07/05/2016

La trajectoire des vagabonds

1.jpg5.jpgScénario et dessin :

Serge Annequin

Editeur : EP, Emmanuel Proust

88 pages – cartonné

Sortie : 27 avril 2016

Roman graphique–thriller psychologique

 

Présentation de l’éditeur :

Début d'été, Banjo traverse la France du nord au sud pour écrire l'histoire d'un chercheur de trésor. En chemin, il croise Syd, une jeune Finlandaise à la beauté androgyne. Cette rencontre sera le point de départ d'un curieux jeu de séduction. Mais lorsqu'un troisième protagoniste s'invite dans la danse, le doute s'installe et la réalité vacille...

Des mystérieuses forêts du Pilat au mythique village de Rennes-le-Château, la trajectoire des vagabonds se teinte de rouge sang.

2.jpg

 

Mon avis :

Avec ce scénario existentialiste, Serge Annequin signe un thriller psychologique, un road-trip de province, dont la trame narrative tisse de façon habile une toile de faux-semblants qui assure un suspens intense. Par petites touches très suggestives, les secrets des différents protagonistes de l’histoire, agrémentés de leurs rêves et cauchemars peuplés de fantômes, se dévoilent avec une lenteur calculée jusqu’au dénouement final. Le sentiment de malaise et d’ambiguïté ne quitte jamais le lecteur qui reste jusqu’aux dernières cases pris dans les interrogations et les pistes d’interprétations semées par un auteur décidément bien inspiré.  

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Le dessin, libre, léger, simple et stylisé, ajoute un surcroît de fragilité et de décalage à des ambiances parfois glauques, mais toujours intimistes de ce jeu de piste(s) sanglant. La colorisation participe à la cohérence harmonieuse d’une atmosphère pourtant angoissante.

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La force suggestive et le climat pesant font de ce polar, au ton très personnel, un excellent moment de lecture. Les indices semés par le petit chaperon rose sur la route rouge sang de la couverture, les mystères qui entourent le curieux modus operandi du serial killer sont accompagnés d’une bande-son particulièrement judicieuse (un minimum de connaissance de l’anglais est requis). Au-delà des apparences, de l’aspect anodin de certaines scènes, de leur dimension légèrement fantastique et onirique, la construction de ce roman graphique réussit à entretenir le doute du lecteur tout en lui laissant des opportunités d’interprétations et de construction d’hypothèses.

 

 a07-3e78901.gifDessin

a08-3e78906.gif      Scénario

a08-3e78906.gif      Moyenne

 

Le site internet des Editions Emmanuel Proust : ICI

 

Skippy.

09/04/2016

Carmilla

c1.jpgc3.jpgScénario et dessin : Pascal Croci

Sortie : 27 janvier 2016

Editeur : Emmanuel Proust

64 pages – cartonné

Roman graphique – Fantastique

 

Présentation de l'éditeur :

Au XIXe siècle, deux jeunes filles nobles se découvrent dans les sombres forêts de l'Europe de l'Est un lien ancien et troublant. Laura et sa cousine Carmilla en proie à une mystérieuse fatigue et à la maigreur évoquant l'anorexie, s'observent au coeur des ruines des châteaux. Leurs destins s'avèrent irrémédiablement enchaînés...

Librement inspiré du roman de Sheridan Le Fanu

carmilla,croci,emmanuel proust,27 janvier 2016,roman graphique,fantastique

Mon avis :

Publié en 1872, 25 ans avant le Dracula de Bram Stoker, Carmilla de l’écrivain irlandais Joseph Sheridan le Fanu, est la source littéraire à l’origine de la mode du mythe du vampire dans la fiction. La bande dessinée n’est pas en reste et deux adaptations de ce texte bien connu des amateurs d’histoires de vampires figurent dans les catalogues des éditeurs. En voici une troisième.

carmilla,croci,emmanuel proust,27 janvier 2016,roman graphique,fantastique

Le romantisme exacerbé du scénario confère à ce récit rédigé à la première personne une aura empreinte de sensibilité, mélange étrange de bizarrerie et d’érotisme diffus. La mise en page est très aérée : de larges cases rectangulaires alternent avec des dessins sur une pleine page, voire une double page.

carmilla,croci,emmanuel proust,27 janvier 2016,roman graphique,fantastique

Du point de vue graphique, la version de Pascal Croci, qui a déjà adapté le Dracula de Bram Stoker, est particulièrement remarquable pour ses ambiances enneigées, ses taches de couleur. Son talent d’illustrateur force le lecteur à la contemplation plus qu’à la lecture. On a l’impression d’être face à des tableaux plutôt que face à des cases, face à un objet esthétique plutôt que face à un album BD.

carmilla,croci,emmanuel proust,27 janvier 2016,roman graphique,fantastique

 

On sort comme envoûté de la lecture de cette délicate oeuvre poétique et sensuelle.

 

 

 a07-3e78901.gifDessin

a07-3e78901.gifScénario

a07-3e78901.gifMoyenne

 

Le site internet des Editions Paquet et Emmanuel Proust : ICI

 

 Skippy.

