15/10/2017

Soirée de lancement du tome 21 de Largo Winch - L'étoile du matin

9782800168616-couv-M800x1600.jpgPour ce grand renouveau, les Éditions Dupuis ont vu grand. Ce « renouveau » car, vous ne le saviez peut-être pas (moi non-plus avant de m’y rendre), mais Jean Van-Hamme a décidé d’arrêter de scénariser Largo Winch. On a donc confié le bébé à Eric Giacometti, auteur de Thrillers et ancien journaliste économique. Cette soirée de lancement, donc, où la presse spécialisée et les partenaires étaient conviés, (plus de 150 personnes) s’est déroulée à Paris dans un cadre que n’aurait pas renié Largo Winch, à savoir le luxueux bâtiment (en partie classé) abritant l’ancien siège du Crédit Lyonnais (aujourd’hui LCL), non loin de la Bourse. Voilà pour le cadre.

IMG_8301.JPGPour le contenu, ce fut plus simple, au grand bonheur des invités. En effet, en lieu et place d’une succession de discours de responsables divers et (a)variés des Éditions Dupuis, nous n’avons droit qu’à une courte introduction d’un des patrons (peut-être le Big Boss lui-même, je n’ai pas bien suivi ce passage, occupé que j’étais à remplir mon verre de jus d’orange…), avant qu’un animateur de soirée vif et compétant ne pose quelques questions aux 2 auteurs : Philippe Francq, dessinateur historique et Eric Giacometti (donc…) le nouveau scénariste. Le tout de manière décontractée et debout, signe que l’on n’allait pas s’éterniser.

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IMG_20171009_0001.jpgD’ailleurs, on ne s’est pas éternisé… La com. de Dupuis étant réglée un peu comme du papier à musique, les deux nouveaux compères n’ont eu qu’à faire en gros les mêmes réponses aux mêmes questions que celles des interviews « officielles » qui circulent depuis sur Internet et ailleurs, reprises dans un fascicule publié sous forme d’un magazine : The Winch Magazine, distribué aux convives par la suite. Le moment fut agréable car agrémenté d’humour, mais pas que… En effet, alors qu’on abordait la re-fiscalisation de Largo Winch (air du temps, air du temps… air du tant mieux !), la soirée fut interrompue par un message des Anonymous à l’attention de Largo diffusé sur les grands écrans qui, jusque-là, nous narguaient de cases splendides et lumineuses de l’ami Francq. Dans le même temps, chaque invité recevait un SMS des Anonymous reprenant le texte dit par l’homme masqué dans sa vidéo. Intervention simple mais efficace pour rendre encore plus vivante cette soirée déjà placée sous les bons augures du traiteur Dalloyau…

 

La suite, un peu moins intéressante, vit les auteurs rejoints sur scène par 2 intervenants du monde de l’Economie. Le premier était un haut responsable de Carrefour France (Carrouf, selon la fangue lourchue de l’animateur de la soirée) venu nous vanter ses bananes bios. La seconde était une femme au discours social ambitieux (son speech concernait la RSE – Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) mais qui n’accoucha que d’une souris… En effet, elle semblait jubiler en nous présentant son grand-œuvre : la mise en place du recyclage des cartes Ticket Restaurant (en plastique). Je peux vous dire que l’auditoire fut hyper impressionné, tout comme l’aurait été Largo Winch lui-même s’il utilisait ces fameuses cartes Ticket Restaurant… Bref. Quoiqu’il en soit, cette partie fut assez vite expédiée et l’on put passer aux choses sérieuses : Dégustation de petits fours (je vous recommande les éclairs au chocolat de Dalloyau) et tentatives de captage d’un (ou des deux !!!) auteur(s) pour mini-interview improvisée.



 

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Bon, dans la vie il y a deux sortes de types : ceux qui arrivent à capter les auteurs dans un coin pour les saouler de questions auxquelles ils ont déjà répondu mille fois alors qu’eux voudraient juste SE saouler tout court, et il y a ceux qui testent les combinaisons jus de fruits rouge – toasts au saumon – éclairs au chocolat (encore et toujours…). Je vous laisse deviner qui tenait le gun et qui tenait la pelle… De toute façon, l’essentiel de ce que les auteurs ont à dire sur ce nouveau tome (excellent par ailleurs…) se trouve là : http://www.dupuis.com/largo-winch/bd/largo-winch-tome-21-.... Quant à moi, je peux vous dire que si vous passez près du 101 rue du Faubourg St Honoré, pour 6€50 (oui, oui, vous avez bien lu, seulement 6€50) vous pourrez vous empiffrer d’un éclair au chocolat grand comme mon petit doigt… C’est pas la classe ça ?

 

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En tout cas, une bien belle soirée pour un bien bel album !

 

Odradek.

 

PS : un grand merci à Nicolas Z. de lecteurs.com pour m'avoir convié à cet événement.

