne qualité. Reste à voir si Jacques Gipar va encore agrandir son lectorat. Je n’en doute pas…

 

Dessin :             8,0/10

Scénario :           8,0/10

Moyenne :           8,0/10

 

Liens vers le site de l’éditeur Paquet : ICI.

Liens vers l’interview de Jean-Luc Delvaux (mars 2013) : ICI.

Liens vers le site de Jean-Luc Delvaux : ICI.

 

Capitol

 

Jacques Gipar, Trafic sur la grande bleue, Delvaux, Dubois, Paquet, Calandre, 04/2013

 

20/01/2014

Interview de Christophe Dubois pour la ballade de Magdalena.

C’est avec un grand plaisir que je vous invite à suivre l’interview de Christophe Dubois 

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Il a voyagé et exploré différents territoires avant d'arriver au monde des bulles. Il manifeste très tôt un intérêt pour la bande dessinée mais choisit d'abord de se tourner vers les Arts Appliqués. Il devient graphiste, métier qu'il exercera pendant dix ans. Il revient ensuite à ses premières amours : de sa rencontre avec le scénariste Nicolas Pona est né "Le Cycle d'Ostruce", aux Éditions du Lombard. Mettant à profit son expérience de graphiste, il confère une lisibilité instinctive à ses planches. Capable de donner vie à des édifices complexes, il sait également jouer de ses grands aplats de couleurs, très brutaux, pour obtenir un résultat unique en son genre, tranchant comme le sang sur la neige d'Ostruce. Aujourd'hui, il signe sa première œuvre solo, "La Ballade de Magdalena". Après avoir mûri cette histoire pendant des années, Christophe Dubois met à son service toute la puissance de son dessin et de ses couleurs somptueuses et nous offre un magnifique et passionnant voyage.

 

1- L’air de rien, la ballade de Magdalena nous conte les aventures de  2 héroïnes, une ostruce.JPGplutôt enjouée et une autre plus introvertie …un peu comme celles du cycle d’Ostruce …une coïncidence ?

Franchement, oui. Mais c'est vrai que l'on ne peut s'empêcher de faire le parallèle. Et disons que d'un point de vue scénaristique, c'est une forme de duo qui permet de belles interactions.

 

 

2- J’ai l’impression que tu avais envie de voyager un peu à l’instar du père de Sars avec cette ballade ?

Heu, j'aime en effet beaucoup voyager et je ne m'en prive pas (bien que mes destinations soient un peu plus modestes que la Nouvelles-Guinée), cependant je ne comparerais pas mes voyages à celui d'Arnaud de Sars …enfin, nul ne sait de quoi l'avenir est fait. 

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3- Vu les nombreuses  scènes maritimes, es tu un amoureux des voiliers ?

Absolument, j'en ai un et je navigue le plus possible avec.

 

4- Le voyage qu’empruntent  nos héroïnes m’a fait penser à celui des rescapés de l’Emden, comme on voit ce navire dans le tome 1, je pense qu’il  a un peu inspiré ton scénario non ?

Oui, comme l'histoire des rescapés de l'Emden est authentique, j'ai suivi le même parcours géographique (océan indien, mer rouge, Syrie, Turquie) pour donner une structure plausible à mon récit.

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5-L’album est estampillé My Major Company. Perso, je suis un peu septique sur ce  concept car de toute façon, on a la garantie qu’il sera publié, alors quel est l’intérêt pour l’édinaute ?

Seul le tome 1 à été réalisé avec my Major Company. En ce qui me concerne ce fut une belle expérience au niveau des rencontres que j'ai faites avec les édinautes, malheureusement je ne crois pas que l'expérience fut une réussite puisqu'il n'y a pas eu de suite. Pour répondre à la deuxième partie de ta question, j'ai eu l'impression que les édinautes sont des gens qui ont envie de participer à un projet artistique (ou autre) et que le côté mercantile de la chose n'est pas leur priorité (d'ailleurs, certain projet ne proposent pas de retour financier).

 

6- Un point remarquable dans ce tome 2, ce sont les couleurs directes. As-tu eu facilité à les apprivoiser ?

En fait, je travaille en couleurs directes depuis le tome 3 du Cycle d'Ostruce …et je n'ai toujours pas le sentiment d'avoir apprivoisé la chose. Plus sérieusement, après chaque album, je me remets en question et j'essaye encore et encore d'améliorer mon "écriture" graphique. J'ai essayé, dans ce tome, d'avoir un encrage-et donc un dessin- plus présent, pour essayer d'obtenir quelque chose de plus lâché, de plus souple. Mais le chemin est encore long.

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8-Es tu un perfectionniste ? Quel regard portes-tu sur ton dessin ?