 

25/11/2015

Diosphère

diosphere.jpgdisphere t1.jpgAuteurs : Juliette Fournier et Jean-Gaël Deschard.
Editeur : EP
Sortie : 26 aout 2015
Genre : jeunesse

Le résumé.
Diosphère, un univers poétique, étrange et inquiétant... Un monde souterrain habité d'espèces parfais accueillantes et parois effrayantes. A peine sortis de "l'oeuf", ignorants de ce qui les entoure, Aaran et Norodji partent à la recherche de leurs semblables... Une exploration initiatique pour ces êtres naïfs qui ont tout à apprendre dans 1a découverte de ce nouveau monde.


Notre avis.
dio.JPGVoilà bien le genre d’album qu’aucun de mes chroniqueurs n’est preneur.
Je regarde sur le net pour avoir un peu d’info sur cet album et je remarque que sur BDgest ce Diopshère date de février 2012 mais je ne trouve aucune chronique nulle part pour me donner une idée du public cible.
C’est presque un album fantôme cette affaire .Bon, en l’ouvrant, je me rends compte qu’il s’agit d’une BD pour un jeune public. Bref, je décide de la donner à ma filleule de 10 ans Gaëlle pour avoir son avis.
Voilà donc son ressenti.
Sa première impression est que le vocabulaire utilisé n’est pas des plus simples. En effet des termes comme métaphysique ou paradigme ne sont pas évidement à assimiler pour un jeune public .Ensuite, elle me fait remarquer qu’il y a beaucoup de passages très bavards.. Des blablabla comme elle dit plus simplement. En m’expliquant l’histoire (très imaginative et originale), je constate que les auteurs y ont placé des thèmes assez forts comme l’acceptation de la différence et la traite des animaux.
Sinon, elle a beaucoup aimé le dessin, on y trouve tout ce qu’une jeune fille apprécie, de belles couleurs, un trait fin avec des personnages élégants .C’est assez féérique à contempler. Ce qu’elle adore surtout, c’est le lexique en fin d’album qui explique les différents signes qui parsèment l’album. Un bel objet en définitive qu’on aime avoir dans les mains.
En débriefant, on en vient à la conclusion que cette BD est plutôt destinée à des ados de 15-16 ans. En tout cas, Gaëlle m’a dit qu’elle le relira pour essayer de mieux comprendre l’histoire mais bon pas tout de suite.
Voilà sa cotation
05-3e731b2.gifDessin 

a06-3e788fc.gifScénario 

a08-3e78906.gifGlobal 

Gaëlle et Samba.
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01/04/2014

Emmanuel Proust finalement repris par un groupe russe.

LogoEmmanuelProust.pngOn croyait la transaction définitive avec le rachat des éditions Emmanuel Proust par le groupe Paquet mais c’était sans compter sur une close de surenchère. On apprend que ce matin, le groupe russe Pravda (la vérité) a fait une offre bien supérieure à celle du groupe Paquet.

Mais qui se cache derrière ce groupe ? Selon des sources bien informées, la Pravda seraitpravda_logo.jpg très proche du Kremlin et celle ci agirait sous ses directives.  On peut imaginer que les autorités russes après avoir contrôlé l’opinion russe en muselant tous les médias voudraient étendre cette tactique  à l’ensemble de la zone Euro et donc ils prennent tout ce qui est disponible, Emmanuel Proust était une proie facile. A noter que cette transaction s’est faite sans l’avocat de chez Paquet parti en tournée en orient et malheureusement disparu avec le vol MH370 de la Malaysia airlines.

malaysian-airlines-flight-mh370-wikimedia-commons.jpg

 

En off, ses nouveaux dirigeants ont déjà annoncé quelques changements notamment dans les titres du catalogue EP.

Amérikka devient  Russia.

Gabrielle B -> Vladimir P.

Si dieu le veut -> Si Poutine le veut .

Le tsar fou -> le tsar.

Un conte de l’Estaque -> Un conte de Crimée.

Par contre aucun changement pour last days of américan crime ou pour une balle dans la tête.

emmanuel proust,1er avril,poisson

 

Ils annoncent aussi la création d’une nouvelle collection avec des auteurs russes sous le nom de « Sébastopol ».

Le logo sera également modifié, on parle en coulisse d’un petit judoka au lieu des initiales EP.

Que de changement en perspective. 

 Za vache zdorovie à eux !

 

Écrit par Samba dans Actualité | Commentaires (5) | Tags : emmanuel proust, 1er avril, poisson |  Facebook | |

27/07/2013

Ontophage T3 :Un jour sans matin…

Ontophage3d.jpgOntophage3.jpgAuteur :Piskic.

Editeur : Emmanuel Proust.

Sortie :07/2013.

 

Perpignan, 1867.

Un sentiment de crépuscule règne sur le mas familial des Lloancy. Quel terrible secret repose sous les cendres du passé ? Et à qui se fier au sein de cette famille aux multiples facettes ? Une lignée rongée par les illusions perdues et le doute. Tristan Sphalt, journaliste pour Le Petit Journal espère trouver là le point de départ des drames inexpliqués qui secouent Paris depuis quelques mois. La menace rôde et Tristan devra rapidement discerner la vérité des apparences avant que l'irréparable ne se produise... ""Tristan, mon ami... Si vous n'y prenez garde, ses yeux vous brûleront la peau et calcineront le coeur..."

Le mal est entré.