26/08/2017

Ni terre ni mer - tome 1/2

ni terre ni mer, megaton, genzianella, ricard, dupuis, mer, amitié, drame, horreur, thriller, 07/2017ni terre ni mer, megaton, genzianella, ricard, dupuis, mer, amitié, drame, horreur, thriller, 07/2017Scénario : Sylvain Ricard ; Olivier Mégaton
Dessin : Nicola Genzianella
Éditeur : Dupuis
56 pages
Date de sortie : juillet 2017
Genre : thriller, angoisse

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Au large des côtes normandes, une tempête projette sur les récifs une voile en perdition. À son bord, Alex, Thomas, Ève, Hélène et Julie, cinq anciens amis surpris par le brusque changement de houle, se retrouvent échoués sur un îlot où se dresse un phare aux lueurs erratiques. L'atmosphère oppressante qui pèse sur ce refuge de fortune ne tient pourtant pas qu'aux conditions météorologiques. Entre les portes closes et le gardien austère, les appareils électroniques défectueux et les étranges protocoles qui interdisent aux bateaux de secours d'accoster, tout porte à croire que quelque chose, ou quelqu'un, refuse que les jeunes gens quittent ce rocher battu par les vents.
Alors, sitôt que la mort s'ajoute à la partie, plus de doute possible : le naufrage était prémédité. Mais par qui ? Et pour quelle raison ? Il semblerait que tous ici détiennent de lourds secrets...

 

" - Et Hélène ?

- Hélène !

- Putain, mais c'est pas vrai !

- Vous l'auriez laissé crever, salopes ! "

 

Mon avis

Les équipes marketing ont bien bossé chez Dupuis. Le tout petit sticker sur la couverture marqué "par le réalisateur de Taken 2 et Taken 3" a bien attiré mon attention. Associé à une couverture assez anxiogène avec cette main sortant de l'eau qui semble appeler vainement à l'aide et les deux petites silhouettes se détachant sur un ciel de feu, me voilà ferré, en train de feuilleter l'album. Le feuilletage continue de me convaincre, et je passe en caisse.

 

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Nous avons donc affaire à une BD-qui-fait-peur et, comme dans les films du même acabit nous avons droit à un déluge de ces petites incohérences qui font le sel de ce genre de films, vous savez, tous ces trucs qui dans la vraie vie ne peuvent absolument pas arriver, en tout cas pas à nous. Comme par exemple emmener ses amis faire du bateau alors qu'une grosse tempête est annoncée ... ou encore laisser deux passagers se baigner en pleine mer autour du bateau, sans surveillance. Ok, il y a un bout qui traine dans l'eau pour pouvoir remonter à bord. Mais s'il se décroche ? ... tiens, il s'est décroché...

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Bref, un ensemble de petits détails énervants mais qui pourtant ne nuisent pas à l'efficacité du scénario dont le but est de nous faire frémir d'angoisse. Force est de constater que ça marche assez bien. En usant du procédé du flashback, l'auteur capte le lecteur très vite et révèle, avec parcimonie mais de façon régulière, le passé chaotique de ce groupe d'amis en même temps qu'il met en place les étranges évènements qui se déroulent dans le phare.

Le dessin sombre, froid et parfois un peu figé de Nicola Genzianella (Bunker, Dampyr) répond parfaitement à l'objectif du scénario : foutre la trouille. Franchement, on a pas envie d'en être de cette croisière, et pourtant on y est jusqu'au cou tellement la mise en scène et le découpage sont immersifs. Sans mauvais jeu de mot !

Prévu en deux tomes, ce thriller étouffant tiens bon les flots et plonge le lecteur dans un maelstrom angoissant où tout n'est que manipulations, mensonges, obsessions ... à suivre à l'automne prochain.

Loubrun

 

 

Si vous prenez la mer :

1 – assurez-vous des compétences du skipper;
2 – regardez la météo, même si le skipper l'a fait;
3 – méfiez-vous des phares sur les îlots en pleine mer, surtout s'ils sont habités.

 

 

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16/08/2017

Hibakusha

hibaskucha.jpghibakusha.jpgScénario : Thilde Barboni.
Dessin : Olivier Cinna
Editeur : Aire Libre
Sortie:mai 2017
63 pages
Genre : drame.



Le résumé.
Ludwig Mueller est un traducteur-interprète allemand aux ordres du parti hitlérien. Alors que la Seconde Guerre mondiale entame un virage inquiétant, ce mari désabusé et père peu préoccupé par sa famille est envoyé à Hiroshima afin de travailler sur des documents confidentiels, au contenu crypté.

« Je connais quelqu'un qui pourra rééquilibrer les flux de douleur qui te persécutent. »

Mon avis.
Incroyable mais vrai, une chronique Aire Libre chez SambaBD. Vu comment les attachés de presse nous snobent chez Dupuis , rien d'étonnant non plus surtout que cette chronique ne va rien arranger.

