01/10/2014

JOURNAL D'UNE FEMEN

Journal d’une Femen

                               Scénario : Michel Dufranne

                      Dessin : Séverine Lefebvre

                      Editions : Le Lombard

                      Parution : septembre 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

Apolline est une jeune française d’aujourd’hui âgée d’une vingtaine d’années. Jolie, son quotidien est rempli d’humiliations : les insultes des garçons qu’elle éconduit, les allusions sexistes des collègues face à ses humeurs (« t’as tes règles »), le machisme de son patron qui table plus sur son décolleté que sur son intelligence pour séduire un futur client et les remarques envenimées de sa mère quant à son célibat.

Un jour, à bout de forces, Apolline décide d’agir et de lutter pour que ces injustices dont elle est l’objet cessent, pour elle et pour les autres femmes. Elle rejoint les Femen et devient Sophie.

Apolline –Sophie va se découvrir mais aussi découvrir le prix à payer pour ses choix : le regard des autres sur elle va changer, définitivement. Certains vont comprendre, d’autres pas.

« le cœur et le corps à nu pour mieux se faire entendre »

« Femen est un groupe de contestation féministe créé en Ukraine en 2008. Ce mouvement se bat contre toute forme d’aliénation des femmes en particulier religieuse et politique. Ses membres, appelées les Femen,organisent des happenings et protestent les seins nus. » (définition du Petit Robert)

Il est difficile de décrire de façon juste le combat des Femen, le scénariste, Michel Dufranne, chroniqueur radio et télé, a suivi pendant plus de quatre ans les activités de ces femmes afin de pouvoir décrire dans une fiction la complexité de leur réalité entre conflits et émotions.

Le dessin de Séverine Lefebvre de type « manga » sert parfaitement le propos en facilitant par une découpe aérée la compréhension des émotions de Sophie.

 

Sans émettre de jugement et sans donner de leçons, ce journal nous offre de la distance pour réfléchir et comprendre les actions parfois trash de ce mouvement et le courage de ses membres…

Une réussite , une BD qui se lit comme un témoignage de vie et nous rappelle que l’engagement féministe a bien sa place dans notre époque où le sexisme et le machisme sont encore omniprésents.

 

Mon avis :

 

Sasmira

 

 

05/03/2013

O.D.E.SS.A.

9782203035997.jpg9782203036024.jpg9782203035997_pb1.jpgAuteurs :  Michel Dufranne, Peka Srdjan Nikolic

Editeur :Casterman.
   
Date de parution : 27/02/2013
Tome : 1 et 2.
Pages : 48
Prix : 12,95 €

1946, au cœur des Ardennes.


Une femme atteinte d’une maladie incurable, Marie-Louise Marchandise demande à deux de ses fils, André et René, de retrouver l’aîné de la fratrie, Charles, disparu dans la tourmente de la guerre. Une demande pressante, mais source de vives tensions : l’engagement de Charles dans la L.V.F., une organisation alliée des nazis, n’a pas laissé de bons souvenirs à André, qui lui, a combattu dans la Résistance. Pourtant, par dévouement pour sa mère, il accepte de partir en quête de Charles.


Au fil de ses recherches dans une Europe dévastée, André va découvrir l’existence d’O.D.E.SS.A., le réseau qui organise la fuite des criminels de guerre nazis vers l’Amérique du Sud…


Exfiltration.


Je vais commencer par les bons points en début et en fin de cette chronique : Casterman a eu la bonne idée de sortir les 2 tomes simultanément de ce diptyque. Vous avez donc directement en main toute l’histoire de cette fiction sur le célèbre réseau d’exfiltration des anciens nazis. En ouvrant ces 2 albums, le dessin du serbe  Peka fait indéniablement penser à celui de Kas (Halloween blues). Que du bon me direz vous ... le problème, c’est qu’il s’agit pour lui d’une première dans le monde de la  BD franco-belge et franchement ça se remarque : problème de perspective, des visages torturés, des sentiments excessifs, postures statiques ou bizarroïdes ... au global, ça passe mais ça pourrait être bien meilleur.


Attaquons le scénario. Là aussi je suis déçu. La partie de l’enrôlement du frère d’André dans la LVF est la plus intéressante, c’est un sujet peu glorieux et rarement abordé. Par contre, la suite se résume presque à un passage à tabac du héros. On a tellement cogné sur le Déde qu’on a du mal à bien situer tous les protagonistes. On finit par s’y retrouver mais malgré les raclées, je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages, au mieux Lulu m’a intrigué un peu. Bon, si vous aimez les méchants, vous serez servi. J’ai aussi trouvé que cette série passe à coté de  son sujet, au lieu de nous narrer le réseau Odessa, on met surtout l’accent sur une lutte de pouvoir pour se faire de l’oseille. Et puis, ça manque de psychologie, d’émotion, de tension dramatique. J’ai lu nettement mieux dernièrement.


Comme on arrive à la fin de cette chronique, roulement de tambour, le 2e point positif : la fin, inhabituelle et audacieuse.


Scénario : 6/10.
Dessin : 4/10
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Samba.
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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : o.d.e.ss.a, dufranne, polar, nikolic, casterman, 510, 022013 |  Facebook | |