 

Ce qui frappe en premier lieu  en ouvrant ce tome 3, c’est  la colorisation nettement plus lumineuse que les albums précédents. Il faut dire aussi que notre héros arrive à Perpignan  synonyme de soleil et de clarté. Sinon, le dessin est fidèle à lui-même  avec toujours cette belle mise en page moderne. On a aussi toujours droit à une convaincante immersion d’époque avec notamment cette belle double  plage traditionnelle détaillée et envoutante. 

Pour l’histoire, le mystère est toujours de mise. Je dois bien avouer que je nage toujours complètement dans la semoule pour avoir un début d’explication. Cette série doit se prendre comme un grand puzzle et tant que la dernière pièce ne sera pas jouée, point de salut pour le lecteur. Sinon, munissez vous d’un herbicide poissant car une mauvaise herbe revient sans cesse « le D’Onfroy » . Bon, il y a tellement de trucs étranges dans cette affaire que j’attends le dénouement fébrilement pour pouvoir  enfin éclairer ma lanterne.

Sinon je vous livre un petit lexique de divers termes  de  ce tome3.

 

Vie orphique : vie sage et réglée par l'amour de la vertu, telle qu'on l'attribuait à Orphée.

Anchoïade : Purée d'anchois à l'huile d'olive.

Cénotaphe : Tombeau vide.

Aspiole : personnage possédant un pouvoir magique  .

Théodicée :  Essai philosophique qui plaide la cause de Dieu face au mal.

Lèvres cinabrines : lèvres de couleur rouge vermillon

 

Voilà, vous êtes aptes maintenant à attaquer ce tome 3 de cet Ontophage qui garde encore bien ses secrets.

 

 

a08-3e78906.gifDessin

a06-3e788fc.gifScénario 

a07-3e78901.gifGlobal.

 

Samba.

On en parle dans le mas.

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22/02/2013

Les lutins et le cordonnier

les-lutins-et-le-cordonnier-bd-volume-1-simple-46461.jpglutinsetcordonnierverso.JPG

« Les lutins et le cordonnier »

Tome 1

Scénario : Martin Powel    d’après un conte de Grimm

Dessins : Pedro Rodriguez

Couleurs : Pedro Rodriguez

Traduction : de l’anglais (USA) par Benjamine des Courtils

Dépôt légal : Janvier 2013

Editeur : Emmanuel Proust Editions pour l’édition française

Collection : EPJeunesse

Format : 17 x 26 cm

ISBN : 978-2-84810-415-7

Planches : 32


Résumé :

 

 

Il était une fois, un pauvre cordonnier qui fabriquait les meilleures chaussures de la contrée, hélas, comme il n’était pas riche, il se retrouva bientôt avec une seule pièce de cuir à travailler.


Il prépara tout son attirail pour le lendemain et fila se mettre au lit… Le lendemain matin, miracle, les plus mignonnes petites chaussures l’attendaient dans son atelier… Elles furent  aussitôt achetées par une cliente fortunée.


Avec l’argent, le pauvre cordonnier pu se réapprovisionner en cuir…. Le soir, il prépara à nouveau son matériel pour confectionner ses chaussures dès le lendemain….  Et le miracle se reproduisit…

 

 

lutins et le cordonnier,powel,rodriguez,emmanuel proust,jeunesse

Mon avis :

 

Les personnages semblent arriver tout droit de l’équipage du  Mayflower, et les couleurs restituent l’univers de Brueghel et ses scènes champêtres.

 

C’est un conte très connu, et bien agréable à lire, Martin Powel prend quelques libertés avec le conte initial, mais la morale est sauve. Le pauvre cordonnier si généreux, vivra heureux et riche jusqu’à ses derniers jours.

 

Je reste sur ma faim, question lecture, 32 pages c’est un peu court.

 

C’est un album parfaitement accessible aux débutants en BD, et qui a sa place dans une bibliothèque scolaire en classe élémentaire.

 

 

 

Ma note :

 Scénario : 6/10


 Dessin : 7/10


Moyenne : 6.5/10

 Planante

 

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13/01/2013

INTERVIEW DE GIHEF ET VANDERS (LIVERFOOL)

Capitol, Interview, Gihef, Vanders, Liverfool, Emmanuel Proust, 01/2013Capitol, Interview, Gihef, Vanders, Liverfool, Emmanuel Proust, 01/2013A l'occasion de la sortie de "Liverfool" chez Emmanuel Proust éditions, SambaBD a pu interviewer les auteurs de cette magnifique biographie rock consacrée au premier manager des Beatles. Gihef (scénario) et Damien Vanders (dessin) se sont pliés avec application à cet exercice.Au final,une interview détaillée et quelques informations très intéressantes.

Pour rappel: notre chronique est parue  sur le blog le 25 décembre 2012: ICI


SambaBD: Comment s'est mis en place ce projet Liverfool? Une passion commune pour les Beatles?

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013Gihef : Oui et non. Une passion commune pour la musique et le vintage, plus probablement. Ce qui a été le déclencheur de cette histoire, c’est bien son personnage central, Allan Willliams, bien plus que les Beatles dont j’apprécie la musique mais sans en être fan absolu pour autant.