Le sujet de Hibakusha (les survivants des 2 bombes atomiques) est réellement intriguant et intéressant. En effet, on a rarement mis le focus sur les collaborateurs allemands au pays du soleil levant pendant la 2e guerre mondiale. Il s'agit en fait d'une adaptation d'une nouvelle de Thilde Barboni( la scénariste, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même) intitulée Hiroshima,fin de transmission. L'ensemble se veut assez mélancolique, dramatique mais aussi prévisible.Fatalement ,on sait ce qui va en devenir en août 1945 à Hiroshima.
Néanmoins, on est séduit par la poésie du récit et du dessin. Un trait à fois sensuel et très sombre en fonction des circonstances.
Par contre, j'ai toujours pas compris l'utilité de la scène d'ouverture avec cette étrange femme sortie de nulle part tel un spectre. En plus,j'ai eu comme l’impression qu'une page manquait en lisant ce passage. Bref, c'est certainement pour instaurer l'ambiance mais j'aurais mieux aimé plus de contenu sur la vie de ces exilés au Japon en contrepartie.
Mais là ne vient pas mon principal reproche, c'est la froideur des dialogues qui empêchent littéralement aux émotions de passer. Je sais bien qu'on est au Japon où tout est contenu mais...quelle froideur nucléaire au final.

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Samba.

PS : Là encore si vous parcourez le net, vous ne trouverez que des critiques dithyrambiques pour ce titre.Sur ce coup là, on sera donc encore un vilain mouton noir.

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Écrit par Samba dans SAMBAVIS | Commentaires (0) | Tags : cinna, hibakusha, barboni, dupuis, 052017, drame |  Facebook | |

25/10/2016

Les aventures de Spirou et Fantasio T10 La lumière de Bornéo

Spirou Zidrou Pé.jpgspirou t10.jpgDessin : Franck Pé
Scénario : Zidrou
Editeur : DUPUIS
Sortie : 7 octobre 2016
84 planches

 

 

 

Résumé :


Tandis qu’un mystérieux peintre anonyme alimente une galerie d’art bruxelloise en toiles animalières d’une qualité exceptionnelle, Spirou, qui s’est fait virer de chez Moustique, tombe sur un vieil ami, Noé, l’homme qui parlait à l’oreille des animaux. Celui-ci est en pleines retrouvailles avec sa fille, une ado mal dans sa peau. Afin d’apaiser la situation et aider Noé, c’est Spirou qui va récupérer « l’animal » chez lui…

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Mon avis :


Toute la difficulté que je viens d’avoir à résumer cette BD vous montre à elle seule ce que j’en pense… 
Malgré un dessin très au point (non exempt de tout reproche, mais de très grande qualité tout de même), ce nouveau tome de la série Le Spirou de m’a quelque peu déçu. Un peu comme une boisson aux édulcorants. En le lisant, je me disais que c’était plutôt bon (notamment grâce au dessin), mais, une fois le livre refermé et la potion avalée, il me reste un goût amer dans la bouche de mon cerveau.

Je m’explique. Comme je l’ai déjà dit deux fois en quelques lignes, le dessin est superbe. Le livre, l’objet lui-même est très beau. Le papier (recyclé, of course) est d’un blanc assez chaud et d’un grammage pas dégueu. En plus, il sent bon la BD neuve. En outre, on se rend compte rapidement que si l’on a payé un poil plus cher qu’une BD grand format classique, on a du rabe de pages : 82 en tout. Bref, ça part bien. Le dessin est superbe (vous l'ai-je déjà dit ?). Les couleurs sont à tomber, le découpage, les mouvements, tout est très dynamique mais sans tomber dans la caricature. Non, vraiment, graphiquement, c’est au top. Le seul petit bémol (et encore, je ne l’ai remarqué qu’en deuxième lecture) ce serait l’utilisation presque systématique de dégradés qui trahissent un traitement numérique du dessin. Sur du papier glacé et dans d’autres circonstances, je trouve que ça pique les yeux. Mais là, avec le joli grain et les autres éléments du dessin, ça passe plutôt bien… Il fallait tout de même que je le mentionne.


Enivré par une telle qualité graphique, on se laisse facilement prendre par le récit. Mais c’est malgré tout au niveau du scénario que le bât semble blesser. J’ai comme l’impression que l’auteur a voulu trop en mettre dans un seul et même tome. Voyez vous-mêmes. D’abord, Spirou se fait virer de son journal pour des raisons déontologiques alors que Fantasio décide d’y rester, avec les embrouilles qui vont forcément en découler. Ensuite, Noé fait son retour dans l'univers de Spirou avec tous ses animaux et le monde du cirque. Puis, la fille de Noé réintègre la vie de ce dernier avec tous les chamboulements que l’on peut imaginer et les conflits entre un père maladroit avec les humains (imaginez avec une ADO !) et une fille renfermée sur elle-même et manifestement en manque d’affection parentale. Il y a également Spirou qui prend des cours de peinture auprès d’une jolie jeune fille avec une romance potentielle à la clé. Enfin, vous avez une trame à base de tableaux animaliers, de spéculation dans le monde de l’Art, le tout, en parallèle avec une invasion mondiale de champignons noirs dont personne à part Champignac et sa bande ne semble se soucier.