Oui, très. Comme je l'écrivais plus haut je suis très critique (et souvent très déçu) en regardant ma production. Mais d'un autre côté, parfois, je suis pris d'une grande tendresse pour mes dessins. C'est un mélange de sentiments qui me motive pour continuer à affiner ma narration (dessin, découpage, etc) et, la recherche, la curiosité, c'est ce qui rend la vie passionnante non?

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9- Je suppose que tu es actuellement sur un nouveau projet puisque ce tome 2 clôture ce diptyque ?

Oui, un truc absolument passionnant.

 

10 Pour le moment, dessinateur BD, ce n’est pas un peu galère ?

Oui, mais comme tu le sais, j'aime beaucoup les bateaux.

 

Voilà, c’est fini. Un grand merci à Christophe pour sa disponibilité et sa rapidité.

Samba.

 

La ballade de Magdalena T2 : Une olive mûrit face à la mer.

ballade-magdalena-tome-2-olive-murit-face-a-mer.jpgballade.jpgAuteur : Christophe Dubois.

Editeur : Le Lombard –My major comapny

Sortie : 01/2014

Le résumé.

Partie retrouver la trace d'un père disparu, c'est sur le pont d'un navire, en plein coeur de l'Océan Indien, que Léonie de Sars fait la connaissance du capitaine Lukian Bruckner et de sa nièce Magdalena. Tout son être lui crie de s'éloigner au maximum de ce rustre misanthrope, aussi impitoyable que « son » océan. Seulement voilà, le détestable personnage est également le dernier être à avoir vu son père en vie.

 

Sur les traces.

 

ballade 2.JPGDans ma chronique du tome 1, je vous parlais de la similitude des aventures de Magdalena ET Léonie avec celle bien réelle des marins rescapés du navire corsaire allemand L’Emden. On continue donc le parallélisme avec la remontée de la péninsule arabique remplie comme vous en doutez d’aventures trépidantes et tragiques. Les histoires divergent lorsque nos héroïnes décident de passer dans le camp des alliés via les Dardanelles. C’est le seul moment où j’ai tiqué un peu comme les moustiques car passer une ligne de front en 1915 aussi hématique de celui là par 2 femmes en robe par dessus le marché, il faut y croire mais bon, c’est avant tout  une fiction.

Sinon, ce tome 2 est très dense, le rythme des péripéties s’accélère vachement. Le carnet de voyage s’étoffe donc en même temps que Magdalena s’affranchit de ses chaines envers son terrible oncle Lukian. 

Une belle révélation vous sera proposée en fin d’album mais j’ai aussi trouvé tous ces efforts, d’une grande futilité, un peu comme cette guerre  de 14-18.

Le dessin est dans le sillage du tome 1 avec encore un plus pour la colorisation. Il y a vraiment de très beaux tableaux, des instants magiques que nous propose le dessinateur suisse du Cycle d’Ostruce.

Vous aurez d’ailleurs bientôt droit à une interview de Christophe Dubois sur SambaBD pour encore en savoir plus sur cette ballade.

 

a08-3e78906.gifDessin

a06-3e788fc.gifScénario 

a07-3e78901.gif Global.

 

Samba.

 

On en parle sur le forum.

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21/01/2013

UNE AVENTURE DE JACQUES GIPAR - Tome 4: La femme du notaire.

Couv_175155.jpgPlancheA_175155.jpgDessin : Jean-Luc Delvaux - Scénario: Thierry Dubois

Editions Paquet

Collection Calandre

Sortie : 23/01/2013

48 pages

Prix conseillé : 13.50 €

ISBN : 9782888905295

Automobile, polar

 

Résumé (de l’éditeur): Etrange, ce meurtre d’un simple représentant de commerce, abattu près de sa voiture. On murmure qu’il connaissait bien la femme du notaire. Lequel notaire ne va pas tarder à le suivre dans la tombe ! La police a bien arrêté un gitan, mais cela semble trop simple pour Jacques Gipar, envoyé spécialement dans la Somme pour tenter de démêler les certitudes policières des incohérences de l’enquête … D’autant que les crimes continuent ! Mais, au fait, qui est vraiment la femme du Notaire ?

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Mon avis : Voilà une série qui, sans en faire des tonnes, se fait petit à petit sa place et devient même un des piliers de la collection « Calandre » chez Paquet. Le dessin, sans être exceptionnel, est cependant très efficace. Les personnages sont bien croqués et on ne les confond pas comme dans certaines autres séries…Les voitures et les lieux décrits sont le point fort de la série. Les véhicules des années ’50 (voitures, motos, camions,…) sont reproduits d’une façon extraordinaire de précision. Une planche en fin d’album nous donne la carte de la région d’Amiens et situe exactement les lieux des événements qui jalonnent l’histoire, avec des photos d’époque à l’appui. Quand on connaît le travail de Thierry Dubois, cela n’a rien d’étonnant (voir l’album de référence sur la Nationale 7 paru chez Paquet également). Une deuxième planche nous en dit plus sur la Simca Aronde qui est la star de ce tome, la voiture conduite par Jacques Gipar, journaliste à « France enquêtes ».