En fait, c’est suite à une discussion avec un ami et ancien éditeur, Daniel Bultreys, que le projet a vu le jour.  Lors d’un séjour à Liverpool, il a croisé le vrai Allan dans des conditions assez semblables à celles décrites au début du récit. L’anecdote m’intriguait et en me renseignant sur le personnage, j’ai pensé que ce serait sympa de lui faire une petite place sur le podium beatlesien.

On a  très peu parlé de cette période pré-Beatlesmania et je pensais que c’était un point de vue intéressant que de mettre Williams en avant. L’air de rien, c’est lui qui les a envoyés à Hambourg avant qu’ils ne rencontrent le succès planétaire qu’on leur connaît aujourd’hui.

Mais au-delà de ça, ce qui m’intéressait davantage, c’était d’essayer de relater le parcours chaotique d’Allan avant et après sa rencontre avec les garçons.

Comment a-t-il pu laisser filer les Beatles et comment l’a-t-il vécu ?...


capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Quelles ont été vos sources d'inspirations principales pour réaliser cet album? Est-ce la lecture de The fool on the Hill" sur Allan Williams? Est-ce une visite à Liverpool?...

G : Oui, « The Fool on the Hill » a été un des points de départ, mais plus particulièrement l’autobiographie d’Allan Williams, « The man who gave the Beatles away ». Et puis énormément de documents vidéo, reportages, interviews, etc…

 

SambaBD: Comment avez-vous travaillé avec Vanders au niveau du dessin et du scénario? Que pensez-vous du travail Graphique de Vanders sur Liverfool?

 G : Damien a été le premier et unique choix pour cet album.

Nous sommes amis de longue date et désirions faire quelque chose ensemble depuis quelques temps. Lorsque j’ai commencé à développer le projet, je lui en ai parlé et il a immédiatement été emballé.

Nous avons ensuite travaillé ensemble sur la structure du récit et les anecdotes amusantes à y intégrer, ainsi que l’aspect graphique de certaines séquences.

Son dessin a immédiatement collé à l’ambiance qu’on voulait. Sa technique de lavis permettait de plonger davantage dans le Liverpool de la fin des années 50.

On y entre comme dans un bon vieux film en noir et blanc.

 

SambaBD:Quel est la part du réel, quelle est la part de votre imagination dans le scénario?

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013G : La plupart des grands événements décrits dans l’album sont authentiques. J’ai parfois pris des raccourcis pour les lier entre eux et me suis permis quelques écarts.

Par exemple, la rencontre avec Pete Best ne s’est pas déroulée du tout comme je l’ai décrite. En fait, il s’agissait d’un autre batteur qui n’intégrera finalement pas le groupe. Mais nous trouvions l’anecdote amusante et voulions l’utiliser. Elle était surtout plus intéressante que l’histoire originelle de la rencontre avec le batteur qui les accompagnera à Hambourg avant d’être remplacé par Ringo Starr.

 

SambaBD: Avez-vous eu un retour sur votre travail venant du monde musical, venant d'Angleterre, venant de Liverpool?

G : Pas vraiment. C’est encore un peu tôt. Mais nous bénéficions de bons retours de la part de la presse spécialisée rock. Ce qui est déjà une petite victoire en soi.

 

SambaBD: Avez-vous dû demander l'accord d'Allan William pour raconter une partie de sa vie? Y a –t-il eu des problèmes de droits d'auteur en réalisant ce biopic que ce soit avec Allan Williams ou les Beatles (ou leur ayant-droits) ?

G : Non. Nous avons beaucoup hésité et nous sommes posés la question dans tous les sens avec l’éditeur. Mais il s’avère que dans la mesure où il s’agit d’un récit romancé, cela ne pose pas vraiment de problème. De plus, il y a déjà eu une belle brochette de bandes-dessinées dédiées aux quatre de Liverpool.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Y aura-t-il une suite à Liverfool? Etes-vous prêt à continuer de travailler sur des projets dans le genre "Biographie rock"?

G : J’aimerais beaucoup continuer à travailler sur ce genre de matériel. Mais le souci principal est qu’il y a très peu d’éditeurs intéressés par ce type de projet.

Ce n’est pas aussi rentable qu’une série avec des dragons, des chevaliers ou des zombies nazis.

 

SambaBD: Emmanuel Proust éditions est une maison d'édition qui monte, qui fait parler d'elle au niveau éditorial. Qu'est ce qui vous a amené à travailler avec eux? Ont-ils une façon spécifique de travailler avec les auteurs?

G : A la base, on aurait dû le faire chez Glénat. Comme Daniel Bultreys, à l’époque éditeur chez eux, était à l’origine du projet, il nous semblait évident de le réaliser avec eux. Mais ça a coincé en haut lieu et on s’est retrouvé à la case départ avec le projet sous le bras.

On l’a donc envoyé un peu partout, comme ça se fait habituellement, et Emmanuel Proust a été le premier (et le seul) à y croire et nous a signé.

Avec le recul, je me dis que c’est une très bonne chose. Nous n’aurions pas bénéficié d’autant d’attention chez un gros éditeur. Emmanuel est un éditeur indépendant, et il travaille comme tel.

Lorsqu’il signe un projet, c’est un coup de cœur. Il le suit du début à la fin et je dois avouer que sa présence et ses encouragements nous ont été fort bénéfiques.