A croire que pour faire un bon Spirou il faille absolument s’accrocher à des références du passé de la série. Je ne suis pas certain que Franquin se prenait la tête à relire les précédentes histoires où apparaissait Spirou pour y gaver de références ses albums… Fournier non plus d’ailleurs… Comme si on ne pouvait pas faire un album de Spirou sans y mettre un peu de Champignac, un peu de Palombie, et beaucoup de Franquin. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : Gros respect pour Franquin, Champignac et même la Palombie où je pars souvent en vacances… Mais c’est juste que des fois, à trop vouloir en faire on gâche tout. Pour La lumière de Bornéo, en l’occurrence, l’histoire des champignons noirs n’a l’air de servir à rien d’autre qu’un prétexte à quelques cases avec ce bon Pacôme... Peut-être eut-il mieux valu se concentrer sur l’histoire principale.


Quoi qu’il en soit, à la fin, je ne sais toujours pas quoi en penser… Un drôle d’ orang-outan est malheureusement mort, une ado anorexique semble s’être libérée et a retrouvé son père, deux magnats ridicules offrent une superbe expo à la ville de Bruxelles (et au monde !!!), Spirou semble avoir trouvé un modèle pour ses cours de nu et il semble que le journal Moustique soit devenu un catalogue pour couches culottes…


Bref, un arrière-goût amer quoi…

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les aventures de spirou et fantasio,la lumière de bornéeo,pé,zidrou,dupuis,aventure,animaux,102016,610Dessin


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Odradek.

28/04/2016

Un maillot pour l'Algérie

un maillot pour l'algérie,kris,galic,rey,dupuis,aire libre,football,guerre d'algérie,indépendance,histoire,sport,910,042016un maillot pour l'algérie,kris,galic,rey,dupuis,aire libre,football,guerre d'algérie,indépendance,histoire,sport,910,042016Scénario : Kris et Bertrand Galic

Dessin : Javi Rey

Éditeur : Dupuis (Aire Libre)

118 pages

date de sortie : avril 2016

genre : Histoire, sport, documentaire

 

 

En 1958, à la veille de la Coupe du monde en Suède, douze footballeurs de Première Division quittent clandestinement la France et rejoignent les rangs du FLN. Nous sommes en pleine guerre d'Algérie et leur but est de créer la première équipe nationale algérienne de football et d'en faire l'ambassadrice de l'indépendance à travers le monde... Parcourant le monde souvent clandestinement, cette équipe de champions devenus des va-nu-pieds, devant parfois accomplir plusieurs milliers de kilomètres en minibus à travers le désert pour jouer un match, sans remplaçants, va accomplir exploit sur exploit au fil de plus de 80 matches. Ils s'appellent Zitouni, Arribi, Kermali, Mekhloufi... et ils sont devenus des légendes du sport.

 

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Il est des sujets plus délicats que d'autres à aborder. L'histoire de l'Algérie en fait partie tant celle-ci fut douloureusement liée à celle de la France de 1830 à 1962. L'Algérie a déjà été traitée en BD. Dans Les Carnets d'Orients de Ferrandez, dans le diptyque Azrayen de Giroud et Lax, ou encore dans la Chronique de la maison Le Quéant parue dans les années 80 et 90.

Sans tomber dans le prosélytisme facile, Bertrand Galic et Kris abordent dans cet album, l'indépendance de l'Algérie sous un angle nouveau et inédit en racontant un évènement fondateur non seulement du football Algérien mais aussi de l'identité Algérienne.

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Tout démarre en 1945 lors de la manifestation pour l'indépendance à Sétif qui s'est terminée dans un bain de sang et qui a donné lieu à une meurtrière répression des autorités Françaises pendant près d'un mois. Ces massacres de masse ont marqués les esprits de la population et notament les jeunes Rachid Mekhloufi, Amar Rouaï, Abdelhamid Kermali et leur ainé Mokhtar Arribi, tous originaires de Sétif et passionnés de football. Ils deviennent tous footballeur professionnel et évoluent dans les plus grands clubs du championnat de France. Rachid Mekhloufi est champion de France en 1957 avec l'AS Saint-Etienne, champion du monde militaire avec la France et titulaire dans l'équipe de France, promis à un bel avenir sous les couleurs des bleus. C'est dans ce contexte qu'en 1958, alors que la guerre fait rage en Algérie et que la coupe du monde en Suède se prépare, que 12 joueurs Algériens de Première division quittent clandestinement la France pour rejoindre les rangs du FLN.