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Reste l’enquête. Un polar rondement mené avec des morts à la pelle et un Jacques Gipar mis sous pression par la gendarmerie locale. Des rebondissements et une histoire bien menée et passionnante. A ce train là, je vais bientôt fonder un fan club « Jacques Gipar ». Pour l’anecdote, le livre était resté négligemment sur mon bureau et certains de mes visiteurs me demandaient si c’était chouette à lire. La couverture, très efficace, attire l’œil, c’est certain. Un ami, plus au courant de la série, s’est même jeté dessus en me disant : « Tu l’as déjà ? ». Eh oui, c’est le privilège de l’avoir reçu en direct de chez l’éditeur avant sa parution officielle prévue pour le 23 janvier 2013…

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Une excellente lecture qui mêle le polar, les années ’50 et les automobiles.

 « Monsieur le libraire, avez-vous reçu le dernier Jacques Gipar ? »

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Graphisme :   7,5/10

Scénario :     7,5/10

Moyenne :     7,5/10

 

Capitol.

Lien vers le site internet de l'éditeur Paquet: ICI

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17/09/2012

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Christophe Dubois( Cycle d'OStruce-Ballade de Magdalena).

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Écrit par Samba dans Pin up time | Commentaires (0) | Tags : dubois, la ballade de magdalena, pin up |  Facebook | |

La ballade de Magdalena T1 : la stratégie du poisson-flûte.

Ballade de Magdalena (La)1.jpgBallade de Magdalena (La)1p.jpgAuteur : Christophe Dubois.
Editeur : Le Lombard.
Sortie : 09/2012

29 août 1914,
 loin de la Première Guerre Mondiale, au cœur du Pacifique, sur les flots déchainés à la recherche d'un père mystérieusement disparu et jetée aux risques des tempêtes et de la promiscuité du bord, Léonie de Sars s'est embarquée aux côtés du capitaine Lukian Bruckner et de sa nièce Magdalena. Cet homme excessivement brutal est le dernier à avoir vu Arnaud de Sars, sa fille quant à elle est enfermée dans un mutisme inquiétant... diaphane présence quasi fantomatique au sein de l'équipage.

Les corsaires.
C’est avec un réel plaisir que je retrouve le trait du dessinateur suisse, Christophe Dubois qui avait réalisé le cycle d’Ostruce. En voyant la préview, j’avais eu un peu peur d’une colorisation «informatique » très froide et sans âme. Ce n’est pas le cas, les couleurs passent plutôt bien. Par contre, je suis surpris par les regards fixent. J’ai l’impression qu’on veut m’hypnotiser. Pour l’histoire, c’est aussi Christophe Dubois qui s’occupe du scénario et changement de cap pour ce nouveau diptyque puisque nous prenons la mer  à une époque très troublée, 1914, le début de la première guerre mondiale. Je commence ma lecture. On tangue, on chavire, on nage, le ton est âpre, un espoir, un cargo, on embarque. On fait la connaissance de nos trois « héros ». Lukian, une vraie brute de décoffrage … antipathique à mourir. Magdalena, mystérieuse, silencieuse, névrosée. Un pari osé d’en faire son personnage principal ! Enfin, un peu de malice et de perfidie avec Léonie. Bref, question empathie, on a déjà connu plus accrocheur mais j’apprécie quand un auteur ose prendre des risques et sortir des voies maritimes habituelles. A noter pour continuer dans l’originalité, que pour une fois ces dames ne sont pas oubliées, les anacondas sont de sortie. Je continue ma lecture, ce récit me fait de plus en plus penser non pas à une histoire d’Hugo Pratt comme beaucoup pourraient le croire mais à une odyssée incroyable d’une poignée de marins allemands du navire corsaire l’Emden. Et qui voilà page 53, ce fameux Emden comme quoi, je l’avais bien senti arriver celui-là.
Pour être franc avec vous, je ne sais pas trop sur quel pied naviguer avec ce tome 1. C’est accrocheur mais c’est aussi brutal et déroutant, mais pour une fois  qu’on nous emmène au large, pourquoi ne pas se laisser entrainer par le vent.
Scénario : 7/10
Dessin : 8/10
surprises.smileysmiley.com.7.3.gif Global.