Néanmoins, il nous a laissé le champ libre quant à notre façon d’envisager le récit. C’est un éditeur attentif mais pas intrusif et ça m’a beaucoup plu de travailler dans ces conditions.

Lorsque le dossier a atterri sur son bureau, nous savions déjà exactement ce que nous voulions faire et comment nous voulions le faire.

Il est rare qu’un éditeur ne reformate pas un projet à son goût aujourd’hui, juste pour le rendre plus « commercial » (enfin, dans son esprit et selon ses critères).

Ca n’a jamais été le cas de Proust et je tiens à l’en remercier encore une fois.

 

Des questions plus personnelles maintenant:

 capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013A GIHEF :

 

SambaBD: Vous avez une solide expérience de dessinateur (Enchaînés, Haute sécurité,…), vous êtes maintenant scénariste (Mister Hollywood, Skipper,…), Qu'est ce qui vous pousse à porter l'une ou l'autre casquette?

G : Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. Des récits de tous genres : thriller, S-F, fantasy, drame ou comédie…

Il est arrivé un point dans ma carrière où je ne m’épanouissais plus vraiment en ne faisant que dessiner.

J’avais des envies, mais qui ne correspondaient pas nécessairement à mes capacités graphiques.

L’avantage de travailler avec d’autres dessinateurs, c’est que je peux partir dans n’importe quel genre sans avoir à me soucier de comment je vais réaliser telle ou telle séquence. C’est le dessinateur qui s’en chargera.

Bien entendu, je ne pars jamais à l’aveuglette. Chaque scénario est écrit pour LE dessinateur avec lequel je travaille.

Comme jusqu’à présent, j’ai eu la chance de ne travailler qu’avec des amis que je connaissais déjà très bien, j’ai toujours fait du sur mesure.

En outre, je refuse catégoriquement de ne me cantonner qu’à un seul genre.

C’est le gros souci des auteurs de BD (et probablement d’autres artistes dans d’autres disciplines) aujourd’hui : on est vite catalogués.

Comme j’ai essentiellement réalisé des thrillers contemporains jusqu’à il y a peu, les gens m’attendent dans ce genre exclusivement.

Ce qui me gêne le plus, c’est que ça ne correspond pas du tout à ma personnalité.

Bien sûr, je suis friand de thrillers et de polars, mais aussi de plein d’autres choses.

J’avais lu une interview de Quentin Tarantino à une époque où on lui demandait quel genre de film il aimait. Il était incapable de répondre. Il a dit très justement qu’il était fan du Cinéma en général, que ce soit des comédies romantiques, des films de guerre, des westerns, des thrillers…

Et je partage pleinement son avis.

Je suis fan d’histoire(s), point barre. Mes goûts reflètent un éclectisme qui m’est absolument nécessaire.

Par exemple, en cinéma, je peux passer d’un Jim Carrey bien débilos à du David Lynch ou du Woody Allen. Pareil en musique, où mes goûts oscillent entre Dean Martin, Ice Cube, Marilyn Manson et les Beatles.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Que devient votre série "Haute sécurité"? Est-il prévu une suite?

G : Non, la série est terminée au sixième tome.

 

SambaBD: Sur le communiqué de presse de Emmanuel Proust éditions, votre curriculum vitae mentionne je cite: "Il remplace Jean Dufaux sur le spin off de la série culte "Jessica Blandy". C'est un scoop! Allez-vous reprendre le scénario de "La route Jessica"? Pouvez-vous nous en dire plus?

G : C’est un peu plus compliqué que ça… Au départ, Jean ne désirait plus continuer la série mais Renaud en éprouvait encore l’envie. Jean lui a donc permis de continuer s’il trouvait un scénariste pour la reprise. Renaud s’est donc tourné vers moi car il avait lu le premier Mr Hollywood et savait que j’avais des envies de plus en plus fortes d’écriture. Mais le projet a pris une tournure légèrement différente dans la mesure où nous nous attardons davantage sur le couple de tueurs (Soldier Sun et Agripa) et avons laissé un peu de côté le fil rouge « Jessica ».

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013Il s’agit donc presque du spin-off d’un spin-off. Je ne voulais pas reprendre la même dynamique que Jean sur mon histoire, j’aurais été taxé de faire du réchauffé. C’est donc sous un angle un peu différent que nous entrons dans l’univers créé par Renaud et Dufaux. D’ailleurs, même le titre a fini par changer. Nous sommes passés de « La Route Jessica » à « Crotales ».

Les deux tomes sont terminés depuis plusieurs mois et ils devraient sortir courant 2013.

 

SambaBD: Que pensez vous de la problématique des série "spin off"?

G : C’est drôle car j’en ai parlé tout récemment avec un ami auteur. Je ne comprends qu’à moitié ce choix  éditorial généralisé. Il est certain qu’en lançant une série dérivée d’un blockbuster, on diminue le facteur risque de se casser la figure. Néanmoins, il est plutôt rare qu’un spin-off fasse mieux que la série originelle. Du coup, on est aussi certain de ne pas dépasser un certain chiffre.

En bref, on élimine le risque de vautrage, mais on diminue également celui d’un éventuel vrai succès.

De plus, on se retrouve de plus en plus avec un paysage culturel formaté et c’est vraiment dommageable à long terme. Mais j’imagine que du moment que les euros rentrent dans la caisse, ce n’est pas un réel problème pour les éditeurs dans l’immédiat.