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Organisée par le FLN, cette exfiltration à pour but de monter une équipe de foot Algérienne et de faire une tournée afin de promouvoir le mouvement indépendantiste du FLN et faire naitre un sentiment d'identité nationale. Le sport devient alors un formidable outil de propagande qui aura une influence certaine sur le cours des évènements.

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Bertrand Galic et Kris, amis d'enfance et tous deux passionnés d'Histoire et de foot, voulaient raconter une histoire avec comme toile de fond le sport. C'est un peu par hasard au gré de ses pérégrinations sur le net, que Bertrand Galic est tombé sur cette histoire méconnue du football et de l'Algérie. Ils racontent avec justesse et simplicité cette épopée rocambolesque en nous faisant vivre de l'intérieur la tournée politico-footbalistique de ces hommes qui ont sacrifié une belle carrière au nom de l'indépendance.

Cette aventure humaine extraordinaire où le sport joue avec l'Histoire est mise en image dans un style réaliste par Javi Rey. Ses scènes de match sont d'un réalisme saisissant et il réussit à y donner l'intensité indispensable pour les rendre vivantes grâce à d'habiles cadrages.

Une histoire fascinante à découvrir par tous les amoureux du ballon rond aussi bien que par les passionnés d'Histoire.

 

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Loubrun

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24/12/2015

L’atelier mastodonte numéro 3

atelier mastodote t3.jpgatelier.jpgParticipants:Alfred,Bianco,Bouzard,Feroumont,Jousselin,Jouvray,Nob,Obion,Tebo,Trondheim.
Avec la participation de Bertail ,Keramidas ,Oiry ,Sapin.
Editeur : Dupuis.
Format à l’italienne
Sortie ; aout 2015.

 


Je ne vais pas en faire des tonnes avec ce livre, vous faire une longue chronique sans queue ni tête, c’est simplement un album d’humour réalisé par des auteurs qui travaillent ensemble dans un atelier commun. On va vivre leur vie, leurs problèmes, leurs éclats de rire…
Il s’agit d’histoires, des blagues d’une page chaque fois réalisées par un des auteurs de la bande. Parfois, les pages se suivent et racontent une autre histoire dans l’histoire. Le plus difficile pour le lecteur est de faire la connexion entre  les personnages qui sont dessinées par les  différents dessinateurs .Souvent le look varie un peu  beaucoup passionnément (ici une petite touche typique de Samba, oui je recopie les notes de Capitol).

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Il suffit de voir l’allure de Lewis Trondheim, vous aurez compris ce à quoi je fais référence. C’est aussi une façon de savoir ce qui se passe chez Dupuis…
Pour conclure, un excellent album d’humour. On peut le lire indépendamment des 2 premiers numéros, mais je vous conseille de commencer par le début.

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Capitol.

14/12/2015

Millenium T6

Couv_252538.jpg20151005111906_t6.jpgScénario : Runberg Sylvain

Dessinateur : Manolot Caro

Éditeur : Dupuis

64 pages

Sortie le 25 septembre 2015

Genre : Policier

 

Avis de l'éditeur :

Niedermann toujours en cavale, Lisbeth qui s'apprête à faire des révélations lors de son procès... les membres de la "section" s'affolent et cherchent à liquider les gêneurs, au premier rang desquels Mikael Blomkvist. Le troisième roman de Stieg Larsson, La reine dans le palais des courants d'air, trouve ici sa conclusion et met en lumière comme jamais Lisbeth, l'héroïne lanceuse d'alerte et libertaire. 

 

Mon avis :

Conclusion de cette trilogie adroitement adaptée par Sylvain Runberg d'après l’œuvre de Stieg Larsson. Cet album questionne sur le sort de la condamnée Lisbeth Salander, cette protagoniste à fière allure autant physiquement par son style endiablé, que par sa personnalité débordante de vitalité. On a droit au rituel de la plaidoirie, ainsi que des éclaircissements jusqu’alors obscurs sur des tomes antérieurs. Le récit est habillement amené, mais il manque ce petit coup de tonus pour franchement décoller.

 

Sylvain Runberg a d'abord tenté sa chance en tant que libraire avant de présenter ses projets pour les Humanoïdes Associés. L'écriture représente pour lui une vocation, et il apprécie de pouvoir partager avec le public ses ressentis. Ses œuvres traduites en plusieurs langues émanent de son vécu personnel qu'il ajuste en fonction de la littérature. N'arborant pas un genre en particulier, il préfère la diversité, et ainsi pouvoir jongler sous différents tableaux. On lui doit ainsi entre autres L'ombre des Shinobis se déroulant en plein Japon médiéval, à la lignée entre Okko et Samurai légendes; Orbital de la SF avant gardiste, mélange subtil entre un Ridley Scott et Jodorowsky; l'écrivain particulièrement éclectique s'avance même sur des terres historiques telles que Les carnets de Darwin se déroulant en Angleterre fin du 19ème.