SAMBA.
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Ballade de Magdalena (La)1v.jpg


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11/04/2012

C'ETAIT LA NATIONALE 7 -La route bleue - La Nationale 6.

 

Couv_159326.jpgDessin et texte : Thierry Dubois

Editions Paquet

Collection Calandre

Sortie : 21/03/2012

208 pages

Prix conseillé : 30,00 €

ISBN : 978-2-88890-485-4

Automobile, Histoire, Beau-livres.

 

 

Résumé (de l’éditeur: La route Paris-Côte d’Azur, cela vous dit quelque chose? Mais si, voyons! La Nationale 7, vous connaissez assurément.

Pour un bon nombre de Français, et les Parisiens ne sont pas les moins nombreux, cette belle route de près de 1000 kilomètres rejoignant la Capitale à la Méditerranée symbolise le temps des vacances, de l’insouciance, du soleil assuré et du bleu azuréen. C’était aussi les embouteillages dantesques, les poids lourds coincés dans les rues étroites des villages, les bouchons surchauffés...

L’itinéraire Paris-Côte d’Azur, c’est aussi la Nationale 6, route souvent confondue à son illustre soeur, et c’est enfin la Route Bleue, échappée bucolique qui quittait la N7 avant Lyon pour la rattraper à Valence. La Nationale 7 c’est la mère des routes françaises où la grande Histoire est souvent dépassée par l’anecdote quotidienne.

 

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Mon avis : Attention ! Cet album n’est pas vraiment une bande dessinée même si elle a une place particulière dans la collection « Calandre ». A travers 208 pages richement illustrées ( dessins, photos, brochures publicitaires, cartes routières d’époque), Thierry Dubois (scénariste de Jacques Gipar) nous raconte le voyage entre Paris et la Côte d’Azur cher à l’imagerie populaire d’avant l’autoroute.  Il retrace, étape par étape, les grandes heures de la route des vacances entre l’entre-deux-guerres et les années ’60, chantée par Charles Trenet.

 

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De toutes les routes de France d'Europe
Celle que j'préfère est celle qui conduit
En auto ou en auto-stop
Vers les rivages du Midi

Nationale Sept
Il faut la prendre qu'on aille à Rome à Sète
Que l'on soit deux trois quatre cinq six ou sept
C'est une route qui fait recette
Route des vacances
Qui traverse la Bourgogne et
la Provence
Qui fait d'Paris un p'tit faubourg d'Valence
Et la banlieue d'Saint-Paul de Vence
Le ciel d'été
Remplit nos coeur de sa lucidité
Chasse les aigreurs et les acidités
Qui font l'malheur des grandes cités
Tout excitées
On chante, on fête
Les oliviers sont bleus ma p'tite Lisette
L'amour joyeux est là qui fait risette
On est heureux Nationale 7.

 

Trenet s’est un peu trompé en situant la Bourgogne sur la Nationale 7 alors qu’il s’agit plutôt de la Nationale 6 qui lui est parallèle…Thierry Dubois nous explique tout cela dans le détail. C’est un travail remarquable d’historien, d’archéologue de la route qu’a réalisé l’auteur. Cette brique de 208 pages a été publiée initialement aux Editions Driver en 2010 et a reçu le 1er prix de l’APHAT en 2011 (Association Professionnelle des Historiens de l’Automobile et des Transports). Paquet a décidé de vulgariser l’ouvrage en le publiant dans sa collection Calandre. Thierry Dubois recherche toujours des témoignages et des documents concernant cette route mythique pour améliorer voire corriger l’album pour sa prochaine édition. Comme quoi, on n’en restera probablement pas à la première édition chez Paquet !

 

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J’ai apprécié la recherche fouillée et minutieuse de Thierry Dubois qui nous fait découvrir la grande et les petites histoire de ces routes qui vont vers le Sud…Le travail est remarquable et se laisse lire sans soucis, mais je propose par dose homéopathique car vous risqueriez l’indigestion en voulant le lire d’une traite, tellement c’est précis et fourni.

J’ai surtout apprécié les dessins de l’auteur qui nous prouve ainsi qu’il a beaucoup de talents et pas seulement celui de scénariste…Les véhicules d’époque sont redessinés dans les décors de l’époque…Quel programme! Il ne s’agit donc pas d’une BD mais d’un remarquable ouvrage, hommage à l’automobile et au début du tourisme populaire en automobile. Un album de référence pour les mordus du genre! Seuls inconvénients, le prix et l’épaisseur de l’album risque d’en décourager certains...Mais quand on aime, on ne compte pas…

 

Nationale 7, un album qui va faire recette !

 

 

Graphisme :   8,0/10

Scénario :     8,0/10

Moyenne :     8,0/10

 

 

Capitol.

 

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