 

SambaBD: Que pensez-vous du marché actuel de la BD?

G : Le sujet est vaste et honnêtement, je ne vois pas ce que je pourrais en dire d’intelligent. On nous parle de crise d’un côté, et on nous balance des chiffres tendant à prouver le contraire de l’autre.

On diminue le prix planche des auteurs, on restreint les tirages mais on augmente le nombre de titres.

Il y a quelque chose qui cloche dans tout ça et je ne suis pas certain que cela puisse se résumer en quelques lignes.

On va dire que c’est trop complexe pour moi.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Quels sont vos futurs projets?

G : Je travaille actuellement sur une série conceptuelle avec Alcante au co-scénario. Il s’agit de one-shots sur le thème de la théorie du complot.

Il y aura un dessinateur par album et Alcante et moi travaillons chacun sur nos récits en parallèle, en s’octroyant un droit de regard pour la cohérence générale de la série, mais nous ne nous marchons pas sur les pieds. C’est très confortable.

A nouveau, je travaille avec un ami qui m’est cher et qui plus est, un grand scénariste en devenir.

La série devrait paraître courant 2014 chez Delcourt. Nous commençons avec deux albums chacun.

 

En dehors de ça, j’ai quelques projets sous le coude avec des dessinateurs talentueux comme Antonio Lapone, Alexis Sentenac & Brice Cossu, Eric Lenaerts ou Mig qui sont en préparation ou déjà en attente de réponse chez les éditeurs.

J’ai aussi plusieurs idées de projets en solo que je suis en train de développer dans un genre où on ne m’attend pas : l’humour sous forme de gags.

Mais toujours rien de concret en ce qui concerne ces derniers.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013A Damien VANDERS :

 

SambaBD: Vous êtes originaire de la région de Lille (comme François Boucq), Est-ce difficile de travailler avec un belge? Existe-il une proximité qui facilite les choses ou les mentalités sont-elles déjà différentes?

Vanders: Gihef n'est pas un vrai belge.

Je sais qu'en disant ça je dévoile une partie de son identité secrète, mais on ne m'a pas bien laissé le choix.

Cela étant, j'ai eu beaucoup de chance, je ne sais pas comment ça ce serait passé avec un belge pur jus.

Plus sérieusement, Gihef est avant tout un ami, de longue date. On peut appréhender de travailler avec un ami. Au contraire, j'en ai été ravi et fier et la collaboration n'en a été que plus agréable.

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Vous avez dessiné "Back to perdition" en deux tomes chez Vents d'Ouest qui a eu plus qu'un succès d'estime, a été signalé par la critique. L'ambiance de l'histoire est très noire et très lourde. Est-ce votre style de prédilection ou simplement un travail indépendant et sans suite?

V.: Vu ce que j'avais pu faire avant avec Damien Marie – le scénariste – disons que c'est dans la même lignée, et en effet, le récit sans doute le plus noir et le plus dur de tous ceux que nous avons fait ensemble.

Je dirai que c'est un style, un genre, qui m'intéressent particulièrement et naturellement même. Je suis enclin a préférer les ambiances sombres et désespérées, où une certaine fatalité pèse sur l'ensemble des personnages.

Damien Marie aime explorer les noirceurs de l'âme et je l'y accompagne avec plaisir !

 Je ne sais pas aujourd'hui si je reviendrai à un récit aussi sombre, mais je ne le considère pas comme sans suite.

 

SambaBD: Quelles sont vos références graphiques, si vous en avez?

V.:Elles sont nombreuses, en BD, en photo, cinéma... certaines assez éloignées de ce que je fais, avec ce sentiment de « qu'est-ce que j'aimerais savoir dessiner/composer/raconter comme cet auteur » !

il faudra un jour que j'en dresse la liste pour pouvoir citer les auteurs que j'aime particulièrement... pas encore pour cette fois !

 

capitol,interview,gihef,vanders,liverfool,emmanuel proust,012013SambaBD: Qu'est ce qui détermine le fait de commencer une collaboration avec un scénariste?

V.: Oula... j'en ai eu peu dans ma vie. L'essentiel de ma bibliographie s'est faite conjointement avec Damien Marie – qui est aussi un « vieil » ami aujourd'hui. Nous avons fait connaissance sur notre premier album, Règlement de Contes.

Mais en général, c'est d'abord une envie de travailler ensemble et surtout un projet commun auquel je me sens sincèrement attaché, sans ça, je ne pourrais pas accepter, quand bien même le scénariste serait un ami. Il faut impérativement que le projet m'intéresse fortement.


SambaBD: Quels sont vos projets en cours?

V.: Plusieurs... j'ai des velléités de scénariste, j'ai quelques projets en tête et sur le papier dont j'aimerais mené au moins un en tant que scénariste et dessinateur.

Il se trouve que mes projets personnels sont plutôt dans une veine polar, noir, réaliste.

J'ai deux projets en cours de travail avec un autre ami, Patrick Denieul, un récit orienté polar situé à Brest, et le second plus orienté aventures, second degré, sous forme de série, dans un style « comics »...

Et j'essaie de consacrer aussi plus de temps à des projets personnels en photo.

Voilà !