Au niveau du dessin, Manolot Caro est connu pour "El hombre con miedo" et "Kung fu Kiyo. Son trait s'embarrasse peu de détails, ces derniers étant floutés. Il privilégie les plans rapprochés de face et de profil. Malgré un trait homogène et plutôt de qualité, certains profils font peine à voir. A commencer par la page 4, illustrée au dessus, l'avant dernière case de la planche où l'on aperçoit la copine de Viktor Goransson, celle-ci de dos, parait non seulement être un homme, mais aussi avoir pris 40 ans d'âge en une seconde. Autre exemple marquant se trouve en page 14, avec deux éléments qui frappent d’entrée de jeu : le personnage de Micky sur la 5ème case affiche un rictus disproportionné ainsi que des yeux fermés, or il est en colère, assez troublant que d'émettre un discours sous l'effet de la colère les yeux complètement fermés. Mais bon, d'une manière générale, reconnaissons tout de même le talent de Manolot qui parvient à justifier sa présence pour ce tome. Malheureusement, il n'atteint pas le niveau structuré et minutieux de ses prédécesseurs, auxquels il faut avouer leur parfaite symbiose avec le scénariste.

La palette de couleurs d'Alex et Mirabelle encadrent judicieusement le contenu des bulles. Les couleurs verdâtres comme le montre la couverture, démontrent la justesse de leurs méthodes habilles et raffinées.

Les avis seront certes partagés pour cette conclusion. Certains d'entre vous s'attendaient certainement à un calibre de plus haut niveau, d'autres seront satisfaits sans plus. Un avis moyen pour ce 6ème opus, mais une note élevée pour l’intégralité de cette série culte.

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Coq de Combat

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Écrit par capitolbelgium dans Chroniques de Coq de combat. | Commentaires (2) | Tags : millenium, runberg, man, dupuis, 092015, policier, 610 |  Facebook | |

20/11/2015

Les Nombrils - tome 7 - un bonheur presque parfait

les nombrils, delaf, dubuc, dupuis, humour, 09/2015,les nombrils, delaf, dubuc, dupuis, humour, 09/2015,Scénario : Maryse Dubuc & Delaf

Dessin : Delaf

Éditeur : Dupuis

48 pages

date de sortie : septembre 2015

genre : humour, tous publics

 

En 2004, les Québéquois Marc Delafontaine (Delaf) et Maryse Dubuc donnèrent naissance à cette série humoristique qui raconte la vie de trois adolescentes, unies par une amitié à géométrie variable (elles sont pestes !) : Karine, la grande un peu maigre, trop gentille, dont les deux autres se servent comme faire-valoir, mais qui va beaucoup évoluer et s’affirmer au fil des tomes ; Jenny, la bombe rousse au QI de pétoncle ; Vicky, la bombe brune manipulatrice et prétentieuse.

A l’origine, cela devait être un roman. Mais ce fut une BD initialement destinée au public majoritairement masculin du magazine Safarir, avec ses héroïnes hypersexualisées. Et au bout de six planches, cet univers s'est exporté chez Dupuis où il a finalement conquis un large public, enfants, ados, parents. Je découvre que c'est un succès fou, au point qu’un film avec de vrais acteurs ET un film d’animation sont prévus et devraient sortir en 2016 !

Dans le cadre d’une comédie romantique façon soap-opera pour jeunes à savourer en canapé le soir après les cours / en rentrant du boulot, en grignotant des chips et en buvant du coca, les intrigues, qui tournent principalement autour des jeux de séduction entre adolescents, traitent avec un humour décapant cru, bien dans la ligne outre-atlantique, de thèmes qui préoccupent tout un chacun au niveau de son nombril : l’orientation sexuelle, l’être et le paraître, la loyauté et le mensonge (envers soi ou les autres), mais aussi l’alcoolisme, la drogue, le crime…

J'ai été un peu perturbée au début par la définition de la cible et me suis demandé à qui j’avais à faire : des ados ? des adultes ? Je les ai d’abord situés dans la 1ère saison de Friends, avant de pouvoir, après plusieurs pages, les resituer comme les lycéens qu’ils sont et mettre de côté cette ambigüité qui finit par se faire oublier. Chaque lecteur, selon son âge et ses préoccupations, peut trouver là-dedans de quoi se distraire et réfléchir (toujours au niveau de son nombril, s'entend).

Et pour finir, j’avoue, j’aime assez, et même beaucoup. Il y a de la matière, du texte, un dessin plutôt agréable avec plein de détails, c’est souvent drôle, chaque page-gag indépendante s’inscrit comme le nouvel épisode d’une intrigue qui fait évoluer ses personnages… A défaut de s’y reconnaître on peut en sourire… Oui, vraiment, j’aime bien… ça détend !