SambaBD remercie chaleureusement Gihef et Vanders pour leur implication et leur disponibilité pour cette longue interview.

Interview réalisée par Capitol pour SambaBD.



02/01/2013

Venise hantée Livre 1 :L’étrange mort de Lord Montbarry

Venise hantée1.jpgVenise hantée1d.jpgAuteurs : Roger Seiter et Vincent Wagner.
Editeur : Emmanuel Proust.
Sortie : 10/2012

L’histoire.
L’irréprochable Lord Montbarry, à la surprise de tous, rompt ses fiançailles avec la respectable Agnès pour épouser en Allemagne une sulfureuse aventurière. Scandale ! Pour échapper au déshonneur, il fuit à Venise où il loue un somptueux palais. Loin de Londres, l’aristocrate anglais meurt dans des circonstances mystérieuses… laissant à sa jeune épouse une fortune colossale ! Il n’en faut pas plus pour éveiller les soupçons du romancier Wilkie Collins, grand amateur de crimes insolubles, qui va se rendre à Venise pour y mener sa propre enquête…

La veuve noire ?

Minable, vous avez dit minable ? Comment peut-on suspecter la comtesse Narona du meurtre de son mari ? Tant qu’on y est, déclarons mister Depardieu exilé fiscal !
Allez, un peu de sérieux, dans la bonne société victorienne de la fin du XIX siècle, la bienséance est de rigueur et pas de complot machiavélique possible. Quoique le baron Rivar me semble bien étrange avec ses expériences chimiques.
Vous l’aurez compris, on est en plein polar qui sent bon le parfum « Agatha Christie ».D’ailleurs ce diptyque est librement adapté du roman de Wilkie Collins « l’hôtel hanté ».
Roger Seiter (HMS-Spécial Branch ) s’est même amusé à placer ce romancier comme personnage . On y joue aussi du Wagner, certainement un clin d’œil au dessinateur de cette série. Pour l’intrigue principale, il faudra attendre la fin de cette manipulation pour juger car pour le moment on est en pleine spéculation. Je parlerais même de brouillard avec la scène finale qui m’a parue bien étrange mais comme on n’a pas toutes les pièces du puzzle en main, je pense que c’est normal. Sinon, je conseille à la comtesse de venir en Belgique une fois son assurance vie acquise, on a un régime fiscal très favorable pour les grosses fortunes.
Pour le dessin, Vincent Wagner semble nettement plus à l’aise aves les décors que pour les personnages surtout pour la gente  féminine qui a tendance à trop se ressembler. Par contre, c’est une joie de se promener dans Venise  et de reconnaitre les lieux mythiques de la cité des doges. On remarquera aussi un encrage plutôt prononcé.
Voilà, les amateurs de polar à « l’ancienne » seront certainement friands de ce genre de BD. Pour terminer, si vous achetez cet album via Sambabd , vous recevrez une exonération fiscale  pour avoir contribué à l’essor d’un site belge .
Scénario :6/10
Dessin :6/10
surprises.smileysmiley.com.6.3.gif Global.



Samba.

venise hant.jpg


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29/12/2012

Do Androids Dream of Electric Sheep ? - Tome 5

 do androids dream of electric sheep,blade runner,emmanuel proust,jaxom,tony parker,philip k. dick,blonddo androids dream of electric sheep,blade runner,emmanuel proust,jaxom,tony parker,philip k. dick,blondScénario : Philip K.Dick
 Dessins : Tony Parker
 Couleurs : Blond
 DL : 11/2012
 ISBN :
978-2-84810-400-3
 
Editeur : Emmanuel Proust Editions

 

 
Philip K.Dick publia en 1968 "Do Androids Dream of Electric Sheep ?", paru en France sous differents titres : "Robot Blues", "Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" ou encore le plus connu grâce à son adaptation cinématographique en 1982 par Ridley Scott "Blade Runner".

 

Tony Parker s'attaque donc à un monument de la science-fiction que l'on retrouvera ici en version intégrale. Paru en VO chez Boom! Studio, cette adaptation est publiée en France par Emmanuel Proust dans sa collection Atmosphères depuis mars 2011.

 Le contexte :

do androids dream of electric sheep,blade runner,emmanuel proust,jaxom,tony parker,philip k. dick,blondUne guerre mondiale nucléaire a forcé l'humanité à émigrer vers les colonies du système solaire dans l'espoir d'une vie meilleure.

Pour les humains restant sur Terre la vie est difficile (ils doivent survivre dans un monde hostile, délabré, où la vie animale a pratiquement disparue), pour tenir le coup ils disposent d'un orgue d'humeur grâce auquel ils peuvent déterminer artificiellement leur état d'esprit.

La religion principale de la Terre est le mercerisme, dans lequel les boîtes d'empathie lient simultanément ses utilisateurs dans une conscience collective basée sur la souffrance de Wilbur Mercer. L'alternative principale à la religion étant la monomanie purgative (s'occuper d'un animal, qu'il soit véridique ou pas).

Le point de départ :

do androids dream of electric sheep,blade runner,emmanuel proust,jaxom,tony parker,philip k. dick,blondL'androïde Nexus-6 n'est pas un simple robot. Son intelligence est bien supérieure à celle de certains êtres humains. Et parce qu'ils ne supportaient plus l'âpreté de la vie sur Mars, huit d'entre eux ont assassiné leurs gardiens avant de s'enfuir sur Terre. Prenant la suite de l'affaire initiée par son collègue Dave Holden de la brigade des Blade Runner, Rick Deckard est chargé de traquer et éliminer les six androïdes restants. Les renégats seront difficiles à coincer, même avec le test Voigt-Kampff standard... Mais le salaire proposé devrait lui permettre de concrétiser son rêve : remplacer son mouton électrique par un vrai !

 

 

do androids dream of electric sheep,blade runner,emmanuel proust,jaxom,tony parker,philip k. dick,blondDans ce tome 5 nous suivons toujours Rick Deckard qui recherche les trois Nexus-6 restants à éliminer. S'isolant de plus en plus à chaque élimination de Nexus-6 il appelle Rachel, la nièce d'Eldon Rosen, elle-même androïde Nexus-6 et lui donne rendez-vous dans un hôtel de San Francisco.

Deckard est confronté aux questions et aux incertitudes des personnages habituels de Philip K. Dick :

Suis-je réel ? Mon ennemi est-il réel ? Puis-je éprouver de l'empathie ou des sentiments amoureux envers une androïde ? Le mercerisme pourrait-il n'être qu'une imposture ?

 

Des questions qui trouveront des réponses dans le dernier tome de cette adaptation à suivre en mars 2013.

 

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Un très bon tome centré sur la relation humain-androïde. Vivement la suite.

Scénario : 09/10
Dessins : 07/10
Global : 08/10

 JaXoM

25/12/2012

LIVERFOOL - L'histoire vraie du premier manager des Beatles.

 

Couv_177310.jpg1212221359000001.JPGDessin : Vanders - Scénario: Gihef

Editions Emmanuel Proust

Collection Atmosphères

Sortie : 22/11/2012

112 pages

Prix conseillé : 21,00 €

ISBN : 9782848104140

Roman graphique, biographie rock, musique, Beatles

 

 

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Résumé (de l’éditeur): 1962... Le monde bouge sur le rythme endiablé de la chanson : « Love me Do ». C’est le premier 45 tours d’un groupe jusque là inconnu et au nom bizarre : The Beatles. La success story des quatre garçons de Liverpool peut commencer…
Mais dans l’ombre de cette réussite incroyable, un homme : ALLAN WILLIAMS. Cet homme d’affaires audacieux et promoteur d’événements du Merseyside, est le premier manager des Fab Four. C’est lui le premier à croire au potentiel rock des Beatles !
Oui, on ne le sait pas assez ! C’est ALLAN qui permet aux Beatles de jouer, des caves les plus sombres de Liverpool aux clubs huppés de Hambourg ! Instigateur d’un parcours chaotique, le groupe lui doit beaucoup.
Génie malchanceux ou formidable loser ? Voici l'histoire du manager aujourd’hui oublié qui a contribué à la légende du plus grand groupe de tous les temps.

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Mon avis : Cette histoire vraie mais romancée raconte le destin étonnant du premier manager des Beatles, Allan Williams. Gihef, dessinateur belge confirmé (Enchaînés, Haute sécurité,…), est le scénariste de cet album alors que le Lillois Damien Vanders (back to perdition, Welcome to hope,…) s’occupe du dessin. Gihef confirme ainsi qu’il se tourne de plus en plus vers le scénario (Mister Hollywood, Skipper,…).

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A la lecture de l’album, on sent directement que les auteurs sont des passionnés, des fans des « Fab’four » de Liverpool, les Beatles. Ils racontent cette histoire avec humour mais tout en veillant au respect des faits historiques. Ils se bornent à combler les vides en imaginant certaines scènes et en gardant ce caractère plausible de la narration. Le récit est enlevé, donne un sentiment de folie du moment mais aussi un sentiment de désenchantement dans le chef d’Allan Williams qui est conscient d’être passé à côté de quelque chose d’énorme. Maintenant, il gagne sa vie en racontant son aventure avec les Beatles, moyennant payement de quelques livres sterling et  de moult verres dans les bars de Liverpool. Un destin un peu triste qu’on pourrait paraphraser par la chanson « The fool on the hill » des mêmes Beatles, un livre sur Allan Williams porte aussi ce nom.

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Au niveau du dessin, Vanders a réalisé un beau travail graphique, entre l’encre noire et la couleur sépia, sombre, qui rappelle beaucoup les photos d’époque. On se croit dans un film des années ’60 de la BBC avec ce grain de folie de l’époque du « singing Liverpool ». La ville est très bien rendue également. Les auteurs se sont très bien documentés pour nous offre un album remarquable et qui tient la route. A noter qu’en fin d’album, les auteurs nous proposent un « Met king Off », une annexe qui nous décrit le périple des auteurs à Liverpool sur les lieux de la légende.

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En conclusion, ce biopic très documenté nous fait découvrir une ville et les débuts du groupe mythique, les Beatles. Vraiment bien foutu cet album. Pour les amateurs de musique, des Beatles et d’une (belle) histoire romancée, cet album sera un livre à lire et à garder dans sa bibliothèque !

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Pour en savoir plus, le site de l'éditeur: ICI

 

Graphisme :   8,5/10

Scénario :     8,5/10

Moyenne :     8,5/10

 

Capitol.

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