Bon sang ! Il me faut les saisons précédentes !

 

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Virgule

25/10/2015

Les chroniques courtes( 78) Sillage T18 Psycholocauste,Monika T2 :Vanilla Dolls,Amours fragiles T7.

sillage t18.jpgSillage T18 Psycholocauste.

Dessinateur : Philippe Buchet

Scénariste : Jean David Morvan

Editeur : Delcourt -Neopolis

Sortie : 23 septembre 2015.

Genre : SF.

Il y a un second être humain officiel à bord de Sillage et le conseil doit voter s'il lui accorde ou non la citoyenneté sillienne. Nävis l'espère vivement et prend ses responsabilités pour le convaincre. Mais très rapidement, cette préoccupation devient secondaire car un virus extrêmement puissant provenant de l'ornosphère convoité par le Magister et récupéré par Bobo.

« C’était déjà un enfer, ici…c’est devenu l’apocalypse ! »

Inutile de faire une longue chronique car si vous êtes au tome 18, soit vous aimez la jolie frimousse de Navis soit vous achetez pour compléter votre collection. A croire qu’on a été contaminé à la base. Cet album m’a fait penser à un film catastrophe où notre « agence tous risques » va sauver le convoi grâce à un beau travail d‘ équipe.

La trame générale avance, elle, à petits pas.

La partition graphique est fidèle aux précédents tomes.

Cette petite chronique s’autodétruira dans deux poukrams de temps.

 

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a08-3e78906.gifDessin 

a06-3e788fc.gifGlobal.

  

Samba.

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Couv_253963.jpgPlancheA_253963.jpgMonika T2 :Vanilla Dolls.

Auteurs : March et Barboni

Editeur : Dupuis

Sortie : Octobre 2015

Genre : thriller érotique.

 

Par l'entremise de son ami Théo, la belle Monika monte sur scène aux côtés des Vanilla Dolls. Cette nouvelle performance masquée la trouble autant qu'elle l'épuise. Mais les Brigades Crucis veulent toujours accomplir leur rêve dévoyé d'un nouvel Occident .

« Un occident des origines, pur, débarrassé des scories humanistes, une nouvelle hyperborée »

 Mon avis.

 Quand on ouvre ce diptyque, on ne peut qu’être ébloui par l’esthétisme à la fois glaciale et sensuel du graphisme de Guillem March.  Ajoutez y une colorisation remarquable, on aurait dû avoir le thriller érotique  de l’année .Malheureusement, le scénario est digne d’une bonne débandade .Il se révèle très peu crédible (Monika est la petite amie du ministre de l’intérieur, comme c’est pratique, Monika connait un génie de la robotique capable de réaliser un humanoïde doué de sentiment, une première mondiale, sa sœur est aliénée par une idéologie toxique digne des pires sectes….franchement qui peut y croire avec un caractère aussi trempé ?)Les dialogues sont aussi trop cliniques et manquent de chaleur, un comble pour ce genre de BD. 

Au final, une belle impression de « peut mieux faire ».

 

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a08-3e78906.gifDessin 

a06-3e788fc.gifGlobal.

 

 

Samba.

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sillage,monika,buchet,morvan,delcourt,barboni,march,dupuisAmours fragiles T7 En finir..

Auteurs : Beuriot et Richelle.

Editeur : Casterman.

Sortie : 26 aout 2015.

Martin a été blessé sur le front de l'Est. Après sa convalescence, et grâce à quelques appuis, il est caserné en Allemagne, loin des combats. Se croyant à l'abri, il ignore qu'un danger encore plus grand le menace : il se trouve au sein d'un nid d'opposants au Führer qui préparent la funeste opération Walkyrie.

«  Nous aimerions vous poser deux ou trois questions.. »

Encore un album très plaisant à lire. Après le front de l’est, voilà le front intérieur tout aussi dangereux pour Martin vu son application dans l’opération Walkyrie. On sent bien la tension qui règne et les comportements qui traversent cette Allemagne de 1944.

« Amours fragiles » mélange habillement la grande Histoire avec la petite, à suivre assurément !

a07-3e78901.gifDessin 

a09-3e78912.gifScénario 

a08-3e78906.gifGlobal  

 

 

Samba.
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08/07/2015

YOKO TSUNO - Tome 27: Le secret de Khâny.

Yoko Tsuno, Leloup, Dupuis, 8/10, fantastique, science-fiction, aventure, 06/2015Yoko Tsuno, Leloup, Dupuis, 8/10, fantastique, science-fiction, aventure, 06/2015Dessin & scénario: Roger Leloup

Sortie : 05/06/2015

Editions Dupuis

48 pages – Cartonné

Fantastique, science-fiction, aventure

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) : La nuit est tombée sur Loch Castle Cottage et ses habitants. Mais tous ne dorment pas... Yoko et Émilia sont dehors au moment où un étrange engin volant les survole et, d'un rayon fulgurant, frappe Yoko à la tête. Dans un réflexe de survie, Émilia désintègre l'engin qui explose et s'écrase dans le Loch. Peu de temps après, Khâny apparaît dans son vaisseau spatial et explique à Yoko que l'engin l'a prise pour elle, à cause de l'alignement de leurs ondes de pensée. Elle lui révèle une info étonnante : chargée de veiller sur les Vinéens qui dorment en léthargie sous la terre et d'assurer leur retour sur Vinéa, Khâny a découvert parmi eux une adolescente à qui on a insufflé des connaissances très particulières, à savoir un programme de "purification" capable d'éliminer microbes et bactéries de la surface de la Terre pour permettre aux Vinéens de s'y installer sans danger. Ce programme, sinistre héritage de l'infâme Karpan, aurait donc le pouvoir d'éliminer toute vie terrestre ! Plus grave encore : l'adolescente a réussi à fuir son caisson pour se réfugier sur Mars où un accélérateur-lanceur pointé sur la Terre pourrait réaliser, à titre posthume, l'horrible dessein de Karpan. Pour aider son amie vinéenne, Yoko va prendre tous les risques et se lancer dans cette aventure sans se douter que Khâny lui cache un autre secret...

Yoko Tsuno, Leloup, Dupuis, 8/10, fantastique, science-fiction, aventure, 06/2015

 

 

« -Karpan ! Qu’a-t-il prévu pour nuire ? -« Purifier » la Terre, en y éliminant microbes et bactéries, afin de permettre aux Vinéens de sa horde de conquérir sa surface sans danger ! ».

 

 

 

Yoko Tsuno, Leloup, Dupuis, 8/10, fantastique, science-fiction, aventure, 06/2015

 

 

Mon avis : Roger Leloup est belge et encore bien vaillant. Il affiche ses 81 printemps au compteur (né en 1933). Rien ne l’arrête et il continue à nous livrer à cadence régulière ses aventures de Yoko Tsuno. Il a fait ses études graphiques à Saint Luc à Liège. En 1950, il fait la connaissance de Jacques Martin pour lequel il travaille sur « l’Ile Maudite ». En 1953, il entre aux studios Hergé tout en continuant de travailler pour Jacques Martin. Il se spécialise dans les dessins techniques. Il va encore collaborer avec d’autres dessinateurs. En 1968, il pense à lancer sa propre série et en vient à créer le personnage de Yoko Tsuno. Il a un accord avec Dupuis et quitte les Studios Hergé en 1969.Au fil des ans, il va faire grandir son personnage et via celui-ci développer la culture japonaise. Le succès de son personnage féminin (rare à l’époque) ne va jamais être démenti !

Yoko Tsuno, Leloup, Dupuis, 8/10, fantastique, science-fiction, aventure, 06/2015

En refermant ce livre, ma première réaction a été de me dire que Roger Leloup ne faiblit pas dans la réalisation de ses albums. Ce 27eme tome de la série est parfait au niveau du dessin qui est toujours aussi réussi et sous contrôle. Roger Leloup reconnait lui-même qu’il dessine toujours aussi bien et qu’il y trouve même de plus en plus de facilité. Les personnages sont bien rendus ainsi que les décors et les vaisseaux spatiaux. On retrouve ainsi le spécialiste de la technique et des sciences. C’est bien transposé et c’est crédible pour le lecteur « lambda » de base. Le scénario est d’autre part caractéristique de  l’auteur, c’est–à-dire un récit de science-fiction, de fantastique et d’aventure qui tient la route et emporte le lecteur sans difficulté. Notons cependant les nombreux dialogues qui agrémentent la narration. Ce n’est pas bavard comme « Blake et Mortimer » mais nous sommes dans un récit technique qui demande un minimum de mises au point, de dialogues, d’autant plus que cela ne manque pas de rythme et d’action.

Yoko Tsuno, Leloup, Dupuis, 8/10, fantastique, science-fiction, aventure, 06/2015

En conclusion, pour ma part, j’ai bien aimé cette lecture mais je ne cache pas que par moment il faut mieux être seul et ne pas être dérangé  pour suivre confortablement le déroulement de l’action. Il faut s’investir dans le récit pour le suivre et le comprendre. Je pense que cet album n’est pas vraiment pour de jeunes enfants mais plutôt pour des adolescents et des adultes. Non, ce n’est pas un album d’humour mais un vrai album de genre, de fantastique, de science-fiction.

 

 

a08-3e78906.gifDessin

            

a07-3e78901.gifScénario

      

a08-3e78906.gifMoyenne     

 

 

Liens vers la fiche technique de l’album chez Dupuis : ICI.

 

 

Capitol.

 

Yoko Tsuno, Leloup, Dupuis, 8/10, fantastique, science-fiction, aventure, 06